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Le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko, a présidé ce jeudi 25 octobre, l’audience solennelle de rentrée judiciaire 2018-2019 de sa juridiction. La cérémonie a connu la présence des différentes composantes du système judiciaire béninois, du ministre en charge de la Justice, Me Séverin Quenum, représentant du président de la République et président du Conseil supérieur de la magistrature ainsi que du président de la Cour constitutionnelle, Joseph Djogbénou et sa collègue de la Haute cour de Justice, Cécile de Dravo.
« Quelle justice pour quel développement ? », c’est le thème de la rentrée judiciaire 2018-2019 de la Cour suprême. Cette thématique a été décortiquée de long en large au cours de l’audience solennelle qui s’est tenue, ce jeudi 25 octobre, à Porto-
Novo et qui marque le démarrage des activités. Pour le président de la Cour suprême, ce thème met le doigt sur les lourdes obligations, le sens élevé de responsabilité de ceux et celles qui sont chargés d’animer l’institution judiciaire et de rendre la justice au nom du peuple. Ousmane Batoko note que la construction de la responsabilité du service public de la justice est une exigence démocratique majeure. Si elle est un pouvoir indépendant, aux termes des dispositions de la Constitution, la justice demeure éminemment publique et, de ce fait, n’a pas vocation à fonctionner pour elle-même. Bien au contraire, relève Ousmane Batoko, elle doit être au centre du bien-être socio-économique de la société et des populations. « Au-delà de son rôle de régulateur des rapports sociaux au sein de la communauté, la justice doit être le levier du développement de la société dans tous ses aspects », analyse le président de la Cour suprême. Selon lui, l’Etat de droit, la justice pour tous font partie intégrante des Objectifs de développement durable adoptés par les Nations unies. Ils sont donc essentiels à l’instauration d’un véritable développement durable et équitable. Le président Ousmane Batoko, se référant au Programme de développement du secteur de la justice, rappelle la nouvelle vision du Bénin qui s’inscrit dans la dynamique d’un pouvoir judiciaire apte à assurer une justice judiciaire, une justice administrative, une justice économique et une justice sociale, composantes essentielles du développement durable et équitable. Cette vision exige du juge à rendre des décisions dans un délai raisonnable et exemptes de toutes interprétations et incompréhensions. « La décision de justice ne peut aller à l’encontre des prescriptions de la loi et le juge se doit de rendre, en toute impartialité et en toute indépendance, des jugements de qualité », explique le président de la Cour suprême. Il appelle chacun des citoyens à apporter son grain de sel pour que soit une réalité cette justice de développement souhaitée par tous. Ousmane Batoko souhaite qu’à l’issue des réformes courageusement engagées et mises en œuvre par le gouvernement, que l’idéal d’une justice qui révèle le Bénin comme un havre de paix, un laboratoire de référence, en matière d’Etat de droit et de démocratie puisse voir le jour.
Pour une justice qui révèle
Mais avant le président de la Cour suprême, honneur est échu au bâtonnier de l’Ordre des avocats, Me Yvon Détchénou, de faire ses observations sur le thème retenu, au nom de tous les auxiliaires de justice. Il a fait ressortir les forces et faiblesses de la justice béninoise et surtout les goulots d’étranglement l’empêchant d’être un véritable levier de développement. Plus concret, Onésime Madodé, dans le rôle d’avocat général, c’est-à-dire de ministère public, propose deux réformes majeures pour redresser la pente. D’abord, il requiert une refonte du statut des magistrats du parquet qui ne doivent plus dépendre du gouvernement. Ils disposeront également d’une certaine indépendance afin d’être libres et impartiaux dans leurs décisions, gage de développement. Ensuite, le procureur général près la Cour suprême souhaite la correction de la loi portant statut du Conseil supérieur de la magistrature (Csm) afin de revisiter les conditions de nomination des magistrats et de gestion de leur carrière. Selon Onésime Madodé, la nouvelle loi sur le Csm adopté par le Parlement le 2 juillet dernier est très loin d’atteindre cette ambition. « Il faut un Csm rénové et attentif à l’intérêt des magistrats », requiert l’avocat général.
Le ministre chargé de la Justice, Me Séverin Quenum, représentant le chef de l’Etat, salue la pertinence de ce thème. Il a assuré les uns et les autres de la détermination du président de la République, Patrice Talon pour une justice débarrassée des pesanteurs sociologiques, des pudeurs politiciennes et des critiques. C’est tout l’intérêt des réformes en cours dans le secteur pour permettre à la justice de reprendre la main pour la réaffirmation de la primauté du droit au Bénin, explique Me Séverin Quenum.

Le Centre culturel chinois, en collaboration avec l’Institut Confucius de l’Université d’Abomey-Calavi, a organisé, mercredi 24 octobre dernier à Cotonou une causerie-débat sur le thème : ''Le système éducatif chinois : atouts et perspectives''. C’est un creuset de partage d’expériences entre les cadres chinois et béninois.
« Le système éducatif chinois : atouts et perspectives ». C’est le thème autour duquel des cadres béninois et chinois ont échangé, ce mercredi 24 octobre, au Centre culturel chinois de Cotonou.
Selon la première conseillère de l’ambassade de la République populaire de Chine près le Bénin, Li Yi, cette causerie a pour objectif non seulement de comparer les systèmes éducatifs des deux pays mais se veut aussi une occasion de partage de connaissances et d’expériences entre Béninois et Chinois. « Je suis un produit du système éducatif chinois mais ouverte à une étude comparée des deux systèmes », a-t-elle déclaré. Venue au Bénin l'année dernière, elle salue les efforts du Bénin qui attache du prix à l'éducation avec trois ministères de l’Enseignement et un Conseil national de l'éducation. Pour Lin Shen, directrice du Centre culturel chinois, il y a bien des ressemblances entre les systèmes chinois et béninois. C’est pourquoi, cette rencontre est la bienvenue afin de contribuer au renforcement des deux systèmes éducatifs.
Diplômé des universités chinoises, Julien Gaétan Sègbo, directeur de l'Institut Confucius, a présenté un exposé sur le système éducatif chinois. Cette présentation a permis aux participants d’avoir une idée de l’éducation en Chine. Les caractéristiques du système éducatif chinois, les conditions d’admission, son financement, ses atouts et perspectives constituent les grands points sur lesquels cette communication a porté. Selon lui, l'intérêt de la Chine pour l’éducation vient de la sagesse chinoise de Lao Tseu, « Si tu donnes un poisson à un homme, il mangera un jour. Si tu lui apprends à pêcher, il mangera toujours ». Pour lui, le système éducatif chinois comprend l'alphabétisation, la formation technique pour adultes, l’enseignement de base obligatoire, l’enseignement secondaire et l'enseignement supérieur. A l’en croire, ce système est assez structuré, très sélectif et subventionné avec une gestion décentralisée. Pour Julien Gaétan Sègbo, le cumul de l'enseignement général avec les sciences et technologies et leur adaptation aux réalités du pays constituent l’atout majeur de l’éducation chinoise. « L'homme est au cœur de ce système éducatif chinois depuis que la Chine a opté pour l'investissement dans le capital humain», a renchéri le sociologue béninois Ilyass Sina, modérateur des débats. Selon ce dernier, la Chine a compris qu’il faut des ressources humaines de qualité pour un développement économique soutenu.

