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Nouvelles

Table ronde sur la relance et le financement de la vaccination: Les orientations opérationnelles définies

La table ronde de Cotonou sur la relance et le financement de la vaccination s’est achevée vendredi 5 octobre dernier, sur une note de satisfaction. La Déclaration qui a sanctionné les travaux met en exergue plusieurs recommandations en faveur du repositionnement de la vaccination, de même que des engagements pris de part et d’autre, en vue de la mobilisation des ressources.

La table ronde de Cotonou sur la relance et le financement de la vaccination a permis de définir des orientations claires et opérationnelles en faveur de la vaccination au Bénin. Les conclusions issues des travaux dévoilent la nouvelle feuille de route que le pays entend mettre en œuvre en faveur du repositionnement de la vaccination.
D’après la Déclaration de Cotonou, les parties prenantes «s’engagent à mettre en place, à tous les niveaux de la pyramide sanitaire, une bonne gouvernance et des mécanismes de coordination et de redevabilité inclusifs et multisectoriels; à mettre en œuvre de façon rigoureuse le plan national de renforcement de la surveillance des maladies évitables par la vaccination ».
Elles prennent également l’engagement de mettre en place à «l’échelle nationale, des initiatives basées sur l’équité permettant d’assurer à tous les enfants du Bénin, notamment ceux vivant dans les communautés peu ou pas desservies à travers l’approche ‘’atteindre chaque enfant’’ recentrée sur l’équité, l’initiative vaccination décentralisée et la mise en place de groupes techniques de coordination pour la vaccination et les stratégies innovantes ».
Les participants recommandent au Bénin de faire la revue des textes de la décentralisation afin d’étendre les compétences locales aux activités de santé en général et de vaccination en particulier. Leurs recommandations tiennent aussi à l’installation d’un fonds national pour la vaccination qui sera un mécanisme crédible et efficace de collecte et de gestion du financement domestique de la vaccination.
Aussi, plaident-ils auprès du gouvernement pour qu'il prenne des mesures en faveur de l’exonération des vaccins, consommables et autres intrants vaccinaux, et d’accélérer le processus de décentralisation des ressources dédiées au Programme élargi de vaccination (Pev), vers les niveaux intermédiaire et opérationnel.
Ils lancent un appel aux partenaires privés nationaux à contribuer au financement de la vaccination à travers le Fonds national pour la vaccination ou à travers des contributions directes.
Selon le représentant résident de l’Organisation mondiale de la Santé au Bénin, Jean-Pierre Baptiste, les conclusions des travaux doivent servir désormais de bréviaire pour le repositionnement de la vaccination au Bénin.
« La feuille de route que nous nous sommes librement donnée doit être notre référence de manière à permettre une mobilisation de financement et une relance effective de la vaccination au Bénin », espère-t-il.
D’ores et déjà, chaque acteur promet de jouer sa partition. «Nous veillerons à ce que les acquis de ce rendez-vous ne soient pas un gâchis du fait d’un manque de volonté politique ou d’un défaut de suivi », promet le gouvernement à travers le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin.
« Nous marquons notre adhésion et réitérons notre engagement pour poursuivre les efforts en faveur de la vaccination », s’engage le secrétaire exécutif de l’Agence de médecine préventive Afrique, Alfred da-Silva.
A l’échéance 2023, le Bénin appréciera davantage les retombées de la table ronde de Cotonou sur les bénéficiaires.

Santé 08 oct. 2018


CAN 2019/ Algérie # Bénin: Le grand calme avant la tempête
[caption id="attachment_30996" align="alignnone" width="1024"]les Ecureuils du Bénin[/caption]

A quelques jours de leur double confrontation des 12 et 16 octobre prochains comptant pour les 3e et 4e journées des éliminatoires de la CAN Total, Cameroun 2019, les Ecureuils du Bénin et les Fennecs d’Algérie ne cessent plus de s’observer à distance. Même si les Algériens partent avec les faveurs des pronostics, l’enjeu reste la première place du groupe D dans lequel ils évoluent avec les Eperviers du Togo et les Scorpions de la Gambie. Après avoir tous déjà publié la liste de leurs joueurs convoqués pour les besoins de la cause, ils entament leurs préparations à partir du lundi 8 octobre prochain.

Les Fennecs de l’Algérie et les Ecureuils du Bénin ont l’occasion, dans le groupe D, de prendre une bonne option pour la qualification à la phase finale de la CAN Total, Cameroun 2019. Ce sera à la faveur de leur double confrontation prévue pour les vendredi 12 octobre à Blida et mardi 16 octobre au stade de l’Amitié Général Mathieu Kérékou à Cotonou. Le vainqueur sur l’ensemble des deux rencontres aura assurément décroché l’une des deux places qualificatives en jeu, après avoir conforté sa place de leader du groupe. Pour les Ecureuils du Bénin, ce sera leur quatrième qualification à une phase finale de la CAN. 

