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Nouvelles

Avec les personnes en situation de handicap : Moele-Bénin crédibilise son combat politique
Dans un élan de prise en compte de toutes les ressources humaines nécessaires au développement, le parti Moele Bénin s’investit dans la mobilisation des personnes en situation de handicap pour un engagement politique des plus mûris. Pari gagné ce 3 décembre 2021 pour le parti présidé par Jacques Ayadji qui innove en la matière, une première au Bénin et en Afrique. En route pour un Bénin prospère, Moele-Bénin est dans une dynamique d’inclusion, y compris des couches les plus vulnérables. Et pour cause, le parti se veut être le porte-étendard de la dignité et de l’égalité des chances au Bénin. C’est du reste une vocation soutenue par l’article 9 des statuts de cette formation politique qui proscrit la discrimination et lutte contre l’injustice. Aussi, ses responsables tiennent-ils à l’engagement politique des couches dites vulnérables et souvent marginalisées. Ils en ont donné la preuve au cours du déjeuner organisé à l’intention des personnes en situation de handicap, le 3 décembre 2021 à Abomey-Calavi. Leur témoignant son attachement, Jacques Ayadji, président du parti Moele-Bénin a d’entrée indiqué que les personnes en situation de handicap ont « été toujours présentes dans mon cœur ». Dans une ambiance bon enfant, le brassage s’est créé et les préjugés effacés. « Aujourd’hui, nous voulons montrer que ce que nous disons, nous le vivons. Nous arrivons véritablement à Moele-Bénin à incarner ce que nos textes prescrivent », a souligné Juste Agnoro, secrétaire général de Moele-Bénin. Célébrée chaque année le 3 décembre, la Journée internationale des personnes en situation de handicap vise à promouvoir les droits et le bien-être de ces couches sociales dans toutes les sphères de la société et du développement. Les manifestations nationales dans ce cadre ont été placées sous le thème : « Ensemble avec les personnes en situation de handicap pour un Bénin Prospère ». C’est une opportunité pour accroître la sensibilisation à leur situation particulière dans tous les aspects de la vie politique, sociale, économique et culturelle. Dans cette optique, pour Moele-Bénin, cette journée revêt un sens particulier. « C’est la célébration de la générosité, de la solidarité et du dévouement, car ces personnes en situation de handicap méritent l’attention de tous. L’autre raison pour laquelle j’ai accepté de célébrer ce 3 décembre avec vous, c’est de rappeler à tous les Béninois et à toutes les Béninoises ainsi qu’à toute l’humanité entière que vous êtes des êtres humains avec des parcours respectables quoique rendus difficiles par la vie », a fait savoir le président du parti. Que ce soient les responsables au niveau communal et départemental, ou la première vice-présidente, Léontine Mitchaï, chacun a tenu à démontrer les valeurs prônées par le parti. Et les bénéficiaires en sont véritablement heureux. « C’est à cette célébration rendue possible grâce à l’engagement de notre parti politique Moele-Bénin que revient le mérite de cette lueur que vous pouvez voir briller sur chaque visage ici présent. Une nouvelle page de notre histoire est entamée pour ne laisser que le témoignage d’une aventure palpitante dont les résultats seront dignes d’être cités », a souligné Emmanuel Yorou Sounon, président de l’Association nationale des sourds-muets. Le président de Moele-Bénin a annoncé que le prochain chantier sera le lancement du concept «Le Bénin inclusif». Il sera célébré le 6 novembre de chaque année en souvenir du ralliement de cette association à Moele-Bénin. Sur une note de satisfaction générale, les participants se sont donné rendez-vous pour le congrès extraordinaire en début de l’année 2022. Actualités 08 déc. 2021


Enfants déficients intellectuels : autrefois bannis, ils entrent à l’Ecole
Les enfants déficients intellectuels commencent à avoir accès aux écoles auparavant réservées aux personnes non handicapées. Un premier pas vers l’Ecole pour tous. Leur handicap ne leur ferme plus les portes de l’Ecole. Dans les classes de cette école primaire privée installée à Akpakpa dans la commune de Cotonou, difficile, voire impossible de distinguer les enfants porteurs de handicap intellectuel et ceux qui jouissent de toutes leurs facultés. Tous sont logés à la même enseigne : même classe, même instituteur, mêmes tables-bancs, et mêmes outils de travail. Le droit à la scolarisation des enfants déficients mentaux est ainsi respecté conformément à la législation en vigueur. « Cela fait une trentaine d’années que nous nous efforçons à ce devoir de recevoir les enfants porteurs de tout type de handicap y compris intellectuel car nous pensons qu’à l’instar des autres, ils ont aussi droit à l’éducation », explique Rosine Ahlonsou