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Le médiateur de la République est en fin de mandat après cinq années d’exercice non renouvelable. Joseph Houessou Gnonlonfoun devra passer le témoin à son successeur qui sera nommé par le chef de l’Etat, Patrice Talon.
La succession du médiateur de la République est désormais ouverte. Nommé par décret n°2013-395 du 7 octobre 2013, Joseph Houessou Gnonlonfoun qui a été installé dans ses fonctions le 14 octobre 2013 après prestation de serment devant le président de la République qui l’a promu, a achevé son mandat de cinq ans non renouvelable. L’homme qui a succédé au professeur Albert Tévoèdjrè devra lui-même passer le témoin. Du coup, les regards sont désormais tournés depuis le samedi 13 octobre dernier, vers le chef de l’Etat, Patrice Talon, pour pourvoir à la nomination du nouveau médiateur de la République. Comme il est de coutume en de pareilles circonstances, plusieurs noms circulent dans les couloirs de l’institution à Porto-Novo. Cette nomination ne va certainement pas tarder. Peut-être qu’elle sera connue lors du Conseil des ministres de demain mercredi 17 octobre. Pour l’instant, le magistrat à la retraite est encore en poste en attendant de connaître son successeur. Celui-ci doit être choisi, conformément à l’article 3 de la loi n°2009-22 du 11 août 2009 instituant le médiateur de la République, « en raison de sa grande expérience de la vie et des affaires publiques, de ses compétences professionnelles éprouvées, de sa bonne moralité et de son attachement à la concorde et à la paix sociales». Cette personnalité est attendue pour poursuivre la mission du médiateur de la République chargé de recevoir les griefs des administrés relatifs au fonctionnement des administrations centrales de l’Etat, des collectivités décentralisées, des établissements publics et les étudier afin d’y apporter des solutions équitables. Le médiateur de la République a également pour mission de suggérer au chef de l’Etat des propositions tendant au fonctionnement normal et à l’efficience des services publics. Il contribue de façon générale à l’amélioration de l’Etat de droit et de la gouvernance administrative.
Plus de 4400 recours traités
Aux termes de l’article 9 de la loi citée supra, « le médiateur de la République peut, à la demande du président de la République ou du gouvernement, des membres de toute autre institution de la République, participer à toute activité de conciliation entre l’administration publique et les forces sociales et/ou professionnelles. Il peut également être sollicité par le président de la République pour des missions particulières relatives aux questions de réconciliation et de paix aux niveaux national, régional et international ».
Toutefois, le médiateur de la République est limité dans son champ de compétence et d’intervention. Ainsi, les différends notamment qui peuvent s’élever entre les personnes physiques ou morales privées et les procédures engagées devant la justice ou la dénonciation d’une décision judiciaire ne relèvent pas de la compétence du médiateur de la République. Lorsqu’il est saisi d’un recours relatif à l’un des domaines ci-dessus cités, la loi lui fait obligation d’adresser au réclamant une suite lui indiquant une démarche alternative. Seulement, la mission et le champ de compétence du médiateur de la République restent encore peu compris du grand public. Certains estiment à tort ou à raison que c’est une institution budgétivore. Là-dessus, les responsables de l’organe s’en défendent. « Le médiateur de la République est une institution utile. Il faut déjà avoir un problème administratif pour se rapprocher de lui pour voir les diligences qui sont faites dans le dénouement de tel ou tel dossier », contre-attaque Bienvenu Padonou, directeur des Recours du médiateur de la République. Selon lui, l’institution a reçu et traité plus de 4400 réclamations des citoyens sur les cinq ans dont 385 déjà en 2018. Plus de la moitié des recours ont prospéré et sont sanctionnés par des succès, note-t-il.«Tout le monde se plaint de notre administration et dans le même temps on ne veut pas qu’il y ait quelqu’un qui travaille à régler les dysfonctionnements de l’administration. C’est comme si on veut une chose et son contraire », observe le directeur des Recours du médiateur de la République.
Au nombre des cas de médiation réussie suite à l’intervention du médiateur de la République, Bienvenu Padonou cite le dossier des étudiants béninois inscrits en stomatologie et en odontologie et dont le Bénin n’a pas le matériel technique requis pouvant permettre à ces derniers de faire une spécialisation correcte. Ils ont vu leur situation réglée par le Conseil des ministres qui leur a trouvé de bourses d’études à l’étranger afin qu’ils poursuivent leur formation. Cette situation a été réglée grâce à l’intervention du médiateur de la République saisi par les étudiants et qui a intercédé pour eux auprès du ministère chargé de l’Enseignement supérieur.
Institution utile ?
