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Nouvelles

Autorisation de ratification de crédit au Parlement: 32,8 milliards F Cfa pour faire face aux changements climatiques

Le gouvernement est autorisé à ratifier la convention de crédit, d’un montant de 32,8 milliards F Cfa, signée à Paris, le 5 mars 2018, entre la République du Bénin et l’Agence française de développement (Afd), dans le cadre du financement du Programme d’adaptation des villes au changement climatique (Parvicc). Le dossier a reçu le quitus des députés, ce lundi 3 septembre.

Cinquante millions d’euros équivalant à trente-deux milliards sept cent quatre-vingt-dix-sept millions huit cent cinquante mille (32 797 850 000) F Cfa, c’est le montant de la convention de crédit que l’Assemblée nationale autorise le gouvernement à ratifier. Cet accord a été signé à Paris en France, le 5 mars 2018 entre la République du Bénin et l’Agence française de développement (Afd), dans le cadre du financement du Programme d’adaptation des villes au changement climatique (Pavicc). Il vise à améliorer la résilience des populations béninoises et des territoires aux impacts du changement climatique dans les villes de Bohicon, Comè, Cotonou et Sèmè-Podji.
De façon spécifique, cette convention permettra, entre autres, de soutenir la planification des villes en intégrant les risques naturels et les enjeux d’adaptation aux impacts des changements climatiques ; d’améliorer le niveau d’infrastructures, d’équipements et de services urbains en faveur des habitants et d’améliorer la gouvernance locale et de renforcer les capacités de pilotage des acteurs locaux et nationaux dans le domaine « Villes et climat », souligne le rapport de la commission chargée du Plan.
Le projet est d’un montant total de 58 millions d’euros équivalant à 38 045 506 000 F Cfa dont 50 millions d’euros sous forme de crédit et 8 millions d’euros au titre de subvention. Ce crédit de l’Afd a été négocié à un taux d’intérêt fixe de référence de 1,12% l’an sur le montant décaissé et non encore remboursé. La durée de remboursement est de 20 ans dont cinq ans de différé. A en croire la commission chargée du Plan, la ratification de cette convention va générer des avantages qui impacteront directement environs 120 000 bénéficiaires. La mise en œuvre de cette convention va permettre d’observer des changements notables dans chacune des quatre villes cibles du projet avec l’érection des ouvrages d’assainissement. A Cotonou par exemple, il est prévu la réalisation de 9 640 mètres linéaires de caniveaux, de 6 180 mètres linéaires de pavage pour la zone du collecteur WA et de 1 730 mètres linéaires de collecteur pour la zone du collecteur XX et la protection et l’aménagement de 13 hectares de zones humides.
Les députés Bida Nouhoum et Alexis Agbélessessi ont surtout félicité le gouvernement d'avoir décroché ce financement extérieur à un taux aussi concessionnel de 1,12 % l’an. Ils encouragent le chef de l’Etat à maintenir le cap pour améliorer le cadre de vie et la résilience des territoires et des populations des villes et campagnes du Bénin?

Actualités 04 sept. 2018


Rencontre du Conseil de l’alimentation et de la nutrition (Can): Examiner les performances des Ong partenaires du Pmasn

Ce lundi 3 septembre, s’est ouvert dans la ville de Dassa-Zoumè, département des Collines, un atelier d’examen de performance des Ong partenaires des 40 communes bénéficiaires du Projet multisectoriel de l'alimentation, de la santé et de la nutrition (Pmasn). Un bilan à mi-parcours pour de nouvelles résolutions.

