La Nation Bénin...



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Nouvelles

Lutte contre la corruption : La cellule de dénonciation, un outil efficace de prévention
C’est au cours de sa rencontre itinérante avec les professionnels des médias, vendredi 21 janvier dernier, que Wilfried Léandre Houngbédji a expliqué les tenants et les aboutissants de la nouvelle cellule de dénonciation créée à la Présidence de la République. Annoncée au terme du dernier Conseil des ministres, on en sait un peu plus sur la nouvelle Cellule d’analyse et de traitement des plaintes et dénonciations installée à la Présidence de la République, un outil d’appui à la lutte contre la corruption et la mauvaise gouvernance. Et c’est Wilfried Léandre Houngbédji qui informe de la composition de cette équipe. « Elle sera composée d’un coordonnateur et d’un comité de supervision de cinq membres », révèle le secrétaire général adjoint et porte-parole du gouvernement lors de sa rencontre hebdomadaire avec les professionnels des médias au siège du journal « Le Béninois libéré ». Puis il justifie le nombre assez restreint des membres de l’équipe qui devra recevoir et traiter les plaintes et dénonciations « à l’encontre de tout agent public, quel que soit son niveau de responsabilité ». Cet effectif dénote la volonté affichée du chef de l’Etat d’avoir un outil efficace pouvant donner très rapidement des résultats probants. Mais le porte-parole du gouvernement garde encore le secret sur l’identité des personnes qui constitueront cette cellule qui a pour vocation de renforcer le système de prévention de la corruption. « Je ne vous dis pas les personnes qui sont dans la cellule », a-t-il dit. Par contre, Wilfried Léandre Houngbédji insiste sur le bien-fondé de la cellule. « Il nous est fait le reproche que nous ne mettons pas suffisamment l’accent sur la prévention. Aujourd’hui on va davantage mettre l’accent sur la prévention. Cela veut dire que le gouvernement et son chef sont à l’écoute de l’opinion », a-t-il déclaré. Avec cette cellule, tout citoyen qui a de réelles informations sur des agents publics mêlés à des faits de corruption, de mauvaise gouvernance, de détournement de biens publics… pourra saisir sans intermédiaire la présidence de la République pour les dénoncer. Mieux encore, l’anonymat pourra être requis par les dénonciateurs s’ils le veulent. Mais cette mesure de protection des informateurs ne sera pas une caution à la calomnie et à la délation. « On accordera du crédit à toutes les dénonciations qui interviendront. Elles seront traitées mais le dispositif existe pour filtrer les dénonciations calomnieuses, donc non fondées dont on ne prendra pas compte », précise le secrétaire général adjoint du gouvernement. C’est donc un dispositif performant, crédible et impénétrable aux règlements de compte, qui sera aux mains des citoyens pour appuyer le gouvernement dans sa lutte effrénée contre la corruption. Mais une question demeure. Comment saisir la cellule ? Wilfried Léandre Houngbédji y répond : « concernant les mécanismes de saisine, il va y avoir très certainement une ligne verte, un numéro ou des numéros dédiés. Il va y avoir une plateforme qui est déjà en cours de conception ». Il faut préciser que la cellule nouvellement créée sera opérationnalisée par le secrétaire général de la Présidence de la République et le coordonnateur du Bureau d’analyse et d’investigation. Cette structure naissante a pour attributions d’analyser les plaintes et dénonciations ainsi que les éléments de preuve fournis par les plaignants ou dénonciateurs, d’inciter les citoyens à surveiller la reddition de comptes par les personnes investies de responsabilités publiques et de mettre en place un mécanisme renforcé d’investigation sur les cas présumés de corruption. Elle a également pour compétences de proposer les modalités de poursuite pour chaque cas et de renseigner sur les suites données aux plaintes et dénonciations avérées. Actualités 25 janv. 2022


Situation politique au Burkina Faso : La Cedeao annonce un sommet extraordinaire
Les chefs d'Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao) vont se pencher sur la situation politique au Burkina Faso, dans les prochains jours. C'est du moins ce qu'annonce l'organisation sous-régionale à travers un communiqué en date de ce mardi 25 décembre. Dans le texte rendu public, la Cedeao dit noter que malgré les appels au calme et au respect de la légalité constitutionnelle, lancés par la communauté régionale et internationale, la situation au Burkina Faso est caractérisée par un coup d'Etat militaire, lundi 24 janvier 2022, suite à la démission du président Roch Marc Christian Kaboré. Une démission obtenue sous la menace, l'intimidation et la pression des militaires après deux jours de mutinerie, déplore le même communiqué. D'après plusieurs observateurs avertis, il n'est pas exclu que ce sommet débouche sur l'envoi d'un émissaire à Ouagadougou pour rencontrer la junte au pouvoir, et la prise d'une première série de sanctions contre les putschistes, comme l'on a pu l'observer dans les cas malien et guinéen. Actualités 25 janv. 2022