Le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, a lancé ce jeudi 25 octobre, les travaux de la seconde session ordinaire de l’année 2018 encore appelée session budgétaire. Ces travaux sont essentiellement consacrés à l’examen et au vote du projet de loi de finance de l’Etat gestion 2019.
C’est reparti depuis ce jeudi 25 octobre pour trois mois d’activités à l’Assemblée nationale, pour le compte de la deuxième session ordinaire de l’année 2018 encore appelée session budgétaire. Les députés ont renoué avec l’hémicycle après trois mois de vacances ponctués de quatre sessions extraordinaires. La rentrée parlementaire qui a démarré hier inaugure la dernière session budgétaire de la septième législature. L’ouverture de cette session a été effective grâce à la présence de 54 députés dépassant largement le quorum de la moitié plus un c’est-à-dire l’effectif de 42 parlementaires exigé par la Constitution. Comme son nom l’indique, cette session sera essentiellement consacrée à l’examen et au vote du projet de budget général de l’Etat gestion 2019. Le document est déjà affecté à la Commission parlementaire budgétaire pour étude. En plus du débat budgétaire, les députés ont inscrit à l’ordre du jour plusieurs autres lois notamment le projet de loi fixant régime des armes et munitions en République du Bénin ; le projet de loi relatif au code de nationalité béninoise ; le projet de loi portant statut du barreau de la République du Bénin ; les dossiers de poursuites judiciaires à l’encontre de certains anciens ministres, transmis par la chambre d’instruction de la Haute cour de justice ; le projet de loi portant loi organique sur le Conseil économique et social ; le projet de loi portant statut des magistrats de la Cour suprême ; le projet de loi portant autorisation de ratification et/ou d’adhésion aux conventions, accords et protocoles de l’Agence internationale de l’énergie atomique. Et à ces dossiers, le président de l’Assemblée nationale ajoute plusieurs autres dont le projet de loi portant autorisation d’adhésion à la Convention des Nations unies sur l’utilisation des communications électroniques dans les contrats internationaux, adoptée à New York le 10 novembre 2005 ; le projet de loi portant création, organisation et fonctionnement des offices à caractère social, culturel et scientifique ; le projet de loi portant autorisation de la proposition de loi portant recours au système de vidéosurveillance en République du Bénin et la proposition de loi portant statut des chefferies traditionnelles en République du Bénin. « À la lumière des dossiers inscrits à son ordre du jour, la présente session ordinaire de l’Assemblée nationale ne sera pas de tout repos pour les députés et le personnel de l’administration parlementaire », fait savoir le président de l’Assemblée nationale. Me Adrien Houngbédji, après le rappel des défis de cette session budgétaire, est ensuite revenu sur le contexte politique national particulier dans lequel s’ouvrent les travaux. Il fait allusion à l’actualité liée aux réformes du système partisan consacrées par l’adoption de la Charte des partis politiques et le Code électoral.
Bon vent aux réformes politiques !
Les deux textes étaient devenus impérieux afin de permettre aux partis politiques de remplir leurs fonctions essentielles d’animation de la vie politique nationale dans les conditions primordiales de transparence, de redevabilité et d’inclusion, souligne le président de l’Assemblée nationale. Me Adrien Houngbédji salue la concrétisation de cette réforme qui permettra de donner plus de sens à l’engagement politique des femmes et des jeunes et de mettre fin à la transhumance politique et de favoriser l’émergence de grands partis politiques plus performants et plus représentatifs. «Et c’était un objectif courageux dont je me sens honoré d’avoir réalisé avec vous le leadership », se réjouit le président de l’Assemblée nationale. Il s'en satisfait d’autant plus que l’aboutissement de ces deux lois a été le couronnement d’un long processus participatif et inclusif où les acteurs politiques, la Société civile et autres parties prenantes ont fait leurs observations. Lesquelles observations ont été, autant que faire se peut, prises en compte et débattues à l’hémicycle. « Même si nous continuons d’entendre des récriminations, nous pouvons aussi dire aujourd’hui que ces désaccords -du moins ce qu’il en reste- ne sont désormais que l’expression marginale de rigidité qu’il faut attribuer à la tendance naturelle des hommes à craindre le changement, fût-il positif », analyse le président de l’Assemblée nationale. A en croire Me Adrien Houngbédji, les améliorations apportées au système partisan du Bénin sont d’autant plus importantes que l’enjeu était capital. Cet enjeu, indique-t-il, est le grand risque de disparition progressive que court la classe politique. «Aujourd’hui, si nous pouvons nous féliciter d’avoir créé les fondements juridiques de cette réforme, il est évident que le pari n’est qu’à moitié gagné, et le risque à moitié évité », note le président de l’Assemblée nationale. Me Adrien
Houngbédji se réjouit, à cet effet, des discussions en cours entre les différentes formations et personnalités politiques, relatives à l’application de cette réforme. Selon lui, il reste à faciliter et à encourager l’application des réformes pour permettre la concrétisation de l’ambition. Ce qui passe par l’adoption d’une loi sur le financement des partis politiques par l’État, sur la base des critères objectifs de représentativité et de couverture géographique ; la relecture du statut de l’Opposition dans le sens d’une prise en charge des intérêts et des droits de celle-ci, précise le président de l’Assemblée nationale?
Plus de 240 milliards F Cfa au gouvernement en six mois
L’Assemblée nationale a eu à procéder, au cours des six derniers mois, à la ratification d’accords de crédit s’élevant à un peu plus de 240 milliards de francs Cfa. Ce point financier a été fait par le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, lors de l’ouverture de la seconde session ordinaire au titre de l’année 2018. Ces autorisations de ratifications de financement ont permis au Parlement de mettre à la disposition du gouvernement des fonds importants pour ses divers programmes de développement. Le président de l’Assemblée nationale ne s’est pas seulement arrêté à ce bilan financier. Il a également fait le point des lois ordinaires adoptées au cours de la période, allant de l’ouverture de la première session ordinaire en avril dernier jusqu’à la clôture des travaux de la cinquième session extraordinaire de l’année 2018 le lundi 22 octobre dernier. Il a également fait un bilan des lois adoptées. Au total, selon Adrien Houngbédji, dix-sept lois ordinaires ont été favorablement examinées. Il cite, entre autres, la Charte des partis politiques ; le Code électoral ; la loi portant création de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) ; la loi portant lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme ; la loi sur le changement climatique ; le code pastoral ; la loi encadrant l’exercice du droit de grève ; le statut des magistrats et celui de la Fonction publique?
