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Nouvelles

Bénin : Ce que réclament les animateurs et présentateurs
Portée sur les fonts baptismaux le 30 octobre 2021, l’Association des animateurs et présentateurs du Bénin (Aap-Bénin) met le cap sur la professionnalisation des acteurs. « C’est fini les ‘’Per diems’’ misérables, les cachets en retard, le manque de professionnalisme au sein de la corporation ». Élu à la tête de l’Association des animateurs et présentateurs du Bénin (Aap-Bénin), Eliot Ulysse Djodji veut mettre de l’ordre. « Notre corporation est restée longtemps à la traine. Et il est plus que jamais le moment que nous prenons notre envol. Les présentateurs et animateurs béninois sont traités au rabais », a-t-il fustigé à l’Assemblée générale constitutive de l’Aap-Bénin, samedi 30 octobre 2021 à Cotonou. Ces professionnels des médias entendent donc fédérer les énergies pour une formalisation du secteur. « Nous allons travailler sur plusieurs chantiers, dont celui de la professionnalisation. Nous avons pris langue avec le ministère en charge de la Culture pour que désormais dans la nomenclature des acteurs culturels, les présentateurs live soient inscrits afin de bénéficier au même titre que les autres acteurs culturels du Fonds des arts et de la culture », a-t-il martelé. L’Aap-Bénin a reçu le soutien de plusieurs personnalités et acteurs culturels dont le célèbre présentateur live béninois Jean Louis Azé, lui-même indigné de la « clochardisation » du métier. « Ça ne nous honore pas. Mais ce qui est à la base de tout ça, c’est le manque de formation, de remise à niveau », a-t-il déploré avant de souhaiter longue vie à l’association. Société 31 oct. 2021


Astuces : 8 conseils pour réduire sa facture d’électricité
Vos factures d’électricité mensuelles épuisent-elles une grande partie de votre salaire ? Fernande Nély Oloufadé, ingénieure de conception en énergie électrique vous propose quelques astuces pratiques pour réduire votre consommation électrique.
  1. Optez pour les ampoules économiques, telles que les ampoules LED, les ampoules fluocompactes (LFC), qui sont des ampoules de basse consommation ou des ampoules qui consomment moins d'énergie que les ampoules standards. Évitez l’utilisation des lampes Néon à ballast ;
  2. Il faut éviter de mettre en veille les appareils, car, la consommation électrique en mode veille de ces appareils n'est pas nulle.
  3. Optez pour les appareils multimédias plus économes tels que les téléviseurs à écran LED par exemple ;
  4. Maintenez la température des climatiseurs entre 22°C et 25°C et fermez les portes et fenêtres lorsqu’ils sont en marche. C’est aussi important d’utiliser les climatiseurs solaires ;
  5. Évitez de positionner les congélateurs, réfrigérateurs et climatiseurs près des sources de chaleur (fenêtre ensoleillée, four, plaque chauffante,). Ils doivent être positionnés dans des endroits où l'air circule normalement. Dans le même temps, évitez de mettre des repas encore chauds dans les réfrigérateurs ;
  6. Veillez à la maintenance régulière des congélateurs, réfrigérateurs et climatiseurs, afin de garantir leur bon fonctionnement et leur longévité. Une maintenance préventive régulière permet de réaliser une économie d'énergie sur la consommation électrique de ces appareils.
  7. Assurez une bonne isolation pour limiter les déperditions de chaleur
  8. Optez pour l'usage de chauffe-eau solaire.
  Par Mathilde ASSOGBA (Stag.)
Actualités 29 oct. 2021


Cas d’avortement à Parakou : Des précisions sur la vidéo qui circule
Une vidéo partagée abondement cette semaine sur les réseaux sociaux, précisément sur Facebook et WhatsApp révèle un cas d’avortement à Parakou, au nord du Bénin. C’est vrai, confirment plusieurs témoins contactés sur place. La Nation vous dévoile les contours. [caption id="attachment_71799" align="aligncenter" width="382"]AVORTEMENT PARAKOU Capture d'écran[/caption]   « La loi des députés a commencé exercice, un bb jeté dans le pont avec placenta à Parakou, quartier abattoirs ». Voilà le message qui annonce la vidéo d’une durée de 1’40’’ qui fait le tour des réseaux sociaux depuis mardi 26 octobre 2021. On y voit trois hommes en tenue des Forces armées béninoises. L’un d’eux à l’aide d’un bâton tente de récupérer un fœtus ou un embryon flottant dans l’eau, avec le cordon ombilical. Il parvient quelques secondes plus tard à le saisir avant de quitter la fosse avec ses collaborateurs. Les images sont assez sensibles.