Animation de la vie politique : Moele Bénin décline sa feuille de route pour 2023
Du 29 au 30 janvier prochain, se tiendra à Dassa, le troisième congrès extraordinaire du parti ‘’Mouvement des élites engagées pour l’émancipation du Bénin’’ (Moele Bénin). Juste Agnoro, secrétaire général dudit parti, reçu dimanche 23 janvier dernier sur l’émission ‘’Zone franche de Canal 3’’, a évoqué les différents points à aborder au cours des assises et exposé les stratégies en vue d’affronter sereinement le scrutin législatif de 2023. Les élections législatives de 2023 s’approchent à grands pas et le parti ‘’Mouvement des élites engagées pour l’émancipation du Bénin’’ (Moele Bénin) peaufine ses stratégies de conquête de l’électorat. Sur le terrain, le parti organise plusieurs activités. Au nombre de celles-ci, son congrès extraordinaire qui se tiendra à Dassa les 29 et 30 janvier prochains. Les points inscrits à l’ordre du jour, sont, entre autres, l’amendement des textes, la traduction en langues nationales des statuts, règlement intérieur et devises du parti ainsi que les stratégies à développer pour obtenir la victoire au soir des législatives de 2023. Juste Agnoro, secrétaire général de Moele Bénin, souligne que le parti est debout et continue d’occuper l’espace politique. «Le congrès se tient à Dassa et c’est une ville carrefour. Avec l’envergure nationale que prend le parti, nous aurons à accueillir des militants qui viennent du Nord et du Sud. Nous voyons bien que Dassa constitue la ville qui va nous permettre d’obtenir ce rendez-vous du donner et du recevoir», explique-t-il. Au cours de ce congrès, seront présents les membres du bureau politique national, les coordonnateurs départementaux, les délégués et vice-délégués ainsi que les coordonnateurs communaux. « Dans nos textes, le congrès ordinaire et le congrès extraordinaire vont nous permettre de pouvoir entériner les décisions qui ont été prises au conseil national tenu à Azovè, le 24 juillet 2021», informe-t-il. Poursuivant ses explications, Juste Agnoro note que le parti Moele Bénin est dans l’innovation. Et en cela, indique-t-il, il a été décidé de traduire les textes du parti dans dix langues nationales afin de populariser le message qu’ils véhiculent à l’endroit des Béninoises et des Béninois et asseoir un militantisme solide. « Nous prônons la consommation locale à Moele Bénin et il est important que nous consommions nos propres langues. C’est à travers nos langues que nous allons traduire nos pensées en matière de développement. C’est une dynamique que nous avons instaurée et que nous entretenons à Moele Bénin. Le choix des langues a été fondé sur un travail que nous avons effectué avec la direction de l’Alphabétisation. Les militants vont se retrouver à travers ces langues afin de comprendre les enjeux auxquels nous aspirons pour que le parti puisse rayonner davantage », explique-t-il. Toujours au front « 2023, c’est maintenant ». Sur ce point, le secrétaire général du parti affirme que Moele Bénin n’a pas de répit. Le parti, à l’en croire, travaille au jour le jour pour gagner sa place à l’hémicycle en 2023. « Je suis tenté de dire qu’à Moele Bénin, nous avons des militants 90 poumons », lance-t-il. Juste Agnoro souligne que le parti est toujours au front en train de susciter l’adhésion des Béninoises et des Béninois au niveau de l’animation de la vie politique. « 2023, c’est effectivement maintenant et le parti fait tout ce qu’il faut pour être apprécié de tous. Un autre concept sera déployé pour aller vers 2023 à savoir ‘’Mon Bénin inclusif’’. A travers ce concept, nous voulons dire que toutes les catégories sociales sont importantes pour que nous puissions gagner au niveau de Moele-Bénin », poursuit-il. En tant que parti soutenant les réformes en cours au Bénin, Moele Bénin est une force politique qui entretient des relations très sympathiques avec les autres formations politiques. Le secrétaire général du parti l’a fait savoir au cours de l’émission. Il annonce qu’en tant que défenseur de l’ordre républicain, toutes les forces politiques du pays, que ce soit de la mouvance ou de l’opposition seront présentes au prochain congrès de Moele Bénin. Actualités 25 janv. 2022


