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Nouvelles

Nouvelles mesures sur l’exploitation du bois au Bénin: Les acteurs font part de leurs difficultés
[caption id="attachment_31485" align="alignnone" width="1024"]Le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José Tonato[/caption]

Le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José Tonato, a échangé avec les exploitants de bois à son cabinet, ce vendredi 16 novembre, en présence de son collègue des Petites et Moyennes Entreprises, Modeste Kérékou. Une occasion pour les deux ministres d’écouter les acteurs et d’exposer la vision du chef de l’Etat pour ce secteur.

Les exploitants du bois ont fait part de leurs difficultés au ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José Didier Tonato en présence de son collègue des Petites et Moyennes Entreprises, Modeste Kérékou. 

Selon leur porte-parole, Raoul Déguénon, depuis les nouvelles mesures sur l’exploitation, la commercialisation et l’exportation du bois du 1er mars 2017, les acteurs sont confrontés à beaucoup de difficultés et ils souhaitent les poser au ministre José Didier
Tonato en présence de leur ministre de tutelle, Modeste
Kérékou. Raoul Déguénon a indiqué que le gouvernement ayant à cœur le souci de sortir les artisans des difficultés a décidé de limiter l’exploitation anarchique de la matière première bois et mis en place un mécanisme de vente aux enchères. Ce nouveau mécanisme, fait-il observer, est loin de régler les problèmes des artisans. A cela, il a ajouté les difficultés d’approvisionnement en bois comme le teck, l’iroko, l’abzéria, le mélina… et celles relatives aux tracasseries forestières lors du transport de la matière première et même de sa transformation en atelier. L’inexistence d’un complexe de scierie sur le territoire qui, soutient-il, crée d’énormes nuisances au secteur, les difficultés relatives au renouvellement annuel des agréments et quotas de reboisement, l’inexistence de commandes publiques par l’administration de mobiliers fabriqués localement, l’absence de possibilité de formation continue des acteurs du secteur bois, … sont également les préoccupations exposées aux deux ministres. Les artisans ont suggéré par la même occasion une simplification de l’accès en bois de l’Office national du bois (Onab) en prévoyant par exemple un quota par département à mettre à la disposition de l’artisan par vente décentralisée, la mise en place d’un mécanisme efficace pour éviter des désagréments causés par certains agents forestiers lors du transport de la matière première et de sa transformation à l’intérieur du pays. Aussi, ont-ils souhaité la mise en place d’un système technique offrant des conditions favorables pour la création par le privé de complexe de scieries professionnelles. En attendant qu’un point soit fait au chef de l’Etat, le ministre José Didier Tonato a rassuré les acteurs du secteur bois. «Des réformes sont en cours à l’Onab», a-t-il informé. Cette dynamique impulsée par le chef de l’Etat va certainement impacter le secteur bois et favoriser l’accès à la matière première dont dépendent les menuisiers, les transformateurs mécaniques du bois.

Société 21 nov. 2018


Révolution dans le secteur de l’énergie au Bénin: Les engagements des partenaires renouvelés
[caption id="attachment_31483" align="alignnone" width="1024"]Vue d'ensemble[/caption]

Le ministre de l’Energie, Dona Jean Claude Houssou, a présidé, vendredi 16 novembre dernier à Cotonou les travaux de l’atelier sur la revue de l’énergie exercice 2017. Au terme des travaux, les partenaires techniques et financiers se sont engagés à accompagner davantage le Bénin dans sa volonté de révolutionner le secteur.

Les partenaires techniques et financiers sont désormais engagés à soutenir le gouvernement dans sa politique de transformation du secteur de l’énergie au Bénin. Ils ont tous, après leur présentation au cours de cette revue, renouvelé leur engagement à accompagner le gouvernement dans la mise en œuvre des actions prévues dans son programme d’actions dans le secteur de l’énergie. Ils sont donc disposés à répondre, en fonction de leurs procédures et disponibilités, aux exigences pour une véritable promotion du secteur et la durabilité des actions menées. C’est lors de l’atelier sur la revue du secteur de l’énergie, vendredi dernier à Cotonou. 