Sogbossi, la fondée directrice de l’établissement, ancienne enseignante dans les lycées. Pour la prise en charge de ces enfants handicapés, un psychologue clinicien et un psychopédagogue sont recrutés par l’école. Dans cet établissement d’une capacité d’environ 200 élèves, trente places sont réservées aux enfants porteurs de handicap. Parmi eux, plus du tiers souffre de déficience intellectuelle. «Il faut reconnaître que nous dépassons souvent ce quota compte tenu des sollicitations », explique-t-elle. C’est le cas de l’année scolaire 2020 – 2021 où le nombre d’enfants porteurs de handicap étaient de trente-neuf. A chacun son éducation ! Dans cette école inclusive, tous les enfants handicapés ne sont pas dans le circuit scolaire classique. « Tous nos enfants handicapés ne sont pas scolaires. Certains handicapés ne parleront peut-être pas. D’autres ne sauront peut-être jamais lire et écrire, du fait de leurs déficiences intellectuelles. Mais ils sont tous pris en charge», indique la fondée. Selon elle, «la socialisation est très importante, tout comme la discipline qui est enseignée à l’enfant malgré son handicap. Il peut aussi parvenir à faire de petits travaux et à se prendre en charge. C’est déjà bien pour lui de vivre avec les autres enfants et de ne pas se sentir rejeté par la société », fait remarquer Rosine Ahlonsou Sogbossi qui s’est engagée depuis une trentaine d’années à se mettre au service de l’inclusion scolaire des enfants handicapés. Et elle peut se réjouir de son succès. « Nous avons accueilli dans l’école un enfant à 20 mois souffrant d’une Infirmité motrice cérébrale (Imc). Il s’agit de ces enfants qui ne crient pas à leur naissance et subissent des altérations des neurones. Aujourd’hui, il est titulaire d’un master en Fiscalité. Si au départ, les parents avaient eu honte et l’avaient caché à la maison, il n’aurait pas eu ce destin », illustre la fondatrice de l’école. Un encadrement spécifique ! Pour la mise en œuvre de l’inclusion dans le système éducatif, Jeannot Odjo, psychologue clinicien, s’emploie à appliquer des thérapies, selon les besoins de chaque enfant. « Nous aidons les enfants à s’épanouir de manière générale. Le travail de psychologue devient davantage nécessaire avec les enfants déficients intellectuels». Dans son travail, le spécialiste de la santé mentale intervient sur plusieurs aspects. « Il est question de travailler sur l’environnement qui accueille l’enfant, puis sur l’enfant, surtout au moment où il commence par se rendre compte de ses déficiences ou de ses différences avec les autres», renseigne-t-il. Le psychologue mène avec les apprenants aussi bien des séances individuelles que celles de groupes. Emile Gbessinon, psychopédagogue, est dans un rôle complémentaire. Il intervient sur l’enfant déficient mais aussi sur les enseignants afin que ces derniers adoptent des pratiques pédagogiques adaptées aux différents types de déficience. « Nous travaillons à recycler les enseignants, nouveaux et anciens, pour qu’ils aient des stratégies pédagogiques adaptées à chaque déficience. Nous avons des enfants souffrant de déficience intellectuelle, de trisomie 21, d’autisme, ». Et ce n’est pas fini ! « A chacun, nous faisons des rééducations cognitives de base selon des techniques adaptées et développons chez eux l’intelligence, le raisonnement, la logique, la maîtrise et l’utilisation de leurs corps dans le temps et dans l’espace », souligne le psychopédagogue. Ce faisant, un aspect de « l’école pour tous » devient réalité. Une exception Cette école inclusive est l’une des rares à opérer sur tout le territoire national. Certaines sources informent qu’il pourrait en avoir au plus une dizaine dans tout le pays. Mais en général, les écoles, qu’elles soient publiques ou privées, n’acceptent pas les enfants déficients mentaux. Pourtant, l’article 31 de la loi n° 2017- 06 du 29 septembre 2017 portant protection et promotion des droits des personnes handicapées en République du Bénin stipule qu’« aucun établissement scolaire ne peut refuser son accès à une personne handicapée du fait de son handicap ». Mieux, cette législation impose aux gouvernants d’accorder une attention particulière à cette couche. « L’Etat garantit le droit à l’éducation, à l’enseignement et à la formation aux personnes handicapées. L’éducation est gratuite et inclusive en milieu ordinaire pour les enfants et adolescents handicapés dans les établissements scolaires publics », précise l’article 30. De même, l’Etat doit prendre des « mesures appropriées en vue d’éliminer les comportements discriminatoires à l’égard des personnes handicapées…», exige la loi. L’Ecole pour tous Selon le Rapport mondial 2020 de l’Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture sur le suivi de l’éducation intitulé «Education et inclusion : tous, sans exception », « faire