Desmond Tutu, une autorité morale exceptionnelle
Le 26 décembre 2021, le monde entier a réagi par rapport au décès de l’archevêque anglican de la ville du Cap, Desmond Tutu. En dehors des réactions internationales suscitées par le décès de Nelson Mandela en décembre 2013, la disparition d’aucun autre lutteur historique anti-apartheid, n’a entrainé autant de commentaires et d’hommages à travers le monde que celle de cet archevêque. Icône de la lutte contre l’injustice, la ségrégation raciale, cet homme, exploitant son autorité spirituelle, a connu une vie militante et morale exemplaire. Résolument engagé dans la lutte contre le développement séparé sur une base raciale, Tutu peut être comparé aux combattants de la liberté comme Mandela et Steve Biko. Sa formation de serviteur de Dieu a certainement contribué à son caractère de défenseur des faibles et des opprimés, des victimes de l’injustice et de la domination fondée sur l’inégalité des races. Dans cette optique, le président Ramaphosa disait qu’il était «un homme d’une intelligence extraordinaire, intègre et invincible contre les forces de l’apartheid, il était aussi tendre et vulnérable dans sa compassion pour ceux qui avaient souffert de l’oppression, de l’injustice et de la violence sous l’apartheid, et pour les opprimés et les oppresseurs du monde entier ». Devenu la voix du militantisme anti-apartheid pendant l’incarcération de Mandela qu’il n’avait jamais rencontré et dont il épouse les idées, Desmond Tutu plaide pour une action ferme mais non violente. Cette méthode pacifique de lutte lui a valu de recevoir en 1984 le prix Nobel de la paix. Il organise des marches pacifiques contre la ségrégation et plaide pour des sanctions internationales contre le régime blanc d’Afrique du Sud. A la différence d’autres combattants, sa robe et l’Autorité spirituelle qu’il incarne lui ont épargné la prison. Toutefois, il a connu des arrestations de courte durée et sans importance.Pendant longtemps il prêchait dans le désert sans se décourager. A force de détermination et de persévérance, il a fini par être écouté par le régime blanc. En vertu du défenseur de la justice, la vérité, et du pardon qu’il était, le président Mandela lui a confié la présidence de la Commission vérité et réconciliation, mise en place en 1995. Ayant pour mission de faire le point des violations des droits de l’homme et des crimes commis par le régime de la minorité blanche pendant l’apartheid, cette commission a créé l’occasion de mettre face à face les victimes et leurs bourreaux. Ses travaux ont permis à l’Afrique du Sud d’éviter après la libération, d’être dans une position embarrassante et fragile, en ce sens que grâce à cette Commission, le pays a pu tourner la page de la haine raciale. Pendant trois ans, 30 000 personnes ont été écoutées par cette structure. Au cours des travaux, les victimes ont décrit avec douleur les tortures qu’elles ont subies. Les bourreaux quant à eux ont reconnu ces atrocités. Face à la description émouvante et révoltante des maltraitances inhumaines et dégradantes dont des milliers de Sud-Africains de race noire en majorité et jaune, ont été l’objet pendant des décennies, Desmond Tutu ne pouvait pas retenir ses larmes. Toutefois, inspiré par sa foi profonde, il s’est prononcé contre des procès en justice pour prêcher le pardon, ce qui a permis aux milliers de coupables de bénéficier de l’amnistie. Sa détermination à militer pour la justice et l’égalité des races, sa foi dans le service spirituel lui ont valu d’être nommé en 1975, doyen du diocèse de Johannesburg, officiant alors à la cathédrale anglicane Sainte-Marie. Il fut le premier Noir à occuper ce poste. En vue d’être toujours proche des opprimés qu’il défendait, il refuse d’occuper un logement de fonction luxueux lié à son prestigieux poste, pour s’installer dans un quartier de Soweto, le ghetto des Noirs qui a connu en 1976 de sanglantes émeutes ayant fait des centaines de morts, du fait de la répression systématique et sauvage de la police blanche. De cette nouvelle fonction considérée comme une plateforme idéale et respectée, il s’en est servi pour défendre résolument les droits des populations noires et dénoncer le régime inégalitaire de l’apartheid. Il ne manque aucune occasion pour mettre à nu le système ségrégationniste. En tant que personnalité respectable et intègre, il a connu plusieurs promotions. En 1978, il devient secrétaire général du conseil œcuménique d’Afrique du Sud, ce qui renforce encore sa stature de personnalité intouchable et de défenseur des Noirs. Bien qu’il n’ait pas encore rencontré Mandela détenu en prison, il partageait pleinement ses fortes