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Nouvelles

Financement durable de la protection sociale au Bénin: Le gouvernement et l’Unicef s’y emploient

Le directeur de cabinet du ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Rufino d’Almeida a procédé, lundi 17 septembre dernier à Cotonou, à l’ouverture de l’atelier de «validation du rapport d’étude sur l’espace budgétaire pour le financement durable de la protection sociale au Bénin ». L’étude vise à définir un système de financement durable pour la protection sociale en vue de la réalisation des droits humains, notamment des personnes vulnérables.

Comment faire face durablement aux problèmes que visent à résoudre les projets sociaux du gouvernement quand le financement des bailleurs arrivera à terme ? Le Bénin prend de l’avance sur la question. C’est dans ce cadre que s’est tenu lundi 17 septembre dernier à Cotonou, l’atelier de « validation du rapport d’étude sur l’espace budgétaire pour le financement durable de la protection sociale au Bénin ». Il s’agit d’examiner les dépenses de protection sociale ces dernières années, et d’identifier les besoins futurs en la matière.
L’étude situe le Bénin quant aux possibilités d’optimiser ses performances financières dans la réalisation de ses objectifs sociaux, explique le directeur général des Politiques de développement, Magloire Aguessy.
Selon lui, les gaps à combler par le pays en matière de financement durable de la protection sociale ne sont pas à négliger. «Le rapport sur la budgétisation sociale de 2016 indiquait que le Bénin est loin de la norme pour les investissements sociaux », relève-t-il. L’investissement dans le social revêt une nécessité, en ce sens qu’il « permet d’augmenter les facteurs de production en récupérant les pauvres pour les réintégrer dans le tissu productif», explique-t-il.
Le diagnostic que fait le représentant résident adjoint de l’Unicef, François Kampundu, renseigne également sur les défis à relever. « Malgré les progrès enregistrés par le Bénin, des goulots d’étranglement subsistent pour la mise en œuvre effective et coordonnée de la Politique holistique de protection sociale ; le financement durable de la protection sociale demeure une question clef non résolue », évoque-t-il. Il est donc important de réfléchir sur le mécanisme de financement propre qui assure la durabilité du système de protection sociale au Bénin.
D’où le présent rapport qui présente les « sources et le niveau actuel de financement et analyse les composantes de l’espace budgétaire en vue de déterminer celles qui sont susceptibles d’être accrues à court, moyen et long termes », développe-t-il.

Exigence des Odd

L’étude permet de répondre à une des exigences des Objectifs de développement durable qui recommande la priorisation des ressources domestiques pour le financement du développement.
En matière de protection sociale, l’engagement de l’Unicef aux côtés du gouvernement est total. Pour l’Unicef, la protection sociale est un axe clé du Plan stratégique à moyen terme 2018-2021 pour favoriser l’équité et la justice sociale et la réalisation des droits de l’enfant. L’équité signifie pour l’Unicef que chaque enfant a le droit de grandir en bonne santé, d’avoir une éducation de qualité et de vivre dans un environnement protecteur sans discrimination.
Son représentant résident adjoint, François Kampundu, insiste sur l’importance de la protection sociale. « La protection sociale est considérée aujourd’hui comme un puissant moyen de lutte contre la pauvreté et les inégalités et de promotion de l’équité ; elle se révèle un instrument efficace pour renforcer la résilience des enfants, des familles et des communautés », souligne-t-il. Il poursuit : « Elle permet le développement du capital humain en offrant aux pauvres et aux personnes vulnérables la possibilité d’améliorer leurs capacités et de rompre ainsi le cercle vicieux de la transmission de la pauvreté d’une génération à l’autre ».
Le gouvernement prend la mesure des défis. Son Programme d’actions et le plan national de développement offrent de nombreuses perspectives d’investissement dans le social. Le projet Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch) en est une preuve. « Le temps que met le gouvernement pour asseoir l’Arch atteste de sa volonté de mettre en place un véritable instrument social qui dure à travers les années », se convainc le directeur de cabinet du ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Rufino d’Almeida.
Ce projet permettra de protéger et de sortir les extrêmes pauvres de leur situation. « Nous ambitionnons de mettre en place un dispositif viable qui puisse être pérennisé au-delà des âges », dit-il pour souligner l’engagement du gouvernement en faveur de la protection sociale au Bénin.

 

Société 19 sept. 2018


Examen du projet de budget 2019 du Parlement: Les observations du ministre des Finances

Le ministre chargé des Finances n’approuve pas le projet de budget de l’Assemblée nationale gestion 2019 qui s’élève à 27 987 186 403 F Cfa et dont l’avant-projet était établi à 30 995 906 403 F Cfa contre 14 056 442 591 F Cfa pour les prévisions budgétaires 2018 en exécution. Romuald Wadagni a fait parvenir, ce mardi 18 septembre, au Parlement ses observations et orientations contraignant les députés à réviser substantiellement leurs ambitions à la baisse.

