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Le projet de budget de l’Assemblée nationale gestion 2019 pourrait être examiné et voté ce mardi 18 septembre par les députés. Les travaux ont été avortés ce lundi 17 septembre, du fait du souhait du ministre de l’Economie et des Finances de jeter un coup d’œil sur le document avant son adoption.
Le sort du projet de budget de l’Assemblée nationale tel qu’élaboré et retenu par les questeurs de concert avec les membres du bureau du Parlement est désormais dans les mains du ministre de l’Economie et des Finances. Le dossier devrait être examiné ce lundi 17 septembre par la plénière. Mais il ne l’a plus été à cause du ministre de l’Economie et des Finances qui a souhaité jeter un coup d’œil sur le document avant son vote. Romuald Wadagni qui était au palais des Gouverneurs à Porto-Novo a pris une copie du projet de budget et a promis de faire parvenir au Parlement ses observations éventuelles dans un bref délai. L’information a été apportée ce lundi par le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji qui a appuyé le président de la Commission des Finances et des Echanges du Parlement, Raphaël Akotègnon. Selon ce dernier, la plénière ne pouvait pas examiner ce dossier à cause de quelques derniers réglages à opérer sur le document. Cette interférence du ministre de l’Economie et des Finances n’a pas du tout plu au premier questeur de l’Assemblée nationale qui a élaboré, avec le deuxième questeur, l’avant-projet de budget de l’institution parlementaire. Valentin Aditi Houdé s’est offusqué de ce que le ministre de l’Economie et des Finances demande à avoir une copie du document budgétaire en vue de faire d’éventuelles observations. Pour lui, cette situation est une première depuis 1995 qu’il est au Parlement. En fait, pour Valentin Aditi Houdé, l’Assemblée nationale est une institution qui jouit d’une autonomie financière et de gestion. Partant de ce principe, il ne revient pas à un ministre de l’Economie et des Finances de faire des appréciations sur le contenu du projet de budget déjà distribué depuis vendredi 14 septembre dernier à chaque député. Valentin Aditi Houdé estime que si le projet de budget a un problème c’est d’abord à lui qui l’a élaboré qu’il faut se référer et non au président de la Commission des Finances. Le premier questeur sera apaisé par le président de l’Assemblée nationale qui estime que de ses vingt-sept ans d’expériences parlementaires, il ne revient pas à lui d’empêcher un ministre de l’Economie et des Finances de voir le contenu d’un avant-projet de budget du Parlement avant son examen et son adoption par la plénière. L’examen du dossier a été renvoyé à ce mardi 18 septembre avec l’espoir que le ministre Romuald Wadagni déposera ses observations avant l’ouverture des travaux sur le projet de budget. Lequel s’élève à la somme de 30 995 906 403 F Cfa. Ce projet de budget est en hausse de plus de 100 % par rapport au budget du Parlement gestion 2018 en cours d’exécution et qui est évalué à 14 056 442 591 FCfa. Cette augmentation exponentielle du simple à plus du double peut se justifier. Elle peut s’expliquer par le fait que le budget de l’Assemblée nationale gestion 2019 est un budget de transition, c’est-à-dire à cheval sur la fin de la septième législature en mai 2019 et le début d’une autre. Il prévoit les frais de sevrage pour les députés qui ne seront pas réélus à l’issue des élections législatives de 2019 ainsi que l’achat de véhicules et autres pour les 83 députés de la huitième législature.
Aussi, faut-il préciser, l’élaboration de l’avant-projet de l’Assemblée nationale est un exercice budgétaire auquel sacrifie chaque année le Parlement. C’est une obligation inscrite aux articles 149 et suivant du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Lesquels prescrivent aux questeurs du Parlement d’élaborer chaque année de concert avec les membres du bureau de l’Assemblée nationale un avant-projet de budget de l’institution parlementaire suivant la nomenclature du budget de l’Etat. A cet effet, le président de l’Assemblée nationale doit faire étudier l’avant-projet du budget par la commission permanente chargée des Finances. Il présente ensuite le projet de budget devant l’Assemblée plénière des députés qui en délibère et en arrête le projet définitif à inclure au projet de loi de finances de l’Etat gestion 2019, avant l’adoption de ce dernier en Conseil des ministres et sa transmission à l’Assemblée nationale pour examen et vote en décembre prochain.

