La Nation Bénin...
Nouvelles
L’ancien ministre d’Etat chargé de l‘Economie, des Finances et des programmes de dénationalisation est susceptible d’être poursuivi pour des faits d’enrichissement illicite et de blanchiment de capitaux prévus et punis par la loi 2011-20 du 12 octobre 2011 portant lutte contre la corruption et autres infractions connexes en République du Bénin et la loi n°2009-14 du 31 octobre 2006 portant lutte contre le blanchiment des capitaux respectivement en leurs articles 55 et suivant, 104 et suivants.
Ces infractions découlent, selon les éléments du dossier transmis au Parlement par le parquet général près la Cour d’appel de Cotonou et examinés par la Commission parlementaire chargée des lois, de la perte, le 13 février 2016, au domicile de l’ex-ministre sis à Gouka, dans la commune de Bantè, une somme de plus de huit cents millions de Francs Cfa. Cette somme se trouvait dans une valise de couleur marron rangée dans le placard se trouvant dans sa chambre à coucher. Une enquête a été ouverte par la brigade de Gouka et la police scientifique. L’action publique en ce qui concerne les faits de vol a été arrêtée à la demande dudit ministre.
Plusieurs charges contre Aboubakar Yaya
Les faits contre l’ex-ministre Aboubakar Yaya datent de 2015. En effet, le ministère de la Fonction publique a organisé, en 2015, sous la direction d’Aboubakar Yaya des concours directs de recrutement des agents de l’Etat concernant divers corps de l’Etat notamment ceux de l’administration centrale des finances, de la Douane, des impôts, du Trésor, de la Justice, de l’Enseignement, de la Jeunesse et des Sports. Selon le rapport de la commission chargée des lois découlant de la lettre du parquet général près la Cour d’appel de Cotonou via le ministre chargée de la Justice, l’organisation de ces concours a été faite en fraude des normes en la matière. D’abord, la levée des anonymats et la proclamation des résultats ont été faites exclusivement par les agents de la direction de recrutement des agents de l’Etat en présence de l’ancien conseiller technique chargé des affaires sociales du président de la République d’alors, désigné comme membre du jury. Il a constaté l’accointance suspecte de plusieurs lauréats avec des parents ou proches de ministres, députés, maires, cadres des ministères, rois, etc., même si le port d’un patronyme donné ainsi que la multiplicité des amis dans une même famille ou d’un même géniteur ne préjuge pas absolument du recours à des pratiques malsaines ou de corruption. Par ailleurs, il a été noté des admissions irrégulières dans des corps sans composer, dans des corps autres que ceux pour lesquels les candidats ont composé, des « reclassements » d’un corps à un autre alors que les lauréats ne remplissent pas notoirement les conditions de diplôme, le repêchage des lauréats déclarés inaptes à la visite médicale. Enfin, les présidents et membres de jury de correction ont été cooptés. Cela révèle, selon le procureur général, un système de copinage avec le risque de fraude. Aussi, Aboubakar Yaya doit-il répondre de ces faits, qualifiés d’infractions de fraude dans les concours publics, de corruption, d’abus de pouvoirs et de fonctions, de délits d’initié, prévus et punis par la loi n°2011-20 du 12 octobre 2011 portant lutte contre la corruption et autres infractions connexes en République du Bénin en ses articles 128 à 133, 40 à 42, 53 et 57 et qui sont susceptibles d’être poursuivis et réprimés par les juridictions compétentes.
