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Nouvelles

Audience à la Cour constitutionnelle: Des OSC expriment leurs appréhensions sur le Code électoral

Le président de la Cour constitutionnelle, Joseph Djogbénou, a reçu dans la matinée du vendredi 14 septembre, une délégation de la Plateforme électorale des Organisations de la société civile (OSC) du Bénin. Cette délégation conduite par Fatoumata Batoko Zossou a échangé avec ce dernier sur les appréhensions de la plateforme sur le nouveau code électoral adopté.

La loi 2018-31 portant code électoral en République du Bénin a été adoptée lundi 3 septembre dernier par la majorité des députés présents et représentés. Certaines dispositions du code ne sont pas du goût de la plateforme des OSC qui s’est rendue au cabinet du président de la Cour constitutionnelle, pour lui faire part de ses inquiétudes. Selon les explications de Fatoumata Batoko Zossou, présidente de cette plateforme, il est souhaitable que la Cour constitutionnelle, par le biais de son président donne écoute aux « appréhensions légitimes que porte la plateforme », en espérant qu’elle en tienne compte à toutes fins utiles. « Notre objectif est d’œuvrer pour que les élections se déroulent de manière pacifique et sans contestations », a souligné la présidente de la plateforme qui regroupe plus de 250 Ong et réseaux d’Ong. Cette audience a été sollicitée dans l’optique d’attirer l’attention sur certains points du code électoral, pour que la Cour constitutionnelle réfléchisse sur les actions à entreprendre en vue d’aboutir à un code consensuel. Les échanges avec le président Joseph Djogbénou ont permis de mieux éclairer la lanterne des représentants de la plateforme. « Nous partons d’ici confiants que la Cour constitutionnelle travaille dans le sens de la recherche du consensus », a-t-elle conclu.

Par Kensio AKPO (Stag.)

Actualités 17 sept. 2018


Construction d’une centrale thermique de 120 Mw à Maria-Gléta: « Silence ! Le gouvernement travaille », dixit Dona Jean Claude Houssou

En visite sur les grands axes ayant bénéficié de l’éclairage public dans les villes de Cotonou et de Porto-Novo dans la nuit du mercredi 12 au petit matin de ce jeudi 13 septembre, le ministre de l’Energie, Dona Jean Claude Houssou, a croisé en chemin l’équipe de convoyage du septième moteur acquis par le gouvernement pour la construction d’une centrale thermique de 120 Mw à Maria-Gléta dans la commune d’Abomey-Calavi.

« Silence ! Le gouvernement travaille », a déclaré le ministre de l’Energie, Dona Jean Claude Houssou après avoir vu l’équipe de convoyage des moteurs acquis par le gouvernement pour la construction d’une centrale thermique de 120 Mw à Maria-Gléta dans la nuit du mercredi 12 septembre dernier sur le tronçon carrefour Iita-Tankpè lors de la visite des axes ayant bénéficié de l’éclairage public. Ce moteur est le dernier des sept acquis et qui a quitté le port pour le site de la centrale thermique.
Pour le ministre de l’Energie, le bilan par rapport à ce projet est positif. Positif conformément à ce qui était prévu. Toute l’équipe qui est mobilisée, selon lui, a montré son professionnalisme, notamment dans le temps de convoyage des moteurs.
Après les moteurs, c’est au tour des alternateurs et transformateurs de suivre. Car, il y a une semaine, c’est 3000 tonnes d’équipements qui étaient débarquées au port de Cotonou dans le cadre de la construction de cette centrale thermique. « C’est une performance historique qui arrive pour le Bénin et qui mérite un satisfecit particulier au président de la République qui, avec sa ténacité, son engagement et sa vision des choses, permet aujourd’hui de faire des réalisations que nous voyons », a souligné Dona Jean Claude Houssou. Pour lui, ce n’est qu’une étape de la grande ligne qui va amener le Bénin vers ce qu’il appelle une énergie disponible à tout moment en quantité et en qualité.
Le ministre de l’Energie estime que le planning est respecté et la performance bonne. Prévus en effet pour être au Bénin dans 14 jours, les moteurs acheminés de la France l’ont été en 11 jours. La fin des travaux est en vue et au cours du premier semestre 2019, on devait sortir, selon lui, les premiers kilowattheures de cette centrale thermique qui est une importante infrastructure non seulement au Bénin mais aussi dans la sous-région.
Il faut signaler que la fin des travaux de construction de cette centrale mettra un terme à la location des groupes électrogènes actuellement sur le site Aggréko à Maria-Gléta.

Actualités 14 sept. 2018


Encadrement technique de Energie FC: Mathias Déguénon sollicité pour remplacer Stanislas Akélé

Club de la division d’élite du football béninois ayant représenté le Bénin à la dernière édition de la Coupe de la Confédération, la formation de Energie FC a procédé, hier jeudi 13 septembre, au lancement de sa saison. Elle a désormais un tout nouvel entraîneur.

