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Nouvelles

Promotion du genre : le Maec élabore sa stratégie
La Cellule focale genre du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, a procédé à l’élaboration de la stratégie genre dudit ministère. Les travaux se sont déroulés du 2 au 4 novembre dernier, à Cotonou. En avant pour une approche genre davantage au service de la diplomatie. C’est le mot d’ordre au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération (Maec). Pour se donner les moyens d’atteindre cet objectif, les acteurs impliqués ont organisé un atelier d’élaboration de la stratégie genre du ministère. La mise en œuvre des conclusions issues des travaux contribuera, entre autres, à améliorer le positionnement des femmes dans les instances de prise de décisions de l’institution. A l’ouverture des travaux, mardi dernier, Inès Kérékou, présidente de la Cellule focale genre du Maec, a salué la tenue dudit atelier qui traduit, selon elle, tout l’intérêt que la première autorité du ministère accorde à la promotion du genre. Elle rappelle, au passage, les nombreuses actions posées par le ministre Aurélien Agbénonci en vue de mieux promouvoir les femmes et de mettre l’action diplomatique au service de l’élimination des inégalités basées sur le genre dans tous les secteurs. La tenue de ces assises réjouit également les autorités au plus haut niveau du ministère des Affaires sociales. Natacha Kpochan Razaki, directrice de cabinet de la ministre en charge des Affaires sociales, salue et encourage cette initiative du Maec. Elle rappelle que l’approche genre consiste à tenir compte des besoins spécifiques des hommes et des femmes en général mais aussi de toute autre minorité lors de la formulation des politiques, plans, stratégies, programmes et projets de développement. L’intérêt de cette approche dans la planification, ajoute-t-elle, c’est la réduction des inégalités entre les différentes composantes en vue d’atteindre les Objectifs de développement durable. Mais malgré les avancées remarquables enregistrées ces dernières années au Bénin en matière de promotion du genre, souligne Natacha Kpochan Razaki, de nombreux défis restent à relever. «C’est donc une grande responsabilité qui vous incombe dans l’élaboration de la stratégie à mettre en œuvre les prochaines années afin de donner les mêmes chances aux hommes et aux femmes de votre ministère», lance-t-elle aux participants. Egalité et équité William Comlan, directeur de cabinet du ministre des Affaires étrangères, confirme qu’en initiant cet atelier, l’autorité ministérielle voudrait que l’institution se dote « d’un outil qui lui permettra de promouvoir les droits des femmes auprès des partenaires techniques et financiers afin de contribuer à faire du Bénin un pays où l’égalité et l’équité favorisent la participation des hommes et des femmes aux instances de prise de décisions de même que l’accès et le contrôle des ressources productives en vue d’un développement humain durable ». William Comlan rappelle que la promotion du genre est l’une des priorités du gouvernement. Il énumère, à cet effet, les progrès réalisés par le Bénin qui « vont au-delà des recommandations contenues dans certaines conventions des Nations Unies notamment celle portant sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes ». Ce jeudi, l’atelier s’est achevé avec des propositions de moyens efficaces pour l’atteinte des objectifs fixés. Notons que l’atelier a été également consacré au renforcement des capacités des participants sur l’approche genre. Occasion pour eux de mieux s’approprier les éléments nécessaires à l’élaboration d’une politique efficace de promotion du genre au Maec. Société 05 nov. 2021


Secteur de l’énergie : la flambée des prix entraîne des risques d’inflation 
Les prix de l’énergie vont en moyenne s’établir en 2021 à un niveau supérieur à plus de 80 % à celui enregistré en 2020.
Les prix de l’énergie ont grimpé en flèche au troisième trimestre de 2021 et devraient rester élevés jusqu’en 2022. Une situation qui vient accroître les pressions inflationnistes mondiales et qui pourrait alimenter un déplacement de la croissance économique des pays importateurs d’énergie vers les pays exportateurs. Telle est la substance de la dernière édition du Commodity Markets Outlook publiée par la Banque mondiale en octobre 2021.
Selon ce rapport, les prix de l’énergie vont en moyenne s’établir en 2021 à un niveau supérieur à plus de 80 % à celui enregistré en 2020. Cette propension se maintiendra à des niveaux élevés en 2022, mais s’orienteront à la baisse au second semestre, à la faveur d’une offre moins limitée. « La montée des prix de l’énergie alimente considérablement le risque inflationniste à court terme et cette tendance, si elle se maintient, pourrait également peser sur la croissance dans les pays importateurs d’énergie », souligne le directeur du département Perspectives de la Banque mondiale, Ayhan Kose.
