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Nouvelles

17e journée du championnat de football de ligue 1: Energie et Jsp contraints au nul, Asvo battue à domicile
Les matchs de la 17e journée du championnat national de football de ligue 1 ont été disputés le week-end dernier sur les différents stades. L’Association sportive Vallée Omnisports (Asvo) a été battue, vendredi 28 février par Real Sports de Parakou tandis que Energie et la Jeunesse sportive de Pobè (Jsp) ont été tenus en échec, samedi dernier respectivement par Dynamo de Parakou et Béké de Bembèrèkè. Battue (1-0) au match aller, l’Association sportive de la Vallée Omnisports n’a pas pu prendre sa revanche, vendredi 28 février dernier, sur Réal Sports de Parakou lors de la 17e journée du championnat national de ligue1. Elle a été défaite par le score de 2-0. Et pourtant, ce sont les joueurs d’Adjohoun qui ont pris les premières initiatives dans cette rencontre en allant à l’assaut des buts adverses dès l’entame de la partie. Mais, les visiteurs vont les surprendre à la 13e minute. Issac Amoah ouvre le score suite à un cafouillage dans la défense des locaux. A 1-0, les visiteurs prennent le contrôle de la partie jusqu’à inscrire le second but à la 43e minute de jeu. Moubarak Sinendé profite d’une bonne passe et trompe le gardien de l’Asvo. Réal Sports va conserver l’avance jusqu’à la fin du match. Ce succès permet aux Parakois de gagner les trois points du match et de monter dans le top 10 du classement. Ils totalisent désormais 20 points-6. Cette deuxième défaite successive a occasionné le départ de l’entraineur de l’Asvo, Chitou Rachad. Celui-ci a déposé le tablier juste à la fin de cette rencontre. Sur les mêmes installations, le lendemain, samedi 29 février, Béké de Bembèrèkè et la Jeunesse Sportive de Pobè n’ont pas pu se départager. Comme lors de la phase aller, les deux équipes se sont séparé dos à dos (0-0). Une belle opération pour les protégés de Francis Gbian qui totalisent désormais 20 points+2 alors que la Jsp compte 20 points -6. Partage des points entre Energie et Dynamo Sur le terrain de l’Université d’Abomey-Calavi, Energie Football Club a été contraint au partage des points par Dynamo de Parakou. Les poulains de Mathias Déguénon ont été surpris dès la 16e minute de jeu par le but de Boubacar Guindo suite à une mauvaise sortie de Ludovic Alla. Le score va rester inchangé jusqu’à la mi-temps. A la reprise, les locaux vont courir derrière l’égalisation. Ils vont s’offrir les meilleures occasions de la deuxième partie. Energie Fc va multiplier les bonnes intentions jusqu’à obtenir l’égalisation. Sur un coup franc magistralement transformé, Nestor Ahovey réussit à tromper le gardien de Dynamo, Sophiane Gounou et permet à sa formation de revenir au score (1-1). Ce résultat est une contre-performance selon le coach de Energie Fc, Mathias Déguénon, vu qu’ils avaient battu cette formation de Dynamo de Parakou à l’aller. « A domicile, il faut prendre les points mais malheureusement, nous en avons perdu deux », a-t-il déclaré. Pour lui, c’est une déception, contrairement au coach de Dynamo de Parakou, Imorou Abdou-Rahoudou, qui repart dans la cité des Kobourous avec un précieux point. Dynamo de Parakou totalise désormais 20 points-6 tandis qu’Energie Fc compte 23 points+4. Les rencontres de la 17e journée se poursuivent, ce lundi 2 mars, avec un duel alléchant entre les Dragons de l’Ouémé, 4e avec 25 points et Esae, 3e avec 28 points+4. -------------------------------- Résultats et programme des matchs --------------------------- Vendredi 28 février 2020 A Missérété : Asvo # Réal Sports : 0-2 Samedi 29 février 2020 A Calavi : Energie # Dynamo de Parakou : 1-1 A Missérété : Jsp # Béké 0-0 Lundi 02 mars 2020 A Missérété (16h) : Dragons # Esae Sports 02 mars 2020


Lancement du projet Forêts classées du Bénin: 75 millions de dollars US d’investissement pour préserver les aires protégées
Le projet Forêts classées du Bénin entre dans sa phase active. Il s’agit d’un investissement de 75 millions de dollars US pour préserver les aires protégées et lutter contre les effets néfastes des changements climatiques au Bénin. La gestion durable des forêts classées préoccupe les autorités béninoises. Le projet Forêts classées entré en vigueur le 1re octobre 2019 à la satisfaction du gouvernement, selon José Tonato, ministre du Cadre de vie et du Développement durable, a été lancé officiellement, mardi 25 février dernier à Cotonou. D’un montant de 75 millions de dollars US dont une contrepartie nationale estimée à 14 millions de dollars US, le projet Forêts classées du Bénin couvre une période de sept ans, notamment octobre 2019-novembre 2026. Il prend en compte quatorze forêts classées localisées dans les départements de l’Atlantique, du Plateau, du Zou, des Collines, du Borgou, de la Donga, de l’Atacora, et de l’Alibori et une vingtaine de communes riveraines, d’après José Tonato. L’objectif du projet,précise-t-il, est d’améliorer la gestion intégrée des forêts classées ciblées, de faciliter l’accès des principaux centres de consommation aux bois-énergie produits de manière durable et de promouvoir la chaîne de valeur des Produits forestiers non ligneux (miel et karité) ciblés pour améliorer les revenus des communautés dépendantes des forêts. D’après José Tonato, le projet va impacter la population locale estimée à un million d’habitants qui verront leurs conditions de vie améliorées par des opportunités d’emplois, de revenus, et un meilleur accès aux acteurs de production agricole. Projet novateur Saluant le soutien financier de la Banque mondiale dans la mise en œuvre du Pfc, José Tonato a dévoilé l’utilité et l’importance des forêts dans la lutte contre les changements climatiques. «Le développement durable n’est possible qu’avec la gestion