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Vue partielle des participants à la séance d'échanges[/caption]La Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss) a échangé en début de semaine écoulée avec les élus locaux de l’Atacora, de la Donga, de l’Alibori et du Borgou. Ces échanges élargis aux receveurs percepteurs et aux receveurs finances des quatre départements ont pour objectif de les sensibiliser sur le paiement à bonne date des cotisations et surtout des arriérés de cotisations.
La salle de conférence de l’Eni Djougou a servi de cadre le mercredi 14 novembre dernier à une séance d’échanges entre la Cnss, les collectivités locales, les receveurs percepteurs et les receveurs des finances des départements de l’Atacora et de la Donga. Le lendemain, jeudi 15 novembre, la même séance a eu lieu à N’Dali pour le compte des départements du Borgou et de l’Alibori. Après avoir rappelé à l’assistance la mission de la Cnss qui est, entre autres, d’engranger les cotisations des employeurs et des travailleurs destinés au financement des différentes branches du régime de sécurité sociale, le directeur général adjoint de la Cnss, Aliou Ogoutolou, qui a conduit la délégation, a partagé la vision de sa structure avec ceux qu’il appelle « partenaires ». Cette vision, dit-il, est de faire de la Cnss la caisse la mieux gouvernée financièrement sur le plan sous-régional avec un management orienté vers les résultats. Et, pour cela, poursuit-il, il vous faut des prestations de qualité dans un meilleur délai. C’est donc pour permettre aux deux parties d’être au même niveau d’information que la direction générale a décidé d’organiser ces séances pour un nouveau départ et surtout pour un partenariat gagnant-gagnant.
Des communications pour édifier
Tour à tour, en dehors du directeur général adjoint, ce sont la directrice du recouvrement, Brigitte Odjogbémi, le chef service contrôle employeurs, Mohamed Omar Tidjani, le chef service gestion des comptes cotisants, Isabelle Adja Sanni et les deux chefs d’agences régionales qui ont présenté des communications à l’auditoire. Ces communications vont du régime général de la sécurité sociale à l’immatriculation des employeurs en passant par l’affiliation des travailleurs, la déclaration nominative de salaires et le paiement des cotisations sociales. La directrice du Recouvrement a mis un accent particulier sur cette déclaration nominative qui est, selon elle, très importante et capitale dans le calcul de la pension. Le chef Service contrôle employeurs, pour sa part, s’est appesanti sur l’assiette des cotisations qui, souligne-t-il, doit intégrer toutes les rémunérations y compris les primes et indemnités. « Les primes viennent améliorer les conditions des travailleurs. Ils ont donc l’obligation de les déclarer. Ne pas le faire est une violation de la loi, car c’est la loi même qui dispose ainsi », ajoute-t-il.
L’utilité des archives de la Cnss et des collectivités locales dans le processus de liquidation des prestations de sécurité sociale n’a pas été du reste. A ce niveau, les responsables de la Cnss ont vivement souhaité une complémentarité entre eux et les collectivités locales afin d’éviter des problèmes de tous genres en fin de carrière. Ils ont aussi exhorté les responsables des collectivités locales à payer les cotisations et surtout à bonne date.
Somme toute, les échanges ont été très fructueux entre les deux parties, que ce soit à Djougou ou à N’Dali. Et, ce sont des sentiments de gratitude et de satisfaction qui ont animé aussi bien le directeur général adjoint que la directrice du Recouvrement. Les deux responsables ont pris l’engagement de régler au plus vite les différents problèmes posés par les participants à ces deux séances d’échanges pour un partenariat fécond entre la Cnss et les collectivités locales n
Source : Cellule de communication Cnss
Société 19 nov. 2018

Organisée par le ministère de l’Economie numérique et de la Communication, la Semaine du numérique qui en est à sa deuxième édition, mobilise les acteurs publics et privés du secteur. Ainsi, sous les feux de la rampe, les dynamiques en matière numérique ne seront que mieux connues et pourront se développer grâce aux solutions apportées par le gouvernement et à la fédération des bonnes pratiques.
