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Nouvelles

Après la restitution des trésors royaux : un plaidoyer pour le retour de 146 Afro-descendants
L’association internationale « Médiation internationale pour les réparations » (Mir-Bénin) a plaidé pour le retour de 146 Afro-descendants sur leur terre natale, à l’instar des objets d’arts. C’est à la faveur d’une rencontre tenue, jeudi 25 novembre dernier à Cotonou. C’est autour du thème «Restitution des œuvres d’arts, prélude du retour organisé des 146 afro-descendants au Bénin », que l’association « Médiation internationale pour les réparations » (Mir-Bénin) a réuni le public, jeudi 25 novembre dernier à Cotonou. L’objectif de ce colloque est de demander collectivement la naturalisation de 146 Afro descendants volontaires de retour au Bénin. La Mir-Bénin se veut être un outil juridique essentiel au service des Afro-descendants en leur permettant de se réapproprier leur mémoire et de maitriser leur destin avec les Africaines et Africains du continent. En effet, après la restitution des trésors royaux d’Abomey, l’heure du droit au retour organisé et constitutionnalisé des Afro-descendants en terre béninoise a sonné, selon Akhsamiya Sandra Claire Martial, présidente de Mir-Bénin. La reconnexion terre-mère Afrique vient donc comme un pont pour Mir-Bénin, selon ses explications. Mission et enjeux de la Mir-Bénin Pour la Mir-Bénin, le retour des 146 Afro-descendants doit être une réalité, car selon elle, le sang appelle le sang. Mir-Bénin a alors pour mission, selon ses initiateurs, la promotion et l’organisation du retour et de l’accueil de la diaspora ou des personnes d’ascendance africaine au Bénin, la facilitation de la reconnexion des Afro-descendants à la terre africaine et le rétablissement des ancêtres déportés par l’abandon du qualificatif « esclave » au profit de «Africain réduit en esclavage ». Paul Akogni, directeur du patrimoine culturel du ministère, représentant le ministre en charge de la Culture et promet de transmettre le message des conférenciers à qui de droit. « Je souhaiterais que ces 146 personnes, et peut-être au-delà, soient ici sur la terre africaine. Les mots que vous avez sortis ainsi que ces magnifiques présents, je me chargerai fidèlement de les transmettre au ministre de la Culture et lui à son tour, se chargera de les transmettre au chef de l’Etat », rassure-t-il. Après avoir félicité et rendu hommage au président de la République pour la réussite de la démarche du retour à la maison des 26 trésors royaux d’Abomey, Mir-Bénin plaide pour la naturalisation et la réappropriation d’un nom africain par les Afro-descendants volontaires au retour au Bénin. « Nous souhaitons vivement une révision et une réforme du statut et des droits des Afro-descendants désireux de se réapproprier une identité africaine et pour la plupart de se réimplanter en Terre du Bénin en y apportant leurs compétences». Pour l’association, les dispositions concrètes doivent être prises pour leur ouvrir la voie et faciliter leur retour, leur réintégration, leur réinsertion, leur réimplantation et leur réhabilitation sur leur terre. Née soit dans une famille martiniquaise, soit guadeloupéenne, soit guyanaise, avec une nationalité française du fait de la déportation, les 146 Afro-descendants, à la faveur d’une lettre adressée à cette association, demandent aux ministères de la Culture et de la Législation un certificat de nationalité béninoise pour le retour au bercail. Par Estelle VODOUNNOU (Stag.) Culture 30 nov. 2021


5e journée de la ligue pro de football du Bénin : Real Sport se relance, Dragons et Hodio bloqués
Real Sport a enregistré sa première victoire de la saison, en s’imposant à Dynamo de Parakou, samedi 27 novembre dernier lors de la 5e journée de la ligue pro de football du Bénin. Avec ce succès, il se relance tandis que battus respectivement par Dynamo d’Abomey et l’Association sportive de la Vallée Omnisports (Asvo), Hodio Fc et Dragons, bloqués à 3 points, poursuivent leur descente aux enfers. Real Sport a remporté la confrontation fratricide de la 5e journée de la ligue pro de football dans la zone A, samedi 27 novembre, dans la cité des Kobourou, en se débarrassant de Dynamo de Parakou par le score de 1-0. Favori avant cette rencontre, Dynamo de Parakou n’a pas pu prendre sa revanche sur cette formation qui l’avait battu lors de la saison précédente par le score de 3-2 à ce niveau du tournoi. Lanterne rouge, Real Sport vient d’engranger ses trois premiers points de la compétition dans cette zone A où les Cavaliers Fc