Kémi Séba : nouvelle audience demain sur sa possible extradition vers le Bénin
International
Kémi Séba
L’affaire judiciaire opposant l’activiste panafricaniste Kémi Séba (de son vrai nom Stellio Gilles Robert Capo Chichi) à l’État béninois connaît un nouveau rebondissement. Une audience décisive doit se tenir ce mercredi 23 septembre 2026 devant le tribunal de Pretoria, en Afrique du Sud, où le militant est incarcéré depuis plusieurs mois.
Par
Marveen Promise AÏNADOU, le 23 sept. 2026
à
19h43
Durée 3 min.
#Affaire arrestation de Kemi Seba en Afrique du Sud
Un dossier judiciaire à deux niveaux
Arrêté le 13 avril 2026 alors qu’il tentait de quitter irrégulièrement le territoire sud-africain en direction du Zimbabwe, Kémi Séba fait l’objet d’une double procédure. Sur le plan local, la justice sud-africaine le poursuit pour cette tentative de sortie irrégulière, effectuée avec des documents jugés non conformes. Sur le plan international, le gouvernement béninois a transmis une demande officielle d’extradition à son encontre, l’accusant d’« apologie de crimes contre la sûreté de l’État » et d’« incitation à la rébellion » — des faits liés au putsch manqué survenu au Bénin le 7 décembre 2025, que l’activiste avait publiquement salué.
Un précédent report lié à des intempéries
Cette audience du 23 septembre fait suite à un premier renvoi. Le 11 août 2026, Kémi Séba n’avait pas pu comparaître : une coupure de courant générale, provoquée par de fortes intempéries dans l’établissement pénitentiaire, avait empêché les agents de procéder à son extraction de cellule et à son transfert vers le palais de justice. L’audience avait alors été reportée d’un mois et demi.
Les enjeux de cette étape
Cette nouvelle audience doit permettre la reprise de l’examen du dossier d’extradition, sans qu’il soit garanti qu’une décision définitive y soit rendue. Le sort judiciaire de Kémi Séba reste suspendu à l’issue de ces procédures croisées, dans un contexte où l’activiste avait déjà exprimé, lors d’une précédente audience en mai, craindre pour sa vie en cas de retour au Bénin.
L’affaire, suivie de près par plusieurs médias ouest-africains, continue d’alimenter les tensions autour de la figure controversée du militant, entre accusations de déstabilisation politique portées par Cotonou et soutiens affirmés parmi les mouvements panafricanistes.