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Nouvelles

Transhumance dans la Vallée de l’Ouémé : Le secours du chef de l’Etat sollicité
L’implication du président de la République, Patrice Talon est souhaitée dans la résolution des problèmes liés au phénomène de la transhumance dans la Vallée de l’Ouémé avec son cortège de destruction des champs des paysans et d’affrontements souvent meurtriers. La saison de la transhumance bat déjà son plein. Comme chaque année, les peuls éleveurs font déjà parler d’eux sur le terrain avec leurs troupeaux. Les localités de la Vallée de l’Ouémé subissent encore les affres de ce phénomène en violation des prescriptions du ministère en charge de l’Intérieur. Lesquelles interdiraient l’accès de certaines zones de la partie méridionale dont les communes de Bonou, Aguégués, Adjohoun et Dangbo aux éleveurs transhumants. La situation a fait sortir de ses gonds sa Majesté Signon Oba Adéki Ilouma, roi central de la Vallée de l’Ouémé. Ce dernier a adressé, ce mardi 8 février, une lettre ouverte au chef de l’Etat pour solliciter son implication dans la résolution de ce problème qui a causé par le passé la mort de plusieurs personnes, mettant de nombreuses familles en détresse. A en croire le roi, l’arrivée des éleveurs transhumants chaque année crée beaucoup de dommages sur le terrain. On note la dévastation des cultures partout où passent ces troupeaux. Des hectares de champs des paysans sont détruits par les bêtes quand bien même ces zones ne font pas partie des couloirs officiellement retenus pour le phénomène cyclique. Ce qui cause souvent des affrontements meurtriers dont les bilans sont lourds pour de nombreuses familles. « Nous voudrions solliciter votre (le chef de l’Etat, ndlr) concours afin qu’une solution durable et conséquente soit trouvée à ce phénomène qui détruit chaque année la vie de centaines de vos compatriotes dans la Vallée de l’Ouémé », plaide sa Majesté, le roi Signon. « Ce cri de cœur est celui de tous les Béninois en général et surtout des populations de la Vallée de l’Ouémé qui ont été d’une manière ou d’une autre, victimes de ce phénomène malheureux qui amplifie chaque année la division entre les peuls transhumants du Nord et les agriculteurs du Sud», poursuit l’autorité morale dans sa lettre ouverte. Il se dit rassuré que son cri de cœur recevra un écho favorable au regard de l’engagement du président Patrice Talon à travailler pour le réel développement du Bénin. La solution à ce problème apportera la joie dans les cœurs des paysans de la Vallée de l’Ouémé dépassés par les dégâts qu’ils enregistrent à chaque saison, croit le roi Signon Oba Adéki Ilouma. Il a expliqué que ce phénomène qui a longtemps duré est en partie, à la base de la souffrance des agriculteurs qui ont aujourd’hui des dettes au cou et ne savent pas comment les régler auprès des institutions financières qui leur ont accordé des prêts pour leurs activités champêtres. Le roi central de la Vallée de l’Ouémé propose au chef de l’Etat de diligenter une enquête dans les quatre communes de la région afin de toucher du doigt la gravité des faits qu’il a exposés. « Il y va du bien-être et de la promotion de l’économie locale dans notre pays, le Bénin », conclut le roi central de la Vallée de l’Ouémé. Actualités 09 févr. 2022


Gouvernance locale à Malanville : La commune se dote d’un deuxième douzième provisoire
Réuni, vendredi 4 février dernier, pour sa quatrième session extraordinaire au titre de l’année 2022, le Conseil communal de Malanville a adopté son deuxième douzième provisoire. C’est sous la présidence du maire Guidami Gado. Le conseil communal a, au cours de sa quatrième session extraordinaire au titre de l’année 2022 organisée, vendredi 4 février dernier, à la salle de délibération de la mairie, procédé à l’examen et l’adoption d’un douzième provisoire. Il s’agit du deuxième depuis le début de cette année. C’est pour permettre au bureau exécutif dirigé par le maire Guidami Gado, de poursuivre la gestion de la commune, alors que le conseil connait, depuis novembre 2021, une crise qui ne lui a pas permis de procéder au vote du budget primitif exercice 2022. En effet, contrairement à toutes les autres communes du Bénin, celle de Malanville n’a pas pu voter son budget primitif jusqu’à présent. Ainsi en ont décidé les membres du conseil communal. Du fait de leurs divergences, ils