La Nation Bénin...
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Le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, s’est entretenu à son cabinet, ce mercredi 5 septembre, avec plusieurs personnalités dont le nouvel ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Bénin près la République de Cuba, Cyr Koty. Ce dernier a déclaré être allé se présenter au président de l’Assemblée nationale et profiter pour solliciter ses conseils avant de rejoindre son poste.
Cyr Koty s’est, par ailleurs, réjoui des sages conseils que le président Adrien Houngbédji lui a prodigués. Ce dernier a rappelé les relations qui ont toujours existé entre le Parlement du Bénin et celui de Cuba, les démarches antérieurement menées avec son prédécesseur en vue du renforcement de la coopération entre les deux pays et enfin le vœu que cette coopération soit non seulement renforcée, améliorée mais aussi aboutisse à l’établissement d’un partenariat de coopération parlementaire bénino-cubaine. Cela, avec un accent particulier sur les possibilités de renforcement des capacités des cadres du Parlement béninois.
L’ancien ministre chargé des Transports remercie le chef de l’Etat, Patrice Talon, qui lui a fait l’honneur de lui renouveler sa confiance en le nommant à ce poste diplomatique stratégique, le 25 juillet dernier. Cyr Koty promet d’œuvrer pour ne pas trahir cette confiance. Il entend mettre en pratique à cet effet les conseils reçus du président de l’Assemblée nationale, en vue de la réussite de sa mission. « Le président Adrien Houngbédji a estimé que, dans le cadre de la relance de la coopération entre le Bénin et Cuba, des opportunités soient exploitées afin de mettre l’accent sur un certain nombre de secteurs que nous avons parcourus, notamment la santé, l’agriculture, le tourisme, la culture et les loisirs et d’autres opportunités qui pourraient s’offrir à notre pays, dans le cadre d’un partenariat gagnant-gagnant », confie le nouvel ambassadeur du Bénin près Cuba. « Nous allons nous efforcer de faire en sorte que le Bénin puisse tirer le meilleur profit de cette coopération entre les deux pays et que Cuba puisse également voir ce que nous disposons de mieux et qui pourrait faire l’objet d’échanges...», conclut Cyr Koty.
Th. C. N.
Janvier Yahouedehou president Cos-Lepi[/caption]Le président du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi), Janvier Yahouédéhou, a adressé une lettre de relance au président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji aux fins d’obliger le Parlement à désigner ses représentants au sein des Commissions communales d’actualisation (Cca) de la Lépi.
Il a mis l’accent sur le retard criant de l’indisponibilité de ces agents et l’impact que cette situation peut avoir sur l’opération d’actualisation du fichier électoral qui doit être publié au plus tard 15 janvier 2019. La correspondance a été lue à l’entame de la séance plénière de ce mardi 4 septembre. Me Adrien Houngbédji et ses collègues ont reconnu l’urgence de ce dossier. Ils ont alors décidé de convoquer une nouvelle session extraordinaire dès le lundi 10 septembre prochain, juste après la fermeture de la présente aux fins de procéder à cette désignation.
Quarante-quatre signatures de députés ont été recueillies sur-le-champ pour déclencher la procédure d’ouverture effective de cette quatrième session extraordinaire de l’année 2018.
Au total, 154 membres des CCA/Lépi seront désignés à raison de deux représentants au sein de chacune des 77 communes que compte le Bénin. La majorité et la minorité parlementaires en choisissent chacune un représentant par commune. Les deux membres seront ensuite complétés par le Responsable chargé de l’état civil au niveau de la mairie. Ce sont les trois personnes qui seront chargées de conduire au niveau communal l’opération d’actualisation de la Lépi devant servir à l’organisation des législatives de 2019.

Les périodes de vacances riment d’ordinaire avec diverses activités génératrices de revenus pour les élèves qui aident leurs parents à préparer la rentrée scolaire. Cette année, peu d’élèves se consacrent à ces jobs de vacances à Cotonou.
