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Nouvelles

Santé et bien-être des adolescents et jeunes : Care international Bénin lance le projet « Pasaj »
Le projet « Agir pour la santé sexuelle des adolescents et des jeunes » (Pasaj) est entré, depuis hier jeudi 13 janvier, dans sa phase active. C’est une initiative à travers laquelle Care international Bénin s’engage à réduire les comportements sexuels à risques chez les adolescents et jeunes en milieu scolaire et d’apprentissage dans les départements de l’Atlantique et du Couffo. Au profit des jeunes de 10 à 24 ans, Care international Bénin met en œuvre le projet « Agir pour la santé sexuelle des adolescents et des jeunes » (Pasaj). Lancé, hier jeudi 13 janvier 2022, et soutenu par Enabel, il vise à relever les défis de promotion de la santé et du bien-être intégral des adolescents et jeunes. L'enjeu est donc de garantir un avenir radieux et d’assurer une relève de qualité pour le développement du pays. Le Pasaj sera mis en œuvre dans les communes de Ouidah, Allada, Toviklin et Klouékanmey au sud du Bénin. Joyce Sepenoo, directrice pays Care international Bénin/Togo, fait savoir que les questions de santé sexuelle et reproductive des adolescents et jeunes constituent une préoccupation majeure de développement et un problème de santé publique au Bénin. En effet, chaque année, note-t-elle, près de 275 000 adolescentes et jeunes filles tombent enceintes et plus de 73 000 précocement dans les collèges et en milieu non scolaire. Du point de vue des comportements sexuels à risques, il est constaté, selon elle, que le préservatif est très peu utilisé. « 20 % des jeunes femmes et 44 % des jeunes hommes ont entretenu des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois avec un partenaire non marital et non cohabitant et parmi eux, seulement 34 % des femmes et 44 % des hommes ont utilisé un préservatif lors du dernier rapport sexuel », souligne Joyce Sepenoo. Consciente de cette situation, elle dit compter sur l’engagement des acteurs à lever les barrières sociales, structurelles et de genre. Ce qui permettra d’améliorer l’offre de service en santé sexuelle et de la reproduction et d’impulser un changement de comportement durable chez les adolescents et jeunes des communautés ciblées. Mabou Ahokpossi, représentant du directeur général de l’Agence nationale des soins de santé primaire, a rappelé la place de l’éducation à la santé sexuelle et reproductive des adolescents et jeunes dans la politique et les stratégies du ministère de la Santé. Il a promis que le ministère, à travers ses structures décentralisées, ne ménagera aucun effort pour apporter son accompagnement à Care international Bénin et à ses partenaires dans le cadre de la mise en œuvre de ce projet. Santé 14 janv. 2022


Recrutement de 1000 jeunes pour l’industrie textile : La jeunesse de Zè entretenue sur le processus d’inscription
La première phase de recrutement pour le textile, dans la zone industrielle spéciale de Glo-Djigbé, démarre, ce vendredi 14 janvier et prend fin le dimanche 30 prochain. Dans l’après-midi d’hier, les jeunes de la commune de Zè ont été entretenus sur les différentes phases du processus. Trois mille jeunes âgés de 18 à 30 ans, qui savent lire et écrire, seront recrutés d’ici décembre 2022 pour travailler dans des unités de textile. Une première cohorte prend en compte 1 000 jeunes, et les intéressés peuvent s’inscrire jusqu’au 30 janvier prochain, sur la plateforme
www.azoli.bj « Nous sommes en train de construire trois unités textiles et pour bien préparer leur lancement, nous lançons deux unités de formation aux métiers du textile, qui ont une capacité de 3 000 stagiaires et futurs employés. Ces unités seront fonctionnelles à partir d’avril, et nous avons besoin de 1 000 personnes pour avril, 1 000 en août et 1 000 en décembre, soit un total de 3 000 personnes pour le compte de 2022 », a expliqué aux jeunes de la commune de Zè, Inès Mansri, directrice des Ressources humaines de la Société d’investissements et de promotion de l’industrie (Sipi-Bénin). Selon Wilfried Gbessi, représentant de l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi (Anpe), spécifiquement par rapport à cette opération de recrutement de 1 000 jeunes à former sur les métiers du textile, le processus d’enregistrement se fera suivant trois méthodes. Un apurement pour une liste des éligibles La première, l’enregistrement en ligne, accessible à ceux qui disposent d’un portable et ayant l’habileté nécessaire pour directement s’inscrire sur la plateforme www.azoli.bj, en renseignant sur leur identité (nom, prénoms, date et lieu de naissance, localité de résidence…), leur niveau d’instruction et qualification professionnelle. Pour la deuxième méthode, les intéressés peuvent s’enregistrer auprès de l’un des treize antennes de l’Anpe. La troisième possibilité est la mise à disposition par l’Anpe d’agents enregistreurs qui vont parcourir les arrondissements. Et au niveau de Zè, six agents