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Nouvelles

Can 2021 : Les tenants du titre éliminés
Battus par la Côte d’Ivoire (3-1), les Fennecs de l’Algérie, champions en titre, sont éliminés de la Coupe d’Afrique des Nations. Menés (3-0) sur des réalisations de Franck Kessié (22e), Ibrahim Sangaré (39e) et Nicolas Pépé (54e), les tenants du titre ont réduit le score grâce à une tête de Sofiane Bendebka (73e). Comme en 1992, les Fennecs de l’Algérie, tenants du titre, sortent de la Coupe d’Afrique des Nations 2021 au premier tour. Contraints de remporter cette partie, les Fennecs, sous la pression d'une élimination précoce du tournoi, n’ont pas pu résister aux Eléphants qui devraient prendre leur revanche. Ce sont d’ailleurs les Algériens qui se sont lancés vers le camp ivoirien dès le coup d'envoi donné par l'arbitre sud-africain Victor Gomes. Tout de suite, les Fennecs se portent vers l'avant et obtiennent un premier coup franc plein axe (1re). Riyad Mahrez tente sa chance, mais le ballon est repoussé par le mur ivoirien (3e). Réponse du berger à la bergère, les Eléphants vont réagir pour s’offrir la première occasion chaude de la partie. Auteur d'une bonne récupération et d'un joli numéro du côté gauche, Ghislain Konan pénètre dans la surface avant de trouver Nicolas Pépé au point de pénalty. L'ex-pensionnaire de la Ligue 1 reprend en première intention, mais son tir passe largement au-dessus des cages de Raïs M'Bolhi (8e). Quelques instants plus tard, Nicolas Pépé signe la première frappe cadrée de ce choc, bien captée par le portier algérien (18e). En guise de réponse, Ismaël Bennacer trouve le poteau ivoirien sur corner (21e). C’est alors que la Côte d'Ivoire va débloquer les compteurs. Au terme d'un excellent mouvement collectif, Max-Alain Gradel lance l'intenable Nicolas Pépé sur le côté droit dans la surface de réparation. L'attaquant d'Arsenal fixe Abdelkader Bedrane avant de décaler Franck Kessié en retrait, qui propulse le cuir au fond des filets (22e, 1-0). Les Algériens après cette ouverture, du score tentent tant bien que mal de revenir dans la partie. Mais en vain. Sur un coup franc tiré par Serge Aurier du côté droit, Ibrahim Sangaré échappe au marquage défensif et se retrouve seul au second poteau. D'un coup de tête dévastateur, l'attaquant crucifie Raïs M'Bolhi et assomme l'Algérie (39e, 2-0). Après le break, la Côte d'Ivoire va poursuivre avec son festival offensif jusqu’à mettre le 3e but. Après une bonne récupération au milieu de terrain, Sébastien Haller décale Nicolas Pépé sur le côté droit. L'attaquant des Gunners entre dans la surface de réparation et enfume son vis-à-vis avant d'enrouler du gauche (54e). Suite à un corner dans le camp ivoirien, le ballon atterrit sur Aïssa Mandi. Il remet pour Sofiane Bendebka qui n'a plus qu'à pousser le ballon au fond des filets à la 73e minute pour permettre à l’Algérie d’espérer. Mais, les Eléphants vont conserver leur avantage jusqu’à la fin de la partie. L’Algérie, tenante du titre, termine 4e de son groupe derrière la Côte d'Ivoire (1re), la Guinée équatoriale (2e) et la Sierra Leone (3e) et sort par la petite porte. Sports 21 janv. 2022


15e journée de la Ligue Pro : Loto-Popo Fc s’offre une précieuse victoire
Loto-Popo Football club s’est imposé à l’Union sportive Baboni (Usb), mercredi 19 janvier, au stade municipal de Grand-Popo lors de la 15e journée de la Ligue Pro de football du Bénin. Ce succès a été possible grâce au doublé de Faïzou Kpara respectivement aux 40e et 85e minutes. Vainqueur depuis la 12e journée, Loto-Popo Fc s’est débarrassée de l’Union sportive Baboni (Usb), mercredi 19 janvier, au stade municipal de Grand-Popo lors de la 15e journée de la Ligue Pro de football du Bénin. A trois journées de la fin de la compétition, les Loto-boys qui n’avaient plus droit à l’erreur ont assuré en s’offrant une belle victoire. En effet, poussés par leur public qui a effectué le déplacement des grands jours, les locaux ont lancé les hostilités