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Nouvelles

Adidjatou Mathys, ministre du Travail et de la Fonction publique : « le projet de budget 2022 de mon ministère est en baisse de 0,54 % »
« Je viens de défendre le projet de budget 2022 du ministère du Travail et de la Fonction publique qui s’établit à 7 milliards 190 millions F Cfa environ contre 7 milliards 228 millions F Cfa environ en 2021, soit une légère baisse de 0,54 %. Le projet comporte en grande partie les dépenses ordinaires et les dépenses en capital. Pour l’année 2022, nous allons poursuivre l’exécution de nos projets notamment le projet de renforcement des capacités du ministère et le Projet d’appui à la réforme de l’administration publique et sa modernisation. Mais pour compter de 2022, nous allons ajouter un troisième projet, un vaste projet que nous proposons au Programme d’action du gouvernement (Pag 2) qui, s’il était retenu, va rationaliser la gestion des ressources humaines de l’Etat depuis le recrutement jusqu’à la paie. Ce sera un grand projet qui permettra de nous doter de grands outils de travail de dernière génération. Ce que nous faisons jusque-là, c’est avec le personnel du ministère et les informaticiens. Nous avons besoin de pérenniser cela dans ce nouveau grand projet qui sera partiellement financé par l’Union européenne. Au titre de l’année 2022, nous allons donc poursuivre les réformes que nous avons engagées jusque-là à savoir : la dématérialisation des procédures notamment en ce qui concerne la gestion des actes de carrière des agents de l’Etat, la dématérialisation du processus de mise à la retraite pour permettre au retraité de bénéficier de sa pension le premier mois qui suit celui de son admission à la retraite. Le chef de l’Etat y met vraiment un point d’honneur et nous travaillons nous-mêmes énormément là-dessus. Il est question de déconcentrer la plateforme de gestion des ressources humaines que nous avons au niveau du ministère. Nous avons déjà déconcentré cette plateforme au niveau de cinq ministères. En 2022, nous allons poursuivre l’installation de ces plateformes au niveau des autres ministères et au niveau des institutions de la République. Les députés ont posé plusieurs préoccupations. Il y a d’abord la préoccupation relative à la pyramide actuelle du personnel de la fonction publique. C’est une pyramide inversée où on constate qu’il y a aujourd’hui plus de cadres que de personnel d’exécution et de personnel d’application. J’ai essayé d’expliquer qu’entre autres, ce sont surtout les formations tous azimuts qui ne respectent aucune norme qui justifient cet état de choses. Avec l’adoption très prochaine du document de politique de la formation continue des agents de l’Etat, cette situation va s’inverser au fur et à mesure. Ensuite, ils ont posé le problème des pensions au niveau de la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss) afin que celle-ci suive le rythme de l’administration centrale. J’ai répondu que la Cnss est à pied d’œuvre avec l’informatisation, le projet de mise à jour des dossiers des employeurs et des employés et que d’ici trois mois au maximum, la même tendance va s’observer au niveau de la Cnss. Le problème des aspirants a préoccupé également. J’ai essayé de répondre que l’Etat n’a pas assez de moyens pour faire face au besoin de l’éducation de nos enfants. Nous disons ‘’Tous les enfants à l’école’’ et le gouvernement a trouvé le moyen pour recruter les enseignants, même si ce n’est pas le recrutement dans la fonction publique, et fait ce qu’il peut pour que l’école puisse tourner. Il y aura bientôt un bilan au niveau de la gestion des aspirants pour l’améliorer… ». Actualités 16 nov. 2021


Dr Mikaël Assogba, médecin interniste option cancérologie médicale : « Le cancer du sein n’est pas contagieux »
Comment développe-t-on le cancer de sein ?
Le cancer du sein n’est pas une maladie contagieuse. On le développe à partir de certaines situations qu’on appelle les facteurs de risques. Il n’y a pas une cause précise pour cette maladie. Lorsque les facteurs de risques sont présents chez une personne, cela augmente le risque que cette personne développe le cancer du sein. La consommation de l’alcool et du tabac est un facteur de risque de la maladie. L’obésité est aussi un risque non négligeable. Notre mode de vie et d’alimentation ont tellement changé aujourd’hui  qu’on consomme beaucoup de graisse. Lorsque l’alimentation est riche en graisse et pauvre en fruits et légumes, elle peut favoriser le cancer du sein. A cela s’ajoutent les facteurs de risques héréditaires (génétique). La précocité des premières menstrues (avant 11 ans), la survenue tardive de la ménopause (au-delà de 50 ans), le fait de ne jamais porter une grossesse ou encore d’avoir tardivement sa première grossesse  (après 35 ans) peuvent accroître le risque du cancer de sein. Les femmes qui choisissent l’allaitement artificiel sont exposées à ce mal. Tous les traitements à base d’hormone lors de la ménopause peuvent également le favoriser.
Comment identifie-t-on les différentes étapes de l’évolution de la maladie ?
