La Nation Bénin...
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Le président de la République a eu, hier mercredi 28 octobre, des audiences avec plusieurs investisseurs indiens. Les échanges ont notamment porté sur des projets d’investissement agricole et d’électrification.
Les questions d’investissement étaient au centre des divers entretiens que le président de la République a eu à sa base à New Dehli. Une délégation du groupe Angelique International a évoqué avec Boni Yayi le processus de signature du contrat d’assistance technique de douze mois pour la mise en exploitation de six usines agricoles. «Nous avons été rassurés par le ministre d’Etat que le dossier est déjà fin prêt et le contrat sera signé bientôt», a indiqué Armel Koty, consultant auprès d’Angelique international. Le groupe indien détient également les 51% de Bénin Tracteurs, l’usine de montage des engins agricoles construit à Ouidah. «Nous avons informé le chef de l’Etat, que nous avons déjà libéré les 510 millions F CFA qui constituent notre part du capital social de Bénin Tracteurs qui est de 1 milliard F CFA», ajoute Armel Koty. Il affirme que la compagnie indienne s’est aussi positionnée sur un projet d’électrification rurale pour lequel l’avance de démarrage lui a été déjà versée.
Manas Agarwal, directeur général de la société Jaguar Overseas Limited a aussi fait avec Boni Yayi le point de la phase I d’un projet d’électrification rurale au Bénin. « Nous avons déjà fini cette phase et nous voulons entamer une nouvelle. Le chef de l’Etat nous a instruit afin qu’on aille très vite », déclare-t-il. La société Mohan Energy Corporation (MEC) tarde quant à elle à lancer la réalisation de l’électrification de 18 localités dont celle de Tchalla Ogoï dans la commune de Ouèssè. Son directeur général, V. P. Sigh a tenu à rassurer les populations bénéficiaires que les dispositions sont en train d’être prises pour l’entame effective des travaux. La même assurance a été donnée par Pradeep Kumar, chef Projet de WAPCOS à qui il a été confié la réalisation de forages dans 69 villageois béninois.
Biswajit Roy, vice-président associé de la société Alpex Solar s’est aussi entretenu avec le chef de l’Etat sur un projet de production d’énergie solaire.
Par Gnona AFANGBEDJI, Envoyé spécial à New Delhi
Actualités 29 oct. 2015

Après la première en 2014, la communauté internationale a célébré le 1er octobre dernier la deuxième édition de la Journée mondiale de l’urticaire. Aussi banale qu’elle puisse paraître, l’urticaire est une maladie non seulement dérangeante, mais dangereuse. Quelles précautions prendre pour l'éviter ?
L’urticaire est une maladie inflammatoire de la peau qui se traduit par des épisodes de plaques rouges et de démangeaisons. Ces épisodes sont des poussées ou des «éruptions cutanées», selon les explications de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Au cours de chaque éruption), les plaques sont rouges ou rosées, arrondies, en relief («papules») et bien limitées. Elles sont souvent associées à des démangeaisons («prurit»), comme après une piqûre d’ortie suivie d'une sensation de brûlure. Les lésions d'urticaire ont pour caractéristiques de changer de place au fil des heures en dessinant des cercles ou des arabesques rouges sur la peau. Certaines urticaires sont déclenchées par le soleil, la chaleur, l’effort et les vibrations.
Il existe deux formes d’urticaire : l'urticaire aiguë et l'urticaire chronique. L'urticaire aiguë est une maladie un peu allergique. On la reconnaît quand on se pique avec une ortie, avec des gros boutons qui donnent des démangeaisons et durent quelques heures. L'urticaire chronique, quant à elle, porte le même nom. Car, ce sont les mêmes gros boutons qui apparaissent et démangent, mais l'urticaire chronique n'est pas allergique.
Face à un irritant, l’organisme libère des substances chimiques comme l’histamine, qui est à l’origine de l’urticaire. Cette affection cutanée se manifeste par l’apparition de papules rouges accompagnées de prurit ou de douleurs ou une sensation de brûlure. En règle générale, l’urticaire ne dure pas plus de 24 heures mais, dans certains cas, elle peut durer jusqu’à 6 semaines.