sont déployés à cet effet. Après la phase d’enregistrement, suivra celle de la présélection suivant les critères édictés par le projet. A cette étape, il s’agira de sortir la liste des éligibles en tenant compte de ceux qui sont âgés de 18 à 30 ans, et savent lire et écrire. Mais les candidats ayant tout au moins un niveau secondaire seront mieux lotis. Les présélectionnés seront préparés par l’Anpe à la phase d’entretien, avant d’atterrir à la Société d’investissements et de promotion de l’industrie (Sipi-Bénin). « Il y a tout un accompagnement prévu par le gouvernement pour qu’il y ait un maximum de jeunes qui réussissent à cette opération », a déclaré Wilfried Gbessi. Une certification au terme de la formation Il explique qu’à travers la plateforme www.azoli.bj, l’Anpe travaille à l’insertion professionnelle des demandeurs d'emploi qui se seront enregistrés. Le dispositif a également mis en place un mécanisme local dans chaque commune à travers l’unité de promotion de l’emploi, qui a un représentant au sein du personnel de la commune de Zè. En ce qui concerne le programme de formation, Inès Mansri fait observer qu’il se déroulera en plusieurs étapes. «Il y aura une partie théorique et une incubation, où les stagiaires vont apprendre à manier les machines et outils. Ensuite, une phase de formation sur le tas, c’est-à-dire dans l’environnement de production. Et au bout de cette formation, les personnes qui seront certifiées vont travailler dans les unités de textile avec une certification reconnue au niveau national. L’entretien aura lieu du 15 février au 15 mars, et les personnes retenues recevront leurs contrats de formation les deux dernières semaines de mars », souligne Inès Mansri. A en croire le premier adjoint au maire de la commune de Zè, Antoine Houessou, ce recrutement témoigne de l’attachement du chef de l’Etat à la question de l’emploi des jeunes. Il a donc invité ses administrés à s’inscrire massivement afin que la commune de Zè soit dignement représentée dans ces unités de production qui seront fonctionnelles d’ici peu. Il est à noter que l’Agence de promotion des investissements et des exportations (Apiex) est à l’œuvre aux côtés de Sipi-Bénin et de l’Anpe pour la réussite de l’opération. Actualités 14 janv. 2022


Raymond Assogba au sujet de la célébration du 10 janvier : « Cela fait partie de la reconquête de l’affirmation de soi… »
Le socio-anthropologue Raymond Assogba fait un bilan des célébrations de la fête du Vodoun le 10 janvier depuis son instauration, puis évoque le sens et la portée de cet évènement pour les Béninois en général et les animateurs du culte traditionnel en particulier. La Nation : Une trentaine d’années de célébration de la fête du vodoun. Quel bilan peut-on en faire? Raymond Assogba : Raymond Assogba La première célébration a choqué la religion chrétienne catholique et l’ancien Pape, Jean Paul II, est descendu le 3 février 1993 au Bénin. Il a insisté pour rencontrer les responsables du Vodoun, Sa Majesté Daagbo Hounon Houna II et hounnongan (prêtre vodoun) Guèdèhounguè le 5 février. Au terme de sa visite, Jean Paul II a invité l’épiscopat à entretenir le dialogue interreligieux avec les religions traditionnelles. Cet acte posé par le Pape a rehaussé le Vodoun. Ensuite, le président Mathieu Kérékou a signé, en 1996, le décret d’institutionnalisation des religions traditionnelles. Ce fut une avancée. Mais Mathieu Kérékou ainsi que son successeur, Boni Yayi étaient des évangélistes, et n’assistaient pas aux manifestations officielles de la célébration du Vodoun. Il a fallu attendre 32 ans de célébration avant d’entendre le président Patrice Talon affirmer devant les caméras que la richesse du Bénin, c’est le Vodoun et qu’il allait le promouvoir. Mieux, la Constitution révisée du 7 novembre 2019 a inscrit dans le marbre de la République la reconnaissance des chefs traditionnels. Une autre avancée qui dénote la prise en compte d’une part importante des Béninois. Désormais, ces chefs traditionnels sont reconnus par la Constitution, par la République. Mieux, aujourd’hui au niveau de la santé, il y a eu la reconnaissance de l’exercice de la médecine traditionnelle. Ça veut dire qu’on inscrit au titre des créations, la fabrication de médicaments par les hounnon et hounnongan (prêtre du vodoun), qui connaissent beaucoup de plantes. Il existe donc la production d’une certaine pharmacopée. C’est pour vous dire que le pas a été posé pour amener les vodounon (animateurs du vodoun) à s’organiser pour une visibilité de la reconnaissance de leur catégorie socioprofessionnelle. Ce sont des agents de développement, des industriels aussi parce qu’ils fabriquent des médicaments à base de l’eau. Les premières fabrications étaient à base de sodabi (alcool local), un liquide qui facilite la solidification des vertus des plantes et l’utilisation de ces vertus pour soigner les maladies. Il faut aussi dire que les vodounon servent de repères aux populations. C’est pourquoi, ils