Cas de Valentin Djènontin et Fatoumatou Amadou Djibril
Détournements de deniers publics, corruption, abus de pouvoirs et de fonctions, délits d’initié, ce sont les faits qui sont prévus et punis par la loi n°2011-20 du 12 octobre 2011 portant lutte contre la corruption et autres infractions connexes en République du Bénin en ses articles 45 à 49 et suivants, 53 et 57, 107 et suivants que le Parquet général près la Cour d’appel de Cotonou met à la charge des ex-ministres Fatoumatou Amadou Djibril et Valentin Djènontin. Ils sont susceptibles d’être poursuivis et réprimés par les juridictions compétentes. Selon les éléments de la lettre du procureur général examinés par la commission parlementaire chargée des lois, il ressort que la Centrale d’achat des intrants agricoles (Caia) et la Société nationale de promotion agricole (Sonapra) sont placées sous la tutelle du ministère chargé de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche. L’achat des intrants agricoles à mettre à la disposition de ces structures s’effectue par dossier d’appels d’offres internationaux conformément à la législation sur la passation des marchés publics. A l’occasion d’une enquête ouverte par le parquet de Cotonou sur la gestion de la Sonapra, de la Caia et la filière coton au Bénin, campagne 2012-2013, 2013-2014, 2014-2015, et 2015-2016, il est établi que, sous divers prétextes, les fournisseurs normalement retenus sont substitués par des adjudicataires qui n’avaient pas soumissionné. Ces derniers ont livré des intrants de mauvaise qualité et à des quantités inférieures à celles correspondant aux fonds mis à leur disposition. Selon le parquet général près la Cour d’appel de Cotonou, ces substitutions d’adjudications seraient faites, soit par le président de la commission interministérielle du coton, Valentin Djènontin, soit par la ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Fatoumatou Amadou Djibril. Les actes accomplis constituent des infractions à la loi pénale dont doivent répondre les deux anciens ministres devant les juridictions compétentes, estime le parquet général près la Cour d’appel de Cotonou.
Simplice Codjo Dossou doit justifier 210 millions F Cfa
La procédure engagée contre l’ex-ministre Simplice Codjo Dossou fait suite à la saisine par le procureur de la République près le tribunal de première instance de première classe de Cotonou d’un certain nombre de faits. En effet, dans le cadre de la sécurisation des élections législatives d’avril 2015, la Commission électorale nationale autonome (Céna) a alloué à la direction générale de la Police nationale (Dgpn) un fonds de 350 millions suivant un tableau de cadrage du ministère de l’Economie et des Finances d’alors. Le ministre Simplice Codjo Dossou a unilatéralement décidé d’octroyer à la direction générale de la Police nationale (Dgpn) la somme de 240 millions F Cfa, amputant ainsi le montant total alloué de 110 millions FCfa. La direction générale de la Police nationale ainsi que le syndicat de la Police (Synpolice) s’y sont opposés. Le président de la République d’alors, informé, a dû sommer le ministre de procéder à la restitution des fonds. La même situation s’est produite lors des élections communales et municipales de juin 2015. En effet, la somme allouée cette fois-ci à la Dgpn comme fonds de sécurisation desdites élections était de 450 millions F Cfa. Simplice Codjo Dossou avait décidé d’amputer ledit montant de la somme de 100 millions FCfa. A cela s’ajoute l’utilisation à des fins non encore élucidées par le mis en cause et en violation des règles régissant les finances publiques des fonds dits d’opération de patrouilles mixtes et transfrontalières prévus par des lignes budgétaires et mis à sa disposition. Le procureur de la République saisi de ces faits a mis en place une commission d’enquête mixte pour poursuivre les investigations commencées par la sous-direction des Affaires économiques et financières. De ces investigations, il ressort que le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, l’élu de la 19e circonscription électorale, a volontairement et délibérément distrait lesdits fonds. Le procureur général près la Cour d’appel de Cotonou qui a transmis le dossier au Parlement via le ministre chargé de la Justice, qualifie ces actes accomplis d’abus de fonction, de complicité de détournement de deniers publics, d’enrichissement illicite, de corruption d’agent public national, de blanchiment de capitaux et de blanchiment de produits de crime.Th. C. N.