sont allés s’imposer à Damissa par le score de 1-2 au stade municipal de Nikki. A la même heure, dans la zone B, Soleil Fc a réussi à infliger un cinglant 3-0 à Énergie Fc à domicile au moment où Dynamo d’Abomey se débarrassait de Hodio Fc par le score de 2-0. Lanterne rouge avant cette journée et bloquée à 3 points-5, la descente aux enfers continue pour cette formation de Hodio Fc qui n’a gagné qu’une seule fois depuis le démarrage de la saison. Dans la zone C, Upi-Onm a enchainé avec son deuxième succès de la compétition en se débarrassant de Eternel Fc par le score de 1-0 alors que l’As Cotonou est venue à bout des Requins de l’Atlantique par le score de 3-2. En effet, restée sur une série de matchs sans victoire depuis 3 journées, l’Association sportive de Cotonou (As Cotonou) a fait le plus difficile face aux Requins Fc de l’Atlantique, samedi 27 novembre, dernier sur le terrain de l’université d’Abomey-Calavi. Surprise d'entrée par les Awissi Wassa suite au but de Orphée Assouramou (3e minute), elle a réagi efficacement dans un premier temps par l'entremise de Loth Wanvoun (5e minute) avant de prendre l'avantage à la 50e minute grâce à Joseph Édé qui a profité du bon pressing de Loth Wanvoun. Conduits par Amadou Moudachirou, les Requins réagissent bien et égalisent sur un penalty par le biais de Boubacar Talatou à la 61e minute. A 2-2, les deux formations vont enchainer les offensives afin de faire la différence. Mais rien n’y fit. Du côté de l’As Cotonou, l’entraineur Thyamiou Youssouf apporte du sang neuf à sa formation à la 76e minute. Il sort ses deux buteurs pour faire rentrer deux excentrés dont Ghislain Adademey qui va d'un coup de génie éliminer deux adversaires sur le côté gauche avant d'adresser un centre que va bien reprendre Chaibou Arouna à la 88e minute. Les Cotonois passent ainsi définitivement devant (3-2). Ils vont gérer les dernières minutes de la partie sans encaisser de nouveau. Avec cette deuxième victoire, les « Adjaka Lolo » se relancent dans la course pour la Super ligue pro avec désormais 8 points+5. Les Dragons n’y arrivent pas ! La série noire se poursuit pour les Dragons de l’Ouémé battus par l’Association sportive de la Vallée Omnisports (Asvo), samedi 27 novembre dernier lors de la 5e journée. Un seul but a suffi à Bio Richard et ses poulains pour mettre à mal les Orange et Noir qui n’y arrivent pas depuis l’entame de la saison. Leader de la zone D, la saison dernière, ils sont loin de réaliser cette performance cette saison. Surpris par le but de Maryl Dossou, Fassassi Djamal et ses coéquipiers vont courir derrière le score sans égaliser. Avec cette défaite, les Dragons Fc de l’Ouémé, bloqués à 3 points avant cette journée, s’enlisent davantage dans le classement de la zone D. A l’opposé avec cette victoire, l’Asvo totalise 9 points en 4 matchs et est troisième au classement de cette région Sud-Est, dominée par Ayéma qui a enregistré sa quatrième victoire (2-1) de la saison face à la Jeunesse athlétique de Kétou. Ayéma Fc reste invaincu et compte 13 points+6? Programme de la 5e journée Samedi 27 novembre Zone A Damissa – Cavaliers Fc 1-2 Real Sport – Dynamo de Parakou 1-0 Zone B Dynamo d’Abomey – Hodio Fc 2-0 Soleil FC –Energie à Lokossa 3-0 Zone C Requins – As Cotonou 2-3 Eternel Fc – Upi Onm 0-1 Zone D Ayéma – Jak 2-1 Dragons Fc – Asvo 0-1 Sports 29 nov. 2021


Développement du continent par la culture : Micheline Adjovi conscientise la jeunesse et la femme africaines
Plusieurs thématiques se rapportant à la femme africaine ont fait l’objet de discussion, il y a quelques jours, à Cotonou, entre acteurs de divers horizons. Il était question pour panélistes et communicateurs de se pencher sur le thème de "La femme africaine fière de son identité a un rôle essentiel à jouer dans l'avenir de l'Afrique". Au nombre des intervenants, l’auteure Micheline Adjovi qui passe de plus en plus comme une défenseure de l’identité authentique africaine. Les trois panels de discussions organisés par Chimène Sossah, initiatrice de la causerie, portent globalement sur le leadership féminin et le développement du continent. "Africains, créons par nous-mêmes la richesse de demain" est le thème principal de l'événement, alors que l’auteure Micheline Adjovi a été invitée à se prononcer sur la thématique : "La femme africaine fière de son identité a un rôle essentiel à jouer dans l'avenir de l'Afrique". Ecrivaine avec à son actif une série de publications dont les dernières plongent le lecteur dans la culture authentique, la vraie identité des Xwéda et l’histoire de Ouidah, cette