Th. C. N.
Actualités 26 oct. 2018

Le Conseil national du dialogue social (Cnds) a échangé, mardi 23 octobre dernier, avec les représentants des syndicats du Mono et certains corps socio-professionnels du département à la salle de conférence de la préfecture de Lokossa. Les échanges ont porté sur les attributions de l’organe et la vulgarisation de la charte nationale du dialogue social entre le gouvernement, le Conseil national du patronat et les centrales et confédérations syndicales des travailleurs du Bénin.
La délégation conduite par Richard d’Almeida a présenté aux participants quelques dispositions du recueil des textes fondamentaux du Conseil national du dialogue social (Cnds). L’exposé des engagements pris par le gouvernement, les centrales et confédérations et le patronat leur a été fait. Il a également été question pour la délégation de faire le point des activités menées depuis le 4 août 2017, date d’installation des membres du Cnds, et de faire des projections. Selon Mariama Baba Moussa Soumanou, conseillère au Cnds, beaucoup d’initiatives ont été prises depuis cette date pour le maintien de la cohésion sociale et de la paix. Elle a rappelé que le gouvernement a le souci de faire du Cnds un outil de développement socio-économique. A ce titre, cet organe joue le rôle de veille afin d’éviter les crises sociales ou de « les gérer au cas où ces crises surviendraient », a-t-elle déclaré. Elle a aussi précisé que le Cnds a pour mission de « promouvoir la démocratie, l’Etat de droit et la bonne gouvernance ».
Au vu de cela, Désiré Aïhou, conseiller au Cnds, a exhorté les participants à cultiver l’écoute en privilégiant la négociation afin de permettre à l’organe de jouer son rôle de médiateur et de conciliateur. Le Cnds est créé pour un syndicalisme constructif, a poursuivi Richard d’Almeida qui a affirmé que « les anciennes méthodes syndicales sont dépassées ».
Les participants à cette rencontre de Lokossa ont salué l’initiative, mais ont souhaité que le gouvernement respecte ses engagements. Pour Christophe Djègbè qui représentait la Cosi-Bénin dans le Mono, « le non-respect des engagements est à l’origine de toutes les crises. Et les travailleurs ne se sentent pas à l’aise en allant à la grève. Que la création du Cnds apporte un changement et que le gouvernement anticipe sur les grèves ». Les travailleurs présents à cette rencontre ont enfin exprimé leurs inquiétudes par rapport à l’organisation à bonne date des élections professionnelles en 2019 où vont se dérouler aussi les élections législatives. Les membres du Cnds les ont rassurés de ce que des dispositions seront prises en son temps pour la tenue effective desdites élections.
Société 25 oct. 2018

Dans le cadre d’une tournée qu’il a entreprise à travers tout le pays, le Conseil national du dialogue social (Cnds) s’est rendu hier, mercredi 24 octobre, à la préfecture de Parakou. Ses textes fondamentaux étaient au centre d’une rencontre d’échanges en vue d’une meilleure vulgarisation et appropriation de leur contenu.
S’il y a une arme qui ait fait ses preuves un peu partout, en période de crises et de conflits, c’est le dialogue social. Il permet de créer les conditions favorables au développement. Conviés à une rencontre organisée à leur intention hier, mercredi 24 octobre à la préfecture de Parakou, les représentants du patronat, des centrales et confédérations syndicales des travailleurs dans le Borgou se sont approprié les textes fondamentaux du Conseil national.
En effet, la charte du Cnds est une convention entre les partenaires sociaux que constituent le gouvernement, les employeurs et les travailleurs. C’est suite à la situation conflictuelle que le pays vit depuis quelques années, explique le président du Cnds, Guillaume Attigbé, qu’ils l’ont passée. Sans oublier les engagements pris par ses trois parties signataires, elle propose également un certain nombre de vertus du dialogue social qu’il faut cultiver. Le Cnds, a rassuré son président, veille à leur respect. Il aura à renforcer le processus
démocratique au Bénin et la bonne gouvernance dans l’administration publique, en vue du maintien de la paix sociale et de l’unité nationale. Une autre mission à lui assignée, c’est d’assurer la prévention et la gestion des conflits sociaux dans le respect des lois, règlements et conventions collectives du travail, sans toutefois se substituer aux structures administratives et judiciaires compétentes. Enfin, il contribuera à la mise en place des mécanismes permanents de dialogue social, des négociations collectives, de concertations, de consultations dans les services publics, les établissements et les entreprises privés, semi-publics et tous les organes assujettis au Code du travail.
Pas une structure mort-née
Des appréhensions, les participants en nourrissent par rapport à la nouvelle structure. Ils ne les ont pas cachées. Alors que certains sont préoccupés par le statut du Cnds, ainsi que la portée qu’il convient de donner à ses décisions, d’autres l’ont rapidement assimilé au Médiateur de la République ou au Conseil économique et social (Ces). Des inquiétudes que le président Guillaume Attigbé a aidé à dissiper. « Le Cnds est surtout une institution au service des travailleurs. Il n’est pas une structure mort-née et travaille pour le respect du dialogue social », a-t-il poursuivi.
Aujourd’hui, a indiqué le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé, le Bénin est une référence et un laboratoire de démocratie et de paix en Afrique et dans le monde. Ce qui, poursuit-il, engendre de nombreux impacts positifs pour le pays. « Pour pérenniser ces acquis, il est nécessaire de mettre en place un mécanisme permanent de dialogue social, de concertation et de médiation, en vue de prévenir les conflits inhérents à toute société humaine et de préserver la paix sans laquelle tout processus de développement est hypothéqué », a averti le préfet, appréciant l’initiative de la mise en place du Conseil national du dialogue social (Cnds) et de l’élaboration de sa charte.
L’un des premiers actes posés par le régime de la Rupture a été la signature de la charte du Cnds en 2016. C’était l’occasion pour emboîter le pas aux autres pays de la sous-région ouest africaine avancés dans la mise en place de leurs structures de dialogue tripartite.
Après Parakou, c’est sur N’Dali que le président du Cnds et les membres de sa délégation mettent le cap ce jour. Dans la même journée d’hier, des délégations étaient également dans les préfectures de Kandi et de Natitingou, puis les communes de Comé, Dogbo, Covè et Glazoué. C’est depuis mardi 23 octobre dernier que cette structure a démarré la campagne de vulgarisation de sa charte, à travers le pays. Lokossa, Aplahoué, Abomey et Dassa-Zoumè, dans les départements du Mono-Couffo et du Zou-Collines ont déjà accueilli les délégations dépêchées par le Cnds.