La 2e édition 2018 de la Semaine du numérique (Senum), placée sous le haut parrainage du président Patrice Talon, sera meublée de plusieurs activités. Notamment, seront mis en lumière les secteurs innovants tels que l’E-santé, l’E-agriculture, l’E-gouv. La finance digitale, les femmes dans le numérique et l’entrepreneuriat numérique ne seront pas du reste. Le tout sous les diligences et leadership du ministre Aurélie Adam Soulé Zoumarou.
Le Senum permettra notamment de mettre en réseau les acteurs du secteur du numérique, et surtout d’identifier les solutions numériques, les ressources à mobiliser, pour révéler le Bénin en tant que précurseur de la révolution du numérique dans la sous-région et en Afrique. Cette année, l’évènement va accueillir une délégation du géant américain Facebook qui donnera une formation à l’intention des jeunes béninois sur le marketing digital.
Au cours de la semaine, au nombre des activités, figurent « Bénin start-up week », « Danxomè E-Art expo » qui est un concours en ligne, «Le Bénin Digital Tours », « L’Agri challenge », un concours pour la promotion des solutions numériques innovantes dans le domaine de l’agriculture. Le « Forum international Afro Tech » qui porte sur le thème : le Bénin au cœur de l’afro tech se déroulera sur deux jours, du 26 au 28 novembre prochain.
Natitingou numérique
La ville de Natitingou sera de fait, du 22 au 28 novembre prochain, la capitale du numérique au Bénin. Elle accueille en effet la semaine du numérique qu’organise le ministère de l’Economie numérique et de la Communication, avec l’appui de l’Alliance Smart. Un évènement qui traduit la volonté du gouvernement de faire du Bénin une plate-forme du numérique en Afrique. Pendant une semaine, cette célébration permettra aux acteurs nationaux et de la sous-région de mettre en valeur les performances et innovations réalisées dans le secteur.
Comme activité phare de la Semaine du numérique, « Bénin start-up week» est une occasion pour permettre aux start-ups d’être au fait des opportunités, mais aussi des avantages qu’offre le gouvernement pour le développement des jeunes entreprises opérant dans le secteur.
Le ministre Romuald Wadagni[/caption]Le projet de budget de 2019 du ministère de l’Economie et des Finances (Mef) est de 15, 046 391 milliards F Cfa contre un montant de 18, 323 634 milliards F Cfa en 2018, correspondant à un écart de 3,277 243 milliards F Cfa donc une baisse de 17,89%.
Ces crédits ouverts prennent en compte les dépenses de personnel estimées à 7, 395 621 milliards F Cfa ; les achats de biens et services pour un montant de 2, 347 523 milliards ; les transferts courants pour 3,434 701 milliards F Cfa et les acquisitions et grosses réparations évaluées à 868, 546 millions F Cfa. Les dépenses en capital relatives à un projet retenu dans le portefeuille du Programme d’investissements publics (Pip) au titre de la gestion 2019 s’élèvent à 1 milliard F Cfa. Il s’agit du Projet de construction du bâtiment des archives et du Centre de formation professionnelle de l’administration centrale des finances pour un montant prévisionnel d’un milliard de Francs Cfa entièrement pris en charge sur les ressources intérieures du budget national.
Le ministre Romuald Wadagni a présenté, vendredi 16 novembre dernier, ces prévisions budgétaires pour 2019 devant la Commission budgétaire parlementaire. Ces prévisions lui permettront d’atteindre les objectifs assignés par le chef de l’Etat à son ministère à savoir : assurer la conception, la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation de la politique générale de l’Etat en matière économique, financière et monétaire et en matière de construction et de conservation du patrimoine foncier et immobilier de l’Etat. Il s’agira, dans ce cadre, de mobiliser toutes les énergies du Mef pour améliorer la performance des structures du ministère ; consolider la stabilité macroéconomique ; améliorer la capacité de financement des dépenses de l’Etat ; assainir les dépenses publiques et améliorer la gestion des biens, meubles et immeubles de l’Etat et du patrimoine foncier national, renseigne l’argentier national.