Il faut distinguer deux grandes étapes. Une étape qui n’est pas perceptible par la  malade et la seconde étape qu’elle perçoit. A cause des différents facteurs de risque, une cellule deviendra ‘’folle’’. Elle va commencer par se multiplier anarchiquement et va échapper au contrôle régalien que l’organisme devrait avoir sur la multiplication des cellules. Cette cellule va devenir comme une rebelle dans une nation et se développer de façon désordonnée. D’une cellule, on passera à deux, à dix, à cent, à mille…. Au fur et à mesure de la multiplication de ces cellules, il y a une boule qui va commencer par se former dans le sein. C’est à cette phase que la maladie est perceptible par la patiente. Pour la détecter à cette étape, il faut avoir palpé le sein pour remarquer l’anomalie. On distingue deux différentes phases à cette étape. La boule va se développer et atteindre n’importe quelle taille. Si rien n’est fait, les cellules cancéreuses qui sont au niveau du sein vont commencer par circuler à travers les vaisseaux sanguins et se localiser dans d’autres organes (poumon, foie, cerveau). C’est ce qu’on appelle les métastases du cancer.
Quelles chances offre la prévention ?
En matière de cancer en général, la prévention reste le maître-mot. Il y a deux types de prévention. La prévention primaire : tout ce qu’il faut faire pour empêcher que la maladie se développe. La prévention secondaire est l’ensemble des choses à faire dans le cadre du diagnostic précoce. En matière de prévention, il faut éviter la consommation de l’alcool parce qu’elle contribue à 8 %  aux types des cancers. Il en est de même du tabac qui contribue à près de  20 % des cancers. Il faut avoir une alimentation très pauvre en graisse et préférer une alimentation riche en légumes et en fibres. Si en dépit de ces recommandations, le cancer se développe malgré tout, il faut le dépister à temps. L’autopalpation des seins et la mammographie sont très recommandées.
Comment le traite-t-on ?
Il y a plusieurs types de traitement du cancer de sein. On parlera de la chirurgie. Elle vise à enlever la boule lorsque la maladie est détectée tôt, soit pour enlever tout le sein lorsque la maladie est déjà à un stade plus ou moins avancé. Il y a aussi la chimiothérapie qui consiste à introduire des produits dans l’organisme de la patiente à une certaine fréquence pour neutraliser les cellules cancéreuses. La radiothérapie (non encore disponible au Bénin) consiste à envoyer des rayons sur le nodule présent dans le sein pour aller trier les cellules cancéreuses qui se trouvent à ce niveau. Il y a également l’hormonothérapie. Ce traitement permet de bloquer un certain nombre d’hormones ayant favorisé le développement du cancer. Il n’est pas réservé à tous les types de cancers du sein. Il y a des spécificités que l’oncologue ira rechercher afin de bloquer l’évolution de la maladie. Contrairement à la chimiothérapie, ces différents traitements s’attaquent exclusivement aux cellules cancéreuses.
La reconstruction mammaire fait partie des traitements disponibles désormais au Bénin. Lorsqu’à cause du cancer, on a été amené à enlever tout le sein, il est possible aujourd’hui de reconstruire le sein. Par contre, à la phase de la métastase, il n’est plus possible de l’opérer.
On parle souvent de traitement adjuvant au nombre des traitements du cancer du sein. De quoi s’agit-il ?
Il s’agit d’une chimiothérapie qu’on fait après la chirurgie. C’est ce qu’on appelle la chimiothérapie adjuvante. Dans d’autres cas, on parle de chimiothérapie néo-adjuvante. Ce traitement vise à augmenter les chances de guérison de la patiente.
Actualités 15 nov. 2021


2e journée de la Ligue Pro de Football du Bénin : buffles, Energie Fc et l’As Cotonou invaincus
Les matchs de la deuxième journée de la Ligue pro de football du Bénin ont été disputés le week-end dernier avec des fortunes diverses pour les clubs en compétition dans les différentes régions. Invaincus lors de la journée précédente, les Buffles du Borgou et Energie Fc se sont imposés respectivement face aux Cavaliers de Nikki et à l’As Tonnerre tandis que l’As Cotonou a été contrainte au nul par l’Aspac. Affiche phare de la deuxième journée de la Ligue pro de football du Bénin dans la zone septentrionale, samedi 13 novembre dernier, au stade municipal de Nikki, le match Cavaliers-Buffles s’est soldé par la victoire des visiteurs. Tombeurs de Dynamo de Parakou lors de la journée précédente, les vice-champions en titre ont confirmé tout le bien qu’on pense d’eux en défiant la formation de Nikki sur ses installations. Ils restent du coup, leader de la zone A après deux journées avec 6 points +3. Au repos lors de la première journée, Béké Fc est venu à bout de Damissa à Bembèrèkè par le score de 2-1. A la même heure dans la zone B, Énergie Fc a enregistré sa première victoire de la saison à domicile en venant à bout de l’As Tonnerre par le score de 1-0 à Dogbo. L’unique réalisation de la partie a été l’œuvre de Julius Simon sur une passe décisive de son capitaine Jules Elegbédé. Cette victoire permet aux Électriciens de démarrer la saison en beauté à domicile. Invaincus après deux matches (un nul et une victoire), les poulains de Rachad Chitou vont défier l'Union sportive Baboni, le week-end prochain à Parakou, pour le compte de la 3e journée. Dans cette même zone, battu le week-end dernier par Loto-Popo, Dynamo d’Abomey s’est relancé quant à lui en s’imposant à l’Union sportive Baboni par le score de 1-0. As Cotonou et Aspac dos à dos Dans la zone C, l’As Cotonou a été contrainte au nul par l’Association sportive du Port autonome de Cotonou, samedi 