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Nouvelles

Négociations centrales/gouvernement : La Cstb et l’Unstb demandent le décalage de la session
[caption id="attachment_30722" align="alignnone" width="1024"]Nagnini Kassa Mampo, Sg/Cstb et Emmanuel Zounon, Sg/Unstb[/caption]

La deuxième session ordinaire de la Commission nationale permanente de concertations et de négociations collectives se tient, ce jeudi 13 septembre. Mais deux confédérations syndicales demandent au ministre du Travail et de la Fonction publique le report de l’heure d’ouverture de la session, à cause de leur marche de protestation prévue pour ce même jour.

La 2e session ordinaire de la Commission nationale permanente de concertations et de négociations collectives de l’année 2018 pourrait se tenir sans deux confédérations syndicales. La Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb) et l’Union nationale des syndicats des travailleurs du Bénin (Unstb) ont saisi le ministre du Travail et de la Fonction publique en vue du report de l’heure d’ouverture de la session prévue pour se tenir le jeudi 13 septembre. C’est l’objet de la lettre en date du 10 septembre signée de Nagnini Kassa Mampo, secrétaire général de la Cstb et Emmanuel Zounon, secrétaire général de l’Unstb. Ces deux secrétaires généraux, se référant à la lettre n°0609/Mtfp/Sp-C du 06 septembre 2018 relative à la convocation des confédérations et centrales syndicales à la 2e session ordinaire de la Commission nationale permanente de concertations et de négociations collectives de l’année 2018 pour 10 heures, ont demandé le report de l’heure de l’ouverture de la session pour 15 heures, le même jour.
En effet, « Les travailleurs sous la direction de la Cstb et de l’Unstb ont projeté une marche pacifique, déjà publiquement annoncée, pour le jeudi 13 septembre 2018 à partir de 8 heures et dont la déclaration de marche a été déposée à l’autorité compétente depuis le mercredi 5 septembre », argumentent-ils. Ils demandent à la ministre de prendre en compte leur préoccupation afin d’éviter un chevauchement de la marche et de la session. Selon une source proche de l’Union nationale des syndicats des travailleurs du Bénin contactée dans la soirée de ce mardi 11 septembre aux environs de 16 heures, aucune suite ne serait encore donnée à la demande des syndicalistes. Mais ces derniers tiennent à la marche nonobstant leur convocation à la session.
La Cstb et l’Unstb ont plusieurs points de revendications qui motivent cette marche, notamment l’encadrement du droit de grève, la non-satisfaction des revendications des travailleurs, objet d’intenses grèves, le gel de la gestion de la carrière des travailleurs, le manque d’enseignants et d’agents de santé, les mutations d’enseignants...

Société 12 sept. 2018


Recensement national de l’agriculture : Le comité communal de Sèmè-Podji installé

Le préfet de l’Ouémé a procédé, lundi dernier, à l’installation du comité communal de Sèmè-Podji chargé de conduire l’opération de Recensement national de l’agriculture (Rna). Le préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy, a bouclé par cette ville la mise en place de cette structure dans chacune des neuf communes de son département.

Le processus de l’opération de Recensement national de l’agriculture (Rna) se met en place lentement mais sûrement dans l’Ouémé. Les membres du comité communal au niveau de chacune des neuf communes du département sont désormais en place. Le dernier en date a été installé à Sèmè-Podji par le préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy, en sa qualité de président du bureau départemental en charge de l’opération au niveau du département. Le comité communal de Sèmè-Podji est composé de cinq membres dont le maire de la commune, Charlemagne Honfo, qui en assure la présidence.
Comme à l’étape des huit autres communes, l’autorité préfectorale a rappelé aux cinq membres du comité communal leurs missions pour la réussite du recensement au niveau de la commune de Sèmè-Podji. A ce titre, le comité communal aura surtout non seulement pour rôle d’assurer la mobilisation de tous les acteurs concernés à travers une sensibilisation par tous les moyens de communication, mais aussi de suivre le travail qui se fait sur le terrain par les agents mis à sa disposition. Ces agents seront, au niveau de la commune de Sèmè-Podji, au total 353 à raison de 98 agents cartographes et 255 enquêteurs, énumérateurs, contrôleurs et autres. Le préfet Joachim Apithy a invité tous les membres du comité à conduire avec efficacité et responsabilité le Rna, une vaste opération statistique couvrant l’ensemble du Bénin. Ce recensement consiste, faut-il le rappeler, à collecter, traiter et diffuser des données structurelles quantitatives et qualitatives sur le secteur agricole. Les données sont collectées directement auprès des exploitations agricoles. L’opération permettra de fournir également des analyses approfondies sur le rôle des femmes, des enfants et des personnes âgées dans l’agriculture, les pertes post-récolte, les stocks alimentaires sur les exploitations ; la commercialisation de la production agricole; la consommation alimentaire, la transformation des produits agricoles, l’emploi du temps et la contribution des membres des ménages aux travaux effectués sur l’exploitation.
L’opération se déroulera en deux phases. La première phase appelée module de bases consiste surtout en un dénombrement exhaustif des ménages. Celle-ci permettra de disposer au niveau de petites unités administratives, des données-clés sur la structure organisationnelle des exploitations agricoles, notamment sur la taille des exploitations, les utilisations des terres, les modes de faire-valoir, l’effectif du cheptel, l’utilisation des machines agricoles et le nombre d’exploitations pratiquant chaque type de culture, d’élevage et de pêche.
La seconde phase baptisée module complémentaire consiste, après le module de base, à faire le sondage pour disposer des données structurelles plus détaillées ou des données qui ne sont pas nécessaires au niveau des plus petites unités administratives, notamment les cultures végétales, l’élevage, la pêche, l’aquaculture, la population agricole, le suivi des indicateurs des Objectifs du développement durable (Odd).
Les deux grandes phases sont prévues pour être réalisées sur une période de trente-six mois, a précisé le directeur départemental de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche de l’Ouémé, Gabriel Gbogblénou et président du comité départemental du Rna au niveau du département. Cette initiative du gouvernement a été appréciée par le représentant du maire de Sèmè-Podji. Célestin Djivoh estime que cette opération permettra de dynamiser le secteur agricole à partir d’éléments fiables et concrets.