en allant très tôt à l’assaut des buts adverses. Avec un pressing haut, Faïsal Bachir s’offre la première occasion de la partie. Mais, il perd son face-à-face avec Ludovic Carlos Alla qui réussit à se dégager. Les hommes de la « Maison de la chance » vont enchainer les offensives sur le flanc droit grâce à Abdoulaye Zakiou en feu. Les visiteurs vont s’étouffer au bout de la demi-heure de jeu. A la 40e minute, Abdoulaye Zakiou prend de vitesse la défense de l’Usb et sert un caviar à Faïzou Kpara. Ludovic est battu et Loto-Popo prend l’avantage et le conserve jusqu’à la mi-temps. A la reprise, les Loto-boys vont revenir avec les mêmes intentions. Patrick Sèdjamè et ses coéquipiers enchaînent les séries de passes pour déstabiliser davantage leurs adversaires. Ils privent les visiteurs du ballon avec des occasions nettes sans danger pour l’Usb. L’Union sportive Baboni va subir, mais il faut attendre la 85e minute pour voir le but du break. Entré en cours de jeu, Gilbert Adangnandé retrouve Faïzou Kpara à la retombée. Le tir de l’avant-centre des Verts ne laisse aucune chance au gardien de but remplaçant du club de Parakou. Faizou Kpara signe son premier doublé de la saison. A 2-0, le match est plié mais le spectacle devient encore intéressant avec Nourou Soualiou pour son retour en championnat. Les dix dernières minutes seront difficiles pour les visiteurs. Avec cette victoire, Loto-Popo consolide sa quatrième place dans la zone B avec 22 points + 5 au compteur, en attendant son déplacement le week-end prochain à Aplahoué où il est attendu lors de la 16e journée par Dadjè Fc. Sports 21 janv. 2022


Zone industrielle Glo-Djigbé-Zè : Les travaux de la première tranche exécutés à 75 %
Notaires et assureurs étaient hier, jeudi 20 janvier, sur le site de la Zone industrielle Glo-djigbé Zè (Gdiz) pour constater la révolution qui s’y prépare et y jouer leur partition. Ils étaient allés voir un potentiel réservoir d’opportunités d’affaires pour leurs corporations respectives. Mais sur le site de la Zone industrielle Glo Djigbé Zè (Gdiz), les membres des bureaux de la Chambre des notaires et de l’Association des sociétés d’assurance du Bénin se sont laissés séduire par le pragmatisme des responsables de l’infrastructure, la célérité dans les travaux de construction et la vision futuriste du gouvernement. « Même en suivant les explications des responsables de la zone industrielle devant la maquette, nous ne croyions pas voir ce dont nous avons été témoins sur le chantier. Le Bénin du futur est là », confesse maître Olagninka Salam, membre de la délégation des notaires. Il en arrive à cette conclusion après avoir participé ce jeudi 20 janvier aux échanges avec Laurent Gangbes, directeur général de l’Agence de promotion des investissements et des exportations (Apiex) et Létondji Béhéton, directeur général de la Société d’investissement et de promotion de l’industrie (Sipi) et fait une visite guidée des 400 hectares en exploitation sur un total de 1640 hectares. Au cours de la tournée qui a duré une trentaine de minutes, les visiteurs ont vite compris que l’immeuble en construction juste derrière l’entrée principale de la Zone industrielle servira de bâtiment administratif dans quelques semaines. « Ce sera le guichet unique », renseigne Laurent Gangbes. Dans ce bloc administratif, les usagers trouveront les bureaux de tous les services dont ils solliciteront les prestations. A quelques encablures de ce bureau, les ouvriers sont à l’œuvre sur le vaste espace dédié au centre commercial. Banques, notaires, avocats, restaurateurs et autres y prendront leurs quartiers. « L’objectif, c’est que les travailleurs de la Zone industrielle ne soient pas obligés de sortir de l’enceinte pour satisfaire leurs besoins vitaux », explique Létondji Béhéton. Un peu plus loin, jour et nuit, des maçons s’affairent aux travaux de finition des premiers entrepôts destinés à la conservation des matières premières des usines qui seront implantées. Et cela ne devrait