ont demandé à avoir une chambre au Parlement, parce qu’il y a des projets qui compromettent l’harmonie de la communauté. Aujourd’hui, on doit tenir compte des paramètres du Vodoun dans l’éducation, la gestion des activités économiques, dans l’organisation politique et ne plus voter des lois qui vont à l’encontre de la philosophie vodoun. Sur le plan universitaire, que nous réserve l’après 10 janvier ? Le 10 janvier, on observe le Vodoun dans sa féerie des danses, des couleurs, des chansons, de la joie, de l’organisation, de la vivacité. Mais est-ce que cela suffit ? Après trois éditions sous forme de conférence du ‘’10 janvier et après’’, nous organisons un colloque scientifique international sur le ‘’10 janvier et après’’. C’est devenu une thématique. Au niveau universitaire, nous sommes en train de faire le travail de réécriture intellectuelle du Bénin. A cette occasion, nous allons réfléchir avec les Hounnongan (prêtres vodoun), les intellectuels, et les savants sur la thématique du 19 au 21 janvier 2022. Au cours de ce colloque, les étudiantes de l’Ecole de boologie d’Adjarra présenteront un ballet sur leur compréhension du Vodoun et son utilité dans l’équilibre de la jeunesse. Ensemble de connaissances ou de divinités, le mot Vodoun donne lieu à plusieurs interprétations. Que peut-on retenir ? Le Vodoun est un mot qui a plusieurs sens. Dans le pays Adja, on dit « voju », qui veut dire ceux qui sont invisibles, qui ne sont pas avec les vivants, mais qui ont une certaine puissance. Dans le pays fon, il a été dit que Vodoun était une religion. Une désignation faite par les missionnaires blancs qui sont venus s’installer au Bénin et qui avaient une mission politique : celle d’amener nos ancêtres de l’époque, il y a bientôt 200 ans, à abandonner leur philosophie, leur culture, et à embrasser la foi qu’ils avaient amenée. Ainsi, en considérant l’histoire de l’arrivée des missionnaires, le Vodoun existait bien avant l’arrivée de la religion. Après avoir essayé de combattre le Vodoun, les missionnaires ont finalement accepté son existence mais ont déclaré qu’il était inférieur à la religion chrétienne parce que l’œuvre du diable. Sauf que, malgré toute leur manœuvre, le Vodoun est resté vodoun, c'est-à-dire une réalité des Béninois que même ceux qui vont à l’église n’ont jamais oubliée. En réalité, le Vodoun est une forme de connaissance. C’est un mot qui rassemble l’ensemble des connaissances que nos ancêtres ont élaborées sur les relations qui existent entre le Béninois et les conditions ambiantes que constitue la nature, c’est-à-dire les règnes minéral, végétal et animal. Il s’agit donc des relations entre nos ancêtres et ces différents règnes. Du point de vue scientifique, le Vodoun est une pensée et c’est par cette pensée que l’ancêtre Houégbadja a pu construire l’Etat du royaume de Danxomè en milieu fon. Le Vodoun est également lié à toutes formes de connaissances en milieu yoruba, chez les batonou, les adja, en ce qui concerne l’utilisation des conditions ambiantes, matérielles pour doter les citoyens d’un ensemble de lois, pour le vivre-ensemble. En définitive, c’est la somme des connaissances rassemblées dans des mots que le français ne peut désigner. C’est l’ensemble des connaissances que l’homme a acquises au contact de l’environnement, ce que nous appelons aujourd’hui écologie. Mais l’on observe que le Vodoun est pluriel. Qu’est-ce qui explique cet état de choses ? Les connaissances sont rangées dans plusieurs concepts. Le Vodoun « hèviosso » symbolise le concept de la justice, le Vodoun « dan » est un concept qui a permis à nos ancêtres de s’adapter aux situations de la vie. Et «dan » en tant que concept leur a permis de rationaliser les activités du commerce, de l’achat et de la vente, sur les places des marchés. Si vous prenez le vodoun « gou », c’est le concept de l’industrialisation. Ce concept a permis à nos ancêtres de développer la technologie, la fabrication des outils aratoires, des outils de production. Le Vodoun « gou » se rapporte à la connaissance du fer qui a favorisé la découverte des premières civilisations qui ont existé. Le Vodoun « tohossou », c’est le concept de la richesse. Quelle est la portée de la célébration du 10 janvier pour les Béninois ? Pour mieux comprendre, il faut remonter à l’histoire qui nous enseigne qu’en 1892, les Français ont déclenché une guerre contre le royaume de Danxomè à la fin du règne de Dada Glèlè en 1888-1889-1890, et le prince Vidaho qui a pris le pouvoir a été confronté à la guerre. Le Vidaho devenu Dada Gbèhanzin, après deux ans de bataille, a finalement décidé de se rendre au colonel Dodds contre la promesse de rencontrer le président français. Mais, au lieu de le diriger vers la France, il a été exilé en Martinique et mourra à Blida en Algérie en 1906. Depuis ce temps, le Vodoun a été exclu de la gestion politique et économique de ce territoire. Ainsi, jusqu’en 1992, ça faisait 98 ans que le Vodoun a été marginalisé dans l’éducation des