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Nouvelles

Eliminatoires du Mondial Qatar 2022 : le Bénin s’offre Madagascar et se relance
Les Ecureuils se sont débarrassés, ce jeudi 11 novembre, du Barea de Madagascar au stade de l'Amitié Général Mathieu Kérékou de Cotonou par le score de 2-0 à la faveur de la 5e journée des éliminatoires du Mondial Qatar 2022. Les buts de Jodel Dossou et de Steve Mounié ont permis au Bénin d'enregistrer son unique victoire à domicile lors de cette campagne. Le Bénin s'est relancé hier, jeudi 11 novembre, au stade de l'Amitié de Kouhounou, en se débarrassant de Madagascar par le score de 2-0 lors de la 5e journée des éliminatoires du Mondial Qatar 2022. Après un début de partie difficile marqué par la belle occasion du Barea dès la deuxième minute, les Ecureuils du Bénin vont finir par entrer dans le match avec une belle incursion de Jodel Dossou à la 6e minute. Le Bénin s’offre son premier corner de la partie qui sera mal négocié par le Clermontois. Le Barea par le biais de Romain Metanire va réagir sans pour autant inquiéter David Kiki qui va conduire sa balle à la sortie. Dans un scénario action-réaction entre les deux équipes, Charbel Gomez va bénéficier d’une bonne balle de Mattéo Ahlinvi mais il sera stoppé dans son élan par la défense adverse. Suite à cette action, les Béninois vont obtenir le quatrième corner du match à la 19e minute. Par manque de réussite sur les coups de pied de coin, ni Jodel Dossou, ni Charbel Gomez ne réussiront à trouver Steve Mounié à la quête d’une balle pour faire la différence. A la 22e minute, les visiteurs réagissent de nouveau par le biais de Njiva Razakonantenaina mais Saturnin Allagbé se détend de fort belle manière pour enrayer le danger. Les Malgaches s’offriront même un coup franc à la 32e minute à la lisière de la surface de réparation béninoise. Une occasion que Rayan Raveloson vendange en tirant dans le mur béninois réuni autour du capitaine des Ecureuils Khaled Adénon. Le Barea se montrera davantage dangereux sans réussir à trouver la faille. C’est le cas de la chaude alerte de la 37e minute où Paulin Voavy a raté in extremis l’ouverture du score. Sous pression, les Malgaches vont contraindre Bakary Gassama à sortir le premier carton jaune de la partie suite au coup de tête de Fabrice Rakotondraibe sur Sessi d’Almeida à la 40e minute. Quatre minutes plus tard, le Bénin va ouvrir le score par le biais de Jodel Dossou. Le joueur de Clermont Foot récupère une balle de Charbel Gomez déviée par Mattéo Ahlinvi et surprend le gardien malgache d'une frappe sèche. 1-0, le Bénin se met en confiance et les joueurs retournent aux vestiaires avec cet avantage. Et le Bénin, leader du groupe A la reprise, les deux sélectionneurs vont revenir avec de nouvelles intentions qui leur permettront d’apporter des aménagements à leur effectif. Si le technicien malgache fait trois changements avant la 60e minute, il faudra attendre la 67e minuite pour voir Dussuyer opérer ses changements avec les sorties de Jordan Adeoti et Mattéo Ahlinvi et les entrées de Junior Olaitan et Rodrigue Kossi, poste pour poste en milieu de terrain. Toutes choses qui vont permettre au Bénin de marquer le second but de la partie à la 79e minute. Servi par Jodel Dossou, Steve Mounié corse la note. Les Malgaches vont tenter de réduire la marque sans succès. A la 85e minute, le sélectionneur national Michel Dussuyer va lancer son dernier pion en attaque avec la sortie de Steve Mounié et l’entrée de Désiré Azankpo. Mais les Malgaches vont donner du fil à retordre aux Béninois en fin de partie avec des assauts de Djamel Hakim Abddallah et Henri Charles Gadyson respectivement aux 87e et 88e minutes. Présent sur sa ligne, Saturnin Allagbé réussira à garder ses buts inviolables jusqu’à la fin de la partie. Comme la réponse du berger à la bergère, les Ecureuils du Bénin se montreront également dangereux dans le temps additionnel sans pour autant corser la note. En témoigne cette frappe de Rodrigue Kossi repoussée par le dernier rempart malgache, Adrien Melvin à la 92e minute. Le Bénin conserve son avance et enregistre sa première victoire à domicile lors de cette campagne des éliminatoires. Il totalise désormais 10 points + 2 et est leader du groupe J devant la République démocratique du Congo. A noter que victorieux des Taifa Stars de la Tanzanie à Dar es Salam, les Léopards du Congo totalisent désormais 8 points avant la 6e journée contre les Ecureuils, dimanche 14 novembre prochain. Sports 12 nov. 2021


1re journée de la ligue pro 2021-2022 : loto-Popo assure dès l’entame