D’un montant de 30 995 906 403 F Cfa dans l’avant-projet au départ, le projet de budget de l’Assemblée nationale gestion 2019 passe désormais à 27 987 186 403 F Cfa contre 14 056 442  591 F Cfa pour les prévisions budgétaires de l’année 2018 en cours d’exécution, soit une hausse de 99%. Romuald Wadagni qui a demandé, lundi 17 septembre dernier, à quelques heures de l’examen du dossier, copie du projet de budget afin d’en prendre connaissance pour d’éventuelles observations, a fait parvenir ce mardi lesdites appréciations au Parlement. Celles-ci recommandent la réduction du montant de ce budget.
En effet, selon la correspondance n°2937/Mef/Dc/Sgm/Dgb/Dpself/Spsb au Parlement et dont copie a été distribuée à chaque député membre de la Commission des Finances et des Echanges, le ministre Romuald Wadagni rappelle aux députés les termes de la lettre de cadrage budgétaire que son ministère a adressée en juillet dernier à toutes les institutions de la République dont l’Assemblée nationale. Ce cadrage stabilise le fonctionnement général de l’institution parlementaire et ne prend pas en compte les dépenses non récurrentes liées à l’année de transition que constitue 2019 pour l’Assemblée nationale qui connaitra la fin du mandat de la septième législature et le début d’une autre. Ces dépenses non récurrentes concernent surtout, selon la lettre du ministre de l’Economie et des Finances, la prime de sevrage des députés qui ne seront pas réélus ; la prime d’installation des 83 députés de la huitième législature et les dépenses liées au renouvellement des véhicules des membres de la Conférence des présidents de l’Assemblée nationale composée des membres du bureau, des présidents des commissions permanentes et des présidents des groupes parlementaires.

15,7 milliards F Cfa de plafond

Romuald Wadagni évalue ces dépenses liées à l’année transitoire à la somme de 1 695 545 603 F Cfa à raison de 415 millions FCfa pour la prime d’installation des députés de la huitième législature ; 525 millions F Cfa pour les frais d’achat des véhicules des membres de la Conférence des présidents de l’Assemblée nationale et 405 545 603 F Cfa pour la prime de trois mois de sevrage à payer aux députés qui ne seront pas réélus, en considérant un taux de renouvellement de 50%. Le ministre de l’Economie et des Finances promet de compléter, sur budget national, des ressources additionnelles lorsque le taux de renouvellement des députés serait plus important que les 50% estimés. En termes clairs, pour le ministre de l’Economie et des Finances, si le budget de l’Assemblée nationale devrait connaître une hausse par rapport à celui de 2018, elle ne devrait pas dépasser la somme de 1 695 545 603 F Cfa liée aux dépenses non récurrentes ayant trait à l’année de transition. Si on considère les orientations et simulations du ministre Romuald Wadagni, le budget 2019 du Parlement devrait tourner autour de 15,7 milliards F Cfa et non les 27 987 186 403 F Cfa projetés par l’Assemblée nationale. Le ministre de l’Economie et des Finances va plus loin dans ses appréciations. Il fait une comparaison entre l’évolution des budgets du Parlement de 2014 à 2019 pour mettre en exergue le caractère exorbitant des prévisions budgétaires du Parlement pour l’année prochaine. Le tableau comparatif renseigne que le budget 2014 du Parlement est de 10 040 360 000 F Cfa contre 12 854 327 000 en 2015, (année de transition comme 2019), soit une hausse de 28%. Le budget de l’institution parlementaire est ensuite passé à la somme de 13 442 788 000 FCfa en 2016 ; 14 056 443 000 F Cfa en 2017 et 14 056 442 591 en 2018, observe l’argentier national. Romuald Wadagni invite le Parlement à prendre en compte ces observations, conformément aux termes du cadrage budgétaire qu’il a adressés à toutes les institutions de la République.
Les députés devraient examiner ce mardi 18 septembre le document. Mais ils ont différé la séance plénière à demain jeudi 20 septembre. Le temps de permettre à la Commission des finances et des échanges d’étudier les orientations de l’argentier national avant l’examen du document par la plénière. Il reste à savoir, au regard des orientations de l’argentier national, ce que décideront les députés dont l’institution jouit d’une autonomie financière et de gestion. L’issue de la plénière de demain nous édifiera.

Actualités 19 sept. 2018


Électrification rurale dans le département du Plateau: Trois arrondissements connectés au réseau électrique

Les populations de Towé et d’Igana dans la commune de Pobè et Ita-Djèbou dans la commune de Sakété peuvent désormais pousser un ouf de soulagement. Ces arrondissements ont été dotés d’ouvrages d’électrification réalisés par l’Agence béninoise d’électrification rurale et de la maîtrise d’énergie (Aberme) dont la mise en service a été effectuée, vendredi 14 septembre dernier par le ministre de l’Energie, Dona Jean Claude Houssou.

Le directeur général de l’Agence béninoise d’électrification rurale et de la maîtrise d’énergie (Aberme), Jean Francis Tchèkpo, affiche le sourire témoignant d'une misssion accomplie. Avoir réalisé les ouvrages d’électrification dans les arrondissements de Towé et d’Agana dans la commune de Pobè et d’Ita-Djèbou dans la commune de Sakété. 

Selon lui, construire une ligne électrique n’est pas chose facile. « Il faut traverser la rivière, traverser la brousse », explique-t-il en ajoutant qu’il faut aussi vivre les humeurs, les mécontentements et autres des populations, dans la mesure où chacun veut avoir de poteau électrique devant sa maison. Parfois, souligne-t-il, il faut se retrouver devant des cas de résistance où le terrain est non praticable. « Cette zone n’est pas facile », fait remarquer Jean Francis Tchèkpo qui explique que, malgré tout, son agence a tout mis en œuvre pour rester dans le délai qui lui avait été prescrit par le contrat.
Conscient que sans énergie, il n’y a pas développement, le chef de l’Etat, selon le ministre de l’Energie, Dona Jean Claude Houssou, a inscrit comme priorité ce secteur dans le Programme d’action du gouvernement (Pag). « La volonté y est. Et là où il y a la volonté, l’on peut tout faire», précise le ministre de l’Energie qui partage sa joie avec les populations des trois arrondissements du Plateau bénéficiaires du projet. « Ce n’est que le commencement», a insisté Dona Jean Claude Houssou qui a invité les populations à entretenir les ouvrages mis à leur disposition.
Que ce soit à Towé, Igana ou à Ita-Djèbou, les chefs d’arrondissements Paul Ayéromi Sourou, Antoine Oïchabouyi et Noël Kouchemi de même que les maires des communes de Pobè, Paul Odjo Fakorédé, et de Sakété, Pierre Adéchi Ayéladé, ont pris l’engagement de sensibiliser les populations pour que les actes de vandalisme et de vol ne soient pas enregistrés sur les réseaux. Ils ont souhaité que les réseaux soient étendus à d’autres hameaux des localités au lieu de s’arrêter seulement aux chefs-lieux des arrondissements.
Les élus locaux et communaux seront appuyés par le préfet du département du Plateau, Valère Sètonougbo qui a remercié le gouvernement pour avoir pensé aux populations de son département. « Là où il y a de la lumière, l’obscurité recule, de même que l’insécurité qui disparaît », se réjouit le préfet du département du Plateau qui salue la vision du chef de l’Etat.