native de Ouidah passe également pour l’avocate de la femme. Micheline Adjovi porte sur la femme africaine un regard fascinateur, et ne manque la moindre occasion pour l’aduler comme un être aux dimensions multiples et particulières. Dans le cadre du panel, elle a expliqué que « dans la spiritualité africaine, la femme, quel que soit son degré d'évolution ou sa classe sociale, canalise la totalité de l'énergie magnétique de la mère spirituelle ». La preuve scientifique en est que « la 23e paire de chromosomes de son caryotype, celle responsable de la procréation, est constituée de deux variétés de chromosomes de même nature magnétique : l'énergie magnétique du père X et celle de la mère X. D'où le couple XX du caryotype féminin. Celui du genre masculin est XY». Sur la question de l’identité, pour la vivre « pleinement », conseille l’auteure, il est nécessaire d'en être informé, d'en prendre conscience et de l'assumer en toute connaissance de cause. « Pour ma part, j'ai appris à me redécouvrir et cette renaissance me permet d'affirmer au quotidien mon identité africaine partout et en tous lieux, avec fierté et dignité, sans complexe et sans peur du regard de l'autre», confie-t-elle ensuite à l’assistance. Aussi, assure-t-elle, non sans satisfaction, que « la femme africaine progresse à grands pas sur le chemin de son africanité. Mais il nous reste encore du chemin à parcourir ». Selon ses explications, la nature d'un enfant dépend du degré de conscience de ses parents et de l'ambiance qui prévaut dans son cadre de vie. « Il revient donc aux parents, par la pédagogie de l'exemple, de transmettre les valeurs éthiques et morales, de susciter chez l'enfant le courage de s'exprimer et la conviction de faire valoir ses idées, lui apprendre à assumer la responsabilité de ses choix et de ses actes sans se dérober », indique la communicatrice, par ailleurs psychologue de l’enfant et coach personnel. Le rôle de la femme dans l'avenir de l'Afrique Micheline Adjovi estime que si la famille est un gouvernement, l'homme en est le président, le premier ministre et le ministre des Affaires étrangères, mais que tous les autres postes reviennent d'office à la femme. « Elle est ministre de l'Intérieur, de l'Education, de la Défense et de la Sécurité publique, des finances et de l'Economie, de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche, de la Santé, de l'Action sociale », soutient-elle. Pour elle, le rôle de la femme dans l'avenir de l'Afrique est de prendre conscience de l'enjeu et des défis du continent noir et éduquer ses enfants à l’esprit lucide et fécond, susceptibles de s'engager, entre autres, dans la recherche de développement inspirée de la culture africaine. Il faut pour le continent, suggère l’auteure, des enfants courageux et audacieux capables d'accéder à des solutions efficaces en prenant en compte la géopolitique et la géostratégie pour assurer à l'Afrique sa souveraine et légitime défense. « La culture africaine, source de connaissances et de sciences, est le tremplin de découverte et d'inventivité, de créativité et d'innovation dans tous les domaines pour une Afrique forte et puissante », poursuit-elle. C'est pourquoi, conclut-elle, la femme africaine a une importante mission dans l'éveil de conscience de la jeunesse en général et de ses propres enfants en particulier. Culture 29 nov. 2021


Dividende démographique : Swedd-Bénin élabore un nouveau profil-pays
Le programme Autonomisation des Femmes et Dividende démographique au Sahel (Swedd-Bénin), en collaboration avec plusieurs ministères sectoriels, organise, du 25 novembre au 4 décembre à Bohicon, une formation des experts. Il procède à l'occasion à l’élaboration d’un nouveau profil-pays sur le dividende démographique. Des experts du Bénin et d’autres pays africains prennent part aux travaux. La formation vise à fournir aux participants, essentiellement des chercheurs et experts, les informations et outils leur permettant l’appropriation du calcul du dividende démographique ainsi que la contribution des femmes et hommes. L’autre défi que doit relever cette rencontre qui dure dix jours est de favoriser la synergie entre les experts des questions de population et les chercheurs du Centre régional d’excellence en économie générationnelle (Creg) autour du dividende démographique et des questions de population en général. A l’ouverture des travaux, Laurent Hounsa, directeur général de l’Institut national de la statistique et de la démographie (Instad), s’est réjoui de la tenue au Bénin de l'atelier de formation des experts