La Nation Bénin...
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Le gouvernement fait du volet social l’une des préoccupations majeures de ses actions. Il vient de le démontrer, une fois encore, à travers le projet « Assurance pour le renforcement du capital humain » (Arch) dont il vient de décider au cours du conseil hebdomadaire de ce mercredi, d’un plan d’action pour la mise en œuvre de la phase pilote du volet Assurance maladie. Dans les tout prochains jours, les sceptiques seront donc convaincus de la réalisation de ce projet.
Le projet « Assurance pour le renforcement du capital humain » est le volet phare de la politique sociale du gouvernement inscrit en bonne place dans son programme d’actions quinquennal. Un projet dont la réalisation fait l’objet de plusieurs actions méthodiquement menées par le gouvernement, notamment sa vulgarisation et la sensibilisation des acteurs.
Réunis en conseil hebdomadaire hier mercredi, les membres du gouvernement ont décidé d’un plan d’action pour la mise en œuvre de la phase pilote du volet Assurance maladie de ce projet. Elle prend en compte trois zones sanitaires géographiquement réparties. Il s’agit des zones Abomey-calavi, Sô-Ava ; Dassa-zoumè, Glazoué et Djougou, Ouaké, Copargo.
Le volet Assurance maladie du projet Arch consiste en un paquet de prestations que sont : la mise aux normes des équipements des formations sanitaires, le remboursement des prestations et l’extension du système d’information.
Dans ledit volet, il est intégré le développement de solutions complémentaires, l’acquisition et le déploiement de matériels ainsi que l’accompagnement de sa mise en œuvre.
Cette décision vient rassurer les Béninois que la prise en charge sanitaire des citoyens se trouvant dans une situation d’extrême pauvreté et ceux non extrême est pour les tout prochains jours.
Une preuve du respect des engagements et de la persévérance du chef de l’Etat, le président Patrice Talon, à faire du social durable et structuré au profit de ces couches de la population. Ces informations donnent l’assurance que la réalisation et la généralisation du projet Arch ne fait plus l’objet d’aucun doute.
Les éclairages apportés par le gouvernement sur le volet Assurance maladie de ce projet, rassurent du mode d’emploi du déploiement du volet santé du projet Arch. Les sceptiques se rendront alors à l’évidence que cet instrument social prend corps avec l’approbation de ce plan d’action pour la mise en œuvre de la phase pilote du volet assurance maladie par le gouvernement, le Bénin franchit un cap important pour la santé des populations des zones sanitaires concernées.
Vue partielle des partenaires[/caption]La Commission électorale nationale autonome (Céna) organise, les 28 et 29 novembre 2018 à Cotonou, un atelier d’appropriation des lois portant code électoral et charte des partis politiques en République du Bénin. Cette rencontre qui réunit divers acteurs dont des experts électoraux, des représentants de la Société civile a été ouverte hier par Emmanuel Tiando, président de la Céna.
Dans la perspective des législatives de 2019, la Commission électorale nationale autonome (Céna)et les acteurs impliqués s’approprient les textes. C’est à travers un atelier pour mieux cerner les contours et implications de la loi portant charte des partis politiques et de celle portant code électoral en République du Bénin.
En procédant à l’ouverture de la rencontre, Emmanuel Tiando, président de la Céna, note que les législatives de 2019 interviennent dans un contexte de profondes réformes du paysage politique et de l’adoption des lois qui régissent l’organisation des élections au Bénin. Face à ces innovations, trouve-t-il, il convient que toutes les parties prenantes impliquées dans la gestion du processus électoral soient mises au même niveau d’information et aient la même compréhension de ces textes de lois. Mettant l’accent sur le code électoral, Emmanuel Tiando relève que certaines dispositions du cadre juridique régissant les élections sont inédites. Entre autres, il mentionne la certification des procès-verbaux de compilation de résultats, la prise en compte de la notion de 10% des suffrages sur le plan national dans l’attribution des sièges, la confection des enveloppes en matière inviolable ou des enveloppes utilisées autrefois et qui, pour être scellées, nécessitent l’usage de la cire.
Par rapport à la réforme du système partisan, des dispositions confèrent plus de responsabilités à la Céna dans la mise en œuvre des droits politiques du peuple souverain. «Le législateur a décidé de confier désormais à la Céna la mission du suivi et du financement des partis politiques», poursuit-il.