Les caractéristiques

A Towé dans la commune de Pobè, les travaux concernent la fourniture et la pose de 6882 mètres linéaires de réseau haute tension de 20 kv ; 1622 mètres linéaires de réseau basse tension; un transformateur H160, 20 kv/400 v-50 kva. Dix lampadaires de puissance 150 w chacun ont été installé. Ce projet dont le coût total des travaux est de 182 millions de francs Cfa impactera 320 ménages, soit environ 1500 habitants.
Pour ce qui est de l’arrondissement d’Igana dans la même commune, les travaux concernent également la fourniture et la pose de 8200 mètres linéaires de réseau haute tension de 20 kv; 3556 mètres linéaires de réseau de basse tension, un transformateur H160, de 20 kv/400v-160kva. Dix lampadaires de puissance 150 w chacun sont installés. Le coût total de ce projet est de 140 millions de francs Cfa. Il impactera 320 ménages, soit environ 1500 habitants.
La dernière ligne mise en service dans le Plateau à Adjégounlè dans l’arrondissement d’Ita-Djèbou dans la commune de Sakété concerne la fourniture et la pose de 8228 mètres linéaires de réseau haute tension 20 kv; 5400 mètres linéaires de réseau basse tension. Il est posé ici deux transformateurs H160, 20 kv/400 v-100 kva et 10 lampadaires de puissance 150 w chacun. Le coût total des travaux ici est de 294 millions de francs Cfa. C’est un projet qui impactera 400 ménages, soit environ 2000 habitants?

Société 18 sept. 2018


Réunion trimestrielle Bceao (Bénin) et APbef: L’activité économique en progrès au Bénin et dans l’Umoa
[caption id="attachment_30774" align="alignnone" width="1024"]Alain Komaclo, directeur national de la Bceao, au cours de la conférence de presse[/caption]

La direction nationale de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) pour le Bénin et l’Association professionnelle des banques et établissements financiers (Apbef) ont tenu vendredi 14 août dernier à Cotonou leur troisième réunion de concertation au titre de l’année 2018. Ce fut l’occasion d’examiner de près la situation économique et récente de l’Union monétaire ouest-africaine (Umoa) et du Bénin.

« Nous avons noté avec satisfaction les progrès enregistrés en terme de croissance et de stabilité des prix au cours du deuxième trimestre 2018. Ainsi, à l’échelle de l’Union, le taux de croissance économique réel est estimé à 6,5% en glissement annuel et le taux d’inflation est ressorti à 0,7% », a laissé entendre le directeur national de la Bceao pour le Bénin, Alain Komaclo, au terme de la troisième réunion de concertation au titre de l’année 2018 entre la Bceao (Bénin) et l’Apbef. Selon les conclusions de leurs échanges, l’activité économique au Bénin a progressé de 5,8% en glissement annuel au deuxième trimestre de 2018, après une réalisation estimée à 5,6% au premier trimestre. Quant au niveau général des prix, il s’est inscrit en hausse de 1% contre 1,1% au premier trimestre, demeurant toutefois en dessous du plafond communautaire de 3%.

Lors de cette rencontre trimestrielle, les cadres de la Bceao (Bénin) et les directeurs généraux d’établissements de crédit ont en effet évalué la situation économique de l'Umoa et celle du Bénin. « Le contexte économique est important, autant pour l’institut d’émission que pour les banques et pour l’ensemble des acteurs de l’économie », c’est à en croire le directeur national de la Bceao pour le Bénin ce qui justifie la tenue de cette réunion trimestrielle. Elle aura également permis de passer en revue les divers projets initiés par la Bceao dans le but de renforcer la résilience du système bancaire et d’améliorer le financement des économies de l’Union. Au nombre de ceux-ci, le dispositif de soutien au financement des Pme et Pmi dans l’Umoa, qui a été lancé au Bénin le 2 août dernier. La rencontre s'est achevée avec un échange ouvert sur les contraintes auxquelles font face les acteurs financiers.