Incertitude autour de la stabilisation des prix
Mais les prix agricoles pour lesquels les prévisions indiquent une hausse de 22 % en 2021 devraient diminuer légèrement, l’année prochaine, lorsque les conditions de l’offre s’amélioreront et que les prix de l’énergie se stabiliseront. En effet, les cours des produits non énergétiques (matières premières agricoles et métaux) devraient baisser en 2022, après de fortes hausses cette année. Sauf que la stabilisation des prix de l’énergie n’est pas gagnée d’avance. La récente volatilité des prix pourrait compliquer les choix de politiques publiques à l’heure où les pays se relèvent de la récession mondiale qui a sévi en 2020. En réalité, la hausse des prix de l’énergie fait monter l’inflation des prix alimentaires et soulève des inquiétudes pour la sécurité alimentaire dans plusieurs économies en développement, mais aussi pourrait peser sur la croissance mondiale. Selon la dernière édition du Commodity Markets Outlook, de façon générale, les événements de 2021 ont mis en évidence le risque croissant que fait peser l’évolution des conditions météorologiques due au changement climatique sur les marchés de l’énergie, tant sur le plan de la demande que de l’offre.
Le salut dans les énergies renouvelables 
Et du point de vue de la transition énergétique, la problématique de l’intermittence des énergies renouvelables souligne la nécessité de se doter d’une capacité de production électrique de base et de secours fiable. Pour y parvenir, il faudra faire de plus en plus appel à des sources d’énergie bas carbone, telles que l’hydroélectricité ou le nucléaire, ou à de nouvelles technologies pour le stockage de l’énergie renouvelable. Mais, la flambée des prix du gaz naturel et du charbon en 2021 a renforcé la compétitivité des énergies solaire et éolienne. C’est dire que les pays ont tout à gagner de l’accélération de l’implantation des énergies renouvelables et de la réduction de leur dépendance aux combustibles fossiles. Le rapport indique également que dans un monde marqué par la poursuite des processus d’urbanisation, où la vie citadine est souvent associée à une demande accrue de produits énergétiques (et donc aux émissions de gaz à effet de serre qui vont avec), les villes à forte densité de population, en particulier dans les économies avancées, pourraient se caractériser par une demande d’énergie par habitant plus faible que celles moins densément peuplées. Et sachant que la proportion de citadins devrait continuer d’augmenter, ce constat souligne la nécessité d’une planification urbaine qui permette de tirer pleinement profit des effets positifs des villes et d’atténuer leurs effets négatifs.
Economie 05 nov. 2021


5e et 6e journées des éliminatoires du Mondial 2022 : Cèbio Soukou forfait
Coup dur pour les Écureuils du Bénin à quelques jours des deux dernières journées des éliminatoires du Mondial 2022. Absent lors des deux derniers matchs pour raison familiale, Cèbio Soukou testé positif à la Covid-19 sera forfait pour les rencontres Bénin # Madagascar et RDC # Bénin. Le sélectionneur national Michel Dussuyer a dû rappeler Yannick Aguèmon. Sports 05 nov. 2021


Défaut de cimetière en milieu lacustre : les inhumations, un casse-tête à Sô-Ava
A la fête des défunts, ce 2 novembre, certains auront de difficultés à retrouver la tombe de leurs parents défunts à Sô-Ava, faute d’un cimetière aménagé. Une terre émergée à Ganvié est une ressource rare, très prisée pour la construction d’infrastructures. Mais, il en faut aussi pour enterrer les morts. Dans la cité lacustre, l'inhumation est un casse-tête par défaut de cimetière. « On ne peut pas jeter les corps à l’eau. Il y a des ilots que certains exploitent. D’autres vont sur l’île à Singbomin pour faire les inhumations », confie Joseph Zannou Oké, président de la cellule de participation citoyenne de Sô-Ava. Sur place à Singbomin, un cimetière de circonstance situé aux voisinages de Ganvié, il n’existe aucun aménagement et aucune garantie que les dépouilles ne soient déterrées plus tard par des inconnus. « Beaucoup préfèrent enterrer leurs proches dans les agglomérations à cause des sans foi ni loi qui viennent déterrer les corps. Ça s’est passé quelquefois. C’est pourquoi les gens sont méfiants et préfèrent avoir leurs parents défunts proches d’eux », précise Joseph Zannou Oké. Ainsi, les populations lacustres ont d’énormes difficultés pour enterrer leurs parents décédés. Ceux qui se replient en agglomération devront investir en conséquence pour