Un autre cas symptomatique, poursuit Bienvenu Padonou, est celui d’un enseignant en service dans la commune de Klouékanmè dans le Couffo admis au concours d’entrée dans la Fonction publique, mais en même temps en situation de reversement en agent contractuel d’Etat. Son contrat de reversement est signé par lui mais l’administration n’a pas apposé sa signature. L’acte est finalement paru, rappelle le directeur des Recours du médiateur de la République, pendant qu’il a abandonné ce contrat pour aller en formation à l’Ecole nationale des instituteurs. Mais entre-temps des agents de la Recette-Perception de Klouékanmé ont intercepté le contrat signé et ont perçu ses salaires en ses lieu et place pendant trente mois. La supercherie a été découverte lorsque le pauvre agent a demandé l’établissement de sa fiche de paie pour le concours d’agent contractuel de l’Etat pour lequel il est admis. L’administration des Finances lui a opposé une fin du non-recevoir. Il lui a été servi que son nom se trouve dans la base de données des agents titulaires de fiche de paie et qu’il a régulièrement touché ses salaires. L’instituteur a tenté de se justifier qu’il n’a jamais touché de salaire depuis trente mois mais en vain. C’est ainsi qu’il a saisi le médiateur de la République qui s’est impliqué dans le dossier. De fil en aiguille, il a été révélé que l’agent a raison. Ses trente mois de salaires évalués à quatre millions ont été perçus par des agents de la Recette-Perception de Klouékanmè, tous aujourd’hui en prison. Le réseau de fraudeurs a été démasqué. «Le médiateur de la République a fait non seulement, dans ce dossier, œuvre utile pour l’enseignant, mais aussi pour l’administration publique », se réjouit Bienvenu Padonou. Le directeur des Recours du médiateur de la République n’oublie pas non plus le cas de l’épouse de l’ex-préfet de Boukombé, Pamphile Hessou, qui pendant très longtemps n’a pu obtenir la pension de veuvage de son mari décédé. Par l’intervention du médiateur de la République, informe Bienvenu Padonou, les services du Trésor public lui ont donné satisfaction en faisant fi de l’acte de décès de son mari que l’administration des Finances lui réclamait avant de lui délivrer cette pension de veuvage. Elle est en possession de l’acte depuis 2016 suite à l’intervention du médiateur de la République. « Après le domaine du foncier, la gestion de carrière des agents de l’Etat est le deuxième secteur dans lequel le médiateur est le plus saisi », relève le directeur des Recours du médiateur de la République. Il reviendra au successeur du magistrat à la retraite d’imprimer à l’institution sa marque afin de gagner définitivement la confiance des administrés?
Actualités 16 oct. 2018
présentation des sachets bio aux femmes du marché GANHI[/caption]L’entrée en vigueur de la loi n°2017-39 portant production, importation, commercialisation et utilisation des sachets plastiques non biodégradables implique de nouvelles dispositions quant à leur usage qui n’est pas sans conséquence sur le cadre de vie. Loin d’une lutte acharnée, le gouvernement fait l’option de la sensibilisation et de l’accompagnement des unités de production locales pour les sachets biodégradables recommandés.
Les sachets non biodégradables sont interdits d’usage au Bénin depuis le vote de la loi n° 2017-39 portant production, importation, commercialisation et utilisation des sachets plastiques non biodégradables. Depuis lors, l’option de la répression s’impose au gouvernement pour mettre fin à la commercialisation des sachets non conformes, c’est-à-dire les sachets non biodégradables qui polluent le cadre de vie. Mais il n’en est encore rien.
Le gouvernement a privilégié l’option de la sensibilisation, de l’orientation des citoyens sur la conduite à tenir ainsi que l’accompagnement des unités de production puis la facilitation de l’importation de sachets aux commerçantes. Le gouvernement, selon nos sources, a fait cette option responsable, pour réussir à extirper du marché de façon progressive les sachets non biodégradables qui se retrouvent encore sur les étalages au niveau des marchés. La récente sortie du préfet du département du Littoral en compagnie du directeur général de l’environnement et du climat et ses cadres, ce vendredi 12 octobre, s’inscrit dans le cadre de cette campagne de sensibilisation des usagers des marchés pour leur montrer la voie à suivre pour se procurer des sachets biodégradables.
Une équipe du ministère du Cadre de Vie et du Développement durable a eu à assister, il y a quelques jours, à la réception d’une importante quantité de sachets biodégradables. Environ 180 tonnes de sachets bio qui, sans doute, seront déversés sur le marché. Cette démarche du ministère est un exemple selon des personnes averties de la chose environnementale. Dans le processus, la répression n’est pas l’élément le plus important. Ce qui compte c’est que les populations puissent adopter les sachets biodégradables et changent de comportement de façon progressive, pour leur bien-être et la protection de l’environnement. Quant à l’importation des sachets, il est à noter que les formalités sont assouplies et plusieurs entreprises sont sur le point de démarrer leurs activités, ce qui va faciliter aussi la compétitivité et l’accessibilité du coût, selon les explications du directeur général de l’environnement et du climat. Le ministère se charge ainsi du contrôle de qualité de ces emballages nouvellement arrivés qui vont inonder le marché bientôt.