13 novembre dernier, au stade René Pleven de Cotonou. Soutenus par leurs supporters, les portuaires ont dominé leurs adversaires durant la première période. Acculée dans sa moitié du terrain, l’As Cotonou qui avait étrillé lors de la première journée l’As Police par le score de 5-0 n’a pas pu trouver ses repères. Les portuaires vont multiplier les occasions sans pour autant réussir à violer la cage de Calos Djouram. L’As Cotonou, entièrement dominée pendant cette première période a pu résister jusqu’à la mi-temps. A la reprise, les poulains du coach Touré Bio Malick reviennent avec de belles intentions, mettant en difficulté la machine défensive de l’As Cotonou. Après des changements du côté de l’As Cotonou avec l’entrée en jeu d’Augustin Hounzan et Loth Wanvoun, le jeu va s’animer davantage. Ils vont s’offrir des occasions lors des quinze dernières minutes de la partie. Mais, rien de tout ceci ne va changer le cours du match. L’Association sportive du Port autonome de Cotonou va finir par contraindre l’As Cotonou au partage des points. Dans la zone sud-est (D), la Sobemap Sport a été défaite par la Jeunesse sportive de Pobè à Avrankou par le score de 0-2 tandis que Association sportive Vallée Omnisports a été tenue en échec (1-1) par Djeffa Fc à Adjohoun. Résultats des rencontres du week-end Samedi 13/11/21 Zone A Béké – Damissa à Bembèrèkè 2-1 Cavaliers Fc - Buffles à Nikki 1-2 Zone B Energie Fc - Tonnerre à Dogbo 1-0 Usb - Dynamo d’Abomey à Parakou 0-1 Zone C Upi Onm - As Police à Calavi 0-1 As Cotonou - Aspac à René Pleven 0-0 Zone D Sobemap Sport - Jsp à Avrankou 0-2 Asvo - Djeffa Fc à Adjohoun 1-1 Sports 15 nov. 2021


Efficacité énergétique au Bénin : des réflexions pour renforcer la maîtrise d’énergie
Un atelier a été organisé par l’Agence béninoise d’électrification rurale et de maîtrise d’énergie (Aberme), mercredi 10 novembre dernier, pour faire le bilan de la mise en œuvre du décret n°2018-563 du 19 décembre 2018 fixant les normes de performances énergétiques minimales et le système d’étiquetage énergétique des lampes et climatiseurs. Une occasion pour définir des actions afin d’améliorer la maîtrise d’énergie. Il est fréquent que des ménages et entreprises acquièrent des ampoules dont l’étiquette porte cinq watts mais qui en réalité consomment près de vingt watts. Il en est de même pour les climatiseurs et autres appareils électriques. Cette situation n’est pas sans conséquences sur les consommateurs. Pour cela le gouvernement mène des actions hardies dont la mise en application du décret n°2018-563 du 19 décembre 2018 fixant les normes de performances énergétiques minimales et le système d’étiquetage énergétique des lampes et climatiseurs. C’est dans ce cadre que, mercredi 10 novembre dernier, un atelier a été organisé pour faire le bilan de l’application de ce texte règlementaire. Il s’agit d’approfondir et de compléter les pistes de solutions et définir un cadre concerté pour mettre en œuvre des actions d’envergure de communication et sensibilisation visant à promouvoir l’efficacité énergétique dans tous les secteurs d’activité. Selon l’article 5 de l’arrêté interministériel portant procédure d’importation des lampes et climatiseurs individuels et réfrigérateurs au Bénin, c’est l’Agence béninoise d’électrification rurale et de maîtrise d’énergie (Aberme) qui assure la coordination et le suivi de la mise en œuvre de cette réforme et est chargée de délivrer sur la plateforme du Guichet unique pour le commerce extérieur mise en place à cet effet, le certificat de conformité aux normes minimales de performances énergétiques. Faisant le point, Jean-Francis Tchékpo, directeur général de l’Aberme, a indiqué que plus d’un an après la mise en vigueur de ce décret, sa structure a traité sur la plateforme Guce cinquante-huit (58) demandes de certificats soumises par un ensemble de trente-et-un importateurs. « Sur l’ensemble des 58 demandes, seulement huit ont été approuvées et ont permis d’importer 5987 climatiseurs et 5530 lampes électriques tous puissances, modèles et classes énergétiques confondus. A ceci, il faut ajouter la régularisation de classe d’efficacité énergétique du stock restant de seulement deux entreprises», a-t-il ajouté. Il poursuit en faisant savoir que « le taux des demandes rejetées estimé à 86 % est très élevé et ces chiffres ne correspondent pas aux flux réels de ces équipements sur nos territoires, expliquant ainsi la faible pénétration constatée des lampes, des climatiseurs individuels et réfrigérateurs efficaces étiquetés sur le marché ». A son avis, ces statistiques montrent aussi le besoin de poursuivre, de renforcer et d’amplifier à l’échelle nationale les actions de formation et de sensibilisation des utilisateurs, des acteurs de la chaîne de commande et de la chaîne de vente à l’efficacité énergétique, aux normes minimales de performances énergétiques et aux nouvelles procédures d’importation de ces équipements. Déjà, l’Aberme a pris quelques initiatives pour remédier à cette situation. Faire mieux ! Dans son adresse aux participants, Gabriel Dégbègni, coordonnateur national du Millennium challenge account II, s’est félicité des actions déjà mises en œuvre pour « promouvoir les appareils électriques économes en énergie et faciliter leur acquisition dans l’administration publique». Il cite notamment les collaborations ayant permis d’assurer la prise en compte progressive de mesures fiscales concrètes dans les lois de finances pour encourager durablement l’importation des appareils efficaces, la prise en compte des normes et l’étiquetage énergétique dans le répertoire national des