La Nation Bénin...
Nouvelles
Le ministre en charge des Affaires Sociales, Bintou Adam Taro [/caption]Le projet d’enregistrement à titre dérogatoire à l’état civil entre dans sa phase active du 26 novembre au 10 décembre prochain, a confirmé samedi dernier à Bopa, dans le Mono, le ministre en charge des Affaires Sociales.
Aux dires de Bintou Adam Taro les opérations inscrites dans ce cadre démarrent effectivement ce jour, lundi 26 novembre et concernent deux millions cinq cents mille personnes enrôlées suivant des témoignages lors du Recensement administratif initial à vocation d’identification de la population (Ravip). « Le gouvernement a décidé de les doter gracieusement d’actes de naissance afin qu’ils recouvrent le statut de citoyens à part entière », a renseigné le ministre. Les opérations vont se dérouler simultanément dans les chefs-lieux des arrondissements de toutes les communes du Bénin. Y sont déployées, selon le ministre, des équipes dirigées par un professionnel de santé assermenté et un fonctionnaire d’état civil pour prendre en charge prioritairement seize mille requérants qui, au nombre des enrôlés par témoignages, n’ont pu dire leur âge de naissance. Rappelant les utilités attendues au bout du Ravip, elle a exhorté la cible concernée par l’enregistrement à titre dérogatoire à l’état civil à ne pas trainer les pas. « Je vous invite à sortir massivement pour le succès de cette opération », a-t-elle martelé.
Société 26 nov. 2018
Au-delà des ordinateurs, une classe numérique est un passeport pour l’avenir[/caption]Le gouvernement ne cesse de démontrer sa volonté affichée de promouvoir le numérique au Bénin. Il poursuit son programme d’installation de classe numérique au profit des jeunes. Vendredi 23 novembre dernier, le ministre en charge de l’Economie numérique, Aurélie Adam Soulé, a inauguré, avec le ministre en charge de la Défense nationale, la classe numérique mise à la disposition du lycée militaire de jeunes filles de Natitingou dans le cadre du programme Bénin start-up week.
Le chef de l’Etat, le président Patrice Talon, a, dès sa prise de fonction manifesté sa volonté de faire une place d’honneur à la technologie, et pour y parvenir, il faut préparer la jeunesse aux mutations.
Le ministère de l’Economie numérique mène depuis plusieurs mois des actions pour promouvoir cette discipline, surtout au niveau de la couche juvénile du Bénin. Elle installe des classes numériques dans tous les départements grâce à l’appui de la Fondation Mtn qui y met de l’internet gratuit pour un an.
Vendredi dernier, la Semaine du numérique a été mise à profit par le ministre en charge de l’Economie numérique, Aurélie Adam Soulé, soutenue par son collègue de la Défense, Fortunet Nouatin, pour inaugurer la classe numérique équipée de vingt ordinateurs dont le lycée militaire de jeunes filles de Natitingou a été dotée par le gouvernement.
Appréciant la portée de ce geste, le préfet du département de l’Atacora, Lydie Déré Chabi Nah, a salué l’engagement du gouvernement à accélérer le développement du Bénin à travers le numérique qui, selon elle, est un instrument de lutte contre le chômage des jeunes. Elle accueille favorablement par ailleurs la mise en œuvre de la fibre optique dans toutes les communes de l’Atacora.
Le directeur de l’Agence du développement du numérique rappelle qu’une classe numérique, au-delà des ordinateurs, est un passeport pour intégrer le métier voulu.
Passeport
« Avec la compétence numérique vous pouvez être les meilleurs, donc il représente un passeport pour l’avenir », a-t-il dit pour encourager les apprenantes du lycée à s’intéresser au numérique et à l’adopter. Il peut, à ses dires, servir à plusieurs activités pour les communautés et reste un instrument sans lequel le développement n’est plus possible aujourd’hui.
Abondant dans le même sens, le ministre délégué chargé de la Défense nationale, Fortunet Nouatin, indique que l’Afrique qui a été absente jusque-là de toutes les révolutions, notamment industrielles qu’a connues le monde, est obligée d’être à l’avant-garde de la révolution du numérique qui s’opère aujourd’hui comme le fait le Bénin dans la sous-région.
Il demande aux apprenantes du lycée militaire de jeunes filles de Natitingou de rentabiliser et de mieux entretenir les installations.
Le ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé, affirme que la mise en place de classe numérique répond à la volonté du gouvernement d’apprendre aux jeunes comment utiliser les instruments pour les préparer aux mutations liées au numérique.
Aurélie Adam Soulé a annoncé que l’ambition du gouvernement est de doter tous les lycées et collèges de classe numérique pour amener les apprenants à faire des recherches, des simulations.
La Fondation MTN a gratuitement offert de l’internet 3G, comme elle le fait déjà dans d’autres lycées et collèges pendant douze mois pour le fonctionnement de la classe numérique du lycée militaire de jeunes filles de Natitingou.
La délégation était également au lycée de jeunes filles de Natitingou, qui dispose depuis 2016 d’une classe numérique. Elle a échangé avec les jeunes apprenantes sur l’importance et les bienfaits du numérique.
La délégation ministérielle lors de la visite d’une start-up[/caption]Le ministère de l’Economie numérique et de la Communication organise depuis le 22 novembre dernier la 3e édition de Bénin start-up week. Pour la réussite de cet évènement, une délégation gouvernementale conduite par le ministre Aurélie Adam Soulé a visité, vendredi dernier, les start-up de Natitingou pour échanger avec leurs promoteurs sur leur fonctionnement, les difficultés qu’ils rencontrent et les opportunités qui leur sont offertes.