convictions. En 1986, il est devenu Archevêque de la ville du Cap, poste le plus élevé de l’église anglicane sud-africaine. Un an plus tard, il est nommé président de la conférence de toutes les églises du pays, poste qu’il a occupé jusqu’en 1996. Sa popularité, son aura en Afrique du Sud, sa reconnaissance internationale, lui ont permis de jouer un rôle déterminant dans le démantèlement de l’apartheid. Volubile, malicieux et comédien à souhait, l’archevêque du Cap était la voix des sans-voix, qui ne manquait aucune opportunité pour tancer les politiques d’où qu’ils viennent. Son impartialité légendaire, son objectivité notoire et son franc-parler inspiré de la vérité, lui ont valu la haine de ceux qui se servent du mensonge et de l’injustice pour tromper les citoyens. Après sa renonciation à la fonction archiépiscopale, fidèle à ses convictions, il poursuit son engagement pour la paix et la justice. Aussi, a-t-il dénoncé l’Anc en critiquant les errements de l’ancien président Thabo Mbeki dans la lutte contre le Sida et aussi la corruption du temps du Président Jacob Zuma. Il a été déçu des comportements des nouveaux dirigeants de ce parti dont il dénonce aussi la dérive autoritaire et la propension à la corruption. Ce franc-parler lui a coûté de n’être pas invité aux obsèques de son ami Mandela. Sur le plan international, il s’est fait une réputation. C’est ainsi qu’il n’a pas hésité à critiquer en son temps, les violations des droits de l’homme par le régime du président Mugabe au Zimbabwe. Comparant à l’apartheid, le traitement réservé par Israël aux Palestiniens, il s’est rendu en 2004 à Jérusalem et dans les territoires arabes occupés, plaidant pour des sanctions économiques contre l’Etat juif et son boycottage sur le plan sportif. En 2010, il s’est attaqué à Vladimir Poutine pour sa guerre en Tchétchénie. Il dénonça en 2017 la situation des Rohingyas en Birmanie. En 2012, il refusa de participer en Afrique du Sud à une conférence publique avec Tony Blair dont il condamne le rôle dans l’invasion de l’Irak menée sur la base du mensonge. D’après lui, Georges W. Bush et Tony Blair devraient être déférés devant la Cpi pour une guerre qui a déstabilisé et polarisé le monde. Il a par ailleurs soutenu le combat mondial des femmes contre le sort des enfants au travail et la crise de l’environnement. Par une pétition signée de 200 000 personnes, il réclama « une vraie justice climatique ». Ses actions, très nombreuses qu’on ne peut tout citer ici, lui ont valu un très grand respect dans son pays et à l’étranger, de même que de nombreuses distinctions dont deux méritent d’être citées: le prix Nobel de la paix en 1964 et en 2003, le du prix américain Templeton, le plus richement doté du monde (Un million d’Euros), pour son œuvre en faveur de l’amour et du pardon. Pour lui « la réconciliation doit combiner vérité et pardon ». Voilà ce qu’a été l’homme dont la disparition à 90 ans, au lendemain de la fête de Noël, a mérité de multiples hommages de la part des hautes personnalités d’Afrique et du monde. Le président sud-africain Cyril Ramaphosa considère sa mort comme « un nouveau chapitre de deuil dans l’adieu de notre nation à une génération de Sud-Africains exceptionnels qui nous ont légué une Afrique du Sud libérée ». De son côté, l’archevêque anglican du Cap, Thabo Makgoba déclarait : « En tant que chrétiens et croyants, nous devons aussi célébrer la vie d’un homme profondément spirituel dont l’Alpha et l’Oméga étaient sa relation avec notre créateur ». Desmond Tutu fait partie des grandes consciences morales. Jusqu’à son dernier souffle, il a dénoncé les injustices et critiqué tous les pouvoirs oppressants et autoritaires. Durant l’audience qu’il nous a accordée le 31 Juillet 2003, nous avons été impressionné par son humanisme, son amour du prochain et surtout sa foi en Dieu. Il est resté fidèle à ces valeurs durant toute sa vie, raison pour laquelle sa mort a eu tant d’échos dans le monde. Au fil des multiples combats qu’il a menés pour la dignité humaine, le pardon et la réconciliation, il est devenu la référence bienveillante d’une nation en reconstruction, la conscience morale d’un pays autrefois en proie aux démons du développement séparé racial. Jusqu’à ses obsèques le 1er janvier 2022, un élément de ses valeurs morales, à savoir l’humilité, est apparu à travers la simplicité de son cercueil en bois blanc ordinaire. Par l’aquamation, une méthode funéraire très verte, une nouvelle technique de crémation par l’eau, l’homme de Dieu confirme ainsi que « vanité des vanités, tout est vanité ». Toute sa vie et ses œuvres véhiculaient des messages. L’un d’entre eux est que sans être un politicien, un