1re journée de la ligue pro 2021-2022 Loto-Popo assure dès l’entame La première journée de la Ligue pro dans la zone B a été marquée le week-end dernier par la victoire du champion en titre, Loto-Popo Football club sur Dynamo d’Abomey par le score de 2-1. Les buts de Gaston Houngbédji et de Séibou Zoulkaneri ont permis aux Loto-boys de débuter la course à leur propre succession en beauté. Tenant du titre, Loto-Popo Football club a comblé les attentes du public sportif de Grand-Popo, le week-end dernier en remportant son premier match de la saison. Une belle entame de saison pour les Loto-boys qui se sont débarrassés de Dynamo d'Abomey par le score de 2-1. Prétendants sérieux au titre, les parieurs ont pris les premières initiatives dans cette rencontre par l’intermédiaire de leur nouvelle recrue Gaston Houngbédji. Il profite d'une remise de poitrine du Malien Moussa Gary pour surprendre le gardien adverse Arias Kokou à la 6e minute de jeu. Après l’ouverture du score, les loto-boys vont assiéger le camp des adversaires jusqu’à corser la note à la 33e minute par le bais de Séibou Zoulkaneri. Le gardien de but de Dynamo d'Abomey venait de mal apprécier la trajectoire de la frappe du gaucher. Les joueurs d'Abomey vont réduire le score à la 42e minute par l'intermédiaire de Rodolfo Aloko, juste avant la mi-temps. A la reprise, la partie sera bien animée. Les visiteurs tentent de revenir dans la partie mais ils vont se heurter à la muraille défensive des verts. Le score va rester inchangé jusqu’à la fin du match. Loto-Popo Fc enregistre du coup, ses trois premiers points de la saison dans la zone B où Espoir de Savalou, Hodio Fc, Energie Fc et l’As Tonnerre sont des prétendants sérieux à la Super Ligue pro. Deuxième de la région B après les matchs de la première journée, il sera en déplacement lors de la prochaine journée, samedi 13 novembre, à Savalou pour défier le leader, Espoir Fc de la localité afin de prendre la tête de la zone. Dans cette même région, tombeuse de Hodio Fc lors de la journée précédente, l’As Tonnerre sera aux prises avec Energie Fc à Dogbo tandis que Hodio Fc va accueillir Dadjè à Comè. Tous les résultats des rencontres Samedi 6/11/21 Zone A Dynamique Fc – Damissa 0-0 Buffles – Dynamo de Parakou 2-0 Zone B Loto Popo – Dynamo d’Abomey 2-1 Dadjè Fc – Energie Fc 0-0 Zone C As Police – As Cotonou 0-5 Zone D Jsp – Ayéma Fc 1-2 Asos – Asvo 0-1 Dimanche 7/11/ 2021 Zone A Panthères – Cavaliers Fc 2-2 Real Sport – Takunnin 0-1 Béké Fc au repos Zone B Tonnerre Fc – Hodio 1-0 Soleil – Espoir de Savalou 0-2 Usb au repos Zone C Aspac –Upi Onm 2-1 Eternel Fc – Sitatunga 2-0 Adjdja Fc au repos Zone D Djeffa – Jak 1-1 Dragons Fc – Sobemap Sport 0-1 Avrankou au Repos Sports 11 nov. 2021


Match Bénin # Madagascar : duel décisif entre Ecureuils et Barea ce jour 
Le Bénin reçoit Madagascar, ce jeudi 11 novembre (17 h) au stade de l’Amitié Général Mathieu Kérékou de Cotonou, à la faveur de la 5e journée des éliminatoires du Mondial Qatar 2022. Conscients des enjeux de la rencontre, Michel
Dussuyer et ses poulains affichent détermination et sérénité avant cette confrontation décisive face aux Malgaches.
Les Ecureuils du Bénin affrontent le Barea de Madagascar, ce jeudi 11 novembre (17 h) au stade de l’Amitié Général Mathieu
Kérékou de Cotonou lors de la 5e journée des éliminatoires du Mondial Qatar 2022. En prélude à cette confrontation importante, Khaled Adénon et ses coéquipiers ont effectué leur troisième séance d’entrainement hier, mercredi 10 novembre.  En dehors de Marcellin Koukpo, tous les joueurs convoqués comme les cadres Khaled Adénon, Steve Mounié, Michael Poté, Saturnin Allagbé, Sessi d’Almeida, Jodel Dossou et autres ainsi que les deux locaux Junior Olaitan et Batori Douyèmè  ont pris part à cette séance. Face aux hommes de la presse avant cette séance d’entrainement, le sélectionneur Michel Dussuyer et le capitaine des Ecureuils Khaled Adénon pensent que la sélection affiche sérénité et détermination à la veille de ce duel contre le Barea. L’ambiance est bonne dans le vestiaire des Ecureuils, selon le technicien français qui se dit heureux de voir la majorité de ses poulains en forme. A l’en croire, les joueurs ont  retrouvé leur forme au fil des séances d’entrainement et sont prêts à réaliser l’exploit d’Antananarivo.  « Les joueurs sont conscients de l’enjeu et feront honneur au peuple béninois demain », a poursuivi le sélectionneur qui pense asseoir un bon dispositif pour venir à bout de cette formation malgache à nouveau. « Il faut gagner ce match pour rester dans la course à la qualification », a renchéri le capitaine des Ecureuils qui promet de galvaniser la troupe jusqu’à la victoire. Pour lui, ses coéquipiers sont aussi déterminés et donneront le meilleur d’eux-mêmes ce jeudi pour arracher les trois points de ce match avant l’expédition congolaise.