Cet engagement découle des avancées significatives notées lors des travaux de la revue exercice 2017. Dans cette revue, a dit le ministre de l’Energie, Dona Jean Claude Houssou, plus de 3/4 des recommandations de l’an dernier ont été traitées avec pour conséquences des résultats concrets, à la fois au niveau de la Société béninoise d’énergie électrique (SBEE) mais également d’autres domaines. Autrement dit, sur l’ensemble des champs de performances du système électrique du Bénin, toutes les actions qui ont été mises en œuvre par le gouvernement, que ce soit les projets majeurs, mais aussi des réformes courageuses, commencent par porter leurs fruits. Car, quelques indicateurs clés de performances montrent qu’en deux ans et demi, des performances extraordinaires sont réalisées. Notamment, sur la durée moyenne de coupure qui est passée en 2015 de 75 heures à 17 h, soit une division par 4.
Il a fait remarquer, tout de même, que le plus dur reste à faire parce qu’il importe de travailler sur l’ensemble des champs, c’est-à-dire la production d’énergie disponible en quantité et en qualité et à l’heure en prenant en compte l’environnement et meilleur coût. Surtout que la priorité accordée au secteur de l’énergie donne maintenant des résultats visibles. Ainsi, il faut faire en sorte que ces résultats soient durables. Et pour qu’il en soit ainsi, poursuit le ministre, il faut que les actions continuent à être soutenues. Il importe également, ajoute-t-il, de faire en sorte que les transformations structurelles de l’économie du Bénin qui se traduisent par l’amélioration des conditions de vie des populations soient une réalité grâce à l’efficacité du socle de l’énergie électrique et à sa disponibilité.

Société 21 nov. 2018


Développement de l’élevage et du pastoralisme en Afrique de l’Ouest: Les recommandations pour une transhumance transfrontalière apaisée
[caption id="attachment_31482" align="alignnone" width="1024"]Vue partielle des participants[/caption]

La rencontre régionale de haut niveau pour une transhumance transfrontalière apaisée entre le Sahel et les pays côtiers a pris fin, vendredi 16 novembre dernier, à Cotonou, avec une réunion ministérielle au cours de laquelle des recommandations ont été faites pour le développement de l’élevage et du pastoralisme en Afrique de l’Ouest.

Les ministres en charge de l’élevage des pays du Sahel et des pays côtiers, les experts et les partenaires techniques et financiers après trois jours de débats sont satisfaits de l’état de mise en œuvre des recommandations de la réunion ministérielle d’Abuja sur les conflits agriculteurs-éleveurs. Ils ont approuvé aussi le bilan de la campagne de transhumance 2017-2018 dans les Etats respectifs. Puis, l’état de mise en œuvre des initiatives en lien avec l’élevage et la transhumance dans l’espace de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). C’est au terme des travaux de concertation de haut niveau pour une transhumance transfrontalière apaisée entre le Sahel et les pays côtiers. 

Au cours de la réunion ministérielle qui a sanctionné la fin des travaux, les ministres ont déploré les conflits qui ont émaillé par endroits la campagne de transhumance 2017-2018, liés pour une large part aux effets de la variabilité et du changement climatique qui ont entrainé une descente précoce des animaux vers les zones et pays d’accueil. Aussi, invitent-ils instamment les pays d’accueil et ceux de départ à une meilleure préparation de la campagne 2018-2019, et à prendre les dispositions idoines pour faire fonctionner les comités locaux, nationaux et transfrontaliers de transhumance. Ils exhortent à dynamiser les mécanismes de prévention et de gestion des conflits entre les différents protagonistes de la transhumance.
Les ministres en charge de l’élevage insistent sur l’urgente nécessité de capitaliser les bonnes pratiques des expériences nationales et de valoriser celles de la concertation régionale de haut niveau pour une transhumance transfrontalière apaisée. Ils demandent à la Cedeao de faciliter la mise en place d’un mécanisme de programmation conjointe dans le cadre de la mise en œuvre des programmes majeurs consacrés à l’élevage et au pastoralisme.
Au terme de leur réunion, les ministres invitent les différents acteurs, pays et organisations d’éleveurs, de pasteurs, d’agriculteurs et de la Société civile, les médias de s’abstenir de tout acte tendant à stigmatiser l’une ou l’autre des parties prenantes à la transhumance transfrontalière en Afrique de l’Ouest. A cet effet, ils insistent sur la nécessité de construire une vision globale qui prend en compte les aspects économiques, sociaux, culturels, historiques et sécuritaires du pastoralisme et de la transhumance transfrontalière dans l’espace communautaire de la Cedeao.

