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Nouvelles

Remplacement de Feu Moïse Bossou à la Céna: Emmanuel Tiando relance l’Assemblée nationale
[caption id="attachment_30663" align="alignnone" width="1024"]Cena cotonou[/caption]

Le président de la Commission électorale nationale autonome (Céna), Emmanuel Tiando, a relancé, une seconde fois, le président de l’Assemblée nationale aux fins de procéder au remplacement de feu Moïse Bossou, membre de la Céna.

La correspondance a été lue au début de la séance plénière de ce jeudi 6 septembre. Elle fait suite à la première qui avait été envoyée le 30 avril dernier. Elle a permis d’enclencher la procédure devant permettre de pourvoir à ce poste vacant. Le dossier avait été affecté à la Commission chargée des lois du Parlement qui devrait l’étudier et produire le rapport sur les modalités de remplacement de l’ex-enseignant-chercheur de droit constitutionnel à la Faculté de droit et de sciences politiques (Fadesp) de l’Université d’Abomey-Calavi à la retraite. C’est à juste titre que le président Adrien Houngbédji a relancé, hier, le président de la Commission chargée des Lois pour faire diligence. Il a proposé à la plénière de saisir l’opportunité de la session extraordinaire qui s’ouvre lundi 10 septembre prochain pour vider ce dossier. Cette proposition a été acceptée par les députés surtout les signataires de la demande de convocation de la session extraordinaire. Ils ont décidé de joindre le dossier à l’unique point inscrit à l’ordre du jour, à savoir la désignation des membres de la Commission communale d’actualisation (Cca) dans le cadre du processus d’actualisation de la Liste électorale permanente informatisée (Lépi). La désignation du remplaçant de feu Moïse Bossou sera le second dossier au rôle de la prochaine session extraordinaire qui suivra celle en cours. 

Il faut rappeler que Moïse Bossou avait été désigné en 2014 par la majorité parlementaire d’alors pour siéger au sein de la Céna pour un mandat de sept ans. Il devrait revenir à la majorité parlementaire actuelle de procéder à son remplacement suivant le principe du parallélisme des formes. Et ce, en vertu des dispositions de l’article 21 du Code électoral qui prévoit qu’en cas de démission, de décès ou d’empêchement définitif d’un membre de la Céna, qu’il soit pourvu sans délai à son remplacement. Les regards sont désormais tournés vers la prochaine session extraordinaire de l’année 2018, la quatrième qui connaîtra du choix du cinquième et nouveau membre de la Céna.

Actualités 07 sept. 2018


20 milliards F Cfa pour l’assainissement pluvial à Cotonou

Les députés ont adopté, ce jeudi 6 septembre, le projet de loi portant autorisation de ratification de l’accord de prêt signé à Lomé, le 25 juin 2018, entre la République du Bénin et la Banque ouest-africaine de développement (Boad) dans le cadre du financement partiel de la tranche d’urgence du Programme d’assainissement pluvial de Cotonou.

Ce prêt est d’un montant de 20 milliards F Cfa sur un coût total hors-taxes et hors-douane de la tranche d’urgence du programme évalué à 20,546 milliards F Cfa. Les 546 millions F Cfa sont à la charge du gouvernement béninois. Le crédit obtenu auprès de la Boad est contracté pour une durée de 10 ans dont 3 ans de différés avec un taux d’intérêt de 6,10% l’an. Ce prêt de la Boad n’est pas soumis aux critères de concessionnalité, précise la Commission chargée des Finances présidée par le député Raphaël Akotègnon. Il s’insère dans le cadre de l’appréciation de la vitalité de la dette publique par le Fonds monétaire international et la Banque mondiale qui prévoient que les engagements libellés en Francs Cfa soient classés dans la catégorie des instruments mobilisés sur le marché financier régional. 