L’association Action Bénin pluriel (Abp) a tenu, dimanche 16 septembre dernier, à la Maison des jeunes d’Abomey une causerie sur le thème « La sauvegarde et la promotion du patrimoine culturel béninois, état des lieux, enjeux et perspectives ». La question du rapatriement de biens culturels s’est invitée au cœur du débat.
La causerie sur le thème « La sauvegarde et la promotion du patrimoine culturel béninois, état des lieux, enjeux et perspectives » a mobilisé autour du président de l’Abp, Alain Ayadokoun, les ministres Aurélien Agbénonci, Marie-Odile Attanasso, Alain Fortunet Nouatin, le préfet du Zou, le maire d’Abomey et autres personnalités. Tous face aux jeunes, notables et têtes couronnées qui ont massivement fait le déplacement pour mieux comprendre les enjeux du processus de rapatriement des patrimoines culturels béninois. Au cours de cette causerie, le président Alain Ayadokoun et le ministre des Affaires étrangères, Aurélien Agbénonci ont rappelé la nécessité pour le Bénin de mener le combat pour le retour des trésors royaux d'Abomey pillés, vendus puis emportés par les conquérants lors de la colonisation. Alain Ayadokoun sollicite le concours des notables, gardiens de la tradition et jeunes d’Abomey, cité historique d’où provient la majorité des biens culturels, pour une appropriation du débat.
C’est depuis l’avènement de Patrice Talon au pouvoir que la requête du Bénin a été officiellement adressée à la France pour le retour de ses biens culturels. Ceci avec l’appui de l'Unesco dont l’engagement pour le transfert des biens culturels aux pays d'origine reste sans faille. Le gouvernement privilégie la voie du dialogue et de l’amitié pour le retour de ces biens culturels estimés entre 4 500 et 6 000 dont une bonne partie se retrouve en France au Musée du Quai Branly et dans des collections privées. Mais qu’à cela ne tienne, de l’entendement du ministre des Affaires étrangères, Aurélien Agbénonci, convaincu, ce combat étant juste et noble. Car, justifie-t-il, « ces objets qui appartiennent à nos ancêtres, donc au Bénin ne représentent pas que des objets pour nous. Cela fait bien partie de notre histoire, donc de notre dignité ». Mieux, soutient Aurélien Agbénonci, le retour de ces oeuvres du patrimoine national devra « nous permettre d’affiner notre potentiel touristique ».
Au cours de cette rencontre l’assistance a aussi eu droit à une projection soutenue par des explications des experts comme Gabin Djimassè et Richard V. Sogan. De riches explications qui lèvent toute équivoque sur la nécessité et la légitimité de rapatrier ces trésors du patrimoine culturel béninois retenus dans des musées étrangers.
L’ancien premier ministre Pascal Irénée Koupaki[/caption]Les militants de la Nouvelle conscience portée par l’ancien premier ministre Pascal Irénée Koupaki ont désormais une nouvelle identité politique. Ils ont intégré le Bloc progressiste soutenant les actions du chef de l’Etat. Ainsi en a décidé le conseil national du mouvement, tenu samedi 15 septembre à Cotonou.
« Oui à l’assainissement du système partisan », « Oui à la gouvernance éthique et de qualité totale » ! Les slogans du Rassemblement Nouvelle conscience (Rnc) n’ont pas varié, plus de deux ans après la campagne perdue au premier tour de l’élection présidentielle 2016. Depuis, l’eau a coulé sous le pont mais l’engagement des militants Rnc reste intact. Samedi 15 septembre à Cotonou, le temps d’un conseil national de leur rassemblement politique sur le thème « Le Rnc face aux exigences du système partisan », ils ont martelé à travers hymnes et discours, leur vœu de voir se poursuivre leur idéal. Pour y arriver, ils ont décidé non seulement de se maintenir sur l’échiquier politique national, mais aussi et surtout de se donner un nouvel positionnement pour concrétiser ce rêve. « Si nous avons une identité qui n’a ni opposants, ni ennemis, la force de notre combat et la chance qu’il soit victorieux résident donc dans notre faculté à dialoguer avec toutes les entités politiques et institutionnelles, éthiques et traditionnelles, sociales et culturelles de notre pays, car il n’y a pas d’identité fermée sur elle-même sauf à devenir inaccessible », indique le leader de la Nouvelle conscience lui-même dans une lettre adressée à ses compagnons.