pas durer. Dans 18 mois, trois unités intégrées de fabrication de textiles et quatre unités de confection de vêtements seront fonctionnelles sur le site. Le processus de recrutement du personnel de ces entreprises est d’ailleurs amorcé. Ces agents recrutés seront formés dans un centre en construction dans la Zone industrielle. Notaires et assureurs ont constaté l’évolution de cette infrastructure en gestation. Une base de sapeurs-pompiers déjà achevée, un poste de police, des agences de sécurité privée, un hôtel, six sous-stations électriques, cinq water tank d’une capacité d’un million de litres, un centre de santé, un port sec, un parc à camions, une forêt sacrée… Rien ne manquera dans la Zone industrielle ayant pour vocation d’être la première de ce standing en Afrique. Prêt pour la révolution Sur le parc industriel de Glo-Djigbé Zè, une vingtaine de réservations sont déjà faites. Ceci pour un coût total de 247 milliards F Cfa. « La progression des travaux de construction de la Gdiz est estimée à 75 % pour la première phase portant sur 400 hectares », indique le directeur d’Apiex. Dans un délai assez court, les activités vont commencer et l’objectif du gouvernement qui est la création d’emplois pour les jeunes et la transformation des produits locaux deviendra réalité. Sur place, les usines de transformation de coton, de cajou, de manioc, de tomate et autres vont se côtoyer pour le bien de l’économie nationale et le bonheur des jeunes qui y travailleront. C’est justement pour que les professions organisées soient informées de cette révolution industrielle et en profitent que des visites sont organisées à leur intention. Selon les responsables de Gdiz, ces acteurs socioéconomiques pourront ainsi comprendre et assimiler le projet et apprécier les opportunités que leur offre le parc industriel. Et c’était bien pertinent ! « Nous voulons ici et maintenant avoir les conditions pour acquérir une parcelle et implanter des locaux pour la Chambre des notaires», a répété sans cesse maître Olagninka Salam, très enthousiasmé, à l’instar des autres membres de la délégation. Même engagement chez les assureurs. « L’intérêt des assureurs pour ce grand projet n’est plus à démontrer. Nous protégeons les investissements. Les investissements qui vont se faire ici ne peuvent l’être sans les assureurs. Nous prenons toute notre place dans cet investissement qui se fait sur les lieux. Nous y avons tout intérêt », a rassuré Edmond Bossou, président de l’Association des sociétés d’assurance du Bénin. A en croire les responsables de la Gdiz, les visites vont se poursuivre avec d’autres corporations, toujours dans la même dynamique. Société 21 janv. 2022


Exercice illégal de la profession d’expert-comptable : L’Oecca-Bénin sonne l’alerte contre « les braconniers du chiffre »
Les prestataires comptables illégaux sont dans le collimateur de l’Ordre des experts-comptables et comptables agréés du Bénin (Oecca-Bénin). Le Conseil de l’Ordre était face à la presse, ce jeudi 20 janvier à Cotonou, pour alerter l’opinion publique et surtout mettre en garde les «braconniers du chiffre ». Des indépendants avec ou sans le diplôme requis et n’appartenant pas à l’Ordre professionnel proposent des services d’expertise-comptable aux entreprises, en violation de la loi. Face au phénomène qui prend de l’ampleur, le Conseil de l’Ordre des experts-comptables et comptables agréés du Bénin (Oecca-Bénin) a décidé de donner l’alerte aux entreprises qui ne devront plus déléguer leurs prestations comptables à un non-membre de l’Ordre sans compétence, sans assurance professionnelle. Il est monté au créneau, ce jeudi à Cotonou à travers une conférence de presse, pour dénoncer l’usurpation de titre et surtout mettre en garde ceux qui vont s’entêter dans l’infraction d’exercice illégal de la profession comptable qui est réglementée par la loi n° 2004-003 du 27 avril 2006. La prérogative d’exercice du métier d’expert-comptable relève d’un monopole exclusivement conféré aux