Les Objectifs de développement durable (Odd) intègrent largement les femmes. Maurice Gbèmènou, directeur exécutif du Réseau des Ongs pour les Objectifs de développement durable (Rodd) fait un point de la mise en œuvre de ces objectifs au Bénin relativement à l’autonomisation des femmes. Il souligne l’implication qui doit être la leur dans la réalisation de cet agenda.
La Nation : La cible 5.1 de l’Objectif de développement durable 5 engage les Etats à mettre fin aux discriminations à l’égard des femmes et des filles. Où en sommes-nous au Bénin ?
Maurice Gbèmènou : Nous sommes à l’an 3 des Objectifs de développement durable (Odd) qui coïncide avec le 73e anniversaire des Nations unies. C’est l’occasion de faire le bilan des trois ans de la mise en œuvre des Odd au Bénin et un zoom sur la situation de la femme. Les Odd prennent en compte toutes les catégories sociales. Mais les études au Bénin montrent encore l’ampleur des violences dans le rang des femmes, en termes de maltraitance, de non-respect de leurs droits, de l’inégalité entre les potentialités. Les Odd viennent repréciser certains aspects pour nous amener à corriger nos comportements vis-à-vis des femmes. L’Odd n°5 oblige les acteurs à avoir un regard spécifique sur les questions touchant aux femmes et les violences basées sur le genre.
Qu’en est-il des Odd 1 et 2 qui insistent sur la réduction de la pauvreté et la lutte contre la faim lorsqu’on sait que les communautés rurales sont les plus grandes productrices de ce que nous consommons ?
L’Odd 1 et 2 sont complémentaires. On dit souvent que lorsque la faim quitte la pauvreté, la misère s’estompe. Dans le schéma économique, les femmes, notamment celles rurales, jouent un rôle indéniable. Leur poids démographique renseigne déjà sur leur contribution au développement. Elles jouent un rôle prépondérant dans l’atteinte de ces deux objectifs à travers les productions végétales, animales, de services... Sans la production, on ne peut avoir les denrées nécessaires pour survivre. Les femmes étant plus présentes dans le commerce, dans les productions champêtres, alimentaires et végétales, il nous faut penser à comment renforcer leur pouvoir d’achat, leur autonomisation afin qu’elles soient totalement indépendantes et s’affirmer. Nous positionnons la femme comme un acteur clé dans l’atteinte des Odd 1 et 2.
En réalité, les Odd sont comme des toiles d’araignées. Lorsqu’on touche une des cibles, on est obligé de rentrer dans ses différentes ramifications. Il est difficile d’enlever la femme dans ce processus de développement. Elle est au début et à la fin. L’éducation et l’épanouissement de la famille reposent sur ses épaules.
L’Odd n°4 table justement sur l’éducation de qualité pour tous. Quelles doivent être les implications pour les femmes elles-mêmes ?
Ce sont les femmes qui éduquent les futurs responsables. Lorsque la nouvelle génération de filles reçoit une éducation de mauvaise qualité, elle va la répercuter sur les futures générations. Cela va engendrer des cas sociaux. C’est en cela que l’éducation doit être de très bonne qualité et égalitaire entre les sexes. Il faut que les parents cessent de privilégier les garçons au détriment des filles. La mauvaise répartition des rôles à la maison agit sur le rendement des enfants à l’école. Il faut aller au-delà de cet objectif en réduisant les discriminations et les inégalités. Lorsque la fille est bien éduquée, instruite et épanouie, elle a un niveau de connaissance pour mieux gérer son foyer plus tard. L’accent mis sur l’éducation des filles est très capital, parce que les retombées s’observent dans tous les secteurs.
Vous insistez sur la lutte contre les inégalités. Qu’en est-il de la veille citoyenne que mènent les Organisations de la société civile pour aider le Bénin à réaliser l’Odd 10 qui se focalise sur la question ?
Les inégalités s’observent à plusieurs niveaux. Elles s’observent entre les pays, à l’intérieur des Nations, des départements, des communes et des foyers. Nous devons situer les responsabilités. Le rôle de la société civile est de tirer la sonnette d’alarme chaque fois qu’elle fait un constat de bastonnades, des violences et des discriminations, pour alerter les pouvoirs publics, afin qu’ils puissent sensibiliser les populations sur leurs rôles et responsabilités sur cette thématique. La création des centres d’écoute peut leur permettre également d’agir au bon moment, au bon endroit et en temps réel. La synergie d’actions entre la société civile et les pouvoirs publics permet de ne laisser personne de côté, notamment les femmes et les couches vulnérables dans le processus de mise en œuvre de l’agenda de développement 2030.
Les vulnérabilités sont encore présentes dans le rang des femmes lorsqu’on considère la cible 3.1 de l’Odd n°3 qui s’attaque à la réduction de la mortalité maternelle. Le Bénin n’est-il pas loin du compte au regard du faible taux qu’il affiche en la matière ?
La cible 3.1 de l’Odd 3 indique qu’il faut faire passer le taux de mortalité maternelle au-dessus de 70 pour mille naissances vivantes. Le Bénin est encore très loin du compte en ce qui concerne la réduction de la mortalité maternelle. L’Odd 3 vise la promotion de la bonne santé et du bien-être. Il n’y a pas de développement sans la santé. Lorsque vous tombez malade, votre santé reçoit un coup et cela se répercute aussi sur votre entourage. C’est le niveau de vie des pays qui définit les plateaux techniques et la bonne gouvernance dans le secteur sanitaire. Toutefois, on peut être pauvre et être propre et digne. Les virus, responsables des maladies, proviennent de l’insalubrité et du manque d’hygiène. Lorsque le cadre de vie n’est pas sain et attrayant, cela engendre des pathologies. Et à ce niveau aussi, les femmes sont responsables. Lorsqu’elles veillent à tous ces aspects, cela augmente leur pouvoir d’achat, car elles dépensent moins d’argent dans les soins de santé. On ne conçoit pas qu’une femme perde sa vie en voulant donner la vie. Au niveau de l’Odd 3, la responsabilité de tous les acteurs sanitaires est engagée. En tant qu’Ong, nous devons interpeller tous les acteurs afin qu’ils jouent convenablement leurs rôles.
Quel lien peut-on alors établir entre l’autonomisation des femmes et l’Odd n°8 qui aborde la question du travail décent et de la croissance économique ? Et quelle est votre responsabilité ?
Le Rodd travaille avec environ 400 Ongs sur les différentes thématiques concernant les Odd. Lorsque les gens n’ont pas d’emplois et de revenus, ils ne peuvent pas s’offrir un logement, de l’eau, de l’électricité. Nous devons travailler pour l’autonomisation des femmes, sinon, la préoccupation restera une bombe à retardement pour notre pays. La première des choses, c’est de faire la cartographie et le répertoire des compétences au Bénin, afin d’avoir une idée claire de la situation du travail. On ne peut rester en vase clos et penser à la place des gens qui souffrent. Il faut les associer afin qu’ils proposent aussi des approches de solutions. C’est aussi le cheval de bataille du Rodd. Il faut orienter les jeunes et les femmes, les insérer dans la vie active de sorte à encourager le militantisme social en leur sein. L’Odd 8 est transversal et fondamental. Si nous voulons atteindre les Odd en 2030, nous devons attaquer le mal par la racine, en aidant les hommes à se prendre en charge et en aidant doublement les femmes à être autonomes. Lorsque la femme est autonome, elle prend mieux soin de ses enfants.