Le club de football des électriciens de la SBEE, Energie FC, nourrit de sérieuses ambitions pour le championnat national de football, saison 2018-2019, dont le lancement est prévu pour samedi 29 septembre prochain. C’est depuis hier jeudi 13 septembre qu’il a entamé ses préparatifs sur le gazon synthétique d’Abomey-Calavi, l'installation qui va désormais accueillir ses séances d’entraînement.
Vice-championne du Bénin la saison dernière, l’Energie FC a vu son effectif sérieusement modifié. Entre autres tauliers encore présents, il y a Ibrahim Ogounlola, Aimé Santou, Abdel Bouraïma. Actuellement, l’équipe suit une cure de rajeunissement sous la houlette de son nouvel entraîneur, Mathias Déguénon. Ce dernier a été appelé pour remplacer l’ancien, Stanislas Akélé, parti faire ses preuves à l’AS Tonnerre de Bohicon.
Après un passage à la tête des équipes de catégories d’âges et de l’équipe nationale A’, Mathias Déguénon s’apprête donc à relever un nouveau challenge dans sa carrière d’entraîneur. Son expérience, il espère la faire profiter à son nouveau club.

Actualités 14 sept. 2018


Prise en charge des patients atteints de maladies graves : Institution d’un Programme national de soins palliatifs

C’est un véritable soulagement que le gouvernement apporte aux patients atteints d’une maladie potentiellement mortelle et à leurs familles. L’institution d’un Programme national de soins palliatifs vise à soulager ces patients et les aider à surmonter l’épreuve de la maladie.

Contre une symbolique somme de mille (1000) Francs par mois, les Béninois atteints de maladies dont la guérison est difficile peuvent bénéficier de soins palliatifs entièrement pris en charge par l’Etat. « Il est de la responsabilité de l’Etat de veiller sur l’ensemble de ces citoyens, notamment sur les plus vulnérables. Nous savons tous que certains de nos concitoyens atteints de certaines maladies souffrent en phase terminale et les soins palliatifs sont destinés à soulager leur douleur et surtout à améliorer leurs conditions de vie, ce qui participe également à soulager la détresse de leurs proches et familles », a expliqué le ministre Oswald Homéky à l’issue du Conseil des ministres, présentant ainsi les avantages de l’institution du Programme national de soins palliatifs décidée par le gouvernement. « Nous savons que le coût des soins est parfois exorbitant pour les familles béninoises et c’est pour cela que le gouvernement a pris la décision de financer la prise en charge de ces soins palliatifs au profit de tous nos concitoyens atteints de maladies pour lesquelles la guérison est difficile », détaille le ministre.
« Les soins palliatifs cherchent à améliorer la qualité de vie des patients et de leurs familles face aux conséquences d’une maladie potentiellement mortelle. Cela, à travers la prévention et le soulagement de la souffrance, identifiée précocement et évaluée avec précision, et par le traitement de la douleur et des autres problèmes physiques, psychologiques et spirituels qui lui sont liés », indique ensuite le communiqué du Conseil des ministres. Les soins palliatifs et l’accompagnement subséquent s’adressent au malade en tant que personne humaine, à sa famille et à ses proches, aussi bien à domicile qu’en résidence hospitalière. Le besoin de soins palliatifs est de plus en plus manifeste dans notre pays. Mais l’état des lieux révèle que les initiatives et le dispositif existants en la matière sont parcellaires et peu efficaces.
« L’institution d’un Programme national permettra donc de renforcer toutes les actions en cours, de manière à les rendre plus cohérentes et intégrées dans la perspective de la durabilité et de la pérennité. Ce faisant, conformément aux principes de la couverture sanitaire universelle, toute personne, quels que soient ses revenus, la pathologie dont elle souffre ou son âge, pourra avoir accès à ces soins palliatifs », pense le gouvernement.
Une grande avancée en matière de santé publique et surtout de prise en charge de patients, lorsqu’on sait que le montant retenu n’est que de mille francs Cfa par mois. Une décision de grande portée sociale qui, sans aucun doute, vient illustrer que le chef de l’Etat et son gouvernement ont opté pour des actions à fort impact au plan social pour venir en aide aux citoyens?

Actualités 13 sept. 2018


Protection de l’enfance et de l’adolescence: La Haac outille des professionnels des médias du Mono-Couffo

La salle de rédaction de Radio Mono, La Voix de Lokossa, a servi de cadre, mardi 11 septembre dernier, à une séance de sensibilisation portant sur la protection de l’enfance et de l’adolescence dans les médias.