durable des ressources naturelles et en particulier des ressources forestières. Outre les produits forestiers ligneux et non ligneux, les forêts sont également de précieux écosystèmes capables d’absorber le gaz carbonique et donc d’épargner à notre univers plusieurs risques environnementaux, notamment le risque de changement climatique. Elles sont aussi les écosystèmes qui contribuent à la régulation des régimes hydrauliques de cours d’eau, à la recharge des nappes phréatiques, à la protection des sols contre divers types d’érosion et de dégradation », a expliqué le ministre. D’importants efforts ont été accomplis par le gouvernement, grâce à l’appui des partenaires dont la Banque mondiale pour accompagner les communautés riveraines, dans la préservation des aires protégées, a martelé Atou Seck, responsable des opérations de la Banque mondiale au Bénin. Selon lui, point n’est besoin de rappeler que le Bénin est confronté à un recul inquiétant de ses forêts. La surface forestière est passée de 8,12 millions d’hectares en 2007 à 7,9 millions en 2016, soit un déclin de plus de 215000 hectares. « La pression démographique, les pratiques agricoles peu soucieuses de la protection des ressources forestières et de l’environnement ainsi que l’exploitation anarchique des forêts constituent de nos jours des phénomènes majeurs qui accentuent les extrêmes climatiques », a fait savoir Atou Seck, avant de suggérer un sursaut national pour assurer l’équilibre entre l’homme et son environnement, face à l’apparition des conflits sociaux autour de quelques écosystèmes naturels. Atou Seck a, par ailleurs, souligné que le projet forêts classées mettra en place des mécanismes incitatifs en faveur des activités d’agroforesterie et d’intensification agricole et améliorera la maîtrise des feux de brousse, tout en développant des plantations pour la production de bois de chauffage sur des terres boisées dégradées afin de satisfaire les besoins énergétiques importants des centres urbains. Il s’emploiera également à accroître l’efficacité de la production de charbon de bois, à améliorer la gestion de la transhumance. Actualités 28 févr. 2020


Après la célébration du Cinquantenaire du quotidien national d’information: L’Onip reconnaissant à la Haac
Une délégation de l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip) est allée exprimer sa gratitude au président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication, pour son soutien lors de la célébration du Cinquantenaire du quotidien national d’information. C’était hier jeudi 27 février, à la faveur d’une audience au siège de l’institution de régulation des médias à Cotonou. La délégation de l'Onip, conduite par Bertin Sowakoudé, directeur général par intérim de l’Office national d’imprimerie et de presse, au cabinet du président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), hier jeudi 27 février, était composé de Paul Amoussou, directeur de publication du journal La Nation, Reine Azifan, ancienne directrice générale de l’Onip et Bertille Yèhouénou, chef du personnel. Il était question pour Bertin Sowakoudé et sa suite d’exprimer leur reconnaissance à Rémi Prosper Moretti, président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication pour son soutien et sa sollicitude lors de la célébration du Cinquantenaire du quotidien national d’information. A sa sortie de l’audience, Bertin Sowakoudé, a indiqué les raisons de sa présence au cabinet du président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication. Selon lui, Rémi Prosper Moretti n’a pas marchandé son soutien à l’Office lors des manifestations entrant dans le cadre du Cinquantenaire du quotidien national d'information. « Notre visite à la Haac vise à remercier le président de l’institution pour sa sollicitude à nos côtés lors de la célébration du Cinquantenaire du quotidien national d’information du Bénin », a expliqué le directeur général par intérim de l’Onip. « Le président de la Haac était à nos côtés au cours de ce Cinquantenaire que nous avons célébré l’année dernière. Nous sommes venus lui dire merci. Nous avons profité de l’occasion pour lui présenter nos vœux pour la nouvelle année», a-t-il ajouté. Actualités 28 févr. 2020


1970-2020: Johnny Ahossi, déjà 50 ans da carrière musicale !
Johnny Ahossi est incontestablement l’une des plus belles voix de la musique traditionnelle béninoise. 50 ans déjà que le géniteur du groupe Ayessi sinsanmè a découvert sa passion pour la musique et s’y est donné à cœur joie. Malgré le poids de l’âge, il n’est pas prêt à abandonner la scène. Pour ses noces d’or, il promet le meilleur et veut à nouveau faire vibrer les cœurs. La réputation de « Doyen » qui lui colle à la peau depuis des lustres, Johnny Ahossi l’a forgée sur son long parcours musical. Son parcours et sa carrière impressionnent plus d’un et il est cité à maintes occasions, comme une école que devraient fréquenter les jeunes musiciens. L’humilité à fleur de peau, beaucoup lui vouent une certaine admiration. Originaire d’Assanté dans la commune de Glazoué, Johnny Ahossi a vu le jour vers 1954 à Paouignan, son village maternel. Il est imprimeur de formation et a servi de 1975 à 1991 à l’ex-Office national d’édition, de presse, de publicité et d’imprimerie (Onepi) en tant que conducteur des presses typo. Mais ce métier n’a pas pu révéler au grand public le jeune Johnny Ahossi. S’il est devenu très célèbre, c’est bien grâce à la musique. Et rien ne le prédestinait à une telle issue. L’homme ne cache pas qu’il a toujours été passionné de musique. Mais son domaine de prédilection, c’était la musique moderne. Il y a même excellé, faisant le tour de plusieurs orchestres entre Cotonou et Ouidah. Le groupe musical « Super Star » de Ouidah, l’orchestre « Discafrie Band » de Gbégamey, rebaptisé par