surélever la terre de sorte qu’elle ne soit pas inondée. Puisque, dans sa furie, surtout en période de crue, l’eau pourrait tout emporter. Le chef d’arrondissement de Ganvié 1, Janvier Avocetien, en est vraiment préoccupé. «Beaucoup font des terres artificielles avant de faire le tombeau. C’est un lourd investissement», a-t-il déploré. En raison des contraintes, les ressortissants de la cité lacustre se rabattent sur les communes environnantes, Cotonou et Abomey-Calavi, pour des enterrements sécurisés. Le conseil communal pense à doter Sô-Ava de cimetière qui répond aux normes environnementales et sanitaires. « Le gouvernement peut nous aider à accélérer la procédure afin d’avoir des cimetières sécurisés. Avec des gardiens, les gens pourront avoir la confiance d’y inhumer le corps de leurs parents. Ça fera des recettes pour la mairie elle-même. Enterrer les corps à domicile, ce n’est pas bon pour la population. Ça va nous aider à régler beaucoup de problèmes. C’est pourquoi en attendant, nous conseillons aux gens de recourir aux cimetières des communes sœurs », plaide Janvier Avocetien. Trois sites sont identifiés pour toute la commune. C’est une ambition qu’il faudra concrétiser le plus tôt possible. Environnement 04 nov. 2021


Fumage de poisson : les fours améliorés, une solution écologique négligée
Les techniques traditionnelles de fumage de poisson (des grillages posés sur des bacs métalliques) constituent une menace aussi bien pour la santé des consommateurs que celle des femmes. Pourtant, les fours améliorés, une solution à portée de main, ne font pas encore objet d'une grande attention. Le poisson fumé, très prisé sur le marché, présente d’énormes risques sanitaires en raison des conditions de sa production. Des grillages posés sur des bacs métalliques, avec comme combustible du bois de mangrove, ou à défaut des fagots de bois et des déchets (cartons ondulés) récupérés dans les décharges de la ville, et le tour est joué. « L’utilisation des fours traditionnels expose les femmes à la chaleur et à l’inhalation de la fumée. Cette technologie de fumage provoque aussi un dépôt d’hydrocarbures aromatiques polycycliques (Hap) sur le poisson. Ce qui est potentiellement cancérigène donc dangereux pour la santé des consommateurs», explique Carin Karl Atondé, directeur des programmes à Jeunes Volontaires pour l’Environnement (Jve-Bénin). D’où l’intérêt des fours améliorés qui viennent corriger le tir, en garantissant par ailleurs la sécurité au travail, la santé des femmes et la qualité des poissons fumés. En s’investissant dans la construction de fours améliorés, il s’est agi pour Carin Karl Atonde et ses pairs de travailler à la réduction de la vulnérabilité des fumeuses de poisson aux maladies respiratoires, cardio-vasculaires et des troubles de la vision. Car, avec les fours améliorés, ces risques sont contrôlés grâce au couvercle-cheminée qui procure sécurité et meilleure condition sanitaire à ces opératrices. Des avantages certains « Les fours améliorés de Jve-Bénin permettent aussi d’élaborer des produits de pêche fumés plus conformes aux exigences de sécurité sanitaire des aliments comparativement aux fours traditionnels habituellement utilisés par les femmes fumeuses au Bénin », souligne Carin Karl Atondé. Il ajoute : « Ces fours offrent non seulement des possibilités de transformer des produits de pêche mais aussi de les stocker sur une longue période grâce au couvercle-cheminée. Ceci permet de se prémunir contre les fluctuations des prix jusqu’à l’obtention des conditions optimales du marché. Ils permettent également le séchage et le fumage quelles que soient les conditions climatiques ». La quantité de fumée (et donc de CO2) rejetée est également réduite d’au moins 50 %, contribuant de fait à l’atténuation des effets néfastes de l’activité sur l’environnement, vu que l’émission de gaz à effet de serre est à l'origine des changements climatiques. Des femmes conservatrices En dépit des avantages que présente l’usage des fours améliorés non seulement sur le plan environnemental mais aussi sur le plan socio-économique, la mayonnaise peine à prendre. Les femmes sont conservatrices et s’accrochent à leur méthode traditionnelle, héritage vieux de plusieurs siècles. Selon le directeur des programmes à l’Ong Jeunes Volontaires pour l’Environnement, Carin Karl Atondé, celles qui ont une fois testé les fours améliorés et continuent parfois d’en faire usage témoignent de leur réelle efficacité et rentabilité mais peinent toujours à se départir