En effet, au sortir de la deuxième journée des éliminatoires de la CAN Total, Cameroun 2019, jouée du 7 au 9 septembre dernier, l’Algérie et le Bénin partagent la tête du groupe D avec 4 points chacun. Au même moment, les Eperviers du Togo et les Scorpions de la Gambie n’en ont engrangé qu’un seul.
Sur le papier, ce sont les Algériens qui partent avec les faveurs des pronostics. Par le passé, les deux pays se sont affrontés à huit reprises. C’est l’Algérie qui s’en est sortie avec 6 victoires. Leur première confrontation a eu lieu le 8 avril 1983 à Alger. C’était dans le cadre des éliminatoires de la CAN, Côte d’Ivoire 1984. A l’arrivée, c’était un naufrage collectif. Leur expédition s’est soldée par une cuisante défaite (6-2). Dans la foulée, les Fennecs leur ont encore administré une autre volée (4-0), en amical le 14 janvier 2002 à Alger. Le fait d’arme des Ecureuils reste les deux matches nuls qu’ils ont concédés à Cotonou les 24 avril 1983 et 23 février 1997.
Stéphane Sességnon et ses coéquipiers sauront-ils enfin vaincre le signe indien ? C’est le souhait de tout le public sportif béninois. Il espère d’eux le même exploit que celui qu’ils ont réalisé dimanche 9 septembre dernier à Lomé, face à Emmanuel Shéyi Adébayo et ses coéquipiers.
A cet effet, les Ecureuils du Bénin entrent en regroupement le lundi 8 octobre à Paris. Deux jours plus tard, Michel Dussuyer et ses poulains s’envoleront de la capitale française pour l’Algérie. Ce sera pour disputer le match du vendredi 12 octobre au stade Mustapha Tchaker de Blida. Le lendemain, la délégation béninoise retourne au bercail pour préparer l’explication du mardi 16 octobre prévue au stade de l’Amitié Général Mathieu Kérékou.
Nullement perturbé par la démission de leur directeur technique national, Rabah Saâdane, depuis mercredi 3 octobre dernier, les Algériens débutent aussi leur stage de préparation le lundi 8 octobre au Centre technique national de Sidi-Moussa. Le sélectionneur national, Djamel Belmadi, va se remettre au travail, après une expérience enrichissante dans un contexte difficile en Gambie. Un baptême du feu qui lui permet de repartir avec des certitudes en prévision des deux matches contre le Bénin.
La Fédération algérienne de Football a publié hier, jeudi 4 octobre, la liste des 23 joueurs convoqués par le sélectionneur, pour cette double confrontation. Par rapport à ceux qui, lors de la deuxième journée des éliminatoires, étaient aux prises avec les Scorpions de la Gambie, on note l’arrivée de six nouveaux joueurs. En ne misant que sur les professionnels, l’ancien meneur de jeu de l’Olympique de Marseille, aurait donc décidé de ne compter sur aucun joueur issu du championnat domestique.

Liste des 23 joueurs algériens

convoqués contre le Bénin

Gardiens de buts : Rais Mbolhi (Ettifaq), Mustapha Zaghba (ESS), Azeddine Doukha (Al-Raed)

Défenseurs : Aissa Mandi (Real Betis), Ramy Bensebaini (Rennes), Rafik Halliche (Moreirense), Mehdi Tahrat (RC Lens), Djamel Benlamri (Al-Shabab Riyad), Youcef Atal (OGC Nice), Mohamed Fares (Spal)

Milieu de terrain : Nabil Bentaleb (Schalke04), Saphir Taider (Impact Montreal), Adam Ounas (Napoli SSC), Adlène Guedioura (Nottingham Forest), Sofiane Feghouli (Galatasaray), Ismael Bennacer (Empoli)

Attaquants : Baghdad Bounedjah (Al Sadd), Riyad Mahrez (Manchester City), Yacine Brahimi (FC Porto), Yassine Benzia (Fenerbahçe), Rachid Ghezzal (Leicester City), Islam Slimani (Fenerbahçe), Ishak Belfodil (Hoffenheim)

Sports 05 oct. 2018


Atteinte de l’objectif «Faim Zéro» au Bénin à l’horizon 2030: Patrice Talon réitère son engagement pour la fin de la faim

Les principales conclusions et recommandations pour l’atteinte de la « Faim Zéro » au Bénin à l’horizon 2030 issues de l’examen stratégique national « faim zéro », contenues dans un rapport ont été transmises au président de la République au cours d’une cérémonie organisée à cet effet, ce jeudi 4 octobre à Cotonou. Eu égard au tableau peu reluisant y contenu, la réaction du président Patrice Talon ne s’est pas fait attendre.

10% des ménages sont encore en insécurité alimentaire en 2017, soit plus d’un million de personnes. 40% des ménages courent un risque d’insécurité alimentaire et un ménage sur deux est en sécurité alimentaire. Les zones du pays les plus affectées sont les départements de l’Atacora, des Collines, du Zou et du Couffo. Certaines communes comme Natitingou, Glazoué et Djidja sont très touchées. Mais c’est dans la commune de Boukombé que la situation est inquiétante avec 40% des ménages sous la menace de l’insécurité alimentaire. Ces données ont été présentées par Dr Eunice Nago Koukoubou, maître assistant des universités et spécialiste en nutrition humaine, résument en partie le contenu du rapport remis au président Patrice Talon, après plus de six mois de travaux de recherches sur le terrain. 