Ce qui est certain, c’est qu’à l’heure de la réforme du système partisan qui prône les grands ensembles politiques qui, d’ailleurs, ont commencé par germer, les militants réunis autour de Pascal Irénée Koupaki, avaient le devoir de trancher. C’est ainsi qu’au terme des travaux en commission, ils ont opté pour l’adhésion du Rnc au Bloc progressiste. Face aux nombreuses mains tendues de divers rassemblements politiques dont les leaders ont réaffirmé leur vœu d’avoir le Rnc dans leur escarcelle, Pascal Irénée Koupaki et les siens ont porté leur choix sur le Bloc progressiste. « Ce qui nous distingue, c’est notre identité », apprécie Pascal Irenée Koupaki.
Avant d’en arriver là, la cérémonie d’ouverture de ce conseil national a été l’occasion pour nombre d’acteurs de saluer cette vision, celle de la nouvelle conscience. Lambert Koty, président du comité d’organisation des travaux, a indiqué que le temps est venu pour des interrogations sur l’avenir de la Nouvelle conscience. Thierry Codjo au nom de la jeunesse Rnc dira lui que cette réforme du système partisan, engagée depuis par le vote de lois au Parlement, fait partie intégrante du projet de société du candidat Pascal Koupaki. Rappelant les dix valeurs cardinales de la Nouvelle conscience, Julienne Akpovo au nom des femmes Rnc voit à travers ce conseil, l’occasion d’emprunter de nouvelles routes. Paul Gnimagnon, Barnabé Dassigli, Adidjatou Mathys, François Abiola, Jean Michel Abimbola et Raphaël Akotègnon, représentants de divers partis ou alliances politiques ont apprécié la tenue de ce conseil qui permet un repositionnement à l’heure des grands ensembles politiques.

Le Réseau des organisations non gouvernementales pour les Objectifs de développement durable (Rodd) a procédé, vendredi 14 septembre dernier, à la Maison de la Société civile, à la restitution des résultats d’un « atelier régional de sensibilisation des Osc sur les exigences de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (Lbc/Ft) », aux Osc du Bénin.
Les Organisations de la société civile du Bénin, membres du Réseau des organisations non gouvernementales pour les Objectifs de développement durable (Rodd), en savent désormais davantage sur la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (Lbc/Ft). Elles ont eu droit vendredi dernier à la restitution d’une mission régionale «de sensibilisation des Osc sur les exigences de la Lbc/Ft ». Ladite mission s’est déroulée au Cap-Vert, du 5 au 7 septembre et a connu la participation du Bénin. C’est une initiative du groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (Giaba) dont l’objectif est de sensibiliser les Osc sur les dangers et conséquences du phénomène dans la région africaine.
La finalité est de renforcer les capacités des Osc sur la thématique afin qu’elles « puissent assurer des plaidoyers de manière à influencer la mise en œuvre effective des dispositifs de Lbc/Ft aux niveaux national et régional», a expliqué la présentatrice du rapport de mission et présidente du Rodd, Carmen Gaba Mathrani. La sensibilisation des Osc sur l’utilisation des plateformes de lutte contre le phénomène vise également à encourager la diffusion de publication et le partage de renseignements fiables en matière de Lbc/Ft, a-t-elle poursuivi.
La mission a permis aux participants d’en savoir plus sur la place et le rôle de la société civile dans la sensibilisation, le plaidoyer et la mobilisation, de même que sur les approches que le réseau des Osc pourrait développer en vue des résultats qualitatifs. Lesquelles approches permettront de bâtir une relation de complémentarité entre les Osc et les décideurs politiques.