Les établissements de crédit face aux enjeux du Bic et de la Centif

Lors de cette troisième réunion entre la Bceao et l’Apbef au titre de l’année 2018, le directeur pays du Bureau d’information sur le crédit (Bic) et le président de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif) ont sensibilisé les directeurs généraux sur les attentes de leurs structures vis-à-vis du système bancaire. Projet structurant initié par la Bceao, le Bureau d’information sur le crédit (Bic) a pour objectif de réduire l’asymétrie d’information sur le marché du crédit en vue d’atténuer les coûts d’accès au financement, de contribuer à un meilleur accès au crédit, d’accroître le financement des économies des Etats membres de l’Union, d’améliorer la gestion du risque de crédit par les établissements de crédit et d’améliorer le climat des affaires dans les Etats membres de l’Union. Les Bic doivent permettre de faire face aux enjeux de la réduction sensible du taux de dégradation des portefeuilles des banques, de l’expansion du financement de l’économie et de l’accélération de l’alimentation de la base de données. Ainsi, les directeurs généraux ont été sensibilisés sur la nécessité de contribuer davantage à l’alimentation de la base de données du Bic d’une part et d’autre part ont été invités à améliorer le taux de consultation des rapports de solvabilité de leurs clients dans la base Bic et à intensifier les actions au sein de leurs établissements en vue d’accroître le taux de recueil de consentements de leurs relations.
En ce qui concerne la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif), les communications ont porté sur les résultats et les recommandations de l’évaluation nationale des risques de blanchiments de capitaux et de financement du terrorisme relativement au secteur bancaire ainsi que les diligences préparatoires à l’évaluation mutuelle du dispositif de lutte contre ces infractions économiques. Dans ce cadre, les membres de l’Apbef-Bénin ont été invités à poursuivre les efforts de collaboration étroite avec la Centif pour favoriser la conformité intégrale du système bancaire béninois aux standards internationaux en matière de lutte contre la délinquance financière.
Pour le président de l’Apbef, Lazare Komi Noulekou, les avantages du Bic et la nécessité de collaborer avec la Centif sont des impératifs dans la réduction du taux d’asymétrie d’information et dans le renforcement de la crédibilité du système bancaire béninois. Toutes choses qui permettront de renforcer l'économie et de la rendre plus compétitive.

Société 18 sept. 2018


Assainissement du secteur de la santé: Préfets et directeurs départementaux impliqués
[caption id="attachment_30772" align="alignnone" width="1024"]Les préfets exhortés à s'impliquer davantage dans la lutte pour l'assainissement du secteur de la santé[/caption]

Les ministres de la Santé, Benjamin Hounkpatin, de la Justice et de la Décentralisation ont rencontré, vendredi 14 septembre dernier à Cotonou, les préfets, directeurs départementaux de la Santé et de la Police républicaine. Ceci en vue de les impliquer davantage dans la lutte contre les cliniques, centres de santé et les morgues non autorisés. 

Déterminé à mener une lutte contre les cliniques et centres de santé privés, pharmacies et morgues non autorisés, le gouvernement a opté pour l’implication des autorités en charge de la sécurité et de la santé. Après les acteurs de la santé, le ministre Benjamin Hounkpatin a rencontré les préfets des douze départements du Bénin, les directeurs départementaux de la Santé et de la Police républicaine, en présence des ministres de la Justice et de la Décentralisation. 

« La santé n’a pas de prix et la sécurité doit passer par la santé », précise le ministre de la Santé à l’entame de cette rencontre. D’où son appel aux préfets, directeurs départementaux de la Police républicaine et de la Santé afin qu’ils prennent le devant de cette lutte que le gouvernement entend mener pour le bien-être des populations. Ainsi, par des actions concertées et l’appui des procureurs, ils sont appelés à mettre fin au phénomène de manipulation irresponsable des corps dans les morgues, aux pratiques rétrogrades et inappropriées et soins ne respectant aucune norme dans les cliniques non autorisées ainsi qu’à la prolifération d’échoppes de vente de faux médicaments.
Ces diverses actions envisagées, selon le ministre de la Santé, contribueront à assainir le secteur.
« Les morgues, que ce soit à l’intérieur du pays ou au cœur des grandes villes, ne respectent pas les normes. Ce qui aggrave les problèmes de santé des populations », a déploré le préfet Modeste Toboula.
Régler les divers problèmes qu’il a évoqués, pour Benjamin Hounkpatin, participera à l’amélioration substantielle des indicateurs de santé.
Les populations pourront ainsi avoir accès à des centres de santé équipés et se feront suivre par des agents qualifiés. Il sera aussi question de veiller à la qualité de l’accueil et des soins.
Selon les préfets, la lutte se mène déjà sur le terrain et il ne reste qu’à la renforcer. Ils ont donc saisi l’opportunité pour faire part aux ministres de leurs difficultés sur le terrain de même que les problèmes à régler pour l’efficacité de cette lutte. Au nombre de ces difficultés, ils ont cité les différends frontaliers avec les pays voisins, les dépôts pharmaceutiques illégaux, la réticence des élus locaux à s’engager dans la lutte de peur d’être déboutés par leurs électeurs, les problèmes logistiques, l’absence d’une feuille de route, de dépôts pour le stockage des produits et du matériel saisis, etc.
Des inquiétudes que les ministres présents ont tenté de dissiper en les rassurant de la mise à leur disposition de moyens nécessaires pour réussir la mission.
Une large part sera accordée par ailleurs à la sensibilisation des populations.

Santé 18 sept. 2018


Lutte contre la tuberculose: Nouveau centre de traitement à Za-Kpota
[caption id="attachment_30771" align="alignnone" width="1024"]Des responsables du centre lors de l’ouverture à Za-Kpota[/caption]

Un nouveau pas vient d’être franchi dans la lutte contre la tuberculose dans le département du Zou. Un centre de dépistage et de traitement de la maladie a été mis en service, vendredi 14 septembre dernier, au centre de santé de Za-Kpota.