l’ont plusieurs fois rejeté. Ce qui n’est pas sans avoir des impacts sur le fonctionnement normal de l’administration communale. Ne disposant pas d’un budget exercice 2022 et en attendant l’arrêté préfectoral pour statuer sur cette situation, la commune est obligée de se contenter du douzième provisoire. La rencontre du vendredi 4 février dernier a connu la participation de 22 élus communaux sur les 29. Il y a eu 7 procurations. A l’ouverture des travaux, le maire a demandé aux élus de privilégier l’intérêt de la commune. Il a imploré leur indulgence afin qu’ils puissent accorder un vote favorable aux points inscrits à l’ordre du jour. En dehors du vote du douzième provisoire, les élus ont autorisé l’exécution des dépenses d’investissement au quart, pour le compte du mois de février. Ils ont également suivi une communication sur un projet gouvernemental relatif à l’aménagement d’un bas-fond de 3 000 ha à Malanville, dans le cadre de la filière riz. Environnement 08 févr. 2022


Ponctualité dans l’administration : Le préfet du Borgou célébré comme un modèle
La distinction « Best models of punctuality » a été décernée au cours d’une cérémonie organisée, samedi 5 février dernier, à Cotonou, au préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé. Elle lui a été remise par le président de la Cour constitutionnelle, Joseph Djogbénou. C’est en reconnaissance des qualités dont l’homme a toujours fait montre et des valeurs qu’il n’a cessé de cultiver en matière de ponctualité. Le préfet du Borgou fait partie des rares personnes qui continuent d’accorder du prix à la ponctualité. Pour s’en convaincre, il suffit de voir les membres de la Conférence administrative départementale ou du Conseil départemental de coordination et de concertation se presser afin de ne pas être en retard aux sessions convoquées à la préfecture de Parakou. C’est une qualité que les populations lui ont reconnue. Lorsqu’il a été nominé par l’Ong Be The Best, elles n’ont pas hésité à voter massivement pour lui en ligne. Sa distinction de « Best models of punctuality » lui a été remise, samedi 5 février dernier, à Cotonou, par le président de la Cour constitutionnelle, Joseph Djogbénou. En effet, il y avait neuf catégories retenues au cours de cette cérémonie des Awards qui était à sa septième édition. Mais en ce qui concerne la ponctualité, c’est le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé, qui a été nominé. Outre le trophée, il a reçu également une attestation et une médaille. Administrateur civil de formation, l’homme tient rigueur à la ponctualité. Le choix porté sur sa personne ne souffre donc d’aucune contestation. Au-delà de son caractère symbolique, cette distinction vise à amener les fonctionnaires, aussi bien de l’administration publique que privée au Bénin, à aller à son école. C’est une invite à suivre son exemple. L’importance de la ponctualité n’est plus à démontrer. Il faut la cultiver, puis l’enseigner aux enfants. Elle doit rentrer dans les habitudes. Le pays gagnerait beaucoup à se développer, si ses filles et fils s’employaient à être ponctuels dans l’exercice de leurs activités quotidiennes. Environnement 08 févr. 2022


Communauté de Communes du Zou : Le Projet d’amélioration des services énergétiques et durables lancé
C’est en présence des maires des communes du Zou que s’est déroulé hier lundi 7 février à la préfecture d’Abomey, l’atelier d’appropriation et de lancement du Projet d’amélioration des services énergétiques et durables dans les communes du Zou (Pased-Zou). D’un coût global de 206 millions Fcfa, le Projet d’amélioration des services énergétiques et durables dans les communes du Zou (Pased-Zou) vise essentiellement à améliorer les conditions de prise en charge sanitaire des femmes et enfants vulnérables vivant dans les pôles ruraux hors réseau électrique dans ce département. Il est une réponse locale aux problèmes d’accès à l’énergie dans les centres de santé situés dans des zones non couvertes par l’énergie conventionnelle. L’initiative est appuyée par les partenaires de la Communauté de Communes du Zou (Ccz) que sont l’Association internationale des maires francophones et le département des Hauts-de-Seine via Sens-Bénin. La cérémonie de lancement a été présidée par le président de la Ccz, Auguste Aïhunhin et le préfet du Zou, Firmin Kouton. Après la présentation du projet faite par Dénis