Société 12 sept. 2018


Effondrement du pont de Malanville : Les diligences du gouvernement pour soulager les transporteurs

Des responsables des transporteurs du Mali, du Niger et du Burkina Faso, des responsables syndicaux de transports et autres acteurs intervenant dans le flux commercial au niveau du corridor béninois ont été entretenus par le ministre des Infrastructures et des Transports, Alassane Séïdou, ce mardi 11 septembre dans l’enceinte dudit ministère, sur les mesures et diligences du gouvernement pour faire face aux difficultés engendrées par l’effondrement du pont sur la Sota à l’entrée de Malanville.

Dans la nuit du 4 au 5 septembre dernier, le pont sur la Sota à l’entrée de Malanville s’est effondré. « C’est un problème majeur parce que ce pont est essentiel pour que le trafic sur ce corridor qui est l’un des principaux soit possible », a d’entrée souligné le ministre des Infrastructures et des Transports, Alassane Séïdou, au cours de son conclave avec les transporteurs, les importateurs, les responsables de la douane, du Port autonome de Cotonou, de Bénin Control et tous les autres acteurs de la chaîne des transports. La difficulté à ce niveau, a expliqué le ministre, réside surtout dans le fait que ce pont est situé dans une zone marécageuse. « De part et d’autre du pont, il n’y a que des zones inondées donc une déviation à côté n’est pas possible », a fait observer le ministre face aux transporteurs. Après visite sur le site, concertation avec les techniciens, échanges et réflexions, il a été convenu la reconstruction du pont.
« Les techniciens ont échangé et ont finalement retenu de construire un pont définitif avec du matériel préfabriqué qu’ils vont transporter d’un autre chantier vers Malanville, ce qui est en train de se faire. Ils ont déjà apporté des engins et une bonne partie du matériel sur le chantier. Ils nous ont promis de construire un pont définitif en un mois et demi », a annoncé le ministre au cours de cette séance qui a mobilisé des transporteurs visiblement très inquiets. Aucun d’eux n’avait le sourire et il était aisé de deviner que la situation est bien grave et que par ailleurs, ce que voulaient par-dessus tout ces derniers, c’était une pièce de rechange pour continuer par transporter leurs marchandises.