de l’éducation un droit universel et une réalité pour tous est aujourd’hui plus crucial que jamais ». « Même avant le Covid-19, l’exclusion totale de l’éducation touchait un enfant, adolescent ou jeune, sur cinq. Des millions d’autres sont marginalisés au sein même de leur salle de classe à cause de la stigmatisation, des stéréotypes et de la discrimination », révèle le rapport avant de conclure : «pour être à la hauteur des défis de notre époque, une évolution vers une éducation plus inclusive n’est pas négociable : il n’est pas envisageable de ne rien faire ». La déficience intellectuelle ne doit pas être un blocage à la scolarisation de l’enfant. Le psychologue Gilles Aïzan, chercheur au Centre de recherche en psychanalyse, médecine et société à Paris en France, est ferme à ce sujet. Le président de l’association Autisme – Bénin avoue avoir déjà eu un enseignant autiste dans son cycle doctoral. « Il y a des enfants autistes qui fréquentent jusqu’à l'université et travaillent très bien», témoigne-t-il. Mieux, à son avis, la scolarisation de l’enfant ayant certains troubles mentaux notamment le Trouble du spectre autiste (Tsa) contribue à son épanouissement. «Pour que la cohabitation avec les enfants non handicapés aide ceux qui souffrent de Trouble du spectre autiste, il faudra adapter le groupe à l'enfant et instaurer la ritualisation quotidienne de gestes et attitudes qui l'aident à se donner des repères sensoriels et psychiques», conseille-t-il. Responsable à l'information et à la communication du Réseau des associations de personnes handicapées du Littoral (Raphal), Marcel Candide Hinvy soutient que « les enfants Handicapés intellectuels peuvent fréquenter avec les enfants non handicapés. Il faut une éducation inclusive et mettre les enfants dans les mêmes conditions ». Pour que son souhait se réalise dans tous les établissements, il propose une réorganisation du système éducatif dans son entièreté et l’instauration de l’éducation inclusive. Dans cette dynamique, la formation et la sensibilisation des enseignants sont indispensables, selon lui. Il s’impose également de revoir les programmes et manuels scolaires. Education 08 déc. 2021


Renforcement de la sécurité au Bénin : 80 motos offertes à l’Armée et à la Police
Les forces de défense et de sécurité du Bénin ont reçu, ce mardi 7 décembre, du matériel roulant de la part de l’Agence béninoise de gestion intégrée des espaces frontaliers (Abegief). La cérémonie de remise officielle s’est déroulée au ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique à Cotonou. 80 engins à deux roues ont été offerts, hier, aux forces de défense et de sécurité publique. C’est à l’occasion d’une cérémonie fort simple que le gouvernement à travers l’Agence béninoise de gestion intégrée des espaces frontaliers (Abegief) a remis les clés des motos aux hommes en uniforme. Cette dotation vient renforcer la capacité des forces de défense et de sécurité afin de leur permettre de mieux sécuriser le territoire béninois. « Avec les difficultés de déplacement dans ces espaces de la frontière du Bénin, il est devenu très important d’équiper nos forces de sécurité de moyens de déplacement adaptés», explique Marcel Ayité Baglo, directeur général de l’Abegief. A l’en croire, ces moyens de déplacement sont adaptés pour mieux assurer la sécurité des personnes et des biens. A l’issue de cette cérémonie, les forces de défense ont rendu hommage à leurs collègues décédés les armes à la main au cours des attaques djihadistes survenues récemment. Ce geste d’amour et de compassion a servi de transition au ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Alassane Séidou, qui a félicité les agents de sécurité pour la sauvegarde du territoire et pour leur engagement aux côtés de la population. « C’est le lieu de louer les efforts de l’Agence béninoise de gestion intégrée des espaces frontaliers (Abegief) qui, depuis 2012, ne cesse de faire des zones frontalières de véritables espaces de développement de bon voisinage avec les pays limitrophes, espaces où les conditions de vie des populations sont nettement améliorées », souligne Alassane Séidou. Il invite par la suite les bénéficiaires à faire un bon usage des motos reçues. « Je voudrais vous inviter à faire bon usage de ce matériel, qui loin de combler tous les besoins, demeure très utile dans l’accomplissement de vos missions régaliennes », convie-t-il. C’est sur des mots d’espoir que l’autorité en charge de la sécurité publique au Bénin a remis officiellement les clés des quatre-vingts motos aux hauts commandements de l’Armée de terre et de la Police républicaine. Par Estelle VODOUNNOU (Stag.) Actualités 08 déc. 2021


Covid-19 : Vers de nouvelles directives dans l'espace Cedeao