entièrement de leurs fours traditionnels. Sur un autre volet, «les fumeuses de poisson sont très individualistes » et hésitent encore à opérer en groupement pour faire prospérer leur activité. Chaque femme a généralement son four traditionnel sur le site de fumage ou à domicile. Ce qui constitue un frein à l’utilisation des fours améliorés qui sont pour la plupart destinés à un usage collectif. De même, contrairement aux fours traditionnels qui donnent un produit fini légèrement noirci par la fumée, les poissons fumés dans les fours améliorés sont de couleur dorée. Ce qui suscite de la crainte de ne pas réussir à écouler ce poisson sur le marché, car pour les femmes, les consommateurs préfèrent le poisson qui est légèrement noirci. Preuve, sans doute, de ce qu’il a été réellement fumé. Des prototypes de fours améliorés individuels Selon le coordonnateur du projet « Renforcement de l’autonomisation des femmes fumeuses de poisson sur le littoral du Bénin » de Jve-Bénin, Carin Karl Atondé, l’une des raisons qui amènent les fumeuses de poisson à ne pas adopter les fours améliorés est qu’elles continuent de penser que ces fours sont plus adaptés au fumage des gros poissons uniquement. La preuve en est que, dans les zones où ces communautés n’arrivent plus à avoir de gros poissons comme par le passé, les fours améliorés sont délaissés au profit des fours traditionnels. Pour que les fours améliorés puissent faire l’unanimité au sein de ces communautés, il faudra également une forte adaptation des technologies et solutions aux contextes et besoins spécifiques de chaque zone au regard des constats effectués. De ces différents constats, il indique que les acteurs sont en permanence en consultation avec les fumeuses de poisson afin de mieux cerner ces réalités. Il en ressort la conception technique de prototypes de fours améliorés individuels, une option pouvant concourir à l’abandon définitif des technologies traditionnelles, mais qui souffre encore de manque de financement. Des progrès au fil du temps S’il faudra un nouveau saut pour se conformer aux réalités des femmes, il n’en demeure pas moins qu’en matière de fours améliorés, de nombreuses expériences ont été réalisées. La technologie traditionnelle de fumage du poisson a fait l’objet de nombreuses études. Des versions améliorées des foyers traditionnels de fumage du poisson ont été mises au point et sont expérimentées dans plusieurs communautés de pêche en Afrique. Les fours améliorés ont été vulgarisés par diverses agences de développement, dont la Fao et parmi les types de fours améliorés pour le fumage de poisson, on relève le four Chorkor, le four Altona et le four Parpaing (ou banda amélioré). Le Chorkor est le fruit de recherche entre la Fao et l’Institut de recherche alimentaire au Ghana (Fri). Il a été introduit en 1968 dans un petit village du nom de Chorkor situé à quelques dizaines de kilomètres d’Accra au Ghana, où le fumage de poisson est particulièrement développé. La Fao a ensuite diffusé ce fumoir moderne à partir de 1987 en vue d’améliorer la qualité du fumage du poisson, réduire les pertes au niveau des débarcadères et améliorer les conditions lors de l’opération de fumage. Le four Chorkor est surtout destiné au fumage mais il est aussi utilisé pour le stockage du poisson fumé. En ce qui concerne le Four Altona, inspiré du modèle des anciens fours utilisés en Europe, il a été introduit par la Fao dans le cadre de son Programme de coopération technique en République du Burundi et demande un investissement de base important. Sa conception est de type semi-industriel, la chambre de combustion est séparée de la chambre de fumage. Les parois en tôle ondulée peuvent être remplacés par des murs en briques, des panneaux de bois ou des plaques en métal lisse. Et tout comme le Chorkor, il sert également au stockage. Quant aux fours banda amélioré et Parpaing, ils sont nés des insuffisances (rendement et praticabilité) observées au niveau des fours Chorkor et Altona. Au cours des dernières décennies, ils sont le plus souvent rencontrés au Sénégal et procurent un meilleur rendement et une meilleure efficacité énergétique. Mais parmi les fours améliorés développés, les plus populaires sont le Parpaing et le Chorkor. Au Bénin, l’Ong Jeunes Volontaires pour l’Environnement vulgarise les fours améliorés Parpaing en vue d’autonomiser les femmes fumeuses de poisson. Il faut souligner que récemment, la Fao a promu des fours améliorés du nom de « Thiaroye » au profit des fumeuses dans le département de l’Ouémé au Bénin. Ces fours sont dotés d’un système d’épuration de la fumée qui élimine considérablement le dépôt des hydrocarbures aromatiques polycycliques sur les poissons et réduisent de façon importante la fumée à laquelle sont exposées les femmes. C’est dire que les femmes finiront par s’adapter à l’usage des fours améliorés en vue de la protection de l’environnement et surtout de l’atteinte des Objectifs de développement durable. Société 04 nov. 2021