H. Allogan et Aimé Pothin Etchisse, tous deux cadres techniques de la Ccz, le président de cette communauté Auguste Aïhunhin a décliné les objectifs du Pased. Il s’agit de favoriser l’accès à l’énergie durable des centres de santé dans neuf pôles ruraux, hors réseau électrique dans le Zou. Seront bénéficiaires du projet, la maternité isolée de Tangandji à Abomey, le centre de santé de Sahè à Agbangnizoun, le centre de santé Zankanmè à Bohicon, le centre de santé de Lanta Cogbé dans la commune de Covè, le centre de santé de Setto à Djidja et le centre de santé de Tohouè à Ouinhi. Il y a également le centre de santé de Kpolokouè à Za-Kpota et les centres de santé de Gossoué et de Tanwé Hessou à Zagnanado. Le projet prévoit aussi la réalisation dans les Pôles d’innovation verte, d’énergie rurale et de transformation (Pivert), d’infrastructures subséquentes telles que des forages dotés de système d'irrigation solaire dans les villages de Honhoun et d’Abledji dans la commune de Djidja, la fourniture et la pose d'incubateur solaire d'une capacité de 500 œufs à Dovogon, Samionta et Kotokpa (Zogbodomey), dans Djidja centre, à Dogbanlin (Za-Kpota), à Covè-centre. Il est également inscrit dans le projet la réalisation de séchoirs solaires à Houhoun (Djidja) et à Samionta (Zogbodomey). Les groupes cibles, bénéficiaires directs de ce projet sont les ménages vivant dans les pôles ruraux hors réseau électrique dans le Zou, les femmes vivant dans les neuf pôles ruraux et fréquentant les neuf centres de santé publics et les groupes de confiance constitués par les Pôles d’innovation verte, d’énergie rurale et de transformation (Pivert). Le préfet du Zou a salué le dynamisme de l’équipe dirigeante de la Ccz et apprécie à sa juste valeur, la pertinence du Pased-Zou, un projet qui s’inscrit, se réjouit-il, parfaitement dans la vision du Programme d’action du gouvernement du président Patrice Talon. Environnement 08 févr. 2022


Nouvelle occupation de la bande côtière Cotonou Est : Les populations sommées de déguerpir
Libérée il y a seulement quelques semaines, la bande côtière à l'Est de Cotonou est à nouveau recolonisée par des populations de pêcheurs et riverains. Dans un communiqué en date de ce lundi 7 février 2022, le ministre du Cadre vie par l'intermédiaire du secrétariat général du ministère, invite les nouveaux occupants à quitter les lieux avant le vendredi prochain. Lire les détails du communiqué Nouvelle occupation de la bande côtière Cotonou Est : Les populations sommées de déguerpir Actualités 08 févr. 2022


Lutte contre la Covid-19 : Mtn offre 108 000 doses de vaccin au Bénin
Entreprise établie dans plus de 20 pays, l’opérateur de téléphonie mobile Mtn fait beaucoup pour le rayonnement et le développement de l’Afrique. Sollicitée par l’Union africaine, elle s’est impliquée dans la lutte contre la pandémie de Covid-19 sur le continent. Dans ce cadre, Ralph Mupita, président directeur général de Mtn en visite au Bénin, a annoncé hier lundi 7 février, la présence déjà sur le terrain de 108 000 doses de vaccin offert au Bénin. La lutte contre la pandémie du coronavirus est un défi auquel fait face le monde entier. L’Afrique, concernée aussi par cette lutte, se doit de se donner les moyens de vacciner ses populations, et cela passe par l’aide des différents partenaires. Ralph Mupita, président directeur général de Mtn, séjourne au Bénin pour rencontrer les partenaires, aussi bien les régulateurs que les gouvernants, pour en savoir davantage, dit-il, sur le rôle que Mtn peut jouer dans la stratégie de lutte contre la pandémie de Covid-19. Ceci dans la suite de la vision du président Patrice Talon. Il affirme qu’au début de l’année dernière, l’Union africaine a approché Mtn pour solliciter son aide dans le cadre de la riposte au coronavirus sur le continent. En réponse, l’entreprise a fait don de 25 millions de dollars pour l’achat de vaccins pour accompagner tous les pays africains. Ralph Mupita se dit heureux que le Bénin reçoive dans ce cadre 108 000 doses de vaccin Johnson and Johnson. « C’est avec joie que j’apprends que cette quantité de doses de vaccin est déjà au Bénin », dit-il pour rassurer les populations béninoises quant à l’implication de l’entreprise dans la riposte. Il affirme que Mtn est heureuse d’avoir participé à cette initiative qui vise le bien-être des populations. En dehors de ce projet, l’entreprise