Sauver l’essentiel par rapport au trafic

Pour le ministre Alassane Séïdou le plus urgent pour l’heure, c’est de sauver l’essentiel par rapport au trafic. « Le port souffre quand les corridors ne fonctionnent pas. Nous devons aller très vite. Nous avons réfléchi et retenu deux voies de contournement. La première passe par Djougou, Natitingou, Porga, Fada et Niamey. La seconde passe par Bodjécali à sept kilomètres environ de Malanville, Madécali, Iloua, Lolo… pour échouer à la frontière du Nigeria », leur a-t-il notifié. Mais ce n’est pas tout. Il a voulu également savoir les difficultés rencontrées par ces transporteurs déjà habitués à ces contournements.
A ce niveau, les langues ont tôt fait de se délier. Des responsables de transporteurs ont exprimé au ministre et à ses directeurs techniques les peines qu’ils endurent avec cette option. « Trop de secousses préjudiciables aux marchandises, l’insécurité… », les craintes des transporteurs sont multiples. Les autres difficultés sont relatives au surplus de distance engendré par les contournements, aux relations avec l’administration douanière et la société Benin Control qui doivent entériner les changements d’itinéraire avant que les camions s’engagent sur les nouvelles routes, les tracasseries de toutes sortes subies par les transporteurs autant en traversant le Burkina Faso pour la première déviation qu’au niveau du Nigeria pour ce qui concerne la deuxième déviation.
Mais elles n’ont pas leur raison d’être, a apaisé le ministre qui a assuré de la détermination du gouvernement à marcher aux côtés des transporteurs, à les soutenir et à agir afin que les impacts de cette difficulté soient moins ressentis. Bien de solutions ont été ainsi proposées par lui afin d’atténuer la peine des transporteurs. Des magasins seront aussi mis à la disposition de ceux qui en exprimeront le besoin, surtout par ces temps de pluie.
Pour ce qui est des changements d’itinéraires, la douane et la société Bénin Control ont été instruites pour leur faciliter la tâche, et des dispositions ont été prises pour qu’il n’y ait pas trop de camions à Malanville. Au niveau du port, on entrevoit des dérogations pour le retard en ce qui concerne le retour de certains conteneurs. La sécurité sera également de mise sur les nouveaux itinéraires.
Autre diligence du gouvernement, mais cette fois-ci en direction des populations, la mise à disposition de quatre barques motorisées pour les aider à relier les deux rives. Dans tous les cas, la construction du nouveau pont sera achevée dans le délai des 45 jours et l’entreprise met déjà les bouchées doubles pour le respecter, rassure le ministre?

Société 12 sept. 2018


Avant-projet de budget du Parlement gestion 2019 : Plus de 30 milliards F Cfa de prévision budgétaire en finalisation
[caption id="attachment_30716" align="alignnone" width="1024"]Les députés lors des travaux, ce mardi à l’hémicycle[/caption]

30 995 906 403 F Cfa, c’est le montant de l’avant-projet de budget de l’Assemblée nationale gestion 2019.
La question fait partie des points inscrits à l’ordre du jour de la quatrième session extraordinaire de l’année 2018 ouverte, lundi 10 septembre dernier, par le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji.

Le dossier de l’avant-projet de budget de l’Assemblée nationale gestion 2019 est déjà affecté à la Commission des Finances et des Echanges qui tient d’ailleurs, ce mercredi 12 septembre à 16 h au palais des Gouverneurs à Porto-Novo, une réunion en vue de prendre connaissance de ses grandes lignes et mener les premières discussions sur le document. Une copie de l’avant-projet du budget a été remise hier à chaque député membre de cette commission technique pour un débat de bonne facture. La Commission des Finances et des Echanges fera ensuite parvenir ses observations au bureau de l’Assemblée nationale pour améliorer éventuellement l’avant-projet de budget tel que proposé. 

Seulement, ce montant de 30 995 906 403 F Cfa au titre de prévision budgétaire de l’Assemblée nationale gestion 2019, s’il arrivait à être validé par les instances de l’Assemblée nationale et adopté par la suite par la plénière, sera en hausse de plus de 100 % par rapport au budget du Parlement gestion 2018 en cours d’exécution et qui s’élève à la somme de 14 056 442 591 FCfa. Cette augmentation exponentielle du simple à plus du double peut se justifier. Elle peut s’expliquer par le fait que le budget de l’Assemblée nationale gestion 2019 sera un budget de transition, c’est-à-dire à cheval entre la fin de la septième législature en mai 2019 et le début d’une autre. Il est normal que ce budget 2019 prévoit par anticipation, comme à la fin de chaque législature, les frais de sevrage pour les députés qui ne seront pas réélus à l’issue des élections législatives de 2019 et aussi l’achat des véhicules et autres pour les 83 députés de la huitième législature.
Il faut souligner que l’élaboration de l’avant-projet de l’Assemblée nationale est un exercice budgétaire auquel sacrifie chaque année le Parlement. C’est une obligation inscrite aux articles 149 et suivants du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Lesquels prescrivent aux questeurs du Parlement d’élaborer chaque année de concert avec les membres du bureau de l’Assemblée nationale un avant-projet de budget de l’institution parlementaire suivant la nomenclature du budget de l’Etat. A cet effet, le président de l’Assemblée nationale doit faire étudier l’avant-projet du budget par la commission permanente chargée des Finances. Il présente ensuite le projet de budget devant l’Assemblée plénière des députés qui en délibère et en arrête le projet définitif à inclure au projet de loi de finances de l’Etat gestion 2019, avant l’adoption de ce dernier par le Conseil des ministres et sa transmission à l’Assemblée nationale pour examen et vote en décembre prochain. Le processus ne fait donc que commencer pour l’avant-projet du budget de l’Assemblée jusqu’à son examen et son vote par l’Assemblée nationale avant la fin de la quatrième session extraordinaire de l’année 2018.