Le Bénin n’entend pas rester en marge de la révolution numérique qui s’opère en Afrique. Pour réaliser cette ambition, le ministère de l’Economie numérique et de la Communication organise la semaine du numérique.
Le Bénin start-up week est l’une des activités phares de cette semaine qui s’avère une occasion pour échanger avec des start-up sur le territoire les promoteurs et de partage d’expériences entre les jeunes.
Dans ce cadre, une délégation gouvernementale conduite par le ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé, est allée à la rencontre des promoteurs de start-ups dans la ville de Natitingou.
Tic Agro business center, la première à avoir reçu la visite de la délégation dispose d’une bibliothèque en ligne pour capitaliser les outils de vulgarisation agricole développés par les partenaires techniques et financiers, les Organisations non gouvernementales et les structures étatiques.
Ce start-up fait cas aux paysans de tout ce qu’il faut connaître dans une application à travers des images, des vidéos et une autre application pour envoyer des messages vocaux aux producteurs en langues nationales et des vidéos sur la vulgarisation des bonnes pratiques.
Solutions
Le directeur de ce start-up Donald Tchaou et ses collaborateurs ont exposé les activités, le fonctionnement et les difficultés que rencontre leur entreprise au quotidien. Parmi elles, l’éternelle question de l’indisponibilité permanente ou le faible débit d’internet est revenue. Cette situation ralentit le rythme de fonctionnement de ce start-up qui travaille surtout avec des structures internationales telles que la Giz.
La seconde start-up visitée par la délégation est dénommée Green Tech services, créée le 31 juillet 2018 par un groupe de jeunes diplômés sans-emploi. Elle est dirigée par Martin
Tessingou. Elle opère dans l’agroalimentaire, notamment dans la transformation des produits agricoles, dans l’électrotechnique en faisant la maintenance et la réparation des ordinateurs, des portables, la vente, l’installation et l’entretien de matériel électrique solaire et conventionnel.
Green Tech services fait également de l’assistance juridique et la communication. Elle a créé sa propre plate-forme pour y mettre des informations utiles aux populations et aux pouvoirs publics.
Dans ces deux start-up visitées, les discussions ont tourné essentiellement autour des difficultés des plateformes et de leur hébergement.
Le ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé, dans un langage franc, a expliqué à ses interlocuteurs que l’Etat ne peut satisfaire tout ce dont les start-up ont besoin pour leur meilleur fonctionnement, car des projets ambitieux sont en cours pour leur permettre d’exercer dans de meilleures conditions.
La bonne nouvelle annoncée sur le terrain aux start-up par le directeur général de l’Agence béninoise du Service universel des communications électroniques et de la Poste
(Absu-Cep), Emile Kougbadi, est qu’un opérateur a été déjà retenu par le gouvernement pour mettre des points d’accès internet à haut débit communautaires. Une formation itinérante est initiée à l’endroit des start-up.
--------------------------------- Ils ont dit -----------------------------------------------
Saisissant l’initiative de Bénin Digital Tour, des professionnels de l’informatique se sont remis à niveau et ont acquis des connaissances dont ils témoignent l’intérêt. Ils évoquent spécifiquement la formation sur le marketing digital dans le cadre de Bénin start-up week.
« Il y avait du boulot qu’on peut faire sur Facebook »
« J’ai beaucoup appris de cette formation. En réalité, nous utilisons beaucoup Facebook, mais nous ne connaissons pas assez son utilité. Grâce à la formation, nous avons su distinguer ce qui devrait être fait sur Facebook et ce qui revient à aimer et partager les émotions des autres.
Il y avait du boulot qu’on peut faire sur Facebook. On peut faire du marketing en boostant ses produits. C’est très important et la formation nous a permis d’en avoir une idée claire. Nous avons été assez édifiés par rapport au contenu de la formation et le formateur était bien à la hauteur.
Nous remercions beaucoup Madame le ministre pour l’effort qu’elle a fourni pour que Bénin Digital Tour touche toutes les contrées du pays. C’est une très belle initiative que nous apprécions beaucoup, parce que nous étions sous-informés. Nous nous réjouissons du fait que depuis un moment la bonne information circule partout et ne soit plus diffusée uniquement au Sud ».
Aboubakari karimou Fataou, informaticien à Djougou
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« L’effort consenti pour faire du numérique une réalité est à saluer »
« Nous remercions Madame le ministre pour l’initiative et pour que l’information nous parvienne jusqu’ici. À travers elle, c’est le gouvernement tout entier qui est remercié pour l’effort consenti pour faire du numérique une réalité au Bénin. J’apprécie beaucoup la formation. Nous utilisions Facebook, mais pas tel qu’on vient de nous l’enseigner.
Il y avait une utilité à en disposer, mais nous passons très souvent à côté de l’essentiel. On ne savait pas qu’avec Facebook on pouvait créer beaucoup de richesses grâce à la formation de ce matin, nous avons su qu’avec Facebook beaucoup de choses sont possibles.
Nous remercions également le formateur qui a quitté le Sénégal pour nous entretenir ».
