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Nouvelles

Covid-19 / Soutien de la Banque mondiale au Bénin: Un financement additionnel de 6,270 milliards F Cfa approuvé
La Banque mondiale a approuvé un financement additionnel de 10,4 millions de dollars soit environ 6,270 milliards F Cfa pour aider le Bénin à mieux répondre à la crise sanitaire du nouveau coronavirus, selon un communiqué de l’institution parvenu à notre rédaction. Ce financement émane de l’Association internationale de développement (Ida), l’institution de la Banque mondiale qui aide les pays les plus pauvres de la planète. Il porte à environ 40 millions de dollars soit 24,1 milliards F Cfa, le montant total alloué par l’institution au Bénin dans ce cadre pour faire face aux mesures d’urgence qu’impose la lutte contre le Covid-19. « Ces appuis viennent renforcer la capacité de riposte du Bénin contre le Covid-19 et devront par ricochet rendre le pays plus résilient face aux urgences de santé publique », souligne Atou Seck, responsable des opérations de la Banque mondiale pour le Bénin, rapporté dans le communiqué. Le nouveau financement permettra de renforcer le système de surveillance des maladies, l’équipement des laboratoires et la capacité de dépistage et de confirmation des cas. Il servira également à la construction et l’équipement en matériel de pointe de deux centres de traitement des infections respiratoires aiguës, la modernisation de dix établissements de santé existants pour les transformer en centres de gestion du traitement de la maladie. Le renforcement des capacités du personnel des centres de traitement ainsi que la communication auprès des communautés ne sont pas occultés, tout comme les autres mesures mises en place par le gouvernement. La Banque mondiale a déjà soutenu le gouvernement dans l’équipement d’un centre d’isolement et de prise en charge, la formation du personnel de santé et des équipes de réaction rapide ainsi que l’achat de masques, de tests de laboratoire pour le diagnostic, de respirateurs, des caméras thermiques, des équipements et matériels médicaux d'urgence. De nombreux équipements et matériels médicaux commandés sont réceptionnés ces derniers jours par les autorités dans le cadre de l’installation de nouveaux centres d’isolement et de prise en charge des malades sur l’ensemble du territoire national. Claude Urbain PLAGBETO Actualités 29 avr. 2020


3e mandature de la décentralisation : Le conseil municipal de Porto-Novo tient sa session d’adieu
Le conseil municipal de Porto-Novo clôture ce mercredi, sa première session ordinaire au titre de l’année 2020, la toute dernière pour le compte de la 3e mandature de l’ère de la décentralisation au Bénin. Encore quelques jours et c’en serait fini de la troisième mandature des conseils municipaux et communaux de l’ère de la décentralisation au Bénin. L’heure est actuellement au bilan et aux travaux de fin de mandat, en attendant l’installation des prochains conseils municipaux et communaux dont l’élection est prévue pour le 17 mai 2020. Le maire de Porto-Novo, Emmanuel Zossou, a su bien mettre l’accent sur ce contexte particulier lors de la cérémonie d’ouverture de la première session ordinaire de l’année 2020 de son conseil municipal. « La première session ordinaire de cette année qui s’ouvre en ce jour lundi 27 avril 2020 est également comme vous l’aurez noté, la dernière de cette troisième mandature de l’ère de la décentralisation dans notre pays, le Bénin. Plus qu’une session ordinaire donc, c’est pour nous une occasion de passer en revue nos principales réalisations, et surtout une opportunité pour manifester toute notre reconnaissance à vous, fidèles forces vives de notre ville capitale », a précisé Emmanuel Zossou. Cette session qui devrait se tenir fin mars 2020 a été finalement ouverte lundi dernier en raison de la situation sanitaire liée au Covid-19. Occasion pour l’édile de Porto-Novo de faire le point de ses réalisations pendant les cinq ans de mandat. Il faut signaler qu’au total, quinze dossiers sont inscrits à l’ordre du jour des travaux de cette première session ordinaire dont le rapport d’activités du maire au titre du premier trimestre de l’année 2020, le compte administratif gestion 2019 et l’affectation du résultat issu de la gestion. Société 29 avr. 2020


Audience au Maec: Le président de la Ccib au cabinet du ministre Agbénonci
Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, a reçu en audience, ce mardi 28 avril, le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (Ccib), Arnauld Akakpo. Au cours de cette audience, le président de la Ccib a informé le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération qu’il souhaite renforcer la collaboration avec le ministère, notamment les ambassadeurs du Bénin en poste aux fins de mieux explorer les opportunités qui s’offrent au Bénin. M. Akakpo a, en outre, indiqué qu’il a besoin de l’appui du ministère pour l’aboutissement de certains projets qui vont permettre de créer de nombreux emplois pour les Béninois tant au Bénin qu’à l’extérieur du pays. Il a, par ailleurs, salué la disponibilité du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération pour l’accompagner dans sa mission. Quant au ministre Aurélien Agbénonci, il a d’abord félicité son hôte pour sa brillante élection à la tête de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin. ‘’La Chambre de commerce et d’industrie du Bénin est l’un des bras de la diplomatie économique. Nous sommes dans une prédisposition favorable à travailler avec vous. Les portes du ministère vous sont ouvertes’’, a-t-il déclaré. Aurélien Agbénonci a précisé que la contribution du secteur privé pour le développement du Bénin est à son âge d’or sous le leadership du chef de l’Etat, le président Patrice Talon. ‘’Nous allons travailler avec vous de la manière la plus intègre possible’’, a-t-il réitéré avant de souhaiter plein succès à M. Akakpo pour son mandat à la tête de la Ccib. JFM Actualités 29 avr. 2020


Riposte contre le coronavirus: L’Africaine des Assurances contribue pour vingt-cinq millions Fcfa
L’Africaine des Assurances n’entend pas rester en marge de l’élan de solidarité nationale pour soutenir le gouvernement dans sa lutte contre la pandémie du Covid-19. Vendredi 24 avril dernier, son directeur général Mouftaou Souhoui a remis un chèque d’un montant de vingt-cinq millions FCfa au ministère de la Santé représenté pour la circonstance par Pétas Akogbéto directeur de cabinet du ministre de la Santé. Le chef de l’Etat, Patrice Talon, lorsqu’il s’est adressé, dimanche 29 mars dernier aux Béninois sur la pandémie du coronavirus, déclarait : « Notre survie individuelle et collective est entre nos mains ». Par cet appel, le chef de l’Etat non seulement exhortait les Béninois au strict respect des mesures édictées par le gouvernement, mais également, les invitait au patriotisme et à la mobilisation de tous en ces moments difficiles. Cet appel a été entendu par l’Africaine des Assurances, qui a décidé d’apporter sa contribution à l’effort national de solidarité en vue d’aider le gouvernement dans sa lutte contre la pandémie qui fait de nombreuses victimes à travers le monde entier. Mouftaou Souhoui, directeur général de l’Africaine des Assurances, rappelle qu’au regard des conséquences économiques et financières qu’engendre la pandémie du coronavirus, le soutien de la société qu’il dirige n’est qu’un symbole. Symbole qui, selon lui, est celui de la responsabilité sociétale de l’Africaine des Assurances et l’Africaine des Assurances-vie, qui font partie d’un même groupe, c’est-à-dire l’Africaine des Assurances. Mouftaou Souhoui affirme que les efforts sans cesse déployés par l’équipe du ministère de la Santé pour freiner la propagation du coronavirus, cet ennemi commun et invisible, dans notre pays, sont perceptibles et reconnus par les Béninois à leur juste valeur. Pour cela, il adresse ses sincères remerciements et encouragement à l’équipe qui travaille de jour comme de nuit pour venir à bout du mal. Un enjeu de taille Pour finir, le directeur général de l’Africaine des Assurances invite toute la population et la communauté musulmane en particulier à s’unir dans la prière afin d’implorer la grâce d’Allah le miséricordieux sur le Bénin et le monde entier à travers le jeûne qui a démarré vendredi dernier. Hervé Tchiakpè, directeur général de l’Africaine-vie, estime que la société a mobilisé vingt-cinq millions de francs, car vue le contexte, toute structure disposant d’un peu de moyens manquerait à un devoir si elle ne participait à l’effort de solidarité nationale. Il exhorte les autres sociétés à en faire de même pour qu’ensemble, les Béninois dans un élan de patriotisme contribuent à obtenir une victoire sur l’ennemi commun qu’est le Covd-19. Le directeur de cabinet du ministère de la Santé, Pétas Akogbéto, a remercié l’hôte du jour qui a répondu promptement à l’appel du chef de l’Etat. « Nous avons anticipé pour mettre en place une série d’actions, mais les besoins de financement sont énormes », affirme-t-il pour reconnaître la justesse du geste effectué par l’Africaine des Assurances et tous les donateurs qui ont compris la mesure de l’enjeu. Il a rassuré ses hôtes que les fonds reçus seront utilisés à bon escient.Le gouvernement ne cesse de déployer des efforts depuis le début de l’épidémie pour éviter que le pire n’arrive, donc les contributions sont les bienvenues. Actualités 27 avr. 2020