"C’est à Banikanni à Parakou… c’est l’être humain qui est jeté dans l’eau comme cela"
Pendant ce temps, agglutinée sur le pont, une foule vit la scène insupportable. En témoignent les commentaires et les lamentations entendus dans la vidéo : « l’enfant n’est pas encore mort ! il bouge ! », « un gros bébé comme ça », « avec placenta même hein ! ». Une autre séquence retrouvée en commentaire sur la page Facebook « Tokpa Tokpa » donne de précisions sur la localité. « C’est à Banikanni à Parakou… c’est l’être humain qui est jeté dans l’eau comme cela ». La réaction des internautes est empreinte d’indignations et d’insultes.
"J’ai pris le temps de découvrir moi aussi le bébé avant de prendre un pagne pour le couvrir"
Les vérifications faites montrent que la vidéo a été enregistrée à Parakou, sur le pont de quartier Banikanni-Madjatom. Le chef quartier Inoussa Asouma, dit avoir vu une mobilisation sur le pont à son retour des travaux champêtres mardi 26 octobre 2021, autour de 13 heures. Sur place, il y avait déjà, dit-il, le véhicule du Groupement national des Sapeurs-pompiers. « J’ai dépassé la foule pour aller à la maison m’apprêter pour retourner sur les lieux. Les sapeurs-pompiers étaient là déjà. Ils m’ont dit qu’ils sont intervenus à la suite d’un appel. J’ai pris le temps de découvrir moi aussi le bébé avant de prendre un pagne pour le couvrir. Car, la population se mobilisait davantage pour regarder. La Police a été appelée puisqu’on ne connaît pas l’auteur ». Selon l’élu local, l’enfant a été enterré quelques heures plus tard.
Actualités 29 oct. 2021


Gestion des résultats au tournoi de tir à l'arc : cinq archers formés sur l’usage du logiciel Ianseo
Organisée par la Fédération béninoise de tir à l'arc (Fébéta), la formation sur la gestion des résultats au tournoi de tir à l'arc avec l’outil Ianseo s’est achevée, mardi 24 octobre à Cotonou. Au total, cinq archers ont pris part à cette formation dont l’objectif est de donner de la visibilité aux championnats nationaux afin de permettre à la World Archery d’apprécier le niveau de la pratique de cette discipline au Bénin.
Cinq archers béninois ont bénéficié, du 22 au 24 octobre dernier, d’une formation sur la gestion des résultats d'un tournoi de tir à l’arc avec le logiciel Ianseo. L’objectif de cette formation est de donner de la visibilité aux championnats nationaux afin que, de l'extérieur, la World Archery apprécie le niveau de la pratique de la discipline au Bénin. Ainsi,  Divine Guèdègbé, Merveilles Ahandesi, Irfovic Sèna de Souza, Pidio Tchedé et Damien Samadi ont acquis des connaissances théoriques et pratiques pouvant leur permettre d’utiliser efficacement cet outil.
« Ils sont aguerris pour  jouer leur partition lors des prochains championnats nationaux de la discipline », a confié Paul Zinsou, président de la  Fédération béninoise de tir à l'arc (Fébéta). Pour lui, c'est une chance pour ces archers de participer à cette formation sur ce logiciel qui permet de gérer 100 archers sur le terrain au cours d'une compétition.
« Facile à utiliser, Ianseo est un projet Open Source traduit en plusieurs langues », a-t-il ajouté. A l’en croire, Ianseo est le logiciel le plus à jour et le plus avancé au monde intégrant toutes les règles de la Fédération internationale de Tir à l’Arc (Fita). Selon lui, cet outil a évolué pour inclure la gestion complète d'un tournoi de tir à l'arc : de l'accréditation des athlètes et des officiels, du réseau et intégration en ligne à la conception Fop. A travers ses fonctionnalités, Ianseo permet la mise en ligne de la compétition, selon la formatrice Merveille Zinsou. « Dans Ianseo, il est possible de remplir certaines sections comme : informations de la compétition, équipe de terrain, divisions et classes, gestion des distances, affection des cibles, liste des archers »,
a-t-elle expliqué. Avec cet outil, il est possible de faire l’impression des feuilles de marques, de saisir les résultats du tour de qualifications, de faire le classement et de gérer les égalités. A signaler que ce logiciel permet de gérer un gros effectif de participants et peut permettre au Bénin d'abriter le championnat d’Afrique, voire du monde.