Les Malgaches sont là !
Vainqueurs à l’aller par le score de 1-0 grâce au but de Steve Mounié, les Ecureuils aborderont cette rencontre avec confiance, selon Khaled Adénon. « Nous voulons gagner de nouveau cette formation malgache », a ajouté le capitaine de l’équipe nationale. En ce qui concerne la sélection malgache, elle a déjà foulé le sol béninois. La troupe à Eric Rabésandratana a rallié Cotonou  par un vol privé en provenance d’Antananarivo. La première
délégation composée des joueurs locaux et des membres du staff technique est arrivée lundi soir tandis que la deuxième vague composée des joueurs expatriés de la sélection malgache a rejoint le Bénin mardi matin. Avec son effectif au complet, le Barea a effectué hier, mercredi 10 novembre, la traditionnelle séance de reconnaissance de la pelouse  après la conférence de presse d’Éric Rabésandratana, sélectionneur de Madagascar. Pour l’entraîneur malgache, le Barea n’a pas droit à l’erreur et est au Bénin pour se relancer dans la compétition. Signalons que cette rencontre est autant importante pour les Malgaches qui ne totalisent que 3 points que pour les Béninois qui ont besoin d’une victoire pour reprendre la tête de ce groupe dominé par la Tanzanie (7 points).
Sports 11 nov. 2021


Retour des trésors royaux au Bénin : la collectivité royale de Djimè au rendez-vous
Dans le cadre de la restitution et du retour au Bénin des 26 trésors royaux, les descendants du roi Gbêhanzin Aiiyiidjrè ont animé cet événement avec leur groupe de chants et danses "le Xwissodji" de Djimè. Des princesses et princes ont salué «le travail immense, le courage politique du président Patrice Athanase Guillaume Talon et de son gouvernement» pour avoir demandé et obtenu, pour la première fois dans l'histoire du Bénin, un lot de vingt-six (26) biens culturels parmi les milliers d'œuvres d'art séjournant depuis 129 ans dans les musées français. La collectivité royale Gbêhanzin de Djimè a tenu à rendre hommage aux rois Guézo, Glèlè et Gbêhanzin Aiiyiidjrè, et à travers eux, tous les souverains du Danxomè, et témoigner leur reconnaissance au président Patrice Talon et aux ministres Aurélien Agbénonci des Affaires étrangères et Jean-Michel Abimbola de la Culture. Clotaire Béhanzin, alias Daah Sèlidji Agodéka Béhanzin, porte-parole de la collectivité à la cérémonie, tient à saluer cette restitution des biens culturels qui, selon lui, est un événement historique et un acte majeur qui va permettre un nouvel élan au niveau de la promotion du tourisme, de la culture et du tourisme culturel au Bénin. Heureux sont les Goundôvi de vivre la Journée du 10 novembre 2021 comme une journée exceptionnelle. « Le Bénin en ce jour du 10 novembre 2021, vient de célébrer un événement exceptionnel de son histoire, celui de la restitution des objets royaux culturels et cultuels. A cette occasion inédite, nous tenons à remercier le président Patrice Talon pour sa clairvoyance et son abnégation. Ensuite exprimer notre émotion, celle d'assister au retour des objets royaux après 130 ans. Les esprits des combattants du Danxomê et de la France seront dans leur gregor pour dire plus jamais la guerre. Enfin l'événement inaugure une ère de revivication spirituelle pour le Bénin dans la perspective de la paix et la cohésion sous la lumière de Dada Gbêhanzin légende du nationalisme et héros national », a confié le porte-parole. Actualités 11 nov. 2021


Retour des trésors royaux au Bénin : cérémonie symbolique sur l’esplanade du musée d’Abomey
Dans le cadre des manifestations marquant le retour au bercail des trésors royaux, des dignitaires de la ville d’Abomey ont organisé, dans l’après-midi d’hier mercredi 10 novembre, une cérémonie symbolique saluant le retour des œuvres historiques. C’était sur l’esplanade du musée d’Abomey. Pour cette cérémonie, des dignitaires, cardinaux et notables et le maire d’Abomey se sont mobilisés, témoignant ainsi leur attachement à ces œuvres. Le but visé est de rendre hommage aux trésors historiques et d'être en communion avec les manifestations nationales organisées à cet effet. Devant un écran géant posé sur place, l’assistance a pu suivre en direct l’arrivée à l’aéroport de Cotonou des caisses contenant les vingt-six œuvres restituées. Dès la descente des caisses, des coups de canon ont retenti. Au total, seize coups de canon ont salué l’arrivée sur la terre béninoise des œuvres. Des coups de canon entrecoupés des libations et de l’exécution des chants et danses royaux pour célébrer les valeurs aussi bien culturelles que cultuelles qu'incarne ce retour des trésors royaux. Les groupes artistiques ont salué le courage et la détermination du président Patrice Talon grâce à qui cet acte historique et salutaire a été posé. Ces artistes conviés à la cérémonie ont saisi cette occasion pour retracer avec talent les actions de valorisation du potentiel touristique du Bénin. Pour eux, le retour des trésors est surtout un hommage bien mérité pour les rois du Danxomè, et particulièrement le roi Guézo, le 9e souverain de la dynastie Houégbadja, dont le trône est en tête des vingt-six œuvres rapatriées. Actualités 11 nov. 2021