la suite « les Perles Noires du Bénin » ont eu pendant longtemps pour lead, cet homme à la voix singulière. « Sa manière d’entonner les chansons reste si impressionnante. Le voir sur scène était un vrai plaisir », confesse un de ses admirateurs qui prenait du plaisir à le suivre entre 1972 et 1986. Cette période était bien celle des débuts du jeune musicien qui n’a pas mis beaucoup de temps à s’imposer et à se révéler comme un artiste d’avenir. Johnny Ahossi va se révéler davantage avec les chansons révolutionnaires pour accompagner l’ordre politique marxiste-léniniste. Il en a composé plusieurs à la gloire du grand camarade de lutte d’abord, et des masses populaires ensuite. « Il est parmi les jeunes griots qui ont fait la gloire de la révolution populaire du Bénin à travers plusieurs chansons révolutionnaires », témoigne-t-on à son sujet. Du moderne au tradi Entre-temps, l’envie de s’essayer à la musique traditionnelle lui prend et ceci, sur recommandation de plusieurs personnes. Mais Johnny n’aura pas gain de cause auprès des groupes de musique traditionnelle qui lui réservent plutôt un accueil glacial. Il ne va pour autant pas se décourager, et décide de monter son propre groupe. Il aura pour nom « Ayessi Sinsanmin ». La sortie officielle du groupe, le 26 octobre 1977, se révèle un vrai succès. Succès surtout parce que le groupe, sinon son géniteur innove avec son propre rythme, le « Toba solè », jusque-là inconnu du public. Plus rien ne pouvait donc arrêter l’ascension fulgurante du jeune artiste qui vole de succès en succès. En 1975, son premier disque 45 tours sort, suivi en 1979 de son premier 33 tours avec des titres comme Kouhééloué kouyakamè, Ganmènou … En 1984, Johnny fait encore parler de lui avec la sortie de son deuxième 33 tours qui l’a propulsé avec notamment les titres Yao agbokpozi, Létowédié… Près de 50 ans après un tel succès, Johnny Ahossi n’a presque rien perdu de sa superbe voix. Certes, le poids de l’âge et la faiblesse du corps se font déjà sentir à son niveau, mais sa voix est demeurée presque intacte. Pour ses cinquante ans de scène, il ne compte d’ailleurs pas faire les choses à moitié. Une série de manifestations est prévue dans ce cadre. Il est projeté, entre autres, un géant concert à Cotonou. Concert qui verra prester plusieurs artistes de sa génération. Pour ses noces d’or, Johnny Ahossi prévoit aussi la réalisation d’une nouvelle œuvre de huit titres puis d’un disque vidéo de plusieurs de ses morceaux à succès. L’artiste mûrit ces projets, en comptant sur ses fans et les bonnes volontés. « Si je n’ai pas de soutien, je ne pourrais pas réaliser ces projets auxquels je tiens beaucoup parce qu’il s’agit de mes 50 ans de carrière », plaide-t-il. C’est le moment sans doute pour tous ceux qui ont eu le loisir de scander « Ayessi sinsanmin, odjé sinsanmin » de prêter main forte à leur chouchou d’antan, mais surtout de le célébrer pendant qu’il est encore temps. Modestie et succès Unanimement, Johnny Ahossi est reconnu pour son humilité et sa simplicité. « La vie ici-bas a besoin de modestie », soutient l’artiste. « Je ne suis pas riche, mais je me suis fait un nom avec la musique », enchaine-t-il. L’un de ses plus beaux souvenirs reste sans doute sa participation au Festival international de danses et de folklores à Nanning en République populaire de Chine en 1999. Il était non seulement le seul représentant du Bénin, mais aussi et surtout le seul Noir présent, et a réussi à faire danser des milliers de Chinois en chantant dans la langue chinoise. L’homme est membre fondateur de l’Union nationale des compositeurs chanteurs traditionnels du Bénin. Il milite aussi au sein de l’Association nationale des compositeurs chanteurs traditionnels du Bénin, de la Fédération des associations d’artistes du Bénin. Il est le président fondateur du Conseil national des vedettes Mahi de la chanson et membre fondateur de l’Association rossignol de la tradition. Johnny Ahossi a participé à plusieurs festivals et manifestations culturelles au Bénin et à l’étranger. Il a obtenu plusieurs prix. En 1999, il s’est adjugé le deuxième prix du concours de la meilleure chanson sur « Problèmes liés à la croissance rapide de la population » organisé par le ministère du Plan, à l’occasion de la 13e Journée mondiale de la population. La même année, il a obtenu le premier prix, Bénin Golden Awards pour la meilleure chanson masculine de musique traditionnelle. En 2002, il s’est vu décerner le premier prix, pour la meilleure chanson au concours Fnuap sur la mortalité maternelle. Un an plus tard, il a reçu le premier prix pour la meilleure chanson de musique moderne «pour un environnement sain » organisé par le Groupement des artistes pour la sauvegarde de l’environnement. 2007, il remporte le 2e prix de la musique traditionnelle au concours Journée de l’éco-citoyenneté. Il est aussi, depuis 2008, Chevalier de l’Ordre du mérite social du Bénin. A l’actif de l’homme qui soufflera d’ici là, ses 50 bougies de carrière, de nombreux autres distinctions, trophées et prix et surtout, un treizième album à sortir bientôt. Culture 27 févr. 2020


Suite aux incendies à Athiémé et Houéyogbé: La Fondation Etisalat Bénin au chevet des sinistrés
