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Nouvelles

Audiences à la Cour constitutionnelle: Une délégation de l’ONIP échange avec Théodore Holo

Le président de la Cour constitutionnelle, le professeur Théodore Holo a reçu vendredi 26 juin dernier en audience, une délégation de l’Office national d’Imprimerie et de Presse (ONIP). Au cœur des discussions, la célébration des 25 ans d’anniversaire du quotidien de service public ‘’La Nation’’.

Le quotidien béninois de service public ‘’ La Nation’’ souffle 25 bougies cette année 2015. Dans ce cadre, plusieurs activités seront organisées au cours de la célébration de cet anniversaire qui commenceront le 9 juillet prochain. Dans cette optique, les responsables de l’Office national d’Imprimerie et de Presse (ONIP) ont entrepris de rencontrer les présidents des institutions de la République.

Après avoir été reçus, il y a quelques jours, par le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko par celui du Conseil économique et social (CES) Augustin T. Gbian, le Médiateur de la République Joseph Gnonlonfoun et la Grande chancelière Koubourath Osseni, les responsables de l’ONIP se sont entretenus vendredi 26 juin dernier, avec le président Théodore Holo. Reine Azifan Sagbo, Edgard Sanvi Couao-Zotti, Madeleine Akoffodji et Edmond Zossoungbo respectivement directrice générale par intérim de l’ONIP, directeur de publication du quotidien ‘’La Nation’’, responsable du service commercial et directeur de l'Imprimerie, sont allés solliciter des conseils de la part du président de la Cour constitutionnelle pour la commémoration des 25 ans du journal de référence. Les discussions ont également porté sur le positionnement des deux principales entités de l’ONIP à savoir, le quotidien ‘’La Nation’’ et l’Imprimerie «Nation Impressions».
Selon la directrice générale par intérim, Reine Azifan Sagbo, le président Théodore Holo est impressionné par le travail qui est fait au niveau de l’ONIP qu’il apprécie à juste titre. Il a suggéré qu’il soit donné plus de visibilité à l’imprimerie de l’Office qui, elle, est moins connue que le quotidien du service public ‘’La Nation’’. «Nous faisons un plaidoyer pour que l’ensemble des lecteurs tels qu’ils ont porté le journal, puissent porter aussi l’imprimerie», a déclaré Reine Azifan Sagbo au sortir de l’audience.

Actualités 29 juin 2015


Audiences à la présidence de la République: SAPETRO arrête ses explorations pétrolières à Sèmè

Le président de la République a reçu, hier mercredi 24 juin, les responsables de la compagnie pétrolière SAPETRO. Ces derniers ont annoncé l’arrêt des opérations d’exploration sur les blocs à eux attribués au large de Sèmè.

C’est une information qui vient plomber les espoirs du Bénin dans le secteur de la production du pétrole brut. La compagnie nigériane, SAPETRO, qui deux ans auparavant, avait annoncé des promesses de découverte de pétrole commercialisable vient de faire volte face. Elle a annoncé hier sa décision d’arrêter ses opérations d’exploration au large de Sèmè. La raison évoquée, les explorations réalisées sur les trois blocs qu’elle détient se sont révélées infructueuses. Selon les explications fournies par les responsables de la compagnie au président de la République, le premier puits n’a pas pu être entièrement foré en raison de certaines difficultés techniques. Le deuxième puits a révélé de l’eau à 100%. Quant au dernier puits, son exploration a permis la découverte d’un gisement de 1,5 millions de barils, communique-t-on. Son exploitation éventuelle devrait produire en moyenne 1140 barils par jour, au moment où le Nigeria premier producteur du continent africain est à environ 2 millions de barils par jour. Pis encore, estiment les responsables de SAPETRO, la commercialisation du pétrole découvert devra induire un investissement de 67 millions de dollars pour une rentabilité évaluée à 40 millions de dollars. Résultat : SAPETRO renonce à poursuivre ses travaux. La compagnie estime avoir investi environs 564 millions de dollars dans ses travaux d’exploration contre une prévision de 280 millions. Mais ne voulant pas désarmer, elle a promis de mobiliser d’autres investisseurs pour se projeter sur d’autres forages possibles au large du Bénin.

Actualités 24 juin 2015


Une délégation de l’ONIP en audience à la Cour suprême : La célébration des noces d’argent du journal «La Nation» au menu

Le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko a reçu en audience à son cabinet hier jeudi 18 juin, plusieurs délégations dont celle de l’Office national d’Imprimerie et de Presse (ONIP) conduite par sa directrice générale par intérim, Reine Azifan Sagbo. La célébration prochaine des 25 ans du journal «La Nation» édité par l’Office était au coeur des échanges.

L’Office national d’Imprimerie et de Presse (ONIP) célèbre au cours de la deuxième quinzaine du mois de juillet prochain les 25 ans d’anniversaire du journal « La Nation » qu’il édite. Cet événement sera pour les responsables et les agents de cet office un moment de bilan et d’engagement pour aller de l’avant. C’est dans le cadre de ces manifestations festives qu’une délégation de l’Office visite certains de ses partenaires clés. Après le Conseil économique et social (CES) mercredi dernier, elle était hier dans les locaux de la Cour suprême à Porto-Novo. Comme à l'étape précédente, la délégation conduite par la directrice générale par intérim de l’Office est allée informer le président de la Cour suprême de la célébration prochaine des noces d’argent du quotidien de service public. Les préparatifs de cet anniversaire vont bon train, a souligné Reine Azifan Sagbo au sortir de l’audience. Elle précise que cette célébration offrira l’occasion pour faire surtout le point des prestations et d’écouter les clients sans qui l’Office ne saurait exister. « Notre souci permanent est de mieux servir notre clientèle, à savoir éditer un journal de qualité aussi bien dans le fond des articles écrits que dans la forme de la présentation», souligne Reine Azifan Sagbo qui était entourée du directeur de publication du journal «La Nation», Edgard Couao-Zotti, du directeur de l’Imprimerie, Edmond Zossoungbo et du chef service commercial de l’Office, Marie-Madeleine Akoffodji.