membres de l’Ordre. « L’exercice illégal, la couverture ou la complicité de cette infraction représentent une concurrence déloyale vis-à-vis des membres de l’Oecca-Bénin », relève Serge Armand Codo, président de l’Ordre. « L’intervention des illégaux, poursuit-il, fragilise l’assiette fiscale et sociale et met en danger l’économie nationale en ce sens qu’elle empêche l’établissement de comptes fiables, sincères et transparents indispensables à la confiance entre les différents agents économiques, sans laquelle la croissance n’est pas envisageable. » Au nombre des dommages causés aux entreprises par les illégaux et qui sont souvent dramatiques, le conférencier cite : les états financiers tronqués, les déclarations sociales et fiscales totalement erronées, les conseils inappropriés. Ces actes répréhensibles seront combattus avec la dernière rigueur, menace-t-il, afin de permettre aux vrais experts-comptables de jouir de leur prérogative et à l’Etat de percevoir les recettes fiscales nécessaires au financement du développement de la nation. Lutte sans merci A en croire le président de l’Oecca-Bénin, l’année 2022 marquera un tournant décisif dans la lutte contre les illégaux. « Les états financiers relatifs à l’exercice clos le 31 décembre 2021 ne sauraient être établis dans l’illégalité », annonce-t-il. Les illégaux sont visés tout comme les experts-comptables stagiaires, les experts comptables diplômés non inscrits à l’Oecca-Bénin ainsi que les membres de l’Ordre complices qui attestent les états financiers présentés par les non-professionnels, indique Blaise Atihou, ancien vice-président de l’Oecca-Bénin, président de la Commission de défense du monopole et des intérêts professionnels. Il en est de même des diverses structures qui se cachent derrière les dénominations de bureaux d’études, bureaux de gestion, bureaux ou cabinets de fiscalité mais qui tiennent des comptabilités, ajoute-t-il. « Les premiers acteurs devant lutter contre le fléau sont les membres de l’Ordre », lance Thomas Azandossessi, commissaire du gouvernement auprès du Conseil de l’Oecca-Bénin, saluant la démarche de la nouvelle équipe. « L’illégalité va disparaître tout simplement quand les experts-comptables ou comptables agréés vont cesser de signer de façon anormale ou complaisante les états financiers élaborés ailleurs qui leur sont présentés », insiste-t-il. Il appelle à un examen de conscience de chacun et au respect du Code de déontologie et d’éthique qui régit la profession. L’exercice illégal de la profession comptable libérale est réprimé par le Code pénal, en ses articles 442 et 443. Le délit peut être puni d’un emprisonnement allant de 6 mois à 5 ans, sans préjudice de la peine de faux si l’acte porte le caractère de ce crime et d’une amende de 50 000 à 250 000 F Cfa. Société 21 janv. 2022


Conseil économique et social : Les vœux du personnel et des conseillers à Tabé Gbian
Le président du Conseil économique et social (Ces), Augustin Tabé Gbian, a reçu, ce jeudi 20 janvier, au siège de l’institution, les vœux de nouvel an du personnel administratif et militaire, et des conseillers du Ces. A son tour, il leur a formulé ses bons vœux pour la nouvelle année. Echange de vœux dans une ambiance bon enfant au Conseil économique et social (Ces). Une fois encore, le président de l’institution, Augustin Tabé Gbian, a reçu l’onction de ses collaborateurs pour 2022. Charlemagne Tomavo, secrétaire général du Ces, formule au président ses vœux les plus chers ainsi qu’à à tous les conseillers de l’institution et souhaite que Dieu le tout puissant continue de les guider et éclairer dans leur délicate tâche pour la nation. Il témoigne également la reconnaissance des personnels civil et militaire à Augustin Tabé Gbian notamment pour la confiance qu’il a bien voulu placer en eux pour servir à ses côtés et partager avec lui la vision qu’il imprime à la 6e mandature du Ces. Faisant le bilan de l’année écoulée, Charlemagne Tomavo et ses pairs notent avec satisfaction