Le programme proprement dit vise à réduire de façon durable le taux d’habitations régulièrement inondées pendant la saison des pluies à Cotonou, d’améliorer l’environnement urbain de sorte à faciliter la circulation des biens et des personnes dans les zones concernées par le drainage efficient des eaux pluviales dans les localités cibles du projet dans la capitale économique du Bénin. En d’autres termes, le programme va permettre de construire environ 13 410 mètres linéaires de collecteurs primaires à Cotonou dans 11 bassins versants répartis entre Cotonou Est, notamment les localités de Tokplégbé, Finagnon, Yénawa, Gankpodo, Minontchou, Agbodjèdo et Kpondéhou ainsi que Cotonou Ouest à savoir les quartiers de Vodjè, Cadjèhoun, Haie-Vive, Cocotiers, Zogbo, Zogbohouè et Ménontin.
Le projet prévoit également le pavage de quelques sections de support desdits collecteurs, soit 21% des réalisations attendues dans le cadre du programme global. Ainsi, la réalisation du programme permettra de réduire durablement la fréquence et l’envergure des inondations aux populations, d’assurer l’écoulement de façon convenable des eaux de pluie jusqu’à l’exutoire ; de réduire la propagation des vecteurs de maladies hydriques ; de faciliter aux populations les activités économiques, et de créer de nombreux emplois directs et emplois indirects aux populations défavorisées

Actualités 07 sept. 2018


Lancement camp de gymnastique aérobic : Quatre gymnastes béninois affûtent leurs armes
[caption id="attachment_30659" align="alignnone" width="1024"]Les gymnastes de la zone 2 présents au camp[/caption]

Le camp de gymnastique aérobic a été lancé ce mercredi 5 septembre par les responsables de la Zone 2 de la Confédération africaine de gymnastique.

Les gymnastes venus du Bénin, du Congo, du Sénégal et du Burkina Faso prennent part à ce camp dont l’objectif est d’aider ces derniers à se préparer au championnat d'Afrique de gymnastique aérobic prévu du 10 au 15 septembre à Brazaville au Congo. Alexandrine Clarita Gninou et Fernand Dieudonné Kitty chez les seniors ainsi que Amdivie Tona Kouhounha et Rodrigue Thachegnon Ahissou dans la catégorie des juniors, vont profiter de cette occasion pour affûter leurs armes pour la compétition. 

Selon Léonide Gbaguidi, président de la Fédération béninoise de gymnastique, ce camp est dirigé par Zeroc Khadidja et Olga Kyselovicova, deux experts de la Fédération internationale de gymnastique.

Sports 06 sept. 2018


Développement / programme : Fenou Le lauréat de la 1re édition connu le 17 septembre prochain

Après les différentes phases de sélection, le lauréat de la première édition du programme Fenou sera connu, le lundi 17 septembre prochain, à Cotonou, a appris l’Agence Bénin Presse.

De sources proches des organisateurs, l’objectif de cette première édition est d’accompagner un projet de création d’entreprise. Ainsi, le gagnant de cette édition sera soutenu par le programme Fenou. Il bénéficiera, entre autres, d’un accompagnement de 1000 euros, soit environ 655.000 F cfa, d’un suivi personnalisé pour développer ou tester son projet, d’un appui à la recherche de financements et d’une campagne média.
A en croire les initiateurs, ce programme vise à récompenser les innovations qui vont répondre, demain, aux nouvelles attentes, préoccupations et exigences des consommateurs. Aussi, faut-il préciser, les idées de projets ont porté sur plusieurs thématiques dont le numérique, l’agro-alimentaire, les services, la création de valeur ajoutée dans différents secteurs et l’entrepreneuriat social.
Après une pré-sélection en demi-finales, 5 candidats seront retenus par le jury le 10 septembre prochain. Il participeront à la finale au cours de laquelle le gagnant sera connu.
Soulignons que le programme Fenou est une initiative de Mme Alix Gnonlonfoun, membre de la diaspora béninoise en France, en partenariat avec Ajs Patners, Mgt Conseils et MinDo Consultants. Ce programme s’adresse à toutes les personnes ou structures qui innovent dans divers domaines. Le projet vise, en outre, à favoriser le développement de services, d’initiatives d’outils, qui répondent aux évolutions de la société et aux atteintes d’une cible ou de consommateurs.