Reconnaissance à un pèlerin du droit : Prof Dorothée Sossa reçoit des honneurs
Universitaires et praticiens du droit, venus de divers horizons, ont pris part à la cérémonie d’hommage et de remise des mélanges en l’honneur du Professeur Dorothée C. Sossa, ce mercredi 3 novembre à Cotonou. Des mélanges en deux volumes. Un ouvrage de 1116 pages, réalisé en l’honneur du Professeur Dorothée C. Sossa, qui a réuni une quarantaine d’auteurs provenant de plusieurs universités du monde, notamment en Europe et en Afrique. A la faveur d’une cérémonie solennelle, ledit document a été remis au dédicataire. Mais avant, une avalanche de témoignages dessine quelque peu le profil de l’homme. L’ancien vice-président du Conseil constitutionnel du Sénégal, Prof Ndiaw Diouf, indique que l’ancien ministre et ex-doyen de la Faculté de droit de l’Université d’Abomey-Calavi, le Prof Dorothée C. Sossa, est un universitaire accompli, un juriste complet, qui bien plus qu’un théoricien chevronné du droit, a pratiqué le droit privé à plus d’un titre. En effet, après son doctorat en droit, le dédicataire sort major de la session du droit privé en 1992, au concours d’agrégation à Dakar, obtenant ainsi le prestigieux titre de Maître de conférences agrégé, et boucle le tableau en devenant professeur titulaire du Cames en 2010. Un humaniste, au cœur chargé d’émotions A en croire le président de la Cour constitutionnelle du Bénin, Prof Joseph Djogbénou, le dédicataire porte en lui les qualités d’éclectique et d’humaniste. L’éclectisme à travers ses enseignements. Car, indique-t-il, rien n’est étranger au Prof Dorothée C. Sossa en droit privé, civil, commercial, pénal, en droit de procédure, ou encore en droit international. « Eclectisme par rapport à ses fonctions, l’enseignant, le ministre, l’homme de toutes les médiations au plan interne que sollicitent les politiques. C’est d’ailleurs à raison de sa nature éclectique qu’à l’occasion des mélanges, les contributions sont venues de toutes parts de l’Europe et de l’Afrique. Cette nature a inspiré l’ensemble des auteurs à se saisir comme d’un prétexte le droit et l’investissement et à témoigner de leur contribution dans différentes disciplines du Prof Dorothée C. Sossa », explique Prof Joseph Djogbénou, directeur du Centre de recherche et d’études en droit et institutions judiciaires en Afrique (Credij). Et l’humanisme de l’homme se justifie dans son humilité et sa générosité. « C’est un homme bien qui fait du bien, qui veut voir l’autre grandir », insiste Prof Joseph Djogbénou. Le récipiendaire a manqué de mots pour remercier ses pairs. « Je suis extrêmement impressionné par l’aréopage de collègues, de confrères, d’amis, de frères d’horizons divers, rassemblés aujourd’hui autour de moi pour une distinction académique hautement honorifique. Je voudrais associer à cet honneur mon épouse, les enfants qui ont payé au prix fort, les longues absences occasionnées par mes pérégrinations professionnelles. Les paroles que je viens d’entendre me causent une émotion indicible et je cherche encore les mots capables de vous exprimer la reconnaissance dont mon cœur est rempli », a déclaré Prof Dorothée Sossa. Désormais admis à faire valoir ses droits à la retraite, il se réjouit de la qualité de la relève. «Nous pouvons nous réjouir aujourd’hui dans nos facultés de droit de l’existence d’une relève hautement qualifiée et compétente, vivante, vibrante et agissante qui prend déjà sa part dans l’œuvre d’édification de nos pays et de notre continent », a-t-il indiqué. Actualités 04 nov. 2021


Changements climatiques et relance verte de l’économie : les députés outillés pour une meilleure lecture du budget de l’Etat