Le partenariat passé en revue

Les échanges ont duré une trentaine de minutes. Les deux parties ont passé en revue leur partenariat et soulevé les goulots d’étranglement. Lesquels goulots ont été aplanis dans l’intérêt de chacune des deux institutions, a laissé entendre Reine Azifan Sagbo. Aussi, la délégation a-t-elle saisi l’occasion de cette rencontre avec le président de la Cour suprême pour poser le sempiternel problème auquel est confronté l’ONIP, celui de faire tourner son imprimerie qui regorge de beaucoup de machines de technologie de pointe. La directrice générale par intérim confie avoir prié à cet effet le président de la Cour suprême de consulter davantage l’Office pour ses travaux d’imprimerie.
Reine Azifan Sagbo a salué le président Ousmane Batoko qui s’est montré très sensible aux différentes préoccupations de la délégation et qui a promis de faire le nécessaire pour améliorer mieux que par le passé la collaboration entre son institution et l’ONIP.
Avant la délégation de l’ONIP, le président de la Cour suprême s’est entretenu avec le Haut commissaire à la gouvernance concertée, Moïse Mensah. Au sortir du long entretien qu’il a eu avec son hôte, ce dernier dit avoir parlé avec Ousmane Batoko des questions d’intérêt commun. Il a eu son éclairage sur certains problèmes qui constituent une préoccupation entre le Haut commissariat à la gouvernance concertée et la Cour suprême. Moïse Mensah se dit également très satisfait de l’audience se félicitant de la qualité des échanges qui auraient été très fructueux.

Actualités 19 juin 2015


Conseil économique et social: Une délégation de l’ONIP reçue en audience

Le président du Conseil économique et social , Augustin Tabé Gbian a reçu hier mercredi 17 juin à son cabinet la directrice générale par intérim de l’Office national d’Imprimerie et de Presse (ONIP), Reine Azifan Sagbo. Elle était accompagnée pour la circonstance de Edgard S. Couao-Zotti, directeur de publication du quotidien La Nation, de Edmond Zossoungbo et de Marie Madeleine Akoffodji respectivement directeur de l’Imprimerie de l’ONIP et chef Service commercial de l’ONIP.

La directrice générale de l’Office national d’Imprimerie et de Presse par intérim, Reine Azifan Sagbo, après plus d’une demi-heure d’entretien avec le président du Conseil économique et social a déclaré que sa délégation a eu avec le président du CES, des échanges sur le partenariat qui lie l’Office à l’institution, notamment en ce qui concerne les activités du quotidien de service public «La Nation». Un quotidien qui célèbre dans les tout prochains jours ses vingt-cinq ans d'existence. Plusieurs manifestations sont prévues dans le cadre de la célébration de cet anniversaire.

Reine Azifan Sagbo et ses collaborateurs sont allés recueillir également les impressions du président du Conseil économique et social quant aux prestations qui sont fournies par l’Office et aux attentes de son institution.
Aussi, a-t-elle profité de cette audience pour faire un plaidoyer en faveur de l’imprimerie de l’ONIP qui dispose aujourd’hui des meilleures machines de la place et qui fournit également de meilleures prestations dans divers domaines. Elle a souhaité qu’en plus du quotidien La Nation, le Conseil économique et social sollicite l’imprimerie de l’ONIP pour ses travaux.
La directrice générale a confié que le président Augustin Tabé Gbian a eu une oreille attentive à ses préoccupations et a promis d’en discuter avec ses collaborateurs dans les plus brefs délais.
Au cours de la même journée d’hier, le président du Conseil économique et social a également reçu une délégation du collectif des techniciens kits et groupes électrogènes COS-LEPI, et un représentant du bureau exécutif de l’Association des professionnels de l’industrie hôtellière du Bénin. Ces derniers n’ont fait aucune déclaration à leur sortie d’audience.

Actualités 18 juin 2015


Pénurie d’enseignants à Allada, Tori et Toffo: Des solutions de fortune pour sauver l’essentiel

Si dans les collèges le manque d’enseignants est géré avec le recours aux professeurs vacataires, cela n’est pas aisé au niveau des établissements primaires publics. Dans les circonscriptions scolaires d’Allada, de Tori et de Toffo touchées par le phénomène dans le département de l’Atlantique, les responsables du système éducatif ont adopté la solution de jumelage, de réunion de classes et la formule des classes multigrades pour permettre aux apprenants de ne pas rater le minimum.

Par Alain ALLABI

Le système éducatif béninois souffre du manque d’enseignants. Au niveau des écoles primaires publiques, le phénomène est si criard dans les communes de Tori, Allada et Toffo que les chefs des circonscriptions scolaires et les directeurs optent pour des solutions de combinaison des classes.
Barnabé Dégon, chef de la Circonscription scolaire d’Allada (C/CS), expose la gravité du phénomène dans sa circonscription qui compte 116 écoles primaires publiques contre 27 écoles maternelles. Quant au nombre d’enseignants disponibles, ils sont 497 avec un manque de 153, explique le C/CS. La situation n’est pas autre à Tori-Bossito. A ce niveau, 247 enseignants animent les classes des 64 écoles primaires publiques que compte la commune, selon André Totin, chef de la circonscription scolaire. Cet effectif est en deçà des 374 enseignants dont les établissements ont réellement besoin.
Félix Mègnigbèto, chef du service secrétariat administratif et du personnel de la circonscription, indique qu’il manque un effectif de 127 enseignants au niveau des écoles primaires publiques. Dans les écoles maternelles au nombre de 21 avec 36 classes, on ne compte que 21 enseignants. Selon lui, une seule des écoles maternelles est dirigée par un directeur ayant le CAP, le reste n’en est pas titulaire. Dans la circonscription scolaire de Toffo dirigée par Désiré Guèdèmè, il n’y a que 298 enseignants pour couvrir les 536 classes au cours primaire. Ce qui indique un manque de 238 enseignants. Alors qu’à la maternelle, 20 enseignants seulement animent les 39 sections ouvertes, soit une pénurie de 19 enseignants.

