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Nouvelles

Exposition des trésors culturels : La date reportée
L’exposition des trésors culturels rapatriés du musée du Quai-Branly Jacques Chirac n’aura plus lieu au cours de ce mois de janvier comme prévu. Une nouvelle date est retenue, a informé le porte-parole du gouvernement. Toutes les personnes qui le désirent peuvent visiter, dès le 19 février prochain, les 26 trésors culturels rapatriés de la France il y a peu. Ladite exposition prévue dans les locaux de la présidence de la République n’aura plus lieu à la mi-janvier comme convenu. Ce sera plutôt à partir du 19 février, a indiqué Wilfried Léandre Houngbédji, porte-parole du gouvernement. «L’exposition est maintenue et aura lieu, plutôt que la mi-janvier, le 19 février 2022 et ce sur trois mois, jusqu’au 17 mai 2022. Des réaménagements calendaires ont été opérés pour tenir compte de certaines circonstances et de certaines réalités » a-t-il révélé. C’est pourquoi, explique-t-il, la date initialement retenue a été modifiée. Toutefois, à l’occasion, « les annonces seront faites pour indiquer à nos compatriotes à quel moment de la journée ils pourront venir visiter ces biens et à quel moment ils ne pourront pas le faire », a-t-il précisé. « Bien plus que de simples biens culturels du royaume d’Abomey, ces trésors constituent notre âme », avait fièrement exposé le président de la République sur le perron de l’Elysée à la veille du rapatriement. Ils relèvent, selon lui, de « notre patrimoine génétique profond ». Le fait de leur permettre de retourner chez eux, parmi les leurs est selon lui, un pas important pour « notre bien, pour notre tranquillité, pour notre sérénité désormais ». Une fois à Cotonou, « ces oeuvres seront célébrées », s’était-il engagé à Paris. Le retour au pays des 26 œuvres avait fait l’objet d’un vaste programme dont le couronnement a été une cérémonie de réception à la présidence de la République, lieu où elles séjournent encore pour leur acclimatation. Actualités 06 janv. 2022


Hébergement d’étrangers en République du Bénin : les conditions expliquées aux populations
Les conditions d’hébergement d’étrangers en République du Bénin sont fixées par le décret n° 2006-066 du 24 février 2006 qui met aussi bien les propriétaires que les étrangers locataires devant leurs responsabilités. Avec les récentes attaques djihadistes au nord du Bénin, les autorités ont entrepris des séances de sensibilisation des populations et des élus communaux. Le décret n° 2006-066 du 24 février 2006 portant réglementation de l’hébergement des étrangers en République du Bénin est intransigeant dans ses dispositions. Ce décret qui organise les conditions dans lesquelles l’hébergement d’étrangers doit être fait au Bénin est vulgarisé dans la région de l’Atacora. Des séances de sensibilisation à l’endroit des populations et des élus locaux et communaux du département sont multipliées pour réduire les menaces sécuritaires. Cette démarche des autorités en lien avec les récentes attaques djihadistes vise à anticiper sur d’éventuels cas pouvant mettre à mal la quiétude des populations, souvent victimes des actes terroristes. Il convient de souligner que seule une action concertée des populations et des forces de sécurité et de défense permettra de venir à bout de ce fléau. Les élus locaux et communaux ne doivent pas être du reste dans cette lutte. Tout potentiel hébergeur doit connaître les dispositions du décret n° 2006-066 du 24 février 2006 portant réglementation de l’hébergement des étrangers en République du Bénin pour ne pas tomber sous le coup de la loi. Selon l’article 3 de ce décret : « Toute personne morale ou physique qui désire héberger un étranger doit solliciter au préalable la délivrance d’un certificat d’hébergement au profit de ce dernier. La personne hébergée dès son arrivée au lieu doit être déclarée au Commissaire de police ou au commandant de brigade de gendarmerie territorialement compétent. Il est formellement interdit à tout étranger séjournant au Bénin de résider dans des lieux impropres à l’habitation (plein air, marché, places publiques, lieux de service, baraques, paillotes, maisons abandonnées ou en chantier, parcelles non bâties, chantiers publics, terrains de sports, dessous des ponts) ». Les propriétaires et les étrangers qui résident sur le territoire national doivent comprendre les dispositions du décret n°2006-066 pour savoir se conduire, surtout que des actes terroristes sont signalés dans la région nord du Bénin. L’article 2 indique que l’arrivée des étrangers au Bénin est soumise à l’obtention d’un visa d’entrée à l’exception des ressortissants de la Cedeao dûment munis d’un carnet de voyage des États membres de la Cedeao et de ceux des États avec lesquels le Bénin a un accord dans ce domaine. Les articles 4 et 2 précisent respectivement que : les étrangers résidents doivent élire domicile à une adresse connue