Sports 29 oct. 2021


Académie de France à Rome-Villa Médicis : Marie-Cécile Zinsou nommée présidente du conseil d’administration
La Franco-béninoise Marie-Cécile Zinsou est désormais la présidente du conseil d’administration de l’académie de France à Rome - Villa Médicis. Elle a été nommée ce jeudi 28 octobre, précise
un communiqué du ministère français de la Culture. La fille du banquier d'affaires, Lionel Zinsou, ancien premier ministre du Bénin, prend les rênes du conseil d'administration de l'académie pour un mandat de trois ans. Avec l’ensemble de ses collègues, Marie-Cécile Zinsou va accompagner l’action de Sam Stourdzé, directeur de la Villa depuis le 1er septembre 2020. La présidente de la Fondation Zinsou succède ainsi à Thierry Tuot qui a présidé ledit conseil de 2011 à 2020, soit neuf ans de règne. La nomination de la Franco-béninoise a été proposée par la ministre française de la Culture, Roselyne Bachelot. Qui est Marie-Cécile Zinsou ? « Née en 1982, de nationalité française et béninoise, Marie-Cécile Zinsou, après des études en France et en Angleterre, commence par enseigner l’histoire de l’art au Bénin, à l’Ecole secondaire des métiers d’art Sos Hermann Gmeiner, à Abomey Calavi, en 2003. En 2005, elle crée, à Cotonou, la Fondation Zinsou, dédiée à l’art contemporain et à son rayonnement, fondation qu’elle préside et dont elle assure la direction artistique. En 2013, elle ouvre le musée d’Art contemporain de Ouidah et rejoint à ce titre le Global museum leader colloquium du Metropolitan museum of Art de New York. Depuis 2015, Marie-Cécile Zinsou siège au conseil d'administration de l'établissement public du Château, du musée et du domaine national de Versailles ainsi que, depuis 2019, au conseil d’administration de l’Institut des Cultures d’Islam. Elle préside le conseil d’administration de La Maison Maria Casarès, Centre culturel de rencontre dédié au théâtre, situé en Charente. Officier dans l’Ordre des Arts et des Lettres, elle a reçu au titre de l’action de la fondation Zinsou, le Praemium Imperiale - Grant for young artist- en 2014 au Japon ». Actualités 29 oct. 2021


Procédure judiciaire : le ministère public, l’œil de la société
Les procureurs sont souvent perçus comme des bourreaux, des traqueurs invétérés. Qu’il s’agisse du procureur général, du procureur spécial ou du procureur de la République, l’opinion y voit délibérément le bras opérationnel du Garde des Sceaux et partant, l’instrument juridique du gouvernement pour poursuivre telle ou telle personne. Comprendre les attributions du procureur et ses rapports formels avec le ministre de la Justice évite les interprétations réductrices et tendancieuses. Les procureurs et leurs substituts sont les représentants du ministère public, les défenseurs de l’équilibre de la société. Selon l’article premier de la loi 2012-15 du 18 mars 2013 portant Code de procédure pénale en République du Bénin, le ministère public est l’ensemble des magistrats de carrière qui sont chargés, devant certaines juridictions, de requérir l’application de la loi et de veiller aux intérêts généraux de la société. Ils mettent en mouvement et exercent l’action publique qui est une prérogative appartenant à la société, déléguée au ministère public afin de faire déclarer la culpabilité et sanctionner une personne physique ou morale, auteure d’une infraction à la loi pénale. L’article 30 du Code de procédure pénale précise que le ministère public est représenté auprès de chaque juridiction répressive. Il assiste aux débats des juridictions de jugement et toutes les décisions sont prononcées en sa présence. Il assure l’exécution des décisions de justice. Ainsi, le procureur général représente en personne ou par ses avocats généraux et substituts généraux, le ministère public auprès de la Cour d’appel ; le procureur de la République représente en personne ou par ses substituts, le ministère public près le Tribunal de première instance ; et suivant la nouvelle organisation judiciaire en République du Bénin, le procureur spécial représente en personne ou par ses substituts, le ministère public près la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme. Dans ses réquisitions, le ministère public fonde son réquisitoire sur la constitution de l’infraction et les sanctions prévues par le législateur. Assimiler les procureurs à des bourreaux ou des traqueurs ne peut se comprendre que dans le champ de leurs attributions car ils ont vocation à être les bourreaux des bourreaux de la société, les traqueurs des hors-la-loi. Ils n’ont en effet qu’une motivation : faire appliquer la loi et veiller aux intérêts généraux de la société. Il est normal que les personnes directement affectées par l’exercice de leurs compétences les voient d’un bon œil ou d’un mauvais œil selon qu’elles sont des victimes ou