Des professionnels de l’audiovisuel et de la presse écrite ont échangé avec une délégation de la Haac sur les dispositions de la décision n°13-004/Haac portant protection de l’enfance et de l’adolescence dans les médias. A travers cette décision, constituée de onze articles, prise le 31 janvier 2013 sous la mandature précédente, ont été revisités les devoirs prescrits aux acteurs des médias dans le traitement et la diffusion/publication des textes, sons et images de la cible visée. Mettant un accent particulier sur les programmes et émissions à caractère violent ou érotique, les communicateurs ont exhorté les professionnels des médias au respect des articles 3 et 9 de la décision. Lesdits articles exposent les différents pictogrammes devant « apparaître nécessairement à l’écran pendant toute la durée des bandes annonces et des émissions ». Classés en quatre catégories, les pictogrammes sont appelés à laisser leur place à la mention « Attention aux âmes sensibles » lorsqu’il s’agit du factuel. L’article 9 en précise le contexte : « Lorsque l’information ou l’émission comporte des scènes à caractère violent et/ou est susceptible de nuire à l’épanouissement physique, mental ou moral des citoyens en général et de l’enfance et de l’adolescence en particulier, il est fait obligation au journaliste d’indiquer avant sa diffusion « Attention aux âmes sensibles ». Aussi est-il stipulé clairement à l’article 4 que « la mention Déconseillé aux moins de… doit apparaître de manière permanente et visible au bas de l’écran depuis la diffusion du générique jusqu’à la fin du programme ». En cas de non-respect de ces dispositions, prévient-on à l’article 10, la Haac prend les sanctions prévues par les textes en vigueur.
Sous les vocables de l’enfance et de l’adolescence, sont rangées les personnes de 0 à 18 ans, selon l’article 1er de la décision n°13-004/Haac qui, aux dires de la délégation, doit être un bréviaire pour chacune des rédactions. La Haac se doit, par ailleurs, de veiller à la création au sein des médias d’un Comité de visionnage des films et productions audiovisuelles. Toutes choses devant permettre un filtrage responsable pour ne pas tomber sous le coup de la décision. Puisque, retient la délégation, les journalistes sont tenus de respecter et de protéger le droit des enfants et des adolescents et ce, en matière de publication et de diffusion notamment d’images, d’identités et de photographies. Ces rappels ont été faits pour outiller un peu plus les participants à cette rencontre avec le chef de l’antenne Mono-Couffo de la Haac et Claudine Djidonou, directrice chargée de la Communication de la Coopération pour l’institution qui a conduit la délégation?

Société 13 sept. 2018


Nouveau Code électoral/Réforme du système partisan: Les défis pour une meilleure représentativité des femmes

Les innovations du nouveau Code électoral confortent-elles l’engagement des femmes en politique ? Deux tendances sont observées.

Les innovations du nouveau Code électoral adopté par les députés le lundi 3 septembre dernier confortent-t-elles les femmes ? Sur le sujet, deux tendances sont observées comme ce fut le cas lors du débat sur la réforme visant à assurer une meilleure représentativité des femmes au Parlement. D’un côté, les réticentes et les craintives. De l’autre, celles qui apprécient de fort belle manière le contenu du nouveau texte.
La première catégorie redoute ‘’une exclusion’’ de la gent féminine de la politique à la lumière des nouveautés dudit code. Elle se focalise sur les cautions de 250 millions pour être candidat à la présidentielle et de 249 millions par liste pour les législatives.
Léontine Konou Idohou, présidente du réseau Rifonga apprécie : « les choses se sont tellement mal passées par le passé qu’aujourd’hui on a tendance à toujours comparer la politique à l’argent ». Selon elle, il sera désormais question pour les femmes de murir leur réflexion avant de s’engager en politique.
Pour autant, toutes les politiciennes ne manqueront pas de moyens financiers au point de ne pouvoir dégager les ressources nécessaires pour valider leurs candidatures en ce qui concerne la députation. Idem pour la joute présidentielle, car il est de notoriété publique que lorsque la femme est décidée, elle met tous ses moyens à contribution pour obtenir gain de cause. Du reste, du fait de l’égalité des sexes revendiquée, les femmes doivent se mettre au diapason. Il n'y a donc, pour les femmes, aucun régime de facilité à revendiquer, mais un créneau exploitable pour se mettre en position éligible, car les restrictions s’il en existe le sont également pour les hommes.
A cette fin, en vue des prochaines élections, les femmes gagneraient à développer de nouvelles approches pour améliorer leur effectif numérique peu reluisant au sein des instances décisionnelles. Il n’est pas superflu de rappeler qu’au niveau local, seulement 3 femmes sont élues maires sur les 77 communes, soit 3,9%. Au niveau législatif, 7 femmes sur 83, soit 8,4% et au niveau exécutif, 4 femmes sur 22, soit 18,2%.