Actualités 12 sept. 2018


Commission électorale nationale autonome : Abou Boukari Adam Soulé remplace feu Moïse Bossou

Par 56 voix pour, 00 contre et 11 abstentions, l’Assemblée nationale a désigné Abou Boukari Adam Soulé en remplacement de feu Moïse Bossou, membre de la Commission électorale nationale autonome (Céna) qui a tiré sa révérence le 7 avril dernier dans sa soixante-quatorzième année.

Fin de vacance du siège de feu Moïse Bossou, membre de la Commission électorale nationale autonome (Céna) décédé le 7 avril dernier. Le poste revient désormais à Abou Boukari Adam Soulé. Il a été désigné, ce mardi 11 septembre, par l’Assemblée nationale en remplacement de l’illustre personnalité disparue. Le choix de l’ancien député a été opéré par la majorité parlementaire pour poursuivre le reste du mandat de la Céna qui prend fin en mai 2021. Il ne devrait d’ailleurs en être autrement d’autant que feu Moïse Bossou avait été désigné en 2014 par la majorité parlementaire d’alors sous la sixième législature. Il est du ressort de la majorité parlementaire actuelle de procéder à son remplacement suivant le principe du parallélisme des formes. Et ce, en vertu des dispositions de l’article 21 du Code électoral qui prévoit qu’en cas de démission, de décès ou d’empêchement définitif d’un membre de la Céna, il soit pourvu sans délai à son remplacement. Lesquelles dispositions ont servi de fondement juridique pour la Commission chargée des Lois de l’Assemblée nationale qui a proposé les modalités de désignation du remplaçant de ce membre de la Céna précédemment enseignant de droit public à la Faculté de droit et de sciences politiques (Fadesp) de l’Université d’Abomey-Calavi. C’est donc en respect des dispositions du Code électoral que la majorité parlementaire d’aujourd’hui, composée des députés des groupes parlementaires « Parti du renouveau démocratique » (Prd) présidé par Augustin Ahouanvoèbla ; « Unité paix et démocratie » (Unipaid) dirigé par Mathurin Nago, « L’Union fait la Nation » (Un) d’Antoine Kolawolé Idji, « Bénin uni et solidaire » (Bus) de Bonaventure Aké Natondé, « Agir pour le Bénin » présidé par André Okounlola Biaou et « Agir pour la République » de Barthélemy Kassa, a été proposée par la commission chargée des Lois de pourvoir au poste vacant comme ce fut le cas en 2014. Abou Boukari Adam Soulé est donc appelé à rejoindre les quatre autres membres de la Céna à savoir Basile Fassinou et Freddy Houngbédji désignés par la minorité parlementaire d’alors, Emmanuel Tiando choisi par la majorité parlementaire et Geneviève Boco Nadjo, le cinquième membre qui siège en qualité de représentant de l’Union nationale des magistrats du Bénin (Unamab).
Mais sans trop aller contre cette modalité de désignation proposée par la Commission des lois, le député Eric Houndété estime que cela hypothèque le souci du législateur de faire de la Céna une institution équilibrée. Ce qui, selon lui, pose le problème de la notion de la minorité et de la majorité dans le temps. « L’équilibre recherché pour la Céna est désormais rompu et sera davantage rompu avec cette désignation », critique le premier vice-président de l’Assemblée nationale.
Il faut préciser qu’Abou Boukari Adam Soulé est originaire du département du Borgou et a été ancien membre du parti Fard Alafia.

Actualités 12 sept. 2018


Championnats nationaux scolaires: Les meilleures équipes primées

Démarrés le samedi 8 septembre dernier, les championnats nationaux scolaires de l’Union des associations sportives de l’enseignement technique et de la formation professionnelle (Uaset-Fp) ont pris fin dans la soirée d’hier, mardi 11 septembre au stade municipal de Lokossa par la gratification des meilleures performances.