Société 26 nov. 2018
le formateur BRAGA à gauche remet des attestations au participants[/caption]Les kinésithérapeutes en formation, depuis lundi dernier, sur le thème : « Douleurs et kinésithérapie » ont reçu leurs parchemins, jeudi 22 novembre dernier, à la Faculté des sciences de la Santé (Fss) à Cotonou. Organisée par l’Association béninoise des kinésithérapeutes-rééducateurs (Abeki) grâce à la coopération bénino-belge, cette formation leur permettra de mieux prendre en charge les douleurs des patients.
Une trentaine de kinésithérapeutes ont renforcé leurs capacités au bout de quatre jours de formation assidue. De par les connaissances acquises, ils contribueront efficacement à soulager les Béninois des douleurs dont ils souffrent. La cérémonie de remise des attestations marquant la fin de cette formation témoigne de leur détermination et de leur volonté d’offrir de meilleures prestations aux populations béninoises.
Le président de l’Association béninoise des kinésithérapeutes-rééducateurs (Abeki), Oyéné Kossi, reconnaît qu’une formation continue dans tous les domaines est très nécessaire et vitale pour une bonne pratique. Car, les formations initiales que l’on reçoit généralement ne permettent pas d’avoir tout ce qu’il faut pour une pratique efficace sur le terrain. « On a des connaissances bien sûr, mais il faut quand même se mettre à jour étant donné que les pratiques évoluent », a-t-il souligné. A cet effet, les formations continues sont capitales surtout dans le domaine de la santé s’il s’entend qu’il faut donner les meilleurs soins possibles aux patients. « Cette continuité permet de contribuer au développement de notre société », a-t-il ajouté. Parlant de la thématique de cette formation, il a estimé que la kinésithérapie est très importante parce qu’il s’agit de la première plainte qu’ils reçoivent de leurs patients. Ainsi, se convainc-t-il qu’il est nécessaire que les kinésithérapeutes exhibent leurs compétences et leur savoir-faire dans tout ce qui relève de la prise en charge de la douleur qu’elle soit aiguë ou chronique.
Le professeur formateur, Dominique Bragard, a fait remarquer que les besoins de formation en kinésithérapie sont identiques au Bénin et en Belgique. Aussi, indique-t-il que les difficultés de la prise en charge développées au cours de cette formation sont similaires à celles que l’on rencontre en Belgique. « C’est donc une problématique qui est très importante. Car il s’agit d’une grosse source d’attentes des patients qui viennent consulter les thérapeutes et en particulier les kinés », conclut-il.
Le représentant du ministre de la Santé, Corneille Assogba, et l’administrateur de l’Apefe, partenaire de l’Abeki, David Gagnere, ont tous deux reconnu l’importance de cette formation.
Pendant ces quatre jours, les kinésithérapeutes ont su actualiser leurs connaissances afin d’assurer dorénavant à leurs patients de meilleures prestations.

Dans le cadre de la défense opérationnelle du territoire, les Forces armées béninoises organisent une manœuvre militaire dénommée « Ma Kon Hin 2018 ». Le contenu de cet exercice qui se déroule du 26 novembre au 2 décembre prochain, dans le département de l’Alibori, a été présenté au cours d’une conférence de presse animée par les responsables de la direction de l’opération, vendredi 23 novembre dernier, à l’état-major général des Forces armées béninoises à Cotonou.
Après plusieurs années de paix et de sécurité, le Bénin doit à son tour faire face à des mouvements terroristes islamiques. L’instabilité qui a prévalu dans la sous-région depuis plusieurs années aura en effet fini par avoir raison de la quiétude du peuple béninois.
La participation aux opérations de maintien de la paix dans certains pays de la sous-région touchés par ce fléau, les violences perpétrées contre la population Peulh au Nord du pays sont les principales raisons qui justifient les nombreuses attaques de groupes armés terroristes dénombrés au Nord-est du Bénin ces derniers mois. Le groupe armé le plus actif est celui des combattants de la vraie foi. Ce groupe projette d’obtenir l’autonomie des départements et s’y est installé afin d’en faire des Etats islamiques. Il bénéficie d’un soutien important de groupes armés terroristes situés dans certains pays voisins.
Les extrémistes mettent en œuvre leur plan de déstabilisation du pays avec les combattants de la vraie foi. Leurs refuges se trouveraient dans les forêts des trois rivières et de l’Alibori supérieur.
Voilà un peu résumé le contenu de l’exercice « Ma Kon Hin 2018» qui est une manœuvre militaire nationale présentée à la presse par le Lieutenant-colonel Pascal Afora, chef d’état-major de la Brigade de l’exercice. Il sera appuyé de quatre autres officiers supérieurs dont le directeur de l’exercice, Tétédé Idjouola, du directeur adjoint, le Colonel Galbert Boko et du directeur de l’animation de l’exercice, le Lieutenant-colonel Félix Koonou.
Selon eux, « Ma Kon Hin 2018 » est une manœuvre nationale qui s’inscrit dans le cadre de la défense opérationnelle du territoire et de la poursuite de l’œuvre de consolidation de la capacité des Forces armées béninoises au titre de l’année 2018. La manœuvre vise à renforcer la bonne application des actes élémentaires du combattant, à faire appliquer les mécanismes et procédés des missions et à faire respecter les canevas de compte rendu.
Au cours de l’exercice, il est prévu des actions en faveur des populations de la région concernée. Au nombre de ces actions, figure la réalisation d’un bloc de latrines à quatre cabines au collège d’enseignement général de Sègbana. La construction des Wc dans le cadre de la manœuvre vise d’abord, selon la direction de l’opération, à protéger l’environnement puis à augmenter les capacités d’infrastructures sanitaires disponibles de cet établissement afin de permettre aux usagers de satisfaire plus aisément leurs besoins dans de meilleures conditions.