Invite aux femmes

En ce qui la concerne, la Ligue des femmes de l’Union fait la Nation (Lf-Un) avait anticipé le vote du code électoral en outillant ses membres sur son contenu. Le diagnostic de la Lf-Un repose sur les enjeux du système partisan et le défi de la représentativité des femmes dans les instances décisionnelles. Les éclairages qu’elle a apportés dans ce sens prennent en compte, entre autres, le fonctionnement des partis politiques à l’aune du nouveau Code électoral.
Selon elle, la loi portant Code électoral a des points de convergence avec la charte des partis politiques. Les dispositions de cette proposition ne s’auraient donc être analysées isolément.
L’une des dispositions de la charte établit que seules les listes ayant recueilli au moins 15% des suffrages valablement exprimés au plan national se verront attribuer des sièges. Toutefois, ce pourcentage est revu à la baisse au cas où le nombre de listes éligibles serait inférieur à quatre.
Pendant ce temps, le code établit que seules les listes qui ont obtenu plus de 10% du suffrage exprimé au plan national peuvent prétendre enlever de sièges.
S’agissant des liens du code avec la charte des partis, ce sont seuls les partis politiques d’envergure nationale tel que formaté par la charte des partis qui présentent les listes. Cette disposition encourage la constitution de grands regroupements politiques. On peut y dégager une invite aux femmes à constituer des groupes dynamiques et forts ou à défaut d’intégrer de grands partis politiques qui puissent porter leurs candidatures. Cela mettrait un frein à la pratique, jusque-là, qui fait la part belle dans le jeu politique aux élites féminines qui œuvrent avant tout pour leurs propres intérêts.
De même, d’habitude, ce sont les femmes qui font la mobilisation pour les hommes politiques à la base. Or, au regard de certaines dispositions du nouveau Code électoral, elles sont tenues désormais de se pencher sur leur propre cas, en œuvrant davantage pour se faire élire. Les données ne peuvent plus être indéfiniment les mêmes. La nouvelle dynamique voudrait qu’elles fédèrent leurs énergies pour arracher le suffrage nécessaire en vue de s’assurer une meilleure représentativité.
Il faut rompre avec les vieilles habitudes qui consistent à mouiller le maillot pour les autres, les hommes en l’occurrence. Si les femmes veulent réellement se faire une place en politique, le moment est arrivé pour elles de revoir leur stratégie, de prendre conscience des défis de l’heure pour des choix conséquents pour se mettre en évidence. C’est en s’inscrivant dans cette dynamique que les femmes pourraient maximiser leur chance et s’assurer une meilleure représentativité, sans qu’aucune loi spécifique ne leur soit dédiée.
Quant à la disposition du Code électoral relative aux cautions aux élections législatives et à la présidentielle, la caution fixée à 10% du montant maximum des frais de campagne plafonnés à 2,5 milliards, soit 250 millions, elle ne doit pas être perçue comme un épouvantail pour les femmes engagées en politique. L’égalité prônée leur fait obligation de trouver les voies et moyens, les mêmes sans doute que les hommes, pour relever le défi.
Les effets induits par une telle mesure visent le regroupement des forces politiques en de grands ensembles, l’assainissement du paysage politique pour permettre aux partis politiques de pouvoir proposer et faire élire un candidat en leur sein. Relativement à cette disposition, la même détermination doit guider les femmes qui doivent militer désormais au sein de grands groupes, forts et capables de les propulser dans les instances de prise de décision.

Corriger les dysfonctionnements

Lucide, le diagnostic que fait la Ligue des femmes de l’Union fait la Nation sur la situation de la gent féminine met toutefois en exergue les efforts supplémentaires que les pouvoirs publics doivent cependant faire pour corriger certains dysfonctionnements. Au nombre desquels, le taux d’analphabétisme chez les femmes qui reste une grande barrière à lever. Sur une population générale de 67,4%, 78,1% de femmes sont analphabètes contre 44% d’hommes.
Aussi, les phénomènes tels les mariages précoces et forcés, les grossesses précoces ne sont pas de nature à favoriser une relève de qualité dans le rang des femmes. La Lf-Un, reste tout de même persuadée que le plus gros effort reste à faire par les femmes. « Ce sont les femmes elles-mêmes qui résistent au changement et qui tiennent un discours conservateur. Elles font souvent référence à la tradition, à la coutume, aux habitudes, à l'ordre établi, à l'impossibilité de modifier le cours des choses », relève-t-elle.

Quelques nouveautés du Code électoral

La loi n°2018-31 portant Code électoral en République du Bénin est un texte de 397 articles réparties en sept livres comportant d’importantes nouveautés par rapport à la loi actuellement en vigueur. Le code définit les règles relatives à toutes les élections en République du Bénin.Ces innovations se rapportent, entre autres, aux questions de cautionnement pour la présidentielle et pour les élections législatives, communales et locales qui ont subi des modifications douaniers et agents des Eaux et Forêts en fonction sont désormais exclus de se porter candidats de toutes les élections politiques (présidentielle, législatives, municipales, communales et locales), à moins de démissionner de leurs fonctions.

Société 13 sept. 2018


Crue du fleuve Mono: Grande mobilisation à Athiémé dans l’attente des inondations

Les eaux du fleuve Mono ont débordé, hier mercredi 12 septembre, jusqu’à 6,5 mètres au niveau d’Athiémé faisant craindre une sortie brusque de son lit dès le lâcher des eaux du barrage de Nangbéto. La situation a induit la mobilisation des acteurs de la plateforme communale chargée de la réduction des risques de catastrophe et une forte délégation de l’Agence nationale de la protection civile (Anpc). Ensemble, ils ont élaboré avec la mairie, des actions prioritaires de riposte contre les inondations imminentes qui découleraient de la crue.