Plusieurs activités génératrices de revenu occupent les élèves pendant la période des vacances. Par ces jobs de vacances, les élèves qui s’emploient à ces activités tirent le maximum de leur revenu, de quoi préparer la rentrée scolaire. En dehors de la vente d’objets divers dans les boutiques ou à la sauvette, ils aident aussi les maçons sur des chantiers de construction…
Mais cette année, l’engouement pour ces activités a sensiblement diminué dans la ville de Cotonou. Par le passé, par centaines, on pouvait les remarquer à longueur de journée, ces élèves vendeurs qui prennent d’assaut les bureaux des administrations aux heures de pause, les bars, les carrefours et les feux tricolores, pour proposer différents articles. Cette année, ils sont peu nombreux ces vacanciers qui vendent des bouquins, des CD, des objets d’art ou de décoration ou divers produits destinés à la consommation, notamment ceux venus de la Chine utilisés contre les courbatures, les maux de hanche, la fatigue...
Ce manque d’engouement de jeunes vacanciers pour les jobs de vacances cette année peut s’expliquer par le fait que la période des vacances a été écourtée à cause des mouvements de grève enregistrés courant l'année scolaire passée. Cela peut être aussi lié, selon dame Virginie, propriétaire de boutique de vente de CD à quelques encablures du Hall des arts, au fait que les autorités ont mis fin à la vente à la sauvette dans les feux tricolores. Beaucoup de jeunes vacanciers l’aidaient à vendre des CD et prenaient leur commission. Mais depuis que les forces de sécurité, sur instruction de l’autorité préfectorale, renvoient systématiquement les vendeurs des feux tricolores, il n’y a plus d’affluence, a-t-elle expliqué.
Diverses fortunes
Sur les esplanades intérieure et extérieure du stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou qui grouillent de monde surtout les week-ends, on remarque néanmoins quelques vacanciers, devenus le temps du repos scolaire des vendeurs ambulants.
Michel A., élève en classe de première, rencontré au stade de l’Amitié, quelques ouvrages en main, explique qu’il fait son job de vacances avec plaisir, même si la plupart des clients lui confient que les temps sont durs. « Je fais le job de vacances sans complexe, pour aider mes parents à préparer la rentrée scolaire », a confié Michel A., l’air fatigué. Il indique que la vente de livres l’oblige à parcourir plusieurs endroits : des quartiers de Cotonou, des bars restaurants, des buvettes, les ateliers, quelques services... Depuis environ un mois qu’il a commencé à vendre des livres dont les romans et les livres scolaires, il réussit à faire un bénéfice de 1000 francs Cfa par jour, où parfois 1500 francs. Pour en arriver à ce résultat, il lui faut s’abstenir quelques fois de manger afin de faire assez d’économies. « Je suis venu d’Abomey pour pouvoir travailler pendant ces moments de vacances. Les matins, mon tuteur m’amène prendre les livres et le soir, je le suis pour rentrer à la maison », a détaillé Michel A.
A l’instar de ce dernier, Ulrich A. confie, quant à lui, qu’il est venu pour la même activité, à la différence que c’est ‘’son patron’’ qui l’a fait voyager sur Cotonou et c’est à la fin de son séjour qu’il entrera en possession des bénéfices de ses ventes. Confiant, il affirme qu’il n’y aura pas de difficulté à prendre son argent pour retourner à Abomey où il fréquente. «J’ai fait cette option pour me faire un peu d’argent afin de supporter les charges de ma scolarité. Si je garde l’argent par devers moi, je risque de tout dépenser… », a-t-il affirmé. Outre ces activités diverses, d’autres écoliers par contre ont choisi d’aider leurs parents dans les petits commerces : vente de condiments, des torchons, de pain sucré… comme Guillaume A. et Elysée A. qui s’apprêtent à commencer le collège après l’obtention du Certificat d’études primaires (Cep) cette année.

Pour améliorer leur gestion des inondations et partager leurs bonnes pratiques en la matière, une délégation du Cameroun est en visite au Bénin du 30 août au 8 septembre. Elle a rencontré, ce mardi 4 septembre, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Sacca Lafia, dans les bureaux de l’ex-Primature.
Ecouter, observer, échanger et apprendre afin d’améliorer la gestion des inondations au Cameroun et inversement partager avec le Bénin les bonnes pratiques du Cameroun en la matière. C’est l’objectif de la visite au Bénin d’une délégation camerounaise composée de préfets de départements, de maires, d’autorités administratives morales, chefs traditionnels, et cadres.