Les solutions par circonscription

Cette pénurie sévère d’enseignants n’a pas empêché les chefs de ces circonscriptions de s’organiser chacun à son niveau pour que les apprenants aient accès au savoir. Selon Barnabé Dégon, C/CS d’Allada, pour régler ce problème, on ne saurait le faire seul. D’abord, il y a des bonnes volontés au niveau local qui ont engagé des enseignants. C’est le cas de certains hommes politiques et de certains chefs d’arrondissement qui ont soutenu les écoles de la commune d’Allada en procédant au recrutement d’enseignants. Ils ne se contentent pas de les recruter mais se chargent également, précise-t-il, de leur assurer un salaire. Il évalue l’effectif de cette catégorie à environ une trentaine. «Ce nombre est insuffisant face au besoin exprimé sur le terrain », relève le C/CS d’Allada. Dès lors, il confie avoir retenu avec ses collaborateurs un système de gestion des classes dans le contexte de la pénurie. Il s’agit des classes jumelées et des classes multigrades. Selon lui, une classe jumelée est une classe constituée de deux classes de même niveau. Ainsi, à cause de la pénurie d’enseignants, on peut jumeler le CI et le CP, le CE1 et le CE2 et enfin le CM1 et le CM2.
Quant aux classes dites multigrades, elles concernent la réunion de deux classes de différents niveaux. Ainsi, on pourrait avoir ensemble dans une même salle, les écoliers du CI et du CEI par exemple. Dans la circonscription scolaire d’Allada, malgré les efforts des hommes politiques et ce qu’a fait l’Etat lui-même, la pénurie sévit toujours. Ce qui oblige Barnabé Dégon et ses collaborateurs à recourir à la formule des classes jumelées et des classes multigrades.
Au niveau de la commune de Tori, confie Félix Mégnigbèto, « toutes les écoles manquent pratiquement d’enseignants ». Cette pénurie qui date de plus de 10 ans s’est aggravée avec le temps à cause des départs à la retraite et du non remplacement par de nouveaux recrutements. En moyenne, précise-t-il d’un air d’impuissance, il manque trois enseignants par école de six classes. Mais poursuit-il, dans les écoles en extension qui ont huit classes, le manque atteint six. Et pour faire face à cette situation, des donateurs ont réagi pour doter, selon leurs moyens, certaines écoles d’enseignants. Mais cela ne parvient à couvrir les besoins en personnel enseignant dans le milieu. Alors, la formule appliquée dans la circonscription voisine est adoptée. Ainsi, à l’école primaire publique de Dohinonko B, le CE1 et le CE2 sont jumelés de même que le CM1 et le CM2.

Situation plus grave

La situation était plus grave au début de l’année scolaire à l’école de Houndomè B où il n’y avait que le seul directeur pour six classes. Mais une solution a été trouvée avec l’envoi de deux enseignants dont un contractuel et un recruté par l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi (ANPE). Ainsi, à trois ils se débrouillent avec le jumelage des classes pour permettre aux enfants de suivre les cours. Toutes ces informations sont confirmées par le chef de la circonscription scolaire, André Ahissou Totin. Pour lui, le jumelage se fait aussi entre les mêmes classes au niveau des complexes, c’est-à-dire des écoles de deux à trois groupes. Ainsi, les écoliers de la même classe de différents groupes se retrouvent dans une même salle sous la direction d’un même enseignant. Au-delà des classes jumelées, ajoute-t-il, on procède aussi aux classes multigrades dans certaines écoles.
A Toffo, la gestion de la pénurie n’est pas faite exactement selon les mêmes démarches. Désiré Guédémè, le chef de cette circonscription, confie qu’en dehors du jumelage, lui et ses collaborateurs ont seulement recours à la réunion de classes. Il s’agit de la mise ensemble des classes de même niveau de différents groupes. « Nous ne faisons pas de classes multigrades ici », indique-t-il. En plus de ces dispositions internes, la coordination des associations de parents d’élèves a pris l’initiative de recruter des enseignants communautaires locaux dont certains sont titulaires du BEPC, d’autres du CEAP et d’autres encore du CAP. Mais entretemps, la plupart étaient partis parce que rappelés pour le programme de l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi (ANPE). Ce qui crée encore des difficultés au niveau des écoles primaires publiques de la circonscription.