L’atelier s’est également penché sur les difficultés que rencontre la société civile dans les dossiers liés à Lbc/Ft lors des interventions avec les pouvoirs publics et les mesures qu’elle peut prendre pour favoriser l’évolution des législations pour plus de transparence dans la lutte contre le phénomène.
Selon la présentatrice du rapport, la couche juvénile est très exposée au phénomène. « Il existe une grande nécessité de sensibilisation de masse et l’éveil des consciences chez les jeunes et les enfants au besoin de lutter contre le phénomène », souligne-t-elle. Elle poursuit : «seules la sensibilisation et les lois ne suffisent pas à dissuader les jeunes de la région de commettre de tels crimes, il est nécessaire que les gouvernements créent des conditions d’emploi ».
L’autre facteur qui encourage le fléau, relève-t-elle, est la prépondérance de l’économie monétaire dans les Etats membres et le niveau élevé de pauvreté dans la région. D’où les recommandations de l’atelier qui portent sur la synergie d’actions entre les Osc et les médias, le renforcement de la coopération entre les Osc au niveau national et régional, l’organisation des séances de dialogues entre acteurs politiques et Osc pour une action concertée, ainsi que des plaidoyers pour encourager les établissements d’enseignement à introduire des modules Lbc/Ft dans leurs programmes.
« La réussite de la mise en œuvre des dispositifs relatifs à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme requiert des actions conjuguées de toutes les parties prenantes », admet la présidente du Rodd, Carmen Gaba Mathrani. En termes de perspectives, le Bénin insistera, entre autres, sur l’appropriation de la loi 2018-17 du 15 juillet 2017 relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme en République du Bénin et sa vulgarisation en français et dans les langues nationales en vue de l’appropriation de tous.

Le processus d’élaboration du Plan directeur d’urbanisme de Parakou a été lancé, vendredi 14 septembre dernier à son hôtel de ville. Ce document vise une meilleure planification de l’aménagement du territoire de la ville.
La Coopération suisse a entrepris des actions afin de doter les 8 communes du Borgou de documents fiables de planification spatiale notamment les plans d’urbanisme et les schémas d’aménagement. Encore quelques jours et Parakou aura les siens disponibles. La réalisation de ces documents exige un financement de 83 millions de francs Cfa avec une contribution à hauteur de 20 millions de la mairie. C’est son hôtel de ville qui a servi de cadre, vendredi 14 septembre dernier, au lancement du processus de leur élaboration.
En effet, le Plan directeur d’urbanisme (Pdu) et les schémas d’aménagement de Parakou en cours d’élaboration serviront surtout à renforcer les politiques de prise de décisions au niveau local. Leur élaboration répond au souci d’une meilleure planification de l’aménagement de la ville de Parakou. C’est le fruit de la coopération entre le Bénin et la Suisse.
Pour le premier adjoint au maire de Parakou, Ibrahim Chabi Mama, le Plan directeur d’urbanisme constitue le document officiel le plus important d’une municipalité en matière de planification de l’aménagement de son territoire. « Il contient, sur un horizon temporel de 10 ans, les politiques d’urbanisme arrêtées par le conseil municipal, lesquelles gouverneront désormais les prises de décisions des autorités locales », a-t-il expliqué. « C’est un outil de gestion qui permet au Conseil municipal d’assurer une cohérence entre les choix d’intervention dans les dossiers sectoriels tout en tenant compte des potentiels et des contraintes d’aménagement du milieu naturel et bâti ainsi que des préoccupations et attentes formulées par les populations et les organismes lors de la consultation publique », a poursuivi Ibrahim Chabi Mama. Selon lui, il définit également les politiques d’intervention en matière d’implantation d’équipements ou d’infrastructures, tout en considérant les besoins et la situation financière de la municipalité.