serviteur de Dieu peut contribuer activement et efficacement à la lutte contre l’injustice, l’inégalité sociale, la domination d’une race par une autre, la pauvreté, la corruption et l’arbitraire. A cette lutte il a participé tant dans son pays qu’à l’étranger, sans jamais chercher un poste politique qu’il pouvait facilement avoir s’il le voulait. L’enseignement qui s’en dégage est que Tutu est un homme de principe, fidèle et jaloux de ses idéaux qu’il défendait sans s’attendre à une contrepartie. Il s’est servi de ses convictions spirituelles inspirées du livre saint, pour militer en faveur du bienêtre et de la dignité de l’homme sur cette terre, tâche parfaitement conforme à sa mission épiscopale. En dénonçant les guerres dans différentes régions du monde, en fustigeant l’injustice, la pauvreté et les actes immoraux qui se développent de nos jours, le pape François s’attelle à la même tâche. Il n’y a donc pas d’antinomie entre la mission spirituelle d’un homme de Dieu et la recherche d’alternatives aux problèmes de l’être humain en général, à ceux des pauvres et des opprimés en particulier. Un autre message qui découle de la vie de l’archevêque émérite du Cap, et qui est une confirmation de la vérité, est que la lutte pour une cause juste finit par être victorieuse pour peu qu’il y a la persévérance, la ferme détermination et l’esprit de sacrifice. Enfin, cet homme qui a baptisé son pays « Nation Arc-en-ciel » en raison des différentes races que compte sa population (Noirs, Blancs, Indiens), recommande aux générations actuelle et futures, l’usage du pardon, une force et une puissance libératrice qui reçoivent toujours la bénédiction du tout-puissant. Le succès qu’a connu la Commission vérité et réconciliation, relève surtout du pardon qu’il a recommandé au pouvoir d’accorder aux bourreaux de l’apartheid, ce qui a été fait par une amnistie en faveur de tous les coupables, très nombreux. Sur ce plan en particulier, il est en parfaite harmonie avec son ami Nelson Mandela, un autre apôtre du pardon, que n’oublieront jamais les Blancs sud-africains à qui il a sauvé la vie, grâce à son indulgence. Cette sagesse a permis de rejeter systématiquement les règlements de comptes qui pourraient engendrer des guerres civiles regrettables. Par ses qualités morales, l’Afrique du Sud et le monde entier se souviendront toujours de Desmond Tutu, une Autorité morale exceptionnelle. Ce qui suit l’homme à sa mort, ce ne sont pas les réalisations socio-économiques faites, les biens et fortunes accumulés de son vivant (autant de choses que le peuple oublie vite parce que ce n’est pas extraordinaire), mais plutôt ses valeurs morales qui laissent des traces indélébiles et marquent l’esprit de la population. Il est à espérer que l’œuvre et la vie de Desmond Tutu deviennent une source d’inspiration pour la jeunesse mondiale en général, celle du continent africain et de la nation arc-en- ciel, en particuliern *Ancien Ambassadeur du Bénin en Afrique du Sud, Spécialiste des questions internationales. Jean-Pierre A. EDON Société 25 janv. 2022


Quarts de finale de la Can Total Energies, Cameroun 2021: La Gambie et le Cameroun passent
Le Cameroun, pays organisateur de la Can Total Energies 2021 et la Gambie se qualifient pour les quarts de finale. Ces deux équipes qui ont respectivement disposé des Comores et de la Guinée se retrouveront à cette étape de la compétition pour une place en demi-finale. Les Lions indomptables ont eu du mal à prendre le dessus sur les Comores, considérés au départ comme le petit poucet à ce rendez-vous. Pourtant réduits à dix, suite à l’expulsion de Nadjim Abdou à la 7e min du match, et avec un gardien de but de circonstance Chaker Alhadhur très héroïque, les Cœlacanthes ont tenu la dragée haute aux coéquipiers de Vincent Aboubakar et de Karl Toko-Ekambi, les deux buteurs du jour, manquant de peu de revenir au score en fin de partie. C’est après avoir réduit le score (2-1) par l’intermédiaire du capitaine Youssouf M’changama sur un magnifique coup franc. Une sacrée performance de la part d’une nation partie pour être la victime expiatoire de l’ogre camerounais. La Gambie, à la surprise générale, s’est imposée à la Guinée que nombre d’observateurs du football citaient comme un favori de cette confrontation. Pour leur première participation à la messe du foot africain, les Scorpions ont piégé le Syli national conduit par Nabil Kéïta. Sur un but de Musa Barrow à la 71e min, ils voient s’ouvrir grandement les portes des quarts de finale. Dès l’entame du match, les hommes de Tom Saintfiet, sélectionneur, ont joué crânement leurs chances, opposant à l’adversaire rigueur et tactique d’un jeu porté vers l’avant. Ce qui justifie d’ailleurs leur domination sur la partie. Très en jambes, ils mettront en échec toutes velléités des Guinéens de revenir au score.   Sports 25 janv. 2022


