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Nouvelles

Recensement national agricole: Le bureau et le comité du Zou prennent fonction
[caption id="attachment_30573" align="alignnone" width="1024"]Photo de famille des membres du bureau et du comité départementaux de Rna et des autorités[/caption]

Le directeur de cabinet du ministère du Plan et du Développement, Rufino d’Almeida, et le préfet du Zou, Firmin Kouton, ont procédé, mercredi 29 août à Abomey, à l’installation des membres du bureau et du comité départementaux en charge de l’opération de Recensement national de l’agriculture (Rna) dans le Zou.

Les membres du comité et du bureau départementaux du Zou du Recensement national de l’agriculture (Rna) ont été officiellement installés ce mercredi 29 août dernier. C'était dans les locaux de la mairie d’Abomey, par le directeur de cabinet du ministère du Plan, Rufino d’Almeida et le préfet Firmin Kouton. Avant de renvoyer ces équipes sur le terrain, ils leur ont rappelé que l’installation des différents organes départementaux devant conduire cette opération revêt une importance fondamentale pour le secteur agricole du Bénin.
Prévu dans le Programme d’action du gouvernement (Pag), c’est une opération statistique destinée à collecter, traiter, analyser et diffuser des informations quantitatives et qualitatives sur l’agriculture dans tout le pays. Il permettra, entre autres, de fournir des données sur la structure de l’agriculture, en particulier pour les petites unités administratives, en vue de constituer des référentiels aux fins de mesurer la dynamique du monde rural; fournir des données sur la typologie des exploitations familiales agricoles et organiser les informations collectées en banques de données sur le secteur, a rappelé Rufino d’Almeida,.
Prévu pour durer six mois, le Rna s’inscrit dans la dynamique de faire du Bénin une puissance agricole à l’horizon 2020. Il permettra notamment de dénombrer les implantations agricoles avec pour finalité la mise en œuvre d’une cartographie censitaire.
A l’issue de la cérémonie officielle d’installation, les différentes équipes ont été dotées d’outils de travail afin d’accomplir efficacement la mission à elles assignée?

Société 31 août 2018


Recensement national agricole: Les membres des différents organes de l’Atacora installés
[caption id="attachment_30572" align="alignnone" width="1024"]Les membres du comité départemental de Recensement national agricole de l'Atacora[/caption]

Les membres du Comité départemental de Recensement national agricole et ceux du Bureau départemental de recensement national agricole de l’Atacora ont été installés, mercredi 29 août dernier à Natitingou, sous l’égide du préfet de l’Atacora.

« Le Recensement national de l’agriculture (Rna) est une opération statistique de grande envergure qui nous permettra d’avoir la physionomie à un instant T de notre agriculture », a confié, mercredi dernier, Yves Ayi Césaire Ajavon, directeur de la Statistique agricole et coordonnateur du Bureau central du recensement national de l’agriculture, à la cérémonie officielle d’installation des membres du Comité départemental de recensement national agricole et ceux du Bureau départemental de recensement national agricole de l’Atacora.