Selon l’OMS, l’urticaire est qualifiée de chronique s’il dure plus de 6 semaines. Si l’histamine et d’autres agents inflammatoires sont libérés dans les couches sous-cutanées, l’urticaire peut conduire à l’œdème de Quincke, qui se caractérise par une enflure des muqueuses des lèvres, de la bouche, des intestins, des organes génitaux ou de la gorge.
Les causes de l'Urticaire
L’urticaire est la réaction du corps en présence d’un irritant en provenance de l’extérieur. Les causes de l’urticaire sont variées et diverses : médicaments, aliments, produits cosmétiques, piqûres d’insecte, produits chimiques, des infections, des troubles de santé et même l’exposition à une chaleur ou à un froid extrêmes.
L’urticaire est principalement provoquée par les médicaments dans 30 à 50% des cas qu’ils soient administrés par voie orale, rectale, cutanée, vaginale ou respiratoire, précise l’OMS. Les aliments susceptibles de causer l’urticaire sont notamment les œufs, le lait, les noix, le poisson et les fruits de mer, les baies, le chocolat et les tomates. Toutefois, mais ce n’est que dans de rares cas que le café, l’alcool et le tabac peuvent déclencher une crise d’urticaire.
Il n’existe aucun traitement curatif contre l’urticaire, constate l’OMS. Heureusement, cette affection disparaît généralement en moins de 7 jours, mais elle peut, dans des cas exceptionnels, durer un an ou plus. Mais le traitement est symptomatique.
La prévention de l’urticaire consiste, pour chaque individu, à connaitre les produits ou aliments à l’origine de son urticaire afin d’éviter leur utilisation à l’avenir.

Après Toucountouna en 2014, c’est le tour de la commune d’Akpro-Missérété d’abriter hier mardi 20 octobre, pour le compte de 2015, le lancement officiel des audiences foraines du médiateur de la République. La cérémonie a mobilisé plusieurs personnalités administratives et des conducteurs de taxis-motos venus des différentes communes de l’Ouémé-Plateau invités pour la circonstance par le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun.
Le médiateur de la République se rapproche de mieux en mieux des populations. Ceci, à travers les audiences foraines publiques que l’institution organise régulièrement sur le terrain. Lesquelles audiences sont aujourd’hui l’une de ses activités phares.
En effet, l’audience foraine permet à l’institution «d’entrer en contact, en action et en mouvement avec les citoyens, de se connecter avec le compatriote plaignant », a expliqué le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun dans son discours de lancement officiel des audiences foraines pour le compte de l’année 2015. Selon lui, celles-ci offrent l’occasion à son institution de se faire connaître à travers sa mission qui est entre autres, « de se laisser interpeller à son tour, de recueillir, sur le vif, des réclamations et sur-le-champ des requêtes. En recevant des informations ici et maintenant et sur place, de commencer aussi un début d’instructions. Un dossier est ainsi constitué, ce qui en accélère l’étude», détaille-t-il. Il a indiqué que l’audience foraine fait économiser le temps et les échanges de correspondances. Mais faudrait-il que les populations aient l’information. C’est pourquoi, l’institution a invité pour la circonstance les conducteurs de taxis-motos des différentes communes de l’Ouémé-Plateau. L’invitation de ces derniers n’est pas anodine.
A en croire Joseph Gnonlonfoun, son institution a porté son choix sur les conducteurs de taxis-motos afin d’emprunter leurs canaux pour atteindre le grand nombre de populations. «Nous avons estimé que les zémidjan constituent une vivante courroie de transmission de nos messages, et des informateurs précieux d’une redoutable efficacité. Ils sont dotés d’une antenne parabolique puissante, d’un réseau de communication d’énorme capacité», a expliqué Joseph Gnonlonfoun. Il invitera les populations à saisir l’institution pour tous leurs problèmes avec l’administration béninoise reconnue pour sa lourdeur et ses tracasseries.