La deuxième proposition porte sur la réalisation de travaux au profit du Centre social de la commune de Pèrèrè. Aussi est-il prévu des consultations et soins gratuits dans les locaux du centre de santé de Sègbana dans plusieurs domaines. Il s’agit de la médecine générale, de la pédiatrie, de la chirurgie générale et de la petite chirurgie, de la chirurgie dentaire et de l’ophtalmologie.

Les membres du Comité de gestion du Fonds d’appui au développement des médias (Fadem) sont installés, jeudi 22 novembre dernier, par le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac).
La gestion de l’aide de l’État à la presse passe d’une commission à un fonds. Le Comité de gestion du Fonds d’appui au développement des médias est installé par le président de la Haac. Cet acte marque une étape importante dans la mutation en cours pour une gestion professionnelle de l’appui de l’État aux médias.
Lambert Dogo, conseiller à la Haac et président du Comité installé, informe que les conditions d’accès à ce Fonds seront incessamment définies par une décision de l’institution de régulation. Tous les acteurs de la presse seront ainsi fixés sur ce que devient l’aide de l’État. Il souffle qu’au-delà de l’aide, c’est aussi d’autres sources de financement qui pourraient être identifiées.
« On ne peut plus se contenter uniquement de l’aide de l’Etat », soutient le conseiller Lambert Dogo. Pour lui, l’aide de l’Etat est désormais une partie du Fonds. « Il y aura d’autres sources de financement pour que la presse de qualité s’installe ». Il ambitionne qu’à partir de ce fonds, des mutations puissent s’opérer vers de véritables entreprises de presse.
Les membres du Comité de gestion ambitionnent déjà, de faire le plaidoyer nécessaire pour faire évoluer significativement la cagnotte pour passer à plusieurs milliards de francs Cfa.
Fruit d’un long processus
Adam Boni Tessi, président de la Haac, souligne que le Fadem est un patrimoine alimenté par les fonds publics. Soulignant l’importance et la délicatesse de la mission assignée aux membres du Comité de gestion, il informe que la gestion du Fonds est soumise à un audit périodique du gouvernement.
Tout en exprimant sa foi en la probité dans la gestion, il se réjouit que le Fadem devienne une réalité. Rappelant que le fonds est une émanation de la loi 2015-07 du 20 mars 2015, le président de la Haac souligne que cette même loi a décidé que le Comité de gestion soit composé de représentants de la Haac, du gouvernement et des professionnels des médias.
Il signale que cette installation est le fruit d’un long processus qui a mobilisé beaucoup de forces. Le président de la Haac remercie à cet effet le gouvernement, notamment son chef, qui a suivi, dit-il, d’un œil attentif tout le cheminement et a facilité la mobilisation des ressources afin d’aboutir à ce résultat.

La salle de conférence de Jeco Hôtel de Dassa a servi de cadre, le mercredi 21 novembre dernier, à une séance d’échanges entre la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss), les responsables des collectivités locales, les receveurs percepteurs et les receveurs des finances du Zou et des Collines. L’objectif est de les sensibiliser sur le paiement à bonne date des cotisations sociales.
Après les départements de l’Atacora et de la Donga, le Borgou et l’Alibori, c’est au tour des départements du Zou et des Collines d’accueillir la délégation de la Cnss conduite par la directrice du Recouvrement, Brigitte Odjogbémi. Elle avait à ses côtés l’assistant du directeur général de la Cnss, Daniel Gouroubéra.
Initiées depuis 2016, les tournées de sensibilisation de la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss) dans les départements du Bénin se poursuivent. Elles permettent d’apporter des réponses et de résoudre dans la célérité les divers problèmes auxquels sont confrontées les collectivités locales que les responsables de la Cnss appellent stratégiquement « partenaires privilégiés ». C’est donc dans ce cadre qu’il faut situer cette rencontre qui a pour but d’échanger avec les responsables des collectivités locales, les receveurs percepteurs et les receveurs des finances sur les activités de la Cnss et d’améliorer, au besoin, leurs compréhensions des processus de déclaration de paiement des cotisations sociales.
Pour la directrice du Recouvrement, ces échanges permettront de se prononcer sur l’apurement des comptes cotisants des collectivités locales dans les livres de la Cnss afin de définir les modalités de paiement de leurs dettes sociales de commun accord. Reconnaissant que des problèmes subsistent au niveau des mairies en ce qui concerne le paiement des cotisations sociales, le maire de Dassa, Nicaise Fagnon, a aussi demandé aux responsables de la Cnss de régler les problèmes à l’interne. Il a souhaité l’amélioration du système d’information et de gestion de la Cnss pour le bien de tous. «La pérennité de la Cnss dépend des cotisations », a-t-il ajouté. Il a aussi émis le vœu que les archives dont l’importance n’est plus à démontrer migrent du physique vers le numérique.
Après la phase protocolaire, place aux communications et l’auditoire a eu droit à plusieurs communications. Elles vont du régime général de la sécurité sociale aux diverses prestations de la Cnss en passant par l’immatriculation des employeurs et l’affiliation des travailleurs sans oublier la déclaration nominative de salaires et le paiement des cotisations sociales.