Grande attraction de la soirée d’hier au stade municipal de Lokossa, le match de football qui a opposé la sélection de l’Atlantique-Littoral et celle du Mono-Couffo a été la dernière finale de l’édition 2018 des championnats nationaux scolaires de l’Uaset-Fp. La confrontation qui a duré quatre-vingt minutes, s’est soldée par le score d’un but à zéro en faveur des départements du Mono et du Couffo. Le seul but de la partie est une réalisation de Gédéon Kpotonsi.
Les deux équipes finalistes n'étaient pas à leur première confrontation. En 2014, la sélection de l’Atlantique-Littoral avait déjà remporté la finale face à celle du Mono-Couffo avant que celle-ci ne prenne sa revanche l’année dernière. Le Mono-Couffo avec cette nouvelle victoire vient enlever pour la deuxième fois consécutive ce trophée.
Le trophée leur a été remis hier par le préfet du Mono, Komlan Zinsou et le directeur de cabinet du ministre en charge de l’Enseignement secondaire, Jean Bénoît Alokpon. Pour M. Alokpon, il n’y a ni vainqueur ni vaincu mais juste la culture du fair-play tel qu’il l’a prodigué au démarrage du match. En plus du trophée, les finalistes tout comme leurs adversaires ont tous été distingués et ont reçu des jeux de maillots et de ballons.
Les trois premiers athlètes de la course de vitesse de 100m et de saut en longueur ont été eux aussi distingués.
A rappeler qu'un cross-country, dénommé "la foulée de l'avenir", a été organisé dans la matinée à l'intention des apprenants du secteur de l'artisanat. Venus des ateliers de menuiserie, de couture, de coiffure et autres, ils étaient au total 456 participants dont 260 dames représentant les cinq arrondissements de Lokossa. Les dames ont couru une distance de trois Km, contre quatre Km pour les hommes. Le taux de participation en nette progression cette année témoigne de l'intérêt du monde de l'artisanat à l'initiative, confesse Marcellin Dotou, président des artisans de Lokossa. « Nos apprenants sont motivés puisque les meilleurs à l'issue de la compétition gagnent des équipements de travail», retient le président des artisans. Des séchoirs, des paires de ciseaux, des fauteuils ainsi que des machines à coudre et bien d’autres outils étaient des lots ayant sanctionné les performances des plus endurants parmi eux. Toutes ces performances ont été célébrées avec les applaudissements des officiels dont la délégation de la mairie de Lokossa et les citoyens qui ont massivement effectué le déplacement du stade. Les regards sont désormais tournés vers l’édition 2019?

Sports 12 sept. 2018


Contribution sur la consommation des services de communications: Le plaidoyer des associations de l’écosystème d’internet

Les associations de l’écosystème d’internet au Bénin donnent de la voix par rapport au contenu du décret N°2018-341 du 25 juillet 2018 portant introduction d’une contribution sur la consommation des services de communications électroniques fournis par les réseaux ouverts au public. C’est à travers une déclaration rendue publique, hier mardi 11 septembre à Cotonou.

Les associations de l’écosystème d’internet au Bénin demandent l’annulation du décret N°2018-341 du 25 juillet 2018 relatif à la taxe sur les communications électroniques. Cette mesure, selon elles, risque d’éprouver l’écosystème numérique béninois si elle n’est pas abrogée.
« L’ensemble de l’écosystème numérique, encore naissant, risque de souffrir énormément de cette mesure qui diminue considérablement les possibilités d’accès à l’information et le pouvoir d’achat des populations», avertit le président du Forum de la gouvernance de l’internet, Franck Kouyami.
Il poursuit : « Nous, associations de l’écosystème d’internet au Bénin, sommes profondément inquiètes des conséquences négatives de cette mesure sur l’économie numérique tant prônée par le gouvernement lui-même ».
Selon les conférenciers, cette mesure risque d’annuler les efforts du gouvernement dans le domaine des communications électroniques. « Ledit décret est en incohérence avec les efforts du gouvernement dans le secteur du numérique car, au-delà des revenus immédiats que l’Etat pourrait tirer de cette taxation, cette mesure conduira à une déstructuration de la dynamique actuelle dans le secteur », prévient le président du Forum de la gouvernance de l’internet.
Ces associations, dont le Réseau des médias digitaux du Bénin (Repromed) et l’Association béninoise des blogueurs (Abb), craignent également des restrictions à la liberté d’expression au Bénin. « A la lumière des clarifications apportées par le ministre de l’Economie et des Finances, le décret N°2018-341 du 25 juillet 2018 constitue une menace réelle pour la liberté d’expression, l’innovation numérique, la réduction de la fracture numérique et la neutralité du réseau dans notre pays, pourtant reconnu pour sa tradition historique de démocratie », insiste Franck Kouyami.
A en croire les conférenciers, la mesure ne répond pas aux dispositions internationales en matière de communications électroniques. « Ce décret est également contraire aux engagements internationaux de notre pays, notamment la décision des Nations Unies de 2011 reconnaissant l’accès non discriminé à internet comme un droit humain fondamental ainsi que les Objectifs de développement durable (Odd), précisément aux dispositions de la cible N°9», argumente le président du Forum de la gouvernance de l’internet.
Le décret querellé institue une contribution de 5% sur le montant hors taxe des communications (voix, sms, internet) et une taxe de 5 FCfa par méga-octet consommé par l’utilisateur de services dits over the top (facebook, whatsApp, Twitter, Viber, Telegram, Hangouts, …).