Des problèmes pour la qualité

Que la solution soit les classes jumelées ou multigrades, elle ne manque pas de conséquences aussi bien sur les apprenants que sur les enseignants. En d’autres termes, quand ça ne va pas chez l’enseignant, ça ne va pas chez les apprenants non plus.
Barnabé Dégon tient à faire la nuance. Pour lui, les classes jumelées posent moins de problèmes que les classes multigrades. Prenant le cas du jumelage CI-CP, il indique que l’enseignant s’occupe plus du CI en faisant le global et pour approfondir les notions, il se porte vers le cours supérieur (le CP). « Ainsi, les deux classes profitent », signale-t-il.
Quant à la formule multigrade, l’enseignant donne la priorité au cours le plus faible, car il estime que les apprenants du cours le plus élevé ont déjà ces connaissances et ce n’est qu’après qu’il s’occupe de la classe supérieure.
André Totin, de la circonscription scolaire de Tori, mettra l’accent sur les difficultés pour l’enseignant se trouvant en situation de classe jumelée ou multigrade. « Quand les effectifs sont élevés allant jusqu’à 80 écoliers par classe, cela appelle à plus d’effort de la part de l’enseignant et demande plus de contrainte dans les dispositions matérielles à prendre au niveau de la classe et notamment dans la mise en œuvre de certaines activités comme les évaluations, leur correction», révèle-t-il. Pour lui, «ce n’est pas facile à faire». La situation est pire au niveau de Toffo où le chef de la circonscription scolaire indique qu’on compte 100 écoliers dans une classe de Colli Bossouvi.
Alors, au sujet des solutions mises en œuvre, son collègue André Ahissou Totin de Tori s’interroge: « L’enseignant a-t-il reçu une formation pour encadrer des apprenants de différentes classes ? Comment peut-il s’arranger pour exécuter les programmes de deux classes avec les mêmes horaires que son collègue qui tient une seule classe ?»
Dans la réalité, confesse Barnabé Dégon, on se rend compte que les enseignants ne veulent pas faire du jumelage ni du multigrade. « Quand on leur demande d’appliquer ces formules pour remédier au manque d’enseignant, ceux qui sont polis font semblant de vous écouter mais en réalité, ils ne le font pas », reconnaît-il ajoutant avec dépit que « classe jumelée ou classe multigrade, ce n’est pas toujours souhaité ». Parlant des inconvénients, Barnabé Dégon dira que ce sont les enseignants qui sont les plus pénalisés. Aucune des formules ne les arrange. Au contraire, les classes jumelées et les classes multigrades leur demandent plus d’effort. Ce qui fatigue plus l’enseignant. Ainsi, note André Ahissou Totin, l’enfant ne pourra pas atteindre le profil souhaité à la fin de l’année pour un écolier de la même classe et ayant suivi les cours dans les conditions normales. Dès lors, renchérit-il, « l’enfant ayant évolué dans un tel système aura des difficultés au collège ».

A. A.

Education 15 juin 2015


Consultation des sûretés inscrites au RCCM: Présentation d’un nouveau portail web par le SPCPI

Sous la houlette du ministre chargé de la Coordination des Politiques de mise en œuvre des Objectifs du Millénaire pour le Développement et des Objectifs de Développement durable, le Secrétariat permanent du Conseil présidentiel de l’investissement (SP/CPI) travaille à l’amélioration du climat des affaires au Bénin. Il a procédé hier, jeudi 11 juin à Cotonou, à la présentation du nouveau portail web de consultation des sûretés inscrites au Registre du commerce et du crédit mobilier (RCCM).

Les transactions effectuées sur les marchés commerciaux ou financiers exigent pour leur sécurisation en termes de sûretés, un certain nombre de garanties. D’où l’intérêt de la cérémonie de présentation du nouveau portail web de consultation des sûretés inscrites au RCCM qui a réuni hier, jeudi 11 juin à Cotonou, autour du secrétaire permanent du CPI, Nasser Yayi, un certain nombre de praticiens et d’acteurs des systèmes judiciaire, commercial et financier au Bénin. Il s’agit du greffier en chef du Tribunal de première instance de Première classe de Cotonou, des opérateurs économiques, des professionnelles des banques et établissements financiers, ainsi que des membres des Ordres des notaires, des huissiers et des avocats.

Pour le secrétaire permanent du CPI, Nasser Yayi, le nouveau portail web est censé être un outil mis à leur disposition dans le cadre de l’acte uniforme de l’OHADA, lequel exige, en matière de consultation des sûretés, qu’ils se conforment à certains préalables. « Il faut que les transactions soient sécurisées. Nous ne sommes qu’à l’étape de la consultation. Pour le moment, il n’est pas encore question d’inscription », a-t-il insisté.
Rappelant la 151è place sur 189 occupée en 2015 par le Bénin, au lieu de la 174è qu’il était dans le classement Doing Business 2014, le ministre Fulbert Géro Amoussouga a loué le dynamisme du SP/CPI et celui des structures partenaires publiques et privées. Selon lui, leurs contributions aux côtés de son ministère, ont conduit à de nombreuses réformes qui ont permis de faciliter et de fluidifier les activités entrepreneuriales au Bénin. Aussi, l’évènement organisé hier, a précisé le ministre, s’inscrit dans la droite ligne de la continuité des consultations nécessaires pour améliorer les propositions faites. L’objectif, a-t-il poursuivi, est de rendre encore plus intelligentes les différentes règlementations en vigueur et qui s’imposent aux acteurs du monde des affaires en tenant compte du bon équilibre entre célérité des transactions et leur sécurité juridique nécessaire au bon encadrement des affaires.
Dans un premier temps, c’est au greffier en chef du Tribunal de première instance de Première classe de Cotonou, chargé de l’entretien du site, Séidou Abou, que l’honneur est revenu de présenter le fonctionnement du RCCM de manière traditionnelle, en matière d’inscription et de traitement d’une demande d’information relative aux sûretés et contrats de crédit-bail. A sa suite, le directeur de l’Informatique et du Préarchivage du ministère de la Justice, Romain Dénakpo et son équipe ont présenté l’interface du site. Ils ont montré comment l’outil informatique avec le nouveau portail web peut simplifier la consultation des sûretés inscrites au RCCM. Pour accéder au site, il suffit de faire www.rccm.justice.bjinterface du portail web.
Des réponses ont été apportées par le ministre, le secrétaire permanent du CPI, le greffier en chef et le directeur de l’informatique et du préarchivage, aux différentes préoccupations, recommandations et autres propositions des participants. Elles contribueront à ce que, ont assuré les différents intervenants, le produit qui sera présenté sous peu soit vraiment un outil de facilitation, fiable, sécurisé et exempt de tout reproche, répondant mieux aux attentes.