C’est une délégation du Programme national de lutte contre la tuberculose (Pnt) conduite par Dr Ablo Prudence Wachinou qui a procédé au lancement officiel des activités du centre de dépistage et de traitement de la tuberculose, avec la remise d’outils et de médicaments pour son fonctionnement.Ceci en présence de Dr Hénok Ogboni, médecin-chef du centre de santé de Za-Kpota entouré de son personnel. A l’instar des autres centres, ce nouveau centre de dépistage de la tuberculose de Za-Kpota est doté d’une équipe formée pour le traitement de cette maladie et équipé du matériel nécessaire pour prendre en charge les cas. 

Les malades bénéficient gratuitement des services à l’exception de l’examen de radiologie si nécessaire.
Au cours de la symbolique cérémonie de remise des outils pour le centre, le médecin-chef Hénok Ogboni, au nom du centre de santé, s’est réjoui du choix de sa structure pour abriter ce centre de dépistage et de traitement de la tuberculose. Un geste qui réduit la distance aux malades de la localité obligés de se rendre à Bohicon, fait-il observer. Désormais, les malades sont pris en charge de bout en bout à Za-Kpota et ne seront plus référés ailleurs pour la solution à ce problème de santé. Mieux, tout ceci sera fait gratuitement jusqu’à la guérison.
A son tour, Dr Ablo Prudence Wachinou, représentant le Pnt, a rappelé l’importance de la lutte contre la tuberculose, une maladie grave et contagieuse qu’il faut rapidement et absolument prendre en charge. Maladie contagieuse, la tuberculose se transmet d’un malade à une personne saine par la toux, l’éternuement et autres, rappelle-t-il.
Et, c’est en vue de l’amélioration de la couverture en soins antituberculeux de la population de Za-Kpota et environs que le ministère de la Santé, à travers le Programme national de lutte contre la tuberculose (Pnt) a décidé de la création du centre de dépistage et traitement au sein de centre de santé communal de Za-Kpota. Dr Wachinou, en remettant les outils et produits au personnel de ce nouveau centre, a rassuré les uns et les autres sur l’engagement du Pnt à assister ce centre afin que la prise en charge des malades soit sans faille et que Za-Kpota ne traîne plus de malades cachés dans les hameaux sans soin. Il indique aussi que de façon périodique, le Pnt s’engage à y faire des descentes pour évaluer ce qui s’y fait et ravitailler en médicaments, réactifs et autres médicaments nécessaires pour la prise en charge des malades appelés à fréquenter le centre.
Depuis plusieurs années, le Pnt assure la surveillance des déclarations périodiques des cas de tuberculose identifiés dans ses unités périphériques de prise en charge. Le programme apporte aussi des vivres pour venir en aide aux malades. Puis, à l’équipe du centre désormais opérationnel, il est prévu la mise à disposition d’une moto pour aller sur le terrain détecter et convaincre les malades qui restent encore ignorants des dispositions sanitaires prises pour lutter contre le mal.
La gratuité du dépistage et des médicaments octroyés aux patients dans ce centre a été saluée par le représentant du chef d’arrondissement de Za-Kpota-Centre, Bienvenu Soho. Il assure que la sensibilisation de la communauté tient une place dans sa mission.

Santé 18 sept. 2018


Face aux changements climatiques: « Le Bénin dispose d’un arsenal bien huilé », dixit Carin Karl Atondé
[caption id="attachment_30769" align="alignnone" width="1024"]Carin Karl Atondé[/caption]

Très perceptibles, les effets des changements climatiques se manifestent déjà par la montée des eaux, les inondations avec leurs conséquences au Bénin, aggravées par le décalage de la saison... Carin Karl Atondé, chargé de programme énergie et climat à Jeune volontaire pour l’environnement (JVE-Bénin), une Organisation non gouvernementale à Cotonou, ne doute pas de la capacité du Bénin à faire face aux effets pervers des changements climatiques. Il enseigne que la résilience est un moyen d’adaptation pour y parvenir.

La Nation : Le gouvernement béninois fait de la lutte contre les changements climatiques son cheval de bataille. Comment percevez-vous les différentes politiques mises en place?

Carin Karl Atondé : Effectivement, le gouvernement du Bénin a posé un acte fort dans cette période-ci en se dotant d’une loi portant sur la réglementation des changements climatiques. Avec cette action, le Bénin se classe parmi les tout premiers pays à se doter d’une telle législation qui normalement, à notre entendement, devra permettre de lutter à court, moyen et long termes contre les effets néfastes des changements climatiques et permettre un tant soit peu une résilience de nos communautés à la base. Donc, cette loi vient à point nommé pour entrer dans la danse de tous les textes réglementaires qui existent déjà, de toutes les conventions internationales et de tous les accords signés par le Bénin notamment l’accord de Paris et les différentes conventions liées aux changements climatiques. Elle permet de renforcer, au niveau national, l’action gouvernementale mais aussi de coordonner un peu celles des Ong pour pouvoir nous arrimer à cette politique dont l’objectif est de permettre de lutter efficacement contre les changements climatiques.

Parlant de la Cop, la 22e édition est allée dans le même sens. Aujourd’hui, avez-vous le sentiment que ses résolutions sont appliquées véritablement au Bénin ?