Société 12 sept. 2018


Communication numérique dans les entreprises publiques et privées : Les offres et solutions innovantes de Cfao technologies

Cfao Technologies et Energy en collaboration avec Motorola Solutions et Danimex a initié, ce mardi 11 septembre, une matinée technologique à Cotonou. Laquelle se propose d’entretenir des représentants d’entreprises publiques et privées, des acteurs de la sécurité et de la défense, sur des solutions innovantes à adopter pour migrer vers le numérique avec leurs équipements de communication et surtout bien en jouir.

Les participants à la matinée technologique de Cfao Technologies et Energy et de ses partenaires sont tous des entreprises du secteur public et du secteur privé, mais également des démembrements des forces de sécurité et de défense. Ils sont tous utilisateurs de la communication radio et ont, de ce fait, pensent les organisateurs de la séance, de nouvelles solutions pour bien assurer la sécurité de leurs informations et la fiabilité de leurs prestations.
Christian Koucou, responsable avant-vente et architectures Cfao Technologies, explique que l’initiative vise à permettre aux forces de sécurité, aux entreprises publiques et privées d’avoir une communication propre et sécurisée. Cela passe, fait-il observer, par la radio communication numérique parce que bien de structures sont encore au niveau des communications analogiques. « Ce qui est important pour nous, c’est de faire en sorte que tous les clients puissent avoir ces communications sécurisées et migrer vers le numérique pour avoir un certain nombre de fonctionnalités et une flexibilité de la communication», précise-t-il. C’est surtout pour cette raison, soutient-il, que l’activité a été étendue à divers acteurs alors qu’elle aurait pu tout simplement se limiter au secteur public et aux acteurs de la sécurité. Pas de cible privilégiée, retient-il, car les offres innovantes de Cfao Technologies doivent être pour tous.
Offre pour tous, pense également Sylvain Cailleau, consultant radio Afrique francophone de Cfao Technologies, et qui estime, pour sa part, que toutes les structures utilisatrices de tels services ont besoin de remplacer les anciens systèmes par des systèmes plus innovants et performants, numériques. « Le digital en pleine migration vers le numérique au niveau des pays», assure l'expert qui penche surtout pour des communications performantes, efficaces et sécurisées. Cela est déjà le cas dans bien de pays et le Bénin ne saurait rester en marge de l’innovation.

Des avantages majeurs

Pour assurer cette migration, les experts misent fortement sur les équipements de Motorola Solutions qui présentent, selon eux, des avantages majeurs sur les autres équipements. Remi Inze, en charge de la distribution sur l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale de Motorola Solutions, dépêché à Cotonou dans le cadre de cette activité, fera alors observer que l’avantage des solutions proposées par ses partenaires et lui, « c’est qu’on peut faire une migration en douceur en partant des systèmes existants en avançant au gré des investissements vers des systèmes de plus en plus sophistiqués ». Il s’agit, note-t-il, de systèmes utilisés dans le monde entier et qui d’ailleurs sont d’utilisation extrêmement facile et de déploiement aisé. L’ensemble de ces produits, à en croire Remi Inze, permet de profiter du digital et de ses avantages et de faire migrer les utilisateurs des réseaux analogiques vers des réseaux digitaux pour davantage de sécurité, de performance et de fonctionnalité.
Et même s’il y avait des réticences par endroits, « les gens commencent à s’apercevoir les bénéfices du digital et avec nos partenaires, on est là pour faire comprendre plus l’avantage des technologies digitales. Le travail est en cours et avance très bien», certifie-t-il. Dans cette marche en douceur vers de nouvelles technologies de radio communication, Danimex s’est imposé comme un partenaire de choix et soutient fortement l’aventure. Mourad Kaouah, son distributeur présent à cette matinée technologique fera observer lui aussi que le but d’un tel déploiement et d’une telle présence aux côtés des entreprises, c’est de stimuler les gens à migrer vers les technologies numériques, histoire de bénéficier de toute la technologie de leurs équipements et investissements. « On n’est pas là pour jeter l’équipement, mais le conserver et comme il commence à disparaître progressivement, il faut installer le digital. On attend des entreprises, un intérêt collectif, des demandes détaillées pour accompagner et conseiller parce que les besoins diffèrent d’une structure à une autre », conclut-il.