Société 06 sept. 2018


Campagne de commercialisation des amandes de karité : N’Dali accueille la cérémonie officielle de lancement

Les différents acteurs de la filière karité au Bénin ont rendez-vous, ce jeudi 6 septembre à N’Dali, pour la cérémonie officielle de lancement de la campagne commerciale des amandes de karité, édition 2018.

Après Banikoara lors de la précédente campagne, ce sera les grandes retrouvailles entre les acteurs de la filière karité dans cette commune du Borgou. A leurs côtés, il y aura des membres du gouvernement dont les départements ministériels sont fortement impliqués dans la production et la gestion de cette spéculation.
Selon le directeur départemental de l’Industrie et du Commerce du Borgou, Parfait Sambiéni, toutes les dispositions ont été prises pour la réussite de l’évènement.
En effet, conformément à la volonté des acteurs de la filière, le gouvernement a décidé de maintenir le prix planché à 100 francs Cfa le kg, comme lors de la campagne écoulée. Il a également appelé les communes, surtout celles qui en sont les grandes productrices, à ne pas collecter sur les amandes de karité, des taxes autres que la Taxe de développement local.
Par rapport aux outils de travail, le directeur départemental de l’Industrie et du Commerce du Borgou a invité leurs propriétaires à la mettre à jour. Ainsi, informe-t-il, sa direction a déjà envoyé des équipes un peu partout pour procéder à la certification des instruments de mesures.

Environnement 06 sept. 2018


Responsabilité sociétale des entreprises : Nécessité pour l’Etat de mettre en place un cadre réglementaire
[caption id="attachment_30652" align="alignnone" width="1024"]Catherine Puiseux-Kakpo directrice Responsabilité sociétale des entreprises (Rse) du groupe TF1[/caption]

Catherine Puiseux-Kakpo est directrice Responsabilité sociétale des entreprises (Rse) du groupe TF1 et présidente de l'Ong Agence africaine de développement durable (Agadd), engagée dans la promotion de la Responsabilité sociétale des entreprises (Rse). Dans cette interview, elle définit ce concept encore méconnu du grand public et revient sur ses implications et le rôle à jouer par l’Etat dans ce sens aux fins d’un développement durable.

La Nation : De quoi retourne le concept Rse ?

Catherine Puiseux-Kakpo : On entend par Rse: Responsabilité sociétale des entreprises. C'est la contribution des entreprises au développement durable. Les entreprises qui s'engagent dans la Rse prennent en compte l'impact qu'elles ont sur l'environnement, mais aussi sur la société dans laquelle elles opèrent. Elles minimisent les conséquences négatives de leurs activités comme l'utilisation de ressources naturelles, l'émission de déchets et de CO2 ou les nuisances pour les populations riveraines. Elles maximisent les impacts positifs qui peuvent aussi devenir des opportunités d'affaires : production d'énergies renouvelables, contribution à une agriculture régénérative, ville durable, mobilité sans pollution… Le volet environnemental est celui auquel on pense en premier lieu, mais la responsabilité sociétale, c'est aussi les bonnes conditions de travail dans l'entreprise, la gouvernance éclairée, la lutte contre la corruption, la qualité des produits et la relation avec les clients, la participation aux activités communautaires... Bref, tout ce qui fait des entreprises des acteurs du monde. La norme ISO 26 000, née en 2010, est celle qui décrit le mieux le cadre systémique de la Rse, qui ne s'oppose pas au business, au contraire.

Dans le contexte africain et notamment béninois, quelles sont les entreprises concernées par cette exigence ?