Importance du médiateur
«Quand le citoyen est confronté à l’adversité de nos services publics et de nos administrations, il est dépourvu de moyens efficaces. Il est pris dans un étau. La mission du médiateur de la République est de l’aider à le sortir des deux dents de cet engrenage», laisse entendre Joseph Gnonlonfoun pour montrer toute l’importance de son institution. Il dit compter beaucoup sur les conducteurs de taxis-motos pour aider le médiateur de la République à faire face à la mal gouvernance administrative au Bénin au niveau notamment des entreprises publiques, les collectivités territoriales et autres pouvoirs publics. «Le médiateur de la République ne juge pas, il ne remplace pas les tribunaux, ni les cours. Sa mission se joue dans l’équité; aucune loi ne l’autorise à prononcer des sentences, décisions, jugements ou arrêts. Son rôle est modeste, mais efficace et plus rapide», précise Joseph Gnonlonfoun invitant les zémidjan à entrer en complicité positive et itinérante avec son institution. En un mot à être les «médiateurs du médiateur de la République».
Avant l’intervention du médiateur de la République, plusieurs cadres de l’institution ont défilé pour sensibiliser l’assistance sur la mission et les attributions du médiateur de la République ainsi que ses cas d’incompétence.
Le maire d’Akpro-Missérété, Michel Bahou dira toute sa gratitude au médiateur de la République pour le choix porté sur sa commune pour abriter le lancement officiel des audiences foraines. Il trouve ce choix comme le gain des efforts que fournit son Conseil communal pour assurer un bien-être aux populations de sa commune. Michel Bahou a pris l’engagement de continuer à accompagner le médiateur de la République surtout dans le traitement des réclamations de ses administrés contre son administration locale.

Le tournoi de l’Espoir d’Agla a pris fin dimanche 18 octobre dernier à Cotonou, avec la finale qui a opposé l’équipe du Real FC d’Agla à celle de New Team. A l’arrivée, c’est le Real FC d’Agla qui s’est adjugé le trophée mis en compétition. La compétition étant à sa 1ère édition, c’est en présence du représentant de Sébastien Ajavon, Jean Patrice Adoto, que ce match s’est joué.
C’est par le score étriqué d’un but à 0 que Real Football Club d’Agla a remporté la 1ère édition du tournoi de l’Espoir, face à l’équipe de New Team. Et pourtant, ses joueurs n’ont pas eu la tâche facile au cours de la première partie du match. C’est de retour des vestiaires, qu’ils imprimeront leur rythme à leurs adversaires. Ils multiplieront les offensives dans le camp adverse, sans pour autant parvenir à concrétiser les nombreuses occasions qu’ils se sont offertes. En face, New Team qui essayait de se défendre, tentera quelques escarmouches sans conséquences. C’est donc sur un score vierge qu’interviendra la fin du temps réglementaire. Les deux équipes seront alors conviées pour les prolongations, moment où la victoire choisira son camp. A la deuxième minute de la première partie des prolongations, en effet, Eric Dossoumou du Real FC d’Agla parviendra à tromper la vigilance du gardien de l’équipe adverse, en ouvrant la marque. Dès lors, New Team jetera ses dernières forces dans la bataille, afin de remettre les pendules à l’heure. Ses joueurs vont multiplier les assauts dans le camp de l'équipe du Real FC d’Agla qui est restée vigilante sur ses appuis. Le score de (1-0) au profit du Real FC restera inchangé jusqu’au coup de sifflet final de l’arbitre de la rencontre.
Le capitaine de Real FC d’Agla, Thomas Allagbé, a exprimé toute sa fierté à l’issue de la rencontre qui n’a pas été selon lui, facile pour son équipe. Cette rencontre, a-t-il déclaré, a été très équilibrée. L’équipe gagnante est celle qui a fait preuve de plus de technicité, de doigté et de précisions dans les actions offensives. Pour lui, New Team n’a pas démérité au regard du jeu qu’il a développé, a-t-il poursuivi.
Une réussite totale
Quant au promoteur du tournoi, Florent Dato, cette première édition a été une réussite totale, au regard des moyens mis à disposition et des résultats obtenus. Il remercie Sébastien Ajavon, le parrain de ce tournoi pour sa contribution à l’épanouissement de la jeunesse béninoise en général et celle d’Agla en particulier. Tout en se projetant déjà sur la 2è édition, il promet qu’elle sera remplie d’innovations et que l’engouement de la couche juvénile sera au rendez-vous. Il a, pour finir, félicité non seulement les 16 équipes participantes mais particulièrement le Real FC d’Agla, sacrée championne de la 1ère édition.