Actualités 12 sept. 2018


Lancement d’ouvrage : Noukpo Eric Padonou scrute la politique étrangère avec sa plume
[caption id="attachment_30703" align="alignnone" width="1024"]Noukpo Eric Padonou[/caption]

Quelle peut être la politique extérieure d’un « petit » pays comme le Bénin dans un monde en constance mutation? A cette question, Noukpo Eric Padonou essaie de trouver des réponses à travers son dernier livre « La politique étrangère du Bénin sous le renouveau démocratique : paradigmes et acteurs ».

C’est un énarque accompli, très vite débarqué pour servir dans l’arène politique, qui scrute la politique étrangère du Bénin à travers l’ouvrage « La politique étrangère du Bénin sous le renouveau démocratique : paradigmes et acteurs ». Le libre est préfacé par l’ambassadeur Gratien Lazare Pognon, ancien secrétaire adjoint de l’Oua et postfacé par le professeur Frédéric Joël Aïvo, doyen de la Fadesp de l’Uac. «Le Bénin peut-il mettre en œuvre une politique étrangère originale dans ses orientations tout comme la conférence nationale a été un mécanisme innovant de sortie de crise politique ? ». C’est bien là l’interrogation qui a conduit l’auteur à offrir sa plume à une belle réflexion qui analyse la politique étrangère du Bénin avec à la fois le pessimisme de l’intelligence et l’optimisme de la volonté.
« Ce pessimisme se justifie par les mutations rapides de l’ordre mondial post chute du mur de Berlin avec un système international productiviste engendrant la course aux armements, la débâcle écologique, la modification des rapports de force internationaux avec une présence accrue sur la scène internationale de nouveaux acteurs tels que les firmes internationales, les Ongs, les marchés financiers, la technoscience, l’affrontement entre le monde de Davos et de Porto Allègre, le passage du système bipolaire au système unipolaire et plus tard au multipolaire… », analyse l’auteur du livre. L’optimisme pour sa part «s’explique par le fait que, malgré tout, il existe encore des forces qui poussent à des sociétés solidaires, démocratiques, équitables et pacifiques, il existe un chemin pour les petits Etats sur la scène internationale ».
Son ouvrage, révèle-t-il alors, a vu le jour pour contribuer à une meilleure compréhension du comportement et des réactions du Bénin sur la scène internationale depuis 1990. « Il n’est donc ni une compilation de faits divers diplomatiques, ni un panégyrique encore moins une critique diplomatique stérile », mais voudrait contribuer à mieux situer la politique étrangère par rapport à des valeurs à découvrir, à défendre et à promouvoir sur la scène internationale et à identifier ceux qui gouvernent la politique étrangère du Bénin. A sa manière, Noukpo Eric Padonou compte remédier à la faible production scientifique sur le sujet.

Les paradigmes de la politique étrangère du Bénin

« Dans ce livre, nous avons développé nos analyses et conclusions autour d’un plan binaire. Je convie donc le lecteur à d’abord comprendre les paradigmes qui fondent la politique étrangère du Bénin depuis le renouveau démocratique et ensuite à identifier les acteurs influents du processus décisionnel », révèle-t-il. Aussi, fait-il la nuance de n’avoir pas fait une étude systémique de la politique étrangère du Bénin, car par exemple, la dimension géographique et sectorielle de la diplomatie béninoise n’a pas été abordée.
Dans la première partie de cette publication dont le lancement officiel a eu lieu récemment à Cotonou et a mobilisé universitaires, acteurs politiques et de la société civile, l’auteur a tenté de retracer l’ensemble des idées autour desquelles la politique étrangère est structurée. Des réponses, il espère en avoir apporté à plus d’une question sur la politique étrangère du pays. « A travers ces réponses, vous allez vous rendre compte que le Bénin s’est émancipé, comme lui seul sait le faire, du paradigmatisme qui frappe les relations internationales, consistant à voir les différentes théories comme des paradigmes mutuellement exclusifs », note l’auteur.
« A travers les différentes thématiques traitées par les discours diplomatiques, il y a en Nicéphore Soglo, en Mathieu Kérékou et en Boni Yayi quelque chose à la fois d’Emmanuel Kant, l’utopiste des lumières, de Kenneth Waltz, le concepteur de l’autorégulation spontanée des unités politiques et de Raymond Aron », développe-t-il. Son analyse, se satisfait-il, permet d’installer le pouvoir exécutif au cœur du pouvoir décisionnel conformément aux grands classiques des régimes politiques de type libéral. « Contrairement à une opinion répandue qui fait du ministre des Affaires étrangères l’acteur principal de la politique étrangère, c’est le président de la République qui détient le monopole de la prise de décisions », rectifie l’auteur.
La lecture combinée des paradigmes et des acteurs permet de dire qu’à l'instar de toutes les grandes nations du monde, et malgré le contexte mondial agité, le Bénin a une politique étrangère qui a été constante dans le temps malgré les alternances politiques. L’auteur en vient donc à la conclusion que cette politique étrangère n'a pas brillé de mille feux malgré quelques succès diplomatiques. « Nous continuons de penser qu’au-delà des déterminants quantitatifs de la politique étrangère utilisant des critères bruts tels que le produit intérieur brut, les réserves stratégiques, les dépenses militaires, la production industrielle, les réserves d’énergie, il existe d’autres critères, difficilement quantifiables, mais qui ont une grande influence sur la capacité d’un Etat à agir sur la scène internationale », tranche Noukpo Eric Padonou.