Environnement 12 juin 2015


Phase écrite du BEPC 2015 dans l’Alibori-Borgou: Bon déroulement de l’examen en dépit des cas de tricherie

Les épreuves écrites de l’examen du Brevet d’études du premier cycle session de juin 2015 (BEPC 2015) qui ont pris fin hier mercredi 10 juin, se sont globalement bien déroulées dans le Borgou-Alibori. Toutefois, quelques fausses notes ont jalonné les compositions.

Au terme de trois jours de composition, le déroulement de l’examen du BEPC 2015 dans les 29 centres du Borgou-Alibori reste satisfaisant, à en croire Ibouraïma Zoumarou, superviseur général de l’examen dans les deux départements. Cependant, l’examen a connu quelques incidents par endroits. Mardi dernier, au deuxième jour de l’examen, deux candidats ont été pris en flagrant délit de tricherie au centre de composition du CEG Malanville et ont été expulsés de la salle. Ils avaient leurs cahiers de cours de Sciences physiques, chimiques et technologiques (SPCT) ouverts dans leur casier en pleine composition, confie Maurice Fadégnon, superviseur de l’examen dans ce centre de l’Alibori. C’est au cours d’un contrôle que le chef centre a découvert le pot aux roses et a décidé, conformément aux textes en vigueur, de renvoyer aussi bien les deux candidats indélicats que les deux surveillants de la salle: un directeur de collège privé et un enseignant de la commune qui auraient fait preuve de «légèreté». En plus de ces deux, une surveillante a été également exclue pour avoir tenté d'aider un candidat, ajoute le superviseur Maurice Fadégnon.

A Parakou, au centre du lycée Mathieu Bouké, le chef centre Assouma Moussa se réjouit d’un déroulement satisfaisant des épreuves, en dépit d’un cas d’abandon au deuxième jour de l’examen et d’un cas d’expulsion pour défaut de carte d’identité. En effet, le problème récurrent auquel les surveillants ont été confrontés dans les centres du Borgou et de l’Alibori, est relatif au défaut de cartes d’identité supplées parfois par des attestations provisoires, et il a fallu dans bien de cas que les chefs centre fassent appel aux responsables des établissements de provenance des candidats concernés.
Toujours à Parakou, on déplore un cas d’accident d’une candidate en composition au centre Hibiscus qui s’est fait renverser hier peu avant l’épreuve de mathématiques. La vie de la victime évacuée d’urgence au Centre hospitalier départemental (CHD-Borgou) est hors de danger et elle pourra composer dans cette seule matière à la session de remplacement, assure un responsable du centre.
Dans l’ensemble, on note un nombre non négligeable d’absents. Au total, plus de 900 cas d’absence sur les 24.091 inscrits sont enregistrés dans le Borgou-Alibori. A titre illustratif, 73 cas d’absence sont signalés sur les 1183 candidats inscrits au centre du lycée Mathieu Bouké et 46 absents sont signalés au centre du CEG Banikanni sur 877 candidats inscrits.
Pour la plupart des candidats, les épreuves ont été abordables en dehors des Sciences de vie et de la terre (SVT), des mathématiques pour lesquelles certains candidats se plaignent. Les regards des candidats et des parents sont désormais tournés vers la direction des Examens et Concours. Les travaux de secrétariat démarrent dès lundi prochain et seront suivis la semaine d’après des travaux de correction des copies. La proclamation des résultats d’admissibilité n’interviendra que dans quatre semaines environ.

Education 11 juin 2015


Audience à la présidence de la République: Yayi et Houngbédji saluent un climat politique apaisé

Le président de la République a reçu, hier mercredi 10 juin en audience, Me Adrien Houngbédji, récemment élu président de l’Assemblée nationale. La décrispation politique actuelle satisfait les deux personnalités.

Le tête-à-tête entre le chef de l’Etat et le tout nouveau président de l’Assemblée nationale a duré plus de deux heures. Les deux personnalités ont fait un tour d‘horizon de la situation politique nationale, en l’occurrence l’actualité parlementaire et la situation politique que vit actuellement le pays. «La rencontre d’aujourd’hui est la première que j’ai avec le président de la République depuis l’élection du bureau de l’Assemblée nationale. Le président nous a envoyé une lettre de félicitations. Il est de règle que nous lui rendions une visite de courtoisie pour le remercier », fait observer Me Adrien Houn-gbédji, au sortir de l’audience. Le président de l’Assemblée nationale enchaîne : « Nous en avons profité pour faire le tour d’horizon d’un certain nombre de préoccupations, des problèmes relatifs à l’ambiance politique générale dans le pays. Nous avons pu constater ensemble que depuis l’élection du bureau de l’Assemblée nationale, le climat dans le pays est à l’apaisement. Cela est à mettre à l’actif de la démocratie béninoise qui, par le fonctionnement régulier de ses institutions, a quand même pu faire revenir un climat de paix ».
La deuxième personnalité de l’Etat dit avoir aussi évoqué avec le chef de l’Exécutif, la cérémonie de son investiture prévue pour lundi prochain. « Nous attendons une dizaine de présidents de parlement. Il était nécessaire d’en discuter avec le chef de l’Etat et de solliciter la contribution du gouvernement à la bonne réussite de la cérémonie et un bon accueil des chefs de délégation », assure-t-il.
Me Adrien Houngbédji poursuit que le fonctionnement de l’institution en tant qu’organe législatif et de contrôle de l’action gouvernementale a également meublé leurs discussions. « Nous sommes dans la phase où nous mettons en place les groupes parlementaires. Ce travail s’est terminé depuis avant-hier, ce jour nous allons mettre en place les commissions. J’ai tenu à dire au chef de l’Etat que l’Assemblée nationale fonctionne correctement, ce qu’il a beaucoup apprécié», conclut-il.

Actualités 11 juin 2015


Conseil des ministres: Des mesures hardies pour la fourniture de l'eau potable aux populations

Le Conseil des ministres s’est réuni en séance extraordinaire le mardi 2 juin 2015 sous la présidence du président de la République, chef de l’Etat, chef du gouvernement.