Jean Patrice Adoto, représentant du parrain Sébastien Ajavon, a rassuré que des compétitions qui favorisent le développement du sport au Bénin, bénéficieront toujours de leur accompagnement. Il a aussi souligné que le tournoi vise à offrir à la jeunesse d’Agla, des instants de divertissements. Pour lui, les nombreuses actions du président Sébastien Ajavon ont pour objectif principal de donner à la jeunesse béninoise beaucoup plus d’espoir surtout dans le domaine sportif.
Après les différentes allocutions, Jean Patrice Adoto a, avec les organisateurs du tournoi, procédé à la remise d’un jeu de maillots et d’une enveloppe financière au malheureux finaliste, New Team. Quant à l’équipe victorieuse, Real FC d’Agla, elle a non seulement reçu un jeu de maillots et une enveloppe financière, mais aussi le trophée mis en jeu.
Il faut préciser que le tournoi s’est déroulé sur 2 semaines et a regroupé 16 équipes.

Plusieurs personnalités étaient, vendredi 16 octobre dernier, au cabinet du chef de l’Etat. Parmi elles, le président de la Banque ouest-africaine de développement Christian Adovèlandé qui a évoqué les projets d’infrastructures.
Christian Adovèlandé, président de la Banque ouest africaine de développement (BOAD), a fait vendredi dernier le point d'avancement des projets inscrits aux différents mandats d'arrangement conclus avec l'Etat béninois. Il s'agit des projets de bitumage des routes structurantes Comè-Dogbo-Lokossa, Djougou-Parakou, Savalou-Tchetti-Frontière du Togo, Djeregbé-Dja-Owodé qui, selon lui, avancent normalement. Il en est de même des projets d'énergie solaire, de transition numérique. S'agissant de la production cotonnière, la campagne en cours se déroule sans difficultés, affirme-t-il, avec une superficie emblavée de l'ordre de 350.000 hectares. Le futur projet de transmission financé par le Fonds de développement de l'énergie a également été abordé.
A propos d’énergie, Charles Koumaplé, directeur général de l'Agence béninoise pour l'électrification rurale et la maîtrise d'énergie (ABERME) est allé faire le point d'avancement du projet d'électrification rurale de Kaboua. Il confie que des instructions ont été données à l'entreprise C2E en charge des travaux pour le remplacement du transformateur dans un délai de 48 heures, en attendant l'achèvement du projet d'ici à deux semaines. Concernant le projet d'électrification des 105 localités, des partenaires financiers du projet ont échangé avec le chef de l'Etat et promettent la mobilisation des ressources dans les meilleurs délais.
Armel Koty, PDG de Angélique international limited est allé faire le point des diligences en cours pour le démarrage des activités de Bénin Tracteurs, société mise en place pour l'exploitation des tracteurs de l'usine de Ouidah. La partie indienne, confie-t-il, a déjà libéré sa part de capital de 510 millions représentant les 51%. Les derniers réglages, à l'en croire, sont en cours pour que d'ici janvier prochain, l'usine livre ses premiers tracteurs. Les mêmes diligences sont menées au sujet des six usines de transformation. Un contrat d'assistance technique est actuellement dans le circuit administratif et sera incessamment signé pour la mise en exploitation des usines, assure Armel Koty.
Avec Djibril Salifou, directeur général de la Communauté électrique du Bénin (CEB), il a été question des différentes mesures et projets pour assurer un bon approvisionnement en énergie électrique au Bénin et au Togo. Les dossiers des barrages d'Adjarrala et de Kétou Dogo bis, l'extension du réseau électrique de Bembèrèkè jusqu'à Malanville, les projets d'énergie solaire, avancent à un rythme satisfaisant, assure le Dg Ceb qui annonce le démarrage sous peu du barrage d'Adjarrala. Le ministre Spéro Mensah en charge de l'Energie a également fait le point de tous les projets en cours dans son département ministériel, notamment en matière d'énergie solaire, d'électrification rurale, d'extension du réseau SBEE. Il a aussi rendu compte de la mission qu'il a effectuée en cours de semaine à Abuja, pour la fourniture du gaz à prix compétitif pour la turbine à gaz de Maria Gléta. Une mission séjourne aussi depuis vendredi dernier à Paris, pour poursuivre les négociations d'achat-vente d'énergie, informe-t-il.