jeunes Béninois et nos parents ont été à l’école du blanc et dans les églises. Dès lors, il faut considérer que cette fête est la réparation de l’injustice faite aux religions traditionnelles, parce que pendant 98 ans, les Béninois n’ont pas été libres de pratiquer leurs rites, sinon obligés de le faire dans l’anonymat. Aujourd’hui, ils peuvent le faire au grand jour. Cela fait partie de la reconquête de l’affirmation de soi, la fierté de se battre pour ce qu’on est. Le Vodoun n’est pas une croyance mais la totalité des connaissances que nos ancêtres ont acquises sur la vie. Pour les adeptes ou animateurs du Vodoun, c’est une grande joie de ressentir cette liberté de faire les choses sans peur. Le sentiment de redevenir soi-même. Aujourd’hui, on enseigne le Fâ à nos jeunes, les couvents qui constituent des lieux d’éducation et d’instruction ont repris vie. Culture 13 janv. 2022


Prêt de la Boad pour les logements sociaux : Le Parlement prend acte de l’accord déjà exécuté
Les députés ont pris acte à la faveur de leur séance plénière d’hier mercredi 12 janvier, de l’accord de prêt signé à Lomé, le 15 avril 2020, entre la République du Bénin et la Banque ouest africaine de développement (Boad). Un accord de prêt relatif au financement du projet de viabilisation du site de construction de 791 logements dans le cadre de la réalisation de 3 035 logements sociaux et économiques dans la commune d’Abomey-Calavi. Une simple formalité ce mercredi à l’Assemblée nationale. Les députés ont examiné et pris acte de l’accord de prêt signé à Lomé, le 15 avril 2020, entre la République du Bénin et la Banque ouest africaine de développement (Boad), relatif au financement du projet de viabilisation du site de construction de 791 logements dans le cadre de la réalisation de 3 035 logements sociaux et économiques dans la commune d’Abomey-Calavi. Puisque le document est déjà ratifié par le président de la République, Patrice Talon, conformément aux dispositions de la Constitution révisée. Le dossier n’a donc pas été adopté par la plénière qui n’a fait que prendre acte de la décision du gouvernement. Le projet est évalué au total à la somme de vingt-six milliards six-cent trente-deux millions (26 632 000 000) F Cfa Toutes taxes comprises dont 20 milliards F Cfa au titre du prêt de la Boad et le reste soit 6 632 000 000 FCfa comme part contributive de l’Etat béninois. Le prêt est remboursable au taux d’intérêt de 5,68 % l’an. La périodicité de remboursement est semestrielle. La construction de ces logements contribuera globalement à l’amélioration du cadre de vie et à la réduction de la pauvreté dans ladite commune désormais à statut particulier. De façon spécifique, le projet vise la viabilisation, sur une superficie de 15, 61 ha à Ouèdo et la construction sur ce site de 791 logements sociaux et économiques, à céder en location-vente aux bénéficiaires. Il comporte six composantes et contribuera à fournir des logements à environ 6 000 personnes ; à promouvoir des nouveaux modes d’accession à des logements pour les populations à revenus intermédiaires ; à la création d’au moins 617 emplois indirects; au renforcement de capacités des Petites et moyennes entreprises et enfin à la production des recettes fiscales indirectes et induites pour l’État. Les travaux sont en cours de réalisation sur le terrain. Le député Nathanaël Sokpoèkpè, lors du débat général sur le dossier, a salué la qualité des travaux pour avoir, dit-il, effectué plusieurs visites sur le site. Selon lui, le projet a métamorphosé la localité de Ouèdo qui présenterait aujourd’hui un visage attrayant. Une absence qui fait débat L’élu du peuple a même invité l’Assemblée nationale à effectuer une descente sur le terrain afin de toucher du doigt les merveilles de ce projet comme pour d’autres grands chantiers ouverts dans tout le pays par le gouvernement au profit de la population. Nathanaël Sokpoèkpè sera soutenu par plusieurs de ses collègues dont Marcellin Ahonoukoun. Pour ce dernier, il est important que le Parlement utilise sa seconde mission de contrôle de l’action gouvernementale en effectuant de temps en temps ces genres de visites de terrain. Ces descentes permettront, poursuit-il, de relever d’éventuelles insuffisances et malfaçons sur les travaux et de faire des recommandations à l’endroit du gouvernement pour leur correction. Le député Marcellin Ahonoukoun a rappelé à l’attention de ses collègues que la huitième législature sera aussi responsable d’éven-tuels éléphants blancs du gouvernement actuel en tant que membre de la majorité présidentielle. Plusieurs parlementaires dont Benoît Dègla, Sina Gounou et Augustin Ahouanvoèbla ont déploré l’absence du gouvernement à la séance plénière de ce mercredi. Pour eux, même s’il s’agit d’un exercice de formalité où le Parlement n’aura qu’à prendre acte du prêt de la Boad puisque l’accord de financement est déjà ratifié par le président de la République et exécuté, il faut que l’Exécutif soit représenté aux