La Rse est par essence une action volontaire, menée au-delà du cadre légal qui s'impose aux entreprises. Donc, ce n’est pas une exigence formelle. Mener une politique de Rse est un choix de l'entreprise qui y voit son intérêt : meilleure réputation, économie de ressources, relations harmonieuses avec ses parties prenantes, adhésion des collaborateurs, réponse à de nouvelles exigences de la clientèle sur le plan de la qualité et de la santé, innovation, etc. Cela concerne les grandes entreprises mais aussi les Petites et moyennes entreprises.
En France, ces Pme se mobilisent bien sur cette question et des obligations de reporting Rse pèsent sur les grandes entreprises. Elles doivent aussi être vigilantes dans toute leur chaîne d'approvisionnement. Ce qui signifie qu'elles vont renforcer leurs exigences Rse lors des passations de marchés, notamment avec les fournisseurs qui opèrent dans un cadre légal moins contraignant, comme en Afrique. Ces exigences sont fortes également de la part des bailleurs de fonds de l’aide au développement et d'autres investisseurs institutionnels.
Au Bénin, les exigences de reporting ne s'appliquent qu'aux filiales de ces sociétés multinationales présentes sur le territoire. Donc, pas d’exigences à proprement parler pour les entreprises locales sur la Rse, mais il ne faut pas oublier que le cadre légal béninois, sur l'environnement par exemple, est riche, et qu'il n'est pas toujours respecté. C’est un point de départ ! Et je constate qu’au Bénin comme ailleurs, les attentes des citoyens consommateurs commencent à se faire savoir via les réseaux sociaux par exemple. La meilleure exigence pour faire évoluer les entreprises vient de leurs clients !

Quel est l'état des lieux de la mise en œuvre de la Rse au Bénin ?


La Rse est embryonnaire au Bénin, comme dans beaucoup de pays africains. Cela dit, le Sénégal a déjà un réseau d’entreprises engagées : l'Initiative Rse Sénégal. Le Maroc également est engagé depuis plus de 10 ans et a créé un label Rse pour les Pme. Le Cameroun a mené des actions de formation en précurseur. L’Afrique du Sud est très avancée. Ce qui existe déjà au Bénin, c’est le premier stade de la Rse qui se rapporte à l’action caritative : aide aux écoles, aux orphelinats, contributions relatives à l’installation de points d’eau ou d’énergie… Ces initiatives sont souvent portées par des fondations d’entreprises, mais aussi par des patrons engagés et attentifs à leur communauté. Ces actions restent indispensables vu l’ampleur des besoins et la faiblesse des services publics. Mais les stades suivants de maturité des politiques de Rse doivent amener les entreprises à se soucier aussi du cœur de leurs activités économiques. C’est là où résident les vrais risques et les opportunités pour l’entreprise. Une étude, menée par l'institut Respeco concernant l'ouverture des pays à la Rse, place le Bénin à la 97e position, soit en milieu de classement. Ce qui est plutôt encourageant.

Y a-t-il possibilité de changer la donne aujourd'hui ?

En tout cas, il faut tout tenter au moment du décollage économique de l’Afrique pour intégrer ces nouvelles pratiques. Le continent est riche de son capital naturel, de sa biodiversité, comme de sa jeunesse. Il faut que l’activité économique s’insère dans cette matière vivante, mais qu’elle ne la consomme pas. Des infrastructures durables, économes en matières premières et en énergie, des produits sains qui contribuent à la santé et au bien-être des populations, des villes propres, un air pur, des activités pourvoyeuses d’emplois dignes… les opérateurs économiques sont des acteurs majeurs du monde auquel nous aspirons. Le Bénin ne fait exception en rien sur les attentes de la population, dont la croissance exponentielle. La forte proportion de jeunes gens doit aussi être prise en compte. La boîte à outils s’est beaucoup développée dans les dernières années pour répondre à ces attentes : économie collaborative, économie circulaire, économie de fonctionnalité, agro-écologie, formidables innovations sociales via le digital… Ces nouveaux modèles économiques sont pensés pour découpler croissance et pression écologique. Les deux jusque-là vont toujours de pair, ce qui nous entraîne vers la catastrophe !
Au Bénin, j’ai rencontré des acteurs qui s’engagent déjà pour la promotion de la Rse : le cabinet Mindoh Consulting qui veut aider les entreprises à communiquer sur leurs engagements. Il en réunira certaines le 20 septembre prochain. L’Ong Rse Bénin qui mène de remarquables actions de sensibilisation en direction des entreprises, le réseau des Jardins de l'Espoir, qui regorge de compétences sur l'agro-écologie, des mobilisations citoyennes menées de main de maître comme l’initiative ‘’Sachets Héloué’’, qui lutte contre la prolifération du plastique, etc.