Revenant à l’atelier, le président de la Céna indique qu’il permettra aux participants, sur la base des communications et échanges, de lever toute équivoque quant à la compréhension des innovations apportées au code électoral et à la charte des partis politiques.Les participants pourront également appréhender les implications matérielles et financières des réformes du cadre juridique des élections. Enfin, la rencontre leur donnera l’opportunité de mieux cerner les rôles et responsabilités de chacune des institutions impliquées dans l’organisation des élections. A l’en croire, « la fonction majeure d’une élection démocratique est de créer les conditions favorables à l’expression des diversités politiques . Ceci, grâce à la mise en œuvre de mécanismes fondés sur la transparence, l’impartialité, l’équité et la crédibilité.
Au cours des travaux, les participants auront droit à des communications telles que Rôle des parties prenantes au processus électoral ; Régulation de la campagne électorale face à la problématique des réseaux sociaux ; Processus de gestion des résultats par la Céna ; Processus de gestion des résultats par la Cour constitutionnelle ; Innovations de la charte des partis politiques ; Innovations du code électoral et présentation de l’application de recherche automatique sur le code électoral et la charte des partis politiques. Un rapport sanctionnera la fin des travaux prévue pour ce jour.

Le ministère en charge des Affaires sociales, soutenu par le Fonds des Nations Unies pour la population (Fnuap), chef de file des partenaires du secteur, a célébré, samedi dernier, à Bopa, dans le Mono, la trentième Journée nationale des Affaires sociales et procédé, à la même occasion, au lancement de la quinzaine de lutte contre les violences faites aux filles et aux femmes. L’événement a enregistré la présence des députés Mathurin Nago, Gérard Gbénonchi, Dakpè Sossou et des préfets Christophe Mègbedji et Komlan Zinsou.
La Journée nationale des Affaires sociales, édition 2018, a été célébrée le samedi dernier au Centre des jeunes et loisirs de Bopa, sous le thème « Arch au service de développement ». Outre la communication portant sur ce thème qui a expliqué avec force détails le processus de mise en place du programme Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch) et les objectifs poursuivis à travers celui-ci, la célébration a été marquée par la remise de matériels à plusieurs cas sociaux venus notamment des communes du Mono. Dons du gouvernement soutenu par ses partenaires techniques et financiers, les équipements remis sont constitués, entre autres, des machines à coudre, des séchoirs et leurs accessoires de coiffure ainsi que du mobilier et des tricycles pour le déplacement des handicapés moteurs. Des enveloppes financières sont allées également aux nécessiteux.Toutes choses qui ont donné du sourire aux bénéficiaires.
La ministre Bintou Chabi Adam Taro et sa suite n’ont pas manqué d’encourager à l'occasion les groupements féminins qui tentent d’émerger à travers la production agricole et la transformation des produits de la terre. C’était à travers une visite guidée des stands installés sur le site de la célébration. La même attention s’est manifestée à l’endroit des organismes locaux et internationaux défenseurs des droits des couches vulnérables au niveau des stands dédiés à leurs activités respectives. Au total, plus d’une quinzaine de stands ont été passés en revue pour toucher du doigt les efforts visant à tirer, vers le développement, les cas sociaux et éradiquer les violences basées sur le genre. La célébration de la Journée nationale des Affaires sociales étant couplée avec la cérémonie de lancement de la quinzaine de lutte contre les violences faites aux filles et aux femmes. Le choix de la commune de Bopa pour abriter les deux événements est fortement salué par le maire, le ministre Mahougnon Kakpo et le député Mathurin Nago, natifs de la localité.

Le gouvernement vient de trouver une solution durable à la Société béninoise d’énergie électrique (SBEE) qui connaît des difficultés à honorer ses engagements vis-à-vis de ses partenaires, notamment la Communauté électrique du Bénin et autres. Il vient d’octroyer la garantie de l’Etat à cette société dans le cadre d’un concours bancaire pour lui permettre d’apurer ses dettes.
Les difficultés que connaît la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) sont les conséquences des problèmes structurels auxquels elle est confrontée depuis de longues années. Elles ne lui permettent pas d’honorer ses engagements vis-à-vis de ses partenaires dont la Communauté électrique du Bénin et autres fournisseurs.
Pour mettre fin à cette situation, cette société a sollicité du gouvernement, l’autorisation de réaliser un concours bancaire de 27 milliards auprès des banques de la place.