Et comme il fallait s’y attendre, la réaction du chef de l’Etat, en prenant connaissance de la synthèse présentée par le porte-parole des experts, a été prompte. « Je me réjouis que le document soumis à notre attention ait procédé à un diagnostic conséquent des facteurs sectoriels et multiformes au constat encore relativement préoccupant du bien-être quotidien de nos compatriotes, en dépit de certains résultats encourageants obtenus par notre pays ces dernières années », a déclaré le président Patrice Talon. Il a aussi rappelé aux experts et à l’assistance le grand intérêt que son gouvernement et lui portent à son contenu. « Je voudrais noter avec satisfaction que le rapport a procédé à un inventaire satisfaisant des différents types de réponses coordonnées que les autorités béninoises s’efforcent d’apporter chaque jour aux problèmes identifiés avec le concours technique et financier de nos partenaires », a poursuivi le président Patrice Talon.
Pour lui, le contenu de ce rapport confirme les grandes options inscrites dans le Programme d’action du gouvernement pour la période 2016-2021 dans le domaine de la sécurité alimentaire et nutritionnelle. « Je prends acte des suggestions qui sont faites dans le but d’atteindre les résultats visés, ainsi que les actions prioritaires proposées spécifiquement à l’attention des couches les plus défavorisées », s’est aussi engagé le chef de l’Etat. Occasion pour lui, de saluer l’appui important du Programme alimentaire mondial (Pam) dont le directeur régional Afrique de l’Ouest et du Centre, Abdou Dieng, était également présent au lancement dudit rapport. Selon le président de la République « ce jour nous avons engagé notre pays de manière plus résolue dans la lutte contre la faim ». Sa certitude, est que « personne ne doute de l’engagement du gouvernement béninois et sa détermination dans la meilleure prise en charge de l’alimentation des enfants ». Aussi, pour la fin de la faim, donne-t-il rendez-vous pour en faire le bilan dans les prochaines années.
Les experts conviés à la mission d’évaluation qui a accouché dudit rapport ont travaillé sous la facilitation du professeur Mathurin Coffi Nago. Ils ont, après avoir posé leur diagnostic, mis en exergue la situation alimentaire et nutritionnelle, les insuffisances au niveau des piliers de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, les insuffisances au niveau du cadre de mise en œuvre des interventions, les opportunités et dégager enfin une feuille de route.

Actualités 05 oct. 2018


Relance et financement de la vaccination: L’Unicef organise une table ronde sur les stratégies
[caption id="attachment_30992" align="alignnone" width="1024"]Le financement durable de la vaccination mobilise les énergies[/caption]

Cotonou abrite la Table ronde de haut niveau sur la relance et le financement de la vaccination au Bénin. L’atelier organisé par l’Unicef vise à mettre en place des solutions innovantes et durables au profit de la vaccination au Bénin.

Le Bénin se mobilise pour la relance et le financement de la vaccination. L’atelier technique de la Table ronde de haut niveau qui se penche sur la question se propose de réfléchir sur les facteurs qui plombent la performance du Programme élargi de vaccination (Pev). Elle vise à définir des solutions en vue d’un meilleur repositionnement de la vaccination.

Selon le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, la rencontre « permettra de fédérer les diverses initiatives en un évènement unique pour repositionner la vaccination dans l’agenda de notre pays et obtenir un engagement ferme des différents partenaires nationaux et internationaux, de la société civile, du secteur privé, pour la relance et le financement de la vaccination ».
La préoccupation est d’autant plus cruciale que les performances du Bénin n’ont pas évolué cette dernière décennie. « Depuis dix ans, nous assistons à une baisse des performances du secteur mettant en danger de plus en plus d’enfants vulnérables », relève le représentant résident de l’Unicef, Claudes Kamenga.
Se référant aux évaluations conjointes de l’Oms et de l’Unicef, il indique que « ces cinq dernières années, ce sont plus de 63 000 enfants béninois âgés de moins d’un an qui, chaque année, ne reçoivent pas la troisième dose du vaccin pentavalent devant leur conférer l’immunité contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, l’hépatite B, les méningites et infections respiratoires ».
Le mal est plus profond. «Chaque année, entre 2012 et 2016, plus de 90 000 enfants, soit plus d’un enfant sur 4, n’ont pas reçu le vaccin contre la rougeole. Il en résulte l’émergence de foyers épidémiques qui n’existaient pas auparavant. Pas moins de six communes ont été touchées par une épidémie de rougeole pour la seule année 2018 », poursuit le représentant de l’Unicef.
A ces irrégularités, s’ajoutent les difficultés de mobilisation des ressources. « Les subventions allouées au Programme élargi de vaccination ont connu ces dernières années une diminution passant de 1 686 030 336 Fcfa en 2015 à 1 225 000 000 fcfa en 2018, soit une baisse de 27,37%», relève le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin. Selon lui, « les estimations faites dans le cadre de l’élaboration du Plan pluriannuel complet pour le Pev montrent que le gap à combler de 2019 à 2023 est d’environ 4 116 338 800 Fcfa hors charges salariales ».
Si le représentant résident de l’Unicef reconnaît les efforts pour améliorer la situation en matière d’offres des services de santé, de logistique vaccinale, de communication et d’information auprès des familles, ils restent insuffisants pour atteindre la couverture intégrale de la vaccination de tous les enfants. D’où la rencontre de Cotonou.
Elle vise la mise en place d’un dispositif pour assurer un accès universel de tous les enfants et des femmes enceintes vivant au Bénin sans discrimination aucune aux services de vaccination conformément à la Déclaration d’Addis-Abeba de 2016. Elle vise également la mise en place d’un mécanisme innovant de mobilisation de ressources aussi bien nationales qu’internationales pour garantir le financement durable de la vaccination au Bénin.
Il s’agira de trouver des solutions pour améliorer les performances du Pev, à revigorer le leadership politique et l’engagement de l’ensemble des parties prenantes.
Le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, invite les acteurs à divers niveaux à accompagner les efforts du gouvernement. « Nous attendons de cette table ronde que l’appui des partenaires bilatéraux et multilatéraux se renforce davantage et que les partenaires nationaux prennent leur part et soutiennent le programme élargi de vaccination ».