Engagée pour la protection des droits des enfants, des jeunes et des femmes, l’Ong Autre Vie est préoccupée par la qualité du système éducatif béninois. Avec l’aide de ses partenaires financiers, elle a entrepris dans le cadre de son projet dénommé Ecotous «Ecole pour tous», la construction d’infrastructures scolaires dans quatre écoles primaires publiques de l’Ouémé-Plateau. Les responsables à divers niveaux du projet étaient sur le terrain hier jeudi 15 prochain pour s’enquérir de l’évolution des différents chantiers.
Contribuer à l’accès universel de l’éducation de base au Bénin. C’est l’objectif global du projet Ecotous « Ecole pour tous » initié par l’Ong Autre Vie au profit de quatre écoles primaires dans quatre communes de l’Ouémé-Plateau. Il s’agit de façon plus spécifique de favoriser l’accès à l’éducation primaire des enfants les plus vulnérables et défavorisés dans les villages de Dotinkanmè à Ifangni, Ahouandji à Akpro-Missérété, Kpankoun à Kétou et Assagamè à Sakété. L’Ong a entrepris la construction de quatre modules d’une classe et de quatre latrines plus équipements dans les quatre écoles primaires publiques ciblées par le projet. Elle mène cette action avec l’appui financier de la Fondation de Lions club international (LCIF) qui a contribué à hauteur de 55 934 dollars soit 28 millions FCFA environ. Le reste du financement évalué à 31 943 dollars soit à 16 millions FCFA, est apporté par les autres partenaires du projet dont les communes et l’Ong Autre Vie.
Deux équipes composées des responsables de l’Ong et des représentants du Partenaire étaient sur le terrain hier pour voir à quel rythme évoluent les chantiers. Elles se sont scindées en deux. Une première équipe a visité le chantier d’Akpro-Missérété puis celui de Kétou. La seconde équipe dans laquelle faisait partie le directeur exécutif de l’Ong Autre Vie, Romuald Djivoessou a visité le chantier de l’école primaire publique d’Assagamè dans la commune de Sakété et celui de l’école primaire publique de Zoungodo dans la commune d’Ifangni.
Des entretiens
A chacune des étapes, la délégation s’est entretenue avec la mairie. A Sakété, c’est le maire même de la commune, Pierre Adéchi qui a reçu la délégation pour louer l’initiative de l’Ong et donner toute sa caution au projet. Il a promis de libérer la contrepartie de sa commune pour garantir l’achèvement des travaux à Assagamè et l’équipement des classes. La délégation s’est ensuite ébranlée vers le site d’Assagamè. Elle a constaté avec déception que les travaux piétinent. L’entrepreneur est encore à l’étape de démarrage de la fondation. Des recommandations fermes ont été faites pour que le chantier soit libéré dans le délai contractuel afin que les écoliers qui étudient dans des appâtâmes puissent en jouir dans un bref délai.
A l’EPP Zoungodo, la réalité n’est pas la même. Ici, le chantier évolue à grands pas. L’entrepreneur est déjà au niveau de chaînage. Seulement quelques malfaçons ont été relevées au niveau du ferraillage des poteaux par le cabinet de contrôle des travaux. L’entrepreneur n’a pas respecté le dosage nécessaire. Il a été instruit de procéder à des correctifs pour respecter le plan de construction qu’il a lui-même souscrit.
Avant d’aller sur le chantier, la délégation a fait un tour à la mairie d’Ifangni. Le secrétaire général de la mairie, Rodrigue Kotounou a assuré de la quote part de la commune qui ne fera pas défaut.
Au terme de la descente, le directeur exécutif de l’Ong Autre Vie se dit satisfaite de cette visite qui lui a permis de toucher du doigt l’évolution des différents chantiers d’infrastructures scolaires mises en œuvre par sa structure. Ce qui permettra in fine de réduire le taux de déperdition scolaire et de la déscolarisation des enfants et de participer à l’amélioration de la qualité de l’éducation et de la scolarisation de la petite enfance dans les quatre communes concernées, a précisé Romuald Djivoessou qui était accompagné de Emmanuel Ahissou, Past président de la zone 351 de Lions club international et de Fortuné Dadjo, Past président de Lions club Porto-Novo Caïlcédrat.