Durant trois jours, des maires, des responsables d’Ong partenaires des quarante communes bénéficiaires du Projet multisectoriel de l'alimentation, de la santé et de la nutrition (Pmasn) et autres acteurs intervenant dans le secteur, procèdent à une évaluation financière et technique des activités. Venus de tous les départements du pays pour prendre part à Dassa-Zoumè à cette évaluation, ils seront mieux outillés au terme des travaux pour la suite des actions sur le terrain.
A l’ouverture des travaux de cet atelier, on notait la présence du maire de Dassa, Nicaise Fagnon; de Mireille Houensou, coordonnatrice régionale Zou-Collines du Can ; de Romain Abilé Houéhou, représentant des associations de consommateurs, et du professeur Rock Mongbo, secrétaire permanent du Conseil de l’alimentation et de la nutrition (Can) et coordonnateur du Pmasn.
Le gouvernement a bénéficié de la part de la Banque mondiale d'un crédit d'un montant d’environ 14 milliards de francs Cfa pour la mise en œuvre du Projet multisectoriel de l'alimentation, de la santé et de la nutrition sur la période 2014-2019. Ce projet est exécuté par le Secrétariat permanent du Conseil de l'alimentation et de la nutrition (Sp-Can). Le Pmasn a pour mission d'«accroître la couverture et l'utilisation des interventions à base communautaires relatives à la nutrition et à la croissance des enfants dans les zones ciblées dans 40 communes du Bénin ». Il vise principalement, rappelle le professeur Roch Mongbo, les cibles de la fenêtre d'opportunités des 1000 premiers jours de vie, les enfants de moins de 5 ans, les femmes enceintes, les adolescents et adolescentes.
Le professeur Roch Mongbo indique l'atelier vise à examiner la performance des Ong partenaires contractées pour la mise en œuvre des activités communautaires du projet dans les 40 communes bénéficiaires. Il s'agira de présenter les points d'étapes technique et financier de mise en œuvre des interventions à base communautaire relatives à la nutrition et à la croissance des enfants au titre des trois premiers trimestres par chacune des seize Ong.
Mireille Houensou, coordonnatrice régionale Zou-Collines du Can, précise que « Le présent atelier tient ses origines du fait de la nécessité d’une évaluation bilan des Ong partenaires dans l’approche d’intervention dans le secteur de l’alimentation de la santé et de la nutrition.
Le Sp-Can a cosigné, conjointement avec les maires, des contrats de partenariat avec ces Ong sélectionnées. Les contrats ont pris effet le 1er novembre 2016 dans les 21 premières communes pour une durée d'un an et renouvelé en octobre 2017 pour la même durée. Tandis que, depuis août 2017, ceux des 19 communes restantes sont activés pour une durée d'un an. Ce qui justifie la présence de plusieurs maires à cette rencontre de Dassa.

Activités

Malgré les difficultés rencontrées par les Ong des communes, notamment la pénurie des outils de travail, elles ont procédé, entre autres activités, à l'état des lieux à travers le diagnostic de la commune, à la sélection des villages et au recensement des cibles. Elles ont également formé les équipes des Ong (animateurs, superviseurs et responsables de projet sur certaines thématiques du manuel complet de base en alimentation, santé et nutrition), procédé au dépistage des enfants de moins de 5 ans et organisé au sein des communautés, des interventions relatives à la nutrition et à la croissance des enfants.
Des missions de contrôle de la qualité technique et financière ont été réalisées par les coordinations régionales dans toutes les six régions dans les 40 communes bénéficiaires.
Les contrats signés avec les Ong en cours arrivent à échéance le 31 août et 31 octobre respectivement dans les 19 communes de la deuxième vague et les 21 premières communes. Pour éviter une discontinuité des interventions communautaires dans les 40 communes, le Sp-Can a entrepris un processus intégré d'examen de la performance des seize Ong dans la mise en œuvre des contrats. C'est ce qui justifie aussi l'organisation de cette rencontre d'examen des performances des Ong des 40 communes.
Durant les trois jours de travaux, les participants auront à partager les résultats et les leçons apprises des missions du contrôle de qualité effectuées par les six coordinations régionales. Ils se sépareront demain mercredi 5 septembre avec en main de nouvelles feuilles de route pour la suite du processus pour garantir l'effectivité de continuité des activités communautaires dans les 40 communes?

Société 04 sept. 2018


Enseignement supérieur: ‘’Les Cours Sonou’’ inaugurent un siège social

L’institut universitaire ‘’Les Cours Sonou’’ offre désormais un cadre plus spacieux, plus attrayant et plus confortable à ses étudiants et au personnel de l’encadrement. La coupure du ruban consacrant l’inauguration de son nouveau siège social a eu lieu, jeudi 30 août dernier à Cotonou, en présence du fondateur de l’institut, Fabrice Sonou, et de diverses personnalités du monde académique et politique.