Société 05 oct. 2018


Accord de gestion du parc animalier de la Pendjari: Les grandes options du partenariat gouvernement-African Parks Network

L’une des options du gouvernement de la Rupture consiste à valoriser les ressources naturelles du Bénin à travers le tourisme, afin de révéler le Bénin au monde. Que d’initiatives n’ont été prises parmi lesquelles l’accord de gestion du parc de la Pendjari dont l’impact avec le partenaire privilégié du gouvernement, African Parks Network est désormais visible à la satisfaction des deux parties.

La gestion du parc animalier de la Pendjari, à travers le partenariat gouvernement-African Parks, a été une option pour préserver la vie des animaux du parc. En 2017, le gouvernement du Bénin et African Parks ont signé un partenariat à long terme et renouvelable pour réhabiliter le Parc national de la Pendjari, l’une des plus grandes réserves protégées restantes en Afrique de l’ouest et centrale. Par ce partenariat matérialisé par un financement de 6 millions de dollars sur cinq ans au début de l’accord de gestion, l’objectif est de doubler la population sauvage du parc en une décennie, de développer un tourisme responsable et de rehausser le profil du parc en tant que destination, et assurer un développement économique et social axé sur la conservation au profit de la population du pays. Ce partenariat est devenu encore plus réel lorsqu’en janvier 2018 un partenariat de 23 millions de dollars Us a été annoncé pour protéger le parc avec des partenaires clés, notamment la Wyss Foundation, National Geographic, la Wildcat Foundation…

Restauration

Avant l’avènement du régime, il est aisé de remarquer que l’écosystème est menacé par le braconnage, la pression démographique et l’érosion exponentielle des ressources. En sachant, le gouvernement a fait de la restauration de la Pendjari une priorité, car son déclin signifierait la perte d’un patrimoine national important.
Lors d’une récente conversation de haut niveau sur le rôle des Partenariats publics-privés pour la conservation en Afrique en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, le chef de l’Etat, Patrice Talon, a déclaré : « il y a beaucoup à propos du Bénin qui doit encore être montré à un public mondial, et en protégeant nos ressources naturelles ; nos forêts et notre faune, nous assurons un héritage de durabilité en créant des endroits qui valent la peine d’être visités et j’ai hâte de le révéler, tout en révélant le Bénin au monde ». Ce débat a eu lieu en présence d’environ 70 invités composés de représentants de gouvernement d’Afrique et du Royaume-Uni, de philanthropes, de chefs d’entreprise, de défenseurs de l’environnement… Une occasion d’exposer les actions du Bénin vis-à-vis du parc. Les panelistes ont discuté pendant une heure des expériences, motivations, défis et solutions pour la conservation de vastes écosystèmes sauvages au bénéfice des populations et de la faune. Le débat a porté aussi sur les avantages issus des aires protégées bien gérées et sur la sécurité des personnes et de la faune, en passant par la préservation des services éco systémiques et la création d’une économie axée sur la conservation en contribuant à l’emploi et en assurant l’utilisation durable des ressources. «Si la Wildcat Foundation finance de nombreux efforts à travers le continent, je savais quand j’ai rencontré le président Talon, que nous partagions une vision similaire, que ses paroles étaient suivies par des actes et que les ressources naturelles du Bénin étaient finalement considérées comme les atouts précieux », a confié le philantrope David Bonderman.
Quant à lui, Peter Fearnheard, Pdg de African Parks, note que si un parc national en Afrique n’est pas géré, il sera perdu. « Ce que nous voyons avec l’engagement du gouvernement béninois à l’égard de la conservation ne se limite pas à la volonté politique, mais l’action politique. Ceci est soutenu par un financement transformationnel, à long terme et pluriannuel par une foule de partenaires qui ont adhéré à notre modèle de délégation complète de la gestion des aires protégées, dont les résultats sont bénéfiques non seulement pour la faune, mais aussi pour les gens ».
Située au nord-ouest du Bénin, la Pendjari est un site du patrimoine mondial de l’Unesco qui s’étend sur le Bénin, le Burkina Faso et le Niger et représente l’écosystème intact le plus vaste encore restant sur l’ensemble de l’Afrique de l’ouest. Le parc sert également de dernier refuge au lion d’Afrique de l’ouest en voie de disparition et au guépard et abrite la plus grande population d’éléphants de la région.

Actualités 05 oct. 2018


Pamela Ariane Agbozo, spécialiste de l’action publique: « Les enfants souffrent du retard d’exécution des politiques »

Le Bénin gagnerait à consacrer des lignes budgétaires aux domaines concernant les enfants. Cette démarche qui intègre la budgétisation sensible à la cible, permettra au pays de combler les fossés qui freinent l’atteinte des objectifs. Pamela Ariane Agbozo, responsable à la gouvernance, chargée d’appui à la coordination du partenariat Unicef-Social Watch Bénin, explique le bien-fondé de cette approche.

La Nation : Le concept de la budgétisation sensible aux enfants paraît nouveau. Qu’est-ce que cela sous-tend ?