Bien faire la déclaration nominative
Les participants ont également été entretenus sur les éléments constitutifs de l’assiette des cotisations ainsi que les indications sur la tenue des comptes cotisants des employeurs. Ces communications ont été présentées respectivement par la directrice du Recouvrement, Mme Brigitte Odjogbémi, l’assistant du directeur général, Daniel Gouroubéra, le chef service contrôle employeurs, Mohamed Omar Tidjani, et le chef service comptes cotisants, Isabelle Adja Sanni. De ces communications, l'on peut retenir que les travailleurs ne cotisent pas sur leurs différentes primes ou du moins ne déclarent pas leurs primes, ce qui est une mauvaise pratique. C'est pourquoi, ils ont invité les employés à faire en sorte que les cotisations soient sur l’ensemble de leurs rémunérations, y compris les primes. « Ne pas le faire est une violation de la loi », a précisé Tidjani. Pour sa part, la directrice du Recouvrement a insisté sur l’importance de la déclaration nominative dans la reconstitution de la carrière. « Si la déclaration nominative n’est pas bien faite, le travailleur ne pourra pas bénéficier d’une pension en fin de carrière », a-t-elle fait remarquer. Idem pour les archives dont l’utilité n’est plus à démontrer. Selon Brigitte Odjogbémi, la bonne tenue des archives facilitera le traitement des dossiers et permettra aussi bien aux collectivités locales qu’à la Cnss d’être à jour.
Dans leurs différentes interventions, les participants ont déploré le mode de fonctionnement de la Cnss qui ne leur faciliterait pas la tâche. Ils ont alors souhaité que les responsables de la Cnss puissent les aider dans la déclaration de paiement des cotisations. « C’est parce que nous sommes conscients qu’il y a problèmes que nous sommes devant vous afin de trouver des solutions aux différents problèmes», a rassuré la directrice du Recouvrement avant de répondre aux préoccupations des uns et des autres. « Désormais, c’est pour le meilleur », a-t-elle dit.
Rappelons que la séance a enregistré la présence des maires de Za-kpota, Antoine Affokpofi, et de Ouinhi, Célestin Goutolou. C’est à celui de Za-kpota qu’est revenu l’honneur de clôturer la séance en souhaitant que les collectivités locales et la Cnss se donnent la main afin que le mariage de cœur et de raison qui les unit soit bénéfique à tous. Il a, par la même occasion, demandé à chaque partie de jouer sa partition pour un paiement à bonne date des cotisations et des prestations de qualité.
Cellule de Communication Cnss
Société 26 nov. 2018

Installée au Bénin en 2005, la Compagnie maritime d’affrètement-Compagnie générale maritime (Cma Cgm) fait son petit bonhomme de chemin. Cette année, ce groupe créé par Jacques Saadé en 1978 dans des conditions particulières de défis célèbre ses 40 ans de vie. A l’occasion du cocktail de clôture de la célébration des 40 ans, à Cotonou, ce vendredi 23 novembre, les nouvelles ambitions ont été dévoilées.
Après 40 ans d’existence, la Compagnie maritime d’affrètement-Compagnie générale maritime (Cma Cgm) nourrit de nouvelles ambitions pour mieux servir ses clients et partenaires. Celles-ci ont été annoncées par les responsables de la compagnie au cours d’une soirée de cocktail qui a mobilisé les responsables et les travailleurs de la compagnie avec comme invités les autorités des ministères impliqués.
Eric Bonnemaison, directeur Développement projet terrestre de la Cma Cgm et représentant du siège, insiste sur les ambitions sur lesquelles le Groupe met le cap. Celles-ci se déclinent, indique-t-il, en la digitalisation, l’écologie, l’Afrique et la logistique (Deal). En ce qui concerne la digitalisation, il s’agira, entre autres, de la connectivité des outils et des services. A travers l’écologie, la Cma Cgm qui fait aujourd’hui un chiffre d’affaires de 21 milliards de dollars Us, se lance dans la rénovation de sa flotte avec des taux de pollution inférieurs aux normes sans oublier le transport terrestre. L’Afrique est, soutient-il, la priorité du groupe. Car il représente en 2025, ce continent trois fois l’Union européenne en termes de population. Ce qui, projette-t-il, passera à cinq fois l’Union européenne en 2050, soit la Chine et l’Inde réunies. Sur le dernier axe, le groupe se donne pour devoir de se lancer dans un nouveau domaine : la logistique. Au-delà du transport maritime, le client veut qu’on soit à ses côtés depuis la zone de production jusqu’au secteur de distribution, clarifie-t-il.
Toutes choses qu’apprécie Hervé T. Zongo, directeur Cma Cgm Bénin et directeur régional Bénin-Togo-Niger. Il perçoit, à travers ces innovations à mettre en œuvre en 2019, l’engagement du groupe à lancer son programme de fidélité pour accompagner les partenaires dans le développement de leurs entreprises respectives. Profitant de l’occasion de la soirée de fin des manifestations, Hervé T. Zongo, directeur Cma Cgm Bénin et directeur régional Bénin-Togo-Niger, a fait mieux connaître la compagnie. Selon lui, le Groupe Cma Cgm qui représente aujourd’hui le 3e armateur mondial est l’un des opérateurs majeurs de la plateforme portuaire au Bénin. Mais il est le fruit de la volonté et de l’audace de Jacques Saadé, un homme d’une immense conviction. Ce dernier, poursuit-il, est parti d’un seul navire pour faire du transport maritime entre la France et son pays d’origine, le Liban. Au Bénin, en 2005, le Goupe rachète Delmas et devient le premier armateur à s’y installer. En avril 2018, il adopte une nouvelle vision et la Cma Cgm Bénin est devenue une direction régionale regroupant le Bénin, le Togo et le Niger. « Cela représente 400 ans navires par an, soit plus d’un navire tous les jours dont les 50% sont des navires propres et le reste appartenant aux partenaires traditionnels », dévoile le directeur régional de Cma Cgm qui emploie 85 000 collaborateurs directs.