Riposte contre le coronavirus: Saham Assurance Bénin offre quarante millions Fcfa au gouvernement
Saham Assurance Bénin accompagne les efforts du Bénin dans la riposte contre le coronavirus. C’est à travers une importante somme de quarante millions de Fcfa remise ce jeudi 23 avril, au ministère de la Santé. Saham Assurance Bénin s’engage aux côtés du gouvernement dans sa lutte contre le coronavirus. Cela s’est matérialisé ce jeudi par une contribution de quarante millions de Fcfa, remise au ministère de la Santé. « Le don de quarante millions au ministère de la Santé destiné au fonds de solidarité pour lutter contre le Covid-19 est la contribution à l’effort national de lutte contre le coronavirus, du groupe Sanlam emerging Markets, actionnaire de référence des compagnies Saham Assurance au Bénin », précise la maison d’assurance. « Cette action témoigne de l’engagement du groupe Sanlam aux côtés de ses filiales Saham Assurance et Saham Assurance vie dans l’effort national pour endiguer la propagation de la pandémie du Covid-19 et atténuer ses impacts socio-économiques », indique-t-elle. Pour le groupe Sanlam, acteur panafricain de services financiers, la riposte contre le Covid-19 nécessitte le soutien de toutes les composantes de la société. « Le combat contre le coronavirus ne peut être uniquement l’affaire du gouvernement, qui joue par ailleurs brillamment sa partition », fait-observer Mariam Nassirou, directrice générale de Saham Assurance vie. Elle exhorte tous les acteurs de la société à « se sentir concernés et à faire preuve de solidarité en s’engageant résolument aux côtés des dirigeants pour contenir l’impact de cette pandémie sur les compartiments de nos vies et de nos économies ». Ali Imorou Bah Chabi, secrétaire général du ministère qui a reçu le chèque au nom du ministre de la Santé, a témoigné la gratitude du gouvernement au généreux donateur: Le gouvernement salue à sa juste valeur le geste du groupe Saham Assurance vie et Saham Assurance qui apporte une importante contribution financière pour accompagner ses efforts inlassables contre la pandémie. « Ces fonds que vous mettez à la disposition du Bénin seront utilisés à bon escient pour renforcer les interventions du gouvernement afin d’arriver à rompre la chaîne de transmission du virus dans notre pays », promet-il. Pour une mise en œuvre efficiente de ses interventions, le gouvernement compte sur la solidarité de l’ensemble des acteurs économiques, des partenaires techniques et financiers et de tout le peuple béninois. A travers ce don, le groupe Sanlam Assurance vient ainsi de laisser ses empreintes dans les annales du fonds de solidarité de lutte contre le Covid-19 au Bénin. Quid du groupe Sanlam ? Présent au Bénin à travers ses filiales Saham Assurance vie et Saham Assurance, le Groupe Sanlam est un groupe panafricain coté en Afrique du Sud et en Namibie. Ses domaines d’activités couvrent l’Assurance vie, l’Assurance non vie, la planification financière, la retraite, les investissements et la gestion de patrimoine, explique Edmond Bossou, directeur général de Saham Assurance Bénin. Fondé en Afrique du Sud comme une compagnie d’assurance vie, il a évolué pour devenir le plus grand groupe de services financiers non bancaires en Afrique. C’est l’un des rares groupes centenaires en Afrique, révèle-t-il. Société 24 avr. 2020


Dr Pierre M’Pélé, ancien représentant de l’Oms au Bénin: « Ne faisons pas du Covid-19 une maladie honteuse... »