Pamela Agbozo : La budgétisation sensible aux enfants fait un focus sur les questions liées aux enfants. Il s’agit de faire en sorte que le budget puisse prendre en compte les préoccupations liées aux enfants dans notre pays, aux niveaux local et national.
Pour l’Unicef par exemple, ces préoccupations intègrent quatre secteurs : la santé, l’éducation, la protection sociale, l’hygiène et l’assainissement. Il s’agit de voir comment les politiques définies dans ces différents secteurs sont traduites en termes de finances publiques.
Nous nous sommes rendu compte que le Bénin a beau avoir les politiques, qu’il a beau prendre des engagements à l’international, il ne met pas forcément les ressources qu’il faut à disposition. L’accord d’Abuja fait obligation aux pays de réserver 15% de leur budget au secteur de la santé. Le Bénin n’y est pas encore.
La budgétisation sensible aux enfants permet d’évaluer comment le budget évolue sur ces thématiques afin de faire des plaidoyers en faveur de la prise en compte des préoccupations touchant aux enfants à tous les niveaux. C’est une nouvelle approche que l’Unicef et Social Watch-Bénin essayent d’explorer. Là-dessus, nous avons élaboré des modes de budget qui ont permis de voir sur les quatre dernières années, ce que l’Etat a alloué dans les différents secteurs. Nous allons ensuite élaborer des plaidoyers conséquents pour montrer que les allocations ne suivent pas forcément les engagements pris au profit de tel ou tel secteur. Il y a souvent un gap entre les prévisions et les allocations.

La budgétisation sensible aux enfants n’est-elle pas un concept de plus, lorsqu’on sait que le Bénin ne souffre pas de textes de lois favorables au bien-être de l’enfant ?

Il ne s’agit pas d’un concept de plus. Entre la prévision, l’allocation et la consommation, les fossés existent. Il est important qu’on mette l’accent sur ces aspects. En développant la thématique, il est question de toucher les politiques de même que les cadres au niveau des ministères. Les enfants souffrent du retard d’exécution des politiques. Il faut pouvoir corriger le tir.
Que gagne le Bénin concrètement en intégrant la budgétisation sensible aux enfants dans ses prévisions ?

De façon globale, il s’agit d’améliorer les conditions de vie des enfants. L’arsenal juridique du Bénin est bien fourni, mais la mise en œuvre de ces politiques pose problème parce qu’elle suppose des ressources. Il faut que les populations aussi prennent part au processus en payant leurs taxes et impôts. Ceci permettra de mobiliser les ressources et de les dépenser de façon efficiente et efficace. Le Bénin a beaucoup à y gagner s’il se donne les moyens. Nous apprécierons les impacts sur les enfants à terme. Quand on parle de santé par exemple, on évoque le bien-être de la mère et de l’enfant. En matière de protection sociale, on s’intéresse aux populations les plus vulnérables. Quand les parents sont touchés par la pauvreté, les enfants aussi le sont. Quand les parents bénéficient d’une protection sociale à travers des allocations, les enfants aussi se portent mieux.

Dans le domaine de l’éducation par exemple, on note des discriminations entre les enfants de riches et ceux de pauvres, ainsi qu’entre les enfants de différentes régions. Est-ce à dire que la budgétisation permettra d’agir sur ces discriminations ?

La budgétisation sensible aux enfants permettra de corriger ces disparités. En principe, l’éducation est assurée par l’Etat. C’est l’Etat qui veille à construire les écoles, à mettre le mobilier et à recruter les enseignants pour l’éducation et la formation des enfants. C’est parce que l’Etat n’arrive pas à bien remplir ses obligations qu’il y a la présence des collèges privés. Ce n’est pas une raison pour que l’Etat se désengage. Il y a une frange de la population qui n’arrivera jamais à accéder à l’éducation privée. L’Etat a l’obligation de veiller à l’éducation de cette catégorie en vue de réduire les inégalités. Il en est de même de la protection sociale.

Comment peut-on apprécier les impacts de la budgétisation sensible aux enfants sur la cible ?

Cela va se ressentir sur les indicateurs. Pour évaluer les politiques publiques, il y a des indicateurs qui sont définis. Par exemple, dans le secteur de la santé, l’accord d’Abuja table sur les 15% que les Etats doivent mettre à disposition de leurs pays. Si les dépenses publiques ne sont pas efficaces, le gap sera perceptible. Plus, il y a des écoles dans les communautés, de mobiliers et d’enfants travaillant dans de bonnes conditions, plus les impacts seront visibles.

En dehors de l’Unicef et de Social Watch, quelles sont les autres structures impliquées dans ce processus ?
Nous sommes à la première année d’expérimentation. Social Watch et l’Unicef travaillent sur trois secteurs : la santé, l’éducation et les affaires sociales. Au début de notre partenariat, nous avons élaboré des notes de budget pour évaluer sur les quatre dernières années la location des ressources, mais également la consommation. Si l’on n’investit pas sur les enfants, je ne sais pas quel type d’adulte on aura demain. Les ministères qui couvrent ces trois secteurs ont connaissance de l’existence de ce projet. Il en est de même des Osc et des médias au profit desquels, nous avons organisé récemment un atelier sur la thématique.
Au niveau des communes, nous avons identifié celles qui sont dans le champ d’intervention de l’Unicef et qui ont vraiment besoin de beaucoup d’attention sur plusieurs plans touchant à l’enfant. Nous allons les sensibiliser sur la nécessité de mettre l’accent sur la définition des politiques visant à promouvoir la couche au niveau communal. Une commune dans laquelle on installe des kits d’assainissement ou d’hygiène, une commune dans laquelle toutes les écoles disposent des latrines, c’est déjà un pas vers la budgétisation sensible aux enfants. Une commune dans laquelle les mobiliers sont adéquats permet aux enfants de travailler dans de bonnes conditions. On travaille à faire connaître davantage la nécessité de mettre l’accent sur les besoins des enfants tant au niveau local qu’au niveau national. Dans nos prochaines actions, nous ferons des plaidoyers en direction de l’Assemblée nationale afin qu’elle tienne compte des besoins des enfants dans son budget. Nous espérons que les différents ministères et les autres structures se sentiront concernés par la question et y porteront davantage une attention particulière.