Actualités 10 sept. 2018

Les Ecureuils du Bénin ont contraint les Eperviers du Togo au partage des points (0-0), ce dimanche 9 septembre au stade municipal de Lomé à la faveur de la deuxième journée des éliminatoires dans leur groupe. Avec ce résultat, le Bénin reste en tête du groupe D avec 3 points devant l’Algérie.
Les Ecureuils du Bénin ont accroché (0-0), ce dimanche 9 septembre, les Eperviers du Togo au stade municipal de Lomé. Malgré la volonté de vaincre de Shéyi Adébayor et ses coéquipiers, les Ecureuils ont réussi à contrer leurs velléités en arrachant le point du nul à l’issue du match. C’est d’ailleurs eux qui ont pris une sérieuse option offensive en assiégeant le camp béninois dès l'entame de la partie. A la 2e minute, le capitaine togolais Shéyi Adébayor tente, d'une frappe des 20 mètres, de surprendre le gardien béninois Fabien Farnolle. Les Togolais multiplient les offensives. Très remuant sur le côté droit de l'attaque togolaise, Mathieu Dossevi va mettre la pression sur l'axe défensif béninois. Servi par Shéyi Adébayor, sous la menace David Kiki, il va manquer le cadre à plusieurs reprises. Les Béninois vont peiner à trouver leurs marques dans la partie.
Il faut attendre la 20e minute pour voir la première occasion béninoise. Steeve Mounier rate sa frappe sur une passe de Jodel Dossou. Le trio de l’attaque béninoise Sèssègnon, Poté et Dossou vont acculer les défenseurs togolais jusqu’à la mi-temps. En témoigne l’action de Michael Poté à la 40e minute de jeu. Il n’arrivera pas à tromper du dos le gardien togolais Bassa Djerri. Les Ecureuils réussiront à retourner aux vestiaires sans encaisser le moindre but jusqu’à la mi-temps.
A la reprise, les Togolais reviennent avec les mêmes intentions. Lalawalé Atakora, Shéyi Adébayor et Mathieu Dossevi seront esseulés par le rideau défensif béninois rassemblé autour de Khaled Adénon.
A la 76e minute, Sheyi Adebayor rate l'ouverture du score en plein axe sous la pression d’Olivier Verdon, en verve dans le match. A la 78e minute de jeu, Claude Le Roy procède au remplacement du capitaine togolais Adebayor Shéyi. Les Eperviers tenteront sans succès d’inscrire le moindre le but. Avec cette performance, le Bénin garde la tête du groupe D avant la prochaine journée en octobre où ils seront reçus par les Fennecs d’Algérie.

Les Ecureuils du Bénin et les Eperviers du Togo se donnent rendez-vous ce dimanche 9 septembre au stade municipal de Lomé, à la faveur de la deuxième journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations Cameroun 2019. Au cours d’une conférence de presse, samedi dernier, veille du match, le capitaine Stéphane Sèssègnon et le sélectionneur Michel Dussuyer ont rassuré le peuple béninois de l’état de la troupe avant ce derby entre les deux pays frères. Le capitaine Stéphane Sèssègnon a promis au nom de ses coéquipiers l’emporter face au Togo à domicile. Conscient de l’enjeu, il a invité les supporters des deux nations au fair-play. « Nous sommes des peuples frères. Je vous invite à la non-violence avant, pendant et après le match » a-t-il souhaité. Selon Michel Dussuyer, l’équipe est prête pour aborder cette rencontre avec sérénité.
Les Ecureuils du Bénin ont fait également la reconnaissance de la pelouse du stade municipal de Lomé qui accueille ce duel entre les deux pays. La bande à Michel Dussuyer s’est entraînée dans une bonne ambiance et soutenue par quelques supporters béninois qui ont effectué le déplacement de Lomé. Vainqueurs de la Gambie (1-0), le 11 juin 2017 lors de la 1ère journée de la randonnée au stade de l’Amitié Général Mathieu Kérékou de Cotonou, Stephane Sèssègnon, Michael Poté Fabien Farnolle, Steve Mounié, Khaled Adenon, de Jodel Dossou Saturnin Allagbé, David Kiki, Mama Séïbou, Olivier Verdon, David Djigla, Sessi d’Almeida, Salomon Junior, Jordan Adéoti, Moïse Adilehou et autres lorgnent désormais la première place du groupe. Car, en cas de victoire cet après-midi, le Bénin totaliserait 6 points et ne sera qu’à deux longueurs des Fennecs d’Algérie qui ont arraché un nul (1-1) en déplacement à Banjul.