La Commission de la Cedeao, en collaboration avec l'Organisation ouest-africaine de la Santé (Ooas), a convoqué, le 6 décembre 2021, une réunion virtuelle des ministres sectoriels en vue d’une réouverture des frontières terrestres de l’espace communautaire. Reconnaissance mutuelle des tests Pcr et la réouverture des frontières terrestres à compter du 1er janvier 2022. Ce sont là quelques recommandations issues de cette session virtuelle. En effet, lors des travaux, les ministres sectoriels ont insisté sur les défis et les leçons tirées des deux années de fermeture des frontières dans l’espace Cedeao. Ils ont évalué par la suite, les priorités régionales pertinentes, les options techniques et les mesures d'accompagnement d’une probable réouverture des frontières. Il a été recommandé une mise en œuvre effective par les États membres des directives harmonisées de la Cedeao contre le COVID-19, la reconnaissance mutuelle des tests PCR aux frontières et l'harmonisation de leur durée de validité. Les participants ont en outre proposé le 1er janvier 2022 pour la réouverture des frontières. Les recommandations seront présentées au Conseil des ministres de la Cedeao, prévu les 9 et 10 décembre à Abuja, puis soumis aux chefs d'État et de gouvernement pour adoption. Santé 08 déc. 2021


Musique : l’artiste Jah-Cali lance ‘’Sègbolissa’’
L’artiste reggae man béninois, Joël Marcel Ahlinvidé, alias ‘’Jah-Cali’’ ou ‘’Le Régulateur de la paix‘’ a lancé officiellement son quatrième album, samedi 4 décembre dernier, au Bar le Plaisir ‘’Papa Wemba à Womey. Dénommé « Sègbolissa », ce chef-d’œuvre de dix-sept titres, traite de plusieurs thématiques. Au cours d’une soirée musicale qui a connu la présence de plusieurs artistes de renom, le reggae man béninois , Joël Marcel Ahlinvidé, alias ‘’Jah-Cali’’ ou ‘’Le Régulateur de la paix‘’ a lancé officiellement son quatrième album, dénommé « Sègbolissa », samedi 4 décembre dernier à Womey. Démarrée à 20 h 45, ce n’est qu’à l’aube que cette soirée s’est achevée. Après les artistes Sèganho, La Go Choco, El Primo, Reine Natacha, Mano Love, Ahouéfa, le redoutable reggae man Jah-Cali monte sur scène à 22 h 06 pour chanter le morceau ‘’Bats-toi, jeune’’ pendant environ cinq minutes. A travers ce morceau, il soutient que Jah Rasta n’est pas de la délinquance et demande aux jeunes de se battre pour réussir leur vie. Pour lui, les rastas ont le droit comme tout être de vivre dans la société. Ensuite, sous les ovations nourries du public venu nombreux, il enchaîne avec le morceau phare de l’album intitulé ‘’Sègbolissa’’. Sur le podium, Jah-Cali était avec deux danseurs (une femme et un homme) qui esquissaient parfaitement les pas de danse avec lui. Les dix-sept morceaux de l’album sont : ‘’Bats-toi’’, ‘’Le juge et la justice’’, ‘’Orphelin! Prends courage!’’, ‘’Gantchexo’’, ‘’Sègbolissa’’, ‘’Adam et Ève’’, ‘’Ti-Amoré’’, ‘’ Non à la médisance’’, ‘’Allah’’, ‘’Corodjo’’, ‘’Ma culture’’, ‘’Africa’’, ‘’Orphelin’’, ‘’Discrimination’’, ‘’Covid-19 Pandémie’’, ‘’Le Franc africain’’, ‘’Hommage’’. C’est au studio GT de l’arrangeur Thierry Gansè que Jah-Cali a enregistré son album. Il chante en fon, mina, français, anglais et goun. Après une vente aux enchères, Jah-Cali a remercié l’assistance de l’avoir soutenu. Il fait remarquer que nous ne devons pas oublier notre racine, surtout qu’il estime être le messager de la paix. Culture 07 déc. 2021


Conseils @visés : les Violences basées sur le genre, un autre regard sur la question
Les Violences basées sur le genre (Vbg) touchent environ 70 % de femmes et de filles au Bénin. Malgré la mise en place d’un arsenal juridique et de centres d’accompagnement, le phénomène perdure et semble même prendre de l’ampleur sous une forme plus pernicieuse : les violences psychologiques qui ne laissent certes pas de traces physiques mais laissent plus de séquelles. Il nous a semblé opportun d’aborder la question sous un angle différent afin de tenter des approches de solutions différentes. C’est à travers un entretien avec Houètèhou C. Franck Hounsa, directeur exécutif de l’Ong Divine Connexion Worldwide active dans la protection et la promotion des personnes atteintes d’albinisme, la théologie, la traduction anglais-français-fon et la formation en anglais et en traduction. 