des poursuivis. Rapport légitime entre procureurs et ministre de la Justice Le ministre de la Justice peut-il donner des instructions au procureur ? L’article 34 de la loi 2012-15 du 18 mars 2013 portant Code de procédure pénale en République du Bénin renseigne explicitement à propos. « Le ministre de la justice peut dénoncer au procureur général les infractions à la loi pénale dont il a connaissance, lui enjoindre d’engager ou de faire engager des poursuites ou de saisir la juridiction compétente de telles réquisitions écrites qu’il juge opportunes. En tout état de cause, aucune instruction de non poursuite ne peut être donnée. Les instructions ci-dessus spécifiées devront être écrites, motivées et versées au dossier ». C’est donc sans ambages et en toute légitimité que le ministre de la Justice peut enjoindre au procureur d’engager ou de faire engager des poursuites. Il n’y a autour du sujet, aucune équivoque et ce procédé n’a rien d’extraordinaire, de clandestin ou de fourbe. De même, le procureur général a autorité sur tous les magistrats du ministère public du ressort de la Cour d’appel où il exerce sa compétence. A l’égard de ces magistrats, il a les mêmes prérogatives que celles reconnues au ministre de la Justice. Autrement dit, le procureur général peut enjoindre aux procureurs de la République du ressort de la Cour d’appel, suivant instructions écrites, motivées et versées au dossier, d’engager des poursuites ou de saisir la juridiction compétente de telles réquisitions écrites qu’il juge opportunes. Le fait que l’action publique soit déclenchée suite à une instruction du ministre ou du procureur général, soit par la partie lésée ou par le procureur de la République, n’a aucune incidence sur le verdict qui interviendra au terme de la procédure judiciaire. La procédure peut s’arrêter à l’instruction si le juge instructeur déclare un non-lieu, sous réserve de la faculté du ministère public de faire appel. Il y a déjà eu des cas, dans un passé récent, où l’action publique a été motivée suite à l’instruction du ministre de la Justice mais s’est soldée par un non-lieu. En mettant en œuvre l’action publique suite à une instruction écrite et motivée du ministre de la Justice, le procureur de la République ou le procureur spécial obéit à la loi dont il défend la juste application. En outre, l’article 31 du code de procédure pénale stipule que le ministère public est tenu de prendre des réquisitions écrites conformes aux instructions qui lui sont données. Libre à lui, de développer les observations orales qu’il croit convenables à la bonne administration de la justice. Par ailleurs, toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l’exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d’un crime ou d’un délit est tenu d’en donner avis sans délai au procureur de la République et de transmettre à ce magistrat tous les renseignements, procès-verbaux et actes qui y sont relatifs. ------------------ Des attributions du Pg et du Pr ---------------------- Le procureur général (Pg) est chargé de veiller à l’application de la loi pénale sur toute l’étendue du ressort de la Cour d’appel. A cette fin, il lui est adressé, tous les mois, par chaque procureur de la République, un état des affaires de son ressort. Dans l’exercice de ses fonctions, le procureur général a le droit de requérir directement la force publique. Les officiers et agents de la police judiciaire sont placés sous sa surveillance. Il peut les charger de recueillir tous les renseignements qu’il estime utiles à une bonne administration de la justice. Toutefois, il ne peut se substituer au procureur de la République pour directement diligenter des poursuites ou faire accomplir aux officiers ou agents de police judiciaire, des actes de poursuite. Le procureur de la République (Pr) reçoit les plaintes et les dénonciations et apprécie la suite à leur donner. En cas de classement sans suite, il informe le plaignant et son conseil le cas échéant de son droit de se constituer partie civile. Toutefois, dans tous les cas où il y a des motifs raisonnables de croire qu’un acte de torture a été commis, le procureur de la République a l’obligation de procéder immédiatement à une enquête objective et impartiale même en l’absence de toute plainte de la victime. En toute autre matière, il peut également s’autosaisir et mettre en mouvement l’action publique. Le procureur de la République procède ou fait procéder à tous les actes nécessaires à la recherche et à la poursuite des infractions à la loi pénale. Il a dans l’exercice de ses fonctions le droit de requérir directement la force publique. Il dirige l’activité des officiers et agents de police judiciaire de son ressort. Il a tous les pouvoirs et prérogatives attachés à la qualité d’officier de police judiciaire. L’article 68 du code