Présidence de la République : hommage solennel aux 26 œuvres rapatriées
L’accueil solennel des trésors royaux du Bénin s’est déroulé dans les locaux de la présidence de la République, en présence du chef de l’Etat, Patrice Talon. Les 26 œuvres ont eu droit à une cérémonie de réception mais aussi d’hommage sur place. C’est d’ailleurs là qu’elles séjourneront pour les trois prochains mois. La seconde partie de la cérémonie qui a consacré l’arrivée des 26 trésors royaux du Bénin s’est déroulée dans un timing bien réglé. Le chef de l’Etat a fait son entrée sur les lieux à l’heure indiquée, alors que les trois camions contenant les œuvres poursuivaient leur parade à l’intérieur de la présidence de la République, avant de s’immobiliser au pied de l’espace verdoyant qui borde les lieux. Quelque deux cents personnalités y ont été conviés. Présidents d’institutions de la République, rois et familles royales, acteurs politiques de tous bords, et en invités spéciaux les deux experts et universitaires français et sénégalais, Bénédicte Savoy et Felwine Sarr à qui Emmanuel Macron avait confié, le soin de procéder à de vastes consultations et d’en produire un rapport sur des possibilités de restitution d’œuvres aux anciennes colonies. C’est donc devant ce parterre de personnalités que le rituel d’accueil des œuvres a été exécuté avec des coups de canon. Le trône du roi Ghézo, seul trésor sorti du camion pour une exposition de quelques minutes recevra même des honneurs militaires. Suivra l’exécution des danses royales un peu comme pour rendre hommage à ces biens qui, jadis, côtoyèrent l’univers et le quotidien des souverains. Le conservatoire des danses royales d’Abomey, le ballet national et une troupe d’enfants ont, tout à tour, sous le regard admiratif du président de la République, présenté un tableau de Houngan, de Tèkè, Adjogan puis l’hymne national en langue locale Fongbé. Avant le retrait du trône des lieux, le ministre en charge de la Culture indique que c’est « un jour de gloire pour la culture béninoise, un jour de liesse pour le peuple béninois ». Son souhait, c’est de voir ces œuvres patrimoniales dialoguer avec des œuvres contemporaines. Mais avant, a annoncé le ministre, ces trésors, pour des raisons d’acclimatation, passeront deux mois dans leurs caisses avant d’être exposés pour une période d’un mois, toujours dans les locaux de la présidence. Suivra l’étape de Ouidah pour trois ans d’exposition dans la maison du Gouverneur. Ceci, le temps de finaliser et de rendre opérationnel le musée de l'épopée des Amazones et des rois du Danhomè à Abomey. A sa suite, le président Patrice Talon va exposer le symbole qui doit entourer ces trésors royaux. Il les présentera comme des biens appartenant à la nation tout entière et exclut toute appropriation de courant religieux. « Chacun sera libre d’établir avec ces objets le lien qui lui plaira. Ces œuvres ne revêtent aucun caractère religieux pour la République », indique-t-il. Ces trésors constituent, d’après ses explications, « une synthèse harmonieuse de ce que nous avons été et de ce que nous sommes ». Pour ce qui est des autres biens du pays non encore restitués, il garde la foi qu’ils le seront et reste complètement confiant sur le sujet. Actualités 11 nov. 2021


Emouvant retour à Cotonou des biens culturels
Moment rêvé il y a peu, la restitution des 26 trésors royaux pillés à Abomey lors des razzias colonialistes est désormais une réalité. Mercredi 10 novembre, ils ont fait leur entrée en territoire béninois où ils ont été convoyés à la présidence de la République pour une cérémonie de réception et d’hommage. Le Bénin peut se vanter d’être le premier pays africain à rapatrier sur son territoire une partie de ses trésors culturels détenus par l’ex-colonisateur. Beaucoup n’y croyaient sans doute pas, mais le rêve est devenu réalité. Et les Béninois, notamment les familles royales ont tenu, ce mercredi 10 novembre, à être témoins de cet évènement qui change à jamais le cours de l’histoire du Bénin d’aujourd’hui, fusion d’anciens royaumes dont celui d’Abomey, point de départ de ses œuvres pillés dans les palais royaux. Mercredi d’émotions à l’aéroport et à la présidence de la République à Cotonou, d’ambiance dans la ville de Cotonou et de ferveur dans tout le pays. La haie d’honneur de centaines de Béninois de tous âges et de toutes origines depuis l’aéroport de Cotonou jusqu’à l’entrée de la présidence de la République en dit long. Entre impatience et fierté, satisfaction et dignité, les populations sorties massivement ont bravé le soleil pour voir passer les trois camions contenant les précieux biens royaux. Qu’il s’agisse des femmes des marchés, des