Au début de la séance, le chef de l’Etat a fait observer une minute de silence en la mémoire des feus :
• Sena Dépé épouse Akouè, belle-mère de monsieur Gustave D. Sonon, ministre chargé des relations avec les Institutions ;
• Yves William Trougnin, photographe du chef de l’Etat, en service à la Cellule de communication de la présidence ;
• Marcel Gbèdjinon, agent de l’ORTB à la retraite, père de monsieur Franck Gbédjinon, technicien d’image à l’ORTB et caméraman du président de la République ;
• Léon Awessou, chevalier de l’Ordre du mérite agricole, précédemment producteur dans la commune d’Abomey ;
• Moussa Shabi Mane, inspecteur de l’Enseignement maternel et primaire à la retraite et 1er adjoint au maire de Bembèrèkè, beau-père de monsieur Mouhamadou Arikama Chabi, administrateur des Services financiers, directeur des Ressources financières et du Matériel du ministère de l’Economie maritime et des Infrastructures portuaires ;
• Marie Capo-chichi née Adi-kpéto, mère de monsieur Eugène Capo-Chichi, ancien directeur de cabinet du ministère des Mines, de l’Energie et de l’Hydraulique, ancien directeur général du Centre national d’essai et de recherches des Travaux publics, ancien directeur des Etudes techniques et actuellement en détachement au Parlement de la CEDEAO ;
• Aubert Capo-Chichi, précédemment directeur de l’Ecole nationale des instituteurs du Borgou, père de monsieur Eugène Capo-Chichi, ancien directeur de cabinet du ministère des Travaux publics et des Transports, ancien directeur de cabinet du ministère des Mines, de l’Energie et de l’Hydraulique, ancien directeur général du Centre national d’essai et de recherches des Travaux publics, ancien directeur des Etudes techniques et actuellement en détachement au Parlement de la CEDEAO ;
• Assogba Gabriel Dossou, précédemment directeur de la Formation et des Projets de l’Office béninois des services de volontariat des jeunes ;
• Albert Ahidazan Azansien alias papa Djrado, ancien commissaire du peuple à l’Assemblée nationale révolutionaire, chevalier de l’Ordre de mérite agricole, président de l’ONG ASADES, initiateur et fondateur du culte Hwendonafa, père de madame A. Florentine Yêyinou Ahidazan en service à la présidence de la République ;
• Essoulé Dorcas Atanlé Koudé, belle-mère du révérend docteur Nicodème I. Alagbada, président de l’Eglise protestante méthodiste du Bénin,
• Joseph Dovoédo, professeur certifié d’Histoire et Géographie, premier directeur africain du Cours secondaire protestant de Cotonou ;
• Reine Y. Zannou, précédemment chef du Service de la communication, des archives et de la documentation à la préfecture de Porto-Novo ;
• Kochégbé Nouatin, précédemment chef du village d’Ahozon, situé dans l’arrondissement de Pahou dans la commune de Ouidah.
Au cours de la séance, le Conseil des ministres a adopté plusieurs projets de décrets notamment :
• un projet de décret portant autorisation de participation de l’Etat au capital social de la société dénommée Benirail Infrastructure ;
• un projet de décret portant autorisation d’installation d’une usine de fabrication d’engrais au Bénin par la Société export trading group (ETG) ;
• un projet de décret portant autorisation d’installation d’une usine d’égrenage de coton graine à Kérou, département de l’Atacora ;
• un projet de décret portant approbation des statuts de l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE) ;
• un projet de décret portant modification de l’article 3 du décret n° 2011-679 du 14 octobre 2011 et prorogation de la durée de la période d’exploitation du projet d’exercice des activités de manutention de conteneurs au Port de Cotonou, de la société Bénin Terminal S.A. agréée au régime «D» du Code des investissements ;
• un nouveau projet de décret portant attributions, organisation et fonctionnement du Centre national hospitalier universitaire Hubert K. Maga (CNHU-HKM) ;
• un projet de décret portant nomination des membres du Conseil d’administration de la Caisse mutuelle de prévoyance sociale.
Le ministre de l’Energie, des Recherches pétrolières et minières, de l’Eau et du Développement des énergies renouvelables, le ministre des ODD en charge des grands travaux et le ministre en charge de l’Economie et des Finances ont rendu compte au Conseil des ministres de la mise en œuvre de l’installation et de la mise en service des lampadaires solaires photovoltaïques, des kits solaires photovoltaïques, des lampes basse consommation, des systèmes d’adduction d’eau potable et mini centrales solaires au travers des programmes PRODERE de l’UEMOA, du programme des jeunes Américains et du programme national PROVES.
En prenant acte de ce compte rendu, le Conseil des ministres a instruit le ministre des ODD, responsable du comité de réception de ces équipements, d’adjoindre le Génie militaire à ce comité en vue de procéder à la vérification, sur toute l’étendue du territoire national, de l’implantation et du bon fonctionnement de cet important matériel destiné à assurer l’électrification de nos villes et campagnes dans un délai de deux (02) semaines et d’en rendre compte au Conseil des ministres.
Dans la même perspective, ce mécanisme de vérification, examinera et rendra compte au Conseil des ministres, toujours dans un délai de deux (02) semaines, du programme UEMOA de forage d’une centaine de puits et du programme national de forage de puits d’une valeur d’un milliard de francs CFA.
Le ministre de l’Energie, des Recherches pétrolières et minières, de l’Eau et du Développement des énergies renouvelables a également rendu compte au Conseil des ministres du Projet de renforcement du système d’adduction d’eau potable (AEP) de la ville de Cotonou et ses agglomérations.
Ce projet qui a connu deux phases va se poursuivre en une troisième qui vise à :
• satisfaire les besoins en eau potable des populations à l’horizon 2025 ;
• atteindre sur le plan national un taux de desserte en eau de 90% à l’horizon 2025 et
• garantir la pérennité et la continuité du service d’eau potable.
D’un coût estimé à 23 milliards de francs et dont la moitié sera financée par la Banque européenne d’investissement (BEI), avec des perspectives heureuses de financement complémentaire par la Banque africaine de développement (BAD) et la KFW, le projet devrait permettre non seulement d’exploiter les capacités existantes mais de procéder à l’extension de près de 800 km de canalisation.
Le ministre en charge en rendant compte de ce projet d’eau a fait le point des dessertes en eau en milieu urbain de 2005 à 2015. Il ressort de ce compte rendu, que :
? en 2005, le taux de desserte en eau était de 40,8% pour un effectif d’abonnés de 1 277 265 ;
? en 2014, le taux de desserte en eau est de 72% pour un effectif d’abonnés de 2 603 249 habitants ;
? le ratio 38litres/jours/habitant en 2005 contre 48 litres/jour/habitant en 2015.
En termes financiers, plus de 83 milliards de francs CFA ont été injectés dans le secteur dont 16% par le budget national et 10% sur fonds propres de la SONEB.