de procédure pénale précise d’ailleurs que l’arrivée du procureur de la République sur les lieux de l’infraction dessaisit l’officier de police judiciaire. Le procureur de la République accomplit alors tous les actes de police judiciaire tout comme il peut prescrire à tous les officiers de police judiciaire de poursuivre les opérations. Conformément à l’article 41 du code de procédure pénale, sont compétents, le procureur de la République du lieu de l’infraction, celui de la résidence de l’une des personnes soupçonnées d’avoir participé à l’infraction, celui du lieu d’arrestation ou de détention d’une de ces personnes, même lorsque cette arrestation ou détention a été opérée pour une autre cause. Au cas où aucun de ces liens de rattachement prévus ne serait déterminé, le procureur de la République près le tribunal de première instance de Cotonou est compétent. Toutefois, en matière de contravention (infraction que les lois punissent de peines de police) est seul compétent, le procureur de la République du lieu de l’infraction ; sauf s’il y a connexité avec un crime (infraction que les lois punissent d’une peine afflictive ou infamante) ou un délit (infraction que les lois punissent de peines correctionnelles). En cas d’absence ou d’empêchement du procureur de la République et à défaut de substitut pour le remplacer, le juge d’instruction exerce à titre provisoire cumulativement avec ses propres fonctions, celles du ministère public. Lorsqu’il existe plusieurs juges d’instruction dans le tribunal, le juge le plus ancien dans le grade le plus élevé exerce les fonctions de ministère public. Actualités 29 oct. 2021


Éditorial de Paul Amoussou : une nouvelle page
C’est « une nouvelle page des relations franco-béninoises qui s’ouvre aujourd’hui ». Ce disant, le chef de la diplomatie béninoise, Aurélien Agbénonci, restitue, on ne peut mieux, le processus consacrant le retour des trésors royaux béninois dont un acte important a été posé ce mercredi à Paris.
Ajoutant que « La France et le Bénin offrent un modèle de coopération  exemplaire », il traduit la réalité de ce processus sans précédent. Car,  sous l’acte de restitution de ces précieuses œuvres artistiques, trésors royaux, pièces culturelles et cultuelles, chose qui en soi n’est déjà pas anodine, couve de la diplomatie, pour ne pas dire de la géopolitique. C’est une nouvelle page des relations franco-africaines qui s’ouvre. Elle est davantage marquée par l’amitié consolidée et le respect mutuel.
Dans la complexité de ses relations avec l’Afrique, la France est quelquefois chahutée pour ses actes mais aussi pour ses omissions. Mais le temps peut offrir aujourd’hui la possibilité d’écrire une pièce inédite de ces relations. La France agit et honore ses engagements, pris notamment par Emmanuel Macron à Ouagadougou, de restituer à l’Afrique ses trésors, objet de pillages ou acquis dans des conditions peu orthodoxes. Peu, en Afrique, y croyaient, mais les faits démontrent aujourd’hui le contraire, attestant que France et Afrique, malgré la complexité de leur passé, sont capables d’écrire de belles pages de leur histoire commune, en toute cordialité. Une avancée, car il ne faut pas croire que se séparer de  ces œuvres qui retournent à leurs origines aujourd’hui est sans affect, ne prête à aucune conséquence. Il suffit, pour en mesurer la portée, d’observer que la France a dû prendre de nouvelles lois pour favoriser le rapatriement des biens culturels en Afrique. C’est tout dire...
 Aussi, faisant le vernissage de l’ultime exposition à Paris des fameuses 26 œuvres d’art qui rentrent au Bénin, Emmanuel Macron a jugé «particulièrement émouvant » de participer à « cette cérémonie d’adieu... ». Un départ, une séparation reste toujours une déchirure. Mais quoi de plus beau que d’y consentir pour des retrouvailles qui font la joie de tant d’Africains et d’amoureux de l’Afrique !
Actualités 29 oct. 2021


Le suicide : une solution blâmable à de vrais problèmes
Le suicide, drame social, reste un fait condamnable par toutes les sociétés. C’est du reste, une mauvaise solution à des problèmes réels. Au banc des accusés, le suicidé et son entourage.
On ne le verra plus jamais. A 72 ans, Y. L. résidant dans la commune de Sèmè-Kpodji a été retrouvé mort pendu. Il se serait donné la mort après avoir vendu la maison qu’il habitait et dont il était propriétaire. C’est le nouvel acquéreur et les ouvriers qui devraient travailler sur les lieux qui ont découvert, le 29 septembre 2021, le lendemain de la cession, son corps inanimé dans l’une des pièces de la maison. Entre consternation et pleurs, une question revient sans cesse : pourquoi s’est-il suicidé ? Cette préoccupation n’aura peut-être pas de réponse précise puisque la victime n’a laissé aucun mot sur les motifs de son acte avant de se donner la mort.
