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Nouvelles

Nouveau programme d’appui budgétaire de l’Ue : l’éligibilité du Bénin appréciée
Après une première phase échue en décembre 2020, le Bénin se prépare pour bénéficier d'un nouveau programme d'appui budgétaire général de l'Union européenne. Vendredi 10 décembre dernier, s’est tenu l’atelier de restitution des conclusions préliminaires de la mission d'appui à l'identification et à la formulation du nouveau programme. L’appréciation de l’éligibilité du Bénin à un nouveau programme d'appui budgétaire général de l'Union européenne a été confiée à une mission d’appui qui a achevé les travaux d’identification et présenté les conclusions vendredi dernier lors d’un atelier. Conduite par des experts internationaux sous la coordination de l'Unité de gestion du cadre de partenariat avec l'Union européenne, la mission d’appui avait pour objectif principal d’appuyer la Délégation de l’Union européenne dans l'identification et la formulation d'un nouvel appui budgétaire à la bonne gouvernance économique nationale et locale pour un développement durable et inclusif. « La phase d’identification a permis la collecte des informations sur les bénéficiaires des interventions des partenaires afin de dégager les grandes lignes et pistes pour le nouveau programme », renseigne Septime Azonnoudo, coordonnateur de l'Unité de gestion du cadre de partenariat avec l'Union européenne. Il a salué l’engagement de tous les acteurs, notamment des points focaux et responsables de structures et institutions rencontrés dans le cadre de la mission d’appui. La phase de formulation, qui se déroulera au cours du premier semestre de l’année prochaine, permettra d’élaborer les conditions de mise en œuvre du nouveau programme d’appui. Ruben Alba Aguilera, Chef Coopération de la délégation de l'Union européenne, précise que le programme d'appui budgétaire général de l'Union européenne vise l'amélioration de la gestion de la finance publique et de la protection sociale. L'appui budgétaire, ajoute-t-il, est un vecteur de changement pour relever cinq défis essentiels que sont l’amélioration de la gestion de la finance publique, la promotion des réformes sectorielles et de la qualité des services, le renforcement des capacités de résilience ; l’amélioration de la mobilisation des ressources, la promotion des droits de l'homme. Herman Takou, directeur de cabinet du ministre de l'Economie et des Finances, rappelle que le premier contrat de bonne gouvernance avec l’Union européenne est arrivé à son terme en décembre 2020 et les efforts déployés par le Bénin ont été salués. Au total, dans ce cadre, le Bénin a bénéficié de 104 millions d'euros, soit 69 milliards francs Cfa au cours des cinq dernières années. Selon lui, le contexte est davantage favorable au prochain programme d'appui budgétaire général de l'Union européenne. Étant donné que ce programme met un accent particulier sur la protection sociale et la bonne gouvernance, des thématiques en parfaite cohérence avec les objectifs du gouvernement. Il a exprimé l’espoir que les discussions permettent d'améliorer les propositions d'orientations des experts. C’est en quatre principaux points que le rapport de mission a été présenté. Ce rapport expose essentiellement les conditions de déroulement et la méthodologie utilisée ; les résultats préliminaires de l'analyse des conditions ; les leçons tirées de la mise en œuvre du premier programme d’appui budgétaire ; puis les orientations des travaux prévus lors de la phase de formulation du nouveau programme. Economie 13 déc. 2021


De Lomé à Cotonou, tours de passe-passe à la douane
Une partie des marchandises entre le Bénin et le Togo passe frauduleusement la frontière. Ce qui constitue un manque à gagner pour les deux pays. « Adieu mon rêve » soupire Omolou. L’air hagard, ce jeune Nigérian peine à réaliser ce qui lui arrive. Interpellé sur une plage de Hillacondji, à proximité du poste frontalier togolais avec le Bénin, Sanvee-Condji, il s’est vu confisquer ses bijoux et parfums haut de gamme par la douane togolaise, ce samedi 6 novembre. Il a l’habitude d’écouler ses marchandises sur le marché togolais sans les déclarer, sous la conduite d’un entremetteur censé maîtriser le circuit par lequel on peut échapper au contrôle de la douane. En dépit de la fermeture des frontières terrestres togolaises depuis mars 2020 pour cause de crise sanitaire liée au Covid-19, Sanvee-Condji demeure l’épicentre du commerce transfrontalier avec le Bénin. Et la fraude douanière est répandue. Si la contrebande existe dans le sens Bénin-Togo, elle est plus importante dans l’autre sens. La principale raison ? La plus grande attractivité du port de Lomé par rapport à celle de Cotonou. « Certains commerçants préfèrent dédouaner leurs marchandises au Togo, car la taxation sur le dédouanement est moins élevée » explique le macroéconomiste béninois, Ange-Marie Codo, « ils les acheminent ensuite vers d’autres pays, comme le Bénin frontalier, par voie terrestre ou autres ». « Comme les deux pays sont dans le même espace économique régional (Uemoa - Union économique et monétaire ouest-africaine) qui a adopté un tarif extérieur commun, c’est la compétitivité des deux ports, de Lomé et de Cotonou, qui fait la différence », rappelle le spécialiste en gestion de