Le premier vice-président de l’Assemblée nationale, Robert Gbian, a ouvert ce mercredi, l’atelier de renforcement des capacités de ses collègues députés sur les changements climatiques, la relance verte de l’économie et l’amélioration de la transparence budgétaire au Bénin. Le séminaire est organisé par l’Institut parlementaire du Bénin (Ipab) en collaboration avec la Giz. Permettre aux députés de mieux cerner le lien entre les défis liés aux changements climatiques, la relance verte de l’économie et la transparence budgétaire. Tel est l’objectif de l’atelier qui s’est ouvert ce mercredi, en faveur des parlementaires, au palais des gouverneurs à Porto-Novo. Il sera surtout question pour les participants de s’informer sur les effets des changements climatiques afin de convaincre le gouvernement à en tenir compte lors de l’examen du budget de l’Etat. Le premier vice-président de l’Assemblée nationale, Robert Gbian, qui a ouvert les travaux, a rappelé ses objectifs dans son discours. Selon lui, au-delà de tout, l’on doit tenir compte du climat dans l’élaboration de toutes les politiques et stratégies de développement et de réduction de la pauvreté au Bénin. Car, pour Robert Gbian, le changement climatique est une préoccupation mondiale qui impacte lourdement la croissance économique, l’équité sociale et la durabilité environnementale avec pour conséquences directes, la hausse des températures, la sécheresse, les inondations, la déforestation et les feux de brousse. Il propose, face à ce tableau inquiétant, la mise en œuvre des stratégies devant permettre de diminuer les pertes et les préjudices causés par les changements climatiques ainsi que les émissions de gaz à effet de serre. Robert Gbian rassure que le Bénin ne restera pas à la traine dans la lutte collective entamée par les Etats. Il en veut pour preuve les nombreux instruments juridiques adoptés et mis en vigueur par le Bénin pour faire face aux changements climatiques. « S’il est vrai que le Bénin accorde une certaine priorité aux questions climatiques, il faut reconnaître qu’il y a très peu d’instruments opérationnels capables d’identifier, classer, suivre et prévoir les dépenses climatiques », a ajouté le premier vice-président de l’Assemblée nationale. Ceci a été matérialisé par une série de réformes, poursuit-il, avec notamment la modernisation des pratiques relatives à la production et la diffusion à bonne date des documents budgétaires de qualité, l’implication du citoyen dans la prise de décision et la reddition régulière de comptes. Mais tous ces efforts du Bénin méritent d’être sus, appréciés et maitrisés par les députés, a souligné Robert Gbian pour montrer toute la pertinence de l’atelier. Le directeur de l’Institut parlementaire du Bénin (Ipab), Fataou Djima, a précisé que le présent séminaire est la suite des recommandations des députés ayant pris part à un atelier sur la lecture et l’élaboration de budget sensible au climat organisé les 18, 19 et 20 août derniers à Bohicon ». Il a salué l’intérêt des députés pour la problématique de la protection de l'environnement en général et les questions liées aux changements climatiques en particulier. Il se félicite surtout de leur engagement à assurer pleinement leur fonction d’organe de contrôle de l’action gouvernementale, mais aussi accompagner le gouvernement dans sa politique de transparence budgétaire et de promotion de l’économie verte. Le représentant de la Giz au Bénin, Nils Fürköther a laissé entendre qu’il est important que les investissements massifs qui s’observent à travers le pays prennent en compte les défis climatiques du moment. Il a invité les députés à disposer de ces outils pour analyser les documents budgétaires qui seront soumis à leur attention dans le cadre du vote du budget de l’Etat sous le prisme du climat et d’une meilleure prise en compte des questions environnementales et climatiques. Actualités 04 nov. 2021


Opérationnalisation de la Cena : Le Conseil électoral s’active
Adoption de l’avant-projet du budget de fonctionnement de la Cena gestion 2022, élaboration des termes de référence pour le recrutement du directeur général des élections… Le Conseil électoral sous l’égide de son président Sacca Lafia va traiter des dossiers essentiels à l’occasion de sa première session extraordinaire au titre de l’année 2021, ouverte mardi 2 novembre dernier. Enfin des nouvelles de la structure de gestion des élections sise à Ganhi ! Nommés en Conseil des ministres, mercredi 12 mai 2021, puis installés mercredi 14 juillet en ce qui concerne Sacca Lafia, Sanni Gounou, Aurélien Luc Nicolas Assogba et mercredi 22 septembre pour ce qui est de Laurentine Adossou Davo et François Adebayo Abiola ; les membres du Conseil électoral s’activent pour que l’institution soit pleinement opérationnelle avant les prochaines échéances électorales dont l’organisation requiert une dense