Sports 09 sept. 2018

Suite à l’effondrement d’un pont à l’entrée de Malanville, en provenance de Kandi, bloquant la circulation dans les deux sens sur la route inter-Etats N° 2, une délégation gouvernementale est descendue sur les lieux ce jeudi 6 septembre. Elle a, après avoir constaté l’ampleur des dégâts subis par l’ouvrage, envisagé des mesures urgentes afin de pouvoir rétablir le trafic.
Une délégation gouvernementale était hier, jeudi 6 septembre à Malanville, pour rétablir dans les plus brefs délais la circulation entre la commune et le reste du Bénin ainsi qu’avec le Niger. C’est après l’effondrement d’un pont sur la Sôta en allant vers le centre-ville, sous la pression des eaux des pluies diluviennes qui ne cessent de s’abattre sur le département de l’Alibori. Les dommages subis par l’ouvrage de franchissement sont tels que son passage a été interdit, occasionnant de longues files de véhicules immobilisés de part et d’autre.
La délégation était conduite par le ministre des Infrastructures et des Transports, Alassane Seïdou. Ce dernier avait à ses côtés son homologue en charge de la Défense, Fortuné Nouwatin, et l’ancien ministre des Infrastructures et actuel conseiller spécial aux infrastructures du chef de l’Etat, Hervé Hèhomey.
Après avoir visité le pont effondré, ils se sont retrouvés pour une séance de travail. L’occasion leur a permis d’explorer avec les techniciens de la direction générale des Infrastructures, du Génie militaire, de l’entreprise Sogea Satom et les autorités locales, des solutions urgentes pour la reprise du trafic sur ce pan du corridor.
Des discussions, la délégation a retenu de proposer trois solutions pour validation par le gouvernement, avant la réhabilitation définitive de l’ouvrage effondré. La première a consisté à identifier deux voies de contournement dont l’une passe par Parakou-Djougou-Porga-Faada (au Burkina Faso) pour aboutir à Niamey-Dosso-Gaya. Quant à l’autre, elle passe par Bodjecali-Illoua-Lolo-Illo-Bagoudo-Kaodji-Koko-Kamba (au Nigeria) pour rallier Gaya, au Niger.
La deuxième solution vise à renforcer le trafic fluvial. Ainsi, le ministère de la Défense a pris les mesures pour faire dépêcher un détachement d’éléments des forces navales et de la police fluviale, puis compléter les barques de l’armée déjà déployées afin de faciliter le transport entre les deux rives du fleuve à Malanville. La mise à disposition de ces barques avec des soldats, en dehors de la sécurité des lieux, permettra aux populations de continuer à vaquer normalement à leurs activités.
La dernière solution retenue est de proposer au Conseil des ministres la construction d’un pont métallique en remplacement de celui effondré. La construction à base de matériels préfabriqués comme ceux utilisés pour le pont en cours de réalisation à Womey, sera confiée à Sogea-Satom. Ce sera pour un délai compris entre 30 et 45 jours.
Par ailleurs, une équipe technique constituée des techniciens de la direction générale des Infrastructures, du génie militaire et des autorités locales, a ensuite été mise en place. Elle est chargée d’évaluer dans les 24 heures, les linéaires des voies de contournement, puis de prendre les mesures pour faciliter le trafic.

Le président de la Fédération béninoise de football, Mathurin de Chacus est nommé par la Confédération africaine de football (Caf) membre de la Commission d’organisation du Championnat d’Afrique des nations.