politique économique. Au 3e trimestre 2021, le Togo maintenait sa première place parmi les fournisseurs du Bénin, à l’origine de 47,4% de ses importations, selon l’Institut national de la Statistique et de la Démographie. A la frontière entre le Togo et le Bénin, « des passeurs facilitent la contrebande des bonneteries, tissus imprimés, bijoux, produits pharmaceutiques et pétroliers », liste un douanier du poste de Sanvee-Condji, qui a requis l’anonymat. Le convoyage des marchandises se négocie suivant la taille et la nature des produits. « Les produits, comme les médicaments contrefaits, sont dissimulés dans des véhicules », explique le chauffeur de taxi Koffi (nom d’emprunt), « ils peuvent être cachés dans le tableau de bord, le volant, le repose-tête, le compartiment, le toit et même la batterie ». Il y a d’autres façons de faire. « Des marchandises sont aussi transportées par des femmes qui les portent dans des bassines sur leurs têtes ou par des conducteurs de moto, ils passent inaperçus en traversant la frontière », confie Kouami Aziagblé, un conducteur de moto qui a l’habitude de ce trafic. « Pour transporter une marchandise, ça coûte entre 2 000 et 20 000 francs Cfa » ajoute-il. C’est pendant la nuit que les passages frauduleux sont les plus nombreux. Et pas seulement sur la voie terrestre. « Des produits à forte valeur marchande traversent aussi la frontière par les cours d’eau », témoigne Amanvi Amégnanglo, un riverain. Il existe un tentaculaire réseau de rivières entre les villages frontaliers béninois comme Djanglanmé, Athiémé ou Batoto, et leurs voisins togolais Agbanakin, Djéta, Agokpamé, Agomé-Glozou ou Séko. Il est très difficile pour les forces de sécurité de pouvoir surveiller les allées et venues. « Aussitôt débarquées, les marchandises sont dissimilées dans des abris de fortune (buissons, cases, tanières), en attendant le moment propice pour les convoyer nuitamment », révèle Anoumou, un pêcheur (et passeur la nuit) rencontré sur la rive de la lagune d’Agokpamé. Les marchandises repartent ensuite par des petits chemins. « C’est un trafic aussi lucratif que périlleux », confie Koffi qui est souvent sollicité pour récupérer les marchandises qui ont traversé la frontière. « La mission est souvent exécutée dans la nuit profonde », raconte-il, « il faut avoir une bonne maitrise de la région pour emprunter des pistes quasi-impraticables, avec le risque permanent de crevaisons ». Mais le jeu en vaut la chandelle : chaque course peut lui rapporter entre 100 000 et 200 000 francs Cfa. Les douaniers sont parfois eux-mêmes de connivence. En août, des agents ont été épinglés au Bénin pour une affaire de corruption au poste de Hillacondji, impliquant un transitaire. La fraude se serait élevée à plus de 380 millions de francs Cfa. Cette affaire, en cours de traitement devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), n’est qu’un exemple parmi d’autres de l’enrichissement illicite de certains agents douaniers. Des mutations d’agents de postes frontaliers sont occasionnellement décidées pour limiter le problème. La fraude douanière permet d’éviter en partie le paiement des droits et taxes à l’importation et à l’exportation des marchandises, ce qui entraîne un manque à gagner conséquent pour les deux Etats. Les diligences et relances faites auprès de l’Office togolais des recettes (Otr) et de Bénin Control, structures en charge de la perception des droits et taxes douaniers, pour répondre à nos questions, n’ont pas abouti. Selon les estimations rendues publiques le 4 novembre par l’Otr, les évasions et fraudes fiscales liées aux importations conduisent chaque année à une perte d’environ 20 milliards de francs Cfa pour l’Etat togolais. Les fraudes douanières en sont l’une des causes. Lors d’une réunion, le même jour, dans le cadre de la concertation Etat-secteur privé, le gouvernement a annoncé qu’il était en train de renforcer les moyens de la brigade de contrôle douanière de l’Otr. Au Bénin, les autorités tentent aussi de lutter contre la fraude douanière. La loi sur la corruption a été renforcée en 2020. Mais les auteurs des méfaits, qu’ils soient opérateurs économiques, trafiquants, intermédiaires ou même douaniers, ne cessent d’innover pour trouver des stratégies pour ne pas se faire prendre. Faute de pouvoir compter suffisamment sur les recettes de la fiscalité douanière, les autorités compensent en augmentant la fiscalité intérieure, au grand dam des populations. Par Kokouvi EKLOU & Isidore AKOLLOR   Cet article a été rédigé par La Nation en collaboration avec Actu Express dans le cadre de “La Richesse des Nations”, un programme panafricain de développement des compétences médias dirigé par la Fondation Thomson Reuters. Plus d'informations sur http://www.wealth-of-nations.org/fr/. La Fondation Thomson Reuters n’est pas responsable des contenus publiés, ceux-ci relevant exclusivement de la responsabilité des éditeurs.     Economie 13 déc. 2021


Thèse de Giscard Guézodjè sur les affections bucco-dentaires : les plantes utiles pour les soins dévoilées