Quelle est l'implication du pouvoir politique dans la Rse ?

Son rôle est important. L’Etat met en place le cadre réglementaire qui s’impose aux entreprises. Il a la capacité de décider d’une fiscalité incitative pour les entreprises qui s’engagent. Il passe des marchés publics qui sont des occasions exceptionnelles de faire évoluer les pratiques des fournisseurs par des exigences dans les cahiers des charges… Concernant le Bénin et les autres pays en développement, le travail d’appropriation des Objectifs de développement durable par le gouvernement a montré que le secteur privé a un rôle crucial à jouer et que la responsabilité sociétale de l’entreprise constitue un élément important de ce rôle. Les Odd et les cibles quantifiées définies et priorisées au Bénin sont des guides qui balisent les actions à mener. L’Etat béninois a d’ailleurs mené une remarquable étude sur l’état des lieux et les conditions d’émergence de la Rse au Bénin qui décrit très bien cette situation. L’implication de toutes les parties de la société, dans une approche plus collaborative, vers ces Odd, est la clé de notre avenir.

Quel appel pourriez-vous lancer aux entreprises d'une part et à l'État d'autre part pour plus d'actions en faveur de l'environnement, souvent exposé aux effets néfastes des entreprises industrielles ?

Les entreprises ont tout à gagner à économiser les ressources naturelles et à préserver l’environnement et la société dans lesquels elles opèrent. D’abord parce que l’impunité en cas de manquement n’a plus droit de cité: l’Agence pour l’Environnement béninoise a interdit d’activité, en juin dernier, l’usine chinoise Yueken Internationale à Logozohè, après une sévère pollution d’un cours d’eau. Mais surtout parce que personne ne sera gagnant à long terme si l’environnement est appauvri, avec une population en mauvaise santé, dans un cadre dégradé… L’activité économique durable est celle dont tout le monde sort gagnant, qu’il soit actionnaire de l’entreprise, salarié, fournisseur, client ou riverain. Je ne minimise pas les difficultés des entreprises dont l’objectif de rentabilité est naturellement premier. Mais je constate partout, et j’en suis heureuse, qu’un mouvement mondial nous montre des entreprises qui s’engagent dans la Rse et qui en tirent profit de différentes façons.
Les démarches sont progressives, c’est naturel. Avec d’autres acteurs au Bénin, je souhaite encourager et aider les entreprises qui s’engageront : nous réfléchissons à mener des communications et si possible des formations dans les prochains mois. Je pense que les pouvoirs publics seront bienveillants vis-à-vis de cette démarche qui va dans le sens des propositions faites dans l'étude citée plus haut.

Société 06 sept. 2018


Athiémé Montée des eaux à 5,2 m : la situation sous contrôle
[caption id="attachment_30655" align="alignnone" width="1024"]Jean Houssou, premier adjoint au maire d'Athiemé[/caption]

Les membres du Réseau des journalistes du Bénin sur les catastrophes naturelles sont descendus, ce mercredi 5 septembre à Athiémé, une commune à risque d’inondation. En formation sur l’initiative de l’Agence nationale de protection sociale, ils sont allés s’imprégner de la situation actuelle de ladite commune qui est « sous contrôle », à en croire Jean Houssou, premier adjoint au maire d’Athiémé.