étudiants, des descendants de rois, des familles royales, historiens, chercheurs, simples curieux, conducteurs de taxi-motos… chacun est venu apporter à la cérémonie une part bien précieuse. Moment historique Fondu dans la marée humaine qui s’est agglutinée non loin de la Place du souvenir « pour voir passer les camions contenant les œuvres », Morel Akouété, 29 ans, est venu de Ouidah pour la circonstance. Il n’entend pas se faire conter ce moment qu’il qualifie d’« historique » au Bénin. « Ces biens touchent notre fierté et notre égo en tant que citoyen de ce pays », soutient fièrement ce jeune employé d’une structure privée. « C'est une partie de notre histoire qui est de retour. Aujourd'hui, je suis animée d'une grande fierté. Les trésors sont chez eux et on a hâte d'avoir encore ceux qui restent », estime pour sa part, Houéfa Ahomagnon. Native d’Abomey, cette experte en communication digitale, qui n’a de cesse de revendiquer son appartenance à la lignée royale d’Abomey soutient qu’il est « temps qu’on raconte notre histoire avec des preuves à l'appui ». Elle estime surtout qu’il faut « apprendre à la génération future l’histoire de nos ancêtres ». Pendant que chants, et tambours résonnent le long du trajet aéroport-présidence de la République, le cargo contenant les biens ne tardera pas à s’introduire dans le ciel béninois. Peu après 15 h heures, le Boeing 737 spécialement affrété par le gouvernement béninois s’immobilise sur le tarmac de l’aéroport de Cotonou à la grande satisfaction d’autorités et personnel de manutention, qui, quelques minutes, s’impa-tientaient. Les premiers colis contenant les œuvres se font visibles en présence du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci et de son homologue en charge du Tourisme, Jean-Michel Abimbola. Les opérations de manutention durent un peu plus d’une heure sous le regard avisé d’experts commis à l’œuvre par le gouvernement. Le temps pour ces deux membres du gouvernement de s’ouvrir sur le sujet. Le patron de la diplomatie béninoise soutient que c’est un moment important de notre histoire. « Il y a de l’émotion, le sentiment d’un travail bien accompli, le résultat d’un processus conduit avec tact, doigté, une diplomatie fine et une sensibilité à la chose culturelle », laisse entendre Aurélien Agbénonci avant de rendre hommage aux acteurs principaux de ce processus que sont Patrice Talon et Emmanuel Macron. « Il y a des instants qui changent le cours des choses dans l’histoire d’une nation et cet instant que nous vivons restera gravé parce que plus d’un siècle après la soustraction de ces biens, ils reviennent avec des symboliques très fortes », conclut-il. Jean-Michel Abimbola, pour sa part, n’est pas étonné de l’engouement autour de ce patrimoine aujourd’hui commun à l’humanité. « Nous entrons aujourd’hui dans une nouvelle époque. Une nouvelle page de l’histoire de la coopération entre la France et le Bénin et le départ d’une politique patrimoniale et culturelle. Les œuvres sont ici aujourd’hui et c’est une renaissance culturelle pour le Bénin. Ce que nous vivons sans nous en rendre compte, ce sont des moments historiques », reconnait-il. Liesse populaire L’ambiance était festive dans les rues de Cotonou, ce mercredi. Pour contenir la foule en liese, un important dispositif de sécurité a été déployé sur les artères qui ont été tous décorées d’affiches présentant le trône de Guézo ou les statues anthropomorphes des trois derniers rois. Cette ambiance va durer le temps pour la foule d’apercevoir la cavalerie royale qui escorte les trésors culturels en direction du palais de la Marina. Les animations gagnent en intensité. Des cris de joie se font entendre. L’émotion est vive. Allégeance est faite au trésors royaux. A l’entrée de la présidence de la République, princesses et princes sont venus aussi honorer d’une manière spéciale ces trésors. Actualités 11 nov. 2021


Astuces : trois critères pour choisir une lampe économique
À la suite de
notre article sur les astuces pour réduire sa consommation d’électricité, vous êtes nombreux à demander les critères pour choisir une lampe économique. Les voici, avec l’aide de Fernande Nély Oloufadé, Ingénieure de Conception en Energie Electrique. La puissance électrique de l’éclairage, exprimée en watts (W) est le critère le plus connu. Plus elle est élevée, plus l’ampoule consomme. Ainsi, les lampes économiques se distinguent par leur puissance relativement très faible comparativement à celle des lampes standards (pour une même application). La durée de vie est aussi un critère majeur à prendre en considération. Avec ce critère, la lampe LED est très recommandée par rapport aux lampes standards. La durée de vie minimale d’une lampe LED est de 35 000 heures et peut même aller jusqu’à 50 000 heures ; tandis que les lampes standards ont une durée de vie minimale de 1 000 heures qui peut aller à 6 000 heures. Un critère qui n’est pas négligeable dans notre contexte, c’est le coût. À l’achat, les lampes LED sont plus coûteuses que les lampes ordinaires. Mais, en termes de consommation électrique, les lampes standards consomment beaucoup plus du fait de leur puissance très élevée. Pour finir, les lampes LED se reconnaissent aussi par l’étiquette énergie qui figure sur l’emballage et qui renseigne sur la performance de la lampe (de plus élevée à la plus faible). Toutes les autres informations relatives à la puissance et la durée de vie de lampe (LED) figurent aussi sur l’emballage. Par Mathilde ASSOGBA (Stag.) Société 10 nov. 2021