C’est un bâtiment flambant neuf qui abrite désormais ‘’Les Cours Sonou’’. L’édifice a été inauguré, jeudi dernier, à la grande satisfaction de ses étudiants et autres usagers. Beau et imposant par sa taille et son architecture, le nouvel institut comblera davantage les attentes des parents d’étudiants soucieux d’offrir à leurs enfants un enseignement de qualité sans trop s’éloigner dans l’espace.
Selon la représentante du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Anne Floquet, le nouveau bâtiment reflète la réussite des ‘’Cours Sonou’’. « L’inauguration qui nous réunit montre que la qualité paie et que les établissements privés qui offrent des formations crédibles peuvent investir et améliorer la qualité de leurs infrastructures au profit des étudiants et de l’encadrement. Ainsi se maintiendra un cercle vertueux entre un engagement soutenu et une réussite croissante », soutient-elle.
La mise en service du joyau révèle tout un symbole. « Nous célébrons l’éducation à travers l’inauguration du siège social de l’institut universitaire ‘’Les Cours Sonou’’. L’inauguration d’une université est toujours un moment fort, une chance naturellement pour les jeunes qui y vont étudier, pour le pays et pour toute l’Afrique », se réjouit le président directeur général, Fabrice Sonou.
Cela l’est davantage pour les étudiants en termes de limitation de barrières linguistiques. « Les Cours Sonou est un établissement privé d’enseignement supérieur bilingue. Il rassemble non seulement des étudiants du Bénin, mais aussi ceux de plusieurs autres pays africains », révèle-t-il. Il poursuit : « C’est pourquoi nous offrons la possibilité à nos étudiants de se faire former en Science de gestion, en Administration des entreprises, en Relations internationales et en Science politique ».
La mise en service du nouvel institut ‘’Les Cours Sonou’’ est une contribution à l’élan du gouvernement de promouvoir l’éducation de qualité au Bénin. « L’inauguration du joyau est la matérialisation d’une ferme volonté, celle de participer aux efforts louables du président de la République, Patrice Talon, et de son gouvernement pour donner aux filles et aux fils de notre pays un accès à une formation de qualité, à même de leur permettre de contribuer activement à l’essor économique et social du Bénin », indique Fabrice Sonou.
L’appropriation par l’institut universitaire ‘’Les Cours Sonou’’ des idées pertinentes du Pag se décline, entre autres, en la traduction dans les actes des missions spécifiques de l’Enseignement supérieur comme moteur du développement durable, en un enseignement de qualité prenant en compte les dimensions économiques, sociales, culturelles, humaines et politiques et un enseignement pour tous et sur toute l’étendue du territoire, et qui garantit l’auto-emploi.

Conditions favorables d’études

L’institut universitaire ‘’Les Cours Sonou’’ signe ses performances dans l’univers académique béninois. Son parcours en dit long. « Pendant près de douze ans, nous avons fait du chemin ; l’université s’est agrandie », martèle le fondateur, Fabrice Sonou.
Les étudiants ont mille raisons de s’inscrire dans cet établissement privé d’enseignement supérieur. « Au demeurant, les valeurs prônées par l’institut universitaire ‘’Les Cours Sonou’’ se résument aux paradigmes d’un enseignement de qualité en adéquation avec la formation et l’emploi, une université bilingue qui se rapproche autant que faire se peut des apprenants sur toute l’étendue du territoire national », fait-il savoir.
Outre les villes de Cotonou, d’Abomey-Calavi, de Porto-Novo et de Parakou, le fondateur prévoit l’ouverture de nouveaux sites à Bohicon, Dassa et à Comè à partir de la rentrée académique 2018-2019.
En plus de la qualité de ses formations, l’école veille également à offrir chaque jour à ses étudiants d’excellentes conditions d’études. « Nous disposons de salles entièrement climatisées, du matériel de dernière génération, d’une connexion internet très haut débit pour des travaux de recherches en vidéo conférence, d’un parc information de dernière génération », vante le président-directeur général.
La commodité du cadre est à la hauteur des performances des étudiants. Leurs résultats illustrent le sérieux et la rigueur qui caractérisent l’établissement. « Placés dans de bonnes conditions et formés par des enseignants chevronnés, nos étudiants excellent naturellement ; en témoignent nos résultats aux différents examens nationaux de Licence et de Master organisés par l’Etat au titre de l’année académique 2016-2017 : un taux de réussite de plus de 90 % », soutient le président-directeur général.
Témoignages des apprenants : « C’est une université qui est engagée dans sa mission de transmission du savoir à travers des professeurs qualifiés et rompus à la tâche. Ce qui fait d’elle le symbole de la qualité », renchérit le porte-parole des étudiants, Gédéon Gbégnon.
Il lance cette exhortation aux parents : « Inscrivez vos enfants aux ‘’Cours Sonou’’ afin de leur assurer un avenir meilleur. Avec les Cours Sonou, c’est la possibilité pour vos enfants de poursuivre leurs études supérieures dans les universités anglo-saxonnes aux Etats-Unis et au Ghana ».
La volonté de promouvoir un enseignement de qualité et de viser toujours plus loin a valu plusieurs reconnaissances internationales à l’établissement. « L’institut universitaire ‘’Les Cours Sonou’’ a reçu en 2014 à Genève et en 2016 à Bruxelles, le prix international de la Qualité. Ces distinctions sont les fruits des efforts des professeurs de rang magistral qui forment nos apprenants », se réjouit Fabrice Sonou.
L’école entend œuvrer davantage pour maintenir sa flamme toujours allumée. Elle a de beaux jours devant elle. « Notre objectif est de devenir le point de repère pour l’enseignement supérieur bilingue en Afrique, en intégrant les standards internationaux, notamment en ce qui concerne l’innovation et la recherche de l’excellence », projette le fondateur?