A travers sa thèse soutenue le 10 décembre 2021, Giscard Guézodjè a révélé l’apport des plantes dans la lutte contre les affections bucco-dentaires. L’impétrant élevé au grade de double docteur de l’Université d’Abomey-Calavi et de l’Université de Lorraine est allé plus loin en proposant un prototype de pâte dentifrice. On tend vers la fabrication d’une pâte dentifrice naturelle, issue du génie béninois. Un prototype est même disponible et présenté par son concepteur, Giscard Guézodjè lors de la soutenance de sa thèse le 10 décembre 2021. Les travaux de cet impétrant élevé au grade de double docteur de l’Université d’Abomey-Calavi et de l’Université de Lorraine a pour thème : « Études ethnobotaniques et profils phytochimiques des plantes utilisées dans les soins bucco-dentaires au Bénin ». Les résultats ont été défendus devant un jury international présidé par le Professeur Mossadok Ben-Attia de l’Université de Carthage en Tunisie. En effet, ces plantes ont l’avantage de contribuer à l’entretien de la cavité bucco-dentaire et au traitement des maladies bucco-dentaires. « L’utilisation des brosses végétales est une pratique culturelle pour traiter les affections bucco-dentaires. Mais les données scientifiques sur leur potentiel thérapeutique sont inexistantes. Dans le cadre de cette thèse, nous avons donc mené une enquête ethnobotanique qui a permis de recenser 362 espèces à usages bucco-dentaires », a souligné Tonahin Giscard Guézodjè. En plus de faire le recensement, Tonahin Giscard Guézodjè a fait l’évaluation de cytotoxicité et des activités antibactériennes des dix espèces les plus citées. Deux d’entre elles présentent de grands intérêts. Il s’agit d’Anogeissus leiocarpa (Hlihon, en langue fon) et de Prosopis africana (Kaké en langue fon). « Les résultats du test antibactérien montrent que les plus grands diamètres d’inhibition ont été obtenus avec les extraits hydro-éthanoliques d’Anogeissus leiocarpa et de Prosopis africana. Par la suite, nous avons évalué l’activité antioxydante de ces deux plantes. L’analyse chromatographique des extraits a révélé que les deux principaux flavonoïdes qu’ils contiennent sont l’acide éllagique et la quercétine. Ces résultats consolident l’intérêt que présentent ces deux plantes», a-t-il déclaré. C’est un grand pas qui vient d’être fait pour la valorisation de ces plantes. Ayant dirigé cette thèse, les professeurs Hounnankpon Yedomonhan de l’Uac et Amadou Dicko de l’Université de Lorraine ont d’ailleurs tenu à saluer ces progrès. «L’acide éllagique et la quercétine sont des molécules utilisées dans le traitement des maladies fongiques. Maintenant, puisqu’on ne peut pas transporter tout le temps les tiges de plantes, il faut aller à des formules transportables. La première qui est la plus connue est la pâte dentifrice. Giscard a déjà conçu un prototype», a dit Prof. Hounnankpon Yedomonhan. Education 13 déc. 2021


Attaques djihadistes au Nord-Bénin : le gouvernement conscient des défis à relever
Le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, a tenu sa séance hebdomadaire d’échanges avec les professionnels des médias, vendredi 10 décembre dernier, dans les locaux de l’Onip à Cotonou. Comme à son  habitude, il a répondu à bon nombre de préoccupations des journalistes, notamment celles liées aux attaques djihadistes au Nord-Bénin. Que retenir de la situation actuelle au Nord-Bénin après les récentes attaques djihadistes ? En réponse à cette question, le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, a fait noter que pour l’Exécutif béninois, la lutte contre ce phénomène ne se fait pas à coups de déclarations médiatiques. « Il faut être efficace, et c’est ce que nous avons toujours fait », lance-t-il avant d’expliquer que conscient du danger, le gouvernement a pris des dispositions en amont. Lesquelles, assure-t-il, ont notamment permis d’éviter beaucoup d’autres situations. Il a également fait savoir que depuis la survenue de ces attaques, le gouvernement, sous l’impulsion du chef de l’Etat, s’est déjà réuni plusieurs fois, et le président de la République lui-même a eu des séances de travail avec le haut commandement militaire, pour apprécier la situation et actualiser le dispositif en place. « Donc, je peux vous dire qu’il y a une réponse forte qui est apportée et le gouvernement fera davantage d’efforts, les années à venir, pour préserver l’intégrité de notre territoire et nos populations des affres de ce phénomène », rassure Wilfried Léandre Houngbédji. Avant cette question d’ordre sécuritaire, le porte-parole du gouvernement a évoqué entre autres, les raisons de la suspension de l’arrêté du préfet du Littoral sur la mobilité urbaine. «En amont, certaines dispositions n’avaient pas été prises afin de faciliter la tâche aux usagers du marché Dantokpa. C’est pour cela qu’il a été demandé au préfet de rapporter l’arrêté », explique-t-il. En réponse à l’auteur de cette question, qui, dans sa relance, voudrait savoir si la cellule d’analyse des projets d’arrêtés ministériels et préfectoraux existe toujours et pourquoi n’a-t-elle pas filtré l’arrêté en question, Wilfried Léandre Houngbédji affirme que ladite cellule existe toujours et fait son travail. « Si l’arrêté était passé par cette cellule, sans doute qu’il n’aurait pas été validé dans ces conditions », pense-t-il. Au sujet de la levée ou non du pass sanitaire, le porte-parole du gouvernement fait observer que les scientifiques estiment qu’il faut atteindre au moins 60 % de taux de vaccination pour espérer atteindre l’immunité collective. «Nous on va continuer par travailler. Si on atteint 60 % d’ici à là, c’est bon. Si on le dépasse, c’est davantage bon. Je ne dis pas qu’on va attendre 60 % au moins mais je vous dis ce que la science préconise. Après, en fonction de l’évolution, on va croiser avec les données du moment en ce qui concerne les taux de contamination, d’occupation des lits dans les centres de prise en charge, et on appréciera. On verra s’il y a de nouvelles mesures à prendre en termes d’allègement ou de renforcement », a-t-il fait savoir. Actualités 13 déc. 2021