Une délégation de la Fondation Etisalat Bénin était, mardi 25 février dernier, dans plusieurs localités d’Athiémé et de Houéyogbé pour assister les familles touchées par des incendies. La Fondation de l’opérateur de téléphonie mobile Moov s’est rendue au chevet des sinistrés avec des lots de vivres et autres. C’est en réaction au cri de détresse des victimes des incendies enregistrés, ces dernières semaines, à Athiémé et à Houéyogbé que la Fondation Etisalat Bénin a envoyé, sur le terrain, une délégation. Conduite par Dolorès Chabi-Kao, secrétaire exécutive de la Fondation, la délégation a visité, mardi dernier, les sinistrés dans les localités où les flammes ont dicté leur loi. Pour ce faire, elle s'est rendue d’abord à Athiémé. Dans cette commune, ce sont en tout sept villages répartis dans quatre arrondissements sur cinq qui ont été touchés. Il s’agit des villages d’Akonana, de Don Agbodougbé, de Doncondji, d’Avédji, d’Adjovè, d’Abloganmè et de Djadoconmè. Quarante-huit sinistrés y ont été recensés, selon des cadres du ministère en charge des Affaires sociales. Après la descente sur les lieux de l'incendie, Dolorès Chabi-Kao et sa suite sont revenues à l’hôtel de ville à Athiémé centre. Aux sinistrés qui y attendaient, la délégation a essayé de remonter le moral et souhaité la reprise de leurs diverses activités en vue d’une meilleure prise en charge. « Ce que vous avez perdu est important. Et nul ne peut prétendre vous les remplacer intégralement », dit-elle. Le don de la Fondation Etisalat Bénin vise à soulager quelque peu leurs peines, ajoute Dolorès Chabi-Kao, avant de poursuivre son périple à Houéyogbé, dernière étape de la tournée. La délégation s’est rendue précisément à Tohonou où l’incendie a eu raison de tout un hameau, le 15 février dernier. Vingt-quatre habitations y ont été consumées par des flammes qui n’ont épargné ni greniers ni sommes d’argent thésaurisé, selon Paulin Sossou, chef de l’arrondissement de Zoungbonou. A l’en croire, la centaine de victimes recensées à la suite de l’incendie n’a plus de domicile fixe et ne survit que grâce aux dons. Au-delà des dons A Athiémé comme à Houéyogbé, la délégation de la Fondation Etisalat Bénin a offert des produits de première nécessité tels que du riz, du sucre et des pâtes alimentaires aux sinistrés. Des nattes ainsi que des couvertures et des tentes pour s’abriter font également partie du don. Au nom des bénéficiaires, ce sont les autorités qui ont réceptionné les dons. A Athiémé, Julien Kouhagni a représenté le maire. Pour le compte des victimes de Tohonou, c’est Cyriaque Domingo, maire de Houéyogbé, qui a reçu le don à l’école primaire publique de Tohonou. Sur les lieux, un comité de cinq membres a été aussitôt mis en place en vue de procéder à la distribution équitable des lots, selon Paulin Sossou, chef de l’arrondissement de Zoungbonou. Pour le geste, les autorités se sont confondues en remerciements à l’endroit des responsables de la Fondation et du réseau téléphonique Moov. Leurs mots de gratitude sont allés également au gouvernement et en particulier au ministère en charge des Affaires sociales qui a porté la voix des victimes auprès de la fondation donatrice. « Mais le plus important, note Dolorès Chabi-Kao, c’est que nous nous sommes déplacés sur le terrain pour manifester aux victimes notre compassion et notre amour». Son collègue Mostafa El Houti, chef projet marketing à Moov Bénin, souligne que l’objectif principal de la démarche de la Fondation, c’est d’accompagner les victimes afin qu’elles ne se sentent pas délaissées. De ce qu’il a vu sur le terrain, il retient que « l’on ne peut jamais imaginer les douleurs que les victimes ressentent parce qu’elles ont tout perdu ». Invitant d’autres personnes généreuses à leur emboiter le pas, il conclut que « dans pareille circonstance, tout humain veut qu’on l’accompagne ». Société 27 févr. 2020


Vie des partis: Les Fcbe s’enlisent dans la crise interne
Le virus de la division ronge toujours le parti Force cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) à deux semaines du lancement de l’enregistrement des listes de candidatures par la Commission électorale nationale autonome (Céna) en vue des municipales et communales du 17 mai prochain. Guerre de communiqués sur fond de guerre de leadership au sein des Force cauris pour un Bénin émergent (Fcbe). Les ténors du parti dont l’ancien président de la République, Boni Yayi est le président d’honneur, pourront-ils encore accorder leurs violons pour affronter en rangs serrés les communales et municipales du 17 mai prochain ? Bien malin qui pourra répondre à cette interrogation, au regard de l’ampleur de la crise interne à cette formation politique, sur fond de vagues de communiqués entre les deux camps protagonistes. Les faits montrent que plus l’on avance dans le processus électoral en cours, plus les barons du parti peinent à parler le même langage. La preuve en a été une fois encore donnée le week-end écoulé où un groupe de 42 membres se réclamant du bureau exécutif national a rendu public un communiqué à l’attention des organisations décentralisées du parti à savoir les coordinations ou secrétariats exécutifs communaux et les coordinations de circonscriptions électorales. Ce groupe dénonce clairement les autres membres du bureau de prendre en otage le parti en gardant par-devers eux les documents fondamentaux notamment le récépissé d'enregistrement du parti, les statuts et règlement intérieur. Ils les détiendraient toujours jusqu’à ce jour, en dépit, selon les signataires du communiqué, des multiples promesses de remise au président d’honneur. Or, depuis le 30 décembre 2019, ce dernier a entrepris avec « sagesse et patience », une médiation en vue de régler la crise née du parti Fcbe après l’obtention du récépissé. Mais les choses semblent ne pas évoluer en vue d’une sortie de crise. Les 42 signataires du texte accusent les autres membres du bureau de faire du dilatoire dans la résolution de la crise qui secoue le parti. Ils demandent aux différentes coordinations communales et de circonscriptions électorales de continuer sans désemparer la constitution des dossiers de candidature aux élections communales et municipales. Ils les exhortent par ailleurs à garder sur eux lesdits dossiers jusqu’à nouvel ordre et à ne céder « ni au chantage ni à la pression de quiconque ». Cette exhortation veut-elle dire que les