Le gouvernement, réuni au cours de sa séance hebdomadaire de ce mercredi, a marqué son accord pour l’octroi de la garantie de l’Etat. Ce qui lui permettra d’apurer ses dettes vis-à-vis de la CEB pour un montant de 16 milliards de francs CFA et au paiement intégral de ses dettes vis-à-vis de ses autres fournisseurs pour un montant de 11 milliards. Ce qui du coup fera que le Bénin se mettra totalement à jour à l’égard de la CEB conformément aux conclusions de la réunion tenue à Lomé le 27 novembre dernier par les chefs d’Etat du Bénin et du Togo, invités à mettre en place leurs garanties respectives au plus tard le 31 décembre prochain.
La Sbee, pour le remboursement à bonne date de ses dettes, ouvrira un compte séquestre alimenté mensuellement à concurrence de 500 millions.
Cette solution fait que la capacité de la société à supporter le poids de l’endettement ne sera pas affectée par le concours bancaire sollicité

Le Conseil des ministres de ce mercredi 28 novembre a autorisé la démolition de bâtiments ayant abrité les ministères en charge de l’Intérieur et de la Défense nationale, de même que l’immeuble en chantier de la « Maison de l’avocat ».
La décision de défaire l’édifice qui abritait les ministères de l’Intérieur et de la Défense est motivée par le coût important que génère sa réhabilitation. L’immeuble est construit dans les années 1960 pour servir de logements. Transformé en bâtiment administratif, les aménagements intervenus dans sa structure initiale ont, au fil des années, affaibli sa structure.
Ce bâtiment vétuste, indique le Conseil des ministres, ne répond pas aux normes d'un bâtiment administratif. Ceci en raison de sa faible hauteur sous plafond, de la dégradation de l'étanchéité de tous les planchers intermédiaires, etc. La menace de ruine qu’il présente est la raison de son évacuation pour préserver la sécurité du personnel. D’où il est indispensable qu’il soit détruit.
Outre la communication sur ce bâtiment en ruine, le Conseil a aussi autorisé la démolition du bâtiment principal de la «Maison de l'avocat». L’immeuble en chantier depuis 20 ans, dans l'enceinte du Tribunal de Cotonou est sur l’emprise des aménagements projetés sur l'axe Champs de Foire/Place de la Réconciliation. Le plan d’aménagement de ce secteur, indique le Conseil des ministres, intègre également une partie du site au projet de la Cité ministérielle.
L’Ordre des avocats ayant marqué son accord pour le principe de dédommagement, le Conseil des ministres a instruit les ministres concernés de procéder au règlement et à la réalisation des équipements prévus.

Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique (Misp), Sacca Lafia a procédé ce mardi 27 novembre au lancement de la plateforme Rapid Pro. C’est un outil destiné à faciliter les déclarations de naissances sur toute l’étendue du territoire national.
Bonne nouvelle pour les familles béninoises ! La déclaration des naissances est désormais exempte de toutes tracasseries. La plateforme Rapid Pro, fruit du partenariat entre le gouvernement et l’Unicef, offre des facilités dans ce sens. C’est un outil qui permet aux populations les plus isolées de pouvoir déclarer les naissances de leurs enfants via Sms à partir de n’importe quel téléphone portable. Il est accessible par le numéro 132 sur les réseaux Gsm à travers l’envoi de « Nais » ou « nais ». L’ambition est d’utiliser les services du numérique pour améliorer la collecte des données statistiques sur l’état civil.
Le lancement de Rapid Pro marque la volonté du gouvernement d’assainir et de moderniser le système national de l’état civil. « La plateforme Rapid Pro donne l’occasion de déclarer instantanément les naissances, de planifier et d’enregistrer les actes établis », souligne le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Sacca Lafia.
Selon le représentant résident de l’Unicef, Claudes Kamenga, Rapid Pro est un outil visant à répondre aux défis de l’enregistrement des naissances. « Avec cette plateforme, le Bénin fait un pas de plus vers l’utilisation des technologies de l’information et de la communication pour résoudre les problèmes des enfants, se réjouit-il.
Cet outil revêt un enjeu majeur pour le Bénin en raison des disparités observées à l’état civil entre les régions. Si le taux d’enregistrement des naissances au Bénin a connu ces dix dernières années, une augmentation de près de 25 points passant de 60% en 2006 à 84,8% en 2014, des écarts subsistent entre les régions, notamment les communautés rurales du Nord. Pendant que le taux national est de 80%, l’Alibori affiche un taux de 42,3%, relève le directeur général de l’état civil, Abdon Marius Mikpon’Aï.
Dans les régions du Nord, seulement 48% disposent d’acte de naissance et à peine 30% des communes transmettent régulièrement leurs statistiques de l’état civil à l’Institut national de la statistique et de l’analyse économique, ajoute le représentant résident de l’Unicef.