participera, en collaboration avec le ministère de la Santé, à d’autres actions. Enagnon Pétros Akogbéto, directeur de cabinet du ministère de la Santé, a indiqué pour manifester la satisfaction du gouvernement du Bénin que toute action initiée dans le cadre de la lutte contre le coronavirus est salutaire. Il remercie par cette occasion Mtn pour son geste très fort appréciable. Il a rappelé que le gouvernement, dans le cadre de la lutte contre la pandémie, a installé des sites de vaccination dans tous les arrondissements du Bénin. Et, en plus des efforts faits pour rendre le vaccin disponible partout, le gouvernement a lancé une campagne intensive pour accélérer la vaccination. « Avec cette campagne, l’attention des populations est grandissante, et il fallait tout faire pour rendre disponible le vaccin », dira-t-il pour montrer que ce don fait au Bénin est venu à point nommé pour la réussite de l’opération. Selon lui, la campagne intensive de vaccination a suscité un engouement chez les populations au point où le taux vaccinal a connu une hausse. Il a dit toute la gratitude du gouvernement béninois au président directeur général de Mtn. Pétros Akogbéto a profité de l’occasion pour rappeler à la population que face à la situation sanitaire, le vaccin reste la seule solution possible pour être épargné, et pour cela, leur demande de ne pas céder à l’intoxication. Il a remercié les têtes couronnées du Bénin pour leur implication dans la sensibilisation des populations sur le terrain. Uche Offodile, directrice générale de Mtn-Bénin, remercie le ministère de la Santé pour le partenariat qui existe entre les deux entités et qui a permis d’instaurer une communication pour informer les Béninois sur l’importance de la vaccination pour une lutte efficace contre la Covid-19 et surtout le bien-être des populations. Société 08 févr. 2022


Attaques terroristes au nord Bénin : Un assaillant tué
Les Forces armées béninoises ne baissent pas la garde, dans la zone frontalière au Nord du Bénin. Une nouvelle attaque a été repoussée, samedi 5 février dernier. Dans la zone frontalière, près du Burkina Faso, les positions des Forces armées béninoises ont été à nouveau attaquées. L’information a été confirmée par des sources sécuritaires qui précisent que les assaillants se sont manifestés à Yangouali, dans la commune de Tanguiéta, le 5 février dernier. Ce soir-là, autour de 21 heures, un groupe lourdement armé a ouvert le feu. L’objectif, sans doute, était de parvenir à avancer sur le territoire béninois. Cependant, c’est sans compter avec la vigilance et la promptitude des forces armées béninoises. De sources sécuritaires, les assaillants ont été mis en déroute. Après ratissage, le corps d’un des leurs a été retrouvé. Les soldats béninois continuent de faire le ratissage de la zone, après l’attaque. Cette attaque n’est pas la première dans cette région frontalière. Des soldats y ont perdu la vie au mois de décembre 2021. D’autres incidents ont été aussi enregistrés par la suite. L’armée prend la menace très au sérieux et redouble de vigilance. « C’est le lieu de rappeler que la situation sécuritaire rendue délétère dans certaines contrées de notre pays par la perpétration d’attaques de nature terroriste, interpelle plus que jamais, non seulement le sens du devoir de tous les personnels militaires et paramilitaires, mais aussi le sens citoyen de tous les Béninois. La tendance croissante de ces attaques ignobles laisse présager que l’année 2022 pourrait être une année tout aussi éprouvante au plan sécuritaire. La sécurité nationale étant l’affaire de tous, la vigilance doit être accrue à tous les niveaux », avait rappelé le Contre-amiral Patrick Jean-Baptiste Aho, chef d’État-major général des Forces armées béninoises, le 21 janvier 2022. Actualités 08 févr. 2022


Attaques terroristes au nord Bénin : Le Parlement s’enquiert de la situation