Jve-Bénin comme Jve dans les autres pays participe activement aux différentes conférences des parties Cop. Depuis 2010, nous sommes présents aux côtés des gouvernements pour constituer une sorte de lobbying en faveur de la prise des décisions effectives liées aux priorités de nos pays en matière de lutte contre les changements climatiques. Effectivement, nous avons participé à la Cop 22 de Marrakech, également à la Cop 23 à Bonn et à la Cop 24 qui se prépare à Katowice connaîtra également notre participation. Et il faut dire que depuis l’accord de Paris et la Cop 21, nous stagnons un peu sur le plan continental ou même international, parce qu’un certain nombre de résolutions ne sont pas encore prises. L’opérationnalisation de l’accord de Paris qui constitue un point de départ pour une lutte beaucoup plus affirmée contre les changements climatiques n’est pas encore effective, parce qu’il y a un certain nombre de levier et goulot d’étranglement à lever notamment concernant la finance climatique, le transfert de compétence, les pertes et préjudices et beaucoup d’autres thématiques qui font qu’en termes d’actions concrètes, nous naviguons à vue encore, à chaque Cop depuis la Cop 21 ou la Cop 22. Il est prévu un certain nombre de positions à défendre afin de tendre vers des outils beaucoup plus concrets et solides pour combattre les effets des changements climatiques. Mais il faut dire que jusque-là, rien n’est encore fait.
Pour la Cop 24, les positions sont en train d’être définies au niveau des Osc intervenant dans le domaine de l’environnement. Nous travaillons en réseau évidement, notamment dans le réseau climat et développement et d’autres réseaux. Nous établissons des modes de position que nous défendons à la Cop. Donc cette année également, nous allons défendre toutes les thématiques que j’ai évoquées plus haut. La question de la prise en compte du genre dans les changements climatiques, des questions d’opérationnalisation de l’adaptation de notre agriculture aux changements climatiques, de finance climat avec le Fonds vert; le Fonds d’adaptation, etc. les différents dossiers disponibles pour un accès aux structures ne sont pas encore totalement ouverts et sont restreints à certaines organisations qui n’arrivent pas forcément à délocaliser les ressources au niveau local. Toutes ces questions seront des questions pertinentes à discuter lors de la Cop 24 qui, nous l’espérons, pourra déboucher sur des décisions marquantes et où l’Afrique pourra effectivement faire entendre sa voix et faire entendre les priorités qui sont les siennes.

Parlant de la maîtrise des effets pervers des changements climatiques, quelle est la responsabilité de la population ?

Nos populations savent comment s’adapter d’une certaine manière aux différentes conséquences des changements climatiques qui existent depuis très longtemps parce qu’il suffit juste d’une hausse de température à un moment où il n’en faut pas. Ce sont les changements climatiques qui sont la conséquence. Qu’il pleuve, plus qu’il n’en faut, que cela crée des inondations, ce sont les changements climatiques. C’est même l’actualité du Bénin où nous faisons face à des inondations terribles. Que ça soit au Sud comme au Nord où récemment des ponts ont cédé, des millimètres de pluies qui tombent sur nos villes et qui mettent nos populations sous l’eau, cela est dû aux changements climatiques. Et des alertes sont lancées, les autorités font leur travail du mieux qu’elles le peuvent mais ce n’est pas encore suffisant. Il faut pouvoir anticiper sur les conséquences de ces changements climatiques, de sorte à permettre aux populations d’avoir d’abord l’information en amont, de savoir comment faire, quels sont les moyens dont elles disposent pour pouvoir faire face à ces réalités lorsqu’elles se présentent pour pouvoir dire maintenant qu’elles peuvent prétendre à la résilience.

La résilience, de quoi retourne ce terme ?

Dans résilience, il faut comprendre résister. Résister à de la pression extérieure. Cela veut dire lorsque vous avez un mal qui vous frappe, qui vous touche et vous devriez pouvoir disposer de moyens ou d’alternative pour y faire face et vous adapter pour survivre. Si vous n’êtes pas résilient, c’est que vous disparaissez. Donc, la résilience dans le domaine des changements climatiques, c’est pouvoir faire face à leurs conséquences néfastes. Quand je prends l’exemple des inondations qui peuvent sévir à n’importe quelle période de l’année, il faut que les populations, si l'on veut atteindre la résilience, puissent disposer d’alternative, de système d’alerte, de tout ce qui est plan de contingence pour ne pas subir les effets pervers de ces inondations dans leur mode d’existence et de survie.

Est-ce complexe aux communautés d’atteindre la résilience ?

La résilience n’est pas facile à atteindre parce que vous pouvez vous adapter à une des conséquences des changements climatiques et qu’une autre vous affecte au même moment. Donc, il faut trouver le juste milieu. Déjà il faut impliquer les populations dans l’aspect information, sensibilisation, leur donner les moyens, les outils qu’il faut pour s’adapter et je pense qu’elles feront le travail. Depuis la nuit des temps, nos ancêtres ont des manières d’adapter nos cultures pour qu’on n’ait pas des grosses pertes de rendement au niveau de l’agriculture. Nos populations savent faire face aux inondations dans les zones où nous avons les lacs et les lagunes qui débordent. Donc, je crois qu’avec un peu plus d’implication de tous les acteurs à tous les niveaux, que ce soit le gouvernement, les organisations de la société civile et même les populations, tout le monde a sa partition à jouer pour que nous puissions sortir un peu de ces réalités qui, lorsqu’elles nous arrivent, créent d’énormes pertes, des dommages dans les domaines socio- économique et environnemental.

Y-a-t-il une chance pour le Bénin de venir à bout des changements climatiques ?