signataires de ce communiqué sont déjà dans la logique d’un plan B au cas où ils n’auraient pas gain de cause pour la remise des documents fondamentaux au président d’honneur ? Réponse du berger à la bergère Avant cet énième message, il y a eu un autre qui rendait compte d’une rencontre entre certains membres du parti dont la plupart des 42 signataires du communiqué sus-évoqué, et le président d’honneur Boni Yayi. Lesquels réclament la convocation d’un congrès avant les élections communales et municipales prochaines en vue de sonner la mobilisation des militants. Une demande à laquelle ne veulent pas accéder les autres membres du bureau attaqués et qui détiendraient, selon certains, sur eux les documents fondamentaux du parti. Le camp Paul Hounkpè et consorts, dans un communiqué en réponse en date du samedi 15 février, dénoncent l’illégitimité et l’illégalité de leurs accusateurs dont certains « ont fait usage de faux d'une ancienne liste de présence signée des personnes dont certaines sont aujourd’hui en détention, démissionnaires ou actuellement à l’extérieur ou faisant usurpation de titre ». Pour Paul Hounkpè, pas question d’organiser un congrès avant le scrutin. Le communiqué du secrétaire exécutif national soupçonne des intentions cachées derrière l’organisation de ce congrès pour éjecter par ruse les membres qui se sont battus pour obtenir le récépissé qui permet aujourd’hui au parti d’exister légalement. Le congrès pourrait se tenir après les élections communales du 17 mai prochain. Mieux, « la réclamation à cor et à cri de copies originaires des documents et surtout d’un récépissé dont on a reçu l’original du Journal officiel est non seulement curieuse mais cache des intentions inavouées », dénonce le communiqué signé du secrétaire exécutif national. Pis, Paul Hounkpè et les siens relèvent par ailleurs qu’aucune des exigences de son camp n’a été prise en compte lors des échanges pour la réconciliation. Paul Hounkpè précise que la convocation d’un congrès ne relève ni du président d’honneur ni des coordonnateurs de circonscription ni d’une partie de bureau exécutif national mais du secrétaire exécutif national qu’il est, ou d’une majorité qualifiée du bureau exécutif national que les 42 personnes signataires du communiqué sont loin d’atteindre. Le camp Paul Hounkpè invite, pour sa part, les coordonnateurs de circonscription, ainsi que les militants désireux d’être candidats à poursuivre la mobilisation de leurs dossiers et à les transmettre aux personnes dont les noms leur seront communiqués dans les prochains jours. De toutes les façons, cette guerre de communiqués au sein de Fcbe vient mettre à nu le profond malaise au sein de parti, principale formation politique de l’Opposition. Si les choses évoluent en l'état, dénotant de l’ampleur des antagonismes, il n’est pas exclu d’assister bientôt à l’éclatement de ce parti. Car, rien ne présage de ce que l’entente pourrait revenir avant la tenue des élections communales et municipales. Actualités 17 févr. 2020


Match en retard de la Vitalor-Ligue1: Duel décisif entre Esae Fc et Tonnerre ce jour
Dans le cadre du match en retard de la 15e journée de la Vitalor-Ligue1, Esae Football club reçoit ce mercredi 12 février, au stade René Pleven de Cotonou, l’As Tonnerre de Bohicon. Cette rencontre apparait comme un match difficile pour ces deux formations qui souhaitent un meilleur repositionnement dans le classement. Victorieux de Béké de Bèmbèrèkè par le score de 1-0, le week-end dernier, Esae Football Club affronte ce mercredi 12 février, l’Association sportive Tonnerre de Bohicon au stade René Pleven de Cotonou. Deuxièmes au classement avec 26 points, Marcel Dandjinou et ses coéquipiers auront à cœur de remporter cette partie pour se rapprocher davantage du leader provisoire, Ayéma Football club, 30 points+15. Avec 8 victoires, 2 matchs nuls et 3 défaites, ils n’ont pas droit à l’erreur s’ils espèrent finir le premier tour en tête de la compétition. En effet, Esae Football club est contraint de gagner cet après-midi à Cotonou avant son déplacement sur Parakou pour défier les Buffles de Parakou, 4es avec 22 points+6. Cette rencontre est également importante pour l’As Tonnerre de Bohicon qui totalise le même nombre de points que le premier relégable, Uss-Kraké, 16 points-9. Onzièmes au classement avec 16 points-2, les poulains de Stanislas Akélé devront éviter une défaite lourde, de peur de se retrouver proche de la zone rouge. Contrainte au nul par la Jeunesse sportive de Pobè lors de la 14e journée du championnat, l’As Tonnerre ne part pas avec la faveur des pronostics. Elle devra aborder cette rencontre avec plus de sérénité si elle espère défier Esae Football club pour se repositionner dans le classement. Comme quoi, cette confrontation est capitale pour ces deux formations qui lorgnent toutes le sommet de la compétition. Sports 12 févr. 2020


16e journée de la Vitalor-Ligue 2: As Cotonou leader provisoire, Soleil Fc à la traîne