travaux de la prise en considération des accords de prêt déjà ratifiés par le chef de l’Etat pour apporter des éléments de réponses à d’éventuelles préoccupations des députés sur le dossier. Le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, président de céans, a rassuré les uns et les autres par rapport à l’absence du gouvernement. Mais s’agissant de la mission de terrain souhaitée, il a essayé de recadrer ses collègues députés. Cela n’est pas possible au regard des textes en vigueur. Lesquels prévoient que ces genres de descente ne peuvent se faire qu’à partir de l’adoption d’une proposition de résolution relative à la création d’une commission d’enquête et de vérification. Louis Vlavonou a renvoyé ses collègues à initier, si le cœur leur en dit, une telle proposition de résolution pour aller s’enquérir de la qualité des logements sociaux en cours de construction sur le site de Ouèdo avec le prêt de la Boad. Cette mission pourrait être autorisée si la plénière adoptait la proposition de résolution en question en son temps. Actualités 13 janv. 2022


Echange de vœux de nouvel an à la Haac : Acteurs des médias et conseillers pour une meilleure collaboration
Le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) a reçu, ce mercredi 12 janvier, au siège de l’institution à Cotonou, les responsables des organes de service public et des associations faîtières des médias, pour le tradi-tionnel échange de vœux. Ce fut l’occasion pour eux d’aborder des sujets tenant à cœur au secteur des médias, et de réaffirmer leur engagement à renforcer le partenariat pour une presse plus professionnelle. Responsables d’associations des professionnels des médias, promoteurs d’organes de presse privés ainsi que les responsables des organes de service public étaient de chœur avec les conseillers de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) sous la houlette du président Rémi Prosper Moretti. Dans la salle des plénières où il a reçu ses hôtes, le président de la Haac a d’entrée formulé ses vœux de « santé et de bonne et heureuse année 2022 » aux professionnels des médias, à leurs familles et proches. Aussi, Rémi Prosper Moretti souhaite-t-il que la nouvelle année soit empreinte de belles réussites pour le pays, et que les bonnes idées d’aujourd’hui soient les grands succès de demain. « Le Bénin d’aujourd’hui est aussi le fruit du succès de notre engagement pour son développement », conclut-il. En réponse à ses bons vœux, et au nom des organisations faitières des médias, la présidente de l’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb) les a réitérés au président Moretti : « Nous vous souhaitons en retour nos vœux d’une belle et fructueuse année 2022 », répond Zakiath Latoundji. Pour de meilleures perspectives Faisant fi de dissensions qui ont pu marquer leurs relations, Rémi Prosper Moretti indique aux associa-tions professionnelles que « Ces retrouvailles pour la présentation des vœux de nouvel an » sont pour lui l’occasion de s’adresser directement et de vive voix aux partenaires et collaborateurs directs et incontournables de la Haac… « Nous sommes liés par le même destin, condamnés à vivre ensemble et à œuvrer main dans la main pour la liberté, le rayonnement et le bonheur des médias béninois », dit-il en substance. Ajoutant que « C’est la raison pour laquelle face aux différends qui nous mettent dos à dos parfois, nous devons, chacun de son côté, mettre de l’eau dans notre vin pour s’écouter, se comprendre et aller toujours de l’avant pour une presse libre, prospère, professionnelle et dynamique ». Selon le président de la Haac, « Chacun doit jouer convenablement et dans le temps requis sa partition… ». Il souligne qu’en cette période de crise sanitaire mondiale, les professionnels des médias doivent parti-ciper à l’effort commun en ne relayant que des informations constructives. Saisissant la balle au bond, Zakiath Latoundji fait savoir que « La presse béninoise a déjà connu des moments bien plus reluisants. Aujour-d’hui, les nouvelles ne sont pas très bonnes. Notre presse fait face à un certain nombre de problèmes… », détaille-t-elle, mettant en relief les difficultés notamment structurelles, au-delà des organes de presse, des associations professionnelles. Entre autres, elle soulève la question du financement de la presse et les soucis judiciaires de certains journalistes dus à certaines dispositions du Code du numérique. La présidente de l’Upmb se réjouit tout de même du partenariat avec la Haac et souhaite que cette collaboration soit renforcée en 2022 pour une presse plus professionnelle, plus libre au service du Bénin. Piqûre de rappel Après les échanges de vœux, les conseillers et le président de la Haac ont tenu avec leurs partenaires des médias une séance à huis clos, qui aura permis d’aplanir les divergences éventuelles. « Nous avons longuement échangé sur le partenariat entre la Haac et les associations faîtières, les médias en général. Nous remercions le président et tous les