Aussi a-t-il saisi l’occasion pour rappeler que le Comité départemental du recensement est chargé de faire la formulation des avis sur les aspects organisationnels du recensement, le calendrier des opérations, la réalisation des actions de communication, de sensibilisation et de mobilisation sociale pour une bonne couverture de la population cible et la formulation des avis sur tous les problèmes susceptibles de se poser lors de la réalisation du recensement dans le département. « C’est l’organe consultatif qui doit se réunir une fois tous les deux mois en session ordinaire et en session extraordinaire sur convocation de sa présidente qu’est le préfet de l’Atacora, en cas de besoin », a-t-il précisé à l’attention des différents membres.
Présidé par le directeur départemental de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, le Bureau départemental de recensement, a souligné le coordonnateur, est l’organe technique de l’exécution de l’opération. Il a pour missions d’assurer la sensibilisation de la population sur les objectifs du recensement à travers des campagnes d’information et de publicité au niveau de chaque département, le suivi technique des opérations de recensement sur le terrain et de prendre toutes les mesures nécessaires devant garantir la réalisation des opérations. Il se réunit toutes les semaines.
Institué par le décret n°2018-073 du 12 mars 2018, le Rna est une vaste opération statistique couvrant l’ensemble du pays. Il consiste à collecter, traiter et diffuser des données structurelles quantitatives et qualitatives sur le secteur agricole. Ces données sont collectées directement auprès des exploitations agricoles.
Indiquant qu’il est un projet prioritaire du Programme d’action du gouvernement, Yves Ayi Césaire Ajavon a invité les populations cibles à fournir des informations fiables pour la réussite de l’opération.
Lydie Déré Chabi Nah, préfet de l’Atacora et présidente du Comité départemental, a rassuré l’assistance de l’engagement de tous les acteurs impliqués dans le processus dans son département. Elle précise que tout sera mis en œuvre pour que les objectifs soient atteints.
En inscrivant le Rna au rang des projets prioritaires du Pag, le gouvernement, selon elle, vient combler un vide et l’attente des millions d’acteurs de l’économie agricole et rurale. Certifiant qu’une telle initiative n’a encore jamais vu le jour au Bénin?

Société 31 août 2018


Troisième session du Groupe de travail sur la finance digitale: Enjeux et perspectives dans le secteur agricole en débat
[caption id="attachment_30571" align="alignnone" width="1024"]Les officiels à l’ouverture des travaux[/caption]

La digitalisation des chaînes de valeur agricoles était au centre de la troisième session de l’année du Groupe de travail sur la finance digitale (Gtfd), tenue ce jeudi 30 août à Cotonou. Une rencontre trimestrielle qui permet de réfléchir sur les thématiques relatives au développement de l’écosystème et plus généralement de la finance digitale au Bénin.

Réunis autour du thème « La digitalisation des chaînes de valeur agricoles, enjeux et perspectives au Bénin », le Groupe de travail sur la finance digitale (Gtfd) a tenu sa troisième session annuelle hier à Cotonou. 

Sabine Mensah, spécialiste technique finance digitale, au Fonds d'équipement des Nations Unies pour le développement local (Uncdf) a souligné, à l’ouverture des travaux, que l’agriculture est un secteur clef de l’économie qui emploie la majorité de la population.
« La question qui se pose au Bénin est de voir avec toutes les parties prenantes à cet atelier comment aller vers la digitalisation des chaînes de valeur agricoles », relève Sabine Mensah. Il s’agit, a-t-elle souligné, de savoir les leviers sur lesquels il faut travailler pour s’assurer que l’inclusion a atteint toute la population afin qu’elle tire parti des nouvelles technologies pour améliorer leur productivité et avoir accès à plus de grands marchés et éventuellement améliorer son bien-être à travers l’augmentation de leurs revenus. Cette session devrait également permettre de sortir une feuille de route pour guider la mise en œuvre de projet de digitalisation des chaînes de valeur agricoles au Bénin.
L’Uncdf fait partie des partenaires du secteur agricole pour aider à booster l’inclusion financière des agriculteurs à travers la diversification des services financiers accessibles via téléphone portable, informe Orou Dèkè Gouroudobou, directeur adjoint de cabinet du ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche. Il indique que la filière riz a été retenue pour la phase pilote du projet de digitalisation financière. Elle a été choisie, justifie-t-il, parce que c’est une filière qui met au travail à la fois les femmes et les hommes. Dans les mois à venir, annonce-t-il, ils vont pouvoir faire des transactions financières sans subir les multiples difficultés liées à l’usage de la monnaie trébuchante, tout en saluant la disponibilité et l’accompagnement de l’Uncdf.
Rafiou Bello, conseiller à l’économie du ministre de l’Économie et des Finances et président du groupe de travail, rappelle que le secteur agricole représente environ le tiers du produit intérieur brut national et emploie plus de trois millions d’actifs, contribuant fortement aux recettes en devises. Paradoxalement, reconnaît-il, c’est un secteur qui abrite beaucoup de pauvres et est faiblement financé alors qu’il a besoin de beaucoup d’investissements et de réponses innovantes. Il souligne que le risque agricole n’est pas couvert par le secteur bancaire. Pour lui, l’approche chaînes de valeur vise en effet à corriger ce déficit de financement traditionnel au profit du secteur, à travers le recours à la finance digitale.
Les participants ont eu droit à un partage de connaissances sur les expériences de projets de digitalisation de chaînes de valeur agricoles d’autres pays, notamment en Afrique de l’Est. Les travaux de groupe sur les défis et les opportunités dans la filière riz ont permis aux participants de partager leur compréhension des problématiques de la filière ainsi que des pistes de solutions à explorer dans la perspective de la digitalisation.
Ont pris part à cette session, les représentants des ministères sectoriels concernés, les banques, institutions de la microfinance, opérateurs de téléphonie mobile, etc?