Un sujet sensible
Quand on parle de sachet biodégradable, les spécialistes indiquent qu’il s’agit d’un sujet sensible. De sources proches du ministère du Cadre de Vie et du Développement durable affirment que le sujet est sensible et qu’il est important de l’aborder avec délicatesse. Sensible du point de vue qualité bio ou oxo et de la capacité des unités locales à produire les sachets selon les normes sans tricher sur leur qualité. Il faut reconnaître que les sachets oxo-dégradables sont loin d’être une solution écologique, non polluante et 100% biodégradables; donc sans aucun avantage pour l’environnement, selon nos sources. Il est opportun de prendre toutes les dispositions afin de limiter la production non conforme de sachets biodégradable.
Environnement 16 oct. 2018

Le secteur de la sécurité est en plein essor et recrute à tour de bras. Pourtant, les conditions de travail de ces agents ne sont pas reluisantes. Ils sont nombreux, ces jeunes qui, de jour comme de nuit, sont appelés à veiller sur les hommes et leurs biens.
A peine a-t-il fini de s’habiller que Christian court pour ouvrir la portière d’un véhicule immobilisé devant son lieu de service. Matraque en main, godasses aux pieds et sifflet à la bouche, ce jeune garçon de 25 ans a la responsabilité d’assurer la sécurité d’un hôtel de la place.
Tout comme lui, ils sont nombreux, ces jeunes sortis d’universités ou non, à se lancer bon gré mal gré dans le métier de vigile à la recherche de quoi assurer leur quotidien.Tandis que certains bénéficient d’un encadrement digne du nom, d’autres sont formés sur le tas. Ceci engendre une mauvaise performance de leur part. Yacoubou Aliwanoumon, directeur d’une société de sécurité de la place, confirme qu’il y a assez de maux qui minent le secteur de gardiennage au Bénin. Il pointe du doigt les sociétés qui ne donnent aucune formation de base à leurs agents avant de les déployer sur les «sites». C'est la raison pour laquelle l’on assiste de temps en temps à des défaillances chez ces jeunes. «Ici, nous ne sommes pas à l’abri du vol. Cela arrive quotidiennement au point où certains de nos collègues se retrouvent derrière les barreaux pour une moindre erreur », affirme Georges, un agent de sécurité de la place. « Quand ces petites erreurs surviennent, c’est nous qui payons les frais. On nous envoie à la Police pour signer des engagements. Parfois, on nous jette carrément en prison bien qu’on ne soit ni de près ni de loin mêlés à ce vol », poursuit-il.
Peu importe le salaire, l’agent de sécurité se doit de faire preuve de vigilance et d’accomplir convenablement la tâche qui est la sienne. Bien qu’ils soient parfois contraints de faire des heures supplémentaires et d’être exposés sà tous les risques, ces agents se plaignent tous les jours de leurs salaires. «Mon patron me paie 35.000 f cfa par mois. C’est insuffisant, vu les charges que j’ai. Je suis obligé de solliciter à des moments donnés l’aide d’un ami pour pouvoir joindre les deux bouts», confie un agent qui a requis l’anonymat.
Le président de l’Association nationale des agents de sécurité privée du Bénin, Jean Claude Gouton, évoque le fait que le secteur de la sécurité soit exposé à plusieurs difficultés. Le salaire des agents est très bas, c’est-à-dire qu’ils sont payés en dessous du Smig au mépris des textes en vigueur. Au lieu de 60 h de travail par semaine, l’agent de sécurité va jusqu’à 72h ou carrément sept jours sur sept sans repos. Cette situation engendre une inefficacité des agents sur le terrain. Il précise qu’avec la collaboration du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, les démarches sont en train d’être menées pour recadrer le secteur et assurer de meilleures conditions de travail aux agents de sécurité.
Le présidium lors du lancement du Press-Book[/caption]Le Cercle de réflexion et d’actions pour le développement intégré et la solidarité(Céradis)a procédé, vendredi 12 octobre dernier, au lancement du press-book sur l’état de la planification familiale au Bénin. C’est une contribution de la presse béninoise aux efforts de plaidoyers des Osc. L’activité entre dans le cadre de la Journée internationale de la fille, édition 2018.
La presse béninoise n’est pas inactive face au challenge pour le repositionnement de la planification familiale. Elle y a apporté sa contribution à travers des productions avec le soutien technique du CéRadis en vue d’une meilleure efficacité des politiques publiques en matière de planification familiale. On peut retrouver différentes thématiques compilées et traitées à travers différents genres journalistiques. Cette revue de presse est la troisième du genre portant le sceau du CéRadis. Elle reflète le regard de la société civile eu égard à ses motivations et attentes par rapport aux engagements pris par l’Etat pour le repositionnement de la planification familiale au Bénin.