L’Afrique subit aussi les affres du Covid-19 bien qu’elle soit moins touchée par le virus. Pour l’instant, l’horizon n’est pas encore dégagé même si les gouvernants multiplient les efforts pour vaincre le mal. Dr Pierre M’Pélé, ancien directeur régional de l'Onu Sida pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre et membre du Groupe Afrique-Cellule coronavirus Académie nationale de médecine, France, évalue les dispositifs de riposte du continent africain et évoque les pistes de sortie de crise sanitaire tout en tenant compte de la dynamique de l’épidémie. La Nation : Comment voyez-vous la situation de l’Afrique face au coronavirus, aujourd’hui et demain ? Pierre M’Pélé : La situation en Afrique? Nous n'en sommes encore qu’au début de l’épidémie à Covid-19 en Afrique sub saharienne. Certains pays déclarent une augmentation quasi quotidienne de nouveaux cas, du fait de l'amélioration de la qualité des mesures de détection et de surveillance mises en place et un niveau de tests en nette progression. Le cap des 20.000 malades et 1.000 morts est franchi en Afrique. L’Afrique du Sud est largement en tête aujourd'hui avec plus de 2000 cas et pour les pays comme la République démocratique du Congo, le Cameroun, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Niger et le Nigeria, on note une augmentation régulière du nombre de malades. Nous pouvons aussi nous dire que ces chiffres ne reflètent pas la réalité de la situation du fait du nombre limité des tests disponibles et réalisés mais aussi et surtout du nombre important de personnes contaminées qui restent asymptomatiques, c’est-à-dire ne présentant aucun signe de la maladie. Notre observation est que l’épidémie progresse lentement mais sûrement, qu’elle se généralise dans les villes, les grandes capitales notamment, où les premiers cas ont été décrits comme importés d’Europe. En effet, les premiers cas notifiés ne concernaient que les voyageurs : responsables politiques, cadres supérieurs des administrations publiques et du secteur privé, commerçants, et aussi des milliers d’Africains rentrés pour fuir l'épidémie qui sévit en Europe. La contamination locale se développe à travers les clusters intrafamiliaux, intra-domiciliaires qui amplifient donc la propagation du virus. Ce qui nous laisse penser qu’une épidémie active est en train de se développer sur le continent noir. La situation de demain sera celle que nous voudrions. Elle dépendra de mesures et de stratégies efficaces, adaptées à la situation de chaque pays, que nous mettons en place aujourd’hui. Si les bonnes décisions politiques et multisectorielles ne sont pas prises au bon moment, si elles ne s’appuient pas sur l’éclairage d'experts pluridisciplinaires, nous sommes à risque d'épidémie massive. La réponse de l'Afrique se doit d'être adaptée en tenant compte de la dynamique de l’épidémie et de l’évolution des connaissances scientifiques sur le virus, la maladie et l’épidémie. Faut-il encore souligner que les politiques qui bafouent les libertés et les droits humains, centrées sur la peur sont contre-productives. Ne faisons pas du Covid-19 une maladie honteuse par la stigmatisation des malades. Cela n’aura comme conséquence que des malades qui se cachent, et c’est un danger quant à la dissémination rapide du virus dans les communautés. Dans ce combat, il nous faut protéger et équiper les professionnels de santé,qui doivent être en première ligne afin qu’ils assument avec motivation et responsabilité la mission qui est la leur. Quelle chance pour le continent de s’en sortir et quelles stratégies les Etats peuvent-ils mettre en place pour mieux répondre à une épidémie de grande ampleur ? Il nous faut tirer les leçons des épidémies et des réponses apportées en Chine et dans les autres pays asiatiques et surtout plus proches de nous en Europe. Personnellement et avec humilité, je demanderais aux gouvernants d’appliquer la stratégie" 3M-T-I ". M comme Masque avec une utilisation par tous, M comme Mains, se laver les mains le plus souvent possible et pourquoi pas jusqu’à dix fois par jour ou plus, M comme Mètre, un mètre ou deux mètres de distanciation physique entre les individus. Les 3 M, comme tout le monde le sait maintenant, visent à éviter pour chacun d'être contaminé ou de transmettre le virus à son vis-à-vis. Le T est pour Test. Il est urgent que les pays africains s’engagent à offrir le plus grand nombre de tests possible pour diagnostiquer les cas de Covid-19, ouvrir des possibilités de dépistage volontaire dans les formations sanitaires, avec les malades hospitalisés ou en ambulatoire afin de dépister les cas contacts et donc mieux les suivre pour améliorer la gestion des flux. Le test garantit le I comme isolement : une quatorzaine ciblée et efficace afin de stopper la chaîne de transmission. L’application de la stratégie des 3M-T-I doit être associée