8e journée de la ligue pro de football : Buffles-Béké et Tonnerre–Espoir, des Chocs épiques
Leaders de la zone A, les Buffles du Borgou seront aux prises ce week-end avec Béké Fc de Bembèrèkè tandis que dans la zone B, l’As Tonnerre va en découdre avec Espoir de Savalou. Ces deux rencontres comptant pour la 8e journée de la ligue pro de football du Bénin s’annoncent comme des confrontations équilibrées entre des prétendants sérieux à la super ligue. Deux affiches phares sont annoncées dans les zones A et B lors de la 8e journée de la ligue pro de football ce week-end. Ainsi, le public sportif du septentrion aura droit ce dimanche 12 décembre au choc des titans entre les Buffles du Borgou et Béké Fc de Bembèrèkè au stade municipal de Parakou. Ce match apparait comme un duel équilibré entre deux prétendants sérieux à la super ligue dans cette région. Vainqueurs de Dynamique Fc, samedi 4 décembre dernier à Djougou par le score de 4-0, les Buffles vont vouloir enchaîner avec leur septième victoire de la saison. Invaincus depuis l’entame de la compétition, les poulains de Ben Dramane Sanou sont leaders de la zone A avec 18 pts (16 buts marqués contre seulement 03 encaissés). Ils disposent de tous les atouts offensifs pour surprendre l’équipe de Béké Fc. Devant leur public, il suffira pour les attaquants Roland Béakou et Stone Dieudonné Noumonvi, buteurs contre Dynamique Fc et leurs coéquipiers, de faire une fois encore preuve d’efficacité devant les buts de cette formation de Bembèrèkè qui n’a pas encore perdu cette saison. Après 6 sorties, Béké Fc est deuxième dans la zone A avec 16 points (5 victoires et un match nul). Cette équipe a également des potentialités offensives lorsqu’on sait que ses joueurs ont déjà inscrit 10 buts contre 3 encaissés cette saison. Pour l’histoire, les confrontations entre les deux équipes n’ont jamais été une partie de plaisir pour les Buffles du Borgou tenus en échec 5 fois en 10 matchs. Ils comptent 3 victoires contre 2 pour Béké de Bembèrèkè. Battus (2-1) par Béké Fc au match aller la saison dernière, les Buffles ont dû attendre la phase retour pour prendre leur revanche sur cette formation. Avant cette confrontation, la veille, samedi 11 décembre, Tonnerre, leader provisoire de la zone B va en découdre avec Espoir de Savalou, 3e au classement avec 11 points+1. Avec 5 victoires et deux matchs perdus cette saison, l’As Tonnerre qui est allée battre Soleil Fc (1-0) à domicile lors de la journée précédente, tentera de poursuivre sur cette lancée. Mais, c’est sans compter avec cette équipe de Savalou qui n’a plus perdu depuis 5 journées. Signalons que les rencontres de cette 8e journée de la ligue pro débutent ce vendredi 10 décembre par le match entre l’As Police et Sitatunga au stade René Pleven de Cotonou. ---------------------------- Programme des rencontres ------------------- Vendredi 10 décembre 2021 Zone C As Police – Sitatunga à René Pleven Samedi 11 décembre 2021 Zone A Panthères – Takunnin Fc à Djougou Real Sport – Dynamique de Djougou à Parakou Zone B Tonnerre – Espoir Fc à Bohicon Hodio – Energie à Comè Zone C As Cotonou – Upi Onm à René Pleven Zone D Djeffa Fc – Sobemap Sport à Djèffa Jak – Asvo à Kétou Dimanche 12 décembre 2021 Zone A Cavaliers – Dynamo de Parakou à Nikki Buffles –Béké à Parakou Damissa au repos Zone B Soleil Fc – Loto Popo à Lokossa Dadjè – Usb à Aplahoué Dynamo d’Abomey au repos Zone C Eternel Fc – Coton Sport à René Pleven Aspac – Adjdja Fc à Toffo Zone D Dragons Fc – Jsp à Porto-Novo Asos – Avrankou à Missérété Ayéma Fc au repos Sports 10 déc. 2021


Championnats du monde de pétanque 2022 : El Hadj Idrissou Ibrahima remet les pendules à l’heure
Préoccupé par l’organisation de la 50e édition des cham-pionnats du monde de pétan-que, El Hadj Idrissou Ibrahima, président de la Confédération africaine de sport boule (Casb), s’est entretenu avec les hommes des médias, jeudi 9 décembre à Cotonou. Il a levé un coin de voile sur le rôle joué par son institution dans l’organisation de cette compétition avant d’inviter le comité technique à jouer sa partition en vue de la réussite de l’évènement. El Hadj Idrissou Ibrahima, président de la Confé-dération africaine de sport boule (Casb) a échangé avec les hommes des médias, jeudi 9 décembre à Cotonou. « On ne peut pas rester les bras croisés et voir le Bénin subir la honte », a-t-il martelé. Pour lui, à 364 jours de la compétition, il est nécessaire de faire le point avec la presse sur la manifestation d’intérêt du Bénin et le rôle joué par la Casb dans le choix du Bénin qui accueille cet événement en décembre 2022. « Nous avons accueilli avec plaisir le choix porté sur le Bénin en nous engageant auprès de la Fédération inter-nationale de pétanque et jeu provincial (Fijp) pour la réussite de l’événement », a-t-il rappelé. C’est le lieu pour lui de témoigner sa reconnaissance