Société 31 août 2018


Décentralisation de 2019 à 2021: Les acteurs du binôme Mono et Couffo s’approprient les nouveaux outils

Les préfets et les membres des conférences administratives du Mono et du Couffo ont pris part, mardi 28 août dernier à la préfecture de Lokossa, à une séance extraordinaire conjointe consacrée à la sensibilisation sur de nouveaux outils et organes devant conduire la prochaine phase du processus de la Décentralisation au Bénin.

Le processus de la décentralisation qui entre dans une autre dynamique dès l'année 2019 nécessite que ses acteurs s’entraînent à prendre ce train. A cet effet, il a été organisé, mardi dernier à Lokossa, une session conjointe extraordinaire des conférences administratives des deux départements du Mono et du Couffo. 

La session a été consacrée à la sensibilisation sur les tenants et les aboutissants de ce nouveau virage annoncé dans le processus de la décentralisation et à l’appropriation des nouveaux outils à travers une présentation assurée par le consultant Thierry Hounguè, agroéconomiste. Sa communication a porté sur les utilités et l’élaboration des Plans départementaux de coordination des activités de développement (Pdcad) qui, aux dires du consultant, visent l’effectivité d’un transfert plus massif des compétences aux structures déconcentrées de l’Etat. Cette option a pour finalité, affirme-t-il, de rendre véritablement opérationnelles les structures déconcentrées dans la mise en œuvre à la base de presque toutes les politiques sectorielles de l’Etat, en libérant l’Administration centrale aux missions de conception et de suivi.
Sur le plan départemental, toutes les activités seront mises en musique par un organe hiérarchique nommé Cadre de coordination des actions du développement.
A rappeler que les Pdcad sont une génération évoluée des Plans départementaux de développement intersectoriel (Pddi) en cours dans les trois binômes de départements pilotes. Ils seront une réalité dans les six autres départements du Bénin dès le début de l’année 2019, en plus des trois binômes à savoir l’Atacora-Donga, le Borgou-Alibori et le Mono-Couffo, a indiqué Thierry Hounguè.
Ont pris part à cette séance de sensibilisation, les préfets Christophe Mégbédji et Komlan Zinsou ainsi que leurs plus proches collaborateurs et plusieurs directeurs départementaux du Mono et du Couffo?

Actualités 31 août 2018


Assemblée nationale: Les députés amorcent l’examen du Code électoral
[caption id="attachment_30569" align="alignnone" width="1024"]La séance plénière de ce jeudi a permis aux parlementaires de débattre du rapport de la commission chargée des Lois sur le dossier[/caption]

Les députés ont entamé, ce jeudi 30 août à l’hémicycle à Porto-Novo, l’examen de la proposition de loi portant Code électoral en République du Bénin. Les travaux se poursuivent ce vendredi avec l’étude au fond du volumineux texte composé de 397 articles, en attendant l’adoption de cette loi électorale pour des élections plus fiables, plus transparentes et moins onéreuses au Bénin.

L’examen de la proposition de loi portant Code électoral en République du Bénin pourrait livrer ses secrets, ce vendredi 31 août. Les députés ont amorcé hier l’étude de la loi proposée par le député Louis Vlavonou et six autres. La séance plénière de ce jeudi a permis aux parlementaires de débattre du rapport de la commission chargée des Lois sur le dossier. 