prix de référence, les sensibilisations à l’endroit de divers acteurs, etc. Mais il rappelle le faible taux de pénétration et la nécessité de renforcer les actions. Après avoir insisté sur l’utilité de la maîtrise de l’énergie, Jean-Claude Dona Houssou, ministre de l’Energie, a énuméré quelques réalisations du gouvernement dans son secteur. « Plus de 800 milliards F Cfa sont aujourd’hui déjà engagés dans le secteur à travers quatre projets phares pour faire du Bénin, avec des sources d’énergies suffisantes, propres, variées, abordables et constamment disponibles, au service de la croissance économique et du bien-être social, un pays où l’accès aux services énergétiques efficaces et fiables est assuré à toute la population », a déclaré le ministre. Si des économies d’énergies se font, elles permettront de renforcer les fruits de ces investissements du gouvernement pour une meilleure satisfaction des populations, a-t-il soutenu. C’est pour cette raison que l’autorité a recommandé aux participants à l’atelier de diagnostiquer les problèmes liés à l’éclosion de l’efficacité énergétique, d’identifier les éléments de politique publique à mettre en œuvre pour relever les différents défis et de définir un mécanisme de coordination des actions pour plus d’efficacité en prenant en compte le genre et l’inclusion sociale. Société 15 nov. 2021


Cyber sécurité : la détection des talents encouragée
Pour pallier les problèmes de sécurité afin de protéger les systèmes d’information de l’Etat, l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi) a organisé du 10 au 12 novembre dernier à Parakou, HackerLab 2021. Compétition ayant pour but de détecter les talents en cyber sécurité, l’évènement est à sa quatrième édition, après avoir été initié en 2017. InspiV est le grand gagnant de HackerLab 2021, organisé du 10 au 12 novembre dernier à Parakou par l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi). Cette équipe en était à sa troisième participation. Outre le chèque de 600 000 F Cfa qu’elle a enlevé, ses quatre membres sont rentrés chacun avec un portatif et d’autres gadgets offerts par les partenaires de l’Anssi dans l’organisation de ladite compétition. Arrivées en deuxième et troisième positions, EXC4L!BUR et H4WK3Y3 remportent respectivement 500 000 et 400 000 F Cfa, avec également des gadgets pour chacun de leurs membres. Quant à GuruSecuritylabs constitué de trois filles sur ses quatre membres, elle a été sacrée équipe révélation avec un chèque de 300 000 F Cfa. « Après trois éditions de HackerLab, son véritable objectif commence par être mieux appréhendé. Chaque année, le niveau ne cesse de s’améliorer et d’être élevé », se réjouit le directeur général de l’Anssi, Ouanilo Fagla Médégan, procédant à la clôture de l’évènement, vendredi 12 novembre dernier. Il a saisi l’occasion pour remercier les partenaires pour leur accompagnement. En effet, c’est par une phase de pré qualification que tout avait commencé le 20 août dernier, pour une durée d’un mois. L’objectif était d’avoir 25 équipes qualifiées. Mais il en a eu 18, sans oublier qu’à Parakou, la possibilité a été accordée à huit jeunes, soit deux équipes de quatre personnes, d’être de la partie. « Défendre l’empereur Séro de Nikki contre le cyber envahisseur », telle est l’épreuve à laquelle les 20 équipes participantes ont été soumises. Pour un espace numérique plus sécurisé Quant à la compétition proprement dite, elle a typiquement commencé à midi, pour 48 heures d’affilée. Tout s’est déroulé en mode militaire avec l’esprit Hacker qui exige de ne jamais abandonner, tant que l’on n’a pas résolu une épreuve. « La compétition s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de l’un des axes de l’agence, le développement des compétences et de la culture en cyber sécurité », a précisé Gueric Goncalves, analyste senior à l’Anssi. C’est à partir des difficultés pour trouver des personnes compétentes en sécurité informatique au Bénin qu’est, explique-t-il, née l’initiative de l’organiser. «La particularité au cours de cette année, c’est qu’on a décidé de délocaliser la compétition en l’organisant à Parakou. Toutes les précédentes éditions se sont déroulées à Cotonou », insiste-t-il. L’occasion a également permis de faire la promotion du genre avec la plus jeune fille au niveau de l’équipe révélation qui s’est vue offrir une bourse d’étude en master aux Etats-Unis d’Amérique. C’est à travers la Stratégie nationale de sécurité (Sns) que le rôle de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi) s’apprécie. Elle fait office de sa feuille de route avec quatre grandes axes. Il s’agit de la protection des infrastructures critiques de l’Etat et de la nation, de la coopération nationale et internationale en matière de sécurité et insécurité informatique, du développement des capacités et des compétences, puis de la culture en sécurité numérique et enfin, de la lutte contre la cybercriminalité. L’agence intervient également dans la gestion des incidents de sécurité informatique et le volet sécurisation des systèmes informatiques de l’Etat. Société 15 nov. 2021


Restitution des trésors royaux : Bénédicte Savoy et Felwine Sarr évoquent les enjeux 
Les experts Bénédicte Savoy et Felwine Sarr qui ont eu l’honneur de rédiger le rapport commandité par le chef de l’Etat français sur la restitution des trésors culturels africains sont présents à Cotonou. Passée l’étape de la réception des trésors à laquelle ils ont assisté dans les jardins du palais de la présidence, ils ont animé une conférence thématique, jeudi 11 novembre à Cotonou, sur les enjeux liés à cette restitution.