Plusieurs ministres ont fait, hier lundi 12 octobre, au président de la République le point sur l’avancement de certains projets dont ils assurent le suivi. Il en ressort qu’environ 785 Mw d’énergie électrique seront disponibles dans les mois qui viennent.
L’ambition du chef de l’Etat d’assurer une puissance installée de 1000 Mw pour juguler le déficit énergétique du Bénin prend déjà corps. A l’issue d’une audience hier au palais de la Marina, le ministre en charge de l’Energie, Spéro Mensah a annoncé la signature d’une série de conventions de production d’énergie électrique avec six entreprises. «L’ensemble des conventions doit permettre au Bénin d’obtenir environ 785 Mw», informe-t-il. Il indique que les diligences seront observées par les partenaires privés afin que les centrales à construire soient opérationnelles dans le premier trimestre de l’année 2016. Michel Nahed, directeur général de la société SATAREM, l’un des signataires de la convention rassure que, les travaux, pour ce qui le concerne, devront démarrer en novembre prochain. Une première tranche de production de 50Mw est annoncée pour décembre prochain.
Le président de la République a également rencontré des acteurs du secteur des TICs en présence du ministre en charge de la Communication. Il a surtout été question des diligences à observer afin que ce secteur contribue efficacement à la réduction du chômage au Bénin. Des programmes liés à la promotion de l’économie numérique ont été évoqués, notamment la mise en place du projet de paiement électronique, la création des centres d’appel ainsi que la mise en place des centres d’incubation des jeunes. « Nous avons tous les éléments en place pour que le Bénin entre définitivement dans l’économie numérique. Et les TICs nous offrent beaucoup de solutions, même dans la lutte contre l’insécurité», souligne le ministre.
Pascal Dossou-Togbé, ministre de la Santé, a fait aussi au chef de l’Etat le point de la mise en œuvre du Régime d’assurance maladie universelle (RAMU). A l’en croire, 35 000 personnes sont actuellement bénéficiaires de ce programme. «Nous avons commencé le remboursement. Au plan de la loi, le projet soumis à l’Assemblée nationale est déjà examiné par la Commission des lois et celle des Affaires sociales. Le président de la République a indiqué la nécessité de consacrer une session extraordinaire du Parlement afin que cette loi soit vite votée », confie le ministre.
Le chef de l'Etat a tenu une séance de travail avec une délégation de la commune de Ouidah conduite par son maire Sévérin Adjovi. Il a été passé en revue les réalisations du gouvernement en faveur de cette localité, les nouveaux enjeux de développement ainsi que la vision du chef de l'Etat concernant le développement à la base.

Le Fonds africain de garantie et de coopération économique (FAGACE) a signé hier, mercredi 7 octobre, un contrat de cautionnement avec la Banque ouest africaine de développement (BOAD) relative à la réhabilitation de l’hôtel 2 Février de Lomé
au Togo, sous enseigne Radisson Blu. Cette signature a été couplée avec un accord de garantie du FAGACE qui permettra au Groupe Kalyan Hospitality Developement chargé de la réhabilitation, de mobiliser auprès de la BOAD, 10 milliards de francs CFA.
L’hôtel 2 Février de Lomé au Togo reprend bientôt ses lettres de noblesse. Le projet de réhabilitation de ce complexe hôtelier qui a connu son moment de gloire, a fait l’objet de deux accords qui ont été signés hier à Cotonou, plus précisément au Fonds africain de garantie et de coopération économique (FAGACE).
Le premier accord qui porte sur une garantie a été signé entre le FAGACE et le Groupe Kalyan chargé de la réhabilitation dudit hôtel.
Selon le directeur général de FAGACE, Henri Marie Dondra, cet accord permettra au Groupe Kalyan Hospitality Development de mobiliser un financement de 10 milliards de francs CFA auprès de la Banque ouest africaine de développement (BOAD).
En effet, l’hôtel 2 Février est un symbole fort de l’histoire du Togo qui fera partie du réseau hôtelier du Groupe « The corison rezidor hôtel » avec 64 appartements et 256 chambres sur 29 étages en vue de répondre à la demande croissante d’hébergement de standing à Lomé.