Education 04 sept. 2018


Lotissement à Lokossa: 1564 parcelles recasées de 2015 à 2018

Le point des récentes opérations de lotissement dans la commune de Lokossa a meublé, vendredi 31 août dernier à l’hôtel de ville, la première séance de reddition de comptes au titre de l’année en cours du maire Pierre Awadji.

Des citoyens de la ville de l’Espérance ont eu droit, vendredi dernier, à une reddition de comptes portant sur le lotissement. Le maire Pierre Awadji et quelques responsables des services techniques dont Charles Afouda, chef du service des Affaires foncières et de l’Urbanisme, ont exposé avec force détails ce qui a été fait de 2015 au 21 août 2018.
Il ressort de leur communication qu’en 2015, la commune a enregistré 213 parcelles recasées pour un montant de 9 750 000 francs Cfa. En 2016, 75 parcelles ont été recasées pour un montant de
3 410 000 francs Cfa contre 444 recasées pour un montant de
20 015 000 francs Cfa en 2017. Du début de l’année 2018 au 21 août dernier, l’ensemble des parcelles concernées s’élève à 832 pour un montant total de 40 678 000 francs Cfa.
En somme, la commune de Lokossa a vu 1564 parcelles recasées, pour un montant total de 73 853 000 francs Cfa, pendant la période allant du 1er janvier 2015 au 21 août 2018.
Au titre des faiblesses, le bilan relève des retards du recasement dans plusieurs localités et indexe des dysfonctionnements, notamment des conflits domaniaux et des difficultés financières qu’éprouvent certains présumés propriétaires à s’acquitter promptement des frais afférents aux opérations. Lesquels dysfonctionnements, pense l’équipe communale, ne peuvent être corrigés qu’en intensifiant la sensibilisation dans les villages et quartiers de ville. A cette approche, le maire entend s’y atteler avec son équipe, dans les prochains jours, en vue de réduire les cas de retard dans le chronogramme des activités de lotissement de la cité des Kotafon.
Ont participé aux échanges de ce premier exercice de reddition de comptes de l’année en cours, des sages, notables et des représentants des organisations de la Société civile ainsi que la plupart des soixante-cinq chefs de village et quartier de villes de Lokossa.
La reddition de compte, justifie le maire, est un devoir qui tire sa légalité des dispositions de l’article 2 de la loi n°97-029 du 15 janvier 1999 portant organisation des communes en République du Bénin qui retient, selon lui, la participation citoyenne comme principe de base de la Décentralisation.

Société 04 sept. 2018


Vie des médias: Café média plus célèbre son 200e numéro

Le numéro 200 de Café médias plus (Cmp) a été célébré, vendredi 31 août dernier à la Maison des médias de Cotonou. Démarrée, il y a quatre ans, l’initiative se révèle un véritable rendez-vous hebdomadaire de dialogue entre Hommes des médias et les personnalités sociopolitiques et culturelles.

Café média plus (Cmp) fait du chemin. Le premier press club au Bénin a célébré ses quatre années de parcours, vendredi dernier à la faveur de son 200e numéro. Le directeur des Médias au ministère de l’Economie numérique et de la Communication, Lévy Adéyèmi, souligne l’importance que revêt le Cmp. « C’est un espace qui nous est offert pour nous connaître, discuter et échanger sur des problématiques actuelles ».
Dans un an, Cmp aura 5 ans. Les organisateurs entendent célébrer cet anniversaire en beauté. Le signal est donné avec le 200e numéro à travers le cocktail de thèmes retenus pour décortiquer l’actualité nationale.
Deux panélistes ont ouvert la phase des discussions. Franck Kpotchémè et Lévy
Adéyèmi ont entretenu le public sur le thème « Régulation des médias au Bénin : des textes pour restreindre ou pour assurer la liberté de la presse ? »
Pour répondre à cette interrogation, les invités ont fondé leur argumentaire sur les différents textes nationaux qui promeuvent la liberté de presse au Bénin. Ils ont évoqué certaines dispositions du Code de l’information, de la Loi portant Code du numérique et de la Constitution béninoise relatives aux missions de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac). Ils ont également fait cas des limites de la liberté de la presse, notamment les manquements à la déontologie.
Le second panel a été animé par trois femmes: Léontine Idohou Konou, présidente de Rifonga Bénin ; Christelle Houndonougbo, femme politique, présidente du Congrès du peuple pour le progrès (Cpp) et Isabelle
Otchoumaré, journaliste à Capp FM, auteure du livre’’ Le déséquilibre’’.
Chacune a apporté des éléments de réponses au thème «Pourquoi constitutionnaliser la présence massive des femmes dans les institutions de la République?». La problématique souligne la nécessité d’asseoir une reconnaissance juridique pour la représentativité des femmes.