L’Assemblée nationale prend au sérieux les attaques terroristes dans le nord-Bénin. Une délégation de députés membres de la Commission chargée de la Sécurité et de la Défense conduite par son président, Rachidi Gbadamassi, s’est rendue sur le terrain pour s’enquérir de la situation. Paré de gilets pare-balles, les élus du peuple ont sillonné la zone frontalière du nord-ouest du Bénin menacée par des attaques terroristes. La délégation a pu toucher du doigt ce qui se passe. Elle a rassuré les militaires et policiers déployés au front. Rachidi Gbadamassi et sa suite ont sensibilisé les populations à dénoncer toute personne suspecte et invité les élus locaux et communaux à une participation active dans la lutte anti terroriste. Cette descente des députés membres de la Commission chargée de la Sécurité et de la Défense intervient un mois environ après l’exhortation du président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, appelant à une implication du Parlement aux côtés du gouvernement. « L’essentiel reste que nous prenions chaque jour la mesure des défis qui nous attendent car, notre mérite sera à la mesure de notre capacité à transcender nos difficultés et à privilégier en toutes choses, l’intérêt majeur de la nation béninoise », déclarait Louis Vlavonou, lors de la cérémonie d’échange de vœux de nouvel an au Parlement. A l’occasion, il invitait ses collègues députés à jouer leur partition pour le relèvement des autres défis de l’heure, surtout la lutte contre les attaques terroristes dans la Pendjari. L’appel du président de l’Assemblée nationale a été désormais traduit en acte avec cette descente de la délégation parlementaire sur le terrain le week-end dernier. Aux termes de l’article 29 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, la commission chargée de la Défende et de la Sécurité s’occupe de tout projet ou proposition de lois ayant rapport notamment aux questions de l’organisation générale de la défense, du domaine militaire, de politique de coopération et d’assistance dans le domaine de la défense et de la sécurité ; du personnel civil et militaire des Armées ; de la justice militaire ; de police, sécurité et intégrité territoriale; sécurité des personnes et des biens. C’est dire que la descente de Rachidi Gbadamassi et ses collègues dans le nord-Bénin est en lien avec les missions dévolues à leur commission parlementaire.   Actualités 08 févr. 2022


L’administrateur délégué, Martin Megan, au sujet de la mise en concession de la Sitex : « La Sitex est en voie de devenir un véritable complexe industriel »
La Société des industries textiles du Bénin (Sitex) Sa créée le 7 mai 1987 et autrefois pionnière dans la transformation du coton fibre, la filature industrielle et l’impression, a entamé son déclin à partir de 2002. Elle a mis la clé sous le paillasson en 2004 avec pour conséquence le licenciement collectif de son personnel et l’arrêt du processus de production. En son temps, il a été mis en place une administration provisoire qui, chemin faisant, a jugé bon de remettre l’outil de production en marche aux fins de l’achalander, quelque peu, pour que les repreneurs potentiels s’y intéressent. L’objectif de l’Etat n’étant pas de prononcer la dissolution de l’industrie mais plutôt de relancer ses activités. Mais la concrétisation de cette volonté va souffrir de l’absence, pendant plusieurs années, du rôle de l’Etat jusqu’à l’avènement du gouvernement de la Rupture qui a décidé de prendre le taureau par les cornes. Ceci, en optant pour la mise en concession de la Sitex. L’administrateur délégué de l’industrie textile, Martin Megan, détaille dans cette interview, le sens de la décision gouvernementale et les perspectives qui en découlent. La Nation : Le Conseil des ministres du 27 octobre 2021 a décidé de mettre en concession la Sitex tombée en faillite depuis 2004. Quel est le sens de cette décision ? Martin Megan : La mise en concession est, sauf erreur de ma part, la mise à disposition d’un privé, de l’outil de production aux fins de relancer la production mais également de procéder au renouvellement progressif des équipements qui sont frappés déjà d’obsolescence et de vétusté. Toutes choses qui ne permettent pas d’accéder à certains segments de marché. Les équipements de la Sitex ne permettent que de produire du support de « fanti » parce que la largeur du tissu que nous fabriquons est de 127 cm alors que les supports de « wax » sont de 132 à 135 cm. On ne peut donc pas aller sur ces segments de marché. En mettant l’entreprise en concession, l’Etat donne la possibilité de relancer complètement les activités et d’installer de nouvelles machines modernes et performantes qui favoriseraient la compétitivité. Egalement, la mise en concession permet de sauvegarder et de créer plusieurs centaines d’emplois. Par ailleurs, cette opération va favoriser l’encaissement