La phase aller du Championnat national de football de Ligue 2 s’est achevé, ce jeudi 30 janvier, avec les matchs de la 16e journée de la compétition. L’As Cotonou avec 30 points +12 termine cette phase aller en tête du classement tandis que Soleil Football est la lanterne rouge avec 13 points -9. Les rencontres de la 16e journée du Championnat national de Ligue 2 se sont déroulées, ce jeudi 30 janvier, sur les différents stades. Au stade René Pleven de Cotonou, l’As Cotonou s’est débarrassée de l’As Tado par le score de 2-1. Ce sont d’ailleurs les protégés de Imorou Bouraïma qui ont ouvert le score à la 8e minute par le biais de Jospin Botchi. Les visiteurs vont mettre la pression sur la défense de l’As Cotonou et son gardien Mohamed Abou sans succès. Safianou Olaleyé et ses coéquipiers de l’As Tado vont retourner aux vestiaires sans égaliser. A la reprise, ils reviennent avec de bonnes intentions et parviennent à trouver la faille à la 59e minute par l’intermédiaire de Richard Moses. A 1-1, le coach de l’As Cotonou renforce son dispositif avec deux changements. Amour Ayadji et Ghislain Adademey vont entrer en lieu et place de Ezéckiel Gbéssi et Alexis Mensah. La partie va être relancée et Nassirou Adamou de l’As Cotonou va profiter d’une bourde du gardien de l’As Tado pour inscrire le second but de de son équipe à la 65e minute. Avec ce succès, l’Association sportive de Cotonou finit au sommet de la compétition avec 30 points +12. Battu par Entente de Kandi sur le même score, Soleil Football club est la lanterne rouge au terme de cette phase aller avec 13 points -9. Quant aux Cavaliers de Nikki, 2es avec 30 points +11, ils restent de sérieux challengers pour le titre. En déplacement mercredi 29 janvier dernier, ils ont été défaits (3-0) par Dadjè Football club. La seconde phase de la compétition démarre le samedi 22 février prochain après quatre semaines de trêve tandis que le Mercato est prévu du 1er au 29 février prochain. ------------------------------ Résultats des matchs Mercredi 29 janvier 2020 À 16 h Espoir de Savalou # Zazira 0-0 Requins # Éternel: 2-0 Soleil # Entente de Kandi: 1-2 Hodio # Dynamo (A): 1-1 Tanekas # As Police 1-2 Dynamique # Asos: 2-1 Ao # Adjidja: 0-3 Dadjè # Cavaliers: 3-0 Jeudi 30 janvier 2020 À 16 h As Cotonou # As Tado 2-1 ------------------------ Classement provisoire phase aller 1er As Cotonou 30 pts +12 2e Cavaliers 30 pts +11 3e Espoir 29 pts +9 4e Dadjè Fc 29 pts +4 5e Entente de Kandi 27 pts +7 6e Tanekas 25 pts +8 7e Dynamo Ab 25 pts +5 8e Requins 24 pts -2 9e Adjidja 23 pts +4 10e AO 20pts 0 11e Eternel 19 pts -7 12e As Tado 17 pts -3 13e Asos 16 pts -2 14e Zazira 16 pts -3 15e Hodio 16 pts -4 16e Dynamique 15 pts -9 17e As police 15 pts -14 18e Soleil Fc 13 pts -9 Sports 31 janv. 2020


Religion / Us et coutumes: Gu, un dieu justicier et gouverneur du progrès
Dans le panthéon ouest-africain en général et béninois en particulier, le dieu du fer (Gu, Ogu ou Ogun) occupe une place de choix parmi les divinités. Il est au service de la justice et de la transformation industrielle dans la conscience sociétale collective. Un jeune homme, apprenti mécanicien à Kétou qui aurait dérobé une pompe à essence et un démarreur dans le garage de son patron, est fauché en pleine circulation en allant à Bohicon. Avant de succomber des suites des atroces malaises, il avoue son forfait qu’il a nié quelques jours plus tôt, se prêtant même au rituel Dagu ou Xwlégu ou encore appelé Olori chez les Idaasha. Son père, haut dignitaire d’un culte chrétien, n’a pu rien faire pour le sauver. Sa mort serait donc le fait de Gu, le dieu du fer, réputé au sud-Bénin comme une divinité sans pitié dans la quête et la restauration de la justice sociale. A Atchonsa, commune de Bonou, un fait similaire et pour le moins irrationnel s’est produit, il y a quelques années. Un présumé voleur de vivres s’est vu la cuillère coincée dans sa gorge alors qu’il mangeait. Il eut la délivrance grâce à la diligence des prêtres de Gu, après avoir reconnu son acte. Mais avant, un de ses enfants en est mort ; un autre souffrait depuis plusieurs semaines d’un mal incurable. Dans la même localité, des enfants à qui un voleur a partagé des beignets achetés avec l’argent du butin, sont passés un à un de vie à trépas ; lui-même a traîné le surmenage pendant des années. Agoué, commune de Grand-Popo, il y a une trentaine d’années, le chef de la collectivité Atanley a fait recours à Gu, après la disparition des cotisations faites dans le cadre d’une cérémonie traditionnelle, après trois jours d’avertissement annoncés par le crieur public. Tous ceux qui ont eu vent de l’opération et qui n’ont pas dénoncé les voleurs et leurs complices ont commencé à périr un à un, tout comme ceux qui, même innocemment, ont mangé ce à quoi l’argent a servi à acheter. Au bout de neuf jours, une bonne partie du village a été décimée. Entre temps, les voleurs ont jeté le reste de l’argent dans un puits et ceux qui ont bu l’eau du puits ont aussi commencé à tomber malade et à en mourir. Une intervention des chefs traditionnels a permis d’arrêter le carnage, suite aux cérémonies de désenvoûtement et aux sacrifices recommandés par l’oracle Fâ qui a été consulté. Les récits des manifestations de la divinité (Gu chez les Fon, Ogu chez les Goun, Ogun chez les Yoruba) sont légion. L’évocation du dieu du fer fait peur, tant il est redoutable et craint dans la conscience sociétale collective. Selon Ifujumi Olabodé alias Tamiaga Omon-Iya, détenteur de Gu à Kétou, la divinité est « incontrôlable, infaillible et ne se trompe pas de cible ». « Il suffit de poser son problème au fétiche, de faire la prière qui convient devant lui et il se charge de le régler », confie son confrère Félix Babatoundé. « Si on lui donne ce qu’il faut, l’huile palmiste ‘’tchotcho’’, Gu réagit avec violence », avertit le féticheur et guérisseur traditionnel à Kétou. Phénoménologie de la rationalité 2020 est essentiellement sous la gouvernance du dieu Gu, selon Abdou Rahimi Amoussa, métaphysicien et plasticien, qui recommande la droiture et le pardon tout au long de cette année afin d’échapper aux représailles de la divinité. Gu a fait l’objet d’un colloque scientifique à l’occasion de la quatrième édition du Festival international de Porto-Novo (Fip 2020), les 6 et 7 janvier derniers, sur le thème « Ogun/Gu, l’emblème de l’innovation et de la technologie de la constellation des vodoun : pistes de réflexion et épistémologie pour un développement viable au XXIe siècle ». Il était question d’aller au-delà de l’hermétisme qui entoure le vodoun en général et le Gu en particulier, puisque les explications des