« Ce press-book est le symbole de la grande complicité et de la synergie d’actions qui doivent toujours exister entre les organisations qui œuvrent pour le droit à la santé et les professionnels de la presse engagés pour la promotion du développement social et durable », apprécie le directeur exécutif du CéRadis, Nourou Adjibadé.
Le document fait un point non exhaustif du chemin parcouru par le Bénin en termes d’engagement en matière de planification familiale et des défis qui l’attendent. « Le suivi des engagements pris par le Bénin en matière de santé de la reproduction et planification familiale est impératif au regard du faible niveau des indicateurs en santé et de l’insuffisance d’un leadership éclairé des acteurs nationaux impliqués dans l’atteinte des objectifs de développement durable en matière de santé. Il est donc impérieux de suivre ces engagements pour constater les progrès et surmonter les obstacles. C’est le sens de ce press-book », explique-t-il.
Tous les chantiers en matière de la planification familiale ont été parcourus avec comme boussole le plan d’action national budgétisé pour le repositionnement de la planification familiale (2014-2018). Entre autres, les défis et enjeux liés à la demande et à l’offre de service de Pf, le genre et la planification familiale, l’environnement habilitant les textes de lois en matière de santé sexuelle et reproductive et le niveau d’application des textes.
Baliser le chemin pour les défis futurs
Cette production de presse balise le chemin pour les défis en attente. « Ce press-book est révélateur des progrès réalisés depuis le lancement du partenariat de Ouagadougou en février 2011 et renseigne à suffisance sur les enjeux auxquels tous les acteurs doivent faire face dans les prochaines années », souligne Nourou Adjigbadé.
Il est un outil qui accompagne les actions de plaidoyers du
CéRadis en matière de planification familiale. D’où la satisfaction du président de l’Union des professionnels des médias du Bénin, Franck Kpochémè, qui salue la contribution de la presse nationale et l’exhorte à plus d’engagement pour l’atteinte des objectifs fixés par le Bénin.
Le lancement de ce document coïncide avec la Journée internationale de la fille. Une manière pour CéRadis de faire toucher du doigt les écarts à combler dans les rangs des adolescents et jeunes, en matière de planification familiale. Les chiffres énumérés par la représentante de la direction de la Santé de la mère et de l’enfant, Aminatou Baco Mama Chabi, renseigne sur les efforts à fournir au profit de la cible. « Une femme sur cinq qui meurt d’une grossesse ou d’un accouchement est une adolescente, soit 14% des filles de moins de 15 ans et 35% des filles de moins de 18 ans mariées.
Toutefois, CéRadis s’emploie à corriger les faibles performances du Bénin en matière de Pf. Ses efforts dans le domaine des droits humains sont reconnus et récompensés à l’international à travers un prix spécial, pour sa participation « aux prix des Droits de l’homme de la République française ‘’Liberté-égalité-fraternité’’, édition 2017 ». Un motif d’encouragement et de détermination pour la structure dont la motivation pour les questions de santé sexuelle et reproductive, de même que des droits humains n’est point à démontrer.

Du 16 au 24 novembre prochain, la 14e édition du Festival international de théâtre du Bénin aura lieu. Pour ce rendez-vous du plus grand festival de théâtre sur le continent, plusieurs professionnels du secteur se sont donné rendez-vous et ce ne sera pas non plus sans innovations pour le public et les festivaliers.
« Avec la 14e édition du Festival international de théâtre du Bénin (Fitheb), nous voulons mettre à l’honneur le théâtre de ‘’Tout-le-monde’’... Nous allons également profiter de ces instants pour révéler l’énorme contribution du théâtre et de ses hommes, et de ses femmes au progrès social, tant au Bénin, en Afrique que dans le Monde ». C’est ainsi que se présente la charpente de l’édition à venir du Fitheb. Elle aura pour thème « théâtre, engagement civique et social pour un développement durable, au Bénin, en Afrique et dans le monde ». Vendredi 12 octobre dernier au cours d’un point de presse, Érick-Hector Hounkpè, directeur du Fitheb, a donné d’amples détails sur cette édition qui devrait apporter un plus aux hommes et femmes de cet art de la scène. Et parlant du thème, il a révélé qu’il a été inspiré par l’observation, ces deux dernières décennies tant au Bénin qu’en Afrique et dans le monde, « d’une foison de ces diverses formes de théâtres non conventionnelles tant dans les sujets abordés que dans les esthétiques arpentées ».