nationaux et d’élaboration du nouveau profil pays sur le dividende démographique. Les résultats de cette rencontre permettront d’avoir un nouveau profil pays sur le dividende démographique au Bénin. Puisque, précise-t-il, dans sa quête de la maîtrise de la croissance démographique, le Bénin, conformément aux directives sous régionales, s'est déjà lancé dans le processus de la capture du dividende démographique. Pour sa part, Djaoudath Alidou, coordonnatrice de l’Unité de gestion du projet Swedd-Bénin, précise que la budgétisation sensible au dividende démographique est aussi un autre pas vers l’égalité de genre et le Bénin, à l’instar d’autres pays, s’est aussi engagé dans cette démarche. Hermann Tokou, directeur de cabinet du ministère de l'Economie et des Finances, s’est aussi félicité des différentes démarches menées par l’Unité de gestion du projet (Ugp-Swedd) jusque-là, pour faciliter à l’institut le plein accomplissement de la mission qui lui est dévolue par le gouvernement à travers l'Observatoire national du dividende démographique (Ondd). Réponse à la demande Au démarrage des travaux, on pouvait noter la présence effective du professeur Latif Dramani, coordonnateur du Creg- Crefat, et du professeur Barthélémy Biao, directeur général du laboratoire Lareg. D’ailleurs, la première communication de cet atelier a porté sur le Centre régional de recherche en économie générationnelle (Creg) qui représente « une véritable réponse à la demande croissante de profils du dividende démographique et de produits connexes sur le continent, notamment en Afrique subsaharienne où les pays ont un grand potentiel pour réaliser le dividende démographique au cours des prochaines décennies». En termes de perspectives, le Creg s’engage à élaborer des profils nationaux de dividende de démographie pour chaque pays de la région Afrique de l'Ouest et centrale et au-delà. La deuxième présentation a porté sur « Le réseau des comptes nationaux de transfert». Les participants ont eu droit à un rappel relatif au réseau des comptes nationaux de transfert (National transfer accounts, Nta) créé en 2004 à Berkeley, aux États-Unis. En effet, ce réseau a vu le jour grâce à une discussion approfondie entre chercheurs qui ont reconnu l’impact majeur de la dynamique de la population et de la structure par âge sur l’économie. Son objectif est de faciliter et encourager l'amélioration des données, de la recherche et des politiques reliant la population et l'économie, en intégrant la problématique du genre, la structure sociale et économique et les inégalités. Ainsi, il vise à promouvoir le développement et l'utilisation de comptes nationaux de transfert (Nta) et de comptes nationaux de transfert de temps (Ntta). Les travaux ont cours jusqu’au 4 décembre. Ils donneront aux participants la compréhension améliorée des questions relatives au dividende démographique, à ses enjeux et implications pour le Bénin. Et le Bénin se dotera de nouveaux profils de consommation -le sexe et le milieu de résidence- et de revenu du travail toujours selon le sexe et le milieu de résidence. Que comprendre du dividende démographique ? Le dividende démographique est la croissance économique accélérée qui peut être générée par une baisse soutenue des taux de mortalité et de fécondité d'un pays suivie d’une modification progressive de la structure par âge de la population : la population jeune dépendante (moins de 15 ans) devient de plus en plus réduite par rapport à la population en âge de travailler (15-64 ans). Avec moins de personnes dépendantes à soutenir, un pays a une fenêtre d'opportunités pour une croissance économique rapide, si elle est accompagnée par des politiques appropriées pour promouvoir le capital humain, l'emploi et les investissements en matière de santé, d’éducation et de gouvernance. Société 29 nov. 2021


Travaux en commission budgétaire au Parlement : 13,2 milliards F Cfa pour les affaires sociales et la microfinance