1) Selon vous, pourquoi les Vbg persistent-elles ? Il est difficile de répondre d’un trait à la question. Je pense plutôt que beaucoup de facteurs contribuent à la persistance des violences basées sur le genre au Bénin. J’en citerai quatre. - La mauvaise compréhension du concept de chef Notre société étant patriarcale, nous admettons presque à l’unanimité que le chef du foyer c’est l’homme. Je me rappelle encore que le jour de mon mariage civil, le chef d’arrondissement nous a cité un article du Code des personnes et de la famille qui soulignait clairement que « l’homme est le chef du foyer ». Malheureusement, nombre d’hommes confondent l’autorité à la tyrannie, transformant leur épouse en un simple objet ou animal domestique qui n’a d’autre choix que de subir les pires humiliations de leur part. A moins d’être masochiste, aucune femme ne peut accepter vivre ainsi. De même, certaines femmes qui ont grandi avec un père autoritaire se diront qu’elles ne se laisseraient jamais faire. Du coup, tous les actes posés par le mari sont perçus comme des actes de brimade. Madame interprète tout en utilisant « la loupe » de la violence. A force d’agir ainsi, elle peut finir par exacerber son mari et cela peut dégénérer. - Le féminisme 2.0 Je ne sais plus trop si je suis l’auteur de ce concept ou si je l’ai lu quelque part. J’appelle donc « Féminisme 2.0 » ce mouvement né ces deux ou trois dernières années sur internet et qui met tous les hommes dans le même paquet. Ce mouvement est dirigé par des filles qui se disent émancipées. Ce sont elles les meilleurs coaches en ligne. À les lire ou à visualiser leurs vidéos en ligne, on se croirait en Europe. Le problème, c’est que même après quarante-et-un jours de jeûne et prière, il restera difficile pour tout homme d’avoir de telles femmes sous leur toit. Quand ils essayent, les violences conjugales s’y invitent aussi rapidement que possible. La plupart du temps, ces coaches autoproclamées ne sont pas en couple, elles ne prennent aucun cours sur la vie de couple, l’entrepreneuriat ou encore les relations humaines, mais ce sont elles qui sont les meilleures conseillères sur la toile. Cordonnières mal chaussées, elles induisent nombre de jeunes filles innocentes en erreur. Puisque ces dernières ne sont pas dans la vision de ne pas se marier, elles rentrent dans une relation avec quelqu’un sur la base de leur nouvelle philosophie. Et bonjour les dégâts. Les choses commencent par les violences verbales et psychologiques, les tortures morales et finissent par les coups. - Le manque de formation Quand on veut devenir maçon, on va en apprentissage. Quand on veut devenir médecin, on va à l’école de médecine… Quand on veut aussi se marier, il faut forcément aller à l’école du mariage. Il est vrai que nous avons grandi dans une famille. Mais ce n’est pas tout ce que les parents faisaient qui étaient bien. Le psychologue américain Don Schmierer, dans son livre Guérir des blessures du passé, a démontré que tout enfant qui a grandi auprès des parents habitués à des violences conjugales, quand bien même il aurait détesté ces violences de toute son âme, risque fort bien de reproduire la même chose dans son foyer s’il n’en est pas guéri. Mais comment peut-il en être guéri s’il n’en parle pas avec un spécialiste pour l’aider ? Comme le martèle souvent le Dr. Augustin Ahoga au cours de ses conférences au profit des couples, « comment vouloir aller quelque part où vous voulez passer le reste de votre vie sans vous y préparer alors qu’en allant au marché, vous prenez le temps de lister tout ce que vous y allez chercher ? » Aujourd’hui, il existe de vraies écoles de préparation au mariage qui font un travail remarquable en la matière. Il suffit de se renseigner. La mode aujourd’hui, c’est qu’on se retrouve à un carrefour un soir et en moins d’un mois, sans en informer aucun parent, on commence à « sortir ensemble ». Et c’est la grossesse qui signe le « mariage » ! Qui connait ce beau monsieur ? Qui connait cette belle fille ? Personne ! Dans ces conditions, quand cela ne marche plus on essaiera de tout camoufler jusqu’au jour où le pire arrive ! Dieu nous en épargne. - Le manque de sérieux dans l’éducation des garçons dans beaucoup de foyers Quand une fille naît, on sait qu’elle finira par se marier. Nous ne sommes pas dans ces circonstances où décider de ne pas se marier est toléré. Ici, une fille doit aller rejoindre un homme au temps convenable. Alors, pour éviter la honte à la famille, autour de vingt ans, la mère commence déjà à initier sa fille aux exigences du mariage. Ma mère disait tout le temps à ses filles qu’une fille ne doit pas rester au lit jusqu’au lever du soleil. Balayage, vaisselle, lessive, cuisine, elles devaient apprendre à tout faire. Evidemment, nous autres avions aussi été initiés aux travaux cités ci-dessus. Mais ce n’était pas avec les mêmes arguments. Nous étions quatre garçons avant notre première jeune sœur. Alors il semble que nous n’avions pas eu d’autre choix que d’être associés à ces tâches dès notre tendre enfance pour aider maman. Mais, que les filles seules soient formées à ces choses n’est pas encore le pire car si elles sont bien formées, elles ne demanderont jamais à leurs hommes de venir faire la vaisselle par exemple (Attention ! Ce n’est pas un crime de demander à son homme de bien vouloir vous porter un coup de main). Le pire, c’est que les parents oublient d’apprendre aux garçons comment être un homme. Un homme, ça ne fait pas que regarder la