la réalisation de presque toutes les activités prévues dans le Plan de travail annuel, ceci, malgré les restrictions liées à la Covid-19. Il cite au passage quelques-unes des activités mises en œuvre en 2021 comme celles liées à l’amélioration des conditions de travail des personnels civil et militaire. A sa suite, Claude Balogoun, trésorier général du Ces, porte-parole des conseillers formule ces mêmes vœux à l’endroit des personnels civil et militaire de l’institution. Pour 2021, il se souvient de la disparition tragique de l’ancien vice-président, Nestor Wadagni, et de quelques activités essentielles menées. Le bilan est élogieux au regard des points énumérés ses propos. Vœux réciproques ! Après avoir adressé sa reconnaissance aux conseillers et agents civils et militaires, pour leurs bons vœux, Augustin Tabé Gbian leur formule à son tour ses vœux de nouvel an et les remercie pour le bilan élogieux qu’ils ont présenté au titre des activités menées en 2021. « Je me dois à la vérité, que toutes ces initiatives n’ont été concrétisées que grâce à la contribution de tout un chacun de vous. C’est ensemble que nous avons relevé ces défis et ce n’est qu’ensemble que nous ferons du Ces, une institution incontournable dans le paysage institutionnel de notre pays », a-t-il reconnu. Pour encore plus de succès, personnels civil et militaire et conseillers ont réaffirmé leur détermination et leur disponibilité à accompagner le président du Ces pour la concrétisation de ses ambitions de construction et d’édification de l’institution. Actualités 21 janv. 2022


7e revue annuelle des réformes et programmes de l’Uemoa : Un taux de mise en œuvre satisfaisant au Bénin
Le Bénin a fait de remarquables efforts dans la transposition des réformes, politiques, programmes et projets communautaires de l’Union économique et monétaire ouest-africaine. C’est ce qui ressort de la septième revue annuelle dont les conclusions ont été analysées, hier jeudi 20 janvier à Cotonou, par la Commission de l’Uemoa et une délégation gouvernementale. « La présente revue fait ressortir, après la phase technique, des résultats globalement satisfaisants pour le Bénin. Nous sommes à 76 % de taux de mise en œuvre des politiques, programmes et réformes communautaires », a soutenu le président de la Commission de l’Uemoa. La phase politique de la septième revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets communautaires de l’Uemoa au Bénin a eu lieu hier sous la conduite d'Abdoulaye Diop, président de la Commission de l’Uemoa et Romuald Wadagni, ministre d’Etat en charge de l’Economie et des Finances. La délégation de l’Uemoa et celle du gouvernement béninois ont passé en revue les résultats de l’évaluation de la mise en œuvre des réformes, politiques et programmes communautaires au Bénin au titre de l’année 2021. Dans son mot introductif, le président de la Commission de l’Uemoa a salué les progrès remarquables du Bénin dans les domaines de la gouvernance et de la convergence économiques qui sont, précise-t-il, des domaines sensibles. Il fait ensuite observer que le Bénin a également progressé dans la lutte contre le blanchiment, la passation des marchés publics et sur d’autres aspects. Les conclusions de cette septième revue font également ressortir, dans un certain nombre de secteurs, des défis sur lesquels le gouvernement béninois devra travailler. La restitution des travaux techniques qui a suivi la phase protocolaire a d’ailleurs permis aux différents ministres de prendre connaissance des améliorations notées dans leurs secteurs et des efforts à faire pour consolider davantage les progrès enregistrés. Romuald Wadagni, ministre d’Etat chargé de l’Economie et des Finances a encouragé l’Uemoa pour sa solidarité et son accompagnement en cette période où le Bénin comme les autres pays de la sous-région, doit faire face à plusieurs défis notamment d’ordre sanitaire, sécuritaire et économique. Il a formulé des vœux de prospérité à l’institution communautaire. A noter