au ministre des Sports qui s’est impliqué dès la réception du cahier des charges de la compétition. Toutes choses qui ont abouti à la présentation de la mascotte de la compétition le 8 août 2020 à Cotonou, la mise en place d’un comité technique et la décision du gouvernement relative à la construction d’un boulodrome de standing international de 2500 places avec des aires annexes de distractions dans la commune d’Abomey-Calavi. « La mission de la Casb est consultative mais la fibre patriotique nous a amené à nous impliquer davantage malgré les humiliations subies», a-t-il ajouté. A l’en croire, la Fédération béninoise de pétanque (Fbp) et le ministère des Sports doivent jouer leur partition pour révéler le Bénin au monde entier comme le souhaite le président de la République Patrice Talon. Selon lui, le chef de l’Etat travaille à faire du sport un véritable instrument de développement humain et de rayonnement du Bénin au plan international. Le conférencier tire la sonnette d’alarme et invite le comité technique à plus de dynamisme. El Hadj Idrissou Ibrahima, président de la Confédération africaine de sport boule (Casb) pense que la fédération ne doit pas rester indifférente à l’organisation de cette compétition au Bénin. « Au regard du cahier des charge, l’organisation de ces championnats du monde incombe à la Fbp qui doit s’impliquer sous l’impulsion du ministre des Sports », a-t-il déclaré. Sports 10 déc. 2021


Initiative citoyenne de salubrité à Porto-Novo : acteurs sociaux et partenaires se donnent la main
La ville de Porto-Novo bénéficie d’une initiative citoyenne de salubrité mise en œuvre par l’organisation Gbobèto et le Conseil des Béninois de France avec le soutien de l’Agence française de développement. Cette initiative consiste à développer d’un dispositif inclusif de récupération, de tri et de réinsertion dans des filières de valorisation des matières recyclables, des déchets ménagers de la ville de Porto-Novo. Réduire la quantité de déchets ménagers enfouis dans la ville de Porto-Novo en œuvrant au recyclage et à la valorisation des matières recyclables. C’est entre autres, l’objectif du projet que portent l’organisation Gbobèto et le Conseil des Béninois de France. Ils ont reçu dans ce cadre le soutien de l’Agence française de développement qui y voit une contribution essentielle à la salubrité dans la capitale. Jérôme Bertrand-Hardy, directeur de l’Afd, fait savoir que deux raisons ont motivé l’appui de l’Agence française de développement. Il s’agit de la configuration des porteurs du projet, en l’occurrence la mobilisation de la diaspora aux côtés des populations locales et de l’opportunité de cette initiative qui touche à la thématique de la gestion des déchets. « Les actions que vous vous apprêtez à développer sont en synergie avec les actions de l’Agence française de développement », a soutenu Jérôme Bertrand-Hardy. C’est également une initiative qui s’inscrit dans le contexte de la réforme de la gestion des déchets engagée par le gouvernement béninois dans les cinq communes du Grand Nokoué. C’est d’ailleurs pourquoi les porteurs du projet travaillent en étroite collaboration avec la Société de gestion des déchets et de la salubrité (Sgds). Portant la voix du Conseil des Béninois de France, Eliane Aïssi-Yehouessi fait savoir que ce projet a une dimension environnementale en ce qu’il réduit la quantité de déchets enfouis, une dimension économique en ce qu’il octroie une rémunération aux femmes actrices du projet ; une dimension sociale car il implique les élèves d’une dizaine d’établissements et une dimension revalorisation car les déchets récupérés serviront de matières premières à des professionnels dans une logique de production plus responsable. Naomi Medegan Fagla, directrice de Gbobèto ajoute : « Ce qu’on envisage de faire à Porto-Novo, c’est mettre sur pied trois unités de tri manuel sur des points de regroupement. Les sites sont aménagés par la Sgds… Gbobèto travaille avec un partenaire expert et apporte un coaching en entreprenariat aux femmes bénéficiaires du projet car l’idée est de les formaliser en coopératives, de les aider à trouver des débouchés pour les matières ». Société 10 déc. 2021


Handicap international : clap de fin pour le projet « Sécurité routière »
Le projet « Sécurité routière » de l’Ong Handicap International en partenariat avec la Coopération belge au développement et le Centre national de sécurité routière (Cnsr) a clôturé officiellement ses activités, mercredi 8 décembre dernier à Bohicon, après 4 ans de mise en oeuvre dans les départements de l’Atlantique et du Littoral. La lutte contre les accidents de la route se pose comme un enjeu de santé publique et une cause nationale. Des suites de ces sinistres qui surviennent sur le chemin de l’école, en voyage ou encore au cours du trajet service-domicile, des milliers de personnes, plus de 4 000 au Bénin, passent de longues semaines d’immobilisation à l’hôpital et beaucoup d’entre elles ne parviennent plus jamais à vivre, travailler ou jouer comme elles le faisaient auparavant. Handicap International étant une organisation de solidarité internationale indépendante et impartiale, qui intervient dans les situations de pauvreté et d’exclusion, de conflits et de catastrophes, a décidé de changer les choses. C’est bien ce qui a conduit à