non pas au confinement total des populations comme en Chine, en France, en Italie ou en Espagne mais à des stratégies adaptées aux différents contextes politiques, socio-économiques, sanitaires et culturels de chaque pays. La stratégie complémentaire de cordon sanitaire appliquée au Bénin par exemple, est bien pensée, adaptée,et garantit une certaine flexibilité pour la gestion d'une éventuelle épidémie généralisée et surtout évite pour le moment, des conséquences économiques et sociales fâcheuses et contre productives contre ce virus. Il faut ajouter que l’information et l’éducation des populations est une composante essentielle des plans de riposte. Les populations doivent être considérées comme les acteurs majeurs de cette « guerre » contre le coronavirus. Cette sensibilisation des populations sera renforcée par les stratégies de marketing social et de changement de comportements, pour une meilleure utilisation des dispositifs et des pratiques de prévention. Quelle doit être la contribution des Africains dans le cadre de la riposte ? La maladie du Covid-19 est un problème mondial de santé publique « une pandémie », un problème médical sérieux qui mérite une réponse globale. Il est légitime que l’Afrique y contribue d’abord en évitant une épidémie massive sur le continent, au travers des réponses locales et nationales. Que nos cliniciens, virologues, épidémiologistes, anthropologues, sociologues et autres experts s’engagent à de meilleures descriptions et compréhensions du virus, de l’histoire de la maladie et de l’épidémie, des interrelations médicales, sociologiques, économiques, culturelles et environnementales. C’est à ce prix que nous allons bâtir et adapter notre réponse efficace pensée localement et tirant profit des connaissances et des expériences internationales. Nous pourrions alors partager nos connaissances avec les autres et ainsi apporter notre pierre à l'édifice de la lutte contre le coronavirus au niveau mondial. Quels sont les défis post épidémie ? On doit bien sûr commencer à y penser, parce qu’il faut être optimiste. Nous allons nous en sortir. Il faut croire en l’Homme, à son instinct de survie et surtout à l'intelligence collective. Nous ne sommes peut-être qu’au début de l’épidémie en Afrique, faisons appel à toute notre intelligence, toutes nos énergies à y répondre et puis déléguons cette tâche « post épidémie » à une task force multidisciplinaire et multisectorielle qui va suivre l’impact de l’épidémie sur les différentes composantes de la société. Cette task force devra étudier et préconiser les différents scenarii de « sortie de crise», un vrai "think tank" en appui aux gouvernants pour le retour à la normale qui est un réel défi comme on l’observe en Europe et aux Etats-Unis d’Amérique. Actualités 21 avr. 2020


Cascade de démissions à la veille des élections communales: Le parti Fcbe réduit ses chances
Le parti Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) part handicapé aux élections communales du 17 mai prochain avec la cascade de démissions de ténors dans ses rangs et même de candidats en lice. Que reste-t-il encore de la liste Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) après tant de démissions dans ses rangs ces derniers jours ? Il ne se passe plus de jour sans qu’on n’enregistre des départs. Tout se passe comme si un tsunami s’est déclenché au sein du parti depuis la démission, le 5 avril dernier, du président d’honneur de cette formation politique, l’ancien président Boni Yayi. Le départ du leader charismatique de ce parti, principale force de l’opposition, a semblé raviver la crise interne. Les déclarations de démission fusent de toutes parts. Plusieurs membres du bureau politique dont Eugène Azatassou, Nouréini Atchadé et autres ont claqué la porte du parti en guise de soutien à l’ancien président de la République. Plusieurs structures décentralisées surtout les coordinations communales de Bassila, Boukombé, Dassa-Zoumè, Kouandé, Tchaourou et Banikoara ont aussi emboité le pas à ces dinosaures. Le comble de cette situation reste la démission même de candidats positionnés sur la liste de candidatures du parti pour les élections communales et municipales. Ils démissionnent et renoncent à leurs candidatures. Même si cette cascade de défections des candidats n’entache en rien la viabilité de la liste Fcbe définitivement validée par la Commission électorale nationale autonome (Cena), il n’est pas moins vrai