spécialistes et gardiens de la tradition ne permettent pas toujours de saisir de manière cartésienne les principes des manifestations des divinités. « Dans l’imaginaire collectif au Sud-Bénin et au-delà où des cultes lui sont voués, les accidents liés au fer principalement seraient le fait de la colère de Gu », souligne Osséni Soubérou, doctorant en Sociologie du développement au Laboratoire d’analyse et de recherche : Religion, espace et développement (Larred) de l’Université d’Abomey-Calavi (Uac). A en croire le chercheur qui a présenté une communication sur le thème « Perceptions et représentations sociales du dieu Gu au Sud-Bénin à travers expressions, proverbes, contes », le Gu évoque d’une part la violence, les troubles, et de l’autre la justice, la vérité, la vengeance. « Grâce au rituel Olori, un objet volé pourrait ainsi être restitué par le voleur ou du moins ce dernier perdrait sa vie en cas de résistance à la restitution de l’objet volé », confirme, pour sa part, Barthélémy Idossou Babalao du Larred, au terme d’une étude entreprise en 2019 dans la ville de Dassa-Zoumè dans le centre du Bénin, et présentée lors du Fip 2020. Un individu qui jure le nom de Gu et, ou en touchant avec sa langue un objet métallique (bronze, cuivre, étain et fer surtout), entend prouver toute son innocence ou certifier qu’il est sincère et dit la vérité. Il n’est pas rare que la victime d’un vol ou d’une injustice promette de recourir au dieu Gu pour retrouver et châtier le coupable. « Gu punit les malfaiteurs, les criminels, surtout les voleurs ; il n’admet pas les esprits corrupteurs », affirme Rahimi Amoussa, présentant sa communication « Ogu ou la voie du guerrier martien » (Fip 2020). « Gu recherche et châtie les voleurs, les sorciers, les méchants en général », confirme Tamiaga. Cela traduit « une phénoménologie de la rationalité et permet d’avoir une société plus ou moins juste », dira M. Babalao. Un vodoun guerrier et bâtisseur Au cœur de Porto-Novo, la capitale du Bénin, un quartier est dédié à la divinité Gu : Goukomey. La situation de ce quartier à proximité du palais royal Honmè n’est pas anodine. Outre la fabrication des accessoires royaux par les Ayatô (littéralement pères du fer) qui forgent le fer dans un esprit d’art et de divination du Gu depuis la fin du XVIIe siècle, elle serait « liée à la quête de la paix, du bien-être social et du développement industriel dans le royaume de Hogbonou à travers la divinité Gu », selon Jéronime Zanmassou de la faculté d’architecture de l’Université Libre de Bruxelles. « Dieu de la guerre, prédateur, destructeur mais aussi créateur, le Gu est à la fois éclaireur, chasseur et forgeron, militaire, bâtisseur d’empire et révolutionnaire, chauffeur, mécanicien, aviateur ou informaticien ; il est le progrès technique et ses ambivalences », soutient Cousin Saskia. Au-delà donc de son caractère redoutable, sanguinaire, insatiable, la divinité Gu est vénérée par ceux qui travaillent le fer ou avec les métaux en général (forgerons, chasseurs, cultivateurs, guerriers, bouchers, barbiers, menuisiers, charpentiers, sculpteurs). Dans l’entendement de ceux qui y croient, c’est le vodoun qui gouverne la transformation industrielle dans le monde. Il désigne « le principe exploiteur des mines de la terre », souligne Abdou Rahimi Amoussa. « C’est Gu qui nous donne à manger sur terre ; c’est la plus forte des divinités ; elle est partout », assure Félix Babatoundé. La divinité est liée à la connaissance de la forge et de la fabrication des outils métalliques qui revêtent une dimension surnaturelle et spirituelle. Au Danxomè, rappelle le métaphysicien, Gu est le précurseur des forgerons qui l’honorent en chômant le mardi, un jour qui lui est consacré : Guzangbé (littéralement le jour de Gu). Pour lui, Gu est un vodoun qui tire son énergie du dieu Mars des métaux, des pierres précieuses et de la guerre. « Cette énergie martienne est à l’origine des accidents de circulation, des blocages matériels, financiers, sociaux et professionnels de l’homme mais constitue également le seul rempart pour les éviter », pense Rahimi Amoussa. Il n’en veut pour preuve que cet adage goun qui dit : « Si une voie est fermée, c’est Gu qui l’ouvre ». Symboles et perceptions populaires du Gu Gu est présent partout au Bénin. Matérialisée généralement par une motte de terre surmontée d’objets métalliques divers et entourée de palmes effilochées, la divinité peut prendre plusieurs formes. A Agoué, une stèle du dieu Gu constituée de chaînes d’esclaves authentiques, érigée par le souverain local Toyi (1835-1844) aux temps de la traite négrière au sein de son palais, fait régulièrement l’objet de libations et de rituels. Dans la même localité, Joachim d’Almeida alias Azata (1835-1857), le plus fortuné des esclaves affranchis, revenu du Brésil et figure de la violence de l’esclavage, a construit un temple de Gu qui sert également de lieu de prière et d’invocation lors d’événements familiaux et des processions d’envergure à travers la ville. Mais tout amas de ferrailles ne constitue pas systématiquement le Gu. Le dieu du fer est consacré dans le panthéon des religions endogènes en Afrique et ailleurs. Dans des communautés au Sud du Bénin où les morts sont vénérés, des autels en fer représentent plutôt les défunts de la collectivité avec qui les vivants entendent garder contact ; les morts n’étant jamais complètement partis selon les croyances en Afrique. Erigés dans une salle dédiée à cet effet (Assen chez les Fon, Yôxômè chez les Goun et Oju-ori chez les Yoruba/Nago, les ancêtres divinisés y reçoivent les offrandes et les prières et intercèdent pour la réalisation des vœux. Gu est considéré comme intimement lié à Lègba, le dieu-gardien qui assure la protection et la paix et auprès de qui il est souvent érigé. Son