Plusieurs localités sont déjà inondées à Athiémé, commune bordée par le fleuve Mono dans le département du même nom. Cette situation annoncée pour s’aggraver dès la soirée d’hier mercredi où des lâchers d’eaux du barrage de Nangbéto sont attendus n’a pas laissé indifférents l’Agence nationale de la protection civile (Anpc), les acteurs locaux de la réduction des risques de catastrophe et les partenaires techniques et financiers de la commune. Ceux-ci ont procédé hier, entre autres, à l’actualisation du plan de contingence communal assorti d’un plan d’actions prioritaires. Et ce, en plus des activités déjà entreprises dans le cadre de l’activation de leur plateforme.
La nouvelle version du plan de contingence, un document programmatique validé par acclamations, retrace les aléas prioritaires de la commune en permettant leur prise en compte dans une planification en lien avec des actions de riposte, explique Marain Assongba, le chef d’antenne centre de l'Agence nationale de la protection civile. En l’espèce, c’est sur les inondations cycliques qu’enregistre la commune que les attentions se sont focalisées. Et face à leur imminence, un plan d’actions prioritaires a été concocté après évaluation des faiblesses et des potentialités de la commune en termes de ressources humaines et matérielles pour faire face à la catastrophe. Ce plan porte, entre autres, sur l’aménagement des deux sites d'accueil des sinistrés installés respectivement à Athiémé-centre et dans l’arrondissement d’Adohoun ainsi que sur la prise en charge sanitaire et le traitement des eaux de boisson. Un accent particulier a été également mis sur le renforcement des campagnes de sensibilisation tant par les crieurs publics que sur les antennes de la radio locale. A toutes ces actions entend s’associer la délégation de l’Anpc qui comprend le capitaine Georgino Houessou, chef du département prévention civile pour qui les documents programmatiques mis en place devront permettre au conseil communal d’aller à la mobilisation des moyens auprès de ses partenaires.
Le secrétaire général de la mairie, Nicéphore Agossa, représentant le maire consent, à son tour, que le plan de contingence actualisé est un document assez important et spécifique. « Mais ce n’est qu'un pas de franchi», fait-il observer. Pour lui, l’urgence est de déclencher, tout de suite, l’opérationnalisation du plan de contingence communal. Aussi n’a-t-il pas oublié d’appeler tous à la vigilance en ce moment d’exception afin qu’aucune vie humaine ne périsse cette année.

Veillée d’armes

Terme militaire, la veillée d’armes est la nuit précédant un événement décisif, un combat. A Athiémé, l’ambiance d’hier en avait l’air et le secrétaire général de la mairie n’a pas hésité à parler de situation d’exception. L’événement décisif attendu et qui a suscité la grande mobilisation c'est des lâchers d’eaux du barrage de Nangbéto dans le fleuve Mono frontalier à la commune. Très craintes pour les inondations qu’elles provoquent, notamment à Athiémé et à Grand-Popo dans le département du Mono, les eaux du barrage devraient se déverser dans le fleuve dès la nuit d’hier à ce jeudi 13 septembre, selon la délégation de l’Anpc. Désireuses de parer au plus pressé, la mairie et l’Anpc ont pris le taureau par les cornes en activant non seulement la plateforme communale mais aussi en se jetant à l’eau. Coude-à-coude, les deux institutions ont relevé le niveau de vigilance depuis la soirée d’hier et ont décidé de sillonner les localités à hauts risques.
Marain Assongba, le chef d’antenne centre de l'Agence nationale de la protection civile, et son collègue le capitaine Houessou, par exemple, prennent activement par part aux campagnes de sensibilisation lancées par la mairie. « Nous allons rester sur le terrain pendant quelques jours pour accompagner la commune, notamment dans la gestion de la communication », a promis le capitaine Houessou. Sont également mobilisés des secouristes et pairs éducateurs, des responsables des services déconcentrés de l’Etat, des conseillers communaux, la police fluviale et maritime ainsi que des acteurs de la Société civile et des enseignants. « L'alerte est maximale, il faut maintenir la veille », justifie le secrétaire général de la mairie, Nicéphore Agossa. Si aucune précision n’a été fournie par les autorités du barrage sur le volume d’eaux à lâcher, le niveau du fleuve relevé hier se situe à 6,5 mètres alors que des prévisions métrologiques seraient davantage favorables à la crue du fleuve, selon la délégation de l’Anpc.

Société 13 sept. 2018


Journée africaine de la technologie et de la propriété intellectuelle: Le message du ministre Ahissou aux inventeurs et chercheurs

Le 13 septembre de chaque année, date anniversaire de la création de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (Oapi), la communauté africaine célèbre la Journée africaine de la technologie et de la propriété intellectuelle. Elle est également l’occasion pour les gouvernants, les créateurs et la société civile de se rappeler l’un des défis majeurs du continent, celui de son essor dans tous les domaines, en l’occurrence, celui de l’industrie. Dans ce cadre, le ministre Serge Ahissou a délivré un message, hier mercredi 12 septembre, veille de l’évènement.