Le rapport présenté renseigne sur les motivations de cette proposition de loi visant surtout à corriger les insuffisances et autres difficultés de plusieurs ordres rencontrées dans l’application de la loi n°2013-06 du 25 novembre 2013 portant Code électoral en République du Bénin. Elle a servi à l’organisation de trois élections, en l’occurrence les législatives et les communales, les municipales et locales de 2015 ainsi que la présidentielle de 2016. La proposition de loi en examen permettra donc d’actualiser la loi électorale en vigueur pour des élections plus fiables, plus transparentes et moins onéreuses au Bénin. Celle-ci est composée de 397 articles répartis en six livres.
Le livre premier est consacré aux règles générales applicables à toutes les élections en République du Bénin ; le livre deuxième est relatif à l’apurement, à l’actualisation et à la mise à jour du fichier électoral et de la Liste électorale permanente informatisée (Lépi) ; le livre troisième traite des règles particulières pour l’élection présidentielle  et le livre quatrième aborde les règles particulières pour l’élection des membres de l’Assemblée nationale. Les livres cinquième et sixième renseignent respectivement sur les règles particulières applicables aux élections des membres des conseils municipaux, communaux, et des conseils de village et des quartiers de villes en République du Bénin et les dispositions pénales.

De grandes réformes

Dans le fond, le texte adopté et soumis à l’appréciation de la plénière par la Commission chargée des Lois maintient le statu quo par rapport à la structuration globale de la Commission électorale nationale autonome (Céna). Toutefois, il a été souhaité que ses attributions soient élargies au suivi et au financement public des partis politiques en adéquation avec la Charte des partis politiques. Au sujet des conditions de candidatures et d’éligibilité à l’une ou l’autre des élections communales, législatives et présidentielle, le rapport présenté informe qu’il a été retenu que le candidat aux élections législatives et présidentielle présente dans ses dossiers de déclaration de candidature le quitus fiscal des trois dernières années précédant chaque scrutin. Cette pièce va attester qu’il est à jour dans le paiement de ses impôts. La preuve du paiement d’impôts prévu dans le Code électoral en vigueur est difficile à vérifier par les institutions en charge des élections, notamment la Céna, la Cour constitutionnelle et la Cour suprême avant la délivrance des récépissés. Le texte en étude veut corriger cette lacune avec la réforme liée au quitus fiscal.
La proposition de loi reprécise les conditions d’inéligibilité et d’inégalité. Ainsi, ne peuvent être éligibles les membres des Forces armées béninoises, des forces de sécurité publique et assimilés, les membres et agents des institutions de l’Etat chargés de la gestion du contentieux électoral. Si les agents sus-cités désirent être candidats, ils doivent démissionner de leurs fonctions un an avant la date du scrutin. Aussi, le montant du cautionnement est-il porté à 10 % du montant total prévu pour la campagne électorale pour les élections législatives et présidentielle qui est plafonnée respectivement à 30 millions F Cfa et 2,5 milliards F Cfa. Ce qui permet de déduire, sur la base des 10 %, que la caution pour les législatives sera de 249 millions F Cfa à raison de 3 millions par candidat titulaire à la députation et de 250 millions F Cfa pour la présidentielle. Ces sommes doivent être payées avant la délivrance du récépissé provisoire, précise le rapport présenté hier par la commission chargée des Lois qui a étudié en avant-première le dossier. Cette mesure devrait permettre de lutter contre les candidatures fantaisistes et qui renchérissent le coût des élections. Le statu quo a été maintenu par rapport aux modalités de l’élection des membres des conseils municipaux, communaux et de conseils de village et de quartier de ville. Le même statu quo a été retenu en ce qui concerne le fichier électoral qui reste valable jusqu’à la fin du délai de validité de la Lépi en 2021.