Société 04 oct. 2018


Facilitation du commerce et du transport sur le corridor Abidjan-Lagos: L’indicateur « routes réhabilitées » a progressé après sept ans
[caption id="attachment_30976" align="alignnone" width="1024"]La réhabilitation des routes préoccupe le corridor Abidjan-Lagos[/caption]

L’un des indicateurs pour mesurer la performance du Projet de facilitation du commerce et du transport sur le corridor Abidjan-Lagos est le nombre de kilomètres de routes réhabilitées. Sept ans après la mise en œuvre de ce projet, cet indicateur a progressé selon les résultats qui ont été présentés, mardi 26 septembre dernier à Cotonou lors de l'atelier de validation du rapport.

Sept ans après la mise en œuvre du Projet de facilitation du commerce et du transport sur le corridor Abidjan-Lagos, les résultats sont désormais mis à la disposition de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest et des décideurs politiques. L’analyse et la prise en compte desdits résultats contenus dans un rapport, présenté le 26 septembre dernier à Cotonou, contribueront à l’optimisation des gains, l’amélioration des stratégies pour accélérer l’atteinte des objectifs du projet. La finalité est la réalisation de l’option des gouvernements et de la communauté régionale qui est de réduire les barrières physiques et non tarifaires au commerce et au transport dans les ports, sur les routes et aux frontières du corridor Abidjan-Lagos. 

Au nombre des indicateurs qui ont été retenus pour la réalisation de cette option des gouvernements, il y a la réhabilitation des routes. Cet indicateur, selon le rapport qui a été présenté, est lié au nombre de kilomètres de routes réhabilitées dans le cadre du Projet de facilitation du commerce et du transport sur le corridor Abidjan-Lagos.
Au Bénin, dans le cadre de cet indicateur, c’est la route Godomey-Pahou, longue de 17 kilomètres qui a été réhabilitée et dont les travaux sont achevés et réceptionnés depuis un moment. Une pré-visite de réception technique des travaux de cette route a eu lieu le 26 juin 2015. Et neuf mois après la réception provisoire des travaux, des déformations dues à l’orniérage sont apparues sur la voie rapide de la chaussée dans le sens Pahou-Godomey. C’est ainsi qu’une mission d’expertise a été conduite par le consultant en charge du contrôle et de la supervision des travaux, pour apprécier l’ampleur d'éventuelles autres déformations. Il a été demandé à l’entrepreneur de procéder aux corrections apportées et les travaux achevés et réceptionnés.
Au Togo tout près, les travaux de construction de la route Anèho-Sanvée Condji, longue d’environ huit kilomètres, sont terminés. La réception définitive a été faite le 25 novembre 2015.

Des travaux encore à achever

Pour ce qui concerne le Ghana, le projet de réhabilitation et de nouveau tracé de la route Agona Junction-Etubo (110 kilomètres) a été divisé en trois lots dont les trois sont réalisés respectivement à 99,5% ; 95,5% et 100%. Pour la construction d’une aire de repos, les travaux selon le rapport sont à 40% de taux d’exécution. En outre, l’étude sur la sécurité routière est achevée et le rapport disponible, indiquent les résultats.
Au niveau de la Côte d’Ivoire, il est prévu une augmentation de 135 kilomètres de route réhabilitées à la fin de la sixième année. Or, pour l’an 4 du projet, il est prévu la réhabilitation de 130,4 kilomètres de route. Dans ce pays, si les travaux de réhabilitation de la route Grand Bassam-Aboisso n’ont pas démarré et sont encore à la phase de passation des marchés, pour la section Aboisso-Noé, les travaux ont démarré en septembre 2014. Ils sont à un taux d’exécution physique global de 74%, selon le rapport, pour un taux d’exécution financière de 98,72% et un taux de consommation de délai de 88%. Sur les 130,4 kilomètres prévus, 50 kilomètres ont été réhabilités sur la section Aboisso-Noé.
Dans le cinquième pays du corridor, le Nigeria, il est observé la dégradation délibérée de la chaussée par des malfaiteurs en vue de ralentir des automobilistes et leur extorquer de l’argent. Les activités commerciales le long de l’emprise routière et les usagers de la route qui déversent des ordures sur la route de même que les brûlages des pneus sur les chaussées accentuent les dégradations. La contrainte majeure est d’arriver à mobiliser le financement.

Société 04 oct. 2018


Projet « Ma culture, mon futur »: Un alliage tourisme-culture pour valoriser le Bénin
[caption id="attachment_30973" align="alignnone" width="1024"]Séance de bénédiction du projet par de nombreux acteurs culturels[/caption]

Ils sont nombreux, les opérateurs touristiques à qui l’ambition du gouvernement de promouvoir le secteur touristique donne des idées. Des initiatives qu’ils portent pour accompagner la dynamique de révéler le Bénin, naît le projet « Ma culture, mon futur », un alliage culture-tourisme pour valoriser autrement le label ‘’Bénin’’.

Dernière-née des initiatives de valorisation de la culture et du tourisme au Bénin, le projet « Ma culture, mon futur » intègre à lui seul un cocktail d’actions dont la finalité est de porter loin le Bénin. « Ma culture, mon futur », c’est d’abord un cadre, un espace décoré et façonné pour impacter Béninois et étrangers. Le lieu retient tout de suite l’attention par son décor qui renvoie à la tradition de plusieurs localités du Bénin. Une sorte de Bénin en miniature, façonné au modèle traditionnel et implanté en plein cœur de la ville de Cotonou au quartier Vodjè Kpota. Mais le projet va au-delà du cadre. Il symbolise la vie dans le Bénin traditionnel. Au sein de cet espace, le visiteur est reçu comme un prince, se fait servir de l’eau issue de la jarre traditionnelle dans un verre en poterie. Il en est de même pour les breuvages traditionnels, s’il en est fan. Et si besoin, il y a de se laver les mains, deux récipients en poterie s’offrent à lui. 