Cette situation est un frein au développement. « Les conséquences se manifestent par l’existence de 2,5 millions de Béninois sans état civil tels que dénombrés par le Ravip, l’encombrement des centres d’état civil par de milliers d’actes de naissance non retirés et archivés dans des conditions inappropriées, la pléthore de dossiers de régularisation d’actes de naissance enregistrés au niveau des tribunaux ainsi que la difficulté pour les autorités de disposer des données sociodémographiques fiables pour la planification du développement », fait-il observer.
Un passeport de protection
Rapid Pro offre des solutions numériques faciles et à portée de tous. « Les Tics présentent des avantages majeurs permettant de contribuer à la résolution des problèmes des populations et les centres d’état civil qui sont parfois situés dans des zones d’accès difficiles. Elles peuvent accroître efficacement la régularité des opérations, améliorer la qualité des enregistrements ainsi que l’exhaustivité de la sécurisation des données devant alimenter le système de suivi-évaluation et l’enregistrement des frais d’état civil », assure-t-il.
Selon le représentant résident de l’Unicef, l’enregistrement des naissances est capital. Il s’agit d’un outil de promotion des droits de l’enfant et d’un instrument de lutte contre les discriminations à l’égard des enfants. « Connaître l’âge de l’enfant est essentiel pour le protéger contre les abus et les violences tels que l’exploitation économique, le mariage forcé des enfants, la traite des êtres humains et l’exploitation sexuelle », soutient-il.
La plateforme Rapid Pro est en phase pilote dans le département de l’Alibori. Elle sera activée dans le département du Zou à partir de 2019, annonce le ministre de l’Intérieur. Il invite les autres partenaires qui accompagnent le gouvernement dans la mise en œuvre d’un état-civil performant à se l’approprier.
le panel des femmes développeuses d'application et de robot [/caption]A l’occasion de la Semaine du numérique, des femmes ont été invitées à partager leurs expériences avec le public et motiver d'autres femmes à s'engager comme elles dans le domaine.
Le public a eu droit à une conférence-débat sur le thème, ''femmes, éducation et leadership dans le numérique''. Un thème qui a permis à l’assistance de comprendre la quintessence du leadership féminin et le renforcement de l'autonomisation de la femme, ainsi que les sources de motivation pour réduire le gap numérique lié au genre. Rachael Orumor fera part de son expérience et fait savoir qu'en tant que femme exerçant dans le domaine de maintenance informatique, il lui a été difficile de tirer son épingle du jeu dans un domaine où on trouve rarement les femmes.
« C'est déjà difficile de trouver le moindre stage après les études universitaires», indique-t-elle tout en invitant les femmes à ne pas se faire reléguer au second rang par leurs propres comportements, même si c’est parfois difficile d’avancer. Élodie Akotosodé va abonder dans le même sens en racontant son parcours universitaire émouvant pour démontrer aux femmes que ce n'est qu’au bout du courage, de la passion et de l'engagement, qu'elles peuvent réussir leur vie professionnelle dans ce secteur où les femmes se comptent du bout des doigts. Anne Floquet, conseiller technique du ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, va poser le diagnostic de l'absence des femmes dans ce domaine prometteur en perpétuel mouvement. Elle évoque donc les difficultés pour celles-ci d'embrasser les filières scientifiques déjà au collège en raison du mythe d'infériorité que certains brandissent et les facteurs sociologiques qui inhibent très tôt en elles, les ambitions à émerger dans les domaines qui font appel aux sciences. Pour changer la donne, Anne Floquet va proposer que les femmmes soient en contact permanent avec des personnes qui incarnent des ambitions pareilles au lieu de s'engouffrer dans des cercles où les acteurs vont plutôt les décourager. D'ailleurs, certaines femmes exerçant dans le domaine ont mis en place des plateformes, pour aider les jeunes filles à s’épanouir dans le numérique. C'est le cas de Hadjara Idris qui a décrit un peu sa plateforme qui permet d'initier les jeunes femmes entrepreneurs au numérique. Munel Alapini, femme exerçant dans la communication, va conseiller aux jeunes femmes ambitieuses d’embrasser le secteur, de se fixer des objectifs et se faire former en fonction de ceux-ci. Elle poursuit en demandant aux hommes d'accompagner les femmes dans leurs pensée et vision qui ne sont pas les plus mauvaises comme beaucoup le font croire.
« Que le mythe selon lequel la femme est faite pour le foyer soit sauté pour laisser place à son plein épanouissement », va-t-elle conclure.