par l’État de redevances locatives, car le concessionnaire devra payer des loyers. A travers la relance des activités de la Sitex, l’Etat favorise aussi l’amélioration du taux de transformation locale de la production cotonnière, secteur où le Bénin fait aujourd’hui des prouesses. En augmentant notre production cotonnière, il est bien que la transformation se fasse en partie au pays pour générer de la valeur ajoutée. Par exemple, une tonne de coton peut être vendue entre 800 000 et 1,5 million francs Cfa. Or, lorsqu’on transforme la tonne de coton en tissu écru, on obtiendrait entre 6 500 à 7 000 mètres de tissu qui pourraient générer, à la vente, un revenu de près de 3 millions francs Cfa. La différence entre le coût de la tonne du coton et le prix des tissus vendus qui s’établit à plus de 1,5 million francs Cfa est la valeur ajoutée créée. Sur tout un autre plan, la mise en concession de la Sitex donne à l’Etat, le droit de continuer de veiller au grain, de savoir ce qui se passe dans le textile béninois. La mise en concession est-elle la meilleure option dans le contexte de la Sitex ? La mise en concession de la Sitex est une option bien pensée en ce sens que si le gouvernement avait opté pour la privatisation pure et simple, la procédure serait longue. Les repreneurs qui viennent pour la privatisation hésitent souvent pour la simple raison qu’ils n’ont pas eu l’occasion d’essayer l’outil de production pour savoir ce qu’ils pourraient escompter. Car l’investisseur n’est pas un philanthrope. Il apporte son capital et s’attend à des retours sur cet investissement. La mise en concession lui donne la possibilité de venir gérer le potentiel, le patrimoine existant et d’apprécier ce qu’il peut en tirer. Et une fois qu’il a passé cette étape, c’est lui, l’apporteur de capital qui manifeste l’intérêt pour une reprise complète de l’outil de production. La mise en concession s’entend alors comme une démarche pédagogique que j’apprécie hautement. Mieux, cette concession a été faite à un compatriote, à un groupe économique béninois, Dongaco Sa. Un groupe qui a déjà fait ses preuves dans l’économie nationale à travers plusieurs entités. De plus, le groupe a des partenaires techniques et financiers de par le monde. Ceci constitue un atout pour propulser la Sitex vers des sommets insoupçonnables. Ce qui est prévu et assigné au groupe, c’est d’aller au-delà du marché classique de la Sitex, les tissus écrus. Aujourd’hui, le groupe Dongaco Sa va faire les tissus écrus, l’activité historique et ajouter à cela, les tissus écrus de grandes largeurs et les pagnes africains à travers l’installation d’une usine d’impression. Le groupe est prêt à renouveler les équipements en injectant des milliards dans les nouvelles entités qui sont prévues. Egalement, le groupe se propose d’aller sur le marché de la bonneterie c’est-à-dire la fabrication des serviettes, des tricots, des polos... En somme, la Sitex est en voie de devenir un véritable complexe industriel qui va booster les activités économiques. Pourquoi le gouvernement a-t-il décidé du maintien du nom Sitex dans le cadre de la mise en concession ? Le gouvernement a bien fait de vouloir conserver le nom Sitex parce que les produits de ce label sont déjà connus de par le monde. La Sitex, dans le passé, vendait ses produits aussi bien dans la sous-région (Togo, Burkina Faso, Niger, Nigeria, Côte d’Ivoire, Mali, Sénégal) qu’en Europe (Belgique, Suisse) et aux Etats-Unis. Ce sont des produits bien appréciés de par le monde. C’est judicieux que le gouvernement demande que ce label soit conservé. Cela va aider le concessionnaire à mieux se repositionner. En lui disant de garder le label Sitex, c’est que l’Etat transforme la mise en concession en un projet d’univers certain. Parce que si, par extraordinaire, le concessionnaire venait à effacer d’un coup de chiffon le nom Sitex, il lui faudrait encore procéder à ce qu’on appelle une percée du marché, étant donné que les gens ne connaissaient pas Dongaco Sa dans le tissu écru. C’est heureux que le gouvernement retienne le tandem Dongaco Sa-Sitex pour conduire la reprise des activités. C’est vraiment important. Quelles sont les perspectives qu’offre la décision de mise en concession ? Les perspectives sont reluisantes pour l’entreprise qui va maintenant avoir une bonne capacité de production. Ce qui est fait jusque-là, c’est qu’on est