Choc des arguments

Mais ces différentes innovations insérées dans la loi sont dénoncées par les députés de la minorité parlementaire. Guy Mitokpè, Valentin Djènontin, Léon Dègni, Nourénou Atchadé et Léon Ahossi y ont décelé plusieurs dispositions tendant à exclure certains potentiels candidats des législatives et de la présidentielle. Ils citent surtout en exemple les questions de quitus fiscal, de cautionnement de 10 % du montant total des frais de campagne et autres. « Le texte validé en commission des lois est un projet dangereux et source d’instabilité et de menace à la paix. Le bon sens recommande qu’on légifère pour la postérité », souligne Guy Mitokpè qui demande que soient revus à la baisse les montants des cautionnements fixés pour les élections législatives et présidentielle. « La caution aux Etats-Unis d’Amérique est de zéro dollar et zéro euro également en France ; les droits universels sont exclus du champ financier. Les riches ne peuvent pas être plus candidats que les pauvres. L’argent ne peut pas être un critère d’exclusion », martèle le député de l’Opposition qui dit être contre une démocratie censitaire. Il trouve inadmissible et inconcevable qu’on puisse passer d’une caution de 8,3 millions F Cfa à 249 millions F Cfa par liste pour les législatives et 15 millions F Cfa à 250 millions pour la présidentielle.
Les argumentaires des députés de l’Opposition ont été démontés par les députés Rachidi Gbadamassi, Bida Nouhoum, Edmond Zinsou, André Okounlola, Gildas Agonkan et Louis Vlavonou, l’initiateur de la proposition de loi. Pour eux, il n’y a aucune disposition d’exclusion dans le texte en examen. Tout ce qui est proposé fait partie du jeu politique. Rachidi Gbadamassi a cité l’exemple de la Constitution de 1990 qui a fixé les âges plancher et plafond respectivement à 40 ans et 70 ans pour être candidat de la présidentielle au Bénin. Ce critère a empêché les anciens présidents Hubert Maga, Sourou Migan Apithy et Justin Ahomadégbé d’être candidats à la présidentielle de 1991. Et pourtant, personne n’a crié à l’exclusion. Mieux, la minorité parlementaire a usé par deux fois de suite de sa minorité de blocage pour empêcher la révision de la Constitution par voie parlementaire, rappelle le député Rachidi Gbadamassi. La majorité parlementaire avec ses 62 députés s’est pliée à la décision d’autant que cela fait partie du jeu démocratique, poursuit-il.
Le député Louis Vlavonou, auteur de la proposition de loi, invite plutôt ses collègues de la minorité parlementaire, au lieu de se lancer dans des « conjectures alarmistes », à s’organiser pour user de leurs droits d’amendements afin d’améliorer le texte proposé. Et cela, comme ce fut le cas lors de l’examen de la charte des partis politiques. Il appelle ceux qui critiquent à faire des amendements pour améliorer le texte proposé.
Cette proposition de loi est considérée comme une grande avancée par rapport aux réformes souhaitées par le chef de l’Etat pour moderniser tout le système et toute l'institution politique au Bénin, apprécie le ministre chargé de la Justice, Me Séverin Quenum. Les travaux se poursuivent ce vendredi avec l’étape des discussions au fond, c’est-à-dire l’examen et l’adoption de l’ensemble de la loi devant abroger désormais la loi n°2013-06 du 25 novembre 2013 portant Code électoral en République du Bénin actuellement en vigueur?

Actualités 31 août 2018


Basilia Chantal Codjo, spécialiste du genre, de la famille et de la sexualité: « On n’a pas suffisamment responsabilisé les femmes au Bénin »
[caption id="attachment_30567" align="alignnone" width="1024"]Basilia Chantal Codjo[/caption]

La promotion du genre repose, entre autres, sur la notion de l’économie solidaire. C’est une approche que soutient Basilia Chantal Codjo, chercheur et spécialiste des questions du genre, de la famille et de la sexualité. Cette présidente d’Ong, qui est à cheval entre le Bénin et la Belgique, apprécie le modèle du Bénin dans le domaine du genre, tout en évoquant les défis pour le pays en la matière. Celle qui porte également le combat de l’éducation sexuelle des adolescentes et jeunes insiste sur le rôle des parents et éducateurs.

La Nation : Quelle appréciation faites-vous du modèle de promotion du genre au Bénin ?