Présent à la cérémonie, le secrétaire général de la préfecture de Parakou, Sanni Bio Bayé, a salué l’initiative. Face aux problèmes liés aux opérations de lotissement et à la poussée démographique de la ville, ce plan servira désormais, selon lui, de boussole pour rendre dynamique le cadre de vie des populations. Abondant dans le même sens, le président de l’Association pour le développement des communes du Borgou (Adécob), Lafia Boubacar Oumarou, a indiqué que l’élaboration de ce document aidera Parakou à assurer un contrôle efficace de son espace territorial.
Pour la directrice résidente de la Coopération suisse au Bénin, Valérie Liechti, le processus d’élaboration du Plan de développement communal est concomitant à celui du Pdu. Elle espère que les dispositions seront prises pour des concertations régulières entre les experts pour la formulation des deux documents. La Coopération suisse a également invité l’Adécob à veiller pour qu’il y ait une synergie dans l’élaboration des chemins directeurs de Pèrèrè, N’Dali et Tchaourou, l’urbanisation poussée de la ville de Parakou menaçant déjà certains de leurs villages.

Le Comité de suivi et de contrôle des réformes dans le secteur boulangerie et pâtisserie à Parakou a effectué une descente surprise sur le terrain, jeudi 13 septembre dernier. Cette opération vise à constater l’effectivité de la mise en œuvre des mesures retenues au cours de l’atelier du samedi 1er septembre dernier à la région économique Nord de la CCIB, dans le cadre de l’amélioration des conditions d’hygiène entourant la préparation du pain.
La descente inopinée effectuée, jeudi 13 septembre, par le comité de suivi et de contrôle des mesures d’assainissement dans le secteur de fabrication du pain à Parakou, a été préjudiciable à trois boulangeries. Pour non-conformité aux règles d’hygiène, elles ont vu leurs portes cadenassées. C’est à la grande déception de leurs responsables, agents et clients.
Dans une de ces boulangeries non loin du carrefour Hubert Maga, c’est la débandade, à l’arrivée des membres du comité. Avec des pains exposés à même le sol et le cadre de travail tellement répugnant, le responsable des lieux surpris par la descente n’a pas eu le courage de se montrer.
Scandalisé par le constat qu’il a effectué, le responsable du suivi des réformes engagées par la municipalité, Gildas Aïzannon, n’a pas pu se retenir. L’objectif de l’opération enclenchée dans le secteur, a-t-il rappelé, c’est de veiller au respect du poids du pain conformément à la réglementation en vigueur. Il en est de même pour les prix officiellement recommandés. « Les conditions de sa fabrication doivent respecter les normes d’hygiène recommandées en la matière », insiste-t-il. « Nous ne voulons pas que ces boulangeries continuent d’empoisonner les populations de la ville de Parakou », poursuit Gildas Aïzannon. La bataille qui vient d’être engagée, averti-t-il, durera tout au moins un an. « Tant qu’il le faudra, nous allons maintenir la pression», a-t-il prévenu, confirmant ainsi la détermination du maire Charles Toko et des membres de son Conseil municipal à assainir le secteur.
Quelques jours plus tôt, le comité était à Madina où il a relevé un certain nombre de légèretés dans une boulangerie dont les pains sucrés, artisanalement fabriqués, étaient exposés à l’air libre et à même le sol, à la portée des mouches et de la poussière. Les tables de pétrissage et les mixeuses sont dans un état qui laisse à désirer. Juste en face de la boulangerie qui est installée. En dehors de sa proximité avec un WC, on déplore aussi que la boulangerie se trouve en face d’ un caniveau à ciel ouvert rempli de détritus et d’eaux usées.
Pour l’heure, les sanctions appliquées ne sont que temporaires. Selon Gildas Aïzanon, en plus des amendes qu’elles se verront infliger, les boulangeries qui ont choisi de ne pas se conformer courent une fermeture qui peut aller jusqu’à un an.

Le championnat national de boxe s’est achevé ce jeudi 13 septembre sur l’esplanade du stade de l’Amitié Mathieu Kérékou de Cotonou. Au terme des combats qui se sont déroulés pendant trois jours, la compétition a livré son verdict.