obligé de demander aux clients une avance sur commande. Ceux qui ne nous font pas confiance n’acceptent pas de le faire et dans ce schéma-là, nous ne sommes pas en position de force dans les négociations. Au-delà de ça, les perspectives sont bonnes pour les travailleurs et pour la jeunesse de Lokossa et environs puisqu’il y aura bientôt des emplois. Les perspectives sont bonnes pour la ville et les villes environnantes puisqu’il y aura des effets d’entraînement sur les économies locales. Par exemple, quand la Sitex était au mieux de sa forme, les impôts versés à la mairie de Lokossa s’élevaient à 36 millions francs Cfa par an. De même au plan national, les perspectives sont bonnes puisqu’il y aura le paiement des impôts et des redevances locatives. Par ailleurs, lorsque les entreprises fonctionnement, c’est la meilleure lutte contre l’insécurité parce que les jeunes qui ont du travail sont occupés. Quel rapport l’administration provisoire de la Sitex entretient-elle avec le concessionnaire désigné par le gouvernement ? Les relations sont, je dirai courtoises, extrêmement conviviales et Dongaco Sa donne l’impression d’avoir compris qu’il faut s’appuyer sur l’existant pour poser un diagnostic probant et orienter une thérapie appropriée. Je crois que nous sommes en relation extrêmement intéressante dans l’attente, bien entendu. Parce que le concessionnaire est libre en ce qui concerne la gestion de l’entreprise. Nous devons retenir que le concessionnaire a le fructus, c’est-à-dire qu’il exploite et tire les fruits mais il n’a pas l’abusus, autrement dit, il ne peut pas vendre la Sitex. Parce que ça ne lui appartient pas. Il n’en ’est pas propriétaire. Il ne peut pas faire acte de donation. L’entité est toujours à l’Etat qui a un droit de regard. C’est formidable parce que le coton est le produit numéro 1 d’exportation du Bénin; donc aucun Etat responsable ne peut dans ce contexte-là se désintéresser complètement de ce secteur. Il doit avoir un droit de regard. Mais c’est Dongaco Sa qui décide de comment elle entend s’organiser et met en œuvre sa politique de relance de la Sitex. Qu’est-ce qui est fait de façon concrète depuis la prise de la décision de mise en concession ? La mise en concession a des étapes. La première, c’est que l’Etat et le concessionnaire s’entendent. C’est ce qu’on appelle la volonté de concession. Et cette volonté, l’Etat l’a annoncée par sa décision du 27 octobre 2021. Après, il faut concrétiser cette décision. Ce qui revient à signer un contrat. Mais avant de signer le contrat, le concessionnaire doit visiter l’existant et s’il a des réserves, il les émet. C’est lorsque les deux parties conviennent d’un accord que le contrat est signé. J’ai le plaisir de vous dire que le contrat est déjà signé. Deuxième étape, lorsque vous avez signé un contrat pour louer votre bâtiment, votre maison à quelqu’un, par exemple, on procède à ce qu’on appelle un inventaire contradictoire initial parce que le jour où la personne va partir, vous allez encore faire un autre inventaire pour voir ce qu’il aurait gâté. Donc il faut que Dongaco Sa et l’Etat fassent un inventaire contradictoire. Ce n’est qu’après l’inventaire qu’il y a la remise officielle du site, étape qui fait office de remise de clé au locataire. Tout ça évolue très bien. L’Etat est en train de dérouler le calendrier, le chronogramme en responsable. Parce qu’il faut aussi éviter toute précipitation qui risquerait d’engendrer des situations peu reluisantes. La main sur le cœur, je dis que dans ce trimestre-ci, tout doit pouvoir finir. A partir de ce moment-là, le concessionnaire peut commencer ses activités. Il exploite et tire les fruits. S’il y a des bénéfices, c’est lui qui les engrange. Les besoins sont-ils déjà évalués, notamment en ce qui concerne le recrutement des travailleurs ? Le concessionnaire Dongaco Sa donne l’impression d’avoir choisi d’évoluer de façon méthodique. En effet, la relance des activités va se faire par étapes. La première, c’est la relance du potentiel existant suivie de la mise à disposition du fonds de roulement pour l’achat de la matière première, notamment le coton, l’énergie électrique et le paiement des salaires du personnel pour sortir des tissus et vendre de façon régulière. Le besoin en employés, à cette première phase, peut être estimé à plus de 400 personnes. La deuxième phase va consister en un