que la phase politique de cette septième revue annuelle fait suite aux travaux des experts qui se sont déroulés du 8 au 10 novembre dernier à Cotonou. A l’issue des échanges, et conformément à l’Acte additionnel instituant cette revue, le président de la Commission de l’Uemoa et le ministre d’Etat chargé de l’Economie et des Finances ont rendu compte des résultats de l’évaluation au chef de l’Etat Patrice Talon. La revue annuelle, faut-il le rappeler, vise à faire le suivi de la transposition des dispositions communautaires dans les pays membres de l’Union. Il s’agit de voir dans quelle mesure et à quel taux les réformes, politiques et programmes de l’Uemoa sont mis en œuvre au plan national; et de relever les difficultés ou insuffisances. Actualités 21 janv. 2022


Réforme de la décentralisation : Les conditions de sanction du secrétaire exécutif
Autant que les autres cadres de l’administration locale, le secrétaire exécutif est susceptible d’être sanctionné dans certaines situations. Avec la promulgation de la loi 2021-14 du 20 décembre 2021 portant Code de l’administration territoriale, le secrétaire exécutif prend entièrement sa place au sein de l’administration des collectivités territoriales. Malgré les avantages que lui confère la loi, le secrétaire exécutif peut s’exposer à des sanctions en cas de manquements. Selon le Code, le secrétaire exécutif, bien qu’étant le premier responsable de l’administration des mairies, peut faire l’objet de plusieurs sanctions, selon les cas, conformément au régime de ses responsabilités. « Le secrétaire exécutif est, en sa qualité de fonctionnaire ou d’agent contractuel, punissable du chef des faits constituant une faute disciplinaire en vertu et conformément aux règles statutaires ou stimulations contractuelles auxquelles il est soumis. Toutefois, le secrétaire exécutif peut être révoqué de ses fonctions, pour faute lourde… », stipule l’article 143 du Code de l’administration territoriale. Parlant de faute lourde, il s’agit de tout fait réprimé par la loi pénale et constitutif d’une atteinte à l’honneur ou à la probité, toute violation des règles de déontologie administrative représentant un manquement grave ou un abus de pouvoir, ou qui induit un dysfonctionnement grave dans l’exécution ou le fonctionnement du service public. C’est aussi toute violation des règles de déontologie administrative qui porte gravement atteinte aux intérêts de la commune. Dans l’un ou l’autre de ces cas, c’est le maire qui constate l’infraction, mais il ne peut à lui tout seul décider du sort du secrétaire exécutif. L’article 144 lui impose de saisir le conseil de supervision à qui il incombe de décider « s’il y a lieu à délibérer sur la révocation et saisit le préfet à cette fin ». Plus loin, le même article précise que « la révocation du secrétaire exécutif est décidée par délibérations favorables du préfet d’une part et du conseil de supervision d’autre part, prises en réunion conjointe. La date et le lieu de la réunion sont notifiés au préfet, par le président du conseil de supervision, au moins huit (08) jours avant sa tenue ». Dans la suite de la procédure, le secrétaire exécutif mis en cause a le droit de faire valoir ses moyens de défense auprès du conseil de supervision avant que ce dernier statue et délibère. Mais à terme, c’est au maire de prendre l’acte de révocation du secrétaire exécutif. Et ce n’est pas tout. « Le secrétaire exécutif peut également être révoqué pour faute lourde par décret pris en conseil des ministres, après rapport circonstancié du préfet… », ajoute l’article 145. La révocation, et après ? Dès son éviction, le secrétaire exécutif n’a qu’une seule voie de recours. Non pas sur la révocation elle-même mais sur les implications financières. Selon l’article 146, la décision de révocation du secrétaire exécutif n’est susceptible que d’un recours en indemnité devant la juridiction compétente. Ce recours s’exerce dans les forme et délai de droit commun. Mais avant, il peut