Maroc # Malawi : Les Lions de l’Atlas sous la menace des Flames
L’orgueil des Lions de l’Atlas du Maroc et l’enthousiasme des Flames du Malawi. C’est ce à quoi, il faudra s’attendre ce soir à partir de 20 heures au stade Ahmadou Ahidjo, à l’occasion du huitième de finale qui oppose ces deux sélections. Grandes seront les retrouvailles, ce soir à partir de 20 heures au stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé, entre les Lions de l’Atlas du Maroc et les Flames du Malawi. Ce sera pour une place en quart de finale de la Can TotalEnergies, Cameroun 2021. En effet, pour atteindre ce stade de la compétition, les Marocains arrivés en tête du groupe C, ne se sont contentés que de deux victoires et d’un match nul en phase de poules. Quant aux Malawiens, ils se sont qualifiés en tant que meilleur troisième dans le groupe B, avec 4 points. C’est la première fois, en effet, que les Flames emmenés par Mario Marinica parviennent à sortir de la phase de groupes. Mis en confiance, après leur nul (0-0) face aux Lions de la Téranga du Sénégal, ils croient désormais en leurs chances d’aller un peu plus loin dans la compétition. Plus que des trouble-fêtes, ils comptent sur leur discipline tactique. En face, les poulains de Vahid Halilhodzic, au risque de connaître une nouvelle fois la déception de 2019 à ce même stade de la compétition (c’était contre les Ecureuils du Bénin aux tirs au but), doivent faire preuve de sérieux et de rigueur dans leur jeu. Pour ne pas avoir le profil bas ou à nourrir des regrets, En-Nesyri, Achraf Hakimi, Amrabat, Yassine Bounou et leurs coéquipiers savent donc à quoi s’en tenir. En neuf matches disputés entre les deux sélections, le Maroc a remporté six victoires contre une seule pour le Malawi et deux nuls. Leur dernière confrontation remonte au 13 novembre 2018 au Malawi. Elles avaient été contraintes au partage des points (0-0). C’était dans le cadre des qualifications pour la Can Egypte 2019. Lors du match aller joué le 7 septembre 2018 à Casablanca, le Maroc n’avait pas fait de détail en l’emportant (3-0). Que le Maroc se qualifie pour les quarts de finale, c’est la hiérarchie qui aurait été respectée. Mais l’évènement, ce serait la victoire du Malawi. Sports 25 janv. 2022



Atelier de cadrage du projet e-Education : Optimiser les systèmes d’information de gestion des acteurs
En présence de ses collègues des trois ordres d’enseignement, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, a présidé, vendredi 21 janvier dernier, à Cotonou, la cérémonie de lancement de l’atelier de cadrage du projet e-Education. A cette occasion, les ministres ont donné les orientations aux acteurs du numérique et de l’éducation en vue de la mise en œuvre du projet. Projet transversal impliquant le ministère du Numérique et de la Digitalisation et les ministères en charge des trois ordres d’enseignement, e-Education a été au cœur d’un atelier de cadrage, vendredi 21 janvier dernier à Cotonou. « Notre dynamique est de mettre le numérique au service de l’éducation afin de permettre à l’éducation de tirer meilleur profit du numérique », a déclaré Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation au lancement des travaux. Selon elle, engagé depuis 2016 dans la modernisation du secteur de l’éducation-formation, le gouvernement du président Patrice Talon ayant consenti de forts investissements dans la mise en place des infrastructures, plateformes et solutions numériques n’entend pas s’arrêter en si bon chemin. Pour elle, la meilleure transmission du savoir à travers les services et outils du numérique est plus que jamais possible au Bénin. « Nous sommes convaincus que le numérique peut offrir des opportunités à l’éducation », a-t-elle ajouté. A l’en croire, beaucoup de projets du gouvernement dans ce secteur génèrent des résultats et il va falloir unifier et optimiser les systèmes d’information de gestion des élèves, des étudiants et du personnel d’encadrement en vue de permettre une meilleure gouvernance financière et statistique dans le système éducatif béninois. « Il faut que nous arrivions à avoir une boussole pour l’ensemble des projets du secteur de l’éducation » , a-t-elle préconisé. Aristide Adjinakou, directeur des opérations de l’Assi se félicite de la mobilisation des acteurs du numérique et de la digitalisation ainsi que ceux de l’éducation autour de cet atelier au terme duquel des fondamentaux du système d’information à mettre en place ainsi qu’une feuille de route du