Henri Marie Dondra rappelle que cet aval au profit de Kalyan Hospitality Developement qui permettra d’améliorer l’espace hôtelier du Togo porte à 39 milliards de francs CFA, le volume global des engagements de son institution en garantie au Togo.
Au nom de Kalyan Hospitality Developement, le vice-président du Groupe Senthilkumer Chidambaram Rajagopal, chargé du Business Operations and New ventures, a rassuré le FAGACE de l’engagement de son groupe pour conduire à terme la réhabilitation de l’hôtel.
En ce qui concerne l’accord de cautionnement du FAGACE avec la BOAD, il porte sur un montant de 4,9 milliards de francs CFA. En signant cet accord, le directeur général du FAGACE a souligné que les deux institutions ont les mêmes objectifs, à savoir, contribuer au développement et à la croissance économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest. C’est pourquoi, il a manifesté la disponibilité du FAGACE à consolider ses relations avec la BOAD pour le financement des projets.
Pour sa part, le vice-président de la BOAD, Bassary Touré estime qu’il est honoré d’avoir procédé à cette signature d’un montant de près de 5 milliards de francs CFA. L’accord de garantie, selon lui, confirme la volonté du FAGACE à accompagner le développement de l’économie du Togo. Car, la réhabilitation de cet hôtel, à son avis, créera un millier d’emplois.
Bassary Touré indique que le projet s’inscrit dans le cadre du Partenariat-public-privé (PPP) visant le développement des infrastructures dans l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA).
En effet, le projet de réhabilitation de l’hôtel 2 Février de Lomé au Togo est un projet qui a été présenté à la Table ronde de Dubaï organisée par l’UEMOA et qui a été pris en compte par Kalyan Hospitality Developement qui est un groupe sud africain dont l’expérience dans le domaine des infrastructures hôtelières au plan international selon le vice-président de la BOAD, est bien connu.
Le vice-président de la BOAD a réitéré l’entière disponibilité à consolider les relations qui existent entre son institution et le FAGACE, des relations qui portent d’ailleurs sur 28 projets dont la garantie porte sur 55 milliards de francs CFA.

L’Union nationale des magistrats du Bénin (UNAMAB) a fait hier mardi 6 octobre dans la soirée, une déclaration de presse. Celle-ci était destinée à informer l’opinion publique sur les décisions qui ont été prises suite à l’assemblée générale extraordinaire qu’elle a tenue pour délibérer sur le sort du mouvement de grève en cours dans le secteur depuis le 8 septembre dernier. Ladite déclaration a été lue par Rodrigue Ago, responsable à l’information et à l’organisation de l’UNAMAB, en présence du président de l’Union et de quelques membres.
«L’UNAMAB décide de suspendre la motion de grève en date du 8 septembre 2015, à compter du jeudi 8 octobre 2015, à huit heures très précises. Elle décide également de ne pas s’associer à un concours de recrutement d’auditeurs de justice organisé sur la base de quota régional et dans plusieurs centres de composition ». Telle est la substance des propos tenus hier par Rodrigue Ago, responsable à l’information et à l’organisation de l’UNAMAB. L’Union déclare enfin «rendre le gouvernement responsable des déconvenues qui découleraient de sa résolution à organiser au forceps le concours litigieux.».
Rodrigue Ago a fait la genèse du mouvement en plein dénouement. En effet, expose-t-il, le 31 août dernier, l’UNAMAB avait décidé après un ultimatum d’une semaine, de déclencher un mouvement de grève d’avertissement de 72heures. C’était à compter du 8 septembre dernier, suivie d’une grève de protestation de 5 jours par semaine tacitement reconductible, pour exiger du gouvernement l’arrêt immédiat du processus de recrutement de 40 auditeurs de justice ainsi que l’annulation de tous les actes illégaux signés dans ce cadre. Poursuivant, il a ajouté que la date sus indiquée advenue, la menace faite a été mise à exécution.