Mathurin de Chacus, président de la Fédération béninoise de football (Fbf), est nommé membre de la Commission d’organisation du Championnat d’Afrique des nations. C’est par une lettre en date du jeudi 6 septembre signée du secrétaire général de la Caf, Amr Fahmy, que la nouvelle a été annoncée. « Nous avons le plaisir de vous annoncer officiellement que vous avez été retenu comme nouveau membre de la Caf au sein de notre Commission d’organisation du Championnat d’Afrique des nations », lit-on dans la lettre adressée à l’actuel président de la Fbf. La Caf, par la même occasion, félicite Mathurin de Chacus et lui souhaite plein succès dans l’exercice de ses futures fonctions au sein de la Caf. Aussi, a-t-elle annoncé une fructueuse collaboration avec Mathurin de Chacus.
Sports 07 sept. 2018

L’artiste musicien, auteur compositeur et interprète Siba Franco Junior était hier, jeudi 6 septembre, devant les professionnels des médias et ses fans à Parakou. C’est en prélude à la célébration de ses 20 ans de carrière musicale, événement dans le cadre duquel il organise, ce jour vendredi 7 septembre à l’Institut français de la cité des Kobourou, un concert d’hommage aux artistes musiciens des orchestres Anassoua Jazz et Super Borgou décédés.
Vingt ans, dans la carrière d’un artiste musicien comme Siba Franco Junior, sont très importants et ne sauraient passer inaperçus. Pour présenter l’évènement, il a rencontré, hier jeudi 6 septembre à l’Institut français de Parakou, les professionnels des médias et ses fans. Au cours des échanges qu’il a eus avec eux, il a fait un bilan de sa carrière musicale, puis évoqué ses perspectives. Le clou des festivités sera l’hommage qu’il entend rendre, ce soir, aux artistes musiciens des orchestres Anassoua Jazz et Super Borgou qui ne sont plus de ce monde. Ce sera à la faveur d’un géant concert prévu pour durer 2 heures à l’Institut français de Parakou.
Siba Franco Junior au cours de la conférence
Pour la circonstance, deux artistes musiciens dont Barassounon ont été invités pour ouvrir le spectacle. Des anciens seront aussi de la partie. Avant de prendre possession de la scène pour une heure de prestation, Siba Franco Junior se joindra à eux, lors de leur dernier morceau.
En effet, c’est depuis 1986 que Siba Franco Junior a débuté sa carrière d’artiste musicien avec l’orchestre de son feu père Mama Franco. « La célébration de ces 20 ans de carrière musicale est une initiative des membres de mon fan club », a-t-il expliqué. « Ce sera pour moi une opportunité pour penser à mes aînés dans la musique comme Mama Franco, Alidou, Boro Karimou qui sont décédés », a poursuivi l’artiste.
Des récompenses, il en a engrangé au cours de sa carrière. En dehors du titre du meilleur artiste du Bénin au Conavab 2006, il a également été meilleur artiste de la Coupe d’Afrique de la musique. Il a reçu plusieurs distinctions et a partagé la scène avec des artistes de renommée mondiale.
En termes de bilan, Siba Franco Junior est plus que satisfait du parcours qu’il a effectué, malgré les difficultés auxquelles il a parfois été confronté. « Rares sont les artistes musiciens du septentrion qui ont un label », a-t-il déploré. Même si l’homme n’est jamais satisfait, il ne se plaint pas d’avoir choisi de faire carrière dans la musique.
Siba Franco Junior a quatre albums à son actif. C’est son premier album qui a le plus contribué à son succès. Les autres lui ont permis d’accéder à plusieurs structures, en ce qui concerne la promotion.