La présence des femmes dans les institutions

Selon les panélistes, cette question ne devrait plus être posée au Bénin, au regard de l’arsenal juridique dont dispose le pays en la matière. « Si les nombreuses conventions favorables à la promotion des femmes étaient respectées, le Bénin ne serait plus à ce niveau », conçoit la présidente de Rifonga-Bénin. Elle cite l’article 26 de la Constitution qui tranche déjà la question en reconnaissant l’égalité entre les sexes.
La problématique de la promotion de la gent féminine devrait être l’affaire de tous. Pas besoin de la constitutionnaliser avant de faire une place aux femmes. « Le problème des femmes est un problème général et non celui des femmes uniquement. Il n’est pas question d’utiliser les femmes pour diviser les politiciens. Si les textes étaient appliqués, le problème serait réglé de façon générale », tranche-t-elle.
La présidente du Cpp, Christelle Houndonougbo, partage les mêmes appréciations : «Nous ne demandons pas la constitutionnalisation pour une représentativité massive des femmes dans les instances décisionnelles ». Elle explique que la question a été mal abordée dès le début et qu’à l’étape actuelle, le Bénin ne présente pas une bonne image à l’international. « Je suis favorable à la représentativité des femmes. Mais la manière d’aborder le sujet pose un problème », dit-elle.
A l’en croire, les analyses que suscite la problématique n’arrangent pas les choses. « Chacun appréhende le débat en fonction de ses intérêts alors qu’il faut un bon plaidoyer pour gagner le pari », relève-t-elle. « Il faut dépasser les passions pour y arriver ; les femmes doivent s’engager dans la lutte et s’informer », exhorte-t-elle.
Pour débattre de la question, la journaliste de Capp Fm, Isabelle Otchoumaré, s’attarde plutôt sur les chiffres pour souligner le fossé du genre au Bénin. Elle fait un état des lieux du nombre de femmes dans les instances décisionnelles pour montrer les écarts à combler. Elle cite également l’exemple du Rwanda et du Sénégal qui ont opté pour une discrimination positive au profit des femmes au sein de leurs Parlements.
La troisième causerie est axée autour du thème : « Quelle place pour le consensus dans les décisions politiques ? ». Elle a été animée par Joël Ataï Guèdègbé, acteur de la société civile et
Nourou Deen Sacca Saley, acteur politique?

Société 04 sept. 2018


Revue semestrielle du groupe Effet 5 de l’Undaf : Apprécier les résultats de l’ensemble des projets
[caption id="attachment_30601" align="alignnone" width="1024"]Les participants à la revue semestrielle de l'UNDAF[/caption]

Le coordonnateur-résident du Système des Nations Unies au Bénin, Siaka Coulibaly, et le ministre du Travail et de la Fonction publique, Adidjatou Mathys, ont procédé, en présence des cadres du secteur, à la revue semestrielle du programme de coopération Bénin-Système des Nations Unies au 30 juin 2018, revue dénommée « Effet 5 de l’Undaf». C’était vendredi 31 août dernier à Cotonou.