Afin de joindre aux notions apprises, mardi dernier en salle à Cotonou, la situation réelle vécue sur le terrain, les membres du Réseau des journalistes du Bénin sur les catastrophes naturelles (Rjbcn) sont descendus, ce mercredi 5 septembre à Athiémé, une commune à risque.
Selon le récit de Jean Houssou, premier adjoint au maire d’Athiémé qui a reçu la délégation de journalistes, lorsque les lâchées sont opérées à Nangbéto au Togo, après vingt-quatre heures au plus, cela se ressent dans cette commune riveraine. «Cette année, le fleuve a été précoce parce qu’en août déjà, les eaux sont montées et ont créé des dégâts. Hier soir, le niveau de l’eau était à 4,8 m, mais aujourd’hui (ce mercredi) c’est à 5,2 m », explique Jean Houssou. Selon lui, il est fort probable qu’il y ait eu des lâchées et il y aura plus d’eau dans les jours à venir, craint-il.
Fort des expériences du passé, le premier adjoint au maire présume qu’à ce niveau, certains champs non loin du lit du fleuve Mono sont sous l’eau et les paysans sont obligés de se retirer, en attendant le retrait des eaux, conseille-t-il.
« Nous avons fait les premières alertes puisqu’on nous a dit que la pluviométrie est abondante dans le septentrion. Nous avons prévu déjà de réactualiser notre plan de contingence », a laissé entendre le premier adjoint au maire.
Répondant aux questions de la presse sur les dispositions pratiques pour secourir les sinistrés, Jean Houssou déclare recourir au plan de contingence.
Par le passé, avec le système d’alerte précoce et l’élaboration du plan de contingence suivi de sa mise en œuvre, le nombre de décès a diminué, rappelle-t-il. Les émissions à la radio permettent aussi d’apporter assistance aux populations dans ce domaine, poursuit-il.
Par rapport à l’impact de la situation d’inondation, cela crée, explique-t-il, un problème social. D’une part, les populations se retirent vers les terrains surélevés où elles partagent avec les autochtones les ressources alimentaires disponibles. Ce qui, selon lui, crée un manque et l’impact social est fort. D’autre part, renseigne-t-il, l’impact économique est présent dans la mesure où les taxes que la mairie doit prélever sur les produits en vente diminuent.

Alertes

« Avec le contact de Nangbéto, nous les joignons pour nous informer. S’il y a de grandes lâchées, nous alertons les chefs d’arrondissement qui, à leur tour, préviennent les chefs villages afin que les voisins du lit du fleuve se retirent », explique le premier adjoint sur les dispositions prises en cas d’alerte à donner. Notons que le contrat de la mairie d’Athiémé avec Radio Lokossa lui permet de faire passer des communiqués en temps réel, afin de permettre aux populations de suivre les consignes et d’arrêter la saignée.
« Nous avons déjà apprêté des sites pourvus de toutes les commodités pour accueillir les sinistrés en attendant que les partenaires nous viennent en aide. », développe Jean Houssou. Selon lui, la situation est maîtrisée grâce à la mise en œuvre du plan de contingence.
Dans les arrondissements d’Adohoun, d’Atchannou et de Dédékpoè, de pareils sites d’accueil sont déjà opérationnels, rassure-t-il.
« Nous essayons de gérer, car les gens déjà habitués ne souhaitent pas être déplacés définitivement », signale le premier adjoint au maire.
Selon les explications de Jean Houssou, après le retrait des eaux, il y a des retombées positives notamment les poissons perdus rattrapés et les produits maraîchers qui sont abondants sans engrais.
Avec la mise en œuvre du plan de contingence, relève le premier adjoint au maire, les pertes en vies humaines ont considérablement diminué.
Cependant, relève-t-il, il y a un cas déplorable l’année dernière, où une femme voulant rejoindre son mari allé au champ s’était engagée sur la voie inondée, malgré l’opposition des riverains. Elle a payé pour la vie de son bébé, après avoir été surprise par la montée des eaux. Elle a tenté vainement de nager, déplore-t-il, car le pagne s’est dénoué et l’enfant est porté disparu.

Environnement 06 sept. 2018


Echanges commerciaux Bénin-Nigeria : Des experts travaillent à lever des barrières

Des experts du commerce transfrontalier du Bénin et du Nigeria ont pris part, mardi 5 septembre à Cotonou, à une réunion conjointe des Comités nationaux de facilitation du commerce (Cnfc) entre les deux pays. L’initiative portée par l’alliance Bordeless vise à insuffler un nouveau dynamisme aux relations commerciales entre les deux parties par l’élimination de toutes les formes de barrière.