Au classement général toutes catégories confondues, l’Atlantique vient en tête avec 6 médailles en or tandis qu’au niveau des seniors, c’est l’Entente des Forces armées du Bénin (Fab) qui se taille la part du lion avec 4 médailles en or et 2 en argent. Les boxeurs de l’Entente des forces armées béninoises se sont illustrés en remportant la compétition dans quatre catégories majeures. Chez les séniors, Justin Hounkpevi (moyens), Martin Klakévi (léger) et Clément Loko (plumes) sont sacrés champions au niveau des hommes tandis que Mireille Kouakanou (léger) est vainqueur chez les dames. Les boxeurs des départements de l’Atlantique et ceux de l’Ouémé ont également marqué leur territoire au niveau des civils. Chez les séniors, Benjamin Agnan(Super léger), Pascal Otchoun (welter) et John Afognon(mi-mouche) et David Ogbonaya (lourd hommes), tous du département de l’Atlantique sont venus à bout de leurs adversaires dans leur catégorie respective. Dans la catégorie junior, FassinouWahab (plumes) et Mohamed Adéwoyi (léger) de l’Atlantique ont réussi également le plus dur en enlevant les ceintures. Venue du Zou, la boxeuse Aurore Amoussou (mouche) a pu tirer son épingle du jeu dans la compétition. Fortunes identiques pour Romain Adewalé (mouche) et Florence Nassarah (mi-lourd Femmes) venus de l’Ouémé. Les meilleurs pugilistes sont repartis avec plusieurs lots des mains du président de la Fédération béninoise de boxe, Mehinto Germain?
Le président Mathurin De Chacus[/caption]Au lendemain de son élection à la tête du nouveau comité exécutif de la Fédération béninoise de football, le président Mathurin De Chacus a promis le démarrage du championnat national pour le samedi 29 septembre prochain. Qu'en est-il réellement ?
Une aube nouvelle vient de se lever pour le football béninois, après les crises récurrentes qui l’ont perturbé. Avec l’élection de Mathurin De Chacus à la présidence du comité exécutif de la fédération, plus rien ne sera comme avant. L’homme entend impulser une nouvelle dynamique à la gestion dont le secteur a toujours fait l’objet.
Dans la foulée, il a annoncé l’ouverture officielle de la saison à compter du mercredi 29 août dernier, puis le démarrage effectif du championnat pour le samedi 29 septembre prochain. Il a à cette fin, dans une correspondance en date du mardi 28 août dernier, invité les clubs à se rapprocher du secrétariat administratif de la fédération, pour les formalités usuelle en vue de leur inscription et l’établissement de leurs licences. Les clubs de Ligue 1 ont du samedi 15 septembre au 14 octobre prochain pour procéder au dépôt de leurs dossiers. Ceux de la Ligue 2, du 20 septembre au 19 octobre et les clubs de Ligue 3 appelés à fermer la marche, du 25 septembre au 24 octobre.
Le samedi 21 septembre prochain, au siège de la fédération à Porto-Novo, une rencontre est d’ailleurs prévue avec les responsables de tous ces clubs. Ce serait certainement pour porter à leur connaissance les conditions dans lesquelles la compétition se déroulera.
L’empressement du président Mathurin De Chacus et des membres de son comité de faire rouler rapidement le ballon sur les aires de jeu de nos stades est noble. Il y a longtemps que le pays a encore connu un championnat digne de ce nom.
Mais alors, ce sera une compétition avec combien de clubs par ligue ? Comment se jouera-t-elle ? Quelles sont les dispositions prises pour assurer son déroulement normal ? N’y aura-t-il pas de cahier de charges ? Autant d’inquiétudes non élucidées encore pour croire à l'effectivité de la compétition annoncée. L’autre zone d’ombre reste la suspension de tout le personnel de la fédération par le président.
Toutefois, les clubs affûtent sérieusement leurs armes, pour ne pas être surpris. Ils sont tous à pied d’œuvre pour constituer leur effectif. Certains ont déjà livré quelques matches de préparation.