Restitution des 26 œuvres au Bénin : des acteurs culturels se prononcent
 
Marcel Zounon, directeur de l’Ensemble artistique national « On retiendra que le président Patrice Talon a existé… »
Marcel Zounon, directeur de l’Ensemble artistique national
Nous pouvons dire que le président Patrice Talon a osé, à juste titre, demander ces biens qui font la fierté de notre pays, et qui malheureusement séjournaient dans les musées occidentaux. Nous avons gagné. Patrice Talon a gagné avec tout le peuple béninois. C’est un jour mémorable, et un zoom extraordinaire est fait sur le Bénin. Nous devons dans un premier temps remercier tous ceux qui y ont travaillé, parce que pour l’histoire, nous pouvons dire qu’après 130 ans de déportation de nos biens, l’heure de retour a sonné. Je manque de mots pour remercier le chef de l’Etat, et tous ceux qui y ont travaillé. Bravo ! Aujourd’hui, on retiendra que le président Patrice Talon a existé. 1 000 ans après, on parlera encore du retour de ces biens du Danxomè. Désormais, les collectionneurs qui visitent les musées à travers le monde viendront voir, découvrir ces trônes géants, ce riche patrimoine. Nous devons aussi remercier le gouvernement qui a investi plus de 650 milliards pour la mise en place des structures d’accueil de ces œuvres, dans les meilleures conditions. Bravo à tous les ministres, notamment les ministres de la Culture, Jean Michel Abimbola et des Affaires étrangères, Aurélien Agbénonci. Aujourd’hui, le Bénin est connu à travers son patrimoine immatériel et cela va booster le développement.
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Micheline Adjovi, auteure : « La charge énergétique de ces œuvres est énorme »
Micheline Adjovi, auteure
Un sentiment de fierté m'anime de voir revenir sur leur terre d'origine, la Nation souveraine du Bénin, nos précieux trésors sacrés. La charge énergétique de ces œuvres d'une rare dextérité artistique est énorme, immense. C'est un événement inédit qui prend corps et vie dans notre histoire contemporaine. C'est un grand triomphe à inscrire en lettres d'or. J'ai l'impression de voir renaitre sur leur terre nos intrépides rois et je ressens une force indicible s'incruster dans notre pays. Le Bénin est une grande nation.
Le mérite de ce retour triomphal revient au chef de l'État, le président Patrice Talon qui a osé réclamer notre patrimoine. C'est à son actif. Reconnaissons-le-lui. Nous espérons entrer en possession de tout le reste. Un à un. Jusqu'à épuisement. Ce n'est qu'une question de temps. Ce qui nous appartient est à nous. Et leur place est ici, au Bénin, chez nous.
Bravo à l'équipe gouvernementale. Et félicitations à toute la Nation béninoise.
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Ousmane Alédji, expert culturel : « C'est l'expression d'une détermination et surtout un projet d'Etat »
Ousmane Alédji, expert culturel
Il faut avouer que sans un chef d'Etat comme Patrice Talon, je ne suis pas certain que nous aurions abouti ne serait-ce qu’à ce type de débat ou de démarche parce que l'attitude des chefs d'Etat africains en face de la France, nous le connaissons. Je pense qu’on peut dire que le projet du Bénin a convaincu, la détermination du chef de l'Etat aura servi et l'histoire retiendra que c'est ce président qui a pesé de tout son poids pour qu’on en arrive là. Je pense qu’il faut le remercier et lui rendre hommage pour cela.
Je crois que la demande de restitution n’a jamais été le commencement du processus. Le commencement du processus, c'est déjà le projet de société du candidat Patrice Talon, ensuite l'élaboration du Pag. Cela relève de l’ambition du chef de l’Etat à avoir des infrastructures, dynamiser le secteur touristique par la construction de nouvelles infrastructures muséales. C'était ça le projet et comme ces infrastructures sont prévues pour couvrir tout le territoire national, il fallait des contenus nouveaux, des contenus historiques pour justement alimenter et renforcer l'existant et c'est en réfléchissant à cela et par rapport sans doute à ses relations avec le palais royal d'Abomey comme avec la diaspora béninoise que le chef de l'Etat s'est décidé à adresser cette demande à la France. Donc la demande, on peut dire, c'est la troisième étape, l'avant-dernière étape de l'aboutissement du projet.