13 261 130 000 F Cfa, c’est le montant du projet de budget du ministère des Affaires sociales et de la Microfinance pour le compte de l’année 2022. Il est en hausse de 74 % par rapport au budget en cours d’exécution qui s’élève à7 622 337 000 F Cfa. La ministre Véronique Tognifodé a présenté, hier jeudi, à la Commission budgétaire de l’Assemblée nationale, les grandes lignes de ce projet de budget. Face à la presse parlementaire, l’hôte des députés a expliqué que cet accroissement est principalement dû au transfert du projet Swedd au niveau du ministère. Au titre des actions phares en 2022, Véronique Tognifodé annonce le renforcement du cadre institutionnel des Centres de promotion sociale (Cps) de sorte à les rendre un peu comme des Guichets uniques de protection sociale dans les communes du Bénin. Elle compte rendre également opérationnel le Registre social unique qui sera désormais la base de toutes les interventions sociales au Bénin et poursuivre la mise en œuvre du Programme de modernisation des espaces publics de protection sociale et de promotion du genre pour offrir un cadre adéquat de travail aux assistants sociaux et d’accueil aux cibles du ministère. La ministre n’a pas occulté le projet Assurance pour le renforcement du capital humain « Arch) qui sera généralisé en 2022 au niveau de l’assurance maladie et la fin de la phase pilote du volet formation. Véronique Tognifodé s’est dit très satisfaite de l’exercice budgétaire annuel devant les députés qui ont posé beaucoup de questions surtout par rapport au microcrédit Alafia et ses perspectives. Actualités 26 nov. 2021


Présentation de lettres de cabinet au Maec : le nouveau représentant de la Fao se conforme
L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) au Bénin a un nouveau représentant résident. Il a pour nom Isaias Angue Obama Oyana. Le nouveau responsable de la Fao a présenté ses lettres de cabinet, ce jeudi 25 novembre, au ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci. Après le Burundi, le voici au Bénin, toujours dans les fonctions de représentant résident de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao). Comme l’exige la tradition en milieu diplomatique, Isaias Angue Obama Oyana, est allé présenter ses lettres de cabinet au ministre des Affaires et étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci. Au terme de l’audience qui a duré une trentaine de minutes, l’hôte du chef de la diplomatie béninoise confie avoir essentiellement informé le ministre de sa disposition et sa disponibilité ainsi que celles du bureau de la Fao au Bénin, à travailler main dans la main avec le gouvernement béninois dans ses efforts de développement du secteur agricole. Interrogé sur les actions phares qu’il compte mettre en œuvre, Isaias Angue Obama Oyana a indiqué que les priorités du Bénin sont celles de la Fao et également les siennes. « C’est pour cela que nous devons travailler étroitement avec le gouvernement, les coopératives agricoles, les organisations paysannes, etc. afin que, tous ensemble, nous puissions faire des choses intéressantes dans le domaine de la sécurité alimentaire et nutritionnelle », ajoute-t-il. Agé de 61 ans, Isaias Angue Obama Oyana, de nationalité équato-guinéenne, est titulaire, entre autres, d’un diplôme d’ingénieur agronome qu’il a obtenu en 1998 au Centre national d’études agronomiques des régions chaudes (Cnearc) à Montpellier en France. Il s’est spécialisé en foresterie tropicale et rurale à l’Ecole nationale du génie rural des Eaux et Forêts (Enagref) toujours à Montpellier. Le nouveau représentant résident de la Fao au Bénin a commencé sa carrière professionnelle en tant que directeur national du projet de développement rural Niefang en 1990 dans son pays natal, avant d’être nommé directeur national pour la promotion de la filière café et cacao. De 2000 à 2010, il fut directeur de l’Agriculture, de la Sécurité alimentaire et de l’Environnement au sein de la Commission de la Communauté économique et monétaire des Etats de l’Afrique centrale. De 2011 à 2017, il a dirigé la représentation de la Fao en République de Guinée. Il a occupé la même fonction au Burundi depuis 2017, avant sa nomination au Bénin avec résidence à Cotonou. Isaias Angue Obama Oyana parle couramment le français et l’espagnol. Actualités 26 nov. 2021


Agriculture : la territorialisation au cœur d’un salon international
Le premier Salon international des marchés agricoles et agroalimentaires (Simaa) organisé par le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche s’est ouvert hier au stade de l’Amitié Général Mathieu Kérékou à Cotonou. Il est prévu pour durer jusqu’au 28 novembre prochain. L’esplanade intérieure du stade de l’Amitié Général Mathieu Kérékou de Kouhounou est aux couleurs de l’agriculture jusqu’au 28 novembre prochain. On y parlera de production et de transformation agricoles, de mécanisation, d’adaptation de sols, etc. Ceci, à l’occasion du premier Salon international des marchés agricoles et agroalimentaires (Simaa) organisé par le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche et qui s’y déroule depuis hier. Sur les lieux, différentes entreprises intervenant dans la fourniture