L’Office national d’imprimerie et de presse (Onip) a un nouveau conseil d’administration dont les membres ont été installés à la faveur d’une cérémonie fort simple, vendredi 14 septembre en présence du directeur de cabinet du ministère de l’Economie numérique et de la Communication.
Nommés par décret n°2018-336 du 25 juillet 2018, les nouveaux membres du conseil d’administration de l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip) sont installés, depuis ce vendredi 14 septembre. C’est à la faveur d’une cérémonie fort simple sous l'égide du directeur de cabinet du ministre de l’Economie numérique et de la Communication (Menc), et de l’inspecteur général du ministère, Le nouveau conseil d’administration présidé par Fidel El-Koudous Orou N’Gobi n’entend pas perdre de temps pour faire rayonner l’Office. Et pour cela, il compte sur la collaboration de la direction générale et l’accompagnement du personnel. La réforme envisagée par le conseil vise à améliorer le fonctionnement de l’Onip et le rendre à même de faire face aux nouvelles mutations technologiques. Le président du conseil d’administration (Pca) de l’Onip n'a pas manqué d'annoncer des mesures urgentes à mettre en œuvre pour assurer le fonctionnement efficient de l’Onip. Entre autres, il y a la révision du manuel de procédures administratives, comptables et financières ; l’audit du système d’information en vigueur afin de l’adapter rigoureusement aux besoins de l’Onip ; l’audit des comptes clients afin d’obtenir une situation fiable des comptes clients recouvrables, le point des créances, procéder aux régularisations appropriées, à l’audit du personnel afin d’identifier pour chaque poste le profil adéquat; le plan de formation approprié. Quant au service commercial, il sera transformé en une direction renforcée en moyens ; le service financier aussi deviendra une direction de l’administration et des finances. La direction de publication du journal, quant à elle, sera maintenue, suivie d’un audit du personnel affecté pour s’assurer de l’adéquation de la formation aux exigences de qualité des publications attendues dans le journal. « A l’ère du numérique, l’office doit se mettre dans les conditions propices pour évoluer dans un environnement économique dynamique et innovant au quotidien », indique Fidel El-Koudous Orou N'Gobi.
Le directeur de cabinet du ministère de l’Economie numérique et de la Communication, Ahmed Sacca Yarou, présentant l’office aux nouveaux membres du conseil n'a pas manqué de leur rappeller leur mission. Il s’entend que le Ca/Onip est l’organe d’orientation doté des pouvoirs les plus étendus pour prendre, en toutes circonstances, les mesures nécessaires à la bonne gestion de l’office. Outre ses missions de supervision, de suivi et de contrôle de l’action de la direction générale, le conseil d’administration est chargé d’adopter les plans stratégiques et le programme pluriannuel d’actions et d’investissements ; d’approuver les projets de budgets annuels de l’office ; d’examiner ses rapports d’activités ainsi que les rapports annuels de performance ; d’arrêter les états financiers établis après chaque exercice par le directeur général ; d’autoriser les actes et conventions passés par le directeur général ; d’approuver l’organigramme ainsi que la grille de rémunération du personnel de l’office…
Outre son président, l’actuel conseil d’administration est composé de Coovi Georges Viyou, représentant le ministre de l’Economie et des Finances, Yacoubou Amadou, représentant le ministre du Plan et du Développement durable, Ambroise Ahokou, représentant le ministre du Travail et de la Fonction publique, Fortunato Kadjègbin, représentant le Garde des sceaux, ministre de la Justice et de la Législation, Julien Roland T. Déguénon, personne ressource et Marcel Koffi Tchobo, personnalité compétente dans le domaine de l’imprimerie et de la communication. Le directeur général de l’Onip, Bertin Sowakoudé, outre de leur avoir d'entrée dit ses mots de bienvenue, a réitéré ses voeux de pleine réussite au nouveau conseil d’administration dans sa mission?

La coopération entre Ecobank Bénin et l’Université d’Abomey-Calavi est formalisée, depuis le vendredi 14 septembre dernier, à travers une convention de coopération signée par les responsables de ces deux entités. Laquelle met à leurs charges des obligations respectives.