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, a pris part à la 11e session extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine qui s’est tenue les 17 et 18 novembre 2018 à Addis-Abeba en Ethiopie.
Ouverte sous la houlette du président en exercice de l’Union africaine, Paul Kagamé, la 11e session extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement a été consacrée aux réformes institutionnelles. Ce dernier, à la suite des allocutions de Moussa Faki Mahamat, président de la Commission de l’Union africaine et de Dr Abiy Ahmed, premier ministre de la République fédérale démocratique d’Éthiopie, a indiqué que le défi de ces réformes institutionnelles est de renforcer davantage l’Afrique.
Elles tournent autour des questions liées au financement de l’Union, à l’opérationnalisation du Fonds de la Paix, la catégorisation des décisions pour un meilleur suivi, la réforme administrative, la transformation du Nepad en une agence de développement, le Partenariat avec l’Union européenne-post Cotonou 2020, les quotas de recrutement des jeunes et des femmes au sein de l’organisation (50% de femmes d’ici 2025 et 35% de jeunes), etc.
Représentant le chef de l’Etat, le président Patrice Talon, à cette session extraordinaire de l’Union africaine, le chef de la diplomatie béninoise, Aurélien Agbénonci, a réaffirmé la position du Bénin à cet effet, son quitus à ces différentes réformes dont le but est l’efficacité de l’Union. «Le Bénin soutient les réformes institutionnelles nécessaires à l’efficacité de l’Union ». Telle est la substance du message dont il a été porteur à cette réunion de haut niveau.
En marge de la session, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération a eu des rencontres bilatérales avec certains de ses homologues.
Il s’est en effet entretenu avec le vice-président de la Sierra Leone, Mohamed Juldeh Jalloh. Les deux personnalités ont fait le tour d’horizon des questions de coopération entre le Bénin et la Sierra Leone et harmonisé leurs points de vue sur le renforcement des relations entre les deux pays.
Le chef de la diplomatie béninoise a aussi échangé avec la secrétaire exécutive de la Commission économique pour l’Afrique (Cea), Vera Songwe, première femme nommée à ce poste par le secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (Onu) Antonio Guterres.
K.E
Des civiles seront aux côtés des éléments de la police républicaine[/caption]La capitale de l’aire culturelle Baatonu, Boo et assimilés, Nikki, accueille la Gaani à partir de ce jour, lundi 19 novembre. En ce qui concerne la sécurité, toutes les dispositions sont prises pour un meilleur déroulement des festivités prévues pour s’achever mercredi 21 novembre prochain.
Dans le cadre de la célébration de la Gaani 2018, la ville de Nikki n’en finit pas de se remplir depuis quelques jours. Elle est devenue le lieu de ralliement des membres des communautés Baatonu, Boo et assimilés, sans oublier les nombreux visiteurs. Prenant la mesure de la situation, le comité d’organisation des festivités et le Conseil communal de Nikki ont pris les dispositions qui s’imposent en ce qui concerne la sécurité des personnes et de leurs biens.
Une des préoccupations majeures pour une organisation réussie de la présente édition de cette fête identitaire annuelle, reste la question de la sécurité. La commission qui en a la charge, rassure le maire Oumarou Lafia, est à pied d’œuvre. «Elle ne dort pas sur ses lauriers», a poursuivi l’autorité communale. Il évoque les nombreuses séances de travail tenues avec le commissaire de police de Nikki et le directeur départemental de la police républicaine du Borgou. Pour procéder à la reconnaissance des lieux, des descentes ont même été effectuées sur le terrain.
Au cours des festivités, il y aura des renforts en provenance des autres commissariats du Borgou pour appuyer les policiers de Nikki. Des civils se joindront également à eux. L’objectif principal, c’est d’éviter à tout prix qu’il y ait des débordements. A cet effet, informe le maire, un plan de sécurité a été arrêté.