A l’instar de la communauté africaine, le Bénin, membre fondateur de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle, célèbre la Journée africaine de la technologie et de la propriété intellectuelle pour sensibiliser les inventeurs, les chercheurs et tous les autres acteurs de la créativité, sur le rôle que joue l’invention dans le développement industriel. Pour cette année, la 19e édition, le thème retenu est intitulé «L’invention, moteur du développement industriel ».
Le choix de ce thème s’explique, selon le ministre en charge de l’Industrie, Serge Ahissou, par le lien fort existant entre l’invention et le développement industriel. En effet, indique-t-il dans son adresse, « de nombreuses études ont démontré que le niveau de développement industriel d’un pays est lié à sa capacité à innover et à utiliser des inventions dans le développement et la transformation des procédés industriels et des produits qui, à leur tour, nécessitent l’implantation d’entreprises industrielles pour leur fabrication ».
Fort de cela, poursuit-il, le gouvernement du président Patrice Talon, à travers son programme d’action, en son axe 5, pilier 2, accorde une place de choix à la recherche et à l’innovation. « Il entend faire du Bénin une plateforme internationale d’excellence, du savoir et de l’innovation » et «plusieurs dispositifs ont été mis en place dans ce cadre, notamment le renforcement de l’Agence nationale de la propriété industrielle, organe de l’Etat en charge de la mise en œuvre de sa politique en matière de développement de la propriété industrielle», a déclaré le ministre.
Le ministre de l’Industrie s’est aussi fait le devoir de rappeler à l’adresse des chercheurs et autres inventeurs que l’utilisation des actifs de la propriété intellectuelle à savoir les brevets d’invention, les marques de produits ou de services, les dessins et modèles industriels, les noms commerciaux, les indications géographiques constituent des moyens incontournables pour le développement économique. Pour ce qui est des manifestations prévues dans le cadre de cette journée, plusieurs communications seront faites à l’endroit du public pour montrer l’importance de la propriété industrielle. Une journée portes-ouvertes à l’Agence nationale de la propriété intellectuelle sera organisée pour permettre aux acteurs de champ de découvrir les prouesses réalisées par les inventeurs et innovateurs.
Aussi, le ministre Serge Ahissou a-t-il rappelé que la 19e Journée africaine de la technologie et de la propriété intellectuelle précède, pour notre pays, la célébration, du 24 au 27 octobre prochain de la 7e édition du Salon africain de l’invention et de l’innovation technologique. « Le salon de Cotonou constitue une édition de relance et connaîtra la participation de 34 exposants à raison de deux exposants sélectionnés dans chacun des 17 Etats membres de l’Oapi», a révélé le ministre?

Actualités 13 sept. 2018


Recensement du patrimoine aéroportuaire national: Le gouvernement crée la Société des aéroports du Bénin

Compte rendu du Conseil des ministres

Le Conseil des ministres s'est réuni ce mercredi 12 septembre 2018 sous la présidence de monsieur Patrice Talon, président de la République, chef de l'Etat, chef du gouvernement.

Les décisions ci-après ont été prises.

I. Au titre des mesures normatives

I-1. Création, attributions et composition du Comité chargé de la coopération muséale et patrimoniale entre la France et le Bénin.

Le 26 août 2016, le Bénin a officiellement porté devant la République française, une requête visant la restitution des biens culturels issus du patrimoine national et se trouvant dans plusieurs musées et collections français.
Ces biens sont, pour notre pays, d'une valeur historique, spirituelle et culturelle inestimable et participent de son identité.
A la suite de cette démarche, des pourparlers ont eu lieu entre les autorités au plus haut niveau des deux pays.
En vue de conduire le processus, le présent Comité a été mis sur pied, et est composé de personnalités de grande réputation dans le domaine.
Il a pour mission de :
- définir avec la partie française, le cadre de partenariat et les modalités de circulation et de restitution des œuvres culturelles du Bénin en France ;
- convenir des modalités de réalisation d'un inventaire exhaustif des œuvres et des biens culturels concernés.

I- 2. Conditions d'ouverture et de déroulement des enquêtes techniques sur les accidents et incidents d'aviation civile au Bénin

Le Conseil a adopté ce décret qui définit les modalités d'enquête sur les accidents et incidents d'aviation civile survenus sur le territoire ou dans l'espace aérien béninois. Cette compétence s'exerce également en dehors du territoire ou de l'espace aérien national lorsqu'un :
-accident ou un incident survenu sur le territoire ou dans l'espace aérien d'un autre Etat implique un aéronef immatriculé en République du Bénin, ou exploité par une entreprise ayant son siège ou son principal établissement sur le territoire béninois et si cet Etat n'ouvre pas d'enquête technique ; et quand
-un accident ou un incident survenu en dehors de tout territoire ou espace aérien national implique un aéronef immatriculé en République du Bénin ou un aéronef dont l'Etat d'immatriculation n'ouvre pas d'enquête technique, si cet aéronef est exploité par une entreprise ayant son siège ou son principal établissement sur le territoire de la République du Bénin.
Notre pays se conforme ainsi aux normes internationales auxquelles il a souscrit, afin de finaliser le processus de mise en place du Bureau Enquêtes- Accidents.
Par ailleurs, le Conseil a adopté les décrets portant :
- nomination des membres du Conseil d'administration du Fonds de développement de l'artisanat ;
- approbation des statuts du Bureau Béninois du Droit d'auteur et des Droits voisins (Bubedra).