Le théâtre dit de développement, le théâtre-forum, le théâtre dit d’intervention sociale pour un changement de comportements, le théâtre dit populaire, le théâtre filmé seront donc tous au rendez-vous de cette édition qui se déroulera du 16 au 24 novembre prochain dans six villes à savoir Porto-Novo, Cotonou, Lokossa, Abomey, Parakou et Natitingou. Y sont attendus des pays comme le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, le Canada, la Chine, la Côte d’Ivoire, Madagascar, le Mali, le Niger, le Togo et la Tunisie.
Pour le directeur du Fitheb, il est connu maintenant qu’à l’ombre du « Grand théâtre », d’envergure universitaire et/ou élitiste, émerge « le théâtre pour tous », « le théâtre-de-tout-le-monde », qui s’installe tant dans les séminaires, colloques et autres ateliers que dans les rues, sur les chaînes de télévision, dans les campagnes de sensibilisation. « Nous voulons qu’à la faveur de la 14e édition, la lumière soit projetée sur ces formes de théâtre souvent dites ou vues mineures alors même que leur impact ne cesse de grandir, et d’aider à renouveler le genre de plus en plus heureusement malmené, recréé au contact évidemment de nouvelles cibles, de nouveaux créateurs », relève-t-il.
Pour amorcer, sinon susciter davantage la réflexion sur ces théâtres, une table ronde analysera les dissemblances et les similitudes entre ces différents théâtres, entre leurs cibles et leurs propos respectifs…
Pour cette édition, vingt spectacles ont été retenus dont dix émanant du Bénin.
Des campagnes de salubrité sur les sites d’accueil des villages du Fitheb, des programmations de lectures scéniques dans des écoles secondaires, des spectacles d’attraction sur quelques places publiques des villes d’accueil de la Biennale, des rencontres professionnelles, un atelier régional de formation au profit de la presse culturelle, une rencontre des directeurs de festivals de théâtre de même qu’un « Fitheb-distinction » sont les autres activités majeures retenues pour la grand-messe du théâtre.
La dépouille de Bernard Chabi Mohamed aux bons soins de ses collègues[/caption]La nation est toujours reconnaissante à ses valeureux fils. Pour avoir sacrifié sa vie en veillant à la sécurité des personnes et de leurs biens, le sous-brigadier de première classe Bernard Chabi Mohamed a reçu, samedi 13 octobre dernier à la Direction départementale de la Police républicaine du Borgou, à Parakou, les honneurs qui lui sont dus. Sacrifiant à la tradition comme il est d’usage en de pareilles circonstances, les responsables de la police ont tenu à louer sa bravoure et son dévouement. Le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé, était à leurs côtés. Outre la sonnerie aux morts, la cérémonie a été marquée par diverses allocutions.
« Dans l’accomplissement de son devoir républicain de routine qui est de servir l’humanité, de sauvegarder les vies et les propriétés, de protéger les citoyens contre la tromperie, les faibles contre la violence et le désordre, Bernard est mort, les armes à la main dans la matinée du mardi 9 octobre à 7h30 », a indiqué le directeur départemental de la Police républicaine du Borgou, Pacôme Anato, au nom de ses supérieurs hiérarchiques. Le décès de cet agent, a-t-il fait observer, lui rappelle l’abnégation et le sens du devoir qui animent les policiers. Selon lui, ce sont ces valeurs qui ont instinctivement conduit le regretté à se lancer à la poursuite de ces divorcés sociaux au prix de sa vie. « La nation toute entière t’en sera reconnaissante», a-t-il rassuré.
Pour Pacôme Anato, Bernard Chabi Mohamed est un travailleur rompu à la tâche qui a beaucoup œuvré pour la sécurité et la tranquillité des populations béninoises. « Un véritable fonctionnaire de référence qui, en peu de temps, a su faire sien le bon tempérament d’un flic et accompli sa mission au sein de la corporation policière avec bravoure, abnégation, dévotion et succès », a-t-il également insisté.
Sur les lieux, l’ambiance était pesante, pleine de chagrin et d’amertume. La tristesse et le désarroi se lisaient sur les visages de ses collègues d’armes. Faisant partie de la 30e promotion de l’ex-gendarmerie nationale, classe 2004, Bernard Chabi Mohamed a fait montre, durant ses 13 ans 11mois et 22 jours de service effectif, d’un sens élevé du devoir national sacré. Ce qui lui a valu trois félicitations écrites dont deux du président de la République. Il laisse derrière lui une veuve et plusieurs orphelins. Originaire de Banikoara, il y a été conduit pour son inhumation par les membres de sa famille.
Actualités 15 oct. 2018
Forte mobilisation autour du maire Bio SarakoTamou[/caption]Mobilisées aux côtés de leur maire, Bio SarakoTamou, samedi 13 octobre dernier au stade municipal Bani Gansé, les populations de la commune cotonnière du Bénin, Banikoara, ont réaffirmé leur soutien au président Patrice Talon.