L’esprit du projet, selon son concepteur, Alexandrine Avognon, c’est de présenter une autre facette de la culture du pays pour impacter le tourisme. « Les touristes arrivent et visitent nos sites, mais ce n’est pas suffisant. Il faut y ajouter la culture. Il y a des sites partout et donc les touristes peuvent aller partout et les visiter. Il faut un concept qui concilie à la fois culture et tourisme », explique-t-elle. L’autre élément important de son projet, c’est la phase de valorisation des mets traditionnels et locaux du terroir. Au cours d’une soirée de dégustation et de présentation organisée le week-end dernier, ce volet du projet a été mis en exergue. Sauce au canard, pâte-rouge, noire et blanche; piron, sauce légume à la traditionnelle, diverses sauces des différentes contrées du Bénin… Le menu est révélateur de la richesse culinaire du terroir. Et si les touristes espagnols, américains et autres invités à la séance-dégustation ne se sont pas abstenus d’en demander encore après régal, on peut en venir à la conclusion que le Bénin culinaire a tout pour se vendre aux quatre coins du monde. Le récit n’aura pas été complet si l'on ne mentionne pas combien d’hectolitres de tchakpalo et d'adoyo (des bières locales à base de maïs) ont été vidés au cours de cette même soirée. Quid des autres spécialités gastronomiques béninoises offertes au cours de la soirée?

Transmettre la culture

Séduit par le concept, Marcel Zounon, directeur de l’Ensemble artistique national, va alors en appeler à une fédération de forces et d’énergies autour de la génitrice du projet. « Nous devons encourager cette dame qui a compris que les produits culturels ont besoin d’accompagnement pour appuyer le tourisme. Elle va à l’essentiel pour développer la culture et transmettre le savoir et le savoir-faire ancestral », apprécie-t-il. Non moins sidéré par le projet et le développement qu’en a fait Alexandrine Avognon, Claude Balogoun, représentant des artistes au sein du Conseil économique et social, estime lui aussi que le Bénin est encore capable de démontrer bien de choses au monde. Il voit à travers ce projet un pas non moins important pour booster le tourisme béninois. L’autre élément de satisfaction qu’il a mis en exergue est la formation. Le projet « Ma culture, mon futur » forme en effet une pépinière de jeunes chanteurs, danseurs et acteurs culturels qui apprennent au sein de divers ateliers, en plus de l’art, la vannerie, la poterie et autres. Alexandrine Avognon dit vouloir faire d’eux, des ambassadeurs de la culture et du tourisme béninois. Nous avons besoin de transformer notre culture », insiste-t-elle. Contrairement à leurs congénères, ces enfants s’habillent uniquement en tenues traditionnelles du pays, apprennent leurs panégyriques et, partout où ils passent, porteront la culture locale. Déjà à l’exercice des chants et danses du pays, ils ont excellé, démontrant qu’ambassadeurs de la culture, ils le sont déjà. De quoi enchanter le directeur du Ballet national qui projette déjà de les positionner sur des festivals l’été prochain.

Culture 04 oct. 2018


Règlementation de l’électrification hors-réseau: Encore un pas vers l’électricité à moindre coût

La promotion de l’électrification hors-réseau est une composante du deuxième Programme du Millennium challenge account pour le Bénin. Au cours de sa séance hebdomadaire du mercredi 3 octobre, le Conseil des ministres a adopté le projet de décret portant règlementation de l’électrification hors-réseau. Un pas de géant pour assurer l’électricité à moindre coût sur l’ensemble du territoire national.

L’énergie électrique pour tous et en tout temps pourrait ne plus être un simple slogan d’ici là et se traduire en réalité. Il est d’évidence que, depuis 2016, le Bénin a fait des bonds qualitatifs en conjuguant au passé les jours sans énergie et les nuits d’obscurité. Mais le défi est encore loin d’être relevé et dormir sur ses lauriers pourrait être fatal. Alors que la centrale de Maria Gléta est annoncée pour devenir une réalité sous peu avec plus de 40% des travaux déjà finalisés, le gouvernement vient de donner un autre signal fort de son engagement à assurer l’autonomie énergétique. C’est dans cette logique que s’inscrit l’adoption par le gouvernement du projet de décret portant règlementation de l’électrification hors-réseau.
Cela permettra d’augmenter le temps de fonctionnalité des entreprises et des services publics, de réduire la dépendance vis-à-vis des sources onéreuses d’énergie, d’améliorer la productivité des consommateurs des prestations d’électricité, de stimuler le marché de l’électrification hors-réseau au Bénin et d’accroître l’adoption et l’utilisation d’appareils et de mesures d’efficacité énergétique. Le temps est donc venu pour ceux qui en ressentent le besoin et justifient de capacités à cet effet, de venir contribuer aux efforts du gouvernement en investissant dans le secteur, a lancé le ministre Oswald Homeky lors de son traditionnel point de presse, mercredi 3 octobre à l’issue du Conseil des ministres.
Le décret adopté porte sur les conditions de l’offre d’un service public d’électricité à travers la fourniture d’équipements solaires subventionnés dans les zones d’habitats dispersés, principalement en milieu rural. « Il distingue deux régimes juridiques pour la vente d’un service d’électricité hors-réseau, complétés par un régime spécifique pour le secteur privé marchand », explique le ministre. Il s'agit du régime de la concession qui s’applique à tout promoteur développant des projets d’une capacité supérieure ou égale à 500 Kva, et du régime de l’autorisation pour des projets de capacité inférieure à 500 Kva. « Concernant la vente de produits solaires subventionnés dans les zones d’habitats dispersés, tout contrat devra nécessairement être visé par l’Agence béninoise d’électrification rurale et de maîtrise d’énergie (Aberme) et fera l’objet d’un avis conforme préalable de l’Autorité de régulation de l’électricité. Désormais, on pourrait dire que la politique énergétique du pays est assez complète avec cette ouverture offerte aux investisseurs privés pour exercer dans le secteur. Ce qui, sans aucun doute, permettra aux consommateurs de disposer de l’énergie et surtout à moindre coût.

