La Nation Bénin...
Le Bénin peut revendiquer, sans forcer le trait, le statut de démocratie établie. Depuis l’avènement du Renouveau démocratique, l’alternance au sommet de l’État s’est opérée sans rupture, sans bégaiement. Ce n’est pas un hasard, et c’est loin de ne pas relever du génie béninois. Même dans les vieilles démocraties, l’on sait que la démocratie, loin d’être un long fleuve tranquille, se mérite chaque jour. Le Bénin a donc de quoi regarder son parcours avec fierté.
Encore plus depuis dimanche 24
mai 2026, qui vient ajouter une page lumineuse à ce parcours, avec
l’investiture du président Romuald Wadagni, qui a projeté du pays une image de
dignité et de continuité républicaine. L’élégance du président sortant en passant
les clefs de la Marina, la sobriété de la cérémonie, tout a parlé d’un État qui
se tient debout.
La symbolique s’est faite plus
forte encore, le nouvel élu prêtant serment le jour de la Pentecôte. C’est plus
qu’une coïncidence. Symbolique du feu qui purifie, du vent qui donne vie, de
l’Esprit qui unit dans la diversité, la Pentecôte renvoie également à
l’accomplissement de la promesse de Jésus d’envoyer “le Consolateur”. Mais
encore à l’unité (Nonvitcha) dans la diversité, car grâce au feu divin descendu
à Jérusalem, des gens de 15 nationalités différentes se comprennent à la
Pentecôte. C’est dire sous quel auspice le président Romuald Wadagni entame sa
mission au sommet de l’État béninois. Un jour nouveau se lève (Mbueke, de
l’emblématique prénom béninois du président Wadagni) sur le Bénin. Le tout,
sous la sagesse qui intime de tisser la nouvelle corde au bout de l’ancienne,
non pas sans de perspectives nouvelles (Mbueke). Le deuxième prénom du
président Wadagni résonne comme un présage.
L’attente, elle, est claire :
une économie qui crée de la valeur ici, une jeunesse qui croit en l’avenir chez
elle, une gouvernance qui rend la démocratie utile au quotidien.
Sous l’auspice de la
Pentecôte, la promesse est faite. L’histoire jugera.
L’éditorial de Paul AMOUSSOU