Arrivée à Cotonou depuis le 30 août dernier, la délégation camerounaise a déjà tenu plusieurs séances d’échange et de partage avec les personnes ressources de l’Agence nationale de la protection civile (Anpc) du Bénin. « Dès le 31 août, le lendemain de notre arrivée, nous avons suivi des communications sur le système d’alerte précoce au Bénin et le plan de contingence, des projections d’images sur les interventions de l’Anpc, une vidéo portant sur le rétablissement du pont d’Akogbato, les grandes réalisations du Pugemu… Ce qui comble déjà nos attentes », atteste le chef de la délégation camerounaise Fissou Kouma.
Il ressort de ses propos que le choix du Bénin pour ce partage d’expériences tient en ce que le Bénin, après avoir affronté les désastreuses inondations de 2010, a acquis des expériences avérées en la matière. Or, dans l’extrême Nord du Cameroun, particulièrement dans la Vallée du Logone, les inondations sont récurrentes. Pour protéger la plaine des inondations, fait savoir le représentant de la délégation camerounaise, le gouvernement avait érigé depuis 1954 une digue de retenue d’eau qui, par la suite, a permis la mise en œuvre d’un projet de riziculture sur 11 500 hectares. En outre, en raison des dégâts survenus lors des inondations de 2012, le gouvernement a mis en place le Projet d’urgence de lutte contre les inondations (Pulci), un projet dont l’une des trois composantes est la prévention des catastrophes et la mise en œuvre du plan de contingence. C’est, selon Fissou Kouma, ce en quoi la délégation camerounaise cherche à se renforcer au Bénin.
Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Sacca Lafia, a remercié la délégation camerounaise pour avoir choisi d’apprendre et de partager auprès du Bénin. « Je ne peux qu’encourager les pays africains pour qu'ils puissent s’entraider entre eux. Nous avons beaucoup de choses à apprendre les uns des autres. Il y a beaucoup de défis que l’expérience des uns peut aider les autres à relever », a-t-il affirmé. Il a précisé que l’Agence nationale de la protection civile est un dispositif multi-acteurs mis en place par l’Etat béninois pour prévenir et faire face aux catastrophes. A l’en croire, il existe des similitudes dans la gestion des inondations au Bénin et au Cameroun, avec notamment les menaces du fleuve Niger à l’extrême Nord du Bénin, l’érection d’une digue au niveau du fleuve et la mise en place d’une riziculture irriguée par la digue. Le ministre Sacca Lafia a souhaité que cette visite soit effectivement une occasion du donner et du recevoir.
La délégation a, par ailleurs, visité quelques sites touristiques à Ouidah tels que le Temple de Python, la Porte du Non-Retour, le musée de la Traite négrière. Elle descendra dans les prochains jours à Abomey pour visiter différents dispositifs mis en place pour la réduction des risques d’inondation au Bénin.

« Régulation des médias au Bénin : des textes pour restreindre ou pour assurer la liberté de presse ? » est un des trois thèmes qui ont fait l’objet du 200e numéro du club de presse Café des médias du vendredi 31 août à la Maison des médias Thomas Mègnassan à Cotonou. Il en ressort que les textes en vigueur comportent des limites.
Dans l’esprit des travaux de la Conférence des forces vives de la nation, toutes les lois qui ont été édictées ultérieurement sont restées, dans leurs principes et dispositions, sur la droite ligne de la notion de liberté de presse, a d’entrée souligné Franck Kpochémè, président de l’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb). Il a passé en revue les instruments juridiques qui portent sur la liberté de la presse. Ainsi, en son article 24, fait-il savoir, la Constitution dispose que la liberté de la presse est reconnue et garantie par l’Etat, puis protégée par la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) dans les conditions fixées par la loi organique. Ensuite, ont été votés le Code de la communication et de l’information, la loi sur la radiodiffusion numérique en 2014 et la loi portant Code du numérique.
Les limites à ces dispositions juridiques sont patentes, selon le président de l’Umpb. Dans l’article 142 de la Constitution, il est dit que la Haac veille au respect de la déontologie en matière d’informations et d’accès aux informations. Malheureusement, dans la loi organique, il n’est pas possible aujourd’hui de détecter cette disposition qui permet à la Haac de sanctionner les organes de presse en cas de faute déontologique, déplore M. Kpochémè.