mettre en œuvre le « Projet Sécurité routière » pour améliorer le niveau de sécurité des usagers de la route en général et des plus vulnérables en particulier. Ainsi, durant quatre ans, ce projet a œuvré à « promouvoir la prévention routière au Bénin, en particulier dans les départements de l’Atlantique et du Littoral ». Résultats largement atteints Un atelier de clôture de ce projet s’est tenu dans la journée du mercredi dernier à Bohicon et a regroupé les responsables dudit projet avec les différents acteurs impliqués dans l’atteinte des objectifs. Boni Yacoubou, chef du projet, Clément Bagnoa, spécialiste régional de Réadaptation, Verkyse Doma, directeur général adjoint du Cnsr et autres officiels ont procédé à une évaluation bilan du chemin parcouru en quatre ans par ce projet dans les deux départements qu’il a couverts. Après des analyses aussi critiques qu’objectives, ils se sont aussi réjouis de l’atteinte des objectifs qui se résument essentiellement à améliorer la situation des usagers de la route à travers une gestion efficace de la sécurité routière au Bénin. Puis, contribuer à renforcer les capacités organisationnelles et opérationnelles du Cnsr dans la mise en œuvre de son plan d’action. Le projet SR est parvenu aux deux résultats attendus à environ 80 %, grâce au dynamisme des acteurs qui ont su réorienter les activités opérationnelles qui ont permis d’évoluer dans le sens de l’objectif visé. Présentant les résultats le chef projet, Boni Yacoubou, indique qu’outre les nombreuses études réalisées, les équipements offerts aux structures, au moins 28 000 jeunes usagers vulnérables (15-29 ans) sont sensibilisés aux principaux facteurs de risque d’accidents de la circulation. Des représentants des Organisations de la société civile et des Organisations des personnes handicapées actives dans le domaine de la sécurité routière ont été sensibilisés et formés aux techniques de plaidoyer, communication/information et renforcées/accompagnées dans la mise en œuvre de plans. Des cadres et agents du Cnsr sont sensibilisés, formés et appuyés au cours de la mise en œuvre du projet. Mieux, une cinquantaine de formateurs de la Police républicaine ont été formés. Et 1047 recrues de cette même Police républicaine sensibilisées et formées à la collecte de données des constats d’accident et au remplissage des fiches d'analyse des accidents corporels de la circulation. Aujourd’hui, grâce à ce projet, les usagers de la route ont amélioré leurs connaissances en matière de conduite, d’attitudes et de comportements à risque de 15 %, sur deux comportements à risque entre le début et la fin du projet, grâce à des campagnes de sensibilisation efficaces. Puis, les compétences et capacités des institutions non gouvernementales en matière de gestion, mise en œuvre efficace des actions relatives à la sécurité routière ont augmenté de 25 %, entre le début et la fin du projet. Leçons tirées Entre autres leçons tirées de l’exécution de ce projet, on note aussi que les activités en lien avec les acteurs publics requièrent une proactivité et une anticipation. Dans le cadre du projet, l’élaboration et l’adoption du nouveau corpus du code de la route a été un processus au cours duquel la mobilisation des acteurs publics et le respect du timing défini ont pu être possibles malgré les aléas en termes de disponibilité. Il a cependant fallu être très proactif et anticipatif pour y parvenir. Aussi, la contribution financière du partenaire aura permis de pallier l’insuffisance du budget alloué à certaines activités. En effet, reconnait le chef projet, Boni Yacoubou, face à l’insuffisance du budget pour certaines activités, la contribution du partenaire Cnsr a été d’un secours important pour réaliser les activités relatives notamment à l’élaboration de la politique nationale de sécurité routière. L’autre acquis du projet est la mise en place d’une plateforme des acteurs de la sécurité routière. A la clôture des travaux, les acteurs présents à la rencontre de Bohicon ont été unanimes à saluer les résultats obtenus par « Sécurité routière ». Boni Yacoubou, Clément Bagnoa, Verkyse Doma ont tour à tour plaidé pour la pérennisation des acquis de ce projet. A cet effet, à en croire des confidences faites, après la clôture du projet, un nouveau est en cours de négociation dans le cadre du programme 2022-2026. Il portera sur la Réadaptation et Sécurité routière. Société 10 déc. 2021


Education inclusive : du potentiel sous le handicap
Au Bénin, la vie des enfants handicapés n’est pas aisée. Pourtant, beaucoup de ces enfants arrivent à franchir les barrières sociales grâce à leur intégration au monde scolaire. Des parcours inspirants susceptibles de motiver ceux que les communautés enferment dans l’enclos. Quand on rencontre pour la première fois, ce beau petit garçon de 5 ans, assis, au visage rayonnant et doux, entouré de ses camarades de classe, on est loin d’imaginer son parcours d’enfant ‘’mal accepté’’, du fait de son autisme et de son handicap physique. Pourtant, Exaucé est un enfant entier, une tête bien faite. Après avoir pris son courage à deux mains, Chimène Dossou-Yovo, sa maman, décide finalement de le sortir de la ‘’cage’’ pour lui offrir une nouvelle chance : l’envoyer à l’école. Elle ne s’est pas trompée. « J’ai réalisé que c’est parce que je l’enfermais à la maison