Actualités 04 oct. 2018


Conseil des ministres: Des mesures normatives et quelques nominations validées

Le Conseil des ministres s’est réuni, ce mercredi 3 octobre 2018, sous la présidence de monsieur Patrice Talon, président de la République, chef de l’Etat, chef du gouvernement.
Les décisions ci-après ont été prises.

I. Mesures normatives
I-1. Règlementation de l’électrification hors-réseau en République du Bénin.

La promotion de l’électrification hors-réseau est une composante du deuxième Programme du Bénin pour le Millennium Challenge Account. Elle vise à :
1- augmenter le temps de fonctionnalité des entreprises et des services publics;
2- réduire la dépendance envers les sources onéreuses d’énergie ;
3- améliorer la productivité des consommateurs des prestations d’électricité ;
4- stimuler le marché de l’électrification hors-réseau au Bénin;
5- accroître l’adoption et l’utilisation d’appareils et de mesures d’efficacité énergétique.
Le Conseil des ministres a donc adopté un décret qui porte sur les conditions de l’offre d’un service public d’électricité à travers la fourniture d’équipements solaires subventionnés dans les zones d’habitat dispersé, principalement en milieu rural. Il distingue deux régimes juridiques pour la vente d’un service d’électricité hors-réseau, complétés par un régime spécifique pour le secteur privé marchand.
Il s’agit du régime de la concession qui s’applique à tout promoteur développant des projets d’une capacité supérieure ou égale à 500 Kva, et du régime de l’autorisation pour des projets de capacité inférieure à 500 Kva.
Les ministres concernés sont instruits pour la mise en place et l’opérationnalisation du cadre réglementaire de l’électrification hors-réseau en République du Bénin.
Le Conseil a, par ailleurs, adopté les décrets portant :
- approbation des états financiers de l’Agence nationale pour l’Emploi (Anpe) pour l’exercice clos au 31 décembre 2015 ;
- transmission à l’Assemblée nationale, pour autorisation de ratification, de la charte africaine sur la sécurité et la sûreté maritimes et le développement, signée à Lomé, le 15 octobre 2016.

II- Communications.

II- 1. Signature de l’Accord de coopération entre le Bénin et le Gabon, relatif à la lutte contre l’immigration illégale des enfants.

Il existe une forte communauté de Béninois établis au Gabon qui s’adonnent à des activités génératrices de revenus, notamment la pêche.
La mobilité des enfants entre le Gabon et notre pays est considérée à tort comme une traite. Cette perception mérite d’être corrigée pour permettre ces mouvements dont la fréquence trouve ses sources, la plupart des cas, dans des liens familiaux. Il s’agit, ce faisant, de veiller à la préservation des intérêts des enfants dans le respect des conventions internationales auxquelles nos deux pays ont souscrit.
C’est pour favoriser un échange d’informations sur les conditions de séjour de ces enfants et leur réintégration dans les familles d’origine que ce cadre formel s’est avéré nécessaire.
Le Conseil a autorisé la mission d’une délégation béninoise à Libreville, aux fins de signature de l’Accord.

III- Rencontres et manifestations internationales.

Le Conseil a autorisé :
- la participation du Bénin au 17e Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la Francophonie à Erevan en Arménie, du 7 au 12 octobre 2018 ;
- la participation du Bénin au deuxième Forum économique et des affaires « Turquie-Afrique», à Istanbul en Turquie, du 10 au 11 octobre 2018 ;
- l’organisation de la 21e édition de la Journée nationale de mobilisation pour la lutte contre les troubles dus à la carence en iode, le 27 octobre 2018 à Agbangnizoun, dans le département du Zou ;
- l’organisation, au Bénin, du 5 au 6 novembre 2018, de la 2e réunion du Conseil exécutif de l’Alliance mondiale des terres arides ;
- l’organisation de la première session de la grande commission mixte de coopération bénino- sud-africaine à Pretoria, en Afrique du Sud, en novembre 2018 ;
- la participation du Bénin à la 14e Conférence des parties à la Convention sur la diversité biologique, à la 8e Conférence des parties au Protocole de Cartagena sur la Biosécurité et à la 3e Conférence des parties sur le protocole de Nagoya, du 17 au 29 novembre 2018, à Sharm-EI-Sheikh en Egypte.

V- Mesures individuelles.

Sur proposition du ministre des Enseignements secondaire, technique, et de la Formation professionnelle, les nominations ci-après ont été prononcées :

Directeur départemental des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle :

Mono : Monsieur Yaovi Mathieu Ayessi
Borgou : Monsieur Abdoul Hadir Biga
Plateau : Monsieur Soumala Idohou Abiossè.

Fait à Cotonou, le 3 octobre 2018

Le secrétaire général du gouvernement

Edouard Oouin-Ouro

Actualités 04 oct. 2018


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