Par rapport à la fourniture de l’énergie électrique dans les ménages, le ministre en charge de l’Energie a été instruit pour rendre compte dans un délai de soixante-douze heures de la situation de l’existant en matière de compteurs, des besoins exprimés afin de permettre au Conseil des ministres de faire satisfaire le gap des demandes dans ce secteur.
Le conseiller spécial chargé de la Gouvernance des entreprises publiques et du contrôle interne du président de la République, a rendu compte au Conseil du choix du cabinet international d’investigation «KROLL» sur les quatre postulants par les représentants des Pays-Bas et ceux du Bénin aux fins de connaître le dossier du PPEA-II pour situer les responsabilités dans ce dossier. Le cabinet démarrera ses activités le 04 juin 2015.
Le ministre en charge des Télécommunications a fait le point de ses entretiens avec les GSM sur leurs contributions aux côtés des entreprises publiques au financement du programme national d’alimentation en eau potable en milieu rural. S’agissant de ce programme, le Conseil des ministres précise qu’il sera piloté par un comité composé des représentants des GSM, des entreprises publiques et du ministère de l’Energie avec le PNUD comme maître d’ouvrage. A cet effet, il sera demandé au PNUD d’ouvrir un compte bancaire aux fins de recevoir les contributions des GSM et des entreprises publiques.
Le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche a rendu compte au Conseil des ministres de l’utilisation des premiers kits de tracteurs. Le ministre de l’Agriculture a été instruit aux fins de mettre en place un comité de réflexion sur la politique de répartition et d’utilisation optimale de ces kits.
Le ministre à la présidence de la République chargé des OMD et des ODD a rendu compte au Conseil des ministres des diligences en cours notamment au niveau du ministère de l’Economie et des Finances au titre du Doing Business.
Du compte rendu du ministre, il ressort que les diligences attendues ont été pour la plupart exécutées en vue de l’amélioration du climat des affaires. Une mission de vérification des diligences sera diligentée aux fins de s’assurer de leur exécution.
Le Conseil des ministres a examiné et approuvé plusieurs dossiers notamment :
? une communication du ministre de l’Economie, des Finances et des Programmes de Dénationalisation relative à l’adoption du projet de document de programmation budgétaire et économique pluriannuel 2016-2018;
? une communication du ministre de l’Energie, des Recherches pétrolières et minières relative à la mise en place de mesures spécifiques pour la poursuite des activités d’alimentation en eau potable en milieux urbain et périurbain et l’atteinte des OMD dans le secteur de l’eau au Bénin ;
? une communication du ministre de la Communication et des Technologies de l’Information et de la Communication relative à la mise en place d’un Centre national de données pour la promotion du numérique au Bénin ;
? une communication du ministre de l’Enseignement supérieur sur les réunions statutaires du ministère au titre de l’année 2015 ;
?quatre communications du ministre des Travaux publics et des Transports relatives successivement à :
- la prise en charge sur les ressources du budget national du gap financier relatif aux travaux confortatifs du projet d’aménagement et de bitumage de la route N’Dali-Nikki-Chikandou-Frontière du Nigeria ;
- l’approbation des frais nécessaires à la mise à disposition des sites pour les bases vie des entreprises chinoises dans le cadre des travaux de réhabilitation de la route Akassato-Bohicon, (Lots 2 et 3+) ;
- la suspension provisoire de la concession du poste de péage/pesage d’AHOZON sur la route PAHOU-OUIDAH ;
- la rémunération forfaitaire du contrat n°74/MTPT/DNCMP/SP du 05/03/20136 et son avenant N°1 signés avec la Compagnie nationale Xinxing Group de la République populaire de Chine pour l’exécution des travaux du lot 3 (PK45+760 à Allada au PK117+865 à Bohicon) du projet de réhabilitation de la route Akassato-Bohicon.
Le Conseil a approuvé plusieurs autres comptes rendus notamment :
? un compte rendu conjoint du ministre d’Etat chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique , du ministre de l’Evaluation des Politiques publiques, de la Promotion de la Bonne gouvernance et du Dialogue social et du ministre de l’Economie, des Finances et des Programmes de Dénationalisation des travaux de la session extraordinaire de la commission nationale permanente de concertation et de négociations collectives gouvernement /centrale et confédération syndicales ;
? un compte rendu du ministre de l’Evaluation des Politiques publiques, de la Promotion de la Bonne gouvernance et du Dialogue social des négociations avec les organisations syndicales membres de l’intersyndicale des ressources humaines en santé; (IRHS) ;
? un compte rendu du ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et des Cultes des travaux de la Commission interministérielle chargée de réexaminer le dossier de reconstitution de carrière des 1 468 fonctionnaires de la Police nationale.
En adoptant ce compte rendu, le ministre d’Etat a été instruit de discuter des modalités de mise en œuvre avec le responsables de la Police nationale ;
? un compte rendu du ministre du Développement, de l’Analyse économique et de la Prospective de la participation du Bénin aux négociations sur le deuxième Compact du Bénin (Washington DC, du 11 au 13 mai 2015) ;
? un compte rendu d’étape du ministre de la Communication et des Technologies de l’Information et de la Communication de la mise en œuvre du Programme de transition numérique au Bénin. Le ministre en charge de la Communication et le ministre en charge de l’Economie et des Finances ont été instruits pour prendre toutes les dispositions afin que le Bénin soit au rendez-vous du passage au numérique le 17 juin 2015 ;
? un compte rendu du ministre des Affaires étrangères sur les affrontements entre éleveurs transhumants et agriculteurs. Le Conseil des ministres déplore et regrette les morts survenus au cours de ces affrontements. En outre, le Conseil a décidé de l’organisation d’un séminaire gouvernemental avec le concours des personnes ressources et des compétences nécessaires en vue de cerner tous les aspects de la problématique de la transhumance et prendre les mesures adéquates afin de juguler ce phénomène, source de drames périodiques ;
? un compte rendu du ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et des Cultes relatif à l’audience que le président de la République a accordée aux représentants des associations de consommateurs. En approuvant ce compte rendu, le Conseil a apprécié la qualité des échanges avec les représentants des associations de consommateurs et instruit le ministre de l’Intérieur de maintenir le dialogue avec elles et d’assurer l’insertion de leurs représentants dans les structures traitant des problèmes les concernant notamment l’Autorité nationale de régulation de l’Energie dont le décret sera repris.