Avant la coupure du gâteau d’anniversaire, les directeurs de cabinet des ministères des Infrastructures et des Transports, Victorin Honvo et du Développement et Plan, Rufino d’Almeida, ont salué les qualités exceptionnelles qui ont porté le fondateur du groupe à le mettre en place et à en assurer le développement. Tour à tour, ils ont promis à la compagnie l’accompagnement de leurs ministres respectifs et de tout le gouvernement.

Le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Cotonou, Elonm Mario Mètonou, est descendu samedi 24 novembre dernier sur certaines artères de la ville de Cotonou réputées pour leur insalubrité. A l’occasion, il s’est réjoui de l’effet des deux dernières semaines de répression sur les habitudes des populations et a annoncé la poursuite de la sensibilisation et de la lutte avec un accent particulier sur la pollution sonore.
Zongo, le fameux dépotoir, les alentours malsains de la Place Bulgarie à Gbégamey et l’historique couloir insalubre qui s’étend de la pharmacie 4 Thérapies à la station dite "Lègba", avaient meilleur aspect samedi dernier en dépit de quelques rares tas d’immondices. L’écho de la répression démarrée depuis peu avec à la clé l’arrestation et la condamnation de certains citoyens indélicats résonne encore et impacte déjà les populations de Cotonou. Un constat qui a ravi le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Cotonou, Elonm Mario Mètonou, et toute la délégation du parquet. « Constat satisfaisant, changement certain dans les habitudes, vous pouvez le constater avec moi malgré quelques résistances par endroits. A Zongo, un quartier réputé très pollué, les rues ont été nettoyées. Le commissaire du cinquième arrondissement qui coordonne la répression dans ces zones en même temps que le commissaire en charge de la brigade de lutte contre la pollution ont fait un travail formidable. Même constat à Gbégamey et constat très agréable aux alentours de la pharmacie 4 Thérapies. Vous savez qu’auparavant, cette artère était jonchée d’ordures. Désormais, nous pouvons constater qu’il n’y a plus d’insalubrité ici », s’est réjoui Mario
Mètonou. Selon le procureur, c’est la preuve que les populations sont capables de se ressaisir et d’abandonner leurs mauvaises habitudes. C’est aussi pour lui une motivation à poursuivre la sensibilisation et la répression pour que s’effacent définitivement les réflexes d’insalubrité. «Figurez-vous que jusqu’à ce que nous lancions cette campagne, plusieurs personnes ne savaient pas que jeter des ordures sur les voies publiques, vider leurs fosses septiques dans les caniveaux étaient des infractions. Et pourtant, ce sont des infractions qui sont prévues et punies non seulement par le code de l’hygiène mais également par la loi-cadre sur l’environnement », fait-il savoir
A chaque étape de la descente, le procureur Elonm Mario
Mètonou a discuté avec les chefs de quartiers et les commissaires d’arrondissements. Tous lui ont fait part des dispositions prises pour sensibiliser les populations, appréhender les récidivistes et décourager l’insalubrité conformément aux instructions du parquet. Lesquelles dispositions ont réjoui le procureur de la République. Pour ce dernier, la sensibilisation doit se poursuivre « J’ai pu rencontrer les chefs quartiers et les commissaires et j’ai constaté que tous ceux-là prennent une part active à la lutte, et donc les changements sont visibles. Mais les habitudes ont la vie dure. Nous allons allier sensibilisation et répression », informe le procureur.
La descente sur le terrain a également permis au procureur de constater que les collecteurs d’ordures ne sont pas assez assidus dans leur tâche. Il a promis s’entretenir avec la mairie pour que la collecte des ordures se fasse avec célérité.
Les mises en garde du procureur
« Nous allons continuer la sensibilisation et la répression. Nous allons continuer à faire en sorte que les lois de ce pays soient respectées. Nous allons faire en sorte que chacun puisse prendre part à l’assainissement de la cité. Car le droit à un environnement sain est un droit de l’homme. Les consignes ont été données à toute l’équipe : le commissaire central et les commissaires d’arrondissements ainsi que le commissaire en charge de la lutte contre la pollution, pour que la répression se poursuive. Il ne vous aura pas échappé que le mercredi dernier, nous avons poursuivi 24 personnes. Il y en a qui passeront encore la semaine prochaine devant le tribunal. Nous ne nous arrêterons pas tant qu’il n’y aura pas de changement significatif dans les habitudes des Béninois. C’est vrai que la gestion des ordures dans les grandes capitales pose toujours un défi immense aux administrateurs. Mais ce n’est pas parce qu’il y a des difficultés que nous pouvons nous autoriser à aggraver le problème en déposant nos ordures, nos déchets sur la place publique. L’autre chantier, c’est également la lutte contre la pollution sonore. Vous savez que nos rues sont aujourd’hui envahies de bars, de restaurants, d’églises qui poussent comme des champignons et qui empêchent les gens de dormir. Ce n’est pas normal. La liberté de religion, la liberté d’entreprendre certes, mais il faut respecter les droits des riverains. Il faut faire en sorte que ceux qui ont fini leur travail au bout d’une longue et rude journée puissent en rentrant chez eux retrouver la paix et la quiétude nécessaires. Il y a des lois qui régissent cela et nous allons faire en sorte que ces lois soient également appliquées ».