Mèdessè Agbodjan, la quarantaine, enseignant dans un collège d’enseignement général à Cotonou, a failli aussi se suicider après le décès de son épouse et des ennuis de santé dans le même temps.  « C’était des moments très difficiles. Tout était sombre dans ma vie. Le ciel m’était tombé sur la tête », se souvient-il, très peiné.
Comme le septuagénaire, ils sont nombreux ces hommes et femmes de diverses tranches d’âges à mettre fin volontairement à leur vie de différentes manières :
pendaison, consommation ou injection de substances létales, accidents volontaires de la circulation…
Chaque année dans le monde, on estime à près d’un million le nombre de personnes qui se donnent la mort, soit un suicide toutes les 40 secondes. Selon un rapport de la Banque mondiale, le taux de mortalité par suicide au Bénin était de 7,8 pour 100 000
habitants en 2019.
Une étude réalisée à Cobly, une commune du département de l’Atacora au nord du Bénin, pendant quatre ans, par une équipe de chercheurs dirigée par le psychiatre Francis Tognon, a enregistré 52 cas de suicide, soit en moyenne, 10 suicides par an. « L’âge moyen des suicidés était de 36 ans avec des extrêmes de 18 à 70 ans. La tranche d’âge la plus représentée était celle de 20 à 30 ans. Les hommes étaient majoritaires à 69,2 % et 67,3 % étaient des cultivateurs. Parmi les suicidés, 75 % étaient mariés. Le taux moyen de mortalité par suicide sur cette période était de 14,9 pour 100 000
habitants », indique l’étude.
Selon l’Organisation mondiale de la Santé, le suicide est
« un grave problème de santé publique » et constituait en 2019 la quatrième cause de mortalité chez les jeunes âgés de 15 à 29 ans. Parmi les jeunes âgés de 15 à 19 ans, le suicide est la deuxième cause de décès chez les jeunes filles (après les affections maternelles) et la troisième cause de décès chez les garçons (après les accidents de circulation et la violence interpersonnelle).
Un mal aux racines profondes
Diverses raisons expliquent le choix du suicide par certaines personnes, selon Gilles Aïzan, doctorant en psychologie clinique. Le chercheur explique que cet acte fatal peut provenir d’une maladie psychiatrique grave, notamment une dépression et des maladies bipolaires ou une schizophrénie. « L’abus de substances psychotropes, les antécédents familiaux de suicide, les douleurs émotionnelles ou physiques intenses, les pertes significatives comme le décès d’un proche, … sont également des facteurs qui conduisent certaines personnes à mettre fin à leur vie », fait savoir le psychologue. Il ajoute que c’est aussi « l’aboutissement d’un conflit psychique ».
« Le geste suicidaire serait une solution psychique, donc un mécanisme de défense.  Dans une perspective freudienne, c’est un manque de capacité conflictuelle : le moi se tue de ne plus être moi », souligne Gilles Aïzan.
Ces motifs sont souvent connus à travers des messages écrits, audio ou vidéo que laissent les suicidés avant l’acte. Parmi les 52 suicidés enregistrés à Cobly, l’étude révèle que 8, soit 15,4 %, avaient laissé une lettre qui renseigne sur  les raisons qui les ont poussés au suicide. 62,5 % évoquent une maladie, 25 % parlent de pauvreté, 12,5 % estiment s’être tués pour avoir été poussés à un mariage forcé.
« Selon l’autopsie psychologique faite, les causes suivantes ont été relevées : pauvreté (32 %), conflits familiaux (26,9 %), mariage forcé (15,8 %), troubles mentaux (5,8 %), maladie incurable (3,9 %) et cause inconnue (15,4 %) », précise l’étude.
Pour certains pratiquants des religions endogènes et importées, des forces maléfiques peuvent être à la base du suicide.
C’est donc un fait social qui émane principalement de la société, des injustices sociales, de la détérioration des relations interpersonnelles et des conflits internes mal résolus. Les auteurs de tentatives de suicide et ceux qui ont failli avoir recours à l’acte le disent clairement. « Parfois, vous semblez immergés par les problèmes et vous pensez que l’idéal, c’est de quitter le monde. La solitude, les problèmes financiers et la douleur de la séparation avaient failli avoir raison de ma force mentale. J’étais à deux doigts de céder. Mais heureusement, j’ai tenu bon », confie Mèdessè Agbodjan.
Le suicide est un fait condamné dans toutes les sociétés africaines. Dans l’inconscient collectif, le décès d’un être humain ne doit être provoqué par lui-même.