de l’autorité. Ils doivent souscrire un contrat de bail légalisé par le chef d’arrondissement qui en donne copie au Commissariat d’arrondissement ou au commandant de brigade de gendarmerie territorialement compétent. Tout étranger qui désire résider en République du Bénin doit, au plus tard trois mois après son arrivée, solliciter une carte de séjour auprès des autorités compétentes. A l’article 8, il est stipulé que : « Tout étranger de passage au Bénin à l’occasion d’un mariage, d’un baptême, d’une réception, d’un décès ou pour toute autre raison, qui séjourne dans une habitation autre qu’un hôtel ou auberge, doit signaler sa présence au chef d’arrondissement, au commissaire de police ou au Commandant de brigade territorialement compétent ». « Le propriétaire d’hôtel, d’auberge, de maison ou le locataire qui ne se conforme pas aux dispositions des articles 1 et 2 du présent décret est passible d’une amende de 25 000 à 100 000 francs Cfa. En cas de récidive, l’amende pourra être doublée ou triplée », détaille l’article 10. Force doit rester à la loi pour que règne la paix. Actualités 06 janv. 2022


Pêche à la senne de plage : un spectacle de pêcheurs solidaires
Alors que l’océan est en baisse de forme, les pêcheurs entretiennent la solidarité pour continuer à vivre de leurs activités. Séculaire, la senne de plage est un spectacle à vivre sur la côte ouest du Bénin. C’est dimanche, le tout premier de l’année 2022. Peu avant 7 heures, les sportifs commencent à prendre position, le long de la nouvelle Route des pêches. Du côté de la plage Togbin, l’atmosphère est calme, avec une visibilité légèrement perturbée par le vent de l’harmattan. Mais ce flou éphémère n’empêche pas de voir au loin une dizaine de jeunes, sans masque, qui traînent des filets. « Nous nous apprêtons pour tirer les filets. Ce sera une vraie bataille à distance entre nous et les vagues. D’autres amis ne vont pas tarder à nous rejoindre », signale Idelphonse K., la quarantaine, confiant. En réalité, la senne de plage est un engin de grande envergure que les pêcheurs déploient à partir du rivage. Elle est munie d'une poche qui, après l’encerclement des aires marines, fait l’objet de halage à terre pendant des heures. Selon les explications de ces pêcheurs ils se sont approprié la technique auprès des Ghanéens. Mais la mise en place de ce dimanche matin n’est que la face visible de l’iceberg. Les dispositions pratiques ont été prises bien plus tôt. « C’est déjà dans la nuit que nous introduisons le filet dans la mer à l’aide d’une barque. Puis, dans la matinée, nous venons pour tirer pour amasser la récolte », ajoute-t-il. Foi et partage Les minutes passent, d’autres jeunes s’invitent et se positionnent, sans trop poser de questions. « Le fait de chanter nous motive. Nous ne ressentons plus la fatigue. En plus, nous demandons à Dieu de nous envoyer beaucoup de poissons », souligne Cocou Amanmon, occupé à assener des coups doux au gong. Un spectacle pareil, on en vit très souvent le long de la Route des pêches entre Cotonou et Ouidah. De même, à Grand-Popo, une commune frontalière à l’Ouest, la pratique est aussi récurrente. Les pieds enfoncés dans le sable sur la plage, les pêcheurs se doivent de mener la lutte pendant plusieurs heures pour enfin sortir le filet de l’océan. Dans cette euphorie, il y a aussi de la rigueur. « Nous travaillons comme si nous venons au service. Nous avons un patron aussi. Si quelqu’un manque, il est sanctionné. Nous nous reposons après sept jours », déclare Cocou Amanmon. En tirant sur les cordes, en faisant des pas rigides vers l’arrière pour remonter les filets, les pêcheurs prient aussi en chœur pour avoir de grosses prises. « Parfois, nous y allons, et nous trouvons une vingtaine de bassines de poissons. Mais certains jours, le filet revient presque vide. La bassine est vendue entre 50 000 et 60 000 F Cfa selon la variété de poissons », renseigne Idelphonse K. Dans tous les cas, la pêche à la senne de plage a son côté humain et social. Tous ceux qui ont participé à la remontée des filets rentrent chez eux avec du poisson. Une pratique sociale à réglementer Mais attention, la pêche à la senne de plage n’est pas sélective. Les petits poissons viennent avec les gros. Si les pêcheurs y voient une sélection naturelle, les chercheurs craignent une menace sur la biodiversité marine. Dr Edmond Sossoukpè, enseignant-chercheur à la Faculté des Sciences et Techniques (Fast), a longtemps travaillé sur l'activité de pêche marine. Il pense que l’engin fait prisonnier tout organisme vivant se retrouvant dans son champ. « Ses lèvres sont à grande maille, mais la poche a généralement 10 mm de maille étirée. C’est à ce niveau que les captures sont concentrées. C’est donc un engin non sélectif et c’est pour cette raison que la senne de plage est dévastatrice pour les ressources du littoral », déplore-t-il. L’Institut de recherches halieutique et océanographique