Société 21 nov. 2018


Semaine du numérique: Démarrage du Bénin Digital tour à Nikki
[caption id="attachment_31481" align="alignnone" width="1024"]Photo de famille des participants à la semaine du Numérique avec au centre le Ministre de l'Economie Numérique et de la Communication[/caption]

Le top d’une des activités phares de la Semaine du numérique, le Bénin Digital Tour, a été donné ce mardi 20 novembre à Nikki. A cette occasion, le ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé, a pu compter sur une forte présence de ses pairs du gouvernement. Il s’agit notamment des ministres en charge de la Microfinance, de la Défense nationale et de l’Intérieur. L’Assemblée nationale n'a pas été moins représentée par le vice-président Robert Gbian et le député Rachidi Gbadamassi. Des autorités administratives n'ont pas été du reste dont le préfet du Borgou.

Qu’est-ce le Bénin Digital Tour ?

Le Bénin Digital Tour, c’est une caravane de sensibilisation, un creuset de formation itinérante, visant à familiariser le tout-Bénin avec l’utilisation des technologies de l’information et de la communication ainsi que pour favoriser l’éclosion des talents à la production de contenus web. Ce programme répond à la politique impulsée par le président Patrice Talon de faire du Bénin une plateforme de services numériques en Afrique de l’Ouest à l’horizon 2021. Dynamique dans laquelle s’inscrit le ministère de l’Economie numérique et de la Communication, par l’initiative d’une Semaine du numérique destinée à révéler les potentiels du Bénin en matière digitale. Le Bénin Digital Tour qui durera 75 jours a pour vocation de rapprocher davantage le numérique des couches les plus vulnérables, notamment les jeunes artisans, élèves, et commerçants des centres urbains et ruraux dans 11 départements.
Au programme du Bénin Digital Tour cette année, une formation adressée à une cible de 1250 personnes et devant permettre à celles-ci de se familiariser avec les outils informatiques et de découvrir l’univers qu’offre l’internet. Ces cibles seront impactées à Bembèrèkè, Malanville, N’dali, Kandi, Banikoara, Natitingou, Tanguiéta, Bassila, Djougou, Savè, Savalou, Dassa-Zoumè, Abomey, Covè, Ouidah, Lokossa, Comè, Allada, Avrankou, Dangbo, Pobè, , Kétou… Les premiers bénéficiaires étaient ce mardi 20 novembre au nombre d’une cinquante, essentiellement des jeunes à Nikki.

Société 21 nov. 2018


Imam Ibrahim Ousmane sur Maouloud: « C’est la commémoration d’un mystère et d’une grâce »
[caption id="attachment_31479" align="alignnone" width="1024"]Imam Ibrahim Ousmane [/caption]

Hier mardi 20 novembre, la communauté musulmane a commémoré, à travers le monde, la naissance du prophète Mahomet. Une célébration qui semble ne pas avoir le même éclat que les deux Aïds (Ramadan et Tabaski). Une impression ou une prescription? Que doit-on comprendre de la commémoration de Maouloud? Islamologue et professeur de culture islamique, l’imam de la mosquée centrale de Cotonou, Ibrahim Ousmane, président du collège des imams et premier vice-président de l’Union islamique du Bénin, apporte des réponses.