Société 26 nov. 2018

Le président de la Cour constitutionnelle, Me Joseph Djogbénou, a planché, vendredi dernier, devant la Commission budgétaire de l’Assemblée nationale pour présenter le projet de budget de son institution arrêté à la somme d’un milliard trois cent millions environ.
Les ressources financières allouées à la Cour constitutionnelle pour 2019 tournent autour de 1,3 milliard F Cfa, en baisse de douze millions F Cfa par rapport au budget de l’institution au titre de 2018. Les grands axes de ce projet de budget ont été présentés, vendredi dernier, par le président de la Cour constitutionnelle. Me Joseph Djogbénou justifie la diminution de ce budget par la restriction budgétaire liée à la réduction du train de vie de l’Etat et qui frappe presque toutes les autres institutions de la République. Il s’agit essentiellement, explique le président de la Cour constitutionnelle, d’un budget de fonctionnement qui ne prend pas en compte les travaux de réfection en cours du siège de l’institution et qui ont obligé la haute juridiction à déménager. « …C’est un budget surtout de fonctionnement pour faire en sorte que le personnel exerce avec la Cour constitutionnelle les missions qui lui sont dévolues de manière convenable, pour faire en sorte que les outils de travail soient disponibles et que le rayonnement de la Cour constitutionnelle ne fasse l’objet d’aucun doute et d’aucune critique », explique Joseph Djogbénou à la presse, au sortir de la séance de travail avec la Commission budgétaire parlementaire présidée par le député Raphaël Akotègnon. Le président de la Cour constitutionnelle promet de veiller à ce que les ressources qui seront affectées à son institution soient dépensées utilement. Il rassure qu’en dépit de la modicité des moyens, ce qui sera fait sera tout aussi important que ce qui est en train d’être fait. Les prérogatives de la haute juridiction seront exercées, à en croire Joseph Djogbénou, de la manière la plus forte encore en 2019. «Nous n’avons pas sollicité que les députés plaident en faveur de la Cour constitutionnelle de façon particulière. Nous sommes déjà satisfaits de la compréhension qu’ils ont de la dimension et de l’orientation que la Cour constitutionnelle a données à ses relations avec les justiciables en ouvrant les audiences, en faisant en sorte qu’il y ait des audiences de mise en état, en faisant en sorte que le citoyen participe de manière forte aux activités de l’institution », assure le président de la Cour constitutionnelle.
Baisse du budget du ministère de l’Industrie et du Commerce
3 milliards 329 millions 208 mille F Cfa, c’est le montant du projet de budget du ministère de l’Industrie et du Commerce (Mic) pour 2019. Il est en baisse par rapport à celui de 2018 établi à la somme de 4 milliards 143 millions 313 mille F Cfa. La diminution de ces ressources budgétaires a inquiété les députés, fait constater le ministre de l’Industrie et du Commerce, Serge Ahissou. Ceux-ci auraient voulu savoir si cette baisse budgétaire n’est pas due à une contre-performance du ministère au titre de l’exécution du budget de 2018. Pas question, leur a répondu le ministre. Selon lui, cette régression est tout simplement due au fait que le budget de 2018 du Mic prenait en compte les ressources extérieures qui viennent des structures comme le Cadre intégré renforcé et le Bureau de restructuration et de mise à niveau des entreprises (Brmn). Ces ressources, cette fois-ci, ne sont pas prises en compte dans le budget 2019, clarifie Serge Ahissou qui rassure les députés de ce que ces ressources sont en train d’être mobilisées et les actions y afférentes seront obligatoirement menées au cours de l’année 2019. « Dès que les ressources existeront et que nous serons sur le point de mener les activités relatives à ces moyens financiers, nous reviendrons encore au niveau de l’Assemblée nationale pour leur dire que les ressources sont là et que nous les intégrons au budget. En ce moment, il y aura de modifications à porter au budget mais le montant serait un peu plus élevé», ajoute-t-il.
Pour l’instant, le ministre Serge Ahisou compte réaliser avec le budget de 3 milliards 329 millions 208 mille Francs Cfa, certaines actions phares. Il s’agit de la mise en œuvre de quatre programmes concernant les secteurs de l’industrie à travers des appuis et autres activités, le commerce avec l’intensification des différents contrôles notamment sur les produits prohibés sur le marché et la promotion du commerce et le vote des lois qui doivent réglementer cette activité. Aussi, le ministre de l’Industrie et du commerce a-t-il prévu en 2019 de poursuivre ses appuis au secteur privé pour la promotion de l’activité économique. Les députés auraient saisi l’occasion pour émettre beaucoup de préoccupations par rapport aux industries construites au Bénin mais qui ne sont plus fonctionnelles ou qui n’ont jamais fonctionné pendant que les jeunes sont au chômage. Le ministre dit les avoir rassurés de ce qu’un point de toutes ces industries est déjà fait par lui-même après une tournée sur le terrain. Les statistiques de toutes ces industries sont disponibles. «Il y a des gens qui sont en attente de reprendre ces industries construites entre-temps et qui n’ont jamais fonctionné », informe le ministre. Il s’agit surtout des industries de transformation de tomate, d’ananas, d’orange, de l’usine de la Compagnie béninoise de textile (Cbt) et de la Société industrielle de textile (Sitex) à Lokossa et puis d’autres usines abandonnées à Parakou. Serge Ahissou dit avoir partagé avec les députés tous les efforts qui sont en train d’être faits par le gouvernement pour la remise à flot de toutes ces usines en situation d’abandon sur le terrain.