qu’elle risque d’impacter négativement le score de cette formation politique au soir du 17 mai prochain. Car, la liste Fcbe part complètement fragilisée à ce scrutin à grands enjeux politiques notamment pour la présidentielle de 2021. C’est à croire que les ténors et militants de ce parti ne perçoivent pas encore les implications politiques de ces élections du 17 mai prochain. Au-delà de cela, il y a l’enjeu des 10 % au moins des suffrages valablement exprimés au plan national que tout parti doit recueillir avant d’être éligible à l’attribution des sièges. Plus de 500 mille voix Ce taux d’éligibilité oblige les partis politiques à mouiller le maillot pour obtenir près de 520 mille voix, si on estime que les 5,2 millions d’électeurs dont la liste a été transmise à la Cena par le Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale nationale autonome (Cos-Lepi) sont tous allés voter et ont exprimé un suffrage valable le 17 mai prochain. Ce taux de 10 % est d’ailleurs le plus grand challenge de ces élections, les quatrièmes de l’ère de la décentralisation au Bénin. Ce qui devrait nécessiter pour chaque parti en lice un resserrement des liens afin d’affronter avec sérénité cette joute électorale. Les Fcbe semblent ne pas comprendre cela avec les fissures dans leurs rangs. Paul Hounkpè et les siens ont tout intérêt à prendre la mesure de la situation pour ramener la sérénité au sein de la maison cauris. Sinon, si la saignée continue ainsi, ce ne serait pas exagéré de dire que le parti Fcbe, sauf miracle, risque de mordre la poussière au soir du 17 mai prochain, face à ses quatre challengers à savoir l’Union progressiste (Up) de Bruno Amoussou, le Bloc républicain (Br) d’Abdoulaye Bio Tchané, le Parti du renouveau démocratique (Prd) de Me Adrien Houngbédji et l’Union démocratique pour un Bénin nouveau (Udbn) de Claudine Prudencio. Actualités 14 avr. 2020


Communales du 17 mai face au Covid-19: La Céna échange avec les 5 partis en lice
La Commission électorale nationale autonome a rencontré, samedi 11 avril dernier, les responsables des partis politiques en lice pour les élections communales et municipales du 17 mai prochain. C’est pour leur rappeler que la date des élections est maintenue et échanger avec eux sur la conduite du processus électoral confronté à la pandémie du coronavirus et les dispositions pratiques à prendre. « Notre processus électoral qui suivait son cours normal, est aujourd’hui confronté à l’apparition dans notre pays, de la pandémie du coronavirus qui a amené le gouvernement à prendre un certain nombre de mesures en vue de la protection des citoyens. Les élections, comme vous le savez, génèrent habituellement des regroupements et des attroupements de personnes avec les risques de contamination et de propagation du virus… », a déclaré Emmanuel Tiando, président de la Céna. C’est à l’entame de la rencontre du samedi dernier avec les chefs et représentants des cinq partis politiques en lice pour les élections communales et municipales du 17 mai prochain, notamment l’Union progressiste (Up), le Bloc républicain (Br), les Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), le Parti du Renouveau démocratique (Prd) et l’Union démocratique pour un Bénin nouveau (Udbn). Le président de la Céna rappelle que c’est cette inquiétude qui a amené le chef de l’Etat à prendre l’initiative d’organiser une concertation le 8 avril dernier, avec les présidents d’institutions autour de l’organisation des élections face à la pandémie du Covid-19. Partageant avec les responsables de partis les conclusions de cette concertation entre les présidents d’institutions, Emmanuel Tiando fait savoir : « Après un large tour d’horizon sur la situation actuelle et sur l’état des préparatifs du processus électoral, et compte tenu de la nécessité de la continuité démocratique et du respect des dispositions constitutionnelles, les présidents d’institutions ont recommandé au gouvernement et à la Céna la poursuite du processus électoral ». Ils leur recommandent de respecter les mesures pour que soit préservée la santé des populations et faire en sorte que les citoyens ne soient pas contaminés à travers les activités des partis politiques. Dans cette optique, la campagne électorale se fera surtout dans les médias. Les partis politiques pourront recourir aux radios et télévisions privées et publiques à cet effet. La Haac œuvrera à faciliter la mise oeuvre de cette mesure. Par ailleurs, il est fourni au personnel de la Céna et aux agents électoraux des masques et gels hydro-alcooliques pour la préparation des opérations électorales. Quant au jour du scrutin, tous les centres de vote et centres de compilation des résultats seront pourvus de gels et de masques pour les électeurs et les agents électoraux dans le respect de la distanciation sociale. Le président de la Céna a donné rendez-vous aux responsables de partis politiques, le 15 avril pour le positionnement sur la liste. Actualités 14 avr. 2020