Le désir du secteur privé béninois est de moderniser les relations commerciales avec le Nigeria afin que les deux parties mettent en place un espace assaini et compétitif, débarrassé des entraves de toutes sortes et offrant des opportunités réelles aux entreprises. Côté nigérian, les ambitions sont similaires. C’est pourquoi, au sein des Comités nationaux de facilitation du commerce (Cnfc) des deux pays, on travaille à lever tous les obstacles qui empêchent la pleine jouissance des avantages offerts, aussi bien par le Bénin que par le Nigeria, sans oublier la possibilité de dynamiser le commerce transfrontalier et en faire un instrument au service des acteurs économiques.
En acceptant de se retrouver à Cotonou pour échanger sur ces questions, les experts des Cnfc des deux pays espèrent parvenir à des conclusions qui contribueront à insuffler un dynamisme dans les relations entre le Bénin entre le Nigeria.
Anthonia Ekpa, présidente du Cnfc du Nigeria et son homologue du Bénin, Thomas Agbéva, à l’ouverture des travaux de la réunion, ont largement insisté sur les solutions attendues de ces experts en vue de lever les obstacles qui ne permettent pas au secteur privé des deux pays de tirer pleinement profit des opportunités offertes par leurs marchés.
Ces obstacles sont multiples, et Thomas Agbéva, directeur de l’Agence nationale des transports terrestres (Anatt) en a listé quelques-uns. Les contrôles illégaux sur le corridor, les pratiques douanières non harmonisées, les longues procédures, l’absence d’interconnexion entre les deux administrations douanières, la contrebande, la corruption engendrée par certaines politiques commerciales restrictives, les prélèvements anarchiques, ne constituent pas, selon lui, un vecteur de croissance et ne sont pas un bon indicateur. Ainsi, suggère-t-il de profiter de la réunion de Cotonou pour « mieux faciliter les échanges et pour réfléchir à l’opérationnalisation des postes de contrôle juxtaposés ». Il est important, insiste-t-il, que les obstacles impactant négativement ces flux soient levés en termes de valeur ajoutée à tirer par les deux pays. Autant que ces personnalités, l’alliance Bordeless, très attachée au développement économique et prônant le besoin d’une meilleure synergie entre tous les instruments qui concourent au mieux-être des secteurs privés des deux pays invite ces experts à contribuer également, de par leurs apports et solutions, à améliorer les rapports entre les acteurs du commerce transfrontalier.
Pour y arriver, ces experts au cours de leurs travaux se sont penchés sur la présentation des recommandations de la caravane d’Abidjan, la présentation des barrières commerciales dans la traversée des frontières entre le Bénin et le Nigeria par les Cnfc des deux pays. Ils ont aussi échangé sur les problèmes recensés par les comités des deux pays avant de faire leurs propositions et recommandations.
Au nom du ministre en charge des Transports, Didier Yayi a salué l’engagement de certaines structures comme l’alliance Bordeless qui s’échinent à en finir avec les obstacles et entraves aux relations commerciales sur le corridor. Un moyen bien appréciable, note-t-il, de rapprocher les marchés, les zones de production et de consommation du Bénin et du Nigeria?

Economie 06 sept. 2018


Poursuites de cinq ex-ministres devant la Haute cour de Justice: La Commission des lois du Parlement donne son avis favorable

Les dossiers de demandes de poursuites devant la Haute cour de Justice des anciens ministres Komi Koutché, Aboubakar Yaya, Valentin Djènontin, Fatouma Amadou Djibril et Simplice Codjo ont franchi, ce mercredi 5 septembre, l’étape de la commission chargée des Lois. Le sort de chacune de ces personnalités se trouve dans les mains de la plénière des députés.