Le Bénin dispose de toutes les ressources possibles pour faire face à ces changements climatiques. Le Bénin a élaboré ses contributions de telle manière qu’au niveau national, il dispose de sa troisième communication nationale sur les changements climatiques, récemment le vote de la loi sur les changements climatiques... Nous disposons d’un arsenal bien huilé pour pouvoir faire face aux changements climatiques. Mais il faut y ajouter l’action pertinente. L’action pertinente, c’est déterminer la valeur de vulnérabilité des populations et des zones aux changements climatiques. Et pour cela, nous disposons d’un outil que nous avons pu découvrir grâce à un de nos partenaires Synergie paysanne qui est l’un des regroupements des organisations paysannes qui font le plaidoyer pour le changement climatique. Un outil est appelé Evaluation des risques liés aux catastrophes des changements climatiques. Il s’agit d’un outil très pratique qui permet d’orienter les différents projets de développement, les projets communautaires vers la prise en compte des risques de catastrophe et les risques liés aux changements climatiques.
Nous mettons aussi en place une initiative d’autonomisation d’un certain nombre de couches principalement les femmes. Actuellement, nous avons une initiative en faveur des femmes fumeuses de poisson. Cela vise à vulgariser des fours pour améliorer le fumage des poissons afin de réduire les conséquences sanitaires et environnementales liées au fumage traditionnel. Toutes ces initiatives et le travail que nous faisons sur la finance climat avec notre rôle de point focal national du réseau des Ong du Fonds d’adaptation nous permettent de concert avec les autorités nationales de règlementation de contribuer à une force de décision pour les gouvernants en matière de lutte contre les changements climatiques au Bénin.

Parlez-nous un peu de ce que vous faites au sein de votre structure pour accompagner l’Etat dans cette politique ?

Jve au Bénin travaille beaucoup plus sur les questions de plaidoyer et d’adaptation des communautés aux effets pervers des changements climatiques. En matière de plaidoyer, nous agissons comme force de proposition, de veille citoyenne ou éco-citoyenne afin de faire prévaloir la voix des communautés les plus vulnérables, à savoir les jeunes et les femmes, qui sont affectés par les effets des changements climatiques. Sur le plan d’action, nous menons beaucoup plus de campagnes de plaidoyer et de sensibilisation. Nous faisons également de l’éducation relative aux changements climatiques, à l’environnement, à l’énergie et à toutes les thématiques sur lesquelles nous intervenons. Nous mettons également en œuvre des projets qui couvrent un certain nombre d’Objectifs de développement durable (Odd) et qui touchent de façon transversale les changements climatiques. Nous mettons en œuvre des initiatives orientées vers les énergies renouvelables. Nous mettons aussi en œuvre des projets liés à la finance climat, notamment le Fonds d’adaptation, le Fonds vert pour le climat dans lequel nous sommes impliqués et les processus nationaux d’adaptation?

Environnement 18 sept. 2018


Promotion de l’excellence en milieu scolaire du Couffo: L’Association Afossogbé gratifie les meilleurs apprenants d’Avétuimey
[caption id="attachment_30768" align="alignnone" width="1024"]René Missohou, président de l’Association Afossogbé, remettant un lot de kit scolaire à un élève méritant[/caption]

L’école primaire publique d’Avétuimey, dans le département du Couffo a servi de cadre dans la soirée du dimanche 16 septembre dernier à une cérémonie de remise de prix organisée par l’Association Afossogbé à l’intention des lauréats des derniers examens de fin d’année et des deux premiers des classes du CI au CM II.

Le bureau de l’Association des jeunes volontaires pour le développement Afossogbé s’est rendu, dimanche dernier à Avétuimey, dans l’arrondissement d’Azovè, les bras chargés de présents pour gratifier les apprenants qui se sont fait remarquer par leurs efforts. Au nombre d’une soixantaine, les apprenants à l’honneur sont les trente-et-un lauréats enregistrés, pour le compte de la localité, au Certificat d’études primaires (Cep) et les neuf admis au Brevet d’études du premier cycle (Bepc) ainsi qu’une vingtaine d’écoliers, à raison des deux premiers classés à la tête des effectifs des classes du CI jusqu’au CM II. Chacun de ces brillants apprenants d’Avétuimey a été doté d’un kit scolaire composé, entre autres articles, de cahiers de 100, 200 et 300 pages, de cahiers de Tp, de bics et d’ouvrages pédagogiques. Toute chose devant les soulager par rapport aux fournitures scolaires à mobiliser dans le cadre de la rentrée scolaire. Le moment a été choisi à dessein pour apporter cette assistance aux populations d’Avétuimey ville située à un kilomètre de la ville d’Azovè en allant vers la commune de Klouékanmè.

« Nous avons choisi la veille de la rentrée pour effectuer ce geste parce que, conscients qu’il est difficile pour nos parents surtout au village de financer la totalité des fournitures scolaires », confirme René Missohou, président de l’Association Afossogbé. Mettant l’accent sur l’importance qu’accorde leur creuset à la promotion de l’excellence en milieu scolaire, René Missohou explique, par ailleurs, que la cérémonie de gratification vise à créer une saine émulation dans le milieu scolaire à Avétuimey. Il a invité les parents et apprenants à s’inspirer du vécu des donateurs, pour ne jamais baisser les bras face aux difficultés. « Nous avons connu nous-mêmes ces difficultés avant de devenir ce que nous sommes. C’est une fierté pour les parents de nous voir réussir et de comprendre qu’il est important d’instruire les enfants que de les préférer dans les champs », a confié au nom de ses pairs, René Missohou.
Reconnaissants envers leurs bienfaiteurs, le chef du village, Donatien Dogblé, le porte-parole des parents d’élèves et les lauréats Steev Tohouénou et Sidoine Ehoui, représentants leurs pairs, ont tour à tour promis de ne pas décevoir les attentes. « Les fournitures vont m’aider à être première de la classe de sixième », a promis la jeune collégienne, Sidoine Ehoui.
Créée en février 2016, l’Association Afossogbé n’est pas à sa première intervention à Avétuimey. Elle y a organisé des cours de vacances en 2016 et en 2017, fait des dons de cahiers d’activités et de manuels scolaires à plus de 400 écoliers et fait bénéficier des cours de renforcement aux écoliers du CM II avant leur présentation au Cep. Autant d’activités qui ont nécessité la mobilisation d’environ un million cinq cents mille francs Cfa.