du Bénin (Irhob) est aussi inquiet. « Cette pêche se pratique dans les zones de pêcherie, là où les poissons viennent pondre. Ce qui fait que c’est dangereux. Si les poissons viennent pondre leurs œufs et qu’on les pêche à l’état juvénile, je pense que le stock ne peut pas se renouveler», déplore Zacharie Sohou, océanographe biologiste et Directeur de l’Irhob. A l’en croire, il faut aller vers une taille de maille optimale des senneurs de plage pour assurer la durabilité du stock. « Les poissons pêchés sont juvéniles. On peut augmenter les mailles en attendant que tous les pêcheurs acceptent la suppression », ajoute-t-il. Le grand défi, c’est d’arriver à trouver un équilibre entre la sauvegarde des moyens de subsistance des pêcheurs et la santé de l’océan. Environnement 05 janv. 2022


Musicaravane 2022 : des ateliers et soirées d’échange musical
Porto-Novo, la capitale politique du Bénin vibre au rythme des soirées Musicaravane depuis le 3 janvier dernier. Il s’agit en fait d’ateliers gratuits et de soirées d'échange musical au quartier Dowa. Ces événements riches en sons et enseignements musicaux sont organisés chaque année par « Les Ogres de Barback » et la fanfare Eyon’lé de la cité de Toffa. Le but de cette fête de la musique est de pérenniser Musicaravane, et à terme, de financer une école de musique dédiée à la population de Porto-Novo, expliquent les initiateurs. Ces ateliers pratiques de musique bien fournis en animation et petites surprises, prennent fin le 9 janvier. « Les Ogres de Barback », quatre frères et sœurs musiciens de Cergy-Pontoise, en France, et la fanfare « Eyon’lé » issue d’une grande famille de musiciens traditionnels de Porto-Novo, se sont rencontrés en 2008. Il s'agit de la famille Burguiere de France et de la famille Ahouandjinou du Bénin. Depuis leur rencontre, elles partagent la scène sur les routes de France et du Bénin. Ensemble, elles décident d’organiser chaque année, les soirées Musicaravane. Culture 05 janv. 2022


Le stade de Kouhounou, la grande attraction en 2021
Ouvert au public depuis le 1er juillet 2021 après des travaux de réhabilitation, le stade Général Mathieu Kérékou de Kouhounou accueille de grandes rencontres internationales. La pelouse de football a abrité, samedi 10 juillet (20 h 00), la finale de la Coupe de la Confédération africaine de Football (Caf) entre les Algériens de la Js Kabylie et les Marocains du Raja Casablanca. Une première au Bénin en présence de Patrice Motsepe, président de la Caf et devant 12 000 spectateurs. Cette confrontation officiée par l'arbitre sud-africain Victor Miguel de Freitas Gomes a été suivie dans le monde entier. En dehors de cette rencontre, cette infrastructure a également abrité certains matchs des éliminatoires du mondial 2022. La Côte d’Ivoire, le Malawi, le Mozambique se sont déplacés pour s’affronter, lors des 5e et 6e journées des éliminatoires à Cotonou. Composante essentielle du Programme d’action du gouvernement, le projet de construction des stades qui vise à hisser le Bénin au rang des pays disposant d’infrastructures aux normes et standards internationaux a connu des avancées notables en 2021. Parmi les 22 stades de type omnisports lancés par le gouvernement, certains accueillent des matchs de la ligue pro de football lancée en novembre dernier. Ainsi, le public sportif de Bembèrèkè, Malanville, Nikki, Savalou, Toffo, Aplahoué, Comé, Djakotomey, Dogbo, Grand-Popo, Adjohoun, Avrankou, Kétou, Ouidah et Pobè a pu suivre les matchs de son équipe à domicile. Sports 05 janv. 2022


Inflation dans la zone Uemoa en 2022 : la Bceao annonce une baisse progressive des prix
Le taux d’inflation restera relativement élevé dans les prochains mois dans la zone Uemoa, mais il devrait connaître une décélération progressive pour atteindre 2 % à la fin de cette année, selon la Bceao. La poussée inflationniste actuelle devrait s’estomper au cours des prochains mois dans les pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). De 3,7 % au premier trimestre 2022, le taux d’inflation chuterait progressivement à 2,7 % au deuxième trimestre et atteindrait 2 % en fin d’année, suivant le scénario central projeté par la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao). Le taux s’afficherait autour de 2,6 % en 2022 contre 3,2 % en 2021, d’après le dernier Rapport sur la politique monétaire dans l’Umoa. Le document indique que les tensions observées sur les cours de certains produits alimentaires importés, notamment le blé, le sucre et les huiles pourraient être répercutées sur les prix domestiques. La persistance de la hausse des cours mondiaux du pétrole brut pourrait également se traduire par un renchérissement des prix des carburants à la pompe. En revanche, la hausse des prix pourrait être atténuée par une décélération du rythme de progression des prix des produits vivriers locaux, dans un contexte de hausse de la production vivrière locale à l’issue de la