Au nombre des autres mesures, la police veillera à la canalisation de la circulation dans la ville et ses environs. Ses éléments seront positionnés sur les axes N’Dali-Nikki, Kossoubossou-Yatchikira-Tchikandou-Nikki, Parakou-Nikki et Kalalé-Nikki.
En dehors de ces dispositions, l’édition 2018 de la fête de la Gaani à Nikki connaîtra des innovations. Il y aura un festival pour revaloriser les danses traditionnelles et un défilé de mode des tenues traditionnelles de l’aire culturelle Baatonu et Boo, puis une formation sur le numérique au profit des jeunes.
Par ailleurs, toutes les rues situées sur le parcours rituel ont déjà été aménagées. Elles n’attendent que la sortie du roi à cheval demain, mardi 20 novembre, pour le démarrage de la cérémonie. La sortie des tambours sacrés dans la cour impériale est prévue pour ce jour, lundi 19 novembre.
Le ministre Salimane Karimou[/caption]Le ministre des Enseignements maternel et primaire (Memp), Salimane Karimou, a présenté, vendredi 16 novembre dernier, à la Commission budgétaire de l’Assemblée nationale, le projet de budget de son département ministériel au titre de 2019. Il est estimé à plus de 114 milliards F Cfa.
114, 051 648 milliards F Cfa. C’est le montant du projet de budget du ministère des Enseignements maternel et primaire (Memp) au titre de l’exercice budgétaire 2019. Ce montant est en hausse par rapport à celui de 2018 qui s’élèvait à 106,144 804 milliards F Cfa en 2018, soit un taux d’accroissement de 5,45%. Ces chiffres ont été dévoilés, vendredi 16 novembre dernier, par le ministre des Enseignements maternel et primaire (Memp), Salimane
Karimou qui a sacrifié à l’exercice parlementaire de présentation du projet de budget devant la commission budgétaire de l’Assemblée nationale. A en croire le ministre, ce projet de budget prend en compte toutes les rubriques notamment celles liées aux dépenses du personnel, les dépenses en capital et les divers projets inscrits au portefeuille du Programme d’investissements publics (Pip) du ministère. Ces prévisions budgétaires tiennent compte des différentes composantes du secteur de l’éducation. Plusieurs projets ont été retenus en matière de construction des infrastructures scolaires dans le cadre de la composante accès, rétention et équité dans l’éducation, informe le ministre. « Nous sommes dans une logique d’améliorer l’offre dans le système éducatif. Nous avons des projets qui prennent en compte l’amélioration de la qualité de l’éducation. Et c’est la préoccupation fondamentale du gouvernement et des partenaires techniques et financiers », souligne Salimane Karimou. Selon lui, d’énormes ressources seront consacrées au relèvement des défis concernant l’amélioration de l’offre du système éducatif. Il en sera de même, à en croire le ministre, du projet phare du gouvernement qui est l’extension des cantines scolaires.
En effet, sur le budget 2018, le gouvernement a financé 1579 cantines scolaires dans les écoles maternelles et primaires. Et pour le compte de l’année scolaire 2018-2019, il prévoit de l’étendre à 1600 nouvelles écoles. Les députés, selon Salimane Karimou, se sont montrés préoccupés par tout ce qui se fait dans le sous-secteur de l’enseignement maternel et primaire. Leurs préoccupations font part de la pénurie d’enseignants sur le terrain et la gestion du personnel enseignant. Les députés ont surtout proposé et recommandé, a indiqué le ministre, que le modèle de recrutement des enseignants soit élargi notamment aux collectives territoriales afin qu’elles puissent recruter des enseignants et les gérer. « C’est une suggestion, nous allons rendre compte au gouvernement et voir comment faire », assure le ministre des Enseignements maternel et primaire.