projet e-Education seront définis. « Notre défi est entre autres de préparer les enfants à utiliser les technologies, d’améliorer la gestion du système éducatif béninois, le suivi des apprenants et de fiabiliser les diplômes », a-t-il confié avant d’énumérer les avantages du numérique pour les apprenants, les enseignants et le personnel d’encadrement. Pour lui, cette étude qui va durer trois mois va permettre d’harmoniser les initiatives dans les secteurs de l’éducation et du numérique. C’est le lieu pour Salimane Karimou, ministre des Enseignements maternel et primaire, de saluer les acteurs ayant contribué à l’organisation de ces assises avant de solliciter leur accompagnement pour l’atteinte des objectifs. « J’invite tous les cadres à jouer leur partition et à faire preuve d’ouverture d’esprit pour l’atteinte de meilleurs résultats pour le bonheur du système éducatif béninois », a-t-il souhaité. Abondant dans le même sens, Eléonore Yayi Ladekan, ministre de l’Enseignement supérieur et Kouaro Yves Chabi de la Formation professionnelle comptent sur la collaboration entre les hauts cadres des universités, les équipes de l’Assi et les experts du cabinet recruté pour l’aboutissement du projet. Société 25 janv. 2022


Infractions à la loi sur l’hygiène publique : 20 % du produit des amendes aux communes
La loi n°2022-04 portant hygiène publique adoptée par le Parlement, le 20 janvier dernier, va contribuer au renflouement des caisses des collectivités locales qui bénéficient de 20 % du produit des amendes prononcées en application de ce texte. La loi sur l’hygiène publique est une véritable aubaine pour les caisses des mairies. Elle offre des avantages aux communes chargées de la promouvoir et de préserver la santé des populations. A ce titre, le texte s’applique notamment à l’hygiène sur les voies et les places publiques; l’hygiène des piscines et des baignades; l’hygiène des habitations; l’hygiène des denrées alimentaires; l’hygiène de l’eau; l’hygiène des installations industrielles et commerciales; l’hygiène des établissements des différents ordres d’enseignement et des établissements sanitaires; l’hygiène des enceintes carcérales; l’hygiène des bâtiments publics; l’hygiène du milieu naturel; l’hygiène menstruelle; l’hygiène sonore; l’hygiène des morgues et l’hygiène des cimetières. L’implication des collectivités locales dans la mise en œuvre efficace de cette loi est mise en exergue dans le texte. Les communes sont attendues pour initier des actions et appliquer la loi en déférant les contrevenants devant la justice pour plus d’efficacité et d’impact sur leur territoire de compétence. Cette mission n’est pas gratuite. En effet, la loi a prévu, en son article 192, que 20 % du produit issu des amendes prononcées en application du texte soient accordés aux collectivités locales. Les 80 % restants sont répartis à raison de 30 % au profit du Trésor public, 25 % au ministère chargé de la Santé et 25 % au ministère en charge du Cadre de vie. Les ristournes versées aux mairies devraient servir à financer les opérations de désinfection, de désinsectisation et de dératisation, précise la loi. Et les 25 % attribués au ministère de la Santé sont prévus pour concourir au fonctionnement de la Police sanitaire et autres opérations nécessaires liées à l’hygiène du milieu. Ces fonds constitueront une bouffée d’oxygène pour les caisses des mairies. Puisqu’ils viendront élargir dorénavant l’éventail des sources de revenus des communes. D’autant que la loi amende pour tout acte susceptible de porter atteinte à l’hygiène publique. La loi prévoit par exemple que nul n’a le droit d’obstruer les voies publiques et les canaux d’écoulement. Il est interdit d’uriner ou de déféquer aux abords des voies publiques et sur les places publiques. Mieux, il est interdit de se laver, de laver les ustensiles, les linges, les engins, les véhicules et autres sur les voies et places publiques ; de jeter ou d’enfouir les cadavres d’animaux, les dépouilles de toute nature et les ordures ménagères sur les voies publiques ; de rejeter des eaux usées de quelque origine que ce soit, des graisses, des huiles de vidange, des excréments sur les voies et places publiques, dans les caniveaux et les cours d’eau. Il est interdit de laisser les animaux en divagation sur les voies et places publiques. Les animaux destinés à l’abattage sont conduits dans un lieu prédéfini, en respectant les horaires de passage fixés par l’autorité administrative compétente. Les infractions sont passibles de paiement d’amendes sans préjudice de poursuites pénales dans certains cas. Les amendes vont de 30 mille à cinq millions F Cfa payables au Trésor public. Et