Sur la décision de la Haac concernant la suspension du journal La Nouvelle Tribune, il explique qu’il a été dit que le Code de déontologie et le Code de l’information et de la communication ont été violés, mais il est impossible de dégager les dispositions qui sanctionnent les manquements à ces obligations légales. « Nulle part, il n’est inscrit que c’est la loi organique qui est compétente pour les recours aux sanctions en cas de violation du Code déontologique », souligne Franck Kpochémè. Seul le tribunal est compétent dans le cas d’espèce.
Lorsqu’on parle de liberté de la presse et qu’on s’en tient uniquement à la liberté d’opinion, d’expression, de pensée consacrées dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme (Dudh), toute liberté qui se heurte à celle des autres, doit connaître une limite, pense Lévy Adéyèmi, directeur général des Médias. Il explique que le Code du numérique reprend les dispositions du Code de l’information et de la communication concernant les violations du Code de déontologie mais en les assortissant de lourdes sanctions. Le Code du numérique, un document qui règlemente toute activité du numérique, « n’est pas celui des journalistes », affirme-t-il. Le code réservé aux hommes de médias est celui de l’information et de la communication.
Ministre Alassane Seidou[/caption]Le ministre des Infrastructures et des Transports, Alassane Séidou, a procédé, ce mardi 4 septembre à Cotonou, au lancement d’un atelier consacré à la revue au 30 juin du Plan de travail annuel de son ministère. Pendant deux jours, les participants vont évaluer l’exécution physique et financière des activités inscrites au Pta 2018 et apporter des solutions idoines aux dysfonctionnements pour l’atteinte des objectifs contenus dans le Programme d’action du gouvernement.
Les gestionnaires de crédits, les responsables à divers niveaux et les points focaux de suivi-évaluation du ministère des Infrastructures et des Transports étaient conviés, ce mercredi 4 septembre, à la salle de conférences du Conseil national des chargeurs du Bénin, pour revisiter le travail abattu dans le secteur des infrastructures et des transports, au 30 juin 2018. Il était question de déceler les faiblesses et d'y apporter des solutions en vue d’améliorer les conditions de vie des populations.
Selon le secrétaire général dudit ministère, Urbain Tchiakpè, cette revue du plan de travail annuel au 30 juin 2018 répond au principe de la Gestion axée sur les résultats. Pour lui, les responsables à différents niveaux vont apprécier de façon judicieuse les résultats obtenus de l’exécution du Pta en vue des actions correctives appropriées. Il estime que c’est le lieu de commenter le point de réalisation physique de tous les projets en vue de l’amélioration des performances. « La redevabilité est une exigence de la gestion axée sur les résultats», a-t-il déclaré.
Selon le ministre des Infrastructures et des Transports, Alassane Séidou, cette revue se tient conformément aux exigences de la gestion axée sur les résultats et à la loi des finances. Pour lui, cet exercice constitue un outil majeur d'aide à la décision pour l'atteinte des objectifs du Pag. Il invite les cadres et responsables du ministère à examiner l'exécution physique et financière des différentes activités inscrites au Plan de travail annuel 2018 du ministère, expliquer et commenter les résultats, analyser les difficultés rencontrées lors de l'exécution du Pta et formuler des recommandations pour capitaliser les acquis.
Conscient du bas taux d'exécution actuel du Pta, le ministre Alassane Séidou a invité ses collaborateurs à plus d'engagement et de détermination dans l'accomplissement efficient de la mission républicaine assignée à son département.
Poignée de main entre les présidents Patrice Talon et Xi Jinging[/caption]Le président de la République prend part depuis ce lundi 3 septembre aux côtés de nombreux autres dirigeants du continent au sommet Chine - Afrique. La rencontre accouchera de plusieurs décisions fortes dans l’intérêt des deux parties. Ce mardi 4 septembre, le président Patrice Talon sera à la tribune du sommet pour un message pour le moins très attendu.
A l’instar du président Patrice Talon, 53 autres dirigeants des pays d’Afrique prennent part aux côtés du président de la République populaire de Chine, Xi Jinping, au sommet Chine - Afrique dont les travaux ont démarré, ce lundi 3 septembre. « Construire une communauté de destins Chine - Afrique encore plus solide pour une coopération gagnant-gagnant », c’est le thème de ce sommet qui enregistre ce jour, plusieurs messages importants dont celui du président Patrice Talon. Un message plutôt attendu, lorsqu’on sait que le chef de l’Etat béninois a habitué la communauté internationale à un langage direct, franc et sincère chaque fois qu’il en a l'occasion.