« Le suicide est perçu comme une malédiction, un péché…D’ailleurs, le corps d’une personne suicidée n’est pas accepté pour les derniers rites dans certaines religions », explique la sociologue Karen Ganyé. « Dans les religions endogènes, dans certains milieux, souligne-t-elle, une consultation divinatoire est faite pour que l’âme du défunt explique les raisons pour lesquelles il s’est suicidé ». Une manière de l’interpeller sur la gravité de son acte.
Après avoir énuméré les six personnages de la Bible qui se sont suicidés ainsi que ceux qui ont failli passer à cet acte, Dr Fifamè Fidèle Houssou Gandonou, pasteure de l’Eglise protestante méthodiste du Bénin, conclut : « Dieu est le maître de la vie, et il n’appartient à personne de la supprimer ».  Elle martèle que « mettre fin à sa vie n’est pas chrétien. C’est non seulement une fuite de responsabilité mais aussi une insulte à Dieu ».
Signes avant-coureurs
Sauf dans de rares cas, le suicide est précédé de certains faits qui doivent attirer l’attention de l’entourage. Le psychologue Gilles Aïzan explique : « En général, une personne prédisposée au suicide affiche, consciemment ou inconsciemment, certains signes indicateurs d’un mal-être ». Sans être exhaustif, le spécialiste de la santé mentale cite : le ralentissement de l’élan vital, le pessimisme dans le discours, les signes de dépression clinique, la baisse d’interactivité avec l’environnement, la tristesse et le désespoir, un désintérêt à l’égard des activités jusqu’alors appréciées ou à l’égard de ce qui l’entoure et des changements physiques comme un manque d’énergie, différents troubles du sommeil, des variations de poids ou des troubles de l’appétit. Il évoque également la perte de l’estime de soi, les pensées négatives sur sa propre valeur, la référence à la mort ou au suicide oralement ou par écrit et le rangement des affaires personnelles comme le don de ses biens ou un intérêt soudain à l’égard de son testament ou de son assurance-vie. «Bien que de nombreuses personnes suicidaires puissent paraître abattues, d’autres dissimulent leurs problèmes sous une énergie débordante. L’agitation, l’hyperactivité et la nervosité peuvent également signaler l’existence d’un problème sous-jacent», nuance Gilles Aïzan.
La réduction du taux de suicide dépend surtout de l’attention que les uns et les autres se portent réciproquement. « Les gens se suicident quand ils sont dans une situation où ils n’ont pas une oreille attentive »,
affirme Dr Karen Ganyé, sociologue. « Il faut veiller les uns sur les autres. Il faut que l’intégration sociale soit plus complète », poursuit-elle. Elle invite donc à l’altruisme. Le psychologue ne dit pas le contraire. Il renchérit :
« Le rôle de l’entourage est d’abord de porter attention à toute personne en situation de mal-être émotionnel et/ou physique ».
L’entourage n’est pas le seul concerné pour anticiper sur l’acte de suicide. Il s’impose de relativiser la douleur et de disposer d’un référent spirituel, d’un confident et autres pour se confier dans les moments pénibles. « Qu’elle soit physique ou psychique, la souffrance n’est jamais plaisante, et il est naturel de vouloir l’éviter ou l’atténuer », admet la révérende Fifamè Fidèle Houssou Gandonou.
« Toutefois, il faut juste apprendre à la supporter et même s’il n’y a aucune solution objective, s’en remettre à son créateur en lui demandant d’intervenir d’une manière ou d’une autre », propose la pasteure.
« Ayons le réflexe de référer aux psychologues pour une prise en charge efficace toute personne ayant des «idées noires» ou connaissant la dépression. Cela contribuera énormément à la prévention et à la réduction des actes de suicide », recommande, pour sa part, Prince A. Hounnou, psychologue des hôpitaux et psychothérapeute.