Culture 07 sept. 2018
Les Ecureils dans l'enfer du stade municipal de Lomé dimanche prochain[/caption]Les Ecureuils du Bénin affrontent ce dimanche 9 septembre, les Eperviers du Togo, au stade municipal de Lomé, dans le cadre de la deuxième journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations Cameroun 2019. Une rencontre difficile pour le Bénin qui aura à cœur d’enchaîner avec une victoire face au Togo, à la quête d’un succès après sa défaite (1-0) au stade Mustapha Tchaker lors de la première journée.
Les Ecureuils du Bénin seront dans l’enfer du stade municipal de Lomé, ce dimanche 9 septembre face aux Eperviers du Togo, à la faveur de la 2e journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations Cameroun 2019. Vainqueurs de la Gambie (1-0), le 11 juin 2017 lors de la 1ère journée de la randonnée au stade de l’amitié Général Mathieu Kérékou de Cotonou, Stéphane Sèssègnon et ses coéquipiers auront à cœur de défier les Eperviers sur leurs installations. Pour y parvenir, ils affûtent leurs armes, depuis lundi dernier à Cotonou, sous l’égide du sélectionneur national, Michel Dussuyer et du staff technique.
Les séances d’entraînement déroulées à huis clos ont permis au technicien français d’huiler les automatismes pouvant déjouer la machine de Claude Leroy.
Avec, dans ses rangs, les joueurs comme Stephane Sèssègnon, Michael Poté Fabien Farnolle, Steve Mounié, Khaled Adenon, Jodel Dossou Saturnin Allagbé, David Kiki, Mama Séïbou, Olivier Verdon, David Djigla, Sessi d’Almeida, Salomon Junior, Jordan Adéoti et de Moïse Adilehou, le Bénin dispose d'un bon potentiel pour créer la surprise à Lomé.
La dernière confrontation entre les deux pays à Lomé s’est soldée par la victoire du Togo (2-1), le 2 septembre 2006 au stade de Kégué alors que leur dernier match à Cotonou s’est soldé par un score large de 4 à 1 pour le Bénin.
Le Togo est resté difficile à manier par le Bénin depuis plusieurs décennies. De plus, le Bénin ne s’est jamais imposé face au Togo sur ses installations. En 16 rencontres entre les deux sélections, les Eperviers ont remporté la moitié des confrontations contre 2 victoires pour le Bénin et 6 matchs nuls.
Voilà qui met la pression sur les hommes de Michel Dussuyer appelés à vaincre le signe indien au stade de Lomé devant le public togolais difficile à vivre. Après 48 heures de séances d’entraînement à huis clos mercredi dernier et ce jeudi, les Ecureuils vont achever les préparatifs de cette rencontre ce vendredi par une séance ouverte au public.
A l’instar du milieu de terrain Jordan Adéotie, les Ecureuils ne redoutent pas leurs adversaires. « On a confiance en nous et nous ne redoutons pas l’adversaire », a-t-il rassuré.
Le sélectionneur du Togo, Claude Le Roy, est d’ailleurs conscient des atouts du Bénin : « Ils ont de bons joueurs dans tous les compartiments. Des joueurs qui évoluent dans les championnats professionnels. On sait que ça va être un match compliqué. On n’a qu’un seul objectif : c’est d’essayer de sortir avec les trois points », a-t-il déclaré. Comme Claude Le Roy, le sélectionneur du Bénin respecte le contingent togolais mené par les têtes d’affiche comme le capitaine Adébayo Shéyi de Basaksehir en Turquie, Mathieu Dossevi de Toulouse, Floyd Ayité de Fulham en Angleterre et de Razak Boukari de Chateauroux, tous expérimentés.
Ce match apparaît également comme un duel entre deux entraîneurs français. Le technicien français Claude Le Roy a déjà vécu des derbies chauds sur le continent, mais reste méfiant face aux poulains de Michel Dussuyer. Dans l’autre rencontre du groupe, la Gambie va accueillir les Fennecs d’Algérie qui partagent la première place avec le Bénin suite à 3 points gagnés à Banjul.