Les relations entre l’Université d’Abomey-Calavi et le groupe Ecobank via sa filiale au Bénin datent de très longtemps. Elles remontent à 2005 et se sont toujours bien portées. En dépit de l’absence d’un cadre formel de collaboration, banquiers et responsables universitaires ont eu plus d’une dizaine d'années de coopération sans anicroches et s’en félicitent mutuellement. C’est « une coopération particulière. Tout est parti sur une base de confiance et nous avons travaillé et fait le chemin ensemble », se satisfait le recteur de l’Université d’Abomey-Calavi, Maxime da Cruz. Pour lui, «cette collaboration a été tellement pertinente » qu’on aurait pu se passer d’une convention de coopération.
Malgré cette confiance mutuelle, et surtout pour davantage servir la cause de la communauté universitaire, les responsables des deux entités ont convenu de mieux asseoir le cadre de collaboration. D’où cette convention de coopération dont la formalisation a été décidée à la suite des travaux d’un comité technique investi de la mission d’évaluer le processus en vue de la prise de certaines décisions. « Nous avions commencé à vivre le phénomène de la massification qui imposait d’entrevoir des mécanismes particuliers de gestion de nos étudiants. Nous sommes convaincus qu’aucune institution ne peut vivre en vase clos et nous avons fait le choix de fonder sur la coopération certaines valeurs », indique le recteur de l’Uac, satisfait d’avoir à ses côtés un partenaire de la trempe d’Ecobank dont il salue l’engagement, avant de souhaiter que cette coopération se développe pour l’épanouissement des étudiants et étudiantes.
Epanouissement des étudiants, formation de cadres valeureux au profit de l’Afrique, engagement au service du développement du continent… Les ambitions du groupe Ecobank citées par Lazare Noulekou, administrateur directeur général d’Ecobank Bénin sont multiples. Et dans le viseur de la structure se trouvent tout particulièrement les étudiants dont elle veut impacter, changer et moderniser la vie et les conditions d’études.
La banque au bout des doigts
La banque au bout des doigts. C’est ce que propose en effet Ecobank en permettant aux usagers de l’Université d’Abomey-Calavi en général et aux étudiants en particulier d’effectuer les opérations bancaires liées à leurs études. Ils peuvent ainsi effectuer des paiements à partir de leurs téléphones mobiles, et profiter ainsi des facilités et technologies mises à leur disposition par la banque. Ecobank entend ainsi bancariser les paiements, sécuriser les inscriptions, simplifier le paiement des allocations universitaires… « Notre institution n’est pas étrangère à l’Université d’Abomey-Calavi », fera observer Lazare Noulekou pour illustrer combien il est imprégné de la vie sur le campus. Cet esprit de collaboration entre les deux institutions, selon lui, participe également de la vision du groupe Ecobank qui a toujours été de mettre à la disposition de l’Afrique des produits et services de qualité qui leur simplifient la vie et permettent l’épanouissement des usagers en comblant leurs attentes essentielles. « Pour nous à Ecobank, parler du développement du continent africain, c’est certes trouver des solutions aux problèmes d’aujourd’hui, mais aussi surtout préparer l’avenir », soutient Lazare Noulekou. Pour cette raison, les leviers sur lesquels il faut agir sont les jeunes et les universités qui forment les gens de demain. C’est pourquoi, poursuit-il, fidèle à cette mission de développement, le groupe, dans les 33 pays où il est présent, contracte d’importants partenariats avec des universités publiques et privées pour faciliter et sécuriser les transactions financières. Parmi ces transactions, le paiement de frais liés aux études, le paiement des allocations diverses, l’ouverture facile de comptes bancaires aux jeunes et aux étudiants, la mise à disposition des cartes bancaires et utilisation de l’application mobile. La signature de ce contrat dont lecture a été donnée apporte des améliorations technologiques à la solution de paiement des frais de scolarité et ouvre la voie à des services plus innovants avec des perspectives très optimistes, plus de 13 ans après l’instauration d’un esprit de coopération et d’écoute entre Ecobank et la plus grande université publique du Bénin?
Société 17 sept. 2018