La Nation : Que doit-on comprendre de Maouloud ?

Imam Ibrahim Ousmane : Maouloud, dans son appellation, désigne le rappel de la date de naissance de notre prophète Mahomet. La communauté musulmane manifeste sa joie pour cette grande bénédiction qui lui est donnée par Allah. Nous nous rappelons, non seulement la date de naissance de Mahomet, mais aussi les miracles, les bienfaits qui ont accompagné cette naissance. Et, cela nous édifie et nous permet de réaliser que c’était une grande œuvre que Dieu a réalisée pour l’humanité. L’envoyé d’un prophète sur la terre est une bénédiction pour l’humanité. C’est à travers les prophètes, non seulement Mahomet, mais aussi tous les autres envoyés de Dieu, que nous avons pu connaître Dieu et les lois. Ce qu’il faut faire et ce qu’il ne faut pas faire. A travers ceux-là, nous avons connu les prescriptions et nous savons ce qui nous attend dans l’au-delà, ce qu’il faut faire pour garantir la vie après la mort… Donc les prophètes de Dieu constituent pour l’humanité une grâce. C’est cette grâce que nous manifestons à la date où nous commémorons Maouloud. C’est comme le jour de la naissance de Jésus-Christ. Le coran en a parlé. Il y a eu des miracles. C’est aussi le cas du jour de la naissance de Moïse. Personne n’a remarqué la grossesse de sa maman jusqu’à ce qu’il est né. La naissance des prophètes est toujours une bénédiction. C’est ainsi que le jour de la naissance de Mahomet, il y a eu des merveilles.

Pour une date d’anniversaire, qu’est-ce qui explique le changement de jour chaque année et comment faites-vous pour identifier ce jour ?

La date de naissance du prophète Mahomet nous est parvenue par des sources authentiques, aussi bien dans les livres d’histoire que par le prophète lui-même. Il s’agit bien de la date, pas du jour. Il est clair qu’il est né dans le troisième mois de l’année lunaire plus précisément le douzième jour, et un lundi vers l’aube. Il n’y a pas de doute autour de la date. Lui-même, lorsqu’on lui a demandé quand-est-ce qu'il est né, il n’a pas donné la date mais il a dit le jour. Il a répondu qu’il est né un lundi, qu’il a reçu la prophétie un lundi et qu’il mourra un lundi. Et ça a été ainsi. C’est d’ailleurs pour cette raison que le lundi est pour nous un jour sacré. Le prophète nous a enseigné de jeûner les lundis et les jeudis. Quand on lui a demandé pourquoi jeûner le lundi et le jeudi, il a dit que le jeudi est un jour du bilan hebdomadaire de nos actes près de notre Seigneur et que lui il aimerait être en jeûne pendant que son bilan est en train d’être débattu près de son Seigneur. Puis il a dit que le lundi est un jour sacré pour lui. Il est né un lundi, il a reçu la prophétie un lundi et il mourra un lundi. Les juifs aussi avaient des renseignements sur la naissance du prophète Mahomet. Le jour où son père est né, ils l’ont su. Qui plus est, le jour où le prophète même est né.

Il y a visiblement moins de ferveur pour cette commémoration qui semble ne pas avoir la même affluence et influence que les deux Aïds. Est-ce une prescription ou une option ?

Ce serait peut-être exagéré de parler de fête. Les fêtes chez nous sont des prescriptions. Il s’agit d’une commémoration, d’un jour que la communauté musulmane a consacré pour rendre grâce à Dieu qui nous a donné la bénédiction que représente son prophète. Tout le monde ne commémore pas Maouloud de la même manière. Il y en a qui le considère comme une innovation. Le prophète ne l’a pas célébré et ses compagnons n’ont plus, donc à nous même de ne pas le faire. Mais d’autres qui sont plus passionnés disent qu’il faut le faire surtout que d’autres religions qui nous entourent fêtent la Noël, la naissance de Jésus et pourquoi pas les musulmans…! C’est donc ce partage d’avis qui fait que vous ne remarquez pas l’influence et l’affluence dont vous parlez. Mais individuellement, chacun de nous et à l’intérieur de nos familles, on considère beaucoup ce grand jour qui est la naissance de notre prophète et nous le manifestons.