télévision pendant que les filles s’échinent à la cuisine. Un homme, ça aide les filles (et sa femme plus tard). Un homme, ça réfléchit à comment aller chercher le pain pour lui et pour sa famille, ça protège son épouse et sa progéniture… Un homme, c’est un chef et non un patron. Un homme donne le modèle d’amour et permet à sa famille de le suivre. J’ai l’impression que plusieurs parents négligent ces aspects et pensent peut-être de façon non consciente que les filles s’éduquent à la maison mais les garçons deviennent des hommes responsables d’eux-mêmes. Quand on n’est pas formé, … on ne peut donner que ce que l’on a. Madame n’est pas d’accord et de querelles en querelles, les violences s’invitent dans le foyer. Par Lhys DEGLA La rubrique Conseils @visés se propose d'aller à la rencontre d'experts sur des questions liées au développement personnel appliqué à tous les domaines de la vie. Société 07 déc. 2021


Exportation de la musique béninoise : en quête d’approche moderne pour le Têkê et le Tipenti
Le Bénin peut faire parler de lui à l’international avec des rythmes comme le Têkê et le Tipenti. Mais avant, il faut leur modernisation, une touche professionnelle qui rende ces deux rythmes du septentrion vendables au-delà des frontières béninoises. Les recherches pour y arriver ont été lancées, il y a quelques jours, à Parakou par la Direction des arts et du livre. Un comité de cinq experts et techniciens pour étudier les possibilités de moderniser le Têkê et le Tipenti pour en faire des rythmes vendables à l’international. Ce genre de laboratoire a été mis en place par la Direction des arts et du livre (Dal) il y a quelques jours à Parakou. Le cahier des charges de ce comité technique composé de fins connaisseurs de la musique est de travailler sur tous les maillons qui pourront faire du Têkê et du Tipenti, un package artistique vendable au-delà des frontières du Bénin. Depuis peu, pour s’arrimer aux ambitions du gouvernement, le ministère en charge de la Culture multiplie les initiatives à même de donner un coup de pouce à l’envol touristique du pays à partir de la culture. Les réflexions se multiplient à cet effet, avec la particularité de rencontrer les acteurs, sortir des éternelles propositions pour passer à la phase des actions. « Le Carrefour des arts », nouvelle initiative itinérante du ministère pour aller au contact des artistes, promoteurs et acteurs culturels s’y prête bien. Il est ici question « de faire en sorte que les musiques du terroir puissent avoir l’opportunité de franchir un palier pour être exploitées à l’international », explique Florent Couao-Zotti, conseiller technique du ministre. « C’est une nouvelle ère pour nos rythmes traditionnels à travers les travaux de ce comité de cinq experts pour étudier techniquement les apports », soutient-il. Conduite par le directeur des arts et du livre, Blaise Tchétchao, cette rencontre qui a vu passer trois éditions se poursuivra en 2022 à la grande satisfaction du monde culturel. Elle a été pensée pour « recueillir des proposions concrètes ». Le Carrefour des arts est une tribune d’échanges francs, constructeurs et fructueux sur des questions de développement des industries culturelles et créatives, ajoute-t-il. « Approche moderne des rythmes traditionnels : cas du Têkê et du Tipenti ». C’est le thème de la réflexion qui avait mobilisé dans ce cadre à Parakou acteurs culturels, artistes, producteurs, promo-teurs et journalistes culturels et plusieurs autres personnalités du secteur de la culture. Une aubaine que salue Garou N’douro Bagoudou, directeur départemental des Arts et de la Culture du Borgou-Alibori. C’est un chantier qui mérite d’être exploré par les maisons de production, les studios d’enregistrement, les artistes managers, promoteurs, disc-jockeys… Culture 07 déc. 2021


Suivi environnemental du Port autonome de Cotonou : Enabel met à disposition du matériel de laboratoire
Dans le cadre du suivi environnemental du Port autonome de Cotonou, l’Agence belge de développement (Enabel) et l’Institut de recherche pour le développement (Ird) ont doté sa plateforme de matériel de laboratoire. La remise dudit matériel, vendredi 3 décembre dernier, sur le site du laboratoire dans la zone de la plateforme portuaire à Cotonou, marque le lancement des activités du laboratoire. La Plateforme portuaire de surveillance environnementale (Ppse) démarre ses activités. Leur lancement a eu lieu à la faveur de la remise de matériel de laboratoire de suivi des espèces exotiques envahissantes par l’Agence belge de développement (Enabel) au Port autonome de Cotonou. Cette dotation en matériel, explique Jean-François Michel, représentant résident de Enabel au Bénin, s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Projet d’appui au développement du secteur portuaire (Pasport) qui est le pilier 2 du