campagne agricole 2021-2022 ainsi que par l’incidence des mesures prises par les Etats. Ainsi, il faut s’attendre à un maintien de l’inflation à un niveau relativement élevé au cours des prochaines semaines dans l’Union. Dans le scénario central, le taux d’inflation devrait être de 3,7 % au quatrième trimestre 2021, après une réalisation de 3,8 % au trimestre précédent. Globalement, le taux d’inflation s’établirait à 3,2 % en 2021, contre 2,1 % en 2020. La hausse des prix notée au cours de l’année dernière est imputable essentiellement au renchérissement des produits alimentaires locaux et importés fortement demandés dans les pays de l’Union, à la baisse de la production céréalière dans certains pays, aux difficultés d’approvisionnement induites par les crises sanitaire et sécuritaire dans d'autres pays, ainsi qu’à la hausse de l’inflation importée. Risques haussiers Le niveau général des prix devrait donc revenir en dessous du seuil de 3,0 %, dans le courant de l’année et ce, à la faveur de l’atténuation progressive des tensions sur les prix des produits importés, selon la Bceao. Cette décélération sera essentiellement imprimée par la hausse de la production vivrière des campagnes 2021-2022 et 2022-2023 et la détente des cours mondiaux des produits alimentaires projetée à cet horizon. Toutefois, les risques entourant les prévisions de l’inflation sont globalement haussiers, avertit la Banque centrale qui projette que le taux pourrait même atteindre 3,2 % en 2022 dans le scénario haussier. Ces risques ont trait à une éventuelle baisse de la production vivrière en lien avec de mauvaises conditions climatiques et à l’incidence de l’insécurité, aux déplacements des populations dans certaines zones des pays sahéliens. Ils pourraient également provenir de l’aggravation des tensions sur les prix des produits alimentaires importés et des produits pétroliers, dans un contexte de reprise de la demande mondiale. Aussi, l’accentuation de l’accroissement des exportations de produits vivriers en direction des autres pays de la Cedeao, notamment le Nigeria et le Ghana ainsi que de la forte augmentation des coûts du fret des marchandises contribueraient au renchérissement des denrées alimentaires dans la zone. Dans tous les cas, une nouvelle accélération des prix est envisagée dès 2023, mais le taux resterait dans la zone de confort (entre 1,0 % et 3,0 %) définie pour la mise en œuvre de la politique monétaire de l’Union. Ainsi, à fin septembre 2023, le taux d’inflation se situerait à 2,4 %, dans le scénario central. Economie 05 janv. 2022


Réjouissance et distinction de l’Association Doubogan de Djègbadji : promouvoir davantage la filière ‘’Sel lacustre’’
Les producteurs et productrices de sel lacustre de l’Association Doubogan de Djègbadji ont célébré, dimanche 26 décembre dernier, leur fête. Cette cérémonie est suivie de la distinction, jeudi 30 décembre dernier, de certains membres de ladite association pour leur savoir-faire. C’est à l’occasion de la 41e Journée mondiale de l’alimentation couplée avec le lancement de la 25e édition de la campagne de Télefood. C’est par une messe d’action de grâce que les producteurs et produc-trices de sel de Djègbadji ont démarré leur fête. Ils ont eu à remercier l’Eternel pour ses nombreux bienfaits tout au long de l’année écoulée. Après cela, ils ont mis le cap sur l’embarcadère de Djègbadji où la fête s’est effectivement déroulée. A l’occasion, Wilfried Houessou, vice-président de l’Organisation non gouvernementale ‘’Lumière et développement’’, a affirmé que l’activité principale de l’association est la promotion de la filière ‘’Sel lacustre dit Xwladjè’’ au Bénin. Satisfait du déroulement de cette fête, Paul Dossou Fanou, président du comité d’organisation s’est confondu en remerciements. Il a exprimé son admiration à tous ceux qui, de près ou de loin, ont contribué à la réussite de ladite fête. Il n’a pas manqué de féliciter le ministère chargé de l’Agriculture pour avoir sauvé les productrices du déguerpissement des autochtones de Djègbadji plage en les classant dans la branche agroalimentaire. Cette cérémonie de réjouissance a connu la distinction des meilleurs membres de ladite association ayant participé au concours épistolaire de la 41e Journée mondiale de l’alimentation et primés le jeudi 30 décembre par la Direction départementale de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche Atlantique-Littoral. Le thème de l’édition 2021 de cette journée retenu par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) est : « Améliorer la production, l'environnement et les conditions de vie ». Hubert Dognon Tchoukpénou, directeur départemental de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche Atlantique-Littoral, explique que le prix de l’alimentation est la récompense nationale et régionale la plus prestigieuse attribuée aux personnes dont les efforts ont permis des progrès dans le développement