II- Au titre des communications

Les dossiers suivants ont été approuvés:

II-l. Institution d'un Programme national de soins palliatifs

Les soins palliatifs et l'accompagnement subséquent s'adressent au malade en tant que personne humaine, à sa famille et à ses proches, aussi bien à domicile qu'en résidence hospitalière.
Le besoin de soins palliatifs est de plus en plus manifeste dans notre pays. Mais l'état des lieux révèle que les initiatives et le dispositif existants en la matière sont parcellaires et peu efficaces.
L'institution d'un Programme national permettra donc de renforcer toutes les actions en cours, de manière à les rendre plus cohérentes et intégrées dans la perspective de durabilité et de pérennité.
Le Programme vise à soulager la douleur et à améliorer la qualité de vie des malades atteints de cancer et d'autres pathologies graves pour lesquelles l'espoir d'une guérison à court ou à moyen termes ne peut être envisagé.
Pour sa mise en œuvre, l'Etat procédera à la construction d'unités de soins dont il assurera le fonctionnement et les charges. Ce faisant, conformément aux principes de la couverture sanitaire universelle, toute personne, quels que soient ses revenus, la pathologie dont elle souffre ou son âge, pourra avoir accès à ces soins palliatifs, contre une symbolique contribution mensuelle à la portée de tous.

II-2. Redéploiement du personnel des directions des infrastructures et de l'équipement du secteur de l'éducation au sein du ministère du Cadre de vie et du Développement durable.

En vue de réorganiser le secteur de la construction des infrastructures scolaires et universitaires, et pour standardiser la qualité et la durabilité desdites infrastructures, le Gouvernement a mis en place l'Agence pour la Construction des Infrastructures du Secteur de l'Education (Acise). Celle-ci regroupe en son sein des fonctions assumées par les directions des Infrastructures et de l'Equipement des trois ministères du secteur de l'Education.
Avec le démarrage des activités de l'Agence, le personnel des directions concernées sera très peu sollicité.
Aussi, mû par le souci de la gestion rationnelle des personnels de l'Etat, le Conseil a-t-il décidé de mettre à la disposition du ministère du Cadre de vie et du Développement durable, pour emploi, la trentaine de cadres concernés.

II-3. Financement du Plan d'actions prioritaires découlant de la restructuration de l'Agence de promotion des investissements et des Exportations (Apiex).

La restructuration de l'Apiex a généré le besoin de financer ses activités prioritaires afin de lui donner plus de visibilité. Il s'agit de :
- la mise en oeuvre d'un plan d'assainissement du personnel existant et le recrutement du personnel technique indispensable pour faire face aux nouvelles fonctions de l'Agence ;
- le renforcement du système d'information et de gestion des opérations ;
- l'aménagement du nouvel immeuble devant abriter son siège ;
- le recours à diverses consultances dans le cadre de la gestion des opérations ;
- la mise en oeuvre du plan d'actions 2018 de l'indice Doing Business validé par le Comité interministériel de promotion des investissements ;
- l'étude et le démarrage des travaux de viabilisation de la Zone économique spéciale de Sèmè.
Ce faisant, l'Apiex pourra jouer efficacement son rôle de Guichet unique en charge de l'accueil, de l'orientation et de l'accompagnement des investisseurs et des exportateurs du Bénin.

C'est pourquoi le Conseil a autorisé la mise à disposition des ressources nécessaires à cette fin.

II- 4. Poursuite du partenariat avec l'Association pour la chirurgie orthopédique et traumatologique sans frontière de France.

Ce partenariat, démarré en 2009, est une coopération dans le domaine de la santé. Il consiste en un appui aux soins dispensés dans les formations sanitaires dans nos départements et concerne :
- le développement, outre la traumatologie, de certaines spécialités peu ou pas développées au Bénin (arthroscopie, microchirurgie et chirurgie des nerfs périphériques, chirurgie plastique, chirurgie du handicap, chirurgie prothétique, développement des techniques d'anesthésie moderne, etc.) ;
- l'envoi de jeunes chirurgiens béninois en France ;
- la venue d'experts français au Bénin ;
- l'acquisition de moyens pour l'application de techniques chirurgicales hautement spécialisées.
Les autres activités entrant dans le cadre du partenariat sont financées par le budget national. Il s'agit notamment :
- de bourses d'étude de courte durée au profit des médecins et infirmiers ;
- d'invitations à des congrès scientifiques et cours de renforcement des capacités ; et
- d'accueil de missions médicales françaises ponctuelles de chirurgie.
Le Conseil a marqué son accord pour la poursuite et le renforcement dudit partenariat.

II- 5. Création de la Société des Aéroports du Bénin

La création et le démarrage effectif des activités de cette société s'inscrivent dans la logique d'une gestion rationnelle du patrimoine de l'Etat afin de réduire les sources de déperdition de ressources publiques.
La société ainsi créée permettra de réaliser un recensement exhaustif du patrimoine aéroportuaire national. Relèveront désormais de la gestion de cette société, l'ensemble des aéroports et aérodromes du Bénin.