portefeuille 2019-2022 de la Coopération belge. Son objectif, poursuit-il, est d’améliorer la compétitivité du port de Cotonou. L’ambition d’Enabel est d’appuyer les acteurs économiques « à assumer leur responsabilité environnementale », souligne-t-il. L’acquisition du matériel et de petits équipements, fait-il savoir, coûte un montant de 140 000 euros, soit près de 92 millions F Cfa. Entre autres activités du projet, le représentant résident d’Enabel au Bénin, fait mention du suivi de l’impact des activités portuaires sur l’environnement dont la pollution et les nuisances. Le Pasport s’intéresse aussi au suivi du respect des conventions internationales relatives à la problématique de l’environnement. Jean-François Michel a cité diverses conventions dont celle de Montego Bay qui fait obligation aux Etats de prendre « toutes les mesures nécessaires pour prévenir, réduire ou maîtriser l’introduction intentionnelle ou accidentelle d’espèces étrangères ou nouvelles pouvant provoquer des changements considérables ou nuisibles ». «Toutes ces conventions imposent au Bénin et aux acteurs économiques dont le port de s’engager dans la surveillance et la gestion des espèces exotiques envahissantes », a-t-il indiqué. Les dégâts des espèces envahissantes Les espèces envahissantes sont responsables de la propagation globale de maladies telles que le choléra ou les fièvres virales Chikungunya, Zika ou la dengue. Ces maladies, a signalé Jean-François Michel, ont déjà provoqué des dégâts considérables sur certaines cultures vivrières et industrielles en Afrique. Rapportant une étude locale menée au Pac, Jean-François Michel a noté que « les rongeurs envahissants sont responsables de près de 60 000 euros (ndlr : plus de 39 millions F Cfa) par an de dégâts sur le riz importé et stocké dans les entrepôts ». Abondant dans le même sens, Arlette Tchabi, représentant du directeur du Pac, a soutenu que les espèces exotiques envahissantes ont des conséquences dramatiques sur la santé humaine, vétérinaire et sur la biodiversité. « Plusieurs espèces de rongeurs et moustiques nuisent à la santé et à la qualité des conditions de travail des acteurs portuaires », a-t-elle illustré. Au-delà, elles peuvent engendrer des dégradations importantes et coûteuses des installations. Face à l’ampleur des dégâts, Arlette Tchabi, a estimé que la Ppse fournira des expertises aux acteurs portuaires et para-portuaires pour veiller à ce que leurs activités ne génèrent pas « d’invasions biologiques ». «Ces expertises aideront à une surveillance pérenne et à des alertes précoces à travers la production des données d’écologie et de taxonomie provenant des campagnes de terrain mais aussi l’utilisation d’outils de génétique, de sérologie et de microscopie », a-t-elle fait savoir. Pour sa part, Prisca Assogba, représentante du directeur de l’Ecole polytechnique d’Abomey-Calavi (Epac) a salué la collaboration entre le Pac et Enabel, l’Institut de recherche pour le développement (Ird), et d’autres partenaires, qui a abouti à la mise en place de la Ppse. Alliant recherche et action, cette plateforme contribuera aussi, selon elle, à la formation des jeunes étudiants en Licence, master et doctorat sur les questions liées aux invasions biologiques. Il faut noter que la mise en service de la Ppse a été accompagnée de la signature d’une convention de subside avec l'Ird pour un montant de 148 000 euros, soit 97 millions 88 mille F Cfa. Elle a pour objet la prise en charge des frais de la recherche opérationnelle et les bourses d’études sur le suivi de quatre types d’espèces envahissantes. Par Alain ALLABI Société 07 déc. 2021


Cyber sécurité : facebook en guerre contre les groupes malveillants
Canaux de diffusion de fausses informations et de promotion du harcèlement, certains groupes n’auront plus droit de cité sur Facebook. Pour la sécurité des internautes, Meta, la société mère de Facebook, a lancé une guerre sans merci contre ces groupes accros du « brigading » et du « mass reporting », deux phénomènes basés sur des comportements malveillants sur internet. Critiqué pour sa lenteur à réagir face aux groupes utilisant sa plateforme pour faire de la désinformation, Facebook a lancé une guerre contre ces derniers. Le géant du numérique a annoncé avoir procédé, la semaine dernière, au démantèlement de plusieurs réseaux malveillants au Vietnam, en Palestine, en Pologne, en Biélorussie et en Chine. Selon Meta, en violation des règles de la plateforme, ces groupes de pression font le « brigading » et le «mass reporting ». Définissant le « brigading » comme un réseau de personnes qui travaillent ensemble pour commenter en masse pour harceler les autres ou les réduire au silence et le « mass reporting », comme étant le fait pour des personnes de collaborer pour signaler en masse un compte ou un contenu afin qu'il soit