que sa situation s’est aggravée», confie-t-elle, encourageant les crieurs publics à s’impliquer dans la sensibilisation des parents à l’éducation inclusive des enfants handicapés. Depuis qu’elle a réussi cet exploit, Exaucé multiplie ses performances à l’école. « L’année dernière, il était incapable de piper mot. Cette année, c’est lui-même qui exprime librement ses besoins et arrive à imposer ses choix. Je trouve que l’éducation scolaire a favorisé ce grand changement », témoigne-t-elle. Sa maîtresse Aubierge Agbalohoun témoigne : « Exaucé ne cesse de me surprendre par ses efforts. Il a beaucoup progressé avec le peu de temps que nous venons de faire ensemble. Il s’intègre correctement dans le milieu scolaire et est très motivé, parfois plus que toute la classe, surtout lors du cours d’Anglais. Je suis convaincue qu’il fera davantage de progrès ». A l’instar d’Exaucé, Ariel L. Sagesse, Maélie, et Esaïe s’en sortent bien à l’école. Mais le cas qui force davantage l’admiration est celui de Charlie Dènon, portant une infirmité motrice cérébrale et titulaire d’un Master en Fiscalité. Et les exemples de ce genre sont légion. Autant qu’ils sont, ils vivent leur handicap à leur manière sous le regard social à la fois moqueur et affligeant, mais ils voient toujours la vie en rose lorsqu’ils sont entourés de leurs camarades de classe. Accélérateur de transformation Chaque enfant handicapé qu’on enseigne est un homme qu’on sauve. Leurs taux de réussite aux examens scolaires traduisent leur capacité à exceller lorsque les conditions favorables leur sont créées : 61,22 % d’admissibilité au Bepc 2021 au niveau des candidats aveugles amblyopes et sourds muets. Chantal Gnanhoui, autiste et aujourd’hui animatrice à l’Ong Crysalide, revient de loin. Elle a obtenu la ‘’guérison’’ grâce à son intégration et surtout à l’éducation qu’elle a reçue de l’Ong. Débordante d’énergie, elle déploie aujourd’hui sa passion au profit de ses jeunes frères et sœurs. En dépit de la panoplie de formations reçues pour son épanouissement, elle se mord les doigts aujourd'hui pour avoir très tôt abandonné les bancs. Elle conçoit l’école comme un accélérateur de transformation pour les enfants handicapés. « A l’école, on acquiert de la valeur et de la considération. Priver un enfant de ce droit, c’est le priver de joie. Si j’avais été loin dans les études, mes parents auraient davantage été fiers de moi », conçoit-elle. Toutefois, tout n’est pas perdu pour les enfants handicapés au Bénin. Tant qu’il y aura des promoteurs d’école favorables à l’éducation inclusive, l’espoir est permis. En effet, Rosine Ahonlonsou Sogbossi, directrice de l’école inclusive ‘’Les Hibiscus’’, ne jure que par l’éducation inclusive au Bénin. Elle fait partie des rares promoteurs d'écoles de la place à offrir ce cadre d’apprentissage, qui prône le droit à l’éducation pour tous. Le travail de cette femme et de ses collaborateurs pluridisciplinaires depuis environ trois décennies est la preuve de l’attention à apporter aux enfants handicapés : psychiatres, psychothérapeutes, orthophonistes, kinésithérapeutes, enseignants, auxiliaires de vie scolaire (Avs), missions étrangères de spécialistes, tous sont mis à contribution pour répondre aux exigences des enfants à besoins spécifiques. Une trentaine de cas (infirmité motrice cérébrale, autisme, déficience intellectuelle, trisomie 21,…) sont enregistrés dans l’établissement pour le compte de cette année. Cette école inclusive ne lésine pas sur les moyens. Sa promotrice est très enthousiaste à l’idée d’évoquer les parcours inspirants. « La plupart des cas que j’ai enregistrés poursuivent leurs études supérieures et d’autres suivent des formations professionnelles », dit-elle fièrement. Toutefois, elle conçoit que la consécration viendra seulement lorsque le dernier enfant handicapé inscrit dans son établissement obtiendra son baccalauréat. Le combat continue donc pour cette dame de plus de la soixantaine. Rien ne vaut l’immersion Sa détermination se justifie aux yeux de Georges Sériki, chef service insertion professionnelle à Handicap international Bénin. Selon lui, rien ne vaut l’immersion des enfants handicapés au sein des pairs. « Sans l’éducation, ces personnes sont des ressources humaines en moins pour la nation. A l’école, ils veulent imiter les bons réflexes de leurs camarades dits ‘’normaux’’. Ils sont instruits et épanouis », soutient-il. Ce qu’approuve Bébette Fanou, chef service promotion des droits des personnes handicapées et du 3e âge au ministère des Affaires sociales et de la Microfinance. Pour elle, priver un enfant handicapé du droit à l’éducation, c’est le priver d’avenir. « Un enfant handicapé n’est pas une cause perdue. Il faut que les parents l’intègrent dans leur mentalité. Il suffit pour eux de se rapprocher des structures capables de les aider. Il y a plus de chance d’amélioration de cet enfant lorsqu’on le sort de son cercle fermé », indique-t-elle. Handicap international suggère la formation des enseignants à l’outil de détection du handicap. « Beaucoup d’enfants sourds sont battus injustement du fait de leur handicap, parce que les enseignants ignorent leur situation », relève Georges Sériki. Pour l’Unicef, les enfants en situation de handicap «courent des risques plus élevés de pauvreté tout au long de leur vie, en raison de leur