Tous décernent une mention spéciale à la dynamique impulsée par les autorités[/caption]Le ministre des Affaires étrangères, Aurélien Agbénonci, a fait le point, lundi 26 novembre dernier, à Porto-Novo, des trois années de gestion du Hadj au Bénin avec les acteurs du secteur surtout la communauté musulmane. Tous saluent le gouvernement du Nouveau départ qui, depuis son avènement en 2016, connaît une réussite dans l’organisation pratique de ce pèlerinage en Arabie Saoudite.
Le gouvernement du Nouveau départ a géré trois éditions du Hadj de 2016 à 2018 avec environ 3000 à 3500 pèlerins par année. Le constat qui se dégage de ces différentes éditions est qu’elles se succèdent, mais ne se ressemblent pas. Des avancées se notent d’année en année. C’est l’appréciation que font les acteurs du secteur mobilisés cet après-midi du lundi 26 novembre, à la Maison internationale de la Culture autour du ministre des Affaires étrangères, Aurélien Agbénonci. C’était à l’occasion du bilan des trois années de gestion du Hadj sous l’avènement du Nouveau départ. Ce succès est à l’actif surtout du chef de l’Etat, le président Patrice Talon qui s’est personnellement impliqué dans le processus, constate le président du Conseil national de coordination du Hadj au Bénin, Amidou Ourou-Djéri. «Sans fausse modestie, l’organisation du Hadj est en train de prendre une envolée sans pareille dans notre pays », constate-t-il. Il fonde son observation sur certaines actions positives menées par le gouvernement dont l’obtention à 100% des visas à tous les demandeurs pour le Hadj ; l’établissement à 100% des passeports spéciaux Hadj avec toute la diligence sans oublier les reprises urgences des passeports non lisibles par des lecteurs des diplomates saoudiens ; la disponibilité totale des agents de la Police républicaine à travers la direction de l’Emigration et de l’Immigration pour les différentes phases d’enrôlement des candidats au Hadj sur toute l’étendue du territoire nationale. Le Conaco-Hadj Bénin décerne une mention spéciale au ministère de la Santé pour la mise à disposition à temps de différents vaccins exigés par les autorités saoudiennes sans occulter la signature à bonne date du contrat d’affrètement d’avion pour le transport des pèlerins. « Au nom de Conaco-Hadj Bénin, nous vous prions, monsieur le coordonnateur national de l’organisation du Hadj au Bénin, de transmettre nos sincères salutations au président de la République et prions Allah, le tout puissant, de l’assister dans l’œuvre salvatrice de redressement qu’il fait pour le Bénin », souligne Amidou Ourou-Djéri à l’endroit du ministre des Affaires étrangères.
Le message du président du Conaco-Hadj Bénin a été suivi de plusieurs autres témoignages dont ceux du président de l’Union islamique du Bénin, l’iman de Porto-Novo, Houzéifa Amzat et le haut dignitaire de la communauté musulmane du Bénin, Karim Urbain da Silva et président des sages de la ville de Porto-Novo. Tous ont reconnu que le gouvernement a fait beaucoup d’efforts depuis 2016 dans le sens de permettre aux fidèles musulmans d’accomplir facilement le cinquième pilier de l’islam en Terre sainte d’Arabie Saoudite. D’autres participants souhaitent au gouvernement d’aller encore plus loin en négociant l’ouverture, au Bénin d’un consulat général de l’Arabie Saoudite pour faciliter davantage la délivrance des visas et autres formalités administratives saoudiennes.
Le ministre des Affaires étrangères, Aurélien Agbénonci, en sa qualité de coordonnateur national de l’organisation du Hadj au Bénin, rend grâce à Dieu pour ce bilan positif. « Toutes les fleurs que vous avez jetées sont destinées au président de la République parce que je peux porter témoignage devant vous qu’il n’a jamais refusé de m’écouter lorsque je demande à le rencontrer pour lui parler du Hadj », souligne Aurélien Agbénonci. Il promet de transmettre au chef de l’Etat les bonnes appréciations des uns et des autres sur le bilan positif dans la pratique de l’organisation du Hadj au Bénin.
Emmanuel Tiando, président de la Commission électorale nationale autonome (Céna)[/caption]L’étude sectorielle du projet de loi de finances de l’Etat gestion 2019 s’est poursuivie, ce mardi 27 novembre, en commission budgétaire du Parlement avec le président de la Commission électorale nationale autonome (Céna), Emmanuel Tiando, et les ministres chargés de l’Eau, Samou Adambi, des Affaires sociales, Bintou Chabi Adam Taro, des Petites et moyennes entreprises, Modeste Kérékou, et de la Décentralisation, Barnabé Dassigli. Tour à tour, ils ont présenté leurs projets de budget pour l’année 2019 et annoncé les actions phares prévues.