L’événement a donné lieu à des retrouvailles entre descendants de Guézo[/caption]Après quinze jours de célébration, les rideaux sont tombés, le samedi 17 novembre dernier sur les manifestations du bicentenaire du sacre du roi Guézo (1818-1858) au palais Gbècon-Hounli à Abomey. Ainsi, durant quinze jours, à travers louanges, chants, danses et diverses cérémonies, le roi Guézo était à l’honneur et son règne revisité par ses descendants après deux cents ans. Les derniers jours de cette commémoration ont été consacrés aux prières musulmane, catholique et vodouïste pour invoquer la paix sur Abomey et sur tout le Bénin.
Durant quinze jours, la commémoration du bicentenaire du sacre du roi Guézo, 9e souverain du royaume du Danxomè, aura été une occasion de retrouvailles et de raffermissement des liens fraternels entre les descendants de ce monarque et les frères et sœurs d’Abomey. Le palais de Guézo à Abomey était devenu le lieu de tous les rendez-vous aussi bien cultuels que culturels prévus dans le cadre des manifestations. Des rendez-vous très importants qui ont été marqués par la présence effective des notables et dignitaires d’Abomey avec aux premières loges les membres du comité préparatoire présidé par Daah Miminvo Yamongbè Guézo.
Il s’agissait, pour eux, d’atteindre les objectifs fixés à cette commémoration. Comme l’a indiqué Daah Afinhomin Ahanhanzo Glèlè, président d’honneur du bicentenaire, « les colons français s’étaient mobilisés pour célébrer en 1958 le centenaire de la mort du roi Guézo. C’est donc un défi qu’il faut relever en organisant une grande et belle fête pour notre roi maintenant qu’il nous revient à nous-mêmes de le faire». Et le comité d’organisation présidé par Daah Miminvo Yamongbè Guézo n’est pas peu fier de la réussite de ce bicentenaire qui a connu « un succès éclatant, à en juger par la mobilisation populaire enregistrée à chaque étape du programme ». Puis, à Daah Yamongbè Guézo de rappeler qu’au lancement de cette commémoration, le 3 novembre, il avait indiqué qu'en décidant de célébrer dada Guézo, l'objectif était d’avoir une meilleure connaissance de l'histoire des peuples, notamment ceux du Bénin. « Nous voici à la fin de quinze jours de célébration du bicentenaire du sacre du roi Guézo, quinze jours d'évocation de nos souverains, à travers louanges, chants et danses. Quinze jours au cours desquels, nous avons sacrifié à notre devoir de mémoire vis-à-vis d'eux, par les cérémonies cultuelles », s’est-il réjoui.
D’Abomey à Cotonou en passant par Porto-Novo
Pour le président du comité préparatoire qui a clôturé les manifestations, réussir à dérouler le programme établi n’était pas un pari gagné d’avance, et beaucoup n’y croyaient pas tant les contingences potentielles étaient importantes. Mais grâce à Dieu et aux mânes des ancêtres, à l'accompagnement des bonnes volontés, « nous sommes parvenus à célébrer dada Guézo à Abomey, Agbangnizoun, Tindji, Cotonou, Porto-Novo et Cana. Le seul point noir sur le tableau, c’est que les organisateurs n’ont pas pu célébrer dada Guézo à Sigbomin à Ouidah comme prévu au programme, malgré toutes les dispositions prises. Les problèmes de succession dans la famille de Souza ne l’ont pas permis ».
Il faut noter que tout au long de la célébration de ce bicentenaire, le public a eu droit à une exposition sur la vie et l’œuvre de Guézo tenue par le chercheur en histoire, Toussaint Ahomagnon. C'était une autre façon de raconter l’histoire de Danxomè en utilisant comme sources authentiques les chants, les panégyriques, les louanges, les noms forts, les cimetières, les Kassinto, le Kpanligan, les temples et les hommes, les bas-reliefs, et autres. Cette activité a offert une occasion d’enseignement sans équivoque de l’histoire, la vraie, inspirée des sources constituées que les acteurs du passé ont léguées à la postérité.