Lutte contre la propagation du Covid-19 au Bénin: Le cordon sanitaire élargi et prorogé jusqu’au 27 avril
Le cordon sanitaire mis en place par le gouvernement pour freiner la propagation du Coronavirus demeure en vigueur. Il n’a pas été rompu. Bien au contraire, il a été étendu à d’autres localités. En dehors de la ville de Cotonou, les localités d’Abomey-Calavi, Ouidah, Allada, Kpomassè, Tori-Bossito, Toffo, Zè, Sèmè-Podji, Porto-Novo, Sô-ava, Aguégués,  Akpro-Missérété et Adjarra ainsi que l'arrondissement de Atchoukpa dans la commune de Avrankou sont désormais concernées par le cordon sanitaire mis en place pour contrer la propagation du coronavirus. Ce cordon sanitaire est aussi prorogé jusqu'au lundi 27 avril, informe le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique à travers un communiqué de presse. Cette mesure n’est pas synonyme d’interdiction de circulation. Les populations ont la possibilité de circuler à l’intérieur du cordon, d’une ville à l’autre, tout en respectant les mesures prescrites. Personne ne peut aller au-delà de ces villes, à moins d’une dérogation des préfets des départements. Dans l’ensemble de ces communes, il est aussi interdit la circulation des bus et minibus de transport en commun de personnes. Il est aussi fait obligation aux taxis-motos de transporter plus d’une personne à la fois. Les moyens de paiement électroniques sont fortement recommandés et il est aussi retenu la fermeture des bars, discothèques, et autres lieux de réjouissances au cours de la période avec obligation de respecter une distance d’un mètre au minimum entre usagers de restaurants et maquis. Il est imposé aux employeurs, sur les lieux de travail, d’installer le dispositif de lavage des mains et de faire respecter la distance d’un mètre minimum entre personnes, de même que la limitation du nombre de passagers à bord des taxis et embarcations à trois au maximum. Autre exigence, la prescription aux usagers des espaces marchands (boutiques, magasins, supermarchés, marchés ordinaires et autres) d’observer la distance d’au moins un mètre entre personnes. Actualités 11 avr. 2020


Dr Pierre M’Pélé, épidémiologiste, spécialiste en Santé publique et Maladies tropicales: « Seul le médecin est habilité à prescrire la chloroquine et d’en assurer le suivi »
La prise de la chloroquine suscite la polémique en cette période de propagation du coronavirus dans le monde. Au Bénin, les plus anxieux n’hésitent pas à en constituer des réserves à la maison dans le cadre de la prévention. Cette méthode est-elle recommandée ou non ? Dr Pierre M’Pélé, ancien directeur régional de l’Onusida pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre et membre du Groupe Afrique-Cellule coronavirus Académie Nationale de Médecine, France, le déconseille fortement. Selon lui, tant que les recherches scientifiques sur le traitement du Covid-19 n’ont pas encore abouti, la chloroquine ne doit pas être utilisée en automédication. La Nation : Selon vous, la chloroquine est-elle un remède contre le coronavirus ? Dr Pierre M’Pélé : Au stade actuel de son utilisation, il est difficile de l’affirmer ou d’ailleurs de l’infirmer. Il nous faut attendre les résultats des larges essais cliniques menés en Europe pour définitivement confirmer l’efficacité de la chloroquine dans le traitement de l’infection à coronavirus. Nous savons que 80 % des malades, asymptomatiques ou présentant des manifestations mineures d’un syndrome grippal, guérissent sans traitement. Il est donc peut-être difficile, dans ce contexte, d’affirmer que tel ou tel médicament est à l’origine de la guérison. Les médecins chinois ont été les premiers à utiliser la chloroquine contre le coronavirus suivis des médecins européens dont le Dr Didier Raoult en France à Marseille. En l’absence de traitement efficace, et de vaccin contre le coronavirus, je ne me permettrais pas de porter des critiques à l’endroit des confrères