humain grâce à une amélioration considérable de la qualité, de la quantité et de la disponibilité des produits alimentaires dans le monde. Il ajoute que plusieurs chefs d’Etat l’ont aussi nommé « Le prix Nobel de l’alimentation et de l’agriculture ». Pour lui, il est nécessaire de produire en qualité et quantité afin de les commercialiser. En recevant ce prix, le président de l'Association Doubogan n’a pas tari d’éloges à l’endroit des organisateurs. Il a déclaré qu’il s’agit d’un défi qui leur est désormais lancé afin qu’ils puissent se donner plus de visibilité. Il explique que la saliculture est l'extraction du sel qui constitue l'activité principale des habitants du village Djègbadji depuis le XVIIe siècle jusqu'à ce jour. A l’en croire, c'est le village Djègbadji qui fournissait du sel au royaume Danxomè, surtout sous le règne du Roi Agadja 1708-1732. Au nom de l'association, il dit beaucoup compter sur les différentes autorités pour la sauvegarde de ce métier qu'est la saliculture qui ne demande que son industrialisation et sa modernisation. Société 05 janv. 2022


Huguette Bokpè Gnacadja, secrétaire exécutive de l’Inf : « la lutte contre les violences représente un enjeu national »
Les violences à l’égard des femmes relèvent du langage des brutes. Pour éradiquer le phénomène, la nouvelle équipe de l’Institut national de la femme (Inf) se propose notamment d’associer les hommes, les médias et les acteurs à divers niveaux à la lutte. C’est ce qu’explique Huguette Bokpè Gnacadja, secrétaire exécutive de l’Inf dans cette interview, tout en soulignant les orientations de l’institut et ses modes de saisine par les victimes. La Nation : Quelques trois mois déjà que la nouvelle équipe de l’Institut national de la femme a été installée. Quels sont les axes sur lesquels reposent ses actions ? Huguette Bokpè Gnacadja : L’Institut national de la femme (Inf) a pour mission de veiller à la promotion du statut de la femme dans les domaines politique, social, économique, culturel et de lutter contre toutes les formes de violences et de discriminations à l’égard des femmes. A ce titre, nous poursuivons un objectif à trois volets principaux. Le premier, c’est celui d’une contribution à la formulation, à la mise en œuvre et à l’évaluation des politiques, programmes et plans d’action relatifs à la promotion du genre et de l’égalité entre les hommes et les femmes dans notre pays. Les violences et les discriminations peuvent se produire dans la sphère publique comme privée. L’objectif est de toucher toutes les femmes, par nos actions, les voies de recours offertes par la loi, les services sociaux de l’Etat. Nous ne voudrions pas que les femmes rurales souffrent d’une double discrimination liée au fait que nos actions et les services sont limités aux zones urbaines. Deuxièmement, l’Inf est le cadre de concertation national du dialogue social en vue de l’élimination des stéréotypes et mentalités ancrés dans la conviction que ‘’femmes et hommes ne sont pas égaux’’. Ce cadre aura des composantes variées, des organisations de la société civile, des leaders d’opinion et religieux, des journalistes, tous les acteurs avec qui nous pouvons créer un partenariat communautaire, communal, départemental, national, pour faire en sorte que les droits des femmes soient respectés et qu’aucune femme béninoise ne soit empêchée d’évoluer normalement, qu’elle cesse d’être victime d’un certain nombre de discriminations qu’elle ne subirait pas si elle n’était pas une femme. Le troisième objectif est d’offrir une assistance à trois volets aux femmes à raison de leur sexe. Il s’agit des volets médical, psychosocial, juridique et judiciaire. L’Inpf sera un mécanisme institutionnel, juridique et judiciaire à qui le pouvoir a été donné d’assister les victimes devant les juridictions, mais également de saisir directement la justice de situations attentatoires aux droits des femmes. Comment les victimes de violences peuvent-elles saisir l’Institut national de la femme ? Il faut formuler une requête ou plainte auprès de l’institut et y joindre les pièces justificatives. Il ne faut pas attendre de saisir l’institut avant de procéder aux méthodes habituelles de dénonciation. Lorsqu’une femme ou une fille a été violée ou harcelée sexuellement, elle dépose une plainte et constitue ses preuves sans attendre de saisir l’institut, puisque même si elle saisissait l’institut, lui aussi se mettra à ses côtés pour utiliser la procédure à laquelle elle est invitée à recourir quand elle est l’objet de violence. Les victimes doivent nous tenir au courant de toutes les démarches entreprises et difficultés qu’elles rencontrent dans ce cadre. A partir de ce moment, l’institut se chargera d’inviter la victime, de l’écouter et de décider de la meilleure façon de l’accompagner. Quels sont les gages pour les victimes d’être épargnées des violences au bout de ce processus ? On entend souvent dire que les