saisir, selon le cas, l’administration communale ou le ministre chargé des Finances de sa demande d’indemnité. Par ailleurs, la faute lourde n’est pas le seul motif de révocation du numéro 1 de l’administration des mairies. Bien qu’ayant un large domaine de compétences, le secrétaire exécutif a l’obligation de résultats. Autrement, il s’expose à une sanction de sa hiérarchie. « La procédure disciplinaire en cas de faute lourde est également applicable en cas d’insuffisance de résultats du secrétaire exécutif reprochée par le maire », stipule l’article 147 du Code de l’administration territoriale. Ce faisant, la nouvelle législation qui met le secrétaire exécutif, au cœur du développement local lui impose des actions concrètes qui impactent réellement le quotidien des populations. Ce qui constitue une avancée dans le processus de décentralisation puisqu’en dehors des séances de reddition de comptes, les maires n’avaient pas une obligation de résultats. Dès que la révocation est prononcée, le secrétaire exécutif est remplacé par un directeur du secrétariat exécutif pour une période maximum de quinze jours. Actualités 20 janv. 2022


Abomey-Calavi : Elle tue son enfant en voulant le sanctionner
Triste nouvelle. À Tankpè, dans la commune d'Abomey-Calavi, une femme tue son propre garçon qui lui a dérobé de l'argent. Le drame est survenu alors qu'elle infligeait un châtiment corporel a ce dernier. Filmée, son image est diffusée sur les réseaux sociaux depuis quelques heures. La scène qui s'est déroulée, non loin du marché de Djadjo a été confirmée par le chef quartier, joint au téléphone. Elle a été interpellée par la police. Actualités 20 janv. 2022


Principes de la démocratie : Echanges entre l’ambassadrice des Etats-Unis et Djogbénou
Les principes de la démocratie étaient au cœur des échanges entre l’ambassadrice des Etats-Unis d’Amérique près le Bénin, Patricia Mahoney et le président de la Cour constitutionnelle, Joseph Djogbénou, ce mercredi 19 janvier à Cotonou. Patricia Mahoney, ambas-sadrice des Etats-Unis d’Amérique, en fin de mission au Bénin, est allée faire ses adieux au président de la Cour constitutionnelle, Joseph Djogbénou. Elle renseigne à sa sortie d’audience que les échanges ont porté notamment sur la démocratie. « Nous avons discuté de nos valeurs. Nos deux gouvernements partagent des principes qui sont basés sur des valeurs inscrites dans nos Constitutions », a-t-elle précisé avant d’indiquer que l’importance de la démocratie réside dans le fait qu’il y ait un équilibre entre ceux qui gouvernent et les opposants. Il faut que tous les deux s’expriment, précise Patricia Mahoney. « Le président et moi sommes d’accord que l’importance de la démocratie n’est pas liée aux individus, parce que les individus viennent et partent, mais aux institutions qui durent et restent pour toujours. C’est cela la beauté d’une démocratie », souligne l’ambassadrice des Etats-Unis d’Amérique. Au cours de cette audience avec le président de la Cour constitutionnelle, le professeur Joseph Djogbénou, l’ambassadrice Patricia Mahoney a également fait un tour d'horizon de la coopération entre le Bénin et les Etats-Unis. La diplomate en fin de mission au Bénin avait présenté ses lettres de créance au président Patrice Talon, le 4 juillet 2019. Au moment où elle se prépare à quitter le sol béninois, elle est restée attachée aux domaines prioritaires de son action à la tête de la mission diplomatique américaine au Bénin, notamment la promotion de la démocratie et la bonne gouvernance. Patricia Alice Mahoney est née le 10 février 1959 à Stamford et est titulaire d’un Master obtenu à l’Université d’Hawaï et d’une Licence de Harvard. Mère de trois enfants, l’ambassadrice extraordinaire et plénipotentiaire des Etats-Unis d’Amérique près le Bénin parle le français, le thaï, le népalais et le laotien. Elle était avant sa nomination pour le Bénin, directrice du bureau de l’Asie du sud-est et du Pacifique au département d’Etat de son pays. Elle a reçu plusieurs distinctions honorifiques aussi bien au département d’Etat que dans le milieu académique. Son remplaçant au Bénin est déjà nommé. Mais Patricia Alice Mahoney est loin de se presser les pas. « Je ne suis pas encore morte, je suis encore là… », a-t-elle lancé avec sourire, en réponse à la question relative au jour de son départ de Cotonou. Actualités 20 janv. 2022