« Banikoara, c’est chez Patrice Talon », tel est le message porté sur l’une des nombreuses banderoles déployées par les populations de la commune, samedi 13 octobre dernier au stade municipal Bani Gansé. Au cours du géant meeting qu’ils ont organisé, le maire Bio Sarako Tamou et sa base viennent de lui donner l’assurance que leur commune est acquise à sa cause et à ses idéaux de développement.
« Nous avons organisé ce grand rassemblement, pour rendre un hommage mérité au chef de l’Etat, Patrice Talon. Un homme d’actions qui, depuis avril 2016, s’est engagé à corriger une injustice dont Banikoara, première commune productrice de coton, a été victime pendant des décennies », a expliqué le maire. Le miracle que le régime de la Rupture a permis à la filière coton de connaître à Banikoara, le programme d’emplois des jeunes qui a octroyé des fonds conséquents à 425 jeunes de la commune pour démarrer leurs activités et le programme de microcrédit aux plus pauvres «nouvelle génération », ne sont été passés sous silence. Sans oublier le programme des cantines scolaires dont bénéficient 30 écoles de la commune, le maire a également évoqué bien d’autres actions dont la mise en œuvre a permis d’assainir Banikoara, puis d’améliorer les conditions de vie et de travail de ses populations. « Les populations de Banikoara sont très satisfaites de la gouvernance du président Patrice Talon », a-t-il reconnu. Avec la réalisation effective de certains projets du Programme d’action du gouvernement, a-t-il poursuivi, leur satisfaction sera encore plus grande. « Il s’agit notamment du démarrage de la construction du stade omnisports de la ville, du bitumage des routes Banikoara-Kérou, Banikoara-Kérémou-Frontière du Burkina Faso, de la réalisation des adductions d’eau villageoise de Soroko, de Sompérékou, Cokè, Sonon et autres », a insisté l’autorité. Eu égard à tout ce qui précède, Bio Sarako Tamou a sonné la mobilisation générale derrière les idéaux du président de la République. « Nous sommes sur le bon chemin et rien ne doit nous ébranler. Nous ne devons céder à aucune intoxication d’où qu’elle vienne », a fait observer, avant lui, le président du comité d’organisation du meeting, le conseiller Karim Garouba.
Les représentants des couches socio-professionnelles ont également abondé dans le même sens. Porte-parole respectifs des jeunes et des femmes, Mohamed Sabi Séko et Francine Gnonmoro Bio Bagou ont exprimé leur gratitude à l’endroit du chef de l’Etat, pour ses réformes. Le premier a surtout tenu à le féliciter pour la confiance qu’il a placée en la personne du maire Bio Sarako Tamou qui demeure, selon lui, l’apôtre de l’heure à Banikoara.
Ne voulant pas se faire conter l’évènement, les populations sont sorties nombreuses. Une démonstration de force réussie donc pour leur maire et président du Mouvement des forces unies pour la relève et le progrès «Nonin ». Outre Sa Majesté
Nansounon 21, roi de Banikoara, les maires de Parakou, de Sègbana et de Gogounou, ainsi que plusieurs autres personnalités potico-administratives ont honoré de leur présence la rencontre.
Des opérateurs économiques engagés aux côtés du gouvernement pour des réformes productives[/caption]Les acteurs du secteur privé du bois réunis au sein du cadre de concertation du secteur privé du bois apportent leur soutien aux actions du chef de l’Etat. Ils l’ont fait savoir à travers une déclaration, vendredi 12 octobre dernier à Cotonou.
Les réformes entreprises par le chef de l’Etat dans le secteur du bois sont bien appréciées par ses acteurs. Dès sa prise de fonction, le président de la République Patrice Talon a engagé des réformes audacieuses dans presque tous les secteurs d’activités du Bénin. Le secteur du bois a fait l’objet d’actions concrètes et salutaires du gouvernement pour son redressement.
Des actions qui, selon le cadre de concertation du secteur privé du bois dirigé par Jacques Dansou, ont apporté des changements qualitatifs par rapport à la gouvernance globale des forêts et le retour de l’autorité publique dans le secteur.
Dans leur déclaration lue, vendredi dernier, par leur porte-parole Patrice Allakpato, ils ont affirmé que les actions entreprises par le chef de l’Etat dès sa prise de fonction dans le secteur du bois ont été mal comprises, mais ils avouent qu’à l’arrivée ils sont convaincus de ce qu’elles étaient indispensables.
Le cadre de concertation a été créé, selon les acteurs privés du bois, pour internaliser ces réformes et surtout pour contribuer à la mise en œuvre des différentes actions amorcées par le gouvernement pour la valorisation effective de la profession du bois en vue de sa contribution au PIB national.