Basilia Chantal Codjo : J’ai souvent orienté mes thèmes de recherches vers la problématique du genre. Je suis un ‘’local feminist’’. Ce concept est conforme à nos valeurs locales. Ce n’est pas du ‘’féminisme importé’’.
Les femmes béninoises ont longtemps été humiliées et marginalisées. Mais leurs plaintes ne vont pas arranger les choses si elles-mêmes ne prennent pas leur destin en main. Il est temps pour elles de se prendre en charge.
J’entre dans le combat du genre par la valorisation des capacités économiques des femmes. Il faut mettre l’accent sur leur valeur ajoutée au développement. Jusqu’ici, elles ont entendu le son de cloche qu’elles ne servent pas à grand-chose. Ce genre de discours les conditionne malheureusement. Lorsqu’un parent passe son temps à vilipender son propre enfant, cet enfant finira par se conformer à ce discours et sera inutile à la société. Pour peu qu’on renforce les capacités des femmes et qu’on leur fasse confiance, elles sont indispensables au développement de la nation. On n’a pas suffisamment responsabilisé les femmes au Bénin. Que ce soit les femmes rurales, les analphabètes, ou même les intellectuelles, leur contribution est primordiale au développement. Ce sont elles qui mènent la vie économique, la vie reproductive et qui assurent l’éducation de la nation. C’est paradoxal de les écarter du développement alors qu’elles sont au cœur de tous les systèmes. Une seule tête qui décide ne peut couvrir l’intelligence de plusieurs personnes. Il faut valoriser ce que les femmes apportent à leurs communautés.

Quels sont les défis pour la gent féminine elle-même ?

Si les femmes ne croient pas en elles-mêmes, elles n’iront pas loin. Le manque de confiance en soi constitue le principal obstacle à lever. Au Bénin, l’attentisme est dominant et cela limite les femmes. Elles manquent de courage pour prendre des initiatives. A l’image d’un petit enfant qui apprend à marcher, les femmes doivent aussi s’armer de courage et d’audace pour marquer des points.

Vous développez souvent la notion de l’économie solidaire au profit des femmes. Comment doivent-elles s’y prendre concrètement pour en profiter ?

L’économie solidaire est une forme d’activité économique qui ne vise pas prioritairement le gain comme l’activité économique capitaliste. C’est la force et la capacité des femmes à s’auto-prendre en charge. Elle vise surtout le bien-être des membres des associations ou coopératives féminines. Les bénéfices desdites associations servent à entretenir ses membres.
L’économie solidaire oblige les femmes à mener des actions collectives. Ce qui renforce les liens sociaux. Ces associations travaillent à faire émerger chaque membre et réciproquement chaque membre apporte du sien pour faire émerger le groupe. C’est un don mutuel.
L’autre pôle de l’économie solidaire, c’est la politique. Il ne s’agit nullement de la politique politicienne, mais d’une politique orientée vers le bien-être des membres des associations féminines. Ce pôle n’est pas assez développé dans nos régions. Nous n’avons pas la culture de l’union fait la force au Bénin. Chacun pense que mener une petite activité économique dans un coin de la rue vaut mieux qu’une activité collective. C’est archifaux ! La politique intervient pour aider les femmes à faire des revendications collectives en faveur de leur bien-être et de leur vie. Il faut se baser sur le développement solidaire. J’ai la conviction que l’inter-culturalité est une richesse qui peut être mise au service du développement des peuples à travers les échanges, le partage et la réciprocité. Le développement solidaire concourt au bien-être des familles béninoises et africaines.

Qu’est-ce que l’économie solidaire apporte fondamentalement aux femmes ?

La promotion des femmes devrait nous permettre d’atteindre les objectifs de bien-être familial. En tant que spécialiste de genre et de l’économie solidaire, je milite pour le bien-être des familles. Mon organisation travaille uniquement avec des femmes qui mènent des activités économiques au sein des associations. Dans l’économie solidaire, toutes les actions sont orientées principalement vers les femmes. Quand on accompagne les femmes dans ce sens, c’est toute la famille qui est impactée.

Vous êtes également active dans les domaines de la famille et de la sexualité. Que faut-il faire pour réduire le phénomène des grossesses en milieu scolaire au Bénin ?