Quel est le comportement requis pour le musulman en cette commémoration ?

A l’occasion de cette commémoration, il ne s’agira pas seulement de manifester notre joie pour rendre grâce de la naissance du prophète. C’est l’occasion de se rappeler de ce grand homme, de ce qu’il nous a laissé. C’est le moment de faire aussi un bilan, de se demander si nous suivons ce qu’il nous a enseigné, si nous sommes sur la voie qu’il nous a tracée, si nous sommes sûrs que nous nous retrouverons demain (après la mort) auprès de ce grand homme. Il ne suffira donc pas de veiller en prière et de faire ses éloges. Lui-même ne s’occupait pas de ses éloges. Il disait qu’il est ce qu’il est de son Seigneur, qu’on lui fasse des éloges ou pas. C’est ce qu’il nous a donné comme enseignement qui le préoccupe et qui doit nous préoccuper. Nous devons être des musulmans d’œuvres, pas des musulmans de nom. Si quelqu’un est religieux, il faut qu’on le lise à travers ses actes. Catholique ou juif ou musulman, c’est le comportement qui est important.
Pour ce qui concerne les rassemblements, déjà la veille à la grande mosquée de Cotonou, nous veillons de 23 h à 4 h. Nous avons prié pour la nation, la communauté, le gouvernement et pour tout un chacun de nous pour que les bénédictions de la naissance de ce grand homme jaillissent sur nous. Nous allons ensuite nous rappeler sa naissance à travers ses enseignements et ses miracles. Et le plus grand miracle qui nous est laissé depuis 15 siècles, c’est le Coran. Un livre saint qui est descendu. Le Coran est un à travers le monde entier. C’est une source de sciences et de connaissances.

Société 21 nov. 2018


Débat budgétaire en commission au Parlement: Oswald Homéky défend un budget quadruplé

2019 sera l’année de la concrétisation de plusieurs projets dans les secteurs touristique, culturel, artistique et sportif. Le ministre en charge desdits secteurs, Oswald Homéky, a partagé ses priorités avec la Commission budgétaire à qui il a présenté le projet de budget de son ministère estimé à plus de 58 milliards F Cfa.