En effet, la connaissance des actifs aéroportuaires est un impératif et servira de levier pour la mobilisation de financements en vue du développement des infrastructures du secteur et de leur mise aux normes.

III- Rencontres et manifestations internationales

Le Conseil a autorisé la participation de notre pays :
- à la 15e édition du Salon international de l'Artisanat de Ouagadougou (Siao), au Burkina Faso, du 26 octobre au 04 novembre 2018 ;
- au colloque en droit et politiques publiques agroalimentaires, à Québec (Canada), du 25 au 27 septembre 2018 ;
- à la 5e édition de Agri Forum intitulée « Transformation agricole, le défi africain » à Libreville, au Gabon, les 18 et 19 octobre 2018 ;
- à la réunion des secrétaires généraux des Grandes Chancelleries d'Afrique francophone subsaharienne et de France, à Paris, du 08 au 10 octobre 2018; ainsi que
- l'organisation, à Cotonou, de l'atelier régional de restitution et de capitalisation sur la migration, les changements climatiques et l'environnement, les 27 et 28 septembre 2018, et de la Conférence régionale de partage des connaissances du programme mieux, les 2 et 3 octobre 2018 ; puis
- l'organisation de l'édition 2018 de la Semaine du numérique au Bénin?

Fait à Cotonou, le 12
septembre 2018

Le secrétaire général du
gouvernement,

Edouard Ouin-Ouro

Actualités 13 sept. 2018


Validation du document du Ceo endorsement Gef du Pagefcom: 2 9,6 milliards pour protéger les forêts et leurs composantes

Après l’évaluation du Projet d’appui à la gestion des forêts communales (Pagefcom 2), il y a environ deux ans, l’heure est à la validation du document du Ceo endorsement Gef du Pagefcom 2. A la faveur d’un atelier tenu, ce mardi 11 septembre à Cotonou, des autorités du ministère du Cadre de vie et du Développement durable, des élus communaux, consultants et partenaires au développement se sont mobilisés pour boucler la phase de préparation dudit projet.

D’un montant total de 6,9 milliards dont 1 548 442 731 francs CFA de contribution du Fonds pour l’environnement mondial (FEM), le Projet d’appui à la gestion des forêts communales (Pagefcom 2) prend en compte les aspects touchant l’amélioration de la diversité biologique, le paiement des services environnementaux et sociaux, la séquestration de carbone, la réintroduction de la faune dans les ranchs, l’installation de système d’alerte précoce feux de végétation… L’objectif du Pagefcom phase 2 est de contribuer à la résilience au changement climatique et à l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle du pays, à travers une consolidation des acquis en matière de couvert forestier, d’infrastructures de gestion et de renforcement du dispositif de stabilisation des écosystèmes forestiers. Le projet Pagefcom 2 vise spécifiquement à mettre en place les outils nécessaires et les mécanismes de gestion durable des ressources naturelles dans les départements de l’Atlantique, du Borgou, des Collines, de la Donga et du Zou à travers la promotion des chaines de valeur de l’économie verte et bleue, la gestion durable des ressources naturelles, l’appui à l’adaptation aux changements climatiques et l’augmentation des revenus des ménages, notamment les plus vulnérables de la zone d’intervention du projet.
Le secrétaire général du ministère du Cadre de vie et du Développement durable, Constant Godjo, à l’ouverture de l’atelier, a indiqué que la foresterie est d’abord et avant tout une science qui a pour but d’aménager, gérer et protéger les forêts et leurs composantes. Le non-respect des règles importantes de la foresterie amène d’après lui, à la triste réalité qu’est la déforestation très accrue de nos jours.
« Le Projet d’appui à la gestion des forêts communales phase II est une réponse du Fonds pour l’environnement mondial et de la Banque africaine de Développement (BAD), aux nombreuses sollicitations du gouvernement du Bénin en vue de gérer au mieux les ressources naturelles dans ce contexte de changement climatique », a affirmé Constant Godjo. L’aboutissement de ce projet, selon le secrétaire général, permettra au ministère d’être plus performant dans la mise en œuvre du Pag. Quant à lui, le directeur général des Eaux, Forêts et Chasse, le colonel Sévérin Nsia, a soutenu que le projet Pagefcom contribuera à la promotion du tourisme, une initiative phare du Programme d’action du gouvernement et va influer sur les systèmes productifs locaux. En rappelant le lien de coopération entre la Banque africaine de Développement et le Bénin, le représentant pays de la BAD, John E. C. Andrianarisata, a souligné que le gouvernement est dans une phase de transformation du Bénin à travers son programme d’action décliné dans divers documents. Il recommande au Pagefcom de ne pas se contenter seulement, d’avoir bouclé le financement mais de réaliser les activités et d’aboutir prochainement à une phase 3 du Pagefcom, de sorte à penser à la mise en place d’un système de gestion des ressources naturelles. Son souhait est que tous les participants maîtrisent le contenu du document et se l’approprient pour le développement du Bénin.

Société 12 sept. 2018


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