L’objectif de la revue semestrielle du groupe Effet 5 de l’Undaf organisée, vendredi dernier à Cotonou, est d’apprécier et de valider les résultats de l’ensemble des projets et programmes qui concourent à la réalisation de l’Effet 5 de l’Undaf, a souligné Siaka Coulibaly, coordonnateur-résident du Système des Nations Unies au Bénin. Il est prévu que, d’ici à la fin de l’année 2018, les institutions nationales et locales appliquent davantage les bonnes pratiques et principes de gouvernance inclusive, transparente et redevable.
Dans le cadre de la coopération entre le Système des Nations Unies (Snu) et le gouvernement du Bénin, Siaka Coulibaly rappelle les cinq volets couverts par l’Effet 5 portant sur la gouvernance, la participation et la décentralisation. Il s’agit, précise-t-il, du renforcement des réformes administratives, économiques et institutionnelles pour mettre en œuvre des politiques et programmes de développement ainsi que du renforcement des capacités et des processus nationaux, locaux et sectoriels de planification, programmation, budgétisation, suivi-évaluation et de gestion macro-économique. Il est également inscrit le renforcement de l’Assemblée nationale et des autres institutions de l’Etat afin qu'ils assurent mieux leurs prérogatives constitutionnelles par l’amélioration du processus de développement inclusif, la conduite des processus électoraux et la mise en œuvre des procédures et mécanismes appropriés facilitant l’accès des populations vulnérables à la justice.
L’une des préoccupations majeures au cours des assises, a martelé le coordonnateur résident du Snu, a été la recherche de la maximisation des possibilités de synergie pour plus d’efficience entre les interventions.
Etant donné l’importance du secteur de la gouvernance pour le développement économique et social durable du Bénin, Siaka Coulibaly salue l’engagement du ministère du Travail et de la Fonction publique et souhaite l’intensification du plaidoyer à l’endroit des autres ministères impliqués pour un leadership au plus haut niveau. Il a souhaité que les bonnes pratiques et principes de gouvernance inclusive, transparente et redevable soient disséminés à tous les niveaux.
Adidjatou Mathys, ministre du Travail et de la Fonction publique, en tant que chef de file de la composante Gouvernance-participation-décentralisation rappelle comment les actions de partenariat avec le Système des Nations Unies permettent d’apprécier le renforcement des institutions y compris les organisations de la société civile, le soutien aux initiatives de réformes administratives, institutionnelles et politiques. Ce partenariat, selon elle, promeut l’accès des personnes vulnérables à la justice et au respect de leurs droits, afin que règne une bonne gouvernance assortie d’une participation de tous au développement socio-économique du Bénin. Ces objectifs sont en cohérence avec le Programme d’action du gouvernement (Pag), à en croire Adidjatou Mathys. Dans l’atteinte des objectifs, des stratégies, explique-t-elle, ont été mises en place, des actions planifiées dans une démarche participative de toutes les parties avec d'importants appuis des agences du Snu du groupe Effet 5 Undaf. Il s’agit, selon le ministre, de marquer une pause pour faire le point des actions menées, évaluer les progrès réalisés dans le secteur et de trouver des solutions aux difficultés auxquelles ont été confrontés les acteurs pour la prise de mesures idoines, afin que les résultats obtenus à fin 2018 soient des plus reluisants.
Des échanges féconds ont été menés pour ajuster les actions en cours dans la perspective de l’atteinte des objectifs de l’année, a-t-elle indiqué, avant de témoigner sa gratitude au Pnud pour la capitalisation des acquis enregistrés pour un prochain cycle mieux élaboré.

Société 03 sept. 2018


Préparatifs du match Togo-Bénin: Première séance d’entraînement des Ecureuils ce jour

En prélude au match Togo-Bénin comptant pour la deuxième journée des éliminatoires de la Can Cameroun 2019, les Ecureuils entament leur stage de préparation, ce lundi 3 septembre à Cotonou. La première séance d’entraînement se déroule cet après-midi à Cotonou et sera ouverte au public.

Les Ecureuils du Bénin démarrent les préparatifs du match Togo-Bénin comptant pour la deuxième journée des éliminatoires de la Can 2019, ce lundi à Cotonou. Le sélectionneur Michel Dussuyer et son staff ont concocté un plan de travail alléchant afin de colmater les brèches avant le déplacement de Lomé.
Selon le planning rendu public, ce samedi 1er septembre, au total six séances d’entraînement auront lieu à Cotonou dont trois ouverts au public sportif et autant à huis clos. A cet effet, le grand rassemblement des joueurs retenus pour cette expédition est prévu pour ce lundi à midi. Stéphane Sèssègnon et ses coéquipiers sont tous attendus.
La première séance d'entraînement ouverte au public se déroulera sur le terrain de football de leur hôtel. Les séances d’entraînement des mardi 4 et vendredi 7 septembre respectivement au stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou de Kouhounou et au stade René Pleven d’Akpakpa seront également ouvertes au public sportif qui aura l’occasion de communier avec le Onze national. Mais, les Ecureuils et leur staff technique travailleront en vase clos, les mercredi 5 et jeudi 6 septembre au stade de l'Amitié. Selon Michel Dussuyer, les séances à huis clos se dérouleront loin de tous regards pour forger certains automatismes et mettre le système de jeu devant déjouer l’adversaire en place. Au terme des séances de Cotonou, l’équipe nationale ralliera Lomé dans la soirée du vendredi 7 septembre afin d'y faire son dernier entraînement, samedi 8 septembre prochain sur les installations du stade municipal de Lomé où aura lieu cette rencontre?

Sports 03 sept. 2018


Fin de la 2e session extraordinaire du Cnds: Des recommandations au gouvernement et aux travailleurs
[caption id="attachment_30599" align="alignnone" width="1024"]discours du président de CNDS GUILLAUME ATTIGBE[/caption]

Le Conseil national pour le dialogue social (Cnds) a clos sa deuxième session extraordinaire de l’année 2018, vendredi 31 août dernier, après quinze jours de travaux à Cotonou. Les conseillers ont formulé plusieurs recommandations à l’endroit des travailleurs et du gouvernement au cours de ces assises, dans la perspective de prévenir les probables crises sociales et d’assurer une rentrée scolaire sans anicroche.