conseillers pour la main tendue aux différentes associations pour un monde des médias plus professionnel au Bénin, une meilleure collaboration entre l’institution et les médias. C’est avec beaucoup de plaisir que les associations professionnelles saisissent cette main tendue et vont travailler pour la concrétisation des différents chantiers en cours », a déclaré Zakiath Latoundji, restituant la quintessence desdits échanges. Au nom des responsables de la presse publique, Paul Amoussou, représentant le directeur général de l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip), informe que cette séance de présentation de vœux a été l’occasion pour le président de la Haac de faire une piqûre de rappel sur les liens fonctionnels, étroits, entre l’instance de régulation et les médias du secteur public. « C’est vrai qu’il n’y a pas de cloison entre les médias de service public et ceux du privé, mais les médias publics ont cette particularité d’avoir des relations fonctionnelles assez particulières avec la Haac. Donc, cette séance a été pour nous et le président de la Haac l’occasion de réitérer les bonnes pratiques et les liens fonctionnels entre nos structures diverses. Je crois que ces bonnes pratiques sont connues mais revenir là-dessus, c’est en quelque sorte une piqure de rappel qui met le pied à l’étrier, à l’orée de cette année, pour savoir quels doivent être notre fonctionnement dans le respect des textes qui régissent notre corporation, notre rôle et notre contribu-tion pour la bonne marche du pays », a confié le directeur de publication du quotidien La Nation. Tout comme Zakiath Latoundji, le porte-parole des médias de service public a remercié le président de la Haac et les conseillers pour cette initiative. Il confirme que la séance a été assez conviviale et exprime sa joie et celle de ses pairs pour y avoir contribué. Actualités 13 janv. 2022


Formation en administration hospitalière : Voici la liste des 22 médecins sélectionnés
Le ministère de la Santé a rendu publique la liste des candidats admis au test de sélection des médecins généralistes aspirants à la fonction de directeur d'hôpital. Sous réserve de vérifications, ils seront 22 à suivre la formation en administration hospitalière, dès le lundi 17 janvier prochain. Formation en administration hospitalière : Voici la liste des 22 médecins sélectionnés Formation en administration hospitalière : Voici la liste des 22 médecins sélectionnés Actualités 13 janv. 2022


Circuit de l’esclavage : Des Afro-descendants se ressourcent à Avrankou
Une délégation d’Afro-descendants américains était, jeudi 6 janvier dernier, en tourisme sur plusieurs sites à Avrankou dont celui du « Dur combat d’Atchoukpa » et le marché de vente des esclaves. La visite de ces Noirs américains s’inscrit dans le cadre de la réalisation d’un film documentaire sur le circuit emprunté par leurs ancêtres avant leur déportation outre Atlantique. A la veille de chaque célébration de la fête des cultes endogènes au Bénin, c’est une tradition depuis deux décennies pour l’Ong internationale Hope for Africa (Espoir pour l’Afrique) de fouler le sol béninois pour vivre l’évènement. Elle a joint l’utile à l’agréable, cette année, en saisissant l’occasion pour visiter certains sites touristiques phares de l’esclavage dans la commune d’Avrankou. Une délégation des Afro-descendants américains membres de l’Ong, conduite par la professeure Joyce Hope Scott était, jeudi 6 janvier dernier, en visite sur le site. Tout a commencé par une séance de travail à la mairie d’Avrankou. La délégation a présenté les objectifs de sa visite touristique qui s’inscrit dans le cadre de la réalisation d’un film documentaire sur le circuit emprunté par leurs ancêtres avant leur déportation via l’océan Atlantique au XIXe siècle et s’imprégner de leurs traditions et cultures. Occasion pour l’administration communale de solliciter l’appui de l’Ong pour la concrétisation de deux projets chers à elle pour la dynamisation du tourisme, à savoir la revalorisation du Chemin du sacré et la reconstruction de la Maison des jeunes totalement en ruine. Après la séance de travail, cap a été mis sur le terrain pour les visites proprement dites. Le sanctuaire de la divinité Zèkpon-Adonon a été la première étape. La délégation des Afro-descendants a été entretenue par des représentants du conseil communal et autres personnes ressources sur l’importance de cette divinité incarnant une femme protectrice des filles et fils du terroir et qui s’est révélée pendant la période de l’esclavage au XIXe siècle. Quelques membres de la délégation n’ont pu s’empêcher de prendre un bain de purification et de protection dans la mare dédiée à cette divinité accessible à tout le monde sauf aux femmes en menstrues. La visite s’est poursuivie au niveau des sites de la Place de rassemblement des esclaves avant leur déportation dans le temps devenue aujourd’hui le plus grand carrefour d’Avrankou ; l’ancien marché des esclaves de Houndo aujourd’hui