Une nouvelle ère s’ouvre pour les vingt-six trésors culturels du royaume d’Abomey avec leur retour au Bénin. Restitution oui, mais après ?
Les enjeux sont colossaux et les experts s’empressent déjà de poursuivre la réflexion.
 Cotonou, qui est sous les feux de la rampe, parce que pionnière dans la réception d’œuvres pillées, ouvre le bal des réflexions. Les enjeux de la restitution ont été largement débattus par Bénédicte Savoy et Felwine Sarr en présence d’experts, universitaires et acteurs culturels, à l’occasion d’une conférence thématique, jeudi 11 novembre.
« Une fois l’ultime instant d’accueil des œuvres passé, il nous est paru important de nous retrouver, et nous voir honorés par la participation de nos éminents orateurs Felwine Sarr et Bénédicte Savoy, toutes choses qui constituent une source complémentaire de motivation et de fierté pour nous », a souligné Jean Michel Abimbola, ministre en charge du Tourisme avant les débats. Aux universitaires et chercheurs de tous rangs, sachants et spécialistes à divers niveaux en la matière, il a indiqué que l’Afrique attend désormais beaucoup de cette culture universitaire pour servir de levier aux politiques publiques. Selon lui, l’écho qui résulte du rapport des deux experts sur la restitution du patrimoine culturel africain ouvre les pistes d’une nouvelle éthique relationnelle. « Nous avions déjà, avec nos partenaires compris l’intérêt d’une coopération scientifique autour des questions du patrimoine. Nous espérons pouvoir garder cette flamme pour le bien de notre peuple », poursuit Jean Michel Abimbola. Cette conférence, soutient-il, apportera plus de contenu aux nouvelles responsabilités des institutions muséales en Afrique. Il pense par ailleurs que cette activité est un témoignage supplémentaire de la détermination du gouvernement de la République du Bénin à assumer son rôle désormais majeur, dans cette nouvelle ère marquée par un courant de restitution des biens culturels.
Bénédicte Savoy et Felwine Sarr, sous la modération de l’historien d’art Didier Houénoudé et en présence du responsable du programme
« Musée » à l’Agence nationale de promotion des patrimoines et du développement du tourisme, Alain Godonou, vont alors aborder diverses facettes de la question. Les échanges étaient passionnants, les contributions riches. Au-delà de l’expérience béninoise, la question de la restitution des biens a été abordée dans sa globalité par les intervenants. La conservation des œuvres, le sort des autres trésors, qu’ils soient d’ici ou d’ailleurs, les moyens et possibilités de les reprendre… Les panélistes tout comme les participants ont ébauché mille solutions à même de permettre un retour progressif mais imminent de ces biens culturels. « Que le patrimoine africain revienne sur le continent aux mains des experts africains », ont préconisé plus d’un. D’autres ont suggéré de corriger les lacunes et d’aller encore plus loin. « Nous avons encore du chemin », ont aussi reconnu des intervenants qui ont plaidé pour une meilleure implication des politiques. En tout cas, leur contribution a été déterminante dans la restitution des œuvres du royaume d’Abomey. Raison pour laquelle, ils ont plaidé pour une nouvelle éthique relationnelle avec le continent africain. Après la restitution, le plus gros challenge, d’après Felwine Sarr, c’est celui relatif à la circulation des œuvres.
Actualités 15 nov. 2021


Création de la richesse au Bénin : le taux de croissance attendu à 7 % en 2022
Le rythme de création de la richesse sera maintenu à 7 %, selon les prévisions du projet de budget de l’Etat en 2022. Le gouvernement entend continuer à bâtir les ressorts d’une croissance économique endogène.
La croissance économique devrait atteindre 7,0 % en 2022 comme en 2021, projette le ministre de l’Economie et des Finances. Le maintien du rythme de création de la richesse à ce niveau est soutenu par la bonne tenue attendue des activités agricoles, en particulier la production du coton et le dynamisme de l’activité dans plusieurs secteurs, en relation avec la poursuite des chantiers en cours et le démarrage de nouveaux chantiers dans le Programme d’action du gouvernement (Pag) 2021-2026, explique Romuald Wadagni.
La relance de l’économie est au cœur du projet de budget de l’Etat, malgré la baisse annoncée, soutient-il dans son discours aux citoyens suite à la transmission à l’Assemblée nationale du projet de loi de finances pour la gestion 2022. En fait, les ressources et les charges du budget prévisionnel s’équilibrent à 2 541,203 milliards F Cfa contre 2 985,046 milliards F Cfa ressortis de la loi de finances rectificative pour la gestion 2021, soit une diminution de 443,843 milliards F Cfa.