frère, dans la mythologie Yoruba, est Shango (Hêviosso), le dieu de la foudre, informe Tamiaga, détenteur du Gu. « Le Gu fonctionne avec Lègba ; c’est lui qui donne toute la puissance du Lègba et les deux sont souvent érigés ensemble », ajoute ce guérisseur traditionnel d’ethnie Holli. Expressions langagières Les louanges au dieu Gu témoignent de ce que ses représailles sont sans appel et qu’il est protecteur du juste. Son propre détenteur peut en faire les frais s’il tombe sous le coup des interdits. A Agoué, il est décrit, entre autres, comme puissant, violent, intenable aussi bien pour le père que pour la mère, un couteau à double tranchant, rapporte Arcade Assogba, socio-juriste, réalisateur et producteur de cinéma, dans sa communication intitulée « La mise en espace de Gu dans la ville d’Agoué » (Fip 2020). Ce caractère violent et terrifiant de la divinité est encore plus perceptible chez les Yoruba/Nago dans les oriki ou salutations traditionnelles faites à Ogun. Il est magnifié comme un « violent guerrier ». « Ogun ayant de l’eau à la maison mais se lave pourtant avec du sang ; les plaisirs d’Ogun sont les combats et la guerre…Ogun qui est la peur dans la forêt et qui fait peur au chasseur ; il tue le mari dans le feu et la femme sur le foyer, il tue le voleur et le propriétaire de la chose volée qui critique cette action », traduit Osséni Soubérou. Chez les Goun, la divinité Gu-djannangbé est aussi perçue comme sans pitié : il ne connaît ni enfant, ni femme (vi jè mè héélou ! Assi jèmè, atchonkouin !). Elle est à l’origine de nombreuses expressions langagières. Ainsi Fongu (littéralement : réveiller Gu) signifie se révolter, se rebeller, se dresser contre ; Gufifon caractérise la révolution ou la rébellion. Le mardi est dit Guzangbé (jour de Gu) ou Bodizangbé (chez les Goun : jour par excellence où marchent les gris-gris). Il est recommandé une extrême prudence en ce jour où la divinité se manifeste le plus Le Gu et le Fâ Des seize principaux signes (du) du Fâ, sept sont liés au dieu Gu. Ce qui témoigne de la prépondérance de cette divinité aux côtés des autres. Woli-Mêdji, Losso-Mêdji, Guda-Mêdji, Ka-Mêdji, Tula-Mêdji¸ Tchè-Mêdji et Fu-Mêdji, sont les signes auxquels il se rattache. Lesquels évoquent globalement des difficultés, des complications, des obstacles, l’égoïsme, l’orgueil, la guerre, la mort, mais aussi la réussite, le succès, l’intégrité, la franchise, la justice, l’honnêteté, l’assurance, la connaissance, la renommée, la loyauté, selon les codes traditionnels du Fâ n Ce que ‘’mange’’ Gu Dans la louange à Ogun chez les Yoruba/Nago, il est dit que la divinité mange du chien et boit du vin de palme. Les mets préférés de Gu, à en croire le métaphysicien Abdou Rahimi Amoussa, sont le chien et l’escargot ; mais il peut réclamer comme offrandes un taureau ou un coq rouge, selon le cas. Pour invoquer le Gu ou ériger une stèle dédiée à la divinité, il faut également de l’huile rouge, un mouton, du haricot rouge (niébé), de l’igname, du vin de palme, des liqueurs, de l’huile tchotcho, du cola, suivant les indications de l’oracle Fâ qui dit ce que veut tout vodoun n Interdits Pour une offrande (vô) à un carrefour, le Lègba a sa part et le Gu, la sienne. Sinon, il y a problème, à en croire Tamiaga. « On ne s’amuse pas avec Gu, autrement vous vous retrouverez à la morgue », explique-t-il. « Comme interdits, détenteur du Gu, je ne peux pas voler ni chercher la femme de mon ami encore moins chercher à empoisonner ou à jeter un mauvais sort à quelqu’un ; si je le fais, les vodouns vont me frapper à mort », conçoit le détenteur du Gu. Comme tout vodoun, une femme en règles ne s’approche pas du Gu. De même, il est défendu de s’approcher du Gu après une relation sexuelle sans se doucher ou tout au moins se nettoyer avec de l’eau. Il est suggéré de ne pas démarrer un projet important un mardi (Guzangbé) dédié à la divinité, afin de ne pas subir les mauvais sorts et la colère de la divinité intransigeante et sévère quant au respect des lois de la nature.   Culture 30 janv. 2020


39e Coupe internationale Reutlingen de Taekwondo: Jehudiel Kiki décroche la médaille d’or
En prélude aux qualificatifs des prochains Jeux olympiques Tokyo 2020, l’athlète béninois Jehudiel Kiki a participé, le week-end dernier, à la 39e Coupe internationale Reutlingen de taekwondo en Allemagne. Il a réussi à monter sur la plus haute marche du podium en décrochant la médaille d’or dans sa catégorie. Boursier de la Solidarité olympique, Jehudiel Kiki, taekwondiste béninois a défendu vaillamment les couleurs nationales à la 39e Coupe internationale Reutlingen (Creti Cup 2019) à Turbingen en Allemagne. Il a décroché la médaille d’or dans la catégorie des moins de 68 kg. Sociétaire de Bsv Friedrichshafen de Reutlingen, il a réussi à damer le pion à ses challengers autrichiens et allemand. Après avoir battu l’autrichien (18-03) en demi-finale, il a surclassé en finale l’Allemand (14-01) pour decrocher l'or. Jehudiel Kiki réalise ainsi, un sans-faute depuis les Jeux africains Rabat 2019 où il s’est arrêté en quarts de finale. Il vient de remporter sa deuxième compétition successive. Le Béninois avait remporté la médaille d’or au Baden-Württemberg championship dans la catégorie des -74 kg en octobre dernier à Biberach en Allemagne. Le taekwondiste béninois affiche du coup, sa belle forme avant les qualificatifs des prochains Jeux olympiques Tokyo 2020. Il se félicite de cette performance qui, selon lui, constitue une motivation majeure pour mieux préparer les qualificatifs des prochains Jeux olympiques Tokyo 2020. « Je suis heureux d’avoir gagné cette compétition qui me réconforte avant les qualifications pour les Jo au mois de février prochain», a-t-il confié. Sports 29 janv. 2020


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