Comment la femme peut-elle être autonome lorsqu’elle est confrontée aux problèmes d’accès à la terre et de sécurisation foncière?
Nous sommes dans un système de tendance lourde. Les réalités socioculturelles au Bénin ne permettent pas encore à la femme d’avoir droit à la parole en matière foncière. L’attribution de la terre est perçue comme un sacrilège dans certains milieux. Ces éléments constituent des tendances lourdes qui arrièrent notre pays. Les communautés pourront comprendre l’enjeu à la faveur des sensibilisations. C’est progressivement que nous allons travailler à corriger la mentalité des gens. Lorsque la femme accède à la terre, les impacts se font ressentir sur toute sa famille et la société. Lorsqu’on l’écarte de ce bien de production, on perd de la valeur ajoutée. Il faut véritablement œuvrer en faveur de l’accès des femmes à la terre.
En définitive, le principe des Odd, c’est de ne laisser personne sur les bords. Quel est l’engagement des Osc dans ce sens ?
L’universalité et l’approche intégrée des Odd est de ne laisser personne de côté. Nous œuvrons en faveur de l’intégration des différentes parties prenantes afin de relever ce défi. Les jeunes, les enfants, les femmes, les personnes handicapées, les personnes du troisième âge, les communautés rurales, tous sont concernés par les Odd. Nous plaidons en faveur de l’appui des partenaires techniques et financiers afin d’apporter les informations vers les populations à la base et dans les milieux les plus reculés. Lorsque les gens ne sont pas informés ou sont mal informés, les réformes peuvent ne pas porter leurs fruits.
Société 25 oct. 2018
La balle roulera à nouveau sur les stades[/caption]Les membres de la Fédération béninoise de Football (Fbf) ont pris part à un congrès extraordinaire ce mercredi 24 octobre au siège de l’institution à Porto-Novo. Au cours de cette rencontre, les délégués ont échangé sur l’organisation des championnats nationaux de football.
Convoqué par le comité exécutif dirigé par Mathurin de Chacus, le congrès extraordinaire de la Fbf s’est déroulé, ce mercredi 24 octobre au siège de l’institution à Porto-Novo. Les présidents de clubs de ligue1, 2 et 3, les présidents de ligues régionales et les responsables des associations nationales affiliées à la Fédération béninoise de Football (Fbf) ont répondu présent à ces assises en respect de l’article 31 des statuts de la Fbf. Au cours des travaux, le comité exécutif a fait le point de ses activités avant d’aborder l’organisation des championnats nationaux de football de ligue1 et 2. Pour les acteurs, il importe de faire rouler la balle à nouveau sur les installations sportives béninoises. Le comité exécutif a confirmé le démarrage effectif des différents championnats nationaux de football le samedi 27 octobre prochain avec l’affiche Buffles-Aspac au stade municipal de Parakou. Seul ce match est programmé pour ce week-end. Les huit autres rencontres prévues pour cette première journée seront jouées le week-end du 2 au 4 novembre prochain.
Le règlement de la compétition a été rappelé aux délégués des clubs qui ont pris connaissance du calendrier des championnats. Au total 19 clubs de ligue 1 et autant en ligue 2 vont participer à ces championnats dont les matchs se dérouleront en linéaire. Le premier tour va se dérouler en 19 journées, il y aura une trêve de trois semaines et la phase retour va démarrer le 5 avril 2019. Fermé le 20 octobre dernier, le mercato s’ouvrira de nouveau du 11 mars au 10 avril 2019. Le président de la Fbf, Mathurin de Chacus, a rassuré les responsables de clubs de la volonté de son comité exécutif d’organiser les compétitions dans la transparence. En attendant de dévoiler les membres du conseil de gestion de ces compétitions, le plus important pour le comité exécutif de la Fbf, c’est le démarrage des compétitions statutaires et l’union de la famille du football.
Plus de révocation
La révocation des membres des commissions techniques et juridictionnelles n’était plus à l’ordre du jour de l’Assemblée générale. Les délégués ont rejeté ce point en privilégiant le dialogue autour des préparatifs des championnats. Les membres des organes juridictionnels à savoir la commission de discipline et la commission d’éthique n’ont plus été désignés lors de ces assises.
Sports 25 oct. 2018
Des écoliers recevant des cahiers des mains du président de la Fondation Boa; ceci fort de l'engagement[/caption]La Fondation Boa-Bénin, fidèle à sa tradition, vient à nouveau égayer une frange sociale de notre pays. Hier jeudi, son président, Benoît Maffon, a procédé au lancement de l’opération de distribution de cahiers aux écoliers sur toute l’étendue du territoire national. C’était en présence du directeur général de la Boa-Bénin, Sadio Cissé, et des directeurs centraux de la banque.
La Boa-Bénin organise depuis quelques années une campagne de prêt dénommée « Tous à l’école » qui vise à permettre aux parents d’obtenir des prêts scolaires pour subvenir aux besoins scolaires de leurs enfants. Une opération qui s’organise dans tous les pays de la sous-région.
Le directeur général de la Boa-Bénin, Sadio Cissé, précise que dans le cadre de cette opération, 20 000 cahiers ont été distribués en 2017, au Bénin pour soulager les parents d’élèves qui ont des difficultés à faire face aux charges scolaires. L’opération de don de cahiers aux écoliers par la Fondation Boa est, selon le directeur général, une occasion pour la banque de redistribuer un peu les revenus issus de la campagne « Tous à l’école », car les enfants d’aujourd’hui sont les cadres de demain, des citoyens qui vont contribuer au développement du Bénin.
Sadio Cissé affirme que 100 000 cahiers seront distribués cette année à plus de 22 000 écoliers dans tout le Bénin, partout où la banque dispose d’une agence.
La distribution de cahiers aux écoliers est une manière pour la Boa-Bénin et sa fondation d’assumer leur rôle de responsabilité sociale, explique Sadio Cissé.
Le président de la Fondation Boa-Bénin, Benoît Maffon rappelle que l’opération de don de cahiers aux écoliers est une œuvre sociale pour soutenir le système social de notre pays. Elle s’organise depuis 2009 pour contribuer de manière modeste à la promotion de l’éducation au Bénin. Il affirme que c’est pour un meilleur devenir des enfants que la fondation multiplie les investissements dans les domaines de la santé, de l’éducation, du social.