retiré, Meta s’engage à combattre ces deux phénomènes. Elle indique avoir supprimé un réseau en Italie et en France pour « brigading ». « Nous avons supprimé un réseau de comptes qui provenait d'Italie et de France et qui ciblait des professionnels de la santé, des journalistes et des élus par du harcèlement de masse », explique Nathaniel Gleicher, responsable de la politique de sécurité de Meta, dans un rapport. Quant à Mike Dvilyanski, directeur des enquêtes sur les menaces émergentes du groupe américain, il fustige le comportement des auteurs de ces agissements qui « insultaient des médecins, des journalistes et des élus », les traitant parfois de « supporteurs des nazis » à cause de leurs engagements pro-vaccin. Des groupes ont été supprimés au Vietnam, en Palestine, en Pologne, en Biélorussie et en Chine, pour avoir violé la politique de Meta sur les comportements inauthentiques coordonnés ou pour avoir tenté d'utiliser le signalement de masse, via des comptes dupliqués, mais légitimes, pour faire retirer des reportages précis critiquant le gouvernement. « Le groupe s'est coordonné pour dénoncer des activistes et d'autres personnes qui ont publiquement critiqué le gouvernement vietnamien, dans le but de faire retirer ces utilisateurs de Facebook », indique Nathaniel Gleicher. Le géant du numérique entend renforcer sa défense sans compter sur le changement de comportement des pirates mais sur leur adaptation. « Nous construisons nos défenses en nous attendant à ce que ces groupes ne s'arrêtent pas, mais s'adaptent et essaient de nouvelles tactiques », selon le responsable des politiques de sécurité chez Meta qui compte sur le programme Facebook Protect dans ce combat contre les fake news. « Dans le cadre de nos améliorations continues en matière de sécurité, nous étendons le déploiement de Facebook Protect, un programme conçu pour les groupes de personnes les plus ciblés par des pirates informatiques malveillants, comme les défenseurs des droits de l’homme, les journalistes et les responsables gouvernementaux », a-t-il rassuré. Société 07 déc. 2021


Promotion de la santé des populations : l’Ordre national des médecins accueille de nouveaux membres
Les 13e et 14e promotions de médecins issus de la Faculté de médecine de l’Université de Parakou ont été reçues dans l’Ordre national des médecins du Bénin. C’est à la faveur de la session tenue par les membres du Conseil de l'ordre, du jeudi 2 au samedi 4 décembre dernier à Parakou. Evaluer les activités mises en œuvre en 2021 et adopter le Plan de travail annuel (Pta) 2022. Tels sont les objectifs de la session du Conseil national de l’Ordre national des médecins du Bénin tenue du jeudi 2 au samedi 4 décembre dernier. Cette session a été l’occasion pour l'Ordre d’accueillir, les 13e et 14e promotions de médecins issus de la Faculté de médecine de l’Université de Parakou. Francis Dossou, président de l’Onmb, revient sur les grandes orientations du Plan de travail annuel 2022 qui regroupent l’élection du nouveau Conseil de l’Ordre, la construction du siège de l’Ordre, la lutte contre l’exercice illégal de médecine au Bénin et la falsification des cachets des médecins. « Tous les jours, il y a des plaintes parce que des gens se présentent à la pharmacie avec des ordonnances sur lesquelles figurent de faux cachets. Nous avons décidé de lutter contre cela en mettant en place des cachets sécurisés et non falsifiables », explique-t-il. Selon lui, ces défis sont de taille et l’organisation s’est donné pour mission d'y trouver des solutions idoines pour le mieux-être populations. Abordant la question de réception des nouveaux membres au sein de l’Ordre, il note qu’il s’agit d’une exigence et nul n’a le droit d’exercer la profession s’il n’est pas reconnu par l’organisation. Francis Dossou ajoute que le plus important au niveau de l’Ordre est de rappeler aux nouveaux membres, les principales règles de déontologie notamment celles d’honorabilité, de probité, de dignité, de bienséance et de confraternité. « Nous allons faire en sorte que nos jeunes confrères puissent entrer avec confiance dans l’Ordre et travailler conformément à ce qu’ils ont appris », indique-t-il. Rafiou Baguidi, président départemental de l’Ordre des médecins du Bénin, explique qu’au cours de la séance, des conseils ont été donnés aux nouveaux membres en ce qui concerne la déontologie médicale et les responsabilités qui leur incombent en tant que médecins sur le plan civil, pénal et administratif. Il les invite à prendre au sérieux leur profession et à se battre pour le bien-être des populations. Donald Djonlonkou, médecin de la 14e promotion, a imploré la bénédiction divine sur leur carrière. Devant le Conseil, il promet de faire de la santé des populations sa priorité. Société 07 déc. 2021


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