Depuis l’année dernière, l’économie nationale fait preuve de résilience face aux effets néfastes de la crise économique et sanitaire de Covid-19 qui a fait chuter la croissance de 6,9 %
en 2019 à 3,8 % en 2020. Le gouvernement s’est inscrit dans la poursuite de la mise en place des ressorts solides pour l’économie face aux chocs extérieurs. Les crédits ouverts sont orientés vers la relance des activités économiques dans tous les secteurs et la poursuite des programmes sociaux pour le bien-être de tous.
Pour 2022, l’Etat entend continuer à travailler pour que les activités économiques des commerçants et entreprises prospèrent durablement et que les conditions de vie de tous les citoyens s’améliorent, en comptant sur la bonne marche des affaires. Les chantiers concernent les secteurs de l’agriculture, des infrastructures, du numérique, de l’énergie, de l’eau, du tourisme, de la culture, des sports, du cadre de vie, de la santé, de la protection sociale, de l’éducation.
L’Etat prévoit de dépenser au total 2 027,754 milliards F Cfa en 2022 sur un budget total prévisionnel équilibré en ressources et en charges à la somme de 2 541,203 milliards F Cfa. Ces dépenses étaient chiffrées à 2 056,198 milliards F Cfa sur un budget total de 2 985,046 milliards F Cfa prévus dans la loi de finances rectificative pour la gestion 2021.
Infrastructures
Les dépenses d’investissement pour l’année 2022 sont chiffrées à 812,846 milliards F Cfa tandis que les dépenses de fonctionnement s’élèvent à 1 099,058 milliards F Cfa. Elles tiennent compte de l’extension du programme national d’alimentation scolaire intégrée, du renforcement des moyens pour la riposte contre la Covid-19, du maintien et du renforcement des mesures de gratuité existantes, de la prise en charge des dépenses de l’Institut national de la Femme, détaille le ministre des Finances.
Au nombre des infrastructures économiques prévues, il cite l’amorce de la phase B du projet de réhabilitation et d’aménagement des voiries des villes (Asphaltage). Cette deuxième phase devrait permettre d’atteindre, entre autres objectifs, 181 km de voiries, 360 km de caniveau, 12 000 lampadaires et 22 000 arbres d’alignement, indique M. Wadagni.
L’assainissement pluvial de Cotonou et des villes secondaires comme Abomey, Bohicon, Natitingou, Parakou, Lokossa, Ouidah, Abomey-Calavi, Sèmè-Podji, Allada, Dassa, Djougou, Kandi, Aplahoué et Pobè, est également au rang des priorités. Il en est de même des travaux de construction des marchés urbains modernisés. Pour rappel, le projet porte sur un ensemble de 16 marchés dont 8 marchés régionaux de Lokossa, Kandi, Covè, Savalou, Kétou, Lalo et Ouaké.
A cela, s’ajoutent la poursuite de la réalisation d’infrastructures d’accès à l’eau potable en milieux rural et urbain à un coût abordable et des actions en faveur de l’autonomisation énergétique telles que la construction de la centrale dual fuel à cycle combiné de 137,5 Mw à Maria-Gléta et d’autres centrales solaires ou à turbine à gaz dans d’autres localités. Le développement de l’enseignement technique et de la formation professionnelle ne sera pas du reste.
Actualités 12 nov. 2021


Assurance maladie obligatoire dès janvier 2022 : les précisions du ministre Benjamin Hounkpatin
Le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, s’est prononcé sur l’évolution de la Couverture sanitaire universelle au Bénin, notamment sur le démarrage dès janvier 2022 de la politique relative à l’assurance santé obligatoire. Assurer à chacun et à chacune, partout dans le monde, l’accès à des soins de qualité et à un coût abordable. Le Bénin s’y attèle, rassure le ministre de la Santé. « La Couverture sanitaire universelle est en bonne marche. La première mesure phare que le gouvernement a mise en place au cours de ces dernières années, c’est l’Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch) dont la première composante concerne l’assurance santé », a déclaré Benjamin Hounkpatin. Il explique que les pauvres extrêmes sont déjà pris en compte en ce qui concerne le volet assurance santé du projet, et que la phase de généralisation est imminente. Dans cette perspective, le législateur a rendu obligatoire l’assurance maladie dès janvier 2022. Mais les réflexions se poursuivent sur les contours de sa mise en œuvre. Selon le ministre de la Santé, le gouvernement est à l’étape de la prise du décret d’application qui permettra de définir le panier de base de soins. Un comité interministériel se penche sur la question afin qu’à compter du 1er janvier 2022, la réforme soit effectivement opérationnelle pour tous les travailleurs aussi bien du public que du privé, mais également pour ceux du secteur informel, ainsi que les retraités. Des mécanismes conséquents « Tout le monde sera astreint vraiment à avoir cette assurance maladie obligatoire pour couvrir le panier de base, qui comporte les maladies les plus basiques que les populations sont amenées à faire de manière récurrente », souligne Benjamin Hounkpatin. Les mécanismes pour contraindre les travailleurs de tous les secteurs à souscrire à l’assurance maladie sont en cours d’élaboration. Mais Benjamin Hounkpatin indique que certains ont déjà développé les mutuelles notamment avec des vendeurs de marchés, les artisans. C’est dire que ces initiatives pourraient inspirer des décisions au sommet de l’Etat. En ce qui concerne la couverture sanitaire en termes