Les tennismen béninois[/caption]La Fédération béninoise de tennis dirigée par Jean-Claude Talon a engagé le Bénin dans plusieurs compétitions sur le continent. Des championnats d’Afrique aux circuits internationaux dans différentes catégories, les tennismen béninois s’affirment dans ces tournois tant bien que mal en portant haut l’étendard du Bénin.
Selon le directeur technique national (Dtn) de la Fbt, Mathieu Oussou Azo, l’objectif est de permettre aux jeunes tennismen béninois de s’habituer aux joutes continentales et internationales. La relève du tennis béninois sur les différents courts n’a pas démérité. Monnou Sylvestre est monté sur la plus haute marche du podium et remporte le circuit Itf au Ghana en simple garçons.
Le joueur Kpodeziaou Mariano présent en Algérie depuis le 1er Septembre, défend depuis mercredi, les couleurs nationales au tournoi international des 14 ans et moins qui va prendre fin demain samedi 8 septembre. Il sera rejoint par Nahum Gloriana et son coach Cheki Damien en provenance du Maroc. Les deux joueurs prendront part également au 2e championnat d'Afrique des 14 ans et moins, du 10 au 15 septembre prochain à Alger.
L'équipe béninoise participera à deux autres étapes du Circuit Itf à Lomé, dès demain jusqu’au 15 septembre prochain. Cette formation dirigée par le duo d’entraîneurs Se`tome` Romain et Daniel Johnson est composée de huit tennismen. Il s’agit de Honfoga Emeline, Lassissi Bissola, Carme`ne Kpadonou, Carmine Becoude, Robert Bokini, Vence N'tcha, Arnaud Sewanou et Sylvestre Monnou. Du retour de l’expédition togolaise, cette équipe participera sur ses propres installations du 17 au 22 septembre 2018 au Circuit juniors aux côtés des athlètes venus de plusieurs pays du monde.

La quatrième édition du tournoi de l’intégration doté du trophée Gijav s’achèvera, demain samedi 8 septembre, sur le terrain du Pk6 à Cotonou avec la finale entre Vidagbé et Quadri Fc. Un match à l’allure de revanche, car Vidagbé avait battu Quadri Fc lors des phases de groupes sur un score étriqué (1-0). Vainqueur de Finangnon Fc (2-0) en demi-finales, Vidagbé part favori devant Quadri Fc tombeur Apf (3-1).
Pour le journaliste Aziz Badarou, président de l’Ong Gijav, l’objectif de ce tournoi est de permettre à la population de passer une période de vacances autour de leur sport favori qu’est le football. Cette quatrième édition a été uniquement réservée aux cadets. Le vainqueur de la compétition partira avec un grand trophée ainsi qu’une enveloppe financière. L'équipe finaliste emportera un petit trophée et une enveloppe de consolation. «Le meilleur buteur du tournoi sera aussi primé», a-t-il ajouté avant d’inviter la population à massivement effectuer le déplacement pour soutenir l’initiative.
Sports 07 sept. 2018
Leontine Konou Idohou[/caption]Les innovations du nouveau Code électoral confortent-elles la gent féminine? Léontine Konou Idohou, présidente du Rifonga-Bénin et actrice majeure de la société civile se prononce à ce propos.
La Nation: Le président de la République penche pour une promotion des femmes dans les instances décisionnelles et l’a clairement dévoilé récemment à travers l’amendement relatif à la représentativité des femmes dans les instances décisionnelles. Quelle est votre appréciation de sa démarche ?
Léontine Konou Idohou : Le président de la République doit d’abord montrer sa volonté politique en nommant plus de femmes ministres dans ses gouvernements. Nous n'avons actuellement que 4 femmes sur 22 ministres au gouvernement. L’article 26 de la Constitution a été clair sur le principe d’égalité homme-femme. La promotion dont nous parlons vise la représentativité des femmes à tous les niveaux.