exclusion de l'éducation. Une éducation inclusive de qualité, à long terme, peut réduire la dépendance à l'égard de l'État et stimuler leur capacité économique potentielle ». La prise en compte des différents types de handicap dans les politiques publiques est un levier important que les pouvoirs publics doivent actionner. Aussi, faudra-t-il une transformation de l’environnement social et éducatif en permettant aux parents et aux enseignants d’accompagner l’éducation des enfants. Théodule Bagan, président du réseau des Associations des personnes handicapées du Littoral (Raphal), insiste sur la prise en charge holistique des besoins spécifiques de l’enfant handicapé et des problèmes liés à son environnement. « La pédagogie utilisée, les curricula de formation et les supports de l’enseignement, l’attitude des enseignants, l’infrastructure scolaire ne sont pas toujours adaptés aux spécificités de ces enfants » relève-t-il. Au surplus, préconise-t-il, « il faut évaluer les écoles pour voir si elles sont inclusives et mettre en place un plan d’intervention par rapport aux besoins spécifiques des enfants handicapés». L’assainissement de l’environnement scolaire au profit des enfants handicapés repose également sur le respect des articles 2 et 23 de la Convention relative aux droits de l’enfant, du Code de l’enfant et la promulgation des décrets d’application de la loi N°2017-06 du 29 septembre 2017, portant protection et promotion des droits des personnes handicapées en République du Bénin pour faire évoluer les mentalités. Fermeté dans la loi « Si la loi est ferme, les directeurs d’établissement ne pourront pas refuser d’enregistrer les enfants à l’école ». Mais cette option n’est pas définitive. « Ils peuvent accepter l’enfant handicapé et le jeter au fond de la classe, sans que ses parents le sachent. Dès lors, l’enfant se sentant rejeté, peut chercher à se défendre tout en devenant violent », développe Rosine Ahonlonsou Sogbossi pour montrer l’importance de la formation des enseignants dans la lutte contre la stigmatisation et la discrimination de ces créatures divines. Dans ce cadre, elle suggère à l’Etat d’accorder des situations atténuantes aux femmes dont les enfants portent un handicap pour leur permettre de disposer de ressources pour la scolarisation de leurs enfants. « Certains parents doivent être à l’hôpital presque toutes les semaines du fait du handicap de leurs enfants. Cela les épuise financièrement au point où ils n’arrivent plus à faire face à l’éducation scolaire de leurs enfants », fait-elle observer. Aussi rébarbative qu’elle puisse paraître aux yeux de certains, la sensibilisation ne doit pas être négligée. Des autorités insoupçonnées semblent encore donner peu d’importance à la situation des personnes handicapées au XXIe siècle. « La première fois que je me suis rendue à la Direction départementale des Enseignements maternel et primaire (Ddemp), pour demander l’inscription d’un élève handicapé, on m’a presque ri au nez », se désole Rosine Ahonlonsou Sogbossi. Pour que personne ne soit laissé sur le carreau à l’échéance des Objectifs de développement durable (Odd) en 2030, « tout le monde doit agir dans ce sens». L’éducation inclusive tenant compte du handicap doit être le défi ultime pour atteindre les objectifs. Education 10 déc. 2021


LEI : Les clarifications de Clotaire Olihidé
Après expiration de la Liste électorale permanente informatisée (Lépi), les dispositions sont en cours pour la confection de la Liste électorale informatisée (Lei) à extraire du Registre national des personnes physiques. Clotaire Olihidé, expert électoral, a donné quelques précisions dans le 
JT 20 H de la télévision nationale ce 9 décembre 2021. Ci-dessous son intervention.

« On l’appelait Liste électorale permanente informatisée (Lépi). Aujourd’hui, c’est devenu Liste électorale informatisée (Lei). Le « P » a disparu pour distinguer ce qui s’est fait jusque-là de ce qui va se faire à partir de maintenant. La Lépi utilisée de 2011 à 2021 est un extrait d’une base de données réalisée à partir du Recensement électoral national approfondi (Rena), qui a pris en compte une partie de la population. Alors que maintenant, la Lei va être extraite de la base de données du Ravip qui prend en compte toute la population. Dès votre naissance, vous êtes pris en compte dans la base de données du Ravip. Vous comprenez donc que cette base de données est plus complète, plus exhaustive, et plus permanente que la base du Rena. Cette base, conformément à la Loi est gérée en auto administration. Ça veut dire que la base issue du Ravip vise à pérenniser et à sécuriser l’état civil. Dès que vous naissez, vous pouvez être inscrit pour être intégré dans cette base. C’est donc de cette base qu’on va extraire pour chaque élection les personnes en âge de voter. C’est cette liste qui va être travaillée et publiée pour les élections. Ceux qui considèrent qu'un an est peu, c’est parce qu’ils se disent certainement qu’on va reprendre toutes les opérations de terrain qui prennent du temps. Or, ce n’est pas le cas puisque la base du Ravip s’auto actualise en permanence. La Lei peut être parfaitement disponible bien avant les élections de 2023. Tout ce qui pouvait prendre du temps est déjà fait ».

Politique 09 déc. 2021


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