Lire les propos de chacun d’eux à la sortie de la séance budgétaire…
Emmanuel Tiando, président de la Commission électorale nationale autonome (Céna)
Un crédit additionnel de 464 millions F Cfa nécessaire
« Nous venons d’avoir une séance avec la Commission budgétaire autour du budget de la Commission électorale nationale autonome Céna) au titre de l’année 2019. Nous avons présenté un budget de 800 millions F Cfa, un budget de fonctionnement qui est en baisse par rapport à celui de 2018 qui était d’un milliard FCfa. Les députés se sont naturellement inquiétés de la baisse de ce budget compte tenu du fait que l’année 2019 sera une année électorale. Ce que prévoit ce budget de 800 millions F Cfa, c’est tout simplement tout ce qui a trait au fonctionnement de l’institution, à savoir le paiement des salaires du personnel, l’achat de biens et de services et les dépenses de transfert. Il n’est pas possible pour la Céna de faire de grands investissements. Compte tenu de la situation, nous avons demandé qu’il nous soit accordé un espace budgétaire pour que nous puissions effectivement réaliser un certain nombre d’activités qui concourent à la bonne préparation du scrutin de 2019. Il s’agit en l’occurrence de l’organisation de la vulgarisation du code électoral, parce que c’est un nouvel instrument qui sera utilisé dans le cadre des prochaines élections. Nous devons aussi organiser des rencontres avec tous les acteurs impliqués dans le processus électoral qu’il s’agisse des membres de la Céna, qu’il s’agisse des institutions de la République, qu’il s’agisse des acteurs politiques et des acteurs de la Société civile. Voilà pourquoi, au-delà de ce qui a été retenu par la lettre de cadrage du ministère de l’Economie et des Finances, nous avons demandé un espace budgétaire de 464 millions FCfa. Nous avons aussi la volonté d’améliorer un peu le visage de la Céna, réfectionner un peu ce bâtiment qui constitue quelque chose qui n’est pas acceptable pour une institution d’où sortent les présidents de la République, les honorables députés et les maires. Fort heureusement, nous avons vu une disponibilité auprès des députés à faire en sorte qu’un plaidoyer soit fait en direction du ministère de l’Economie et des Finances ».
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Modeste Kérékou, ministre en charge des Petites et moyennes entreprises et de la Promotion de l’emploi
La promotion de l’emploi, la priorité en 2019
« J’ai eu l’honneur de défendre devant la commission budgétaire, à la suite de mes collègues, le projet de budget, gestion 2019 du ministère en charge des Petites et moyennes entreprises et de la Promotion de l’emploi qui s’élève à 7 milliards 594 millions 243 mille Francs Cfa. Il faut dire que, pour l’année 2019, le gouvernement entre dans son ensemble dans la phase d’exécution plus concrète des projets phares et des projets prioritaires du Programme d’actions du gouvernement (Pag). Le ministère en charge des Pme et de la Promotion de l’emploi ne pilote pas directement ni de projet phare ni de projet prioritaire, mais nous avons au niveau de notre département le Projet emploi des jeunes qui tire à sa fin. C’est un projet que nous exécutons depuis 2014. C’est le seul projet au niveau de notre département ministériel et qui devra prendre fin au cours du premier semestre de 2019. Il bénéficie des ressources d’un milliard 486 millions de Francs Cfa. Ce que nous avons à faire prioritairement au niveau de notre département, c’est la poursuite des réformes. J’ai salué la sollicitude des députés qui ont voté un certain nombre de lois importantes parce que sur le chantier de la promotion de l’emploi, nous avons besoin d’un cadre réglementaire et législatif favorable à la création de l’emploi. J’ai informé les députés que le gouvernement les saisira bientôt d’un texte de loi relatif à la promotion des micro, petites et moyennes entreprises. C’est un texte de loi important dans le contexte actuel. Les députés se sont préoccupés en tant que représentants du peuple d’avoir plus de visibilité sur un certain nombre d’initiatives, de projets et programmes que nous conduisons au sein de notre département, notamment ceux relatifs à nos structures comme l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi et l’Office béninois des services du volontariat.