Société 18 sept. 2018


Rentrée scolaire 2018-2019: Pour une année fructueuse dans l’Ouémé !

L’école béninoise s’éveille de nouveau. A Porto-Novo comme dans les autres communes de l’Ouémé, la rentrée des classes est effective, depuis ce lundi 17 septembre, avec le souhait d’une année scolaire apaisée et fructueuse.

Vive la rentrée scolaire 2018-2019 ! Apprenants, enseignants et autres acteurs du système éducatif béninois ont repris le chemin des classes depuis ce lundi 17 septembre, pour un nouveau cycle scolaire de neuf mois. Cette rentrée est effective dans toutes les écoles aussi bien publiques que privées de Porto-Novo, à l’exception de certains établissements des zones lacustres qui doivent encore attendre quelques semaines du fait des inondations.
Les cours ont effectivement démarré en trombe dans le privé dont les écoles La Merveilleuse, la Cité et les Jumelles. Enseignants et écoliers étaient tous en classe déjà à 9 heures. L’heure était à la publication des emplois du temps et à la prise de contact. La situation est la même dans plusieurs complexes scolaires du secteur privé.
Mais les choses sont encore à la traîne au niveau de plusieurs établissements du secteur public surtout de l’enseignement secondaire à Porto-Novo. Cela est dû à certaines situations auxquelles sont confrontées les écoles du secteur public. Ce constat a été fait hier par le préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy, qui a sillonné, comme de tradition, certaines écoles publiques pour s’assurer de l’effectivité de la rentrée des classes. Il avait à ses côtés le maire de Porto-Novo, Emmanuel Zossou, le directeur départemental chargé des Enseignements maternel et primaire, Alain Houssou et le directeur départemental en charge de l’Enseignement secondaire, technique et de la formation professionnelle, Bertin Dansou. Plusieurs établissements dont les écoles primaires publiques de Djègan-Kpèvi et de Hinkoundé et les Collèges d’enseignement général de Djègan-Kpèvi et de Koutongbé ont reçu les autorités. Les responsables des établissements scolaires sillonnés ont saisi l’occasion de la tournée des autorités départementales pour égrener le chapelet de leurs difficultés.
Au complexe scolaire public de Hinkoundé, plusieurs salles de classe ne tiennent plus debout, les toitures sont délabrées et l’école est sans clôture. Le directeur du complexe, Christophe Zinsou, et le président de l’Association des parents d’élèves (Ape), Ganiou Liamidi, ont plaidé pour la réhabilitation de ce complexe. Ils disent avoir écrit partout dont à la mairie pour attirer l’attention des autorités sur l’état de délabrement de l’école. Ce qu’a reconnu le maire Emmanuel Zossou tout en appelant les responsables de l’école à la patience. Selon lui, le processus est en cours pour aboutir à la passation des marchés pour la réhabilitation de cette école. Il a informé de ce que le gouvernement a octroyé à la mairie 14 millions F Cfa pour réhabiliter les écoles délabrées. Ce montant s’ajoutera aux 20 millions F Cfa prévus par la mairie dans le budget 2018 pour les travaux de réfection des écoles maternelles et primaires. Mais ces 34 millions F Cfa sont insuffisants face aux nombreux besoins sur le terrain, fait savoir Emmanuels Zossou. Pour la clôture, le chef de l’établissement a été invité à saisir le ministre, entendu que cette doléance dépasse les prérogatives du conseil municipal, clarifie Alain Houssou.
Le préfet Joachim Apithy a invité les responsables de l’école, malgré ces difficultés, à donner le meilleur d’eux-mêmes pour de meilleurs résultats?

Education 18 sept. 2018


Championnat d’Afrique de gymnastique aérobic: Les gymnastes béninois rentrent avec 10 médailles

Le Bénin a remporté 10 médailles (3 en Or, 5 en Argent et 2 de Bronze) au dernier championnat d’Afrique de gymnastique aérobic au Congo qui s’est achevé vendredi dernier à Brazzaville. La délégation béninoise conduite par Isidore Leonid Gbaguidi, président de la Fédération béninoise de gymnastique, est revenue samedi 15 septembre dernier au bercail.

Auréolés de 10 médailles au championnat d’Afrique de gymnastique aérobic à Brazzaville au Congo, les gymnastes les béninois ont réussi à porter haut l’étendard du Bénin à cette compétition. Ils sont montés sur la plus haute marche du podium en mixte paire et en solo dame, et homme chez les juniors avec les athlètes Rodrigue Thachegnon Ahissou et Amdivie Tona Kouhounha. Chez les seniors, Fernand Dieudonné Kitty et Alexandrine Clarita Gninou ont décroché la médaille de bronze en équipe après avoir gagné la médaille d’argent en mixte paire. A leur descente d’avion, le président de la Fédération béninoise de gymnastique, Isidore Léonide Gbaguidi, s’est dit honoré de la performance de ses gymnastes qui ont créé une fois encore la sensation au niveau continental après leur brillante prestation aux Jeux africains de la jeunesse. « Nous sommes de nouveau honorés au niveau africain avec les résultats obtenus lors de ce championnat » a-t-il déclaré. Il promet de continuer dans ce sens afin qu’à travers ses gymnastes, le drapeau béninois flotte à travers le monde entier. Le directeur technique national adjoint, Innocent Yaka, pense que ces succès restent le fruit de plusieurs années de travail. Il fait le vœu de travailler davantage pour conduire loin les gymnastes.

Sports 18 sept. 2018


1131 - 1572