Mieux, sa vision des relations que doivent entretenir les pays africains et la Chine est connue et déjà, reçu en audience samedi dernier par Xi Jinping, il l’avait clairement rappelée. Dans le contexte de réformes et de facilitations des conditions d’investissement au Bénin, le message du chef de l’Etat à la tribune de la Chine - Afrique fera un appel à la communauté économique chinoise afin qu’elle s’intéresse davantage aux nombreux projets contenus dans le Programme d’action du gouvernement.
Rappelons qu’au cours de la cérémonie d’ouverture du sommet hier, le président chinois a pris la décision de mettre en œuvre huit initiatives au cours des trois prochaines années afin d’accroître le volume des investissements en Afrique. Cette décision passe par la mise à disposition du continent africain d’une enveloppe de 60 milliards de dollars ciblant plusieurs domaines que sont : la sécurité, les infrastructures, l’énergie, l’éducation, la santé, indique un communiqué de presse parvenu à notre rédaction. « Le président Xi Jinping a annoncé l’octroi de 60 milliards de dollars américains supplémentaires au développement économique des pays africains sous forme d’aide gouvernementale, d’investissements et de financements dans les secteurs de la promotion industrielle, de la connectivité des infrastructures, de la facilitation du commerce et du développement écologique », poursuit le même communiqué.

Les abords des voies pavées et les ruelles de la ville de Cotonou servent de dépotoir d’ordures pour les ménages. Le phénomène prend d’ampleur et interpelle non seulement les citoyens mais aussi et surtout les autorités municipales.
Le dépôt d’ordures ménagères le long des artères de la ville de Cotonou est devenu un fait courant depuis quelque temps. Un acte d’incivisme devenu une habitude sans aucune réaction de la part des autorités communales. L’on pouvait croire que Cotonou est débordée par les ordures. Les usagers de la route côtoient ces déchets qui sont déposés au niveau de certains carrefours et boulevards dans la ville de Cotonou au quotidien. Les ménages transforment ainsi des trottoirs réservés aux piétons en des dépotoirs d’ordures.
Un acte qui contraste avec les règles environnementales et l’assainissement du cadre de vie pour lequel se bat le gouvernement de la Rupture dont la vision est d’offrir un cadre de vie décent aux citoyens. L’engagement est ferme et se matérialise par les libérations des espaces publics occupés illégalement. Depuis lors, certains espaces sont aménagés mais d’autres sont en attente d’aménagement en jardin public prévu par le gouvernement. Certains ménages constituent une menace au cadre de vie par leurs actes à l’égard de l’écosystème. Ils participent par leurs actes à la pollution, indisposant de ce fait les habitants et autres usagers de la route. Des jets d’ordures dans tous les coins sans ménagement. De l’avenue du Canada en passant par Gbégamey, Fifadji, Cadjèhoun, Saint Cécile, Gbèdjromèdé…, la pollution a atteint son paroxysme.
La situation désole les usagers impuissants, qui interpellent les autorités. Devant un tas d’ordures disposées le long de la voie pavée menant du carrefour 5e Dimension au marché Gbégamey de Cotonou situé à quelques encablures du site de transfert des ordures réalisé grâce au Projet d’urgence de gestion environnementale en milieu urbain (Pugemu), Alpha Ismaïl, un riverain n’a pas pu contenir sa colère. « C’est de la responsabilité de l’Etat et des autorités municipales si les ordures sont déposées aux bords des pavés », s’écrie-t-il. Cela ne pouvait se passer ainsi si les riverains n’ont pas eu la caution de le faire, pense-t-il, avant de confier que l’acte crée la pollution et indispose les usagers de ce tronçon. Alpha Ismaïl estime que les riverains, présumés auteurs de ces actes d’incivisme, doivent se sentir gênés par leurs actes.
« Comment s’imaginer que dans une ville comme Cotonou, des gens se permettent de déposer des ordures le long des axes routiers ? », s’est demandé un étudiant aux prises avec des sacs de jute contenant des déchets, des emballages de sachets plastiques, des objets usagers de toutes sortes, qui l’ont contraint à descendre du trottoir pour poursuivre son chemin. Selon ce dernier, il y a lieu de revoir la gestion des ordures ménagères dans la ville.