Le mécanisme était long et complexe, vu que les biens relevaient du patrimoine français et frappés d'une inaliénabilité. Il fallait passer par l'Assemblée nationale française et par le Sénat français. Ce processus a été long mais je pense que la diplomatie béninoise s'est bien illustrée sur ce terrain et que le chef de l’Etat lui-même s'est bien illustré, sans oublier le fait que les parlementaires français aussi ont répondu à l'opinion française en général. Je ne suis pas certain que la majorité des citoyens français soient encore à l'aise à profiter des biens culturels d'autrui. Je ne suis pas certain que les citoyens français soient encore à l'aise avec ce legs politique très lourd.
Il fallait un menu subtilement, intelligemment orchestré avec la courtoisie et les contacts qu'il faut. Il faut féliciter toutes les parties prenantes. Il y a les experts qui ont fait le travail mais ce sont d'abord des volontés politiques qui se sont rencontrées et qui ont été harmonisées pour donner ce résultat historique que nous connaissons aujourd'hui et qui va certainement en inspirer d'autres.
Je ne parlerai pas d’audace du Bénin, mais je parlerais de détermination. Il y a audace quand on a des adversaires en face ou quand on a des ennemis en face.
Je pense que c'est l'expression d'une détermination, mais c'est surtout un projet d'Etat porté par un homme d'Etat qui a connu un heureux aboutissement parce que en face aussi, on a un homme de vision, le président français avec une certaine idée de la diplomatie modèle.
Je pense qu'il a prêté attention et écoute à la détermination béninoise.
Cela relève de mon point de vue de la logique de la justice et de la réparation historique. Je pense que les deux hommes sont en train de rentrer dans l'histoire, en tout cas de ce point de vue, par la grande porte. Cela va inspirer d'autres pays.
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Dr Franck Ogou, directeur de l’Ecole du patrimoine africain : « Il faut saluer la démarche et la volonté de la France de collaborer »
Dr Franck Ogou, directeur de l’Ecole du patrimoine africain
Vous attendiez-vous à voir le Bénin recevoir en 2021 une partie de ses trésors culturels pillés par la France ? 
On s’attendait à ce que, à un moment ou un autre, ces objets-là soient au Bénin. Puisque le processus a été conduit dans le respect des parties et c'était la seule voie que nous avions. Il ne nous est pas possible de faire autrement et la réponse de la France a été juste à la hauteur de nos attentes. Vous aviez dû noter toutes les démarches entreprises par la France pour qu'on en arrive à ce point. Il faut saluer la démarche et la volonté de la France de collaborer.
Beaucoup parlent d’audace du Bénin. Est-ce votre avis ? 
Je partage le point de vue de ceux qui évoquent une certaine “audace” de la part du Bénin dans ce processus. Oui audace parce que ce n'était pas gagné d'avance. Combien de pays n'ont pas fait cette réclamation et ont dû faire face au refus de la France ? Même la première demande du Bénin a été rejetée. Donc il a fallu de l'audace du président béninois et l’humanité du président Macron pour en arriver là. C'est un long processus exemplaire qui a démontré la qualité de la diplomatie béninoise.
Pensez-vous comme certains que le pays ne dispose pas des moyens et ressources pour conserver ces œuvres comme ce fut le cas en France ?
C'est normal d’avoir des inquiétudes quant à l'avenir des œuvres une fois au Bénin. Mais je voudrais rassurer les uns et les autres que le Bénin dispose aujourd'hui de plus en plus de ressources humaines de qualité pour prendre en main la gestion des œuvres qui arrivent et l'ensemble des œuvres du Bénin. Nous avons des écoles de formation qui font un travail de qualité et fort appréciable. Il y a l'Ecole du Patrimoine africain (Epa) et d'autres qui se sont lancés dans ce sillage. Je dois aussi évoquer la détermination salutaire du chef de l’Etat dans ce processus. Il faut surtout saluer la dynamique en cours dans ce processus de restitution des biens et garder espoir pour la suite.