Le Conseil a autorisé :
? la participation du chef de l’Etat à la 25ème session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union Africaine à Johannesburg et Pretoria, en Afrique du Sud, du 07 au 15 juin 2015 ;
? la candidature du Bénin au poste de président de la confédération africaine de Wushu ;
? la participation du Bénin à la réunion des ministres francophones de l’enseignement supérieur sur le développement du numérique dans l’espace universitaire francophone à Paris du 04 au 06 juin 2015.
Enfin, à la présidence de la République, sur proposition du président de la République, les conseillers spéciaux dont les noms suivent ont été reconduits dans leurs fonctions :
1- Conseiller spécial aux Affaires diplomatiques du président de la République, madame Mariam Aladji Boni Diallo ;
2- Conseiller spécial chargé de la gouvernance des entreprises publiques et du contrôle interne du président de la République, monsieur Michel Dognon.

Fait à Cotonou, le 02 juin 2015

Le secrétaire général
du gouvernement,

Alassani Tigri

Actualités 10 juin 2015


BEPC 2015: Le centre d’examen d’Onigbolo à l’honneur dans l’Ouémé-Plateau

A l’instar des autres départements, les 35 795 candidats dont 15 676 filles de l’Ouémé-Plateau planchent aussi depuis hier lundi 8 juin les épreuves écrites de la session 2015, du Brevet d’études du premier cycle (BEPC).

Le Collège d’enseignement général d’Onigbolo situé dans la commune de Pobè a été le centre d’examen choisi au niveau de l’Ouémé-Plateau pour accueillir le lancement officiel du Brevet d’études de premier cycle (BEPC), session de juin 2015. Le coup d’envoi des épreuves a été donné par les autorités départementales conduites par le préfet Moukaram Badarou et le directeur départemental de l’Enseignement secondaire, Noël Adédjobi. Celles-ci ont d’abord fait lire les textes légaux qui régissent l’organisation de cet examen avant de prodiguer de sages conseils aux candidats.

Il sonnait 08h 32 minutes quand les autorités ont symboliquement partagé les épreuves à quelques candidats dans la salle n°02 dudit centre. Le préfet des départements de l’Ouémé-Plateau a pour sa part convié les candidats à la sérénité, à la dignité et à éviter la tricherie. Il n’a pas manqué de reconnaitre les mérites des enseignants et du gouvernement qui ont tout mis en œuvre pour que l’année scolaire aille à son terme. «Je tiens à placer le lancement de ce jour sous le signe de remerciement profond à l’endroit des enseignants, du gouvernement et particulièrement à l’endroit du chef de l’Etat qui a fait tout ce qu’il peut pour que ces enseignements soient donné dans les bonnes conditions», souligne-t-il avant de souhaiter bonne chance aux candidats en émettant le grand souhait que le premier du Bénin puisse sortir du département de l’Ouémé-Plateau plus particulièrement de ce centre d’Onigbolo.

Pourquoi Onigbolo

Pour Noël Adédjobi, directeur départemental de l’Enseignement secondaire, le choix du lancement de l’examen dans ce tout nouveau centre s’inscrit en droite ligne avec la politique du gouvernement qui veut que l’école soit beaucoup plus rapprochée des apprenants. Il a donc invité les parents d’élèves à se tenir tranquilles à compter sur leurs enfants et à veiller sur leur santé.
Quant aux enseignants, surtout ceux qui sont appelés à surveiller, le directeur départemental leur a demandé d’accomplir dignement, et honorablement leur mission. «C’est bien un examen et non un concours. C’est également une mission d’Etat, il faut donc faire en sorte que cette mission soit réussie pour le bonheur de nous tous», a-t-il ajouté.
Noel Adédjobi a demandé aux chefs-centres d’être assez vigilants pour que le déroulement de l’examen du BEPC ne soit entaché d’aucune irrégularité.
Il faut signaler qu’ils sont au total 35 795 candidats dont 15 676 filles à prendre part à cet examen au niveau de l’Ouémé-Plateau. Ils sont répartis dans 43 centres. C’est le département qui enregistre au niveau national le candidat le plus jeune, âgé de 11 ans et celui le plus vieux, une femme âgée de 54 ans.

Education 08 juin 2015


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