« Nous sommes parvenus à des conclusions consensuelles très encourageantes qui ne manqueront pas d’insuffler une nouvelle dynamique à notre institution les jours à venir. », s’est réjoui le président du Conseil national pour le dialogue social (Cnds), Guillaume Attigbé, lors de la clôture de la deuxième session extraordinaire du Cnds. Il en félicite les conseillers qui, du 17 au 31 août dernier, ont échangé sur diverses questions relatives à la vie de l’institution et ont fait des recommandations sur la crise sociale au Bénin. 

Les échanges ont porté, entre autres, sur la stratégie de vulgarisation du guide de campagne des textes fondamentaux du Cnds à travers les douze départements du Bénin, la structuration des organes décentralisés et ou déconcentrés du Cnds, la situation sociale du pays à la veille de la rentrée scolaire. Plusieurs communications ont meublé les travaux dont l’une a porté sur les innovations de la loi n°2017-05 du 29 août 2017 fixant les conditions et la procédure d’embauche, de placement de la main d’œuvre et de résiliation du contrat de travail en République du Bénin et une autre sur les commissions administratives paritaires prévues par la loi n°2015-18 du 1er septembre 2017 portant Statut général de la Fonction publique.
Selon les conseillers du Cnds, ces commissions constituent un creuset d’échanges, de prévention des crises, de gestion et de négociations collectives lors des conflits sociaux.
Le Cnds recommande au gouvernement d’accélérer l’élaboration des textes définissant les modalités de la mise en œuvre de la loi sur le statut général de la Fonction publique. Aussi, recommande-t-il au gouvernement et aux organisations des travailleurs de vulgariser ladite loi, d’assurer la formation des différents acteurs à tous les niveaux de la hiérarchie administrative, pour un meilleur fonctionnement de ces commissions et pour l’obtention des résultats probants.

Par rapport à la loi n°2017-05 du 29 août 2017 fixant les conditions et la procédure d’embauche, de placement de la main-d’œuvre et de résiliation du contrat de travail en République du Bénin, le Cnds recommande aussi bien à l’endroit du gouvernement, des organisations patronales que des organisations des travailleurs, de s’approprier et de vulgariser la loi, afin que tous les acteurs soient suffisamment imprégnés de son contenu et la mettent effectivement en application chacun en ce qui le concerne.

Exhortations

Le président du Cnds, Guillaume Attigbé, a laissé entendre qu’il est opportun de rétablir au plus vite le climat de confiance entre le gouvernement et les travailleurs. Pour ce faire, poursuit-il, la première condition est de renouer le dialogue. L’enjeu étant de réinstaurer le climat de confiance, le groupe des travailleurs doit comprendre que la dégradation du dialogue relève d’une responsabilité partagée.
Guillaume Attigbé a indiqué que le gouvernement et les confédérations syndicales ont signé, au mois d’août, le procès-verbal de négociations collectives, au titre de la première session ordinaire de la Commission nationale permanente de concertation et de négociations collectives. « Cette conclusion des négociations intervenues à quelques semaines de la rentrée de l’année scolaire 2018-2019 constitue la base des problèmes majeurs à résoudre afin d’assurer une rentrée apaisée », a confié Guillaume Attigbé.
Le Cnds a prévu, entre autres, un atelier de renforcement de capacités des membres titulaires et suppléants qui sera organisé en partenariat avec le Bureau international du travail, un atelier de validation de l’étude sur l’application de la loi n°2001-19 du 21 juin 2002 portant exercice du droit de grève au Bénin, l’assemblée générale ordinaire de l’International francophone du dialogue social.

Actualités 03 sept. 2018


Gala international de boxe: Boro prend place dans le classement de la West African Boxing Union

Pour un évènement inédit, le gala international de boxe organisé pour la première fois à Parakou, samedi 1er septembre dernier, a tenu son rang. L’apothéose a été le combat vedette au cours duquel le fils du terroir, Séidou Fataou Garadima alias Commandant Boro, a tout simplement rossé le Ghanéen Ahhbah Kofi dit Black Bomba, s’accordant le privilège de faire désormais partie des boxeurs professionnels de la West African Boxing Union.