violences à l’égard des femmes, c’est l’affaire des femmes. On constate que très peu de personnes font le lien entre le coût de la prise en charge des violences exercées sur les femmes et le développement. Ce coût pèse beaucoup sur la croissance économique, sociale, culturelle nationale que nous voulons durable et inclusive. Tout le monde s’accorde à dire que les femmes représentent la moitié de nos populations, que la population béninoise est jeune à 45 % au moins, tout le monde appelle de ses vœux le bénéfice du dividende démographique, mais personne ne fait le lien entre ces vœux et les violences exercées sur les filles. Lesquelles violences faites aux femmes représentent un enjeu national. La lutte contre les violences à l’égard des filles et des femmes, c’est une stratégie de développement durable et inclusif. On a tort de penser que tous les hommes sont violents. Il y a des hommes non violents. Personne ne connaît mieux la masculinité ou l’égo des hommes lorsqu’il s’agit des violences. Depuis quand les violences sur les femmes sont devenues des comportements africains ? Depuis quand nos valeurs culturelles sont devenues violentes à l’égard des femmes et ne sont plus respectueuses de la place de la femme au sein de la société ? Il faut alors des hommes non violents pour parler aux hommes violents, des hommes non violeurs pour parler aux hommes violeurs. Nous voudrions que les hommes soient nos grands alliés en matière de lutte contre les violences à l’égard des femmes afin de convenir ensemble que les violences à l’égard des femmes ne relèvent pas de la culture africaine. Société 05 janv. 2022


En chantier actuellement, le nouvel hémicycle prêt avant fin décembre 2022 ?
Le calendrier du projet de construction du nouveau siège de l’Assemblée nationale sur le site de l’ex-direction générale de la Gendarmerie nationale à Porto-Novo prévoit l’achèvement des travaux, tout au moins, du bâtiment de l’hémicycle avant la fin d’année 2022. Les députés pourraient quitter le palais des Gouverneurs pour commencer par travailler au nouveau siège du parlement en chantier avant fin décembre prochain. Tel est leur souhait maintes fois réitéré. La huitième législature tient à inaugurer, avant la fin de son mandat en mai 2023, son nouveau siège dont les travaux de construction ont été lancés le 1er avril 2021 pour une durée de 30 mois. Un vrai challenge que doit relever l’entreprise chinoise en charge de l’ouvrage. Le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, avait plaidé, lors du lancement des travaux, que l’ouvrage soit livré dans un délai de 24 mois au lieu de 30 afin que la 8e législature puisse y faire sa rentrée parlementaire, en avril 2023. Le plaidoyer a encore évolué. Le Parlement a négocié avec l’entreprise chinoise pour qu’elle concentre ses efforts sur l’hémicycle qui doit être livré en décembre 2022. Le président du Parlement a déjà effectué plusieurs visites sur le terrain avec les membres de son bureau pour s’enquérir de l’évolution du chantier. Il est revenu sur la question, mercredi 29 décembre dernier, dans son mot de bienvenue au président de la République, Patrice Talon, lors de son message sur l’état de la nation en 2021. L’autorité parlementaire a promis au chef de l’Etat que son prochain exercice aura lieu dans un hémicycle plus commode. Autrement dit, le président Patrice Talon délivrera, si tout marche bien, son message sur l’état de la nation de décembre 2022 dans les locaux du nouvel hémicycle. Cette promesse de l’autorité parlementaire procède en réalité du scénario optimiste que le chantier avance sans anicroche. Et que tout se déroule comme sur des roulettes. A cette date, l’entreprise devrait tout au moins achever le bâtiment de l’hémicycle. Il ne restera que les autres bâtiments à réaliser dont les bureaux du secrétariat général administratif et autres travaux confortatifs. L’entreprise chinoise serait en train d’évoluer sur le chantier tenant compte de l’objectif de décembre 2022. Pourra-t-elle relever le défi de cette mise en service provisoire du nouveau siège du Parlement avant cette fin d’année ? Tout dépendra de la concrétisation des prévisions du scénario optimiste du calendrier des travaux. Caractéristiques de l’infrastructure Le nouveau siège de l’Assemblée nationale est érigé sur le site de l’ex-direction générale de la Gendarmerie à Porto-Novo, sur une superficie de neuf hectares pour un coût global de près de 28 milliards F Cfa. Il est composé d’un bâtiment principal de type R+4 ayant la forme d’un arbre, symbole de l’arbre à palabre, lieu ancestral de rassemblement, à l’ombre duquel on se réunit pour discuter des décisions importantes à prendre pour l’avenir de la communauté. Ce bâtiment principal comporte: - Un rez-de-chaussée de 12 500 m² qui abrite l’hémicycle de 150 sièges extensibles à 300 sièges, six salles de conférence de 80 places chacune, deux salons d’honneur, une grande salle polyvalente