Benoît Maffon indique que la Fondation Boa-Bénin peut être fière d’avoir implanté dans tout le Bénin des infrastructures sociocommunautaires. Il annonce que, dans les tout prochains jours, certaines villes auront leurs orphelinats entièrement construits et offerts par la fondation.
Sur place des écoliers des Ecoles primaires publiques de Houéyiho et Enagnon ont reçu à titre symbolique des lots de cahiers qui leur ont été remis par le président de la Fondation Boa-Bénin, le directeur général de la Boa et des directeurs centraux.
Léila Akoha, porte-parole des récipiendaires, a remercié la fondation pour son geste qui vient à point nommé pour soulager leurs peines. Elle affirme que, depuis le début de la rentrée, beaucoup parmi les écoliers n’ont pu acheter encore les fournitures scolaires.
Tout en promettant au nom de ses camarades de faire un bon usage du don et surtout d’obtenir de bons résultats en fin d’année scolaire, Léila Akoha invite les parents d’élèves à ouvrir un compte bancaire à la Boa, car plus le chiffre d’affaires de la banque augmente, plus elle aura la possibilité de faire des œuvres sociales pour le développement du pays.
Relancer la filière anacarde à travers des actions hardies de tous les acteurs[/caption]Le Conseil d’orientation du projet BeninCajù (Cop) a tenu, hier mercredi 24 octobre, sa première réunion au ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Maep). L’objectif de cette rencontre ouverte par le directeur de cabinet du ministère est de formuler des recommandations afin d'améliorer la performance de la filière anacarde au Bénin.
La relance de la filière anacarde nécessite des actions concertées des différentes catégories d’acteurs. C’est pour identifier les stratégies adaptées en vue d’améliorer la productivité que le Conseil d’orientation du projet BeninCajù conduit par Technoserve en partenariat avec Catholic relief services a tenu sa première session au ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et la Pêche.
Expliquant le bien-fondé de la rencontre, James Obarowski, directeur pays de Technoserve, indique qu’elle répond à la complexité de la filière anacarde liée aux exigences du marché international et aux contraintes de son développement qui requièrent un dialogue permanent au sein des acteurs. « Il est nécessaire d’accompagner le gouvernement du Bénin dans ses actions en facilitant un dialogue plus intensif et régulier entre les différents partenaires du projet BeninCajù à travers la mise en place d’un cadre de concertation que constitue le Conseil d’orientation », indique-t-il. Selon lui, il s’agit de maintenir au sein de ce creuset un mécanisme d’échanges d’information, d’expériences et de données en vue d’une meilleure connaissance de la filière anacarde par les acteurs béninois et de son évolution au niveau mondial. Evoquant les missions du Conseil d’orientation, il a mentionné qu’elles portent sur la définition d’une stratégie globale du projet, l’appréciation de son état d’avancement et les leçons tirées, les apprentissages clés à intégrer pour sa réussite, la mise en place des groupes de travail spécifiques chargés d’examiner les décisions clés.
Des orientations stratégiques
Il se chargera aussi de suggérer des orientations stratégiques fondées sur des enjeux macro-économiques à même d’influer sur le projet et de formuler des recommandations afin d’assurer une meilleure performance. «La présente session marque le début d’un processus dont l’aboutissement requiert de tous un engagement et une détermination au regard des objectifs assignés par le programme d’action du gouvernement », précise James Obarowski.
L’anacarde, dira Nazaire Idrissou Houssou, représentant de l’Usaid, est la deuxième source de recettes en termes d’exportation pour le Bénin après le coton. A ce sujet, il salue les efforts du Bénin pour son développement. Depuis 2013, relève-t-il, la production d’anacarde connaît une tendance à la hausse avec une amélioration des conditions de vie des producteurs même si les gains sont encore modestes. Mieux, il fait savoir que les perspectives sont bonnes pour la demande en noix de cajou sur le plan mondial avec l’émergence de nouveaux marchés tels que la Chine. Toutefois, des défis subsistent dans le secteur afin que le Bénin puisse tirer grand profit des nouvelles opportunités. Entre autres défis, il mentionne la fluctuation prononcée des prix des noix brutes, la commercialisation non groupée des noix, l’utilisation des techniques de production extensive par la majorité des producteurs, la trop faible capacité d’action de l’interprofession, le manque d’un dialogue soutenu entre producteurs et transformateurs, l’absence d’une politique harmonisée de promotion de la filière au niveau sous-régional. Il a promis l’appui du gouvernement américain pour accélérer la promotion de la filière et améliorer les conditions de vie des producteurs sans oublier de créer les conditions pour que son assistance ne soit plus nécessaire. Pour ce faire, il est attendu des recommandations de la présente session.
Procédant à l’ouverture des travaux, Bonaventure Kouakanou, directeur de cabinet du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, souligne que cette filière est stratégique pour le Bénin. Cette position de la filière a besoin, selon lui, d’une synergie d’actions entre ses différents acteurs pour que des résultats encourageants soient obtenus. Aussi exhorte-t-il les participants à faire des réflexions approfondies pour des recommandations suceptibles de répondre aux défis de la filière.

Le Conseil des ministres s'est réuni ce mercredi 24 octobre 2018, sous la présidence de monsieur Patrice Talon, président de la République, chef de l'Etat, chef du Gouvernement.
Les décisions ci-après ont été prises.
I. Mesures normatives.
Le Conseil a adopté le décret portant :
- Transmission à l'Assemblée nationale, pour autorisation de ratification, de la Charte africaine sur les valeurs et principes de la décentralisation, de la gouvernance locale et le développement local, adoptée à Malabo en Guinée équatoriale, le 27 juin 2014.
II- Communications
II-1. Plan national de Développement (PND) 2018-2025
Le diagnostic stratégique du Plan national de Développement, en lien avec la vision Bénin Alafia 2025, fait ressortir que le défi majeur à relever est le développement du capital humain. Celui-ci doit être pertinent et s'inscrire dans la durée. Il constitue un facteur déterminant pour une croissance économique inclusive, respectueuse de l'environnement dans un contexte de paix et de bonne gouvernance.
En outre, les choix stratégiques majeurs de développement résident dans la mise en valeur des potentialités économiques du Bénin que sont l'agriculture, les services et le tourisme.
• L'objectif global du Pnd 2018-2025 est d'atteindre une croissance forte, inclusive et durable à deux chiffres en 2025, dans un cadre de gouvernance nationale et locale plus efficace, en misant sur le renforcement du capital humain et le développement des infrastructures.
• Ce choix stratégique vient conforter les ambitions du gouvernement déclinées dans son Programme d'Action « Bénin révélé » 2016-2021, qui vise la relance, de manière durable, du développement économique et social de notre pays.
Le Pnd propose une trajectoire pour une croissance économique basée sur trois piliers que sont :
1- la diversification de la production agricole incluant les infrastructures rurales, la logistique, les innovations et les biotechnologies ;
2- la transformation agro-industrielle, les services, le tourisme ainsi que la participation plus accrue aux échanges internationaux ;
3- l'exportation des connaissances à travers les innovations et les biotechnologies.