qui, ici ou ailleurs, ont recours à cette molécule. Il faut faire preuve de pragmatisme. Le médecin cherche avant tout à soulager son patient. Il agit en son âme et conscience, immense responsabilité qu’il sait assumer. Permettez-moi aussi de rappeler, si besoin en était, que la chloroquine a été utilisée largement en Afrique. Mais à partir des années 70, elle a été écartée dès lors que le «Plasmodium falciparum», l’agent causal du paludisme, a développé une résistance à ce traitement aussi bien en Afrique qu’en Asie du Sud Est, les zones de prédilection de cette maladie. La chloroquine est toujours utilisée dans la prévention ou le traitement des maladies articulaires chroniques inflammatoires comme le lupus et la polyarthrite rhumatoïde. Est-il donc imprudent pour le moment de préciser sa place dans le traitement du coronavirus ? Cette place devrait très bientôt être clarifiée dans l’arsenal thérapeutique qui se met en place progressivement avec un certain espoir contre le virus. Nous devons nous armer de patience. L’important est que nous sommes en train de mieux cerner notre ennemi et l’intelligence collective devrait nous permettre de trouver le traitement efficace contre le coronavirus. J’ose espérer que parmi les schémas thérapeutiques qui trouveront une place dans le traitement de l’infection à coronavirus se trouveront des molécules déjà familières aux médecins africains comme les antirétroviraux contre le Vih/Sida, les antiviraux contre le virus Ebola, la chloroquine, l’ivermectine, etc. Les médecins sont partagés sur son utilisation contre la pandémie du Covid-19. Comment expliquer cette discordance de voix? Discordance de voix, c’est tout à fait normal, parce que la chloroquine n’a pas encore prouvé son efficacité à 100 % contre le coronavirus. Il faut donc laisser au médecin en fonction de l’état clinique de son patient la décision de prescrire ou non cette molécule. Il est plus que vital de rappeler à tous que seul le médecin est habilité à prescrire la chloroquine et d’en assurer le suivi. En aucun cas, elle ne doit être utilisée en automédication. Nous devons continuer à respecter les fondamentaux qui caractérisent notre métier, faire confiance à son médecin qui agit en totale responsabilité pour la guérison de son patient. Didier Raoult demeure persuadé qu’on ne peut traiter efficacement le coronavirus sans la chloroquine. Qu’en dites-vous ? Comme je vous l’ai dit précédemment, chaque médecin agit toujours dans la recherche de la guérison. C’est pourquoi il a été formé et souvent y consacre sa vie. Le Dr Raoult agit selon ses convictions et il affirme obtenir des résultats. Les prochains jours ou semaines vont nous éclairer davantage. Comment expliquez-vous alors ce retour en force d’un médicament déjà interdit d’utilisation? La chloroquine n’est pas interdite d’utilisation. Elle n’est plus efficace contre le paludisme. Par contre, elle est recommandée et donne de bons résultats contre le lupus érythémateux disséminé et la polyarthrite rhumatoïde. Il faut souligner que dans le contexte d’une maladie émergente, car apparue il y a moins de 175 jours, le réflexe de tout chercheur est d’aller rechercher dans l’arsenal thérapeutique disponible, les molécules qui pourraient agir sur l’agent causal nouveau. C’est une démarche tout à fait habituelle. En cette période de psychose généralisée, le seul reflexe des populations est d’avoir des réserves de chloroquine à la maison dans le cadre de la prévention de la maladie. Que leur conseillez-vous? Cela n’est pas du tout recommandé. Il faut faire confiance aux professionnels de la santé et éviter toute automédication. Un médicament qui guérit peut avoir aussi des effets secondaires graves. Je déconseille totalement cette attitude. Par contre, je conseille très fortement le port du masque « quel qu’il soit» : protégez votre nez et votre bouche, pour vous protéger vous-même et votre vis-à-vis. Il faut se laver les mains le plus souvent possible avec du savon ou avec de l’eau javellisée, garder la distance sociale « physique» entre les individus de 1,5 à 2 mètres. Ces gestes barrières prônés par le gouvernement et par tous sont ceux qui nous sauveront. Cette épidémie est une affaire sérieuse, qu’il faut traiter avec responsabilité, individuellement et collectivement. La recherche clinique avance à grands pas et nous devons garder espoir. Société 10 avr. 2020


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