A toutes les préoccupations évoquées par les députés, nous avons donné les éléments de réponse. Ils ont promis de formuler quelques recommandations lors de la discussion générale du budget de l’Etat, gestion 2019 afin que le ministère puisse avoir des ressources pour que notre action puisse se faire de manière vigoureuse ».
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Bintou Chabi Adam Taro, ministre des Affaires sociales et de la Microfinance
Les microcrédits mobiles intensifiés en 2019
« Le projet de budget 2019 du ministère des Affaires sociales et de la Microfinance s’élève à 6 milliards 173 millions 013 mille Francs Cfa. Les actions prévues sont régaliennes. Elles concernent l’amélioration des conditions de travail, les charges salariales, la construction et l’équipement des infrastructures de base et l’assistance aux couches vulnérables sur le terrain, en l’occurrence, les orphelins, les veuves, les handicapés, les personnes du 3e âge. Les attributions du ministère sont de deux grands volets : les affaires sociales et la micro finance. Il s’agit des micro-crédits que nous octroyons à travers la structure du Fonds national de micro finance (Fnm) aux couches vulnérables, aux femmes et aux gens bien organisés qui sont en mesure de mener des activités. Aujourd’hui, nous l’appelons microcrédit mobile parce que nous sommes passés de l’étape ordinaire à l’étape des finances digitales. On entend par mobile ce que nous appelons porte-monnaie électronique que les bénéficiaires obtiennent avant d’aller vers les agents marchands utilisateurs terminaux de paiement mobile. C’est cette réforme que nous sommes en train de mener en phase pilote et qui va être généralisée. Aujourd’hui, la finance digitale permet de limiter la cavalerie. Cela permet d’éviter les confusions et assure la traçabilité des opérations. Le second volet que le Fonds national de microfinance mène, c’est des crédits octroyés à des hommes qui mènent des activités et de l’autre côté, c’est des femmes qui mènent des activités génératrices de revenus…Nous ne faisons pas de discrimination. Nous demandons aux Sfd de prendre tous les dossiers. Il n’y a pas de parti pris. Il suffit simplement que le demandeur soit en règle et qu’il soit en mesure de rembourser et on va lui faire gravir les échelons jusqu’à ce qu’il puisse sortir du cadre des microcrédits pour accéder aux crédits plus importants ».
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Barnabé Dassigni, ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale
Poursuite du transfert des ressources aux communes en 2019
« Nous venons de passer devant la Représentation nationale pour présenter notre budget, celui du ministère de la Décentralisation et de la Gouvernance locale. Notre budget pour 2019 est de 47 milliards 240 millions F Cfa comparativement à l’année 2018 qui est de 38 milliards 741 millions de FCfa. Nous avons une augmentation de 22%. Cette augmentation est due au fait que l’Etat fait beaucoup d’efforts pour transférer des ressources à nos communes. Le transfert des ressources permet aux collectivités territoriales de faire face aux problèmes de nos populations puisqu’il faut le développement de l’économie locale. Nous avons ensuite la construction du Centre de formation pour l’administration locale (Cefal). L’entreprise qui doit construire ce centre est déjà connue et les travaux démarreront incessamment. L’autre chose, c’est la poursuite du processus de la délimitation des communes et de leurs unités administratives. Nous avons également la construction des douze préfectures qui démarrera très prochainement…Nous avons aussi la relecture des textes de la décentralisation. Il faut les revoir un peu ; ils datent de dix à quinze ans. Il est nécessaire de revisiter ces textes. En plus, il y a aussi la mise en œuvre des plans de décentralisation et de déconcentration et le plan départemental de coordination des actions de développement. Les députés sont restés dans notre dynamique surtout qu’ils ont été agréablement surpris qu’au 30 septembre 2018, nous sommes déjà à 83% d’exécution de notre budget. Et l’année dernière, il y a eu quelques recommandations que nous avons respectées et les députés en étaient très satisfaits… »
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Samou Adambi, ministre de l’Eau et des Mines
Un budget en hausse de 142 % pour des actions d’envergure
« Le projet de budget exercice 2019 du ministère de l’Eau et des Mines se chiffre à environ 58 milliards 500 millions de F Cfa contre 24 milliards 100 millions en 2018, soit un accroissement d’environ 142%. Ce qui montre la volonté du gouvernement de réellement régler la question de l’eau d’ici 2021. C’est pour cela que ce coup de pouce a été donné au budget du ministère de l’Eau et des Mines. Les 97,5% de ce budget sont destinés à l’investissement et dont le volet minier n’a que seulement 0,33% et tout le reste est destiné à l’eau en milieu urbain comme en milieu rural. Il faut dire que c’est un programme sans arrêt jusqu’en 2021. En ce sens que les projets lancés sont en cours, les visites de chantiers, les inaugurations, les lancements vont continuer jusqu’en 2020. Les derniers projets vont être lancés en 2020 pour que nous ayons au moins un an pour voir leur achèvement. Le milieu urbain a véritablement démarré et environ 55 communes sont déjà impactées. Les ouvrages vont être construits pour la distribution de l’eau parce que ce sont des adductions d’eau villageoises (Aev) multi-villages. Les extensions seront faites pour que les populations puissent avoir accès à l’eau potable. Avec les députés à l’Assemblée nationale, nous avons eu droit d’abord aux remerciements et aux félicitations à l’endroit du chef de l’Etat et de son gouvernement et ensuite à l’équipe du ministère de l’Eau et des Mines pour tout ce qui est fait. Les députés nous encouragent à aller plus vite et à faire mieux. Il n’y a pas eu d’Opposition ni de Mouvance au sein du Parlement. Les deux parties ont eu le même langage vis-à-vis du gouvernement et cela nous motive et nous donne envie de faire mieux, que cela soit au niveau du gouvernement ou bien au niveau du ministère sectoriel de l’Eau et des Mines… ».