Culture 11 sept. 2018


Pré-rentrée 2018-2019 : Les établissements sacrifient à la formalité à Parakou

Les acteurs du système éducatif à Parakou ont effectué ce lundi 10 septembre, la pré-rentrée. C’est conformément au calendrier scolaire 2018-2019 tel qu’établi par le gouvernement, en attendant le démarrage des activités académiques et pédagogiques le lundi 17 septembre prochain.

Après environ deux mois de vacances, l’école béninoise ouvre à nouveau ses portes dès le lundi 17 septembre prochain, sur toute l’étendue du territoire national. En attendant de se retrouver dans les salles de classe, ses acteurs ont effectué, hier, lundi 10 septembre, la pré-rentrée. Comme leurs homologues des autres localités, ceux de Parakou ont également sacrifié à cette formalité devenue une tradition. 

En effet, la pré-rentrée a été instituée pour régler les éventuels problèmes qui pourraient subvenir le jour de la rentrée et empêcher l’année scolaire de se dérouler normalement. L’objectif poursuivi, a expliqué le directeur départemental des enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle du Borgou, Ayouba Garba, c’est de permettre un démarrage des activités académiques sans encombre dès le premier jour. « Il s’agit de s’assurer que toutes les dispositions ont été prises en matière de préparatifs afin que les premiers cours puissent être dispensés à partir du lundi prochain », a-t-il poursuivi. Au cours de la rencontre qu’il a eue avec les chefs des établissements d’enseignements secondaire et technique du Borgou, samedi 8 septembre dernier au Lycée Mathieu Bouké de Parakou, il les a instruits dans ce sens.
Aux Ceg Hubert Koutoukou Maga, Titirou, Banikani et au Lycée Mathieu Bouké, c’est en grand nombre que les enseignants ont répondu présents au rendez-vous. Pour les responsables de ces établissements, il n’est pas question de traîner les pas. Sur le terrain, ils étaient occupés à recevoir ou à confectionner les dossiers de transferts, à établir les listes des anciens élèves qui passent ou redoublent et qui sont autorisés à continuer les cours. Ils procèdent aussi à la répartition et à l’inscription des nouveaux élèves admis au Cep et classés dans leurs établissements. C’est le samedi 8 septembre dernier qu’ils sont entrés en possession de ces listes. Au niveau des censorats, l’heure était également à la confection et à la distribution des emplois du temps aux enseignants.
Pour le directeur du Ceg Hubert Koutoukou Maga, Allassane Illiassou, ces dispositions sont de mise à la veille de chaque rentrée scolaire. Elles restent les mêmes, soutient son homologue du Ceg Banikani, Toussaint Bawa. Ce dernier a, d’ailleurs, rencontré le personnel administratif et enseignant de son établissement. « Tel que tout se passe au Lycée Mathieu Bouké, les activités académiques doivent pouvoir commencer dès le premier jour », a rassuré le proviseur Alassane Yarou Boni.
Curieux de savoir si la rentrée sera effective, le lundi 17 septembre prochain, quelques élèves du Ceg Hubert Maga étaient dans leur établissement. « Jusqu’à présent, les listes et les emplois du temps n’ont pas encore été affichés », se plaint Issoufou Souleiman, l’un d’entre eux. « On attend jusqu’au mercredi pour voir si quelque chose sera fait », a-t-il laissé entendre. Au Ceg Guéma, c’est un groupe d’élèves qui a été surpris, affairé aux travaux de nettoyage des salles de classe et de débroussaillage de la cour. Pendant ce temps, des parents attendaient de rencontrer le directeur ou le censeur pour régler le problème de transfert de leurs enfants.
Au Complexe primaire public Abdoulaye Issa, le constat est le même. Devant des registres, les directeurs assistés de quelques enseignants sont déjà à pied d’œuvre. Pour éviter qu’il y ait des bousculades, le lundi 17 septembre prochain, le président de l’Association des parents d’élèves du complexe, Ibrahim Aboubacar, exhorte les parents à profiter de la semaine pour venir faire inscrire leurs enfants.

Education 11 sept. 2018


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