Grande aura été la désillusion d’Ahhbah Kofi alias Black Bomba, samedi 1er septembre dernier au stade municipal de Parakou, à l’occasion du gala international de boxe organisé par Gankouin 229 du promoteur Edgard Adoukonou. Il n’a pas eu le temps d’en finir avec son challenger béninois avant la troisième reprise, comme il l’avait promis. C’est plutôt le pugiliste béninois Séidou Fataou Garadima dit Commandant Boro qui, à la grande satisfaction du public qui a fait massivement le déplacement, a pris le meilleur sur lui à la quatrième reprise, par arrêt de l’arbitre international Bertin Adonh. Une victoire qui lui permet d’intégrer désormais le cercle fermé de la West African Boxing Union.
En effet, c’est avec une farouche détermination que Commandant Boro engagea les hostilités, imposant un rythme d’enfer à son adversaire, ne lui accordant aucun répit. Très agressif et soutenu par un public acquis à sa cause, il lui administra de façon accélérée des uppercuts, des crochets et une volée de directs au cours des deux premiers rounds. Mais le Ghanéen très expérimenté avec ses 15 combats livrés dont 10 remportés par KO, va se montrer un invétéré encaisseur, laissant passer la tempête.
Au troisième round, il tentera de refaire son retard. Sa résistance ne sera que de courte durée, puisque Commandant Boro passera à la vitesse supérieure, dès le coup d’envoi du quatrième round. A bout de souffle et dépassé par les évènements, Black Bomba ne savait plus à quel saint se vouer. Tel un géant qui a perdu ses appuis, il vacille et se retrouve allongé de tout son long sur le ring. Revenu entre-temps dans le combat, après un décompte jusqu’à 6, il n’arrive plus à résister aux coups de poing fermes et ravageurs du boxeur béninois. Une correction en bonne et due forme, qu’il n’oubliera pas de si tôt tout comme l’antre du stade municipal de Parakou dans lequel elle lui a été infligée. Ce qui contraindra l’arbitre à mettre un terme au combat prévu pour six rounds de trois minutes chacun.
Emu, Commandant Boro a loué l’expérience de son adversaire et aîné dans la boxe. Ayant à cœur de devenir le digne successeur du champion d’Afrique à vie de boxe, Aristide Sagbo alias Soweto, Commandant Boro vient ainsi d’effectuer son entrée dans le monde des boxeurs professionnels. Pour lui, s’ouvre donc une nouvelle page dans sa carrière. Très prochainement, il pourra livrer un combat titre en jeu, au niveau de la West African Boxing Union.
Avant ce combat vedette néo-professionnel dans la catégorie des mi-lourds, il y a eu six combats amateurs et un combat d’exhibition entre le vice-président de la Fédération béninoise de boxe, Pierre Hinvi, et l’arbitre international Bertin Adonh.
Pour ce qui est des combats amateurs, le Borgou a enregistré deux victoires contre une pour l’Atlantique. En dehors des pugilistes de ces deux départements, il y avait également ceux du Zou?

Sports 03 sept. 2018


Comé: L’arrondissement de Oumako reprend du service

Les cadenas posés sur les bureaux du siège de l’arrondissement d’Oumako, dans la commune de Comé, ont été sautés, vendredi 31 août dernier, sous la supervision du préfet du Mono, Komlan Zinsou et du clerc assermenté, Obasky Houaga. L’opération effectuée sous haute surveillance policière vise, aux dires du préfet, à remettre en fonction les différents bureaux et, ce, au grand bonheur des citoyens qui vont y renouer avec des services administratifs.

« En tant que maillon du service public, l’arrondissement est le siège de la représentation locale où sont offerts aux populations plusieurs services tels que les légalisations d’actes, les déclarations de naissances et de décès, les dépôts de signature, l’établissement de certificat de résidence, d’attestation de résidence et autres », a souligné le préfet.
Reconnaissant envers le gouvernement et la préfecture de Lokossa qui ont pesé de leur poids pour que devienne effective cette réouverture après une longue crise, le maire Pascal Houessou a indiqué que force doit rester à la loi. Il assumera la gestion des affaires de l’arrondissement cumulativement avec ses charges de maire de la commune de Comé. Il sera aidé dans ses tâches par le secrétaire de l’arrondissement qui y assurera la permanence.
Les bureaux ont été fermés depuis 2016, suite à un arrêt de la Cour suprême invalidant les dernières élections locales à Oumako. Aussi, les mécontentements suscités par l’invalidation n’ont-elles pas permis d’assurer la continuité des services encore moins d’élire un autre membre du conseil communal de Comé à la tête de l’arrondissement. A Oumako, un seul poste de conseiller communal est prévu dans le Code électoral alors qu’une frange de la population n’entend pas voir l’arrondissement être dirigé par un conseiller communal élu ailleurs.

Désiré C. VIGAN A/R Mono-Couffo

Société 03 sept. 2018


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