d’intrants ou de semences, la vente de machines agricoles, le financement d’activités dans le secteur de l’agriculture ou la transformation de produits agricoles exposent au public leurs services. Il s’agit par ce salon de révéler le potentiel des pôles de développement agricole du Bénin et de mobiliser plus de partenaires et d'investisseurs autour de la modernisation du secteur pour un véritable développement des filières et pôles de développement agricole. A l’ouverture de ce salon, le vice-président de la Chambre nationale de l’agriculture du Bénin, a félicité le gouvernement pour cette initiative qui offre d’importantes opportunités aux acteurs agricoles. « En réalité, c’est le président de la République qu’il faut remercier. Il sait donner au monde agricole les personnes chevronnées, les outils appropriés, les ressources adéquates… dont il a besoin pour avancer », a indiqué Dieudonné Aladjodjo. Investir pour la modernisation Selon lui, en dehors de la forte dotation budgétaire du secteur de l’agriculture, le Simaa constitue la preuve de la « reconnaissance du mérite et du savoir des acteurs agricoles béninois ». D’ailleurs, poursuit-il, le thème choisi est opportun, car il s’adapte aux réformes actuelles initiées par le gouvernement et qui font décrocher nombre de records dans le secteur agricole. Intervenant à travers une vidéo diffusée, Gaston Dossouhoui, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, a insisté sur l’importance de ce salon. Il a aussi rappelé le passage essentiel du message du chef de l’Etat sur la révolution agricole. « Seront intensifiés les investissements destinés à moderniser notre agriculture. Cette agriculture sera dès lors, grâce à une mécanisation intelligente, plus performante et créatrice de richesse aussi bien pour les acteurs que pour l’économie nationale… », dit entre autres Patrice Talon, cité par le ministre Gaston Dossouhoui. Ce message, souligne le ministre, a été le déclic d’un rêve qui se concrétise à grands pas. « La dynamique Talon a déjà montré en un quinquennat qu’il est réalisable », a-t-il déclaré avant de rappeler que le Bénin est le premier pays producteur de coton en Afrique depuis quatre campagnes et le deuxième dans la production des céréales dans l’espace de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Loin de s’arrêter à ces performances, le Bénin ambitionne d’aller plus loin en modernisant toute son agriculture pour conquérir le monde grâce à la stratégie de territorialisation, a ajouté le ministre. C’est la motivation de ce salon qui se tient du 25 au 28 novembre à Cotonou et ensuite du 2 au 5 décembre 2021 à Parakou. Actualités 26 nov. 2021


Couverture et qualité de service des réseaux Gsm : l’Arcep Bénin dote les consommateurs d’un atlas
L’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste (Arcep-Bénin) se singularise dans l’univers de la téléphonie mobile au Bénin à travers le lancement, ce jeudi 25 novembre, de l’atlas de couverture et de qualité de service des réseaux Gsm. En même temps que cette plateforme permet d’avoir l’état de la couverture téléphonique du pays en temps réel, elle vient combler un besoin réel de régulation. Un outil transparent, dynamique, innovant et efficace pour combler les attentes des consommateurs en matière de communication. L’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste (Arcep Bénin) vient de relever ce défi. L’atlas de couverture et qualité de service des réseaux Gsm lancé, ce jeudi, offre un tout en matière de couverture et qualité des services Gsm. Il est adapté à l’information, à la communication et à la transparence de l’information pour le consommateur. « Cet outil offre des avantages en termes de transformation et d’innovations. Nous sommes animés par le défi de la satisfaction du consommateur», indique Hervé Coovi Guèdègbé, secrétaire exécutif de l’Arcep. Les consommateurs peuvent opérer le choix d’un réseau de téléphonie mobile en toute connaissance de cause. « Plus spécifiquement, l’atlas de couverture et de la qualité de service, tout en permettant à l’utilisateur de services de communications électroniques de visualiser, en quelques clics, la couverture et la qualité de service des réseaux mobiles, où qu’il se trouve et à n’importe quel moment de la journée, lui permettra également de choisir l’opérateur qui offre la meilleure couverture et la meilleure qualité de service au cours de ses déplacements sur toute l’étendue du territoire national », développe Flavien Bachabi, président de l’Arcep. Cet outil est une première au Bénin et en Afrique. Il