Le passage des véhicules de la société en charge de la collecte des ordures ménagères pour ramasser les divers déchets jetés dans la ville, contrairement à la pratique habituelle d’enlèvement des ordures dans les ménages, renseigne sur une certaine légèreté des autorités. Après la pollution des artères, un véhicule passe par la suite pour ramasser les ordures. Ce qui laisse croire que les auteurs des dépôts ‘’sauvages d’ordures’’ ont reçu la caution des autorités, pour commettre leurs forfaits. Les explications de l’un des agents commis au chargement des bennes à ordures sur l’un des sites de transfert d’ordures de Cotonou laisse pantois. Le combat pour l’assainissement du cadre de vie impose de réprimer les actes de pollution environnementale. Les autorités ne doivent pas fléchir, car l’image de la ville en dépend.
ECHANGEUR DODOMEY[/caption]Le forum sur la coopération sino-africaine a lieu du 3 au 4 septembre 2018 à Beijing en Chine. Le président de la République du Bénin, chef de l’Etat, Patrice Talon, avec sa délégation, a rencontré à cette occasion le président chinois Xi Jinping pour le renforcement de la coopération entre les deux pays. Quels bénéfices tirer du sommet de Beijing ?
En fait, le Bénin et la Chine ont établi les coopérations économique, politique, commerciale et culturelle depuis longtemps. Dans le domaine des infrastructures, la Chine a entrepris de nombreux projets d’infrastructures. Ces projets ont permis de créer un grand nombre d’emplois locaux au Bénin, favoriser la communication et la circulation du pays.
Beaucoup de fruits sont issus de cette coopération pour le peuple béninois ces dernières années. Grâce à cette coopération, l’entreprise chinoise dénommée China Railway Shisiju Group Corporation (CRSSG), une société d’Etat chinoise, est entrée au Bénin depuis 2008 par le projet de construction de l’échangeur de Godomey. Cela s’inscrit dans le cadre des aides chinoises dont le but est de favoriser le développement des infrastructures du Bénin. En dehors de l’échangeur de Godomey, cette entreprise s’est aussi occupée de beaucoup d’autres travaux publics comme la réhabilitation et la construction du pont et l’aménagement du jardin public de Fifadji, la reconstruction du premier tronçon de la route Akassato-Bohicon, la réhabilitation et la construction du pont de Sodo (Hêvié), etc. La réalisation des ponts de Fifadji et de Hêvié est financée par la Banque mondiale et qui contribue à l’amélioration de la circulation à la population béninoise.
M. Yu Kui, directeur général de CRSSG-Bénin promet : « Comme initiateur de ‘’Une ceinture et une Route’’, nous allons contribuer grâce à nos efforts au dévoloppement du Bénin et au ‘’Bénin Revélé’’. Nous avons une grande confiance en l’avenir du Bénin et la bonne relation entre le Bénin et la Chine. »
Le sommet en cours à Beijing sur la coopération sino-africaine planifiera de manière exhaustive les domaines prioritaires et les principales orientations de la coopération sino-africaine au cours des trois prochaines années. De plus en plus de fonds de soutien dans le domaine de l’économie, de l’énergie, de l’agriculture, de la santé, de la culture et des infrastructures seront promis par la Chine et mis en oeuvre en Afrique.
La construction d’infrastructures joue, sans aucun doute, un rôle important dans la connexion des stratégies de développement et dans la construction d’une communauté de destins plus forte entre la Chine et l’Afrique.

Les Ecureuils volleyeuses ont remporté le match de classement en battant l’équipe nigérienne 3 sets à 2 (25-18 ; 25-19 ; 16-25; 24-26), jeudi 30 septembre dernier à Ouagadougou. Elles finissent à la troisième place de la compétition. La sélection masculine a été battue par le Mali par 3 sets à 1 lors du match de classement.
La compétition a été remportée par le Mali, chez les dames, qui s’est imposé en finale face aux Burkinabé par 3 sets à 1 à l’issue d’un match âprement disputé. Chez les hommes, le Burkina Faso, pays hôte, a perdu face au Niger qu’il avait dominé lors de l’édition précédente. Les Etalons n’ont pas convaincu en finale. Ils ont perdu le premier set (14-25) malgré un deuxième set plus relevé (24-26), puis le troisième set, qui a été une formalité pour le Niger (17-25). Ce qui permet au Mena du Niger d’arracher le trophée par 3 sets à 2.
Sports 04 sept. 2018