Société 28 oct. 2021


Cybersécurité et confiance numérique : la politique de sécurité des systèmes d’information de l’Etat approuvée
Fidèle à sa volonté d'assurer l’essor de l’économie numérique au Bénin, le gouvernement a adopté hier, mercredi 27 octobre, en Conseil des ministres, la politique de sécurité des systèmes d’information de l’Etat. Cette nouvelle orientation va favoriser la consommation des services et produits de confiance numérique. Engagé pour la sécurisation du cyberespace béninois en vue d'assurer l’essor de l’économie numérique, le gouvernement béninois a approuvé la politique de sécurité des systèmes d’information. L’adoption de ces nouvelles règles vise à promouvoir les bonnes pratiques de sécurité au sein des entités de l’Etat, harmoniser la protection des infrastructures des systèmes d’information à l’échelle de l’Etat et définir le cadre relationnel entre l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information et les entités de l’Etat. Ce faisant, le gouvernement du président Patrice Talon entend favoriser la consommation des services et produits de confiance numérique. « Cette politique apparaît comme le support de base pour la mise en œuvre des mesures techniques, organisationnelles et physiques par les structures de l’Etat afin de protéger leurs systèmes d’information respectifs», précise le compte-rendu du Conseil des ministres. A travers cette politique qui intervient après l’adoption par le Conseil des ministres, en sa séance du 6 mai 2020, de la stratégie nationale de sécurité numérique et son plan d’action 2020-2021, le gouvernement entend créer un cyberespace sécurisé pour une économie numérique attrayante. « Cela suppose le respect des règles définies par la politique de sécurité des systèmes d’information de l’Etat pour favoriser la confiance des utilisateurs dans les usages qu’ils font de ces systèmes », explique le compte-rendu du Conseil. Faut-il le souligner, dès l’approbation de cette politique, les entités concernées disposent d’un délai d’un an pour définir un plan d’action destiné à l'application de ses règles dans le but d’atteindre la conformité totale au bout de trois ans. Signalons que le Bénin a enregistré des avancées notables en matière de cybersécurité et de lutte contre la cybercriminalité au cours des quatre dernières années en progressant de 92 places dans le classement de l’indice global de cybersécurité. Actualités 28 oct. 2021


Nouveau directeur général adjoint de la douane : Dr Boubacar Camara, un talent déniché
Celui qui est nouvellement nommé directeur général adjoint de la Douane béninoise a déjà fait ses preuves ailleurs sur le continent. Boubacar Camara, c’est un parcours académique fourni, des expériences accomplies et une intégrité avérée.
Il soutenait avec assurance qu’il a « le talent de se faire entourer de talents ». Et ce n’est pas faux. Patrice Talon le démontre chaque jour depuis son accession à la magistrature suprême. Le dernier acte en date, c’est la nomination de Boubacar Camara au poste de directeur général adjoint de la Douane lors du Conseil des ministres de ce mercredi 27 octobre. Avec son curriculum vitae fourni à 63 ans, il est l’une des compétences les plus sollicitées dans le giron de la douane mondiale. Des preuves de sa compétence et de son intégrité morale, il en a donné dans diverses positions professionnelles.
Son passage à la tête de la Douane sénégalaise entre mai 2000 et mars 2004 reste mémorable. Tant il a élaboré et opéré des réformes modernisant l’institution douanière et faisant d’elle l’une des meilleures du continent.
C’est donc légitimement qu’en 2008, l’inspecteur général d’Etat Boubacar Camara a nourri l’ambition de tutoyer le sommet du système douanier international en étant candidat au poste de secrétaire général de l’Organisation mondiale des Douanes. Une expérience de plus qui renforce son palmarès.
La mise en place de son cabinet de consultation en 2008 lui donne désormais la latitude de mettre ses compétences au service de tous les pays africains et au-delà, dans le domaine du renforcement des capacités douanières.
Président du Conseil d’administration de la Compagnie aérienne
Senegal Airlines, secrétaire général du ministère de la Coopération internationale, des Transports aériens, des Infrastructures et de l’Energie du Sénégal, avocat à la Cour d'appel de Paris, président du Groupe de travail '' Procédures administratives, application des textes, Bonne gouvernance, Lutte contre la corruption et Contrats publics du Conseil présidentiel sur l’Investissement'' au
Sénégal… La liste des fonctions occupées par Boubacar Camara est longue. Il continue d’ailleurs d’exercer certaines de ces fonctions.
Cette notoriété et ces compétences, celui qui sera désormais le premier collaborateur du non moins rigoureux et compétent Alain Hinkati les doit aussi aux multiples parchemins qu’il a accumulés tout au long des années. Docteur en droit, il a soutenu sa thèse en 2005 sur le thème ‘' Contentieux douanier au Sénégal. La place du juge dans le
traitement des infractions douanières ''. Le nouveau directeur général adjoint de la Douane est également titulaire d’un diplôme d'Etudes approfondies spécialisées (Deas) Droit public, d’un Brevet d’inspecteur des Douanes, d’un Diplôme d'Etudes approfondies générales (Deag) Droit public, etc. Une mine d’expériences dénichée par le Bénin pour moderniser sa douane, sécuriser les ressources et mieux servir les opérateurs économiques.
Actualités 28 oct. 2021


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