Supposée augmentation de taxes : Les clarifications de Nicolas Yénoussi
Dans la loi de finances gestion 2022, aucune taxe n’a augmenté. A l’occasion d’une sortie médiatique, Nicolas Yénoussi, directeur général des Impôts, le clame et donne des explications sur ce qui est source de polémique et d’inquiétudes depuis quelques semaines. « La plupart des taxes avaient toujours existé… Il n’y a pas eu d’augmentation ». Le directeur général des Impôts est formel. La loi n°2021-16 du 23 décembre 2021 portant loi de finances pour la gestion 2022 ne contient pas non plus toutes les taxes étalées sur les réseaux sociaux et qui semblent battre en brèche la logique sociale du gouvernement. Selon Nicolas Yénoussi, « les produits agricoles sont exonérés de tous impôts. La loi de finances a été claire que les entreprises qui exploitent des activités agricoles, d’élevage et de pêche ne payent pas d’impôts, ni les impôts sur le revenu ni la Tva ». Preuve que la taxation n’est pas à la base de la cherté des produits. De la taxation des marches syndicales, des funérailles et autres, le directeur général des Impôts soutient qu’il n’en est rien. Certes, nuance-t-il, « il y a des impôts qui existaient depuis plusieurs années et le gouvernement ne peut les supprimer au risque de porter un coup à la décentralisation ». Dans la dynamique du « hautement social », le gouvernement s’emploie plutôt à déployer des mesures susceptibles de renforcer la résilience des populations et des entreprises victimes des effets pervers de la pandémie du coronavirus qui sévit depuis deux ans. « Le gouvernement a fait l’effort de protéger les industries locales. Des mesures sont prises pour accompagner les entrepreneurs locaux », précise le directeur général des Impôts. On se rappelle la prise en charge par le gouvernement de certaines charges des entreprises et les transferts monétaires effectués en faveur de certains acteurs économiques. Au total, plus de 19 milliards F Cfa ont été décaissés au profit des micro et très petites entreprises des secteurs formel et informel. La cherté expliquée Mais qu’en est-il de la cherté des produits sur le marché ? Nicolas Yénoussi a une explication plus que pertinente. En fait, aux temps forts du Covid-19, développe-t-il, la plupart des usines avaient fermé leurs portes en attendant que la pandémie soit relativement maîtrisée. A présent qu’elles ont repris leurs activités de production, elles reçoivent une forte demande. Conséquence : les moyens de déplacement sont aussi fortement sollicités. La loi de l’offre et de la demande agissant, il est normal que les coûts des déplacements soient élevés. Ce qui ne peut manquer d’avoir des répercussions sur le transport des produits. « Le fret a pris de prix. Et lorsque le commerçant importe et détermine à la fin son coût de revient, il est bien obligé de répercuter cela sur le prix de vente. C’est simplement ce qui se passe et ce n’est pas une spécificité du Bénin. C’est ainsi dans tous les pays actuellement», ajoute le directeur. En dehors de cette situation, Nicolas Yénoussi met en garde les commerçants auteurs de spéculations et d’autres mauvaises pratiques. « Chacun veut profiter de la situation. Certains font la facture normalisée mais font un complément qui ne répond à rien», fait-il remarquer. Malgré ce tableau presque sombre, le directeur général des Impôts reste optimiste. Ce que vivent les consommateurs est passager. « Dans les mois à venir, la situation va s’améliorer», promet-il. Le bout du tunnel ne serait donc pas trop loin. Actualités 20 janv. 2022


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