Cultes et cultures revisités
Il a été organisé aussi une compétition inter-collèges sur la danse Zinli royale et les panégyriques de dada Ghézo. Le lycée Mafory Bangoura d’Abomey a été le lauréat dans les deux catégories en raflant les meilleurs prix.
Le public a eu également droit à des spectacles de danses traditionnelles, royales et de cour telles que le Ado de Sinwé, le Jijihun de Zado, le Gokwé de Gbendo, le Vihoun de Tindji, le Hwissodji de Djimè, le Alokpè de Sonou, le Gbendoun de Hounli, et autres.
En ce qui concerne les cultes, il y a eu les libations dites "Gbébiobio" auprès des rois Houégbadja, Agadja, Agonglo et Guézo. Puis, les cérémonies dites Ganmèvo, Djahuhu, Ahanbiba, l'évocation des mémoires des 12 rois du Danxomè par le Kpalingan.
S’agissant des autres confessions religieuses, notamment musulmane et catholique, elles ont été aussi de la partie. Le vendredi, c’est un collège d’imams qui a dirigé la prière au palais de Gbècon-Hounli. Les imams Ganiou A.A. Debally de la mosquée centrale de Djègbé, Illiassou Nondichao de la mosquée centrale de Malè et Amadou Nondichao de Zongo ont été conviés à cette communion pour invoquer la paix sur la cité royale et le Bénin. En récitant les sourates du Saint Coran chapitres 18 et 36, ils ont rappelé les bonnes relations qui existaient entre les anciens rois et la communauté musulmane. Des monarques qui avaient aussi compris que l’islam est la religion de la tolérance, de la miséricorde et de la paix.
Allant dans le même sens, les responsables de l’Eglise catholique, avec à leur tête l’évêque d’Abomey, Mgr Eugène Cyrille Houndékon, ont célébré une messe dans la matinée du samedi pour implorer la bénédiction divine sur les descendants de Guézo, la cité royale et sur tout le Bénin. Ici aussi, le collège de célébrants a rappelé les bonnes relations qui ont toujours existé entre les rois de Danxomè, notamment le roi Guézo et l’Eglise catholique. La preuve en est que le roi Guézo s’était même fait baptiser comme bien d’autres en prenant un prénom chrétien et a même concédé un domaine à l’Eglise à Abomey.
Dans son mot de clôture, Daah Yamongbè Guézo n’a pas caché sa joie pour le succès des manifestations du bicentenaire. Il conclut en remerciant « spécialement les descendants de toutes les lignées royales, qui n'ont ménagé aucun effort pour que la fête soit belle. Et de rendre un hommage mérité au président Patrice Talon et au président de l'Assemblée nationale, Adrien Houngbédji pour leurs divers conseils et soutiens »?
Qui était Guézo ?
Selon l’histoire, à la mort d’Agonglo, ses deux fils lui ont succédé. Il s’agit d’Adandozan (1797-1818) et de Guézo (1818-1858). Ils réutilisèrent son palais en procédant seulement à des réaménagements. Ceci correspond à une période très particulière dans l’histoire du royaume. En effet, Adandozan était réticent à poursuivre certaines pratiques liées au culte voué aux ancêtres et les sacrifices qui lui étaient associés. Il s’affirma aussi être anti-esclavagiste et alla jusqu’à provoquer sa communauté en vendant sa mère et en emprisonnant son frère Guézo à qui le trône était déjà prédestiné.
Alors, en prison, Guézo se lie d’amitié avec Félix Francisco de Souza, un grand négociant de Ouidah. Avec son aide, il fomenta un coup, prit le pouvoir et bannit Adandozan et l’ensemble de sa lignée. Une parenthèse dans cette royauté.