préparation en amont. Sous l’autorité de son président Sacca Lafia, le Conseil électoral se donne quinze jours pour vider quatre dossiers à l’ordre du jour de sa première session extraordinaire. Il s’agit Sacca Lafia, président du Conseil électoral et président de la Cena en l’occurrence de l’adoption formelle de l’avant-projet de budget de fonctionnement de la Céna gestion 2022 ; de l’examen du compte rendu des travaux du comité chargé de la relecture des textes fondamentaux de l’institution notamment le décret n°2014-649 du 03 novembre 2014 portant régime indemnitaire des membres de l’organe de gestion des élections ; de l’examen et de l’adoption du compte-rendu de la mission effectuée par la Cena au niveau des sièges des formations politiques dans le cadre du suivi de la gestion du financement public des partis politiques au titre des deux premiers trimestres de l’année 2021. Le Conseil électoral va également procéder à l’examen et à l’adoption du projet de termes de référence relatifs au recrutement du directeur général des élections, des directeurs techniques et de la personne responsable des marchés publics. Un dossier qui retient particulièrement l’attention au regard du rôle technique que joue la direction générale des Elections (Dge). Conformément aux dispositions du code électoral, le comité en charge d’assurer l’élaboration desdits Tdr est composé des conseillers électoraux et des cadres du ministère du Travail et de la Fonction publique. Ce comité dispose d’un délai de 15 jours pour rendre son rapport. L’article 34 de la loi 2019-43 portant Code électoral précise en effet que le directeur général des Elections, les directeurs techniques et la personne responsable des marchés publics sont recrutés par appel à candidature. Ces recrutements sont assurés par le Conseil électoral en collaboration avec le ministère en charge de la Fonction publique. Pour rappel, selon l’article 18 de la loi 2019-43 portant Code électoral, la Commission électorale nationale autonome (Cena) est composée de deux organes : le Conseil électoral (Ce) et la direction générale des Elections (Dge). Les articles 20 et 21 dudit code indiquent que le Conseil électoral est composé de cinq membres, lesquels sont nommés pour un mandat de cinq ans non renouvelable, par décret pris en Conseil des ministres. Le Conseil électoral est dirigé par un président qui est aussi le président de la Cena. Aux termes de l’article 31 de la même loi, la direction générale des Elections est l’organe technique et opérationnel de la Cena. Elle est placée sous la supervision du Conseil électoral et est chargée de la gestion de l’administration. L’article 33 ajoute que la Dge est placée sous l’autorité d’un directeur général des Elections qui est l’ordonnateur du budget de la Cena. Actualités 04 nov. 2021


Formation des acteurs des médias du Bénin : le contenu de la plateforme numérique validé
L’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb) a tenu, jeudi 28 octobre dernier à Cotonou, un atelier au cours duquel le contenu de la plateforme numérique de formation des acteurs des médias du Bénin a été validé. L’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb) a validé, ce jeudi 28 octobre, le contenu de la plateforme numérique de formation. Selon Cécile Ahouménou, vice-présidente de la Haac, il s’agira pour les acteurs des médias présents de s’engager dans des réflexions fructueuses et constructives afin d’examiner, d’analyser, d’améliorer et de valider le projet de conception de la plateforme numérique de formation. Cela permettra de rehausser le niveau de professionnalisme, gage des médias au service du développement et de la paix au Bénin. « De ces travaux sortiront de pertinentes propositions, suggestions et recommandations qui permettront à l’Union des professionnels des médias du Bénin de disposer d’une plateforme de qualité répondant aux besoins de formation des professionnels des médias du Bénin», a souligné Zakiath Latoundji, présidente de l’Upmb. Le projet de conception de cette plateforme de formation a été mis en place avec l’appui de la délégation de l’Union européenne au Bénin afin d’améliorer la qualité des productions de presse dans le pays. Cette plateforme est conçue sur un modèle de e-learning et offre aux acteurs des médias, quelles que soient leurs catégories professionnelles (presse écrite, radio ou télévision) ou leur situation géographique, des formations. « En effet, la plateforme numérique offre une autonomisation et une responsabilisation de tout