Le Conseil a adopté le Programme et instruit les membres du gouvernement de veiller à sa mise en œuvre et à son suivi-évaluation.
II-2. Plan cadre des Nations Unies pour l'assistance au développement du Bénin 2019-2023.
Ce Plan cadre a été conçu en vue d'accompagner les efforts du Gouvernement dans la mise en œuvre de son Programme d'Action. Il a pour objectif de renforcer l'opérationnalisation, au Bénin, de l'Agenda 2030 des Nations Unies qui vise l'amélioration des conditions de vie des populations.
Il s'agit concrètement d'œuvrer à ce qu'elles soient « plus résilientes, jouissant d'un bon état aux plans sanitaire et nutritionnel, mieux éduquées, bénéficiant de la protection sociale, vivant en paix, en sécurité, dans un environnement de justice et engagées pour un développement durable, participatif et inclusif. »
Le Plan porte sur un montant global de cent soixante-seize milliards six cent treize millions (176.613.000.000) FCFA pour la période 2019-2023. Sa mise en œuvre consistera en des projets conjoints, liés entre autres à l'emploi des jeunes et à la sécurité alimentaire et nutritionnelle, et permettra à notre pays de faire davantage face aux défis transfrontaliers tels que la consolidation de la paix et de la sécurité dans les zones frontalières.
En approuvant ce Plan cadre, le Conseil a instruit le ministre d'Etat, chargé du Plan et du Développement de procéder à sa signature et de veiller à sa mise en œuvre.
II-3. Réalisation de l'étude d'élaboration du schéma directeur d'aménagement du plateau d'Abomey-Calavi.
La dynamique de développement du plateau d'Abomey-Calavi nécessite une meilleure gestion de l'impact des projets phares en cours sur son territoire. C'est pour cela que le gouvernement a décidé de le doter d'un schéma directeur d'aménagement.
Le cabinet Atelier 9.81 a été identifié pour conduire la réalisation de cette étude. Celle-ci a pour objectif de proposer un aménagement durable de la zone d'intervention. Elle permettra de constituer un cadre de référence à long terme du développement urbain à l'échelle du Grand Nokoué.
Aussi, les résultats attendus de cette étude portent-ils notamment sur :
-la réalisation d'un diagnostic se rapportant notamment à la démographie, aux tendances d'urbanisation, aux grands projets d'infrastructures et équipements ;
-la proposition d'orientations stratégiques pour le développement ;
l'élaboration d'un plan de masse du plateau avec un cahier des prescriptions urbaines, architecturales et paysagères ;
-l'identification de réserves foncières nécessaires pour les futures opérations d'aménagement et de construction à mener.
II-4. Sélection de cabinets pour la mission complète de maîtrise d'œuvre du projet de construction de la Faculté des Sciences Economiques et de Gestion (Faseg), et de résidences universitaires à Ouidah.
Dans le but d'aménager le domaine acquis à Ouidah pour abriter la Faculté des Sciences Economiques et de Gestion et de le rendre fonctionnel pour la rentrée universitaire 2018-2019, le gouvernement a décidé de recourir aux cabinets TRIUMPHUS/ARTE CHARPENTIER aux fins d'une mission de maîtrise d'œuvre complète.
Cette étude prend en compte les volets architectural et technique, ainsi que le suivi de la construction et de l'équipement des infrastructures devant servir notamment d'amphithéâtres, de blocs administratifs et de résidences universitaires d'une capacité de 3000 lits environ.
En autorisant la contractualisation avec ces cabinets, le Conseil a instruit les Ministres concernés d'accomplir toutes les diligences nécessaires à la bonne exécution de leur mission.
Le Conseil a, en outre, marqué son accord pour la contractualisation avec le cabinet ARTELIA, dans le cadre d'une mission de maîtrise d'œuvre complète relative aux études architecturales, techniques ainsi qu'à la direction d'exécution des travaux, en vue de la construction de la plateforme agroalimentaire de l'agglomération du Grand Nokoué. Cette mission s'inscrit dans la perspective de la délocalisation du marché Dantokpa.
II- 5. Malversations financières au Projet d'Appui à la Préservation et au Développement des Forêts Galeries et Production de Cartographie de base numérique (PAPDFGC) et à la Direction de la Promotion de l'Ecocitoyenneté (DPE).
Des investigations ont été dépêchées sur les activités de ces deux structures du ministère du Cadre de Vie et du Développement Durable, à la suite d'une alerte de ORABANK-BENIN. Cette banque entendait recouvrer des créances supposées sur le ministère. C'est alors qu'il s'est révélé que des agents des structures administratives ci-dessus, avec des complicités externes, ont mis en place un mécanisme pour extorquer des fonds aux banques.
Celui-ci consiste à émettre des bons de commandes fictifs sur la base desquels leurs complices, des responsables d'entreprises, obtiennent des crédits d'avance. Les sommes ainsi obtenues grâce à de faux documents se chiffrent à 682.886.284 Fcfa.
Les irrégularités relevées par l'audit sont imputables au Colonel Fatoké Pierre ALLE, coordonnateur du projet « Forêts-Galeries ». L'intéressé a reconnu les faits et est passé aux aveux concernant d'autres opérations frauduleuses qu'il a menées et portant sur des facilités de caisse (crédits directs) obtenues par des banques pour les sociétés écran.
C'est lui qui a aussi ouvert un compte bancaire pirate, au nom du projet, qu'il n'a pas déclaré et dont il est seul signataire avec un complice, le sieur Martinien KOBA.
Ces mêmes irrégularités sont également imputables à messieurs :
• Guy Hountondji, chef du Service administratif et financier de la DPE ;
• Obède T. Djogbannan, Directeur général de la société DTO & FILS SARL ;
• Sèci Berthrand Pédé, Directeur général des Etablissements DJOTO-BENIN SERVICES ;
• Bonaventure Gauthier Nobimè, Directeur général des Etablissements LINKING SERVICES ; et à
• madame Silifatou Tchangaï, Directrice générale des Etablissements DS-CONSULTING.
Prenant acte de ce compte rendu, le Conseil a instruit les ministres concernés à l'effet :
• d'infliger des sanctions administratives et disciplinaires exemplaires aux agents de l'Etat impliqués dans ces malversations ;
• de prendre des mesures contre le Capitaine de Police Emile
Adjékossi du Commissariat central d'Abomey-Calavi, pour avoir remis en liberté sans raison valable, le sieur Obède T. Djogbannan, qui ne sera retrouvé que plusieurs semaines plus tard ;
• de mettre solidairement en débet les sieurs Fatoké Pierre Alle et Guy Hountondji, pour la somme de 19.950.000 FCFA qu'ils ont indûment versée à la société DTO et Fils ainsi que pour toutes autres sommes distraites ;
• d'engager des poursuites judiciaires contre tous les mis en cause.