transformé en marché ordinaire ; la tombe du résistant Avran, fondateur de la commune d’Avrankou ; la résidence du célèbre artiste, chanteur et compositeur Yédénou Adjahoui décédé en août 1995. Des plaidoyers Le clou de la randonnée a été la visite du site du « Dur combat d'Atchoukpa » niché derrière une longue et tortueuse pente. Il s’agit ici d’un site plein d’histoires rappelant le combat farouche entre les troupes du roi Béhanzin et celles coloniales, surtout le 20 avril 1890. La délégation d’Afro-descendants américains a pu observer de près les tranchées guerrières creusées à cet effet et partant de la localité d’Atchoukpa jusqu’à Dèguè Tokpa à Porto-Novo. Lesquelles tranchées servaient de lieux de cachette aux éléments et amazones du roi Béhanzin. Les membres de l’Ong Hope for Africa ont également vu sur le site la terre maudite par le roi Béhanzin, où rien n’a pu pousser jusqu’ici et touché du doigt les restes des murailles qui servaient de base militaire au célèbre roi d’Abomey. La délégation a bouclé son périple riche en découvertes, en histoires et en enseignements, au palais du roi Guidimadjègbè Agbantchékon Latchè-Holou à Avrankou. Elle a été accueillie par des coups de canon artisanal. Ici, dans un jeu de questions-réponses, la professeure Joyce Hope Scott et sa suite ont été entretenues par l’autorité royale. Cette dernière a dénoncé le commerce honteux des Noirs déportés dans des conditions, inhumaines et violentes. Sa Majesté Guidimadjègbè Agbantchékon Latchè-Holou a salué l’initiative des membres de l’Ong Hope for Africa de venir se ressourcer sur la terre de leurs aïeux. La délégation a plaidé pour que les Afro-descendants soient exonérés de visa d’entrée au Bénin et autres tracasseries administratives de naturalisation afin de contribuer activement au développement du Bénin en tant que Béninois à part entière. Mieux, elle a souhaité que la « Porte du non-retour » à Ouidah, lieu de transit des esclaves, puisse changer de nom et être rebaptisée la « Porte du retour ». Les hôtes d’Avrankou ont été rassurés par le roi qui leur a demandé de faire confiance au gouvernement du président Patrice Talon qui n’hésiterait pas à œuvrer pour le retour des Afro-descendants. Culture 12 janv. 2022


Fête des religions endogènes : Abomey-Calavi aux couleurs du vodoun
A chaque commune sa célé-bration de la fête des religions endogènes. A Abomey-Calavi, c’est l’arrondissement de Togba qui a abrité les manifestations, lundi 10 janvier. La multiplicité des couleurs et des apparats des pratiquants des religions traditionnelles était le signe patent de la grandeur de la manifestation. Dans l’arrondissement de Togba dans la commune d’Abomey-Calavi, ce lundi 10 janvier, la fête du vodoun s’est déroulée avec faste. Sur les lieux, les adeptes de « mami », « atingali », « dan » et autres divinités, vêtus de leurs tenues des grands jours, ont rivalisé d’ingéniosité pour exprimer leur joie devant le public médusé. Chants, danses et démonstrations diverses se sont succédé sans se ressembler. L’ardent soleil de la mi-journée n’a pu émousser leur désir de célébrer au mieux cette fête instaurée par l’ancien président Nicéphore Soglo qui était d’ailleurs l’invité d’honneur à Togba. Evoquant l’importance accordée au 10 janvier depuis trente ans, sa majesté Edégboyinté, s’est réjoui de l’organisation des manifes-tations au niveau communal. Le premier responsable du culte vodoun dans la commune d’Abomey-Calavi a aussi rappelé les bienfaits du vodoun. « Si vous respectez les principes du vodoun, vous allez en bénéficier abondamment. Il ne fait du mal à personne », a-t-il insisté. C’était aussi l’occasion pour lui de formuler une doléance plutôt particulière. « Nous demandons aux autorités au sommet de l’Etat de penser à consacrer davantage de jours au vodoun comme c’est le cas pour les autres religions », a-t-il plaidé. En attendant que cette demande soit étudiée et trouve un écho favorable auprès des autorités concernées, le maire de la commune d’Abomey-Calavi a une autre idée. Evariste Ahouandjinou a annoncé que « dès l’année prochaine, la fête prendra l’allure d’un festival. Une série d’activités sera organisée pour mieux valoriser le vodoun et le 10 janvier 2023 sera l’apothéose ». Cette décision prise par le conseil communal découle du fait qu’il reconnaît que « le vodoun est un grand facteur de développement ». L’autorité communale a également exhorté les leaders des religions endogènes, les adeptes et toute la population à la paix et à l’unité pour que le développement de leur ville devienne réalité. Initiateur de la fête des religions endogènes au moment où il présidait aux destinées du pays, Nicéphore Soglo a développé sa perception de ces cultes. Selon lui, le vodoun est une richesse pour le peuple béninois. Il est donc nécessaire, a-t-il expliqué, de continuer à lui donner toute la valeur qu’il mérite. Culture 12 janv. 2022


5e édition du Festival international de Porto-Novo : Clap de fin en apothéose !