Outre la promotion de l’agriculture, Guézo a accordé une place de choix à la gent féminine. Il a formé l’armée des amazones. Des amazones qui se considéraient plus fortes et plus courageuses que les hommes au combat. Des témoignages font état de ce que celles-ci «prônaient un renversement des valeurs et la division du travail ». Plus téméraires, elles n’hésitaient même pas à clamer « …Que les hommes restent !Qu’ils cultivent le maïs ! Et fassent pousser les palmiers ! Nous, nous partons à la guerre ». Et ce ne fut pas sans le soutien du roi Guézo. VS

Cotonou abrite, le samedi 8 décembre prochain, la 5e édition des meilleurs modèles de ponctualité dénommé Best Model of Punctuality 2018. Après la phase des dépôts de dossiers qui s’est achevée le 15 septembre dernier, 20 personnes ont été présélectionnées pour prendre part à la grande finale.
Les 20 personnes sélectionnées par un jury de haut niveau dans 7 catégories prendront part à la 5e édition du programme Best Model of Punctuality 2018. La présente édition revêt un cachet spécial. Car les meilleurs seront récompensés au cours d’un dîner de gala auquel peut prendre part toute personne désireuse de soutenir cet événement. Selon la directrice exécutive, Michaëlle Gayet, le programme Best Model of Punctuality (Bmp) se veut être la contribution de l’Ong à la promotion de la bonne gestion du temps et de la ponctualité qui sont des facteurs de développement.
Pour la directrice exécutive de l’Ong Be the Best (Soyons les meilleurs), les présélectionnés disposent de valeurs positives et agissent en adéquation avec les quatre valeurs fondamentales de l’Ong Be the Best à savoir la ponctualité, l’innovation, le professionnalisme, et l’excellence. Avant la grande soirée de récompense, les votes en ligne sont ouverts depuis quelques semaines et se poursuivent jusqu’au 18 novembre prochain. Il faut tout de même noter que les lauréats de cette édition repartiront chez eux avec des trophées mais aussi des lots offerts par les différents partenaires de l’événement.

La préfecture de Lokossa a servi de cadre, mardi 13 novembre dernier à une cérémonie de remise de Plans de développement communaux (Pdc) pour le compte du département du Mono. Cette activité porte à sept les communes du Mono et du Couffo ayant réussi à actualiser le document programmatique de leurs actions de développement.
L'article 84 de la loi n°97-029 du 15 janvier 1999 portant organisation des communes en République du Bénin dispose que « La commune élabore et adopte son plan de développement. Elle veille à son exécution en harmonie avec les orientations nationales en vue d’assurer les meilleures conditions de vie à l’ensemble de la population… ». Déférant à cette obligation légale, les douze communes des départements du Mono et du Couffo se dotent de leur Plan de développement communal (Pdc), un document qui a une durée de vie limitée. «En 2015, la plupart des Pdc de la deuxième génération sont arrivés à expiration et il a été difficile d’élaborer un autre, et donc difficile d'investir dans les communes concernées », confesse le maire d’Athiémé, Joseph Anani, président du Groupement intercommunal du Mono pour saluer l’accompagnement de l’Agence de la Coopération belge, Enabel, qui a permis de lever déjà cette difficulté au niveau de quelques communes.
Tour à tour le représentant de chacune des communes d'Athiemé, de Bopa et de Houéyogbé a réceptionné un lot de tirages du Pdc en plus de sa version électronique et un guide d’élaboration. Cette cérémonie de remise couronne le processus d’élaboration du Pdc enclenché, plusieurs mois plus tôt, dans les communes à l’honneur. « Avec cette remise officielle du document, Enabel vient de s'acquitter entièrement de son engagement», s’est félicité Salami Tenakah, représentant l’agence de la Coopération belge. A l’en croire, le matériel offert doit servir aux activités de vulgarisation, puis à mobiliser des fonds aux plans interne et international en vue de financer les programmes et projets de développement qui y sont contenus.
Insistant sur la suite à donner à la mise en place des Pdc, le secrétaire général de la préfecture, Arnaud Agon, rappelle que le développement est l’affaire de tous et que nul ne sera de trop dans l’atteinte de cet objectif noble d'offrir de meilleures conditions de vie aux communautés à la base. Il n’a pas manqué d’assurer que les Pdc concernés par la présente cérémonie ont été approuvés par la préfecture à la suite de leur adoption par les conseils communaux respectifs. « J’ai donc une idée précise de leur qualité, de leur conformité au guide et de leur cohérence aux autres documents de planification au niveau départemental, national et sectoriel », gage le secrétaire général de la préfecture de Lokossa.