acteur engagé avec plusieurs pôles de valeurs ajoutées telles que: la convivialité connue aux tics, l’accès libre de l’acteur où qu’il se trouve, la flexibilité du rythme d’apprentissage...», a fait savoir la vice-présidente de la Haac. Présente à cet atelier, Sylvia Hartleif, chef de la délégation de l’Union européenne, a rappelé que l’Union européenne est fondée sur des valeurs de dignité humaine, de liberté, de démocratie, d’égalité, d’Etat de droit et de respect des droits de l’homme. Par conséquent, retient-elle, les médias sont des partenaires clés dans la lutte pour la protection de ces droits et dans le processus démocratique. «En décidant de soutenir l’Union des professionnels des médias du Bénin, nous espérons ainsi venir en appui à tous les acteurs des médias pour les aider à jouer efficacement le rôle d’accompagnement pour le bon fonctionnement de la démocratie et la bonne gouvernance et une société inclusive », a -t-elle fait observer. Par ailleurs, elle a tenu à informer que la plateforme n’est pas seulement réservée aux professionnels des médias mais aussi aux étudiants en journalisme. « La plateforme envisage également de laisser aux étudiants en journalisme un libre accès aux différentes opportunités de formation dont elle regorge pour combler le besoin en formation pratique et contribuer à la formation professionnelle des médias de qualité », a-t-elle précisé. Pour le moment, la plateforme est à l’étape de conception. Cet atelier permettra de recueillir des avis et suggestions pour son amélioration. Par Mathilde ASSOGBA (Stag.) Société 03 nov. 2021


Amélioration des prestations du Médiateur de la République : un accord de partenariat signé entre le Bénin et le Burundi
Le médiateur de la République du Bénin et son homologue du Burundi sont désormais en partenariat pour l’amélioration de leurs prestations respectives.
La signature des documents de coopération a sanctionné la visite de travail au Bénin, du 23 au 30 octobre dernier, de l’ombudsman burundais, Edouard Nduwimana. Pour ce dernier, cette convention de partenariat concrétisée entre leurs deux institutions témoigne de leur volonté commune d'œuvrer ensemble pour la promotion de la bonne gouvernance et le renforcement de la culture démocratique, du dialogue et le respect de l’Etat de droit. Edouard Nduwimana salue par ailleurs la signature de cet accord qui, selon lui, est en phase avec la vision et les objectifs des organisations régionales et internationales, en l’occurrence l’Association des ombudsmans et médiateurs africains (Aoma) et l’Association des ombudsmans et médiateurs des pays francophones (Aomf). Il trouve utile que les deux institutions prennent l’engagement de conduire ensemble leurs structures à travers les échanges d’expériences, le renforcement des capacités de leurs personnels respectifs, le partage des données et la concertation pour une meilleure couverture dans l’espace de l’intermédiation. « Je ne doute pas qu’au regard du contenu de notre convention et la signature qui la concrétise aujourd’hui, nos institutions deviendront un cas d’école, un bon exemple à suivre par d’autres institutions et cela conformément à la vision de l’Association des ombudsmans et médiateurs africains (Aoma) qui ne cesse d’encourager ses membres à entreprendre des actions allant dans le sens de renforcer le partenariat à travers l’échange d’expériences », a ajouté l’ombudsman du Burundi. Edouard Nduwimana précise que le séjour de sa délégation qui s’est achevé, samedi 30 octobre dernier, intervient trois mois seulement, après la visite au Bénin de la Première dame de son pays, Angéline
Ndayishimiye accompagnée de plusieurs ministres, dans le cadre d’une mission d’échange d’expériences sur le renforcement du système des cantines scolaires, une des stratégies pour promouvoir et assurer un enseignement de qualité.
Pour le médiateur de la République, Pascal Essou, la signature de cet accord de partenariat est l’expression de la vitalité de la coopération existant entre le Bénin et le Burundi. Elle est le signe fort et la preuve que les processus de médiation dans les différents pays doivent se renforcer et se consolider pour asseoir un vivre-ensemble cohérent. «Nous devons nous engager résolument à travailler dans un esprit de partage d’expériences pour réduire dans nos pays les poches d’injustice et de discrimination pour le bonheur de nos concitoyens », souligne le médiateur de la République.
Actualités 03 nov. 2021


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