Le ministère du Tourisme, de la Culture et des Sports aura à utiliser 58,365 milliards F Cfa comme budget en 2019. Ce montant est en nette augmentation par rapport aux crédits ouverts en 2018 et qui tournent autour de 18 milliards F Cfa. Le ministre du Tourisme, de la Culture et des Sports, Oswald Homéky était devant la commission budgétaire de l’Assemblée nationale, dans l’après-midi du lundi 19 novembre dernier, pour présenter les grandes lignes de ce budget. Selon lui, cette hausse est surtout due aux projets inscrits au Programme d’investissement public du ministère qui veut aller un peu plus loin en 2019. «L’année dernière, nous avions reçu 10 milliards F Cfa de fonctionnement et pour les dépenses ordinaires et huit milliards pour l’investissement. Cette année, nous avons fait un effort de rationalisation sur les dépenses ordinaires, en passant de 10 à 9 milliards, mais sur l’investissement, il y a une augmentation à 48 milliards », explique le ministre Oswald Homeky à la presse, au sortir de son exercice de présentation budgétaire. Selon lui, 2019 sera l’année de début de réalisation des différents chantiers des pôles touristiques Allada, Ouidah, Abomey, Porto-Novo et Nikki dont les études techniques sont entièrement bouclées. Ces différents projets démarrent en janvier prochain, annonce le ministre.
La culture ne sera pas du reste. « 2019 doit être l’année de lancement des classes culturelles; de relance des secteurs des arts et de la culture. Nous allons renforcer la visibilité de l’identité culturelle et patrimoniale du Bénin aussi bien sur le plan national que sur le plan international », ajoute Oswald Homéky. Le sport est aussi inscrit au rang des priorités du gouvernement en 2019. Ici, il est prévu le lancement des activités des classes sportives et des associations sportives communales. Il en est de même pour les académies sportives qui vont rentrer dans leur phase de construction à partir de l’année prochaine. Tout ceci justifie la hausse du budget 2019 du ministère, explique le ministre Homéky qui assure que ce budget prend aussi en compte les financements classiques, c’est-à-dire les subventions habituelles que l’Etat met à la disposition des fédérations pour les soutenir. Le ministre Oswald Homéky a saisi l’occasion pour revenir sur la rencontre intervenue samedi dernier entre le président de la République et les chefs d’entreprises publiques comme privées par rapport au financement du sport par le secteur privé. Et cela, conformément à la vision du gouvernement contenue dans le projet de loi de finances 2019 déposée sur la table des députés. Lequel projet institue une contribution de 1/1000 du chiffre d’affaires hors TVA pour les grandes entreprises. Cette taxe de développement du sport, comme son nom l’indique, vise à financer tous les programmes sportifs et développer le sport de manière globale au Bénin, précise Oswald Homéky. « Mais, ce que nous avons suggéré, c’est que, au lieu que cette taxe soit collectée par l’Etat pour faire cela, nous offrons la possibilité aux entreprises elles-mêmes de dépenser à hauteur du montant qu’elles doivent verser au titre de la taxe dans le financement par elles-mêmes d’un club dont elles seraient propriétaires ou sociétaires », poursuit le ministre. Le but de cette option, à en croire le ministre, est de créer une certaine dynamique par laquelle les entreprises du privé s’approprient les clubs sportifs dans les disciplines de leur choix et de mettre en route des clubs professionnels avec des contrats signés en bonne et due forme avec des joueurs et athlètes qui sont salariés et déclarés. L’engagement du gouvernement a été davantage marqué par la défiscalisation des salaires et des investissements sportifs, assure Oswald Homéky.

Actualités 21 nov. 2018


Débat budgétaire en commission au Parlement: Tonato pour la poursuite des chantiers du Pag avec 68 milliards F Cfa

68,215 milliards F Cfa. C’est le montant du projet de budget du ministère du Cadre de Vie et du Développement durable au titre de 2019 contre 75 milliards F Cfa environ en 2018. Il est réparti entre les dépenses de fonctionnement qui s’élèvent à 5,117 milliards de F Cfa et pour les dépenses en capital qui sont de 63 098 milliards de F Cfa.Ce budget est en baisse d’environ 9% par rapport à celui en cours d’exécution.