Vous n’adhérez pas à l’idée d’une présence massive des femmes dans les institutions?
Je ne partage pas cette approche. Je souhaite que le président de la République témoigne de sa volonté politique en nommant plus de femmes au gouvernement.
Le nouveau Code électoral vient d’être voté avec certaines innovations. Conforte-t-il selon vous la cause de la femme ?
Les choses se sont tellement mal passées par le passé, qu’aujourd’hui on a tendance à toujours comparer la politique à l’argent. Les gens s’attendent même à recevoir de l’argent du politique, et non à aider le politique. Si nous voulons des femmes compétentes, des femmes engagées au niveau des partis politiques, combien peuvent avoir 3 millions pour aller aux élections ? N’oublions pas qu’en dehors de la caution, il faut également mobiliser des ressources pour les campagnes électorales. Cette innovation du Code électoral pose un sérieux problème pour les femmes. Mais une chose est sûre, nous n’allons pas abandonner la lutte. Nous devons poursuivre nos efforts, d’une manière ou d’une autre pour marquer notre présence. Habituellement, ce sont les femmes qui font la mobilisation pour les hommes politiques à la base. J’espère qu’elles vont prendre conscience de la situation et mieux s’engager désormais pour leur propre compte. J’attends les réactions des ex candidates à la présidentielle, Célestine Zanou et Marie-Elise Gbèdo sur la question. Les réactions des femmes politiques comme Melvina Iroko et de la doyenne d’âge de l’Assemblée nationale, Rosine Soglo, nous aideront aussi pour la conduite à tenir.
Vous semblez incriminer le nouveau Code électoral mais les partis politiques ne faisaient déjà pas beaucoup de places aux femmes sur les listes électorales ?
Au départ, les partis politiques évoquaient le manque de compétences féminines. Maintenant que nous avons formé les femmes, il peut se poser un problème d’argent. Les hommes en général aiment le pouvoir et ils ne veulent pas consentir un peu de place aux femmes alors que le développement du pays incombe à nous tous. Ils ne peuvent pas faire le développement sans nous. Sinon en 2030, notre pays aura du mal à rendre compte de ses efforts pour l’atteinte des Objectifs de développement durable. (Odd), notamment l’Odd N°5. Il faut que le Bénin comprenne que c’est un problème de développement, et non celui des femmes uniquement.
Le problème est certes d’ordre général, mais il relève également du manque de solidarité des femmes. Elles ont de la peine à s’entendre sur les préoccupations qui les concernent…
Oui, nous ne sommes pas unanimes sur les questions qui nous concernent. Sachez que ce sont les hommes qui nous divisent. Parce-que les sœurs analphabètes ne comprennent pas grand-chose au jeu politique. C’est ce qu’on leur explique sur ‘’l’oreiller’’ (telle femme politique est prostituée, telle est célibataire,…) qu’elles répètent. Et il faut scinder les choses. Il y a aussi les femmes politiques qui ne visent que leurs intérêts. C’est pourquoi quand nous parlons de positionnement, elles sont choquées car elles veulent toujours être des élites. Elles veulent seulement des femmes qui vont les aider à gagner.
Dans le même temps, certaines femmes préfèrent composer uniquement avec les hommes qui ont les moyens. En réalité, les femmes ne sont pas divisées, mais il se pose un problème d’intérêt personnel. Mais cela ne saurait continuer, sinon en 2030, le Bénin aura des problèmes à présenter son bilan des Odd. Les femmes dont vous parlez sont-elles des femmes de terrain? Il ne suffit pas d’intégrer les partis politiques pour porter la voix de toutes. Nous connaissons les vraies militantes des partis. Qu’est-ce que les nouvelles connaissent ? Elles ont milité où? Comprennent-elles même le problème des femmes ? Il faut aborder la question de la représentativité des femmes sur la base des textes. Il faut qu’elles comprennent de quoi elles parlent. Les femmes doivent se réorganiser pour prendre leur destin en main?