de pénétration sur l’ensemble du territoire, le ministre de la Santé fait observer que le Bénin a une couverture en matière de formation sanitaire de plus de 94 %, en dépit des questions liées à la distance dans certaines régions notamment dans la partie septentrionale du pays où des systèmes sont en train d’être mis en place pour motiver les ressources humaines à travailler. La santé n’a pas de prix Au dire du ministre Benjamin Hounkpatin, la volonté politique est au cœur de l’action publique dans le secteur de la santé où de lourds investissements sont consentis sur le budget national, mais également grâce à l’accompagnement des partenaires financiers. Au sujet du coût élevé des soins dans les formations sanitaires, le ministre de la Santé relève que la santé n’a pas de prix. « C’est pour cela que les initiatives qu’il faut mettre en place doivent déjà prévenir la survenue de la maladie. Et quand la maladie survient, il faut pouvoir la prendre en charge. C’est toute l’essence de ce que nous voulons mettre en place en matière d’assurance maladie universelle afin que le Béninois lambda ne se pose pas de questions par rapport à comment il se prendra en charge, lorsque les pathologies les plus courantes surviennent », a conclu Benjamin Hounkpatin. Il faut noter que le 12 décembre de chaque année est déclaré Journée internationale de la couverture sanitaire universelle. Et à l’occasion, les personnes qui défendent la couverture sanitaire universelle sensibilisent le public au sort de millions de personnes qui n’ont toujours pas accès à des services de santé. L’objectif est de parvenir à une couverture sanitaire universelle d’ici à 2030. Actualités 12 nov. 2021


Couverture sanitaire universelle : cap sur la contribution du secteur sanitaire privé
En partenariat avec le gouvernement, la Plateforme du secteur sanitaire privé organise, du lundi 8 au vendredi 12 novembre, la deuxième édition de Bénin santé. C’est en présence de sa collègue des Affaires sociales et de la Microfinance, que le ministre de la Santé a procédé, mercredi 10 novembre dernier, au lancement officiel de cette édition placée sous le thème : « Contribution du secteur privé à la réalisation de la couverture sanitaire universelle (Csu) ». Grand carrefour de réflexions et d’échanges, Bénin santé 2021 prend ses quartiers au palais des Congrès à Cotonou, du 8 au 12 novembre, avec le défi pour le secteur privé de prendre sa part dans la réalisation de la couverture sanitaire universelle. Au programme, des ateliers de formation et des master class afin de renforcer les connaissances et les compétences des prestataires publics et privés pour l’amélioration de la qualité des services offerts ; un salon international d’exposition d’équipements sanitaires qui va ouvrir des opportunités de renforcement du plateau technique des établissements sanitaires ; un hackathon pour rappeler et inciter à amplifier toutes les réponses aux divers défis via des solutions alimentées par l’innovation technologique ; et un symposium autour du thème : « Les réformes du secteur de la santé et la place du secteur privé dans l’offre et l’achat des services de soins ». En tout, 25 communications réparties en 11 sessions pour mettre en exergue la nécessité pour les acteurs des secteurs public et privé de travailler main dans la main afin de rendre possible la couverture sanitaire universelle. A en croire Dr Lucien Dossou-Gbété, président de la Plateforme du secteur sanitaire privé, la couverture sanitaire universelle est l’organisation de tous les services de santé de manière à garantir aux individus et aux collectivités l’accès à des services de santé de qualité ; que ces services soient promotionnels, préventifs, curatifs, adaptatifs ou palliatifs. « C’est dans une démarche citoyenne que le secteur privé de la santé au Bénin vient prendre sa part dans la réflexion et montrer les opportunités qu’il offre pour contribuer à la réalisation de la couverture sanitaire universelle au Bénin d’ici 2030 », explique-t-il avec une mention spéciale au gouvernement béninois et aux partenaires, en l’occurrence l’Ong Bénin Santé+, l’Usaid et l’Oms… Représentant l'ambassadeur des Usa au Bénin, Karen de Andrade reconnaît les efforts consentis par les autorités béninoises et toutes les autres parties prenantes dans le cadre de la mise en œuvre du programme Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch), qui est un instrument de promotion de la couverture sanitaire universelle. « La réussite d’un tel programme requiert l’implication active des acteurs du secteur privé. C’est pourquoi, je salue la tenue du présent événement qui vous donne l’opportunité d’échanger sur la contribution du secteur privé à la Csu, d’identifier les défis et les solutions possibles à mettre en œuvre pour renforcer le partenariat public-privé au profit de la Csu au Bénin », relève-t-elle. Agir ensemble Représentant résident par intérim de l'Organisation mondiale de la Santé, Mamoudou Harouna Djingarey, trouve actuel et avenant le thème de cette édition centrée sur le partenariat public-privé pour la couverture sanitaire universelle (Csu). « Les défis sont énormes mais je suis sûr qu’ensemble, nous allons les relever », assure-t-il. A Véronique Tognifodé, ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, d’ajouter : « C'est ensemble que nous pouvons bâtir un système sanitaire doté des ressources dont il a besoin pour la réalisation de la couverture sanitaire universelle au Bénin ». A l’en croire, l’objectif de Bénin Santé 2021 cadre avec la vision du gouvernement qui rend progressivement possible la couverture sanitaire à toutes les couches de la société avec le concours du secteur privé. Benjamin Hounkpatin, ministre de la Santé, certifie: « Dans la dynamique de la couverture sanitaire universelle, le gouvernement a rendu l’assurance maladie obligatoire à compter du 1er janvier 2022. Je puis vous assurer que le gouvernement a fait l’option d’une implication intelligente et continue du secteur sanitaire privé dans cette dynamique ». Il exhorte donc la plateforme à faire du secteur sanitaire privé un puissant maillon de promotion de la Csu. Santé 12 nov. 2021