II- 6. Fixation des prix des produits pétroliers pour le mois de novembre 2018.
En application du mécanisme d'ajustement, les prix à la pompe se présentent comme suit pour le mois de novembre 2018 :
essence : 575 F/L,
pétrole : 600 F/L,
gasoil : 600 F/L,
mélange : 655 F/L,
gaz domestique : 600 F/kg
III- Rencontres et manifestations internationales
Le Conseil a autorisé l'organisation, à Cotonou, du 23 au 25 octobre 2018, de la réunion des chefs d'état-major des Armées du Bénin, du Burkina Faso, du Niger et du Togo.
III- Mesures individuelles.
Les nominations suivantes ont été prononcées :
¦ Au ministère de l'Economie et des Finances Sur proposition du ministre,
Conseiller technique à l'Inclusion financière :
Monsieur Adam Dendé Affo
¦ Au ministère de la Justice et de la Législation
Sur proposition du ministre et après avis du Conseil supérieur de la Magistrature en sa séance du 22 octobre 2018,
• A la Chancellerie
Secrétaire général du ministère :
Monsieur Olatoundji Badirou Lawani
• Dans les juridictions
• A la cour d'appel de Parakou
Siège
Conseillers :
-Madame Sidi Hamza Gauthe Sanni
-Monsieur Epiphane Yéyé
• Au tribunal de première instance de première classe de Parakou
Siège
Juge d'instruction du 1er cabinet :
Monsieur Vitondji Lionel Armand Dossou Nouatin
Juge d'instruction du 2e cabinet :
Monsieur Ignace Adigbli
Juge d'instruction du 3e cabinet et juge des mineurs :
Monsieur Richard Akodossi
Juge au tribunal :
Monsieur Alou Bani Demon
Parquet
1er substitut du procureur de la République :
Monsieur Amadou Bachirou Assouma
2e substitut du procureur de la République :
Monsieur Gbèminho Robert Tito
• Au tribunal de première instance de deuxième classe de Natitingou
Siège président du tribunal :
Monsieur Armand Gounon
Juge d'instruction et juge des mineurs :
Monsieur Hervé Théodore Comlan Houdégbé
• Au tribunal de première instance de deuxième classe de Djougou
Siège président du tribunal :
Monsieur Wilfrid Igor Guèdègbé
• Au tribunal de première instance de deuxième classe de Kandi
Siège
Président du tribunal :
Monsieur Apollinaire Serge Tchina
Juge d'instruction et juge des mineurs :
Monsieur Yenoukoumè Nevally Settin
Parquet
Procureur de la République :
Monsieur Laziwolé Aladé Abdou Karimi Adeoti
• A la cour d'appel d'Abomey
Siège
Conseillers :
Monsieur Joseph Kploca
Monsieur Jean Pierre Yérima Bandé
Parquet général
1er substitut général :
Monsieur Bignon Adjobimey
• Au tribunal de première instance de deuxième classe d'Abomey
Siège président du tribunal :
Monsieur Virgile Kpomalegni
Juge d'instruction du 1er cabinet :
Monsieur Alphonse Gbossou
Juge d'instruction du 2e cabinet et juge des mineurs :
Monsieur Sègbédji Constantin Nicodème Vigan
• Au tribunal de première instance de deuxième classe de Savalou
Siège
Juge d'instruction et juge des mineurs :
Monsieur Firmin Amoussou
• Au tribunal de première instance de deuxième classe d'Aplahoué
Siège
Président du tribunal :
Monsieur Hervé Marcel Allavo Juge d'instruction et juge des mineurs :
Monsieur Rodrigue Serge Hounmanakan
• Au tribunal de première instance de deuxième classe de Lokossa
Siège
Président du tribunal :
Monsieur Asseh Maximilien Kpèhounou
Parquet
Substitut du procureur :
Monsieur Codjo Jonas Konon
• A la cour d'appel de Cotonou siège
Conseillers :
Monsieur Alain Martial Georges Boko Monsieur
Comlan Christian Adjakas
• Au tribunal de première instance de première classe de Cotonou
Siège
Juges au tribunal :
Monsieur Géry Ronald Adokué Akueson
Monsieur Souhannou Gutemberth Adelain Azodogbehou Madame Edith Ghislaine Sèlomè Zodéhougan Batcho
Monsieur Kuassi David Marie Joachim Anani monsieur Valentin Vidjannagni Vidéhomè Kpako
Parquet
1er substitut du procureur de la République :
Monsieur Jules Ahoga
2e substitut du procureur de la République :
Monsieur Raoul Olivier Benoit Tchiakpè
3e substitut du procureur de la République :
Monsieur Jésukon Antoine Abévi
4e substitut du procureur de la République :
Monsieur Rodrigue Fadil Ago
• Au tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo
Siège
Juge d'instruction du 1er cabinet :
Monsieur Issoudine Ibrahim
Juge d'instruction du 2e cabinet et juge des mineurs :
Monsieur Lucien Djimenou Juge d'instruction du 3ème cabinet :
Monsieur Assogba Mathieu Kakpo Juges au tribunal :
Monsieur Dossa Justin Agassounon Monsieur Jacob Fidegnon Monsieur Babatoundé Parfait ADOUN Parquet
3e substitut du procureur de la République :
Madame Edwige Fifamè Aklou Tangni
• Au tribunal de premiere instance de deuxieme classe d'Abomey-Calavi
Siège
Président du Tribunal :
Monsieur Evariste Florent Akounna Juge d'instruction du 1er cabinet :
Madame Eudoxie Akouavi Marie Christiane Akakpo
Juge d'instruction du 2e cabinet et juge des mineurs :
Madame Gracias Gwladys Gnacadja Houessou Juge du 3e cabinet d'instruction :
Monsieur Guy Noukpo Honga Juges au tribunal :
Monsieur Gabriel Taurin Akiola Alabi Affognon
monsieur Hotègni Sèmèvo Médard Gandonou
Parquet
2e substitut du procureur de la République :
Monsieur Sourou Noël Houngbo
3e substitut du procureur de la République :
Monsieur Adéola Paul Richard da Matha.
• Au tribunal de Première instance de deuxième classe d'Allada
Parquet
Procureur de la République :
Monsieur Jijoho Convers Paul Fagnidé
• Au tribunal de première instance de deuxième classe de Ouidah
Siège
Président du tribunal :
Monsieur Angelos Vinawagbè Togbé
Juge d'instruction du 1er cabinet :
Monsieur Antoine Yèhouénou
Juge d'instruction du 2e cabinet et juge des mineurs :
Monsieur Samuel Noutohou
Parquet
Procureur de la République :
M. Olushegun Romaric Abdel Salim Tidjani Serpos
Fait à Cotonou, le 24 octobre 2018.
Le secrétaire général du
gouvernement
Edouard Ouin-Ouro