Ainsi, relèvera Rodrigue Ago, après plusieurs séances de négociations, notamment celles du 1er octobre, le gouvernement a accédé aux légitimes revendications de l’UNAMAB, en notifiant à son bureau exécutif le 3 octobre heureusement, les actes ci-après : l’arrêté abrogatoire de l’arrêté illégal du 17 juin 2015, un communiqué du ministre de la Fonction publique suspendant l’organisation du concours de recrutement de 40 auditeurs de justice prévu pour les 28 et 29 novembre prochains et une copie de compte rendu de la séance de négociations tenue au palais de la République le jeudi 1er octobre dernier sous la direction du vice-Premier ministre.
L’UNAMAB selon son responsable à l’information et à l’organisation, a pris cette décision parce qu’elle se dit préoccupée par la souffrance de nos braves populations.
Ainsi, les tribunaux et cours rouvrent leurs portes dès demain jeudi à 8 heures très précises pour soulager les justiciables et autres acteurs de la justice.
A l’origine de cette grève, il y avait l’organisation du concours de recrutement des auditeurs de justice confiée par le gouvernement au ministère de la Fonction publique au lieu du ministère de la Justice. L’UNAMAB a estimé que cette manière de faire ne garantissait pas la transparence dudit concours de recrutement. C’est pourquoi depuis le 31 août dernier, l’UNAMAB par la voix de Mario Mètonou, son secrétaire administratif adjoint, avait rappelé que depuis 2002 l’organisation dudit concours avait été confiée au ministère de la Justice avec l’assistance des cadres de la Fonction publique. Il s’agit, a attesté le secrétaire administratif adjoint, d’une option consacrée par les articles 27 et 28 de la loi portant statut de la magistrature. Mieux insiste-t-il, l’arrêté n°00259/MJLDH/MFPTRA/MESRS/DC/SG/DA de mai 2004 a été pris en application de l’article 28 de cette loi. En vertu de cet arrêté, une commission de 7 membres avait été créée pour définir le processus d’organisation du concours et l’a mis en œuvre.
L’UNAMAB avait donc d’abord mis sa menace de grève d’avertissement à exécution à partir du 8 septembre. Une grève qui a été corsée par la suite et portée à 5 jours tacitement reconductible, car l’Union a estimé que le gouvernement s’entêtait à modifier le mode d’organisation initial du concours de recrutement des magistrats.

Le leadership exercé par le président de la République dans la résolution de divers conflits dans la sous-région a été salué, dimanche 27 septembre dernier, par le secrétaire général des Nations Unies, lors d’un entretien au siège de l’ONU.
Les défis de la sécurité et de la stabilité politique ont meublé les discussions entre le président de la République et le secrétaire général de l’ONU, dimanche dernier au siège des Nation Unies. Ban Ki-Moon a salué le leadership de Boni Yayi dans la résolution des conflits divers qui agitent la région, en l’occurrence son implication dans le retour de la Transition au Burkina Faso.
Nommé médiateur de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour la stabilisation du Faso, le président de la République a, aux côtés de son homologue du Sénégal, conduit avec brio les négociations qui ont abouti au retour à la manœuvre des autorités de la Transition. Boni Yayi est également très actif sur le front de la mutualisation des efforts des pays du Bassin du Lac Tchad et du Bénin dans la lutte contre la secte islamique Boko Haram. Cette audience lui a permis d’échanger avec le secrétaire général des Nations Unies sur les dernières évolutions de la situation. Lors d’une session tenue, samedi dernier, sur la résilience face aux effets des exactions de la secte islamiste, Boni Yayi a indiqué que la Force multinationale créée est opérationnelle et se retrouve avec ses moyens limités à la fois sur les fronts militaires et de protection des civils. Son leitmotiv est que les Nations Unies accompagne cette force afin qu’elle puisse disposer de moyens conséquents pour venir à bout du péril terroriste.
Boni Yayi et Ban Ki-Moon partagent également la même vision sur les changements climatiques. Toutes les deux personnalités s’accordent à ce que les accords qui seront issus de la 21è Conférence de Paris sur le climat, prennent en compte la vulnérabilité des Pays les moins avancés qui paient un lourd tribut dans le réchauffement planétaire.
Le président de la République a eu également plusieurs entretiens avec des personnalités du monde, en l’occurrence le Premier ministre des Pays-Bas et Michaelle Jean, secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).