Éducation en Afrique subsaharienne : des experts évaluent les manuels scolaires officiels
L’évaluation des manuels scolaires officiels aux fins de l’amélioration du système éducatif dans les pays francophones d’Afrique sub-saharienne est au cœur d’un atelier qui a réuni à Cotonou, hier jeudi 11 novembre, des experts du Burundi, de Madagascar, du Sénégal, du Niger, du Togo et du Bénin. La Conférence des ministres de l’éducation des Etats et gouvernements de la francophonie (Confemen) et l’Unesco ont réuni à Cotonou les experts et acteurs en charge du système d’enseignement au Burundi, au Madagascar, au Sénégal, au Niger, au Togo et au Bénin. Il s’est agi au cours de ces assises de procéder à l’évaluation des manuels scolaires officiels à l’usage des élèves du cours primaire, en mathématiques et français, et du secondaire en mathématiques, sciences physiques, science de la vie et de la terre et français. Les participants se sont notamment focalisés sur la qualité des manuels et leur alignement sur les curricula et les besoins de développement basés sur les avancées scientifiques récentes dans les domaines de la pédagogie, de la didactique, ainsi que sur les résultats des évaluations des acquis des élèves. Les experts ont eu aussi l’occasion de comparer des manuels officiels en usage dans ces différents pays, en vue de l’amélioration de la qualité, dans l’ensemble du système éducatif des Etats concernés. A l’ouverture des travaux, le ministre béninois des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou, a indiqué que l’éducation est l’un des principaux leviers de développement d’une nation et que pour remplir convenablement ce rôle, elle nécessite un apport de matériel didactique et pédagogique de qualité, notamment les manuels scolaires de bonne facture, pour conduire à bien le processus enseignement-apprentissage. Et de ce point de vue, le manuel scolaire apparait comme un élément central dans la pratique pédagogique, voire l’un des facteurs les plus efficaces pour améliorer la qualité de l’enseignement particulièrement dans les Etats où le système éducatif manque de moyens. Le manuel scolaire, un intrant nécessaire En effet, le manuel scolaire non seulement offre à l’élève un recueil de connaissances où il peut découvrir, apprendre et comprendre de nouvelles choses, mais aussi et surtout constitue pour l’enseignant, une aide à la gestion de ses cours et une banque d’exercices. Il apporte aux parents d’élèves, l’accompagnement et le suivi de l’apprentissage de leurs enfants. « Pour rester en adéquation avec les progrès des sciences et permettre au manuel scolaire de bien assurer les fonctions qui sont les siennes, fonction d’acquisition de connaissances, de développement de com-pétences, de consolidation et d’évaluation des acquis, d’aide à l’intégration des acquis, et référence d’éducation sociale, culturelle, il est important de procéder périodiquement à son évaluation, pour s’assurer de sa qualité et de son efficacité », a souligné Salimane Karimou. A en croire le représentant du directeur du Bureau régional de l’Unesco, Youssouf Ouattara, responsable du projet « Ressources éducatives » dont « l’évaluation des manuels scolaires » constitue un volet, le manuel et les autres supports pédagogiques et didactiques physiques restent les intrants les plus utilisés par les écoles et les élèves dans les pays de l’Afrique subsaharienne. Le choix du meilleur livre « Le manuel reste d’ailleurs le seul (intrant) pour la plupart des cas. Travailler sur la qualité des manuels que nous servons à nos enfants constitue, de ce fait, une activité importante. C’est dans cette veine que l’Unesco et la Confemen ont conjugué leurs efforts pour engager l’évaluation des manuels au programme, grâce à un financement de l’Afd », a déclaré Youssouf Ouattara avant d’ajouter que ce projet contribue à l’atteinte de l’Objectif de développement durable n°4, et à l’atteinte des objectifs de la stratégie continentale de l’éducation 2016-2025 de l’Union africaine. Pour le ministre béninois des enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou, dans un contexte orienté vers le développement de l’enseignement technique et professionnel au Bénin, il apparait important d’analyser sur quelle base les manuels scolaires sont sélectionnés et mis au programme, et de trouver des moyens modernes et scientifiques d’évaluation et de sélection des manuels, surtout dans les disciplines fondamentales. « Le choix du meilleur livre est le premier pas vers la réussite scolaire », a-t-il conclu. Actualités 12 nov. 2021


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