Au titre des actions salutaires entreprises par le gouvernement, les acteurs privés du secteur du bois ont cité dans leur déclaration, la mise en place de la commission nationale pour la réforme forestière ; la dérogation spéciale pour l’évacuation des stocks de bois en instance d’exportation avant la prise de la mesure de suspension ; la prise du décret N° 2017- 200 du 29 mars 2017 portant nouvelles mesures d’exploitation de commercialisation, d’exportation du bois et des produits du bois en République du Bénin. Un décret qui, selon eux, a permis la réorganisation complète des activités du bois. Ils citent pour preuve la vente aux enchères du bois à l’ONAB, ce qui permet aujourd’hui à tous les usagers du bois d’avoir accès aux produits de l’ONAB sans exclusion aucune.
Jacques Dansou et ses collègues saluent également la prise de décision salutaire pour le reversement des contributions par usager, soit 250 000 F CFA des années 2012 et 2013 pour des actions de reboisement.
Le gouvernement, après des rencontres avec les usagers du bois, a pris en compte leurs doléances par des mesures de gouvernance inclusive saluées par le cadre de concertation du secteur privé du bois. Il s’agit de la participation de deux représentants des usagers au sein de la commission nationale pour la réforme forestière; l’accessibilité à l’achat du bois par un grand nombre au niveau de l’ONAB à travers la vente aux enchères et la participation de trois représentants des usagers du bois au sein de la commission nationale de reboisement.
Les échos de ces réformes, à l’extérieur, ont fait que le secteur privé du bois béninois est souvent invité aux niveaux sous-régional et international pour participer à des ateliers de réflexion sur le devenir des forêts africaines.
Autant d’actions entreprises qui ont motivé les usagers agrées du bois à décider d’apporter à travers une déclaration leur soutien indéfectible aux actions du gouvernement.
Ministre SERGES AHISSOU [/caption]La communauté internationale, à travers l’Organisation internationale de normalisation (Iso), la Commission électrotechnique internationale (Cei) et l’Union internationale des télécommunications (Uit), célèbre le 14 octobre de chaque année la Journée mondiale de Normalisation. Cette année, le thème choisi est : « Les normes internationales et la quatrième révolution industrielle ». Samedi 13 octobre dernier, à la veille de l’événement, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Serge Mahouwèdo Ahissou, a délivré un message à ce propos.
Le thème de l’édition 2018 de la Journée mondiale de Normalisation intitulé « Les normes internationales et la quatrième révolution industrielle » a été choisi pour mettre en lumière le rôle prépondérant et innovant que jouent les normes dans l’utilisation des technologies de l’information, a indiqué le ministre de l’Industrie et du Commerce, Serge Mahouwèdo Ahissou, dans le message qu’il a délivré dans le cadre de cette célébration.
« La quatrième révolution industrielle fait référence aux technologies émergentes, qui estompent les frontières traditionnelles entre les mondes physique, numérique et biologique ; renforce le lien entre les personnes et les objets avec une incidence accrue sur nos modes de production, d’échange et de communication, tout comme la machine à vapeur a transformé les méthodes de production et le mode de vie de nombreuses sociétés au cours de la première révolution industrielle », explique le ministre dans son adresse. Aussi, indique-t-il qu’aujourd’hui, « les normes sont une nouvelle fois appelées à jouer un rôle majeur dans la transition vers une nouvelle ère » et que sans elles, « les changements auxquels nous assistons ne pourraient pas se faire aussi rapidement ».
Les innovateurs s’appuient sur les normes internationales pour garantir la compatibilité et l’interopérabilité afin que les nouvelles technologies puissent être adoptées sans difficulté. Elles sont aussi un vecteur de diffusion des connaissances et de l’innovation dans le monde entier, rappelle le ministre Ahissou. « Les normes internationales sont un moyen efficace de garantir la sécurité et de réduire au minimum les risques. Par exemple, les normes de sécurité permettent de protéger nos données et de dissuader les pirates informatiques. Elles permettent également de mettre ensemble et en parfaite symbiose, l’intelligence humaine et l’intelligence artificielle », assure-t-il. A en croire le ministre, la rapidité des changements résultant de la quatrième révolution industrielle soulève des enjeux spécifiques et les avancées réalisées grâce à l’intelligence artificielle soulagent les difficultés issues des tâches accomplies auparavant par les humains. Aussi, « la fabrication additive (appelée « impression 3D ») transformera notre manière de fabriquer des produits et nous permettra d’imprimer des objets à la maison », fait-il savoir.
Il ne s’agit là que de quelques exemples des enjeux soulevés par une nouvelle génération de technologies intelligentes, qui repose sur le big data, une intégration accrue, le stockage en ligne et la communication ouverte entre les appareils, poursuit-il. Enfin, conclut-il, « la quatrième révolution industrielle est en marche, mais pour tirer pleinement parti de son potentiel et contribuer à l’amélioration de notre société, les normes demeurent indispensables ».