Cette régression se justifie par le fait que le gouvernement est dans une phase déterminante de la mise en œuvre de quelques grands projets inscrits au Programme d’actions du gouvernement (Pag) dont les chantiers d’asphaltage, de construction des cités administratives départementales et des projets sur la gestion des déchets. « …Le Pag se réalise sur cinq ans. Nous poursuivrons donc la mise en œuvre des mêmes projets. Et chaque projet dure deux à trois ans. Nous avons fait les études, nous avons démarré les chantiers, nous ne ferons pas des éléphants blancs, il faut donc conduire les projets à terme », assure le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, Didier José Tonato qui était face aux députés de la commission budgétaire, lundi 19 novembre dernier, pour l’exercice de présentation du budget de son ministère. Pour le ministre, il s’agira surtout en 2019, de poursuivre le projet de protection côtière. « La phase de Cotonou est pratiquement terminée. Nous avons quelques améliorations en cours comme la purge du terrain pour la promotion immobilière à Akpakpa Dodomey et la création du lac marin à Plm Alédjo», informe Didier José Tonato. Il annonce le démarrage très bientôt de l’étape d’Avlékété qui est le deuxième segment de protection sans oublier le troisième segment qui part de la frontière de Hillacondji jusqu’à l’embouchure du fleuve Mono appelée communément « la bouche du Roy». Le financement de ce troisième segment est totalement bouclé.
S’agissant des douze cités administratives, le ministre annonce le démarrage effectif des travaux de construction dans les départements sans oublier ceux de la cité ministérielle. Les projets seront exécutés en mode Partenariat public-privé (Ppp). « 2019 sera également l’année de croisière du projet Asphaltage. La plupart des lots lancés sont entre 15 et 18 mois ; il y a un seul lot qui va jusqu’à 22 mois parce que c’est vraiment lourd », assure Didier José Tonato. Plusieurs autres projets sont inscrits au portefeuille du ministère du Cadre de vie et du Développement durable. Il cite le projet de modernisation des marchés urbains et marchés régionaux et le chantier des logements économiques. Tous ces projets sont à une phase avancée et leur démarrage est pour bientôt, selon le ministre. « 2019 sera véritablement une année de chantiers. Je pourrai continuer à citer le projet de gestion des déchets impliquant les cinq collectivités locales du Grand Nokoué ; le cadastre national et la reforestation… », conclut le ministre.

Actualités 21 nov. 2018


Onzième conférence ministérielle de la Fonction publique: L’Ofpa en quête d’une meilleure performance

Le Bénin, siège de l’Observatoire des fonctions publiques africaines (Ofpa), a accueilli samedi 17 novembre, la onzième session de la conférence des ministres en charge de la Fonction publique des Etats membres. En quête de solutions aux dysfonctionnements de l’institution, ils ont, à la suite des experts, travaillé à définir les voies et moyens pour une administration publique tournée vers la satisfaction des attentes des usagers, et de l’Etat.

Les participants à la onzième session de la conférence des ministres de la Fonction publique des pays membres de l’Observatoire des fonctions publiques africaines (Ofpa) ont clôturé, samedi 17 novembre dernier leurs assises sur une note de satisfaction. A Cotonou, au cours de leurs travaux, ils ont posé les jalons pour redorer le blason de l’institution. Par la même occasion, ils ont lancé les bases d’une fonction publique au service du développement à travers des agents mieux outillés et plus conscients de leurs responsabilités. Avant le traditionnel huis clos des ministres, un panel de discussion sur le thème « La fonction publique, et la dématérialisation au service du développement » a permis aux participants d’échanger sur les enjeux majeurs de l’heure des fonctions publiques membres de l’Ofpa.
Déjà à l’ouverture des travaux, Adidjatou Mathys, ministre du Travail et de la Fonction publique a rappelé aux participants que  le diagnostic des années 90 est toujours d’actualité malgré quelques avancées. Très peu de choses ont changé depuis lors, souligne-t-elle. L’Ofpa bat de l’aile depuis plusieurs années, faute de ressources suffisantes pour mettre en œuvre sa stratégie de développement. Une quinzaine d’années après l’initiative de Cotonou qui a consacré la naissance de l’observatoire, l’institution a amorcé « une régression graduelle qui a failli l’emporter au cours de ces cinq dernières années », souligne-t-elle. A cela s’ajoutent des difficultés financières aggravées par la non-tenue depuis janvier 2015 de la conférence des ministres, organe tenant lieu de conseil d’administration.
Fort heureusement, la rencontre de Cotonou vient mettre un terme à cette série de dysfonctionnements et annonce pour l’Ofpa des jours et lendemains meilleurs. Elle est assimilable à un « rendez-vous de tous les espoirs et d’un dialogue de vérité pour la résurgence de l’Ofpa » et rappelle l’objectif majeur de l’observatoire. Celui de permettre aux pays membres de mener une réflexion collective et mutualiser leurs expériences, en vue d’une uniformisation des pratiques administratives pour mieux enraciner la fonction publique dans le temps et assurer sa légitimité aux yeux des citoyens par la qualité des services rendus.