renouvellement progressif des équipements. Nous allons changer les machines vétustes. Cette phase-là également aura besoin d’un complément d’employés. Ensuite, nous allons installer une usine d’une pression pour fabriquer le pagne. Dans le textile, lorsque vous êtes sur la zone filature et tissage, la marge bénéficiaire est très faible. Lorsque vous allez sur le secteur du pagne africain, c’est-à-dire l’impression, la marge bénéficiaire est plus grande. C’est ça qui fait le troisième volet et là encore, il y aura des employés. Lorsque vous allez sur le secteur de la bonneterie, la marge bénéficiaire est encore plus intéressante. Dongaco Sa veut aller jusque-là, mais étape par étape. Et c’est pour cette raison que nous ne pouvons pas dire tout de suite l’effectif total d’employés à recruter. Mais nous sommes persuadés que l’effectif oscillerait entre 750 et 1 500 personnes. Tout dépendra de l’ampleur que prendraient les marchés. Lorsque vous avez un marché qui est important, vous faites travailler les équipements en continu en faisant une rotation du personnel et donc vous aurez besoin de beaucoup plus de main d’œuvre. Pouvez-vous nous donner une idée du budget élaboré par le concessionnaire au profit de la Sitex, nouvelle formule ? Dongaco Sa pense injecter environ 31 milliards de francs Cfa à Lokossa. Mais comme je l’ai dit, ce sera fait étape par étape. Et ce n’est pas que Dongaco Sa n’a pas cette surface financière et les expertises qu’il faut. C’est un groupe qui a déjà fait ses preuves ailleurs. Dongaco Sa a injecté 34 milliards francs Cfa sur 24 hectares à Sèmè-Podji. C’est le groupe qui fabrique les jus de fruits en cannettes de la marque RC et de l’eau purifiée. Le groupe a une raffinerie qui lui permet de produire de l’huile végétale. Il fabrique des rames de papiers et des papiers hygiéniques. Dongaco Sa fabrique des produits cosmétiques, des savons et des détergents. Dongaco Sa a des unités de production dans l’agro-industriel dans la zone de Ouidah. Je demanderais à tous les Béninois de chercher à faire un tour sur les entités de Dongaco Sa parce que nous devons promouvoir le «consommer local ». Actualités 08 févr. 2022


Exposition diptyque à la Présidence : Le ministre Abimbola satisfait du niveau des préparatifs
Accompagné de son collègue en charge des Infrastructures et des Transports, le ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts, Jean-Michel Abimbola, est allé s’enquérir de l’évolution des préparatifs de l’exposition diptyque, ce vendredi 5 février, au Palais de la Marina. Il en ressort satisfait. Tout est fin prêt à la Présidence pour une exposition diptyque réussie. C’est le constat qu’a fait le ministre Jean-Michel Abimbola lors de sa visite dans les locaux devant abriter le plus grand rendez-vous artistique jamais organisé au Bénin et en Afrique. Sur place, dans un décor pittoresque, tout se met en place. La délégation ministérielle a pu le constater en parcourant les différents compartiments de la salle d’exposition. A chaque étape, Jean-Michel Abimbola pose et repose des questions afin de s’assurer de la qualité et du niveau de préparation de cette exposition publique diptyque. Pour chacune des préoccupations soulevées par le ministre, les responsables des structures en charge de l’organisation dont notamment, ceux de la Galerie nationale, de l’Anpt, de l’Anecsmo, ainsi que les experts des questions de sécurité, les forces de défense et de sécurité (Garde républicaine, sapeurs-pompiers, Police républicaine), les membres du comité des évènements culturels artistiques et touristiques, des historiens, des logisticiens, des scénographes et autres sachants apportaient les éclaicissements nécessaires. La délégation ministérielle ressort, de sa visite, toute satisfaite des dispositions prises pour la réussite de l’exposition diptyque qui, d’après Jean-Michel Abimbola, se veut l’acte 2 du retour des 26 œuvres culturelles, et fera fort écho sur la scène internationale aux plans diplomatique, politique, artistique. Somme toute, il est à retenir du passage de la délégation ministérielle que tout est fin prêt pour la tenue de l’exposition diptyque ; occasion pour la communauté internationale de se convaincre, une fois encore, de la pertinence de la politique muséale du gouvernement du président Patrice Talon. Culture 07 févr. 2022


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