Cette remise porte à sept les communes du Mono et du Couffo qui se sont soumis avec succès au processus d’élaboration de leur Pdc, troisième génération. Pour le compte du Couffo, la même cérémonie avait été précédemment organisée au profit des communes d’Aplahoué, de Klouékanmè, de Lalo et de Toviklin.

Le directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso et le Togo, Pierre Laporte, est à Cotonou pour une visite de quelques jours pour constater l’évolution des projets qu’appuie l’institution au Bénin. Accompagné de la représentante-résidente de la Banque mondiale au Bénin, Katrina Sharkey, il a effectué, hier jeudi, une visite à Igbola dans la commune de Sakété, pour voir ce qui se fait concrètement dans le cadre du Programme multisectoriel d’alimentation, de santé et de nutrition (Pmasn).
La Banque mondiale est l’une des institutions qui financent le Programme multisectoriel d’alimentation, de santé et de nutrition (Pmasn). Ledit programme destiné à la réduction de la malnutrition est en cours dans quarante communes sur les soixante-dix-sept que compte le Bénin.
Au cours de sa visite au Bénin, le directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Bénin, le Togo, le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire a choisi de visiter le village d’Igbola dans la commune de Sakété, les acteurs locaux du Pmasn pour voir ce qui a été fait.
Le maire de Sakété, Pierre Ayéladé Adéchy, salue cette initiative qui vient, selon lui, bouter hors de la région la malnutrition qui a causé tant de ravages dans les familles. Il a pris l’engagement que la mairie de Sakété veillera à mettre plus de moyens pour combattre la malnutrition dans sa commune.
Le préfet du département du Plateau, Valère Sêtonnougbo affirme que la malnutrition, il y a quelques années, est criante.
« Mais avec la mise en place des commissions communales contre ce fléau, la situation a commencé à s’améliorer », dit-il.
Le préfet Valère Sêtonnougbo a rassuré son hôte qu’il suit avec attention la situation dans les quatre communes concernées par le programme dans son département et surtout qu’il veille à ce que chaque commune prenne en compte le volet nutrition à travers une ligne budgétaire. Il prend l’engagement de veiller à ce que les communes s’impliquent davantage dans la nutrition.
Le préfet du Plateau a par ailleurs salué l’initiative des cantines scolaires par le gouvernement pour favoriser la nutrition dans nos écoles.
Le chef du village d’Igbola, Ossé Lazare affirme qu’avant l’arrivée du programme dans son village, la mort fréquente des enfants était liée à la sorcellerie, mais avec ce projet, toute la population d’Igbola a compris que les causes des décès sont dues à la malnutrition. Avec le programme, un groupe d’assistance en nutrition est installé dans chaque hameau pour conseiller et assister les villageois.
Françoise Odounharo, l’une des bénéficiaires témoigne, avec son enfant de quelques mois tenu dans les bras que c’est grâce à ce programme que son enfant a pu avoir le lait maternel pour rester en vie.
Le secrétaire permanent de la cellule de l’alimentation et de la nutrition, Roch Mongbo se réjouit de cette visite qui permettra à l’équipe de la Banque mondiale qui accompagne cette opération de venir toucher du doigt les réalisations de ce programme qui permet aux enfants de connaître une pleine croissance.
Le directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso et le Togo, Pierre Laporte s’est dit très impressionné et très satisfait de ce qu’il a vu sur le terrain.
Il rappelle qu’au niveau national, c’est un projet qui crée trois cents mille emplois dans cent quatre-vingt mille ménages. Un résultat impressionnant pour le futur, selon lui.
Pierre Laporte annonce que pour le futur, la Banque mondiale envisage de renforcer cet appui avec un autre projet, cette fois-ci dans le domaine de l’éducation.