permet aux utilisateurs de décider sur la base des informations de couverture et de qualité de service des réseaux. En mettant à la disposition des populations cette plateforme, le gouvernement béninois veut leur faciliter la vie. « C’est un investissement pour faciliter le monde de la consommation, c’est un investissement d’assurance », vante Hervé Coovi Guèdègbé. Pratique et bénéfique lors des déplacements, l’atlas oriente le consommateur sur le type de réseau Gsm dont les services lui seraient utiles, quel type de crédit ou de forfait il doit prendre avant d’effectuer ses déplacements sur les axes routiers dans tout le Bénin afin d’éviter les surprises désagréables. Fierté et engagement Au niveau des réseaux Gsm, il n’y a rien de plus important que l’accès des consommateurs à l’information. Pour Omar Nahli, directeur général de Moov Africa, la mise en place de l’atlas est un motif de fierté et d’engagement. « Cette initiative va permettre à tous les clients dans tout le Bénin de consulter l’impact de la couverture et de la qualité des services des réseaux mobiles. Je réitère l’engagement de Moov Africa à accompagner les améliorations futures de la plateforme ainsi que les efforts du gouvernement », promet-il. Uche Ofodilé, directrice générale de Mtn Bénin, n’en est pas peu fière : « Ce projet est l’une des grandes avancées en Afrique, en ce sens qu’il donne le pouvoir aux abonnés pour qu’ils soient informés, mais aussi aux décideurs pour les investissements à faire concernant les réseaux ». Christian Blanchard, représentant de Planet Network international, dit être séduit par le projet, car plus aucune communauté béninoise ne restera en rade de la révolution technologique. Il est question désormais de remettre le réseau aux mains des consommateurs. D’où la grande satisfaction de Robin Accrombessi, président de l’Association de la Voix des consommateurs, qui dit être agréablement surpris de l’installation de ce dispositif. « C’est un jour plus qu’heureux pour moi, parce que l’Arcep-Bénin ne cesse de nous surprendre agréablement. L’Arcep nous a presque tout donné. Elle nous donne un outil qui nous permet d’exprimer notre pouvoir», se réjouit-il. Avec cet outil, l’Association de la Voix des consommateurs ne fera plus son travail au premier degré. « Cet outil nous donne plus de travail, nous allons pouvoir mieux fouiller. Nous n’allons plus donner des opinions sur la base des ressentis, mais nous allons nous appuyer suffisamment sur les données que l’Arcep met à notre disposition. Nos plaintes seront mieux fondées désormais», assure-t-il. Cet outil est le résultat d’un long processus d’efforts continus et soutenus de l’Arcep. « Au cours de ces dernières années, l’Arcep Bénin s’est distinguée par des initiatives et des actions fortes, les unes pour renforcer l’efficacité de la régulation et contribuer à assainir le secteur, et les autres pour donner aux opérateurs les moyens de faire leurs preuves sur le marché, et pour assurer l’éducation, l’information et la protection des intérêts des consommateurs », explique Flavien Bachabi. Pour en arriver là, il a fallu deux ans de travail acharné au sein de toutes les équipes de l’Arcep-Bénin sur toute l’étendue du territoire national. Avec leurs ordinateurs, smartphones et tablettes, les consommateurs peuvent accéder à l’atlas de couverture et de la qualité de service, à travers le https://atlas.arcep.bj. Ils ont aussi la possibilité de télécharger l’application sur Play Store ou App Store. Avec ce dispositif, le pari de la couverture et de la qualité des services Gsm est gagné. Société 26 nov. 2021


Visite du ministre de la décentralisation à Banikoara : les efforts de bonne gouvernance dans la commune reconnus
Dans le cadre de la première étape de sa tournée dans les communes, le ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, Raphaël Akotègnon, était à Banikoara, hier jeudi 25 novembre. Avec les membres du conseil communal, il a échangé sur diverses questions relatives à la bonne gouvernance. Le ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, Raphaël Akotègnon, était l’hôte de la commune de Banikoara, hier jeudi 25 novembre. Avec le maire Bio Sarako Tamou et les membres de son équipe, il a échangé sur le fonctionnement du conseil communal et celui des organes infra-communaux, sans oublier la gestion des ressources financières à travers la mobilisation des ressources propres et des ressources transférées. Il s’est également intéressé à la gestion des ressources humaines, des marchés publics, de la transhumance, de la tutelle