Actualités 10 nov. 2021


Violences sur un avocat : le procureur spécial près la Criet rectifie
Au cœur de la grève décrétée par le Conseil de l’Ordre des avocats du Barreau du Bénin, l’affaire relative à l’interpellation et la garde à vue d’un avocat a donné lieu à de nouveaux développements. Face à la presse, hier mardi 9 novembre, Mario Elonm Mètonou, procureur spécial près la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), précise les circonstances dans lesquelles l’avocat a été conduit au commissariat. L’avocat interpellé, conduit au commissariat et gardé à vue, nommément Me Enosch Chadaré, aurait forcé le cordon sécuritaire mis en place autour de l’entrepôt dans lequel ont été découvertes 2,575 tonnes de cocaïne, et opposé une violence verbale puis physique au chef de l’équipe d’intervention qui lui a signifié qu’il ne pouvait pas rester sur les lieux. C’est la version de Mario Elonm Mètonou, procureur spécial près la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme(Criet) dans cette affaire qui a révolté l’Ordre des avocats du Bénin. Tout remonte à la journée du 29 septembre dernier où les agents de la Police républicaine ont découvert 2,575 tonnes de cocaïne dans un entrepôt sis au PK10, route de Porto-Novo. Invité à se rendre sur le site, le propriétaire de l’entrepôt est arrivé avec en sa possession tous ses téléphones portables; à ce moment il n’était pas encore en état d’arrestation. « Ayant reçu des informations très précises sur les propriétaires de la cargaison, un cartel très violent aux méthodes expéditives, j’ai ordonné la mise en place d’un double cordon de sécurité autour des lieux. L’équipe a été renforcée par des militaires armés », explique Mario Elonm Mètonou. Il justifie cette mesure de sécurité non seulement par la crainte légitime suscitée par ce cartel mais aussi par une tentative de corruption in situ. « …plus tôt dans la journée, le groupe avait dépêché à deux reprises des individus sur les lieux avec de fortes sommes d’argent pour tenter de corrompre les agents en charge de l’enquête. Le premier émissaire s’est présenté avec quinze millions (15 000 000) francs Cfa, le second avec vingt-six millions (26 000 000) francs Cfa. Les offres ayant été rejetées et les émissaires interpellés, il était à craindre une réaction violente de la part des propriétaires de cette énorme quantité de drogue », fait savoir le procureur spécial. C’est lors des opérations de sécurisation du site que le chef de l’équipe d’intervention a aperçu au loin un individu en pleines altercations avec ses hommes. « Celui-ci venait de franchir le premier cordon de sécurité et forçait le deuxième en dépit de l’opposition des forces de l’ordre. Le chef d’équipe s’est rapproché de lui pour lui signifier qu’il ne pouvait rester sur les lieux. Pour toute réponse, il lui a opposé une violence d’abord verbale puis physique. L’intéressé soutenait qu’il était conseil juridique du propriétaire de l’entrepôt et avait, à ce titre, le droit d’être sur les lieux », rapporte Mario Elonm Mètonou. A en croire le chef du parquet spécial, l’intéressé a été sorti du périmètre de sécurité, et une fois près de son véhicule, il a entrepris de filmer l’opération en cours. Cette attitude a semé le doute sur ses réelles motivations, surtout que celui qu’il prétendait assister avait formellement indiqué n’avoir sollicité les services d’aucun avocat. C’est ainsi que l’intéressé a été conduit au commissariat d’Ekpè pour les raisons de l’enquête. Le procureur spécial dit avoir été informé de son identité plus tard dans la journée, par Me Michel Ahoumènou qui l’a joint par téléphone. Une plainte déposée contre Me Enosch Chadaré Informé de ce que la personne interpellée est avocat au Barreau du Bénin, nommément Me Enosch Chadaré, le procureur spécial a ordonné qu’il soit mis sous convocation pour la suite de l’enquête. Ce qui, ajoute-t-il, a été fait dès la fin des opérations d’identification et de sécurisation de l’entrepôt. Mario Elonm Mètonou précise que Me Enosch Chadaré n’a jamais répondu à la convocation qui lui avait été remise pour le 4 octobre 2021. Il annonce : « Le chef de l’équipe d’intervention a formellement déposé plainte contre lui et a été entendu sur procès-verbal d’enquête régulier. L’enquête suit son cours ». Le chef du parquet spécial près la Criet fait également remarquer que Me Enosch Chadaré, aussi bien à l’enquête préliminaire que depuis l’ouverture de l’information judiciaire, ne s’est pas constitué aux côtés de celui qu’il prétendait assister le jour des faits. Il affirme en outre : « Il semble avoir été plutôt dépêché sur les lieux par le sieur Philippe Assah dont il est le conseil habituel. Ce dernier est activement recherché dans le cadre de la récente enquête relative à la découverte d’une nouvelle cargaison de 780 kg de cocaïne qui parait avoir un lien avec la première saisie de 2,575 tonnes ». Par ailleurs, le Garde des sceaux n’est pas resté indifférent à cette affaire qui a fait réagir le Barreau du Bénin, la Conférence des jeunes avocats de l’Uemoa, la Fédération africaine des associations et unions de jeunes avocats… Dans un communiqué en date du 9 novembre, le ministre de la Justice et de la Législation a déploré le boycott unilatéral décidé par le Barreau national sans discussion avec la chancellerie. Le Garde des sceaux a ensuite réaffirmé la détermination du gouvernement à lutter contre la criminalité transnationale puis rassuré les populations de la prise de dispositions afin d’assurer le fonctionnement continu du service public de la justice. Société 10 nov. 2021


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