Société 28 nov. 2018

A l’invitation du Président de la République Togolaise, son Excellence Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, le Président de la République du Bénin, Son Excellence Monsieur Patrice TALON a effectué une visite de travail à Lomé ce 27 novembre 2018.
La séance de travail des deux chefs d’Etat a eu lieu au Palais de la Présidence de la République à Lomé. Elle a porté sur l’examen de la situation de la Communauté Electrique du Bénin et les relations bilatérales.
Lors de cette rencontre au sommet, l’évolution récente du secteur de l’énergie électrique au Togo et au Bénin a été présentée, notamment en ce qui concerne la sécurité de l’approvisionnement, l’autonomie énergétique pour accompagner les missions régaliennes des deux Etats et la consolidation d’un service public de l’électricité qui ouvre plus d’accès au plus grand nombre, tant pour les besoins sociaux qu’économiques.
A l’issue de la séance à huis clos entre les deux Chefs d’Etat et leurs ministres en charge des finances et de l’Energie, les orientations suivantes ont été prises :
- S’agissant de la dette de la CEB à l’égard de ses fournisseurs d’énergie (TCN, VRA, GRIDCo et CIE), il sera procédé, en accord avec ces créanciers, aux paiements partiels et la mise en place d’un échéancier pour le solde avec la garantie des Etats au plus tard le 31 décembre 2018
- Changement de l’objet social de la CEB à compter du 1er janvier 2019. La CEB devient désormais gestionnaire de réseau de transport d’énergie avec pour activité connexe la poursuite de l’exploitation des moyens de production du barrage de Nangbéto et des deux turbines à gaz installées dans les deux pays. En conséquence chaque Etat assurera l’importation directe de ses besoins complémentaires en énergie.
- Mise sous administration provisoire de la CEB pour une durée de six mois à compter du 1er janvier 2019. Sous l’autorité du Haut Conseil inter étatique, l’administration provisoire sera chargée entre autres de :
- Engager la procédure de recrutement d’un gestionnaire délégué,
- Démarrer la restructuration de l’entreprise.
Les deux Chefs d’Etat expriment leur gratitude à leurs ExcellencesMessieurs les Présidents de la République fédérale du Nigéria, de la République du Ghana et de la République de Côte d’Ivoire pour leur compréhension et leur soutien à la CEB.
Par ailleurs, les deux Chefs d’Etat ont salué la bonne coopération entre les deux pays, notamment entre les administrations douanières et ont convenu de la mise en place d’un cadre de concertation qui permettra de mieux lutter contre la fraude. Il sera ainsi procédé à la mise en place de l’interconnexion informatique des deux douanes et de la création de postes de contrôle avancés.
Les deux Chefs d’Etat se sont félicités de la tenue de ce sommet et ont émis le vœu de voir de telles rencontres se tenir plus souvent.
Le Président de la République du Bénin, Son Excellence Monsieur PatriceTALON, remercie le Président de la République Togolaise, Son Excellence Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE pour l’accueil chaleureux réservé à lui-même et à toute la délégation qui l’accompagne et l’invite à effectuer une visite de travail en République du Bénin ?
Fait à Lomé, le 27 novembre 2018
Le Sommet des chefs d’Etat
Actualités 28 nov. 2018