de 448 places et un restaurant du personnel ; - Un 1er étage de 4000 m² abritant le cabinet du président de l’Assemblée nationale et les bureaux des présidents des commissions et des groupes parlementaires, soit un total de 83 bureaux et cinq grandes salles de réunion de trente places chacune ; Un 2e étage de 4000 m² qui comporte 96 bureaux de députés, 4 salles d’attente et 4 salles de réunion de trente places chacune; Un 3e étage de 4000 m² qui abrite le Secrétariat administratif comportant 74 bureaux individuels et paysagers, 4 salles de réunion de 30 places chacune et enfin - Un 4e étage de 4000 m² qui abrite un restaurant panoramique de 120 places, 2 grandes zones de locaux techniques et une couverture en panneaux solaires. A cela s’ajoutent des bâtiments annexes composés de : la questure qui comprend un ensemble de 93 bureaux ; 2 grandes salles de réunion ; un restaurant du personnel de 120 places ; un service infirmerie, crèche, gymnase et de guichets de banques ; une caserne militaire composée de 14 bureaux, un dortoir, une salle de réunion et une salle d’instruction ; un parking de 250 places et un grand jardin public.   Actualités 05 janv. 2022


Dr Horace Degnonvi, spécialiste en épidémiologie : « Omicron est tellement contagieux… »
Le coronavirus n’est pas prêt de disparaître avec les mutations qui ne cessent d’être enregistrées. Spécialiste en épidémiologie et en médecine préventive, Dr Horace Degnonvi, également chercheur au Centre hospitalier universitaire (Chu) d’Angers en France et au Centre inter facultaire de formation et de recherche en Environnement pour le Développement durable (Cifred) de l’Université d’Abomey-Calavi (Uac), analyse la menace et donne des conseils sur comment vivre avec la Covid-19 en 2022. Qu’est-ce qui pourrait justifier les multiples mutations du coronavirus ? Dr Horace Degnonvi : Tous les virus, y compris le Sars-CoV-2, le virus responsable de la Covid-19, mutent avec le temps. La mutation est un phénomène naturel. La plupart des mutations n’ont que peu ou pas d’incidence sur les propriétés du virus. Cependant, certaines mutations peuvent affecter les propriétés du virus et influer, par exemple, sur la facilité avec laquelle il se propage, la gravité de la maladie qu’il entraîne ou l’efficacité des vaccins, des médicaments, des outils de diagnostic ou des autres mesures sociales et de santé publique. Toutefois, en pleine pandémie, le terme « mutation » prend une tournure autrement plus inquiétante. Les virus mutent et évoluent lorsqu’ils infectent les cellules d’un hôte et se répliquent. Les transformations ainsi apportées au code génétique du virus peuvent l’aider à passer plus facilement d’un humain à l’autre ou à échapper aux défenses de notre système immunitaire. À ce jour, les mutations du Sars-CoV-2 ont donné naissance à des variants qui imposent, aux yeux de la communauté scientifique, de redoubler d’efforts pour freiner la propagation du coronavirus. Que sait-on aujourd’hui d’Omicron ? Le 26 novembre 2021, l’Oms a désigné le variant B.1.1.529 comme variant préoccupant, sous l’appellation Omicron, suivant ainsi l’avis de son Groupe consultatif technique sur l’évolution du virus Sars-CoV-2. Cette décision se fondait sur les éléments de preuve présentés au Groupe consultatif selon lesquels Omicron présente plusieurs mutations susceptibles d’avoir un impact sur son comportement, par exemple, sur la facilité avec laquelle il se propage ou sur la gravité de la maladie qu’il provoque. Des chercheurs en Afrique du Sud et dans le monde entier mènent des études pour mieux comprendre de nombreux aspects du variant Omicron et continueront à partager les résultats de ces études dès qu’ils seront disponibles. Toutefois, à l’heure actuelle, nous pouvons résumer ce que l’on sait actuellement sur Omicron en ces points. L’expérience sud-africaine et britannique, et les études conduites au Royaume-Uni permettent désormais à la communauté scientifique d’en savoir plus sur le variant Omicron. L’intrusion d’Omicron sur la scène mondiale bouleversée depuis deux ans par la pandémie de la Covid-19 a une nouvelle fois changé la donne. La circulation galopante du virus sur la planète, dopée par Omicron, n’incite pas exactement à un relatif optimisme. La dernière souche de la Covid-19 est ainsi devenue, à la veille du nouvel an, majoritaire parmi les infections. Et celles-ci s’emballent : chaque jour, le peloton des néo-contaminés dépasse les 200 000 personnes. Seulement, si la haute contagiosité d’Omicron et sa supériorité sur celle de Delta sont indéniables, sa moindre gravité l’est également. Les expériences sud-africaines et britanniques, où le variant s’est diffusé en premier lieu, ainsi que les études en provenance de ces pays permettent à la fois d’imaginer avec plus de netteté les courbes qu’il suivra partout ailleurs. Et de mieux connaître sa nature. Le suivi d’Omicron, identifié en novembre seulement, ne