Les grandes résolutions de la Conférence 

Au terme des travaux, les participants venus du Bénin, du Burkina Faso, du Cap-Vert, de la Côte d’Ivoire, de Madagascar, du Mali, du Mozambique, du Niger et du Tchad ont décidé de la tenue d’une session extraordinaire au plus tard en avril 2019 à Bamako (Mali). Ils ont aussi convenu de prendre acte du document de plaidoyer sur l’Ofpa et décidé de le reverser à l’ordre du jour de sa session extraordinaire qui doit se tenir au plus tard en avril 2019 à Bamako. Aussi, entendent-ils procéder à la relecture de tous les textes officiels de l’Ofpa en vue de recadrer ses missions au regard de l’évolution du contexte.
Il est aussi paru nécessaire à leurs yeux de relancer le paiement des contributions de tous les Etats membres au titre des années 2018 et 2019, d’apurer tous les arriérés de contributions antérieures à l’année 2018, d’encourager tous les pays membres à prendre part aux activités statutaires de l’organisation, de réaliser une étude sur la faisabilité de transformer l’Ofpa en un centre de formation professionnelle au profit de l’administration publique en matière de renforcement des capacités. Cette étude doit être soumise à la conférence extraordinaire de Bamako. S’agissant de la désignation du nouveau secrétaire exécutif, la conférence a décidé d’en confier l’administration provisoire au directeur général de la Fonction publique du Bénin.

Actualités 21 nov. 2018


Enregistrement à titre dérogatoire à l’état civil: Le projet entre dans sa phase active

Le Projet d'enregistrement à titre dérogatoire à l'état civil (Pedec) entre dans sa phase active dès ce mercredi 21 novembre avec la formation des évaluateurs sur la morasse d’acte de naissance. Cette formation initiée par l’Agence nationale de traitement (Ant) et le comité technique de pilotage du Ravip sera assurée par une dizaine d’équipes sur l’ensemble du territoire national.

A travers un communiqué parvenu à notre rédaction, signé de Jean-Claude Ahouanvoébla, régisseur général adjoint de l'Ant et de Jean Aholou, président du comité technique de pilotage des opérations, les directeurs départementaux de la Santé ont été informés de la tenue de cette formation dans toutes les communes du pays dès ce mercredi 21 jusqu’au samedi 24 novembre prochain. Pour le bon déroulement des opérations, les directeurs départementaux sont invités à assurer la participation des agents médicaux assermentés à ladite formation dans chaque commune.
Rappelons que c’est en application de la loi N° 2018 -26 du 3 août 2018 portant autorisation d’inscription à titre dérogatoire à l’état civil que le gouvernement a autorisé la délivrance gratuite d’acte de naissance à 2 500 000 citoyens.

Ch.H.

Société 21 nov. 2018


Coupe de France de Karaté: Océane Ganeiro sur la troisième marche du podium
[caption id="attachment_31471" align="alignnone" width="1024"]Océane Ganeiro, en deuxième position de droite à gauche[/caption]

L'athlète Océane Ganiero a décroché la médaille de bronze à la Coupe de France de karaté, samedi 17 novembre dernier, au combat senior au Hall Carpentier de Paris.

9è au dernier championnat du monde sur 75 athlètes dans la catégorie -55Kg, l’ancienne championne d’Afrique a encore émerveillé ses fans en montant sur la troisième marche du podium. Boursière de la solidarité olympique, la Béninoise se prépare pour décrocher son billet pour les Jeux olympiques de 2020. Elle se réjouit de cette performance qu’elle a obtenue grâce à son club Le Samouraï 200. « Je tiens à remercier mon nouveau club (Le Samouraï 200) au sein duquel je fais ma préparation depuis peu », a confié la Béninoise après son combat. Boursière Olympique, Océane Ganeiro promet donner le meilleur d’elle-même pour se qualifier pour les prochains J.O.

Ch.H

Sports 21 nov. 2018


1098 - 1570