les peines vont d’un mois à cinq ans d’emprisonnement ferme. Les infractions en matière d’hygiène publique sont constatées par procès-verbal établi par les personnels de la Police sanitaire habilités. Le contrôle et l’inspection de l’application des mesures d’hygiène publique sont constatés par les agents de sécurité publique ou tout agent de Police sanitaire désigné par le ministre chargé de la Santé. Ces agents compétents ont libre accès aux heures légales, à tous les établissements, aux installations et aux domaines publics et privés pour y effectuer les visites ou inspections nécessaires au contrôle de l’application des mesures d’hygiène publique. Les heures légales d’accès aux locaux sont comprises entre 6 heures et 21 heures. En dehors de ces heures légales, tout accès est subordonné à une autorisation de l’autorité judiciaire compétente, précise la loi. Actualités 25 janv. 2022


Vote de la loi sur l’hygiène publique : Une nouvelle ère pour la lutte contre la pollution
Le vote de la loi n°2022-04 portant hygiène publique en République du Bénin intervient dans un contexte où l’aménagement des infrastructures sociocommunautaires a pris un nouvel envol sous le régime du Nouveau départ. Mieux, les questions liées à la protection de l’environnement retiennent l’attention sur le plan international. Cela présage une intensification de la lutte contre la pollution et pour la protection du cadre de vie. Avec le vote de la loi n°2022-04 portant hygiène publique en République du Bénin, les défenseurs de la cause environnementale n’en seraient que satisfaits mais au-delà, la vie serait davantage préservée. C’est une évidence que l’hygiène publique n’est pas la chose la mieux partagée sous nos cieux, et en dépit des efforts consentis par les pouvoirs publics, notamment avec le déploiement des agents de la Société de gestion des déchets et de la salubrité du Grand Nokoué (Sgds-gn), les fruits peinent à tenir la promesse des fleurs. L’on peut encore se souvenir du tollé général suscité par la bataille de l’ex-procureur de Cotonou et actuel procureur spécial de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), Mario Mètonou contre les indélicats. Pourtant, il était à l’avant-garde de la sauvegarde du patrimoine commun, dans sa lutte contre les dépôts sauvages d’ordures. Encore aujourd’hui, il faudra, dans l’intérêt général, poursuivre cette lutte pour le maintien d’un cadre de vie sain. Les mauvaises habitudes ont la peau dure mais au bout de l’effort, on atteint les objectifs. Déjà, la Police sanitaire et la Police environnementale sont fusionnées pour plus d’efficacité. « Les ressources humaines qui étaient au niveau de la Police sanitaire sont mises à la disposition du ministère du Cadre de vie pour que dans les grandes villes, la Police environnementale puisse veiller au respect des lois et règlements qui régissent l’hygiène publique», avait déclaré le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, à l’occasion du vote de la loi sur l’hygiène publique. Les garde-fous du législateur donneront sans doute un nouvel élan aux actions pour le respect des normes. En responsabilisant davantage les collectivités décentralisées dans la promotion de l’hygiène, le législateur a réaffirmé sa volonté de voir le cadre de vie s’assainir dans les coins les plus reculés. Les questions relatives à l’hygiène des bâtiments publics, des établissements des différents ordres d’enseignement, l’hygiène des établissements sanitaires, des centres de détention, la gestion des cadavres et des morgues et la gestion de l’hygiène menstruelle de la femme, ne sont pas du reste. Quand on sait que la gestion des cadavres et des morgues demeure une équation difficile à résoudre en matière de respect de l’environnement, on peut bien s’attendre à une révolution dans le secteur. En attendant la promulgation et les décrets d’application de la nouvelle loi sur l’hygiène publique en République du Bénin, qui abroge les dispositions de la loi n°87-015 du 21 septembre 1987 en déphasage avec les défis de l’heure, il parait évident que la lutte contre la pollution de l’environnement a de beaux jours devant elle. « Nous avons compris la nécessité d’avoir ce code de l’hygiène publique pour que notre pays ait un bon visage en phase avec ses ambitions. L’essentiel sera de corser les mécanismes qui vont obliger les populations à respecter les différentes lignes de cette loi…», soutient l’honorable Eustache Akpovi, qui plaide aux côtés de ses pairs pour une application stricte de la loi après une forte vulgarisation et sensibilisation des populations. Actualités 25 janv. 2022


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