présente pas assez de recul pour offrir une lumière complète sur son objet. Toutefois, la communauté scientifique n’a plus peur de faire part de quelques certitudes le concernant. Nous pouvons dire ainsi que c’est un variant, moins virulent, avec moins de formes sévères du Covid-19 (que Delta). Les «données britanniques» arrêtées au 31 décembre se rapportant aux analyses conduites par l’Agence de sécurité sanitaire locale et le département de biostatistique de l’Université de Cambridge ayant porté sur plus d’un million de patients révèlent que 528 176 sont touchés par le variant le plus récent, et 573 012 souffrant de son prédécesseur. Leurs conclusions établissent en effet que le risque d’hospitalisation avec Omicron est le «tiers» de ce qu’il est avec Delta. L’agence de sécurité sanitaire britannique va plus loin : «Dans cette analyse, le risque d’hospitalisation est plus bas dans les cas Omicron pour les infections symptomatiques comme asymptomatiques après deux et trois doses de vaccin, avec une réduction de 81 % du risque d’hospitalisation après la troisième dose comparé aux cas d’Omicron chez les non-vaccinés.» On note aussi une diminution, selon une fourchette de 31 à 45 %, du risque d’admissions en réanimation dans le cas d’Omicron par rapport à Delta. En résumé, il est beaucoup plus contagieux que le variant Delta, mais avec une sévérité moindre. Cette contagiosité se traduit par le fait que le nombre de malades contaminés double tous les deux jours, alors que c’était 12 à 15 jours avec le variant Delta. Il a une capacité à recontaminer les personnes ayant déjà eu la Covid-19, même les personnes ayant une des formes sévères de la maladie. Quelles sont les bonnes nouvelles alors ? La première bonne nouvelle est qu’il y a une diminution de la sévérité du virus, estimée aujourd’hui de 50 à 80 % par rapport à Delta.» La seconde bonne nouvelle est paradoxalement nourrie par sa vaste et inquiétante diffusion, cette tendance se confirmera naturellement au fil des contaminations. Omicron est tellement contagieux qu’il va toucher toutes les populations du monde. Il pourrait entraîner une immunité renforcée et on sera tous plus armés après son passage. Mais l’abaissement de la virulence d’Omicron n’est pas seulement conjoncturel. Il a aussi des racines plus directement médicales. Plusieurs études menées par des équipes de chercheurs réputés viennent de montrer que le variant Omicron se multiplie moins bien dans les cellules pulmonaires. Mais les zones d’ombre commencent également à se dissiper autour de la question de la contagiosité d’Omicron. C’est vraisemblablement sa capacité d’échappement immunitaire davantage que sa contagiosité intrinsèque qui explique sa plus grande transmissibilité. Du fait des nombreuses mutations sur sa protéine de surface appelée spicule (c’est-à-dire la pointe par laquelle le virus pénètre l’organisme), Omicron contourne très efficacement la protection vaccinale ou celle conférée par une infection au Sars-CoV-2. Je terminerais par un dernier point encourageant à savoir que la durée d’incubation est plus courte, de l’ordre de trois jours au lieu de quatre à cinq avec Delta. En résumé, si les variantes précédentes provoquaient des vagues en forme de Kilimandjaro, celle d’Omicron en Afrique du Sud ressemble davantage à l’escalade de la face nord de l’Everest : elle retombe aussi vite qu’elle est montée. Et cela est une très bonne nouvelle pour la communauté scientifique, les autorités ainsi que la population. Toutefois, n’oubliez surtout pas que le virus est fortement transmissible et que le banal «écoulement nasal» est un concentré potentiel d’Omicron qui risque par exemple d’assaisonner vos plats à tout moment. Comment vivre donc avec la Covid-19 en 2022 ? Je pense qu’au prime abord, sans pour autant être dans le déni, il faudra cesser d’avoir peur. Mais attention, ne pas avoir peur ne signifierait guère banaliser le virus. Le virus qui a causé la pandémie n’est pas prêt de disparaître. Il faudra donc, notamment, surveiller l’arrivée de nouveaux variants, faire progresser les traitements, ajuster les mesures sanitaires, et peut-être instaurer des doses de rappel du vaccin. Voici ce à quoi on peut s’attendre. Pour finir, je dirai que notre arme à l’heure actuelle est la vaccination. Selon les données disponibles, la dose de rappel renforce le niveau de protection face au risque de forme grave, à hauteur de 90 %. Le variant Omicron étant très contagieux, il faudra continuer d’appliquer les gestes barrières pour limiter sa transmission. Je demanderais à toute la population béninoise de suivre à la lettre les recommandations du ministère de la Santé qui fait beaucoup dans la lutte contre cette pandémie sous le leadership du Pr Benjamin Hounkpatin, bien évidemment dans la vision de Son Excellence Patrice Talon, président de la République du Bénin. Santé 04 janv. 2022


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