La commission des Lois, de l’Administration et des Droits de l’Homme de l’Assemblée nationale a examiné, ce mercredi 5 septembre, les dossiers de demandes de poursuites devant la Haute cour de Justice des anciens ministres Komi Koutché, Aboubakar Yaya, Valentin Djènontin, Fatoumatou Amadou Djibril et Simplice Codjo. Elle a donné son avis favorable aux demandes formulées par le parquet général près la Cour d’appel de Cotonou via le ministre chargé de la Justice, conformément à la procédure en la matière. Ces anciens ministres du régime passé répondront des charges qui pèsent contre eux devant la Justice.
Selon des sources parlementaires, les dossiers ont été adopIl faut rappeler que l’ex-ministre chargé des Finances, Komi Koutché, et ses anciens collègues chargés de l’Agriculture, Fatouma Amadou Djibril, et de la Justice, Valentin Djènontin Agossou, aujourd’hui député et dont l’immunité parlementaire a été levée en juillet dernier par l’Assemblée nationale, sont tous trois cités dans une même procédure présumée de détournement de fonds de la filière coton relative aux campagnes cotonnières de 2014 à 2016.
Quant à l’ancien ministre en charge de la Fonction publique, Aboubacar Yaya, il est poursuivi dans l’affaire de concours frauduleux de recrutement d’agents de l’Etat organisé par son ministère au profit du ministère de l’Economie et des Finances sous le régime passé. Pour ce qui est du cas de Simplice Codjo, alors ministre chargé de l’Intérieur et de la Sécurité publique, il lui est reproché d’avoir abusé de ses fonctions et d’avoir mal géré les ressources financières destinées aux fonds de sécurité dans le cadre des législatives d’avril 2015 et des municipales, communales et locales de juin 2015. Relativement au cas de Simplice Codjo, aujourd’hui député, on attend de voir si la plénière va soumettre également au vote le dossier de sa demande de poursuites alors que l’immunité parlementaire de l’intéressé n’a pas été jusqu’ici levée, contrairement à son collègue Valentin Djènontin Agossou.

Actualités 06 sept. 2018


Effondrement d'un pont à Malanville: Prompte réaction des autorités

Ce mercredi 5 septembre, la traversée de la route inter-Etats n°2 (Rnie 2), Cotonou-Niamey, au niveau du centre-ville de Malanville, par voie terrestre a été perturbée. Pour cause, sous la pression des eaux suite aux pluies diluviennes qui s’abattent sur la ville, un de ses ponts a cédé.

A Malanville, sur la route inter-Etats n°2 (Rnie 2), Cotonou-Niamey, ce mercredi 5 septembre, les pluies diluviennes qui ne cessent de s’abattre depuis plusieurs jours sur l’Alibori ont mis à rude épreuve l’ouvrage de franchissement érigé sur la Sôta, à l’entrée de la cité des Tassi.
Informé de la situation, le ministre des Infrastructures et des Transports, Alassane Seidou, a fait diligemment interdire toute circulation sur l’ouvrage aux usagers, jusqu’à nouvel ordre.
Avant que le ministre prenne cette mesure, c’est le préfet Mohamadou Moussa qui est immédiatement descendu sur les lieux, pour faire le constat. Il avait à ses côtés le maire de la commune, Inoussa Dandakoé et son homologue de Kandi, Alidou Démonlé Moko. L’autorité préfectorale a déploré les perturbations que connaissent les ouvrages de franchissement sur ce corridor qui relie le Bénin aux pays de l’hinterland. Selon lui, leur construction date de plusieurs décennies et il y a lieu de les réhabiliter. Le gouvernement, assure-t-il, a déjà pensé à la question.
En attendant la réhabilitation du pont effondré, des dispositions sont en train d’être prises pour faciliter le trafic sur cet axe très fréquenté par les gros porteurs en partance surtout vers les pays de l’hinterland, a rassuré le préfet.
Pour le moment, la commune de Malanville est coupée de l’Alibori. Et, il est impossible de la traverser par la route.
A noter que cette prompte réaction de l'autorité préfectorale et du ministre des Infrastructures et des Transports a permis d'éviter des pertes en vies humaines et de provoquer des dégats matériels.

Société 06 sept. 2018


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