Dans le cadre du partenariat entre le Benin et l’Unicef, il a été lancé officiellement le vendredi 12 octobre dernier à Zogbodomey le projet de « Renforcement des systèmes en vue d’une réponse adéquate aux besoins en santé et bien-être des adolescents et leur autonomisation ». La cérémonie a mobilisé autour des jeunes aussi bien des responsables du secteur sanitaire que ceux de l’Unicef au Bénin sur l’esplanade de la mairie de Zogbodomey.
Au Bénin, 21% des adolescents de 15 à 19 ans ont leur premier rapport sexuel avant 15ans pour une moyenne nationale de 16%. Et le Zou vient en deuxième position après les Collines en ce qui concerne la prévalence des grossesses précoces. Pourtant, une grossesse ou une maternité précoce pose plusieurs problèmes cruciaux, aux filles surtout; à la fois directement, en matière de santé physique et émotionnelle, mais peut aussi hypothéquer l’avenir de la jeune fille ou du jeune garçon. A la vérité, cette situation est un véritable drame qui se joue contre la jeunesse, la relève du Bénin. Et le département du Zou n’est nullement épargné, à en croire les chiffres. C’est donc pour freiner ce fléau que le Bénin, avec l’appui de l’Unicef, a initié le projet de « Renforcement des systèmes en vue d’une réponse adéquate aux besoins en santé et bien-être des adolescents et leur autonomisation » en vue de réduire le fort taux de grossesses précoces chez les adolescents.
Lors du lancement officiel de ce projet, les autorités des communes couvertes que sont Zogbodomey, Bohicon et Zakpota (zone sanitaire ZoBoZa) ont reconnu que la prévalence des grossesses précoces chez les adolescentes est un mal qui ronge leurs localités et handicape leur développement. Elle est et demeure la principale cause de l’abandon des bancs par les jeunes filles. Le jeune garçon n’en est pas pour autant épargné car, très tôt devenu père, il doit assumer de lourdes responsabilités étant devenu père et mari par la force des choses.
«Vous comprendrez pourquoi cette situation a toujours été un véritable casse-tête pour le conseil communal de Zogbodomey. Avec les moyens dont nous disposons, nous avons essayé ce qu’on a pu mais avouons que les fruits n’ont pas tenu la promesse des fleurs à cause des moyens très limités dont nous disposons », a indiqué David Zinsou Towedjê, maire de Zogbodomey qui salue « la mise en œuvre de ce projet qui vient « nous soutenir dans notre élan pour bannir une fois pour de bon, ce fléau de la commune de Zogbodomey et aussi dans les deux autres communes de ZoBoZa ».
Des statistiques à alarmer
Tour à tour, le représentant adjoint de l’Unicef au Bénin, Dr François Kampundu et la directrice adjointe de cabinet du ministère de la Santé, Dr Armande Gandjeto, ont aussi reconnu que les grossesses ou activités sexuelles précoces chez les adolescents est un fléau parce qu’il détruit autant qu’une épidémie. Ces effets ne sont pas visibles seulement sur le corps mais sur l’âme car, elles détruisent pour toujours. Ainsi, ce projet qui tient d’une vision de l’Unicef coïncide fort heureusement avec l’un des axes prioritaires du Programme d’action du gouvernement du président Patrice Talon. Car, le Pag accorde une place de choix aux questions liées à l’éducation et au bien-être des adolescents.
Chiffres à l’appui, Dr François Kampundu fait constater que le taux de fécondité chez les adolescents est de 94 pour mille et la prévalence contraceptive est de 14,4% pour les adolescentes de 15 à 19 ans. Puis, insiste-t-il, bien que la prévalence du Vih reste faible (0,2 à 0,4%), le constat fait est qu’en 2017, le taux de prévalence chez les garçons est trois fois plus élevé qu’en 2015. Ces problèmes, entre autres, s’ils ne trouvent pas de solutions, peuvent avoir des conséquences irréversibles sur la vie future des filles et de leurs enfants. A l’inverse, avertit Dr François Kampundu, un cercle vertueux est enclenché lorsque les adolescentes accèdent à des soins de santé adéquats, à l’éducation secondaire et à un environnement protecteur.
C’est pourquoi, au cours de cette cérémonie de lancement, les autorités présentes ont invité les jeunes et adolescents à s’investir pour porter l’information à leurs amis et instaurer un cercle vertueux d’entraide.
Il est à noter que la mise en œuvre de ce projet permettra à 72.451 adolescents dont 34.376 garçons et 38.074 filles de bénéficier de services de prévention du Vih, des grossesses précoces, de l’anémie et la gestion de l’hygiène menstruelle.