administrative et à la coordination des services déconcentrés de l’Etat. Par rapport à la réforme dans le secteur de la décentralisation qui entre en vigueur en 2022, elle a occupé une importante place dans leurs discussions. D’ailleurs, la commune a rassuré le ministre qu’elle se tient déjà prête pour sa mise en œuvre. Le ministre qui était accompagné du préfet de l’Alibori, Ahmed Bello Ky-Samah, a félicité les élus communaux de Banikoara avec à leur tête, le maire Bio Sarako Tamou. Il a loué les efforts de bonne gouvernance dont ils font preuve dans l’exercice de leurs fonctions, pour le développement de la commune. Tout en mettant l’accent sur la vulnérabilité sécuritaire de sa commune, le maire a également transmis au ministre les doléances de ses administrés. Entre autres doléances, il y a le désenclavement des grosses agglomérations avec la construction d’infrastructures routières dont l’axe Gomparou-Founougo-Kandèrou, la densification et l’extension du réseau électrique dans tous les arrondissements de la commune, puis la dotation en moyens roulants et le renforcement des effectifs des commissariats de Banikoara. Actualités 26 nov. 2021


Eclairage public au Bénin : la stratégie de gestion durable validée
Dona Jean-Claude Houssou a lancé, ce jeudi 25 novembre à Cotonou, les travaux de validation de la stratégie d’organisation, de financement et de gestion durable de l’éclairage public au Bénin. Ce document permettra de trouver des solutions aux difficultés qui minent le fonctionnement de l’éclairage public. Le renouveau de l’éclairage public au Bénin est enclenché à travers la mise en place d’une stratégie de gestion durable. Ce document élaboré avec l’appui des partenaires financiers et techniques a été validé par les divers acteurs. Faisant l’état des lieux en matière d’éclairage public, Arnaud Zannou, coordonnateur de l’Unité chargée des politiques de développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (Ucpder), a noté que bon nombre de lampadaires ne sont plus fonctionnels sur les axes routiers et dans les zones rurales. Ainsi, ils n’assurent plus le service public auquel ils sont dédiés. A la base de cette situation, il a identifié le non-transfert des infrastructures de l’éclairage public solaire aux mairies, le défaut de définition de dispositions claires et contractualisées pour la maintenance et l’entretien des installations, l’absence de mécanisme de gestion des lampadaires et de statistiques nationales, techniques et financières complètes et fiables sur l’éclairage public. A ceux-ci, il a ajouté le vandalisme généralisé sur les installations solaires, l’instabilité de tension sur le réseau conventionnel de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee), l’absence d’un mécanisme de facturation clair et approuvé entre les communes et la Sbee, etc.   Définir un nouveau cadre Face à ce tableau sombre, la mise en place d’une stratégie pour l’éclairage public s’est s’imposée. A en croire Arnaud Zannou, ce document doit permettre de définir « un nouveau cadre supra d’organisation, de financement et de gestion de l’éclairage public au Bénin». Ce document prend en compte toutes les dernières orientations et options prises par le gouvernement dans ce domaine, a-t-il assuré. Pour Jean Francis Tchèkpo, directeur général de l’Agence béninoise d’électrification rurale et de maîtrise d’énergie (Aberme), ce document doit être perçu comme un véritable gouvernail. Dans ce sens, il doit amener les acteurs impliqués dans l’éclairage public à « construire les bases sur lesquelles reposera désormais la gestion de l’éclairage public au regard de la spécificité » du Bénin. Pour ce faire, a-t-il souligné, les options techniques à faire doivent tenir compte autant des normes minimales de performance énergétique que du cadre réglementaire sur l’électrification hors réseau dont sa structure assure la mise en œuvre. La question de l’éclairage public est une préoccupation majeure, a rappelé Dona Jean-Claude Houssou, ministre de l’Energie. Précisant l’objectif du présent atelier de validation, il a signalé qu’il vise à examiner le rapport du consultant, à en analyser le fond et la forme afin de dégager les insuffisances éventuelles. Il s’agit aussi, a-t-il poursuivi, de consolider ce rapport en apportant les contributions substantielles. Tout cela, pour que le document soit un outil véritablement efficace permettant d’atteindre les performances attendues dans le domaine de l’éclairage public.   Par Alain ALLABI Actualités 26 nov. 2021


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