Le budget de l’Enseignement supérieur abattu du quart
Marie-Odile Attanasso, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (Mesrs), à l’instar de ses autres collègues du gouvernement, était vendredi dernier, devant la Commission budgétaire de l’Assemblée nationale. Elle a également présenté le projet de budget de son institution au titre de l’année 2019 qui s’élève à la somme de 60 milliards 974 millions 754 mille FCfa. C’est un budget en baisse de 24,45% par rapport à celui de l’année 2018 plafonné à la somme de 80, 709 214 milliards F Cfa. Marie-Odile Attanasso entend poursuivre en 2019 les réformes en cours dans le sens de l’amélioration de la qualité de la formation dans l’enseignement supérieur. A cet effet, plusieurs instituts d’enseignement supérieur seront ouverts en 2019 pour donner des formations qui vont être sanctionnées par des Diplômes universitaires de technologie (Dut). « Cette année, nous allons ouvrir les formations au métier d’exploitant agricole dans des centres qu’on avait fermés à Djougou. Nous allons ouvrir le métier du bois et nous allons entamer le processus d’ouverture des centres départementaux qui seront consacrés aux métiers de l’hôtellerie et du tourisme », informe le ministre. Selon elle, le budget 2019 prévoit par ailleurs les bourses et autres allocations au proft des étudiants. « Nous avons augmenté le nombre de boursiers pour prendre en compte le volet social dans notre ministère. Nous avons une augmentation de 100% par rapport aux anciens boursiers. Nous sommes à plus de 15000 boursiers pour la première année 2018 -2019. Nous allons donner des bourses dans des écoles et pour une première fois, nous avons augmenté le nombre de boursiers dans les facultés. Nous allons aussi améliorer les conditions de vie des enseignants », annonce Marie-Odile Attanasso. L’enveloppe budgétaire de 2019 de son ministère prévoit également des ressources pour le recrutement de beaucoup de doctorants qui deviendront des assistants pour combler le vide que laisseront les enseignants qui feront valoir leurs droits à la retraite. Il est prévu le recrutement de 114 assistants pour renforcer les 86 déjà recrutés cette année et qui sont en attente de répartition dans les centres universitaires par le ministère du Travail et de la Fonction publique. Le processus de recrutement de cette deuxième vague d’assistants a déjà commencé, fait savoir Marie-Odile Attanasso. «L’Etat met les moyens pour que nous ayons des enseignants de qualité pour avoir de la formation de qualité, pour régler le volet social au niveau des étudiants, et nous allons aussi professionnaliser nos universités à travers les formations qui seront données », observe le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Marie-Odile Attanasso dit avoir été encouragée par les députés qui lui demandent de maintenir le cap avec les différentes réformes en cours pour l’amélioration du système éducatif au niveau de l’enseignement supérieur. Les députés auraient été un peu surpris de la baisse de 24,45% du budget alloué à l’enseignement supérieur et seraient disposés à faire des amendements afin de rehausser la cagnotte, pour permettre au ministère d’avoir les moyens nécessaires pour continuer ses actions salutaires.
15, 9 milliards F Cfa pour faire tourner la maison justice
Le projet de budget du ministère de la Justice et de la Législation pour le compte de l'année 2019 est de 15 milliards 925 millions F Cfa en légère hausse par rapport aux prévisions budgétaires de 2018 estimées à 14 milliards F Cfa environ. C’est une enveloppe financière à minima qui permettra de faire tourner la maison justice, informe le ministre de la Justice et de la Législation, Me Séverin Quenum, après son passage, vendredi dernier, devant la Commission budgétaire de l’Assemblée nationale. « Ce budget est destiné à assurer l'efficacité de la maison justice. Nous sommes dans une administration et on se donne les moyens de la moderniser et de la rendre efficace », explique Me Séverin Quenum. Le garde des Sceaux fait savoir qu’une partie des ressources sera utilisée en dépenses de fonctionnement et l'autre pour acquérir des équipements. La construction de nouvelles juridictions et de nouvelles prisons, précise le ministre, est prise en charge par le Programme d’investissement public (Pip). Me Séverin Quenum se dit très satisfait de la qualité des discussions avec les députés membres de la commission budgétaire qui seraient favorables à plaider auprès du gouvernement pour une augmentation du budget de son ministère. « Les députés savent que le service de la justice est un ministère de souveraineté qui a une activité régalienne que personne d'autre que l’Etat ne peut faire. J'ai surtout noté de leur part, beaucoup de sollicitudes parce que les sommes prévues sont à minima. Nous avons besoin de crédits additionnels et je voudrais compter sur les députés pour avoir ce concours qui va nous permettre d'atteindre les objectifs fixés », souligne le ministre de la Justice et de la Législation. Me Séverin Quenum se dit convaincu que le fonctionnement du secteur de la justice sera mieux assuré si les ressources nécessaires lui sont octroyées pour que tout soit mis en place à savoir les équipements, le personnel, le payement des formations et la satisfaction des revendications et réclamations des travailleurs du ministère.
Actualités 26 nov. 2018