Les projecteurs se sont éteints, lundi 10 janvier dernier, jour de la fête des religions endogènes, sur la 5e édition du Festival international de Porto-Novo (Fip) avec la parade des masques et autres divinités. La cérémonie de clôture a été présidée par le ministre en charge des Arts et de la Culture, Jean Michel Abimbola en présence du président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou. Clap de fin pour l’édition 2022 du Festival international de Porto-Novo ! Lancée le 2 janvier dernier, elle a connu son épilogue, lundi 10 janvier, après neuf jours d’attractions culturelles et cultuelles. Le dernier jour a surtout été marqué par la parade des masques et autres divinités. Il s’agit notamment des Borian du Nigeria, des Gounouko, des revenants appelés Egungun, des gardiens de nuit Zangbéto, des adeptes de vodoun de Hounvè, des marionnettes géantes, du groupe de la fanfare des Haoussa de Porto-Novo et des masques chinois. Pour le ministre en charge de la Culture et des Arts, Jean-Michel Abimbola, parrain de l’évènement, cette 5e édition du Fip a tenu ses promesses. Il a félicité le comité d’organisation pour la qualité du travail abattu et son sens de professionnalisme. Jean-Michel Abimbola a apprécié le thème du colloque scientifique du festival qui s’est déroulé les jeudi 5 et vendredi 6 janvier derniers. Notamment, il s’est réjoui de ce thème qui a porté sur le retour des 26 trésors royaux, un sujet de l’actualité culturelle béninoise. Le ministre a annoncé que l’année 2022 sera très active culturellement avec la construction du musée de vodoun, la rénovation des musées Alexandre Adandé et Honmè à Porto-Novo. Jean Michel Abimbola a invité le conseil municipal de Porto-Novo à maintenir le cap et à poser les jalons de la prochaine édition, plus professionnelle et meilleure que les cinq premières. Inscrire au budget national Le maire de Porto-Novo, Charlemagne Yankoty, président du comité d’organisation de la 5e édition du Fip, a plaidé pour que ce festival soit désormais inscrit au budget national comme une activité portée par le gouvernement. Mais déjà, il a souhaité revenir avec le conseil municipal de Porto-Novo sur le caractère biennal du Fip. Car, Charlemagne Yankoty pense que ce festival gagne tout à être annuel en ce sens qu’il marque l’identité culturelle de Porto-Novo retrouvée. L’édile de la ville capitale a rendu grâce à Dieu et aux mânes des ancêtres pour avoir permis que le programme de l’édition 2022 de ce festival se soit déroulé sans anicroche durant les neuf jours d’activités. Il a remercié le président de la République, Patrice Talon, pour son soutien au Fip et pour tout ce qu’il fait pour permettre à Porto-Novo de retrouver ses lettres de noblesse. Les remerciements du maire sont allés également à l’endroit du ministère chargé de la Culture à travers le Fonds d’aide à la Culture. En outre, il a salué les experts et autres sachants de la chose culturelle dont la participation active au colloque scientifique a enrichi les réflexions sur l’après-retour des 26 trésors royaux. Culture 12 janv. 2022


Phase II du microcrédit Alafia : Un décaissement de 15 milliards FCFA annoncé pour 2022
Au nombre des mesures prises au cours du Conseil des ministres du 12 janvier 2022, il y a l'annonce de nouvelles conditions de mise en œuvre de la phase 2 du microcrédit Alafia et du financement des artisans cibles du projet Arch. Lire ci-dessous l'intégralité du compte rendu du Conseil des ministres. compte rendu conseil des ministres du 12 janvier 2022 compte rendu conseil des ministres du 12 janvier 2022 compte rendu conseil des ministres du 12 janvier 2022 Actualités 12 janv. 2022


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