L’éducation sexuelle des adolescents et adolescentes paraît aujourd’hui une urgence. Cela ne concerne pas uniquement le milieu scolaire. Il y a également les centres d’apprentissage et de formation professionnelle. Le phénomène a pris de l’ampleur avec les réseaux sociaux. Hier, l’éducation des filles était l’affaire de toute une communauté. Aujourd’hui, les réseaux sociaux ont pris le relais, mais dans le sens inverse. Les différentes plateformes internet sont des moyens silencieux de drague. Ce qui engendre des vagues de victimes, non seulement dans les basses classes, mais aussi dans les familles aisées. Les filles sont les plus impactées par ce fléau. Il y a deux ans, j’ai mené une étude sur le phénomène avec comme cible les inspecteurs de l’enseignement. J’ai dégagé de l’étude trois catégories de parents. La première catégorie est celle qui exploite la voie répressive et qui interdit formellement l’utilisation du téléphone portable et l’accès des réseaux sociaux à leurs enfants avant le baccalauréat. La deuxième catégorie de parents est celle fataliste et démissionnaire. Au nom de la mondialisation, celle-ci autorise l’accès aux écrans et à l’utilisation des réseaux sociaux à leurs enfants. La troisième catégorie accompagne les enfants à l’utilisation des nouveaux outils de communication par les conseils et les dialogues pour mieux les sensibiliser.
Le piège se situe au niveau de la première catégorie. Dans ce registre, les enfants sont généralement hypocrites et sournois. Ils jouent aux sages devant les parents, mais une fois qu’ils leur tournent dos ou en leur absence, ils développent des vices.

Que faut-il faire dans ce cas ?

La principale arme de lutte, c’est l’éducation en milieu scolaire et dans les centres de formation professionnelle, aussi bien à l’endroit des adolescents et jeunes que des parents et des patrons des centres d’apprentissage. La répression a un impact négatif sur les enfants. En matière d’éducation, il faut appliquer la politique du bâton et de la carotte. Plus on comprend le mode de vie des adolescents, mieux on assure leur éducation. L’approche de l’éducation que je promeus au sein de mon Ong est la sensibilisation par les pairs. Le jeune pair éducateur (fille ou garçon) est à même d’être à l’écoute de ses camarades. Il contribue à l’amélioration des connaissances et des attitudes de ses camarades dans le domaine de la santé. Il sert d’interface entre ses camarades, les enseignants et les parents pour le changement de comportement dans le domaine de la sexualité et de la santé de la reproduction.
Il faut également mettre l’accent sur les tournées périodiques de conseils, d’éducation et d’accompagnement des jeunes et des parents. Ce sont des démarches qui rassurent les jeunes et qui leur permettent de se confier sans réserve?

Société 30 août 2018


Renforcement des plateaux techniques des centres hospitaliers: Du matériel médical offert aux structures sanitaires de Natitingou

Les centres hospitaliers de Natitingou ont bénéficié, mardi 28 août dernier d’un important don de matériel médical d’une valeur de 90 millions de francs Cfa de la part du centre hospitalier régional de Huy, une ville avec laquelle la Cité des Nanto est en jumelage depuis trente ans. La remise des équipements a eu lieu sous l’égide du préfet de l’Atacora et du consul honoraire du Bénin en Wallonie (Belgique).

Le Centre hospitalier départemental, l’hôpital de zone, le centre de santé communal ainsi que les centres d’arrondissement de Kouaba et de Tchoumi-Tchoumi sont les structures devant bénéficier du lot de matériel offert par le centre hospitalier régional de Huy. D’une valeur de 90 millions F Cfa, ce don est composé de 121 éléments dont des appareils lourds ou de haute technologie comme des échographes, des appareils de radiologie, de matériel informatique et de mobilier hospitalier, etc. Un geste dont l’intérêt a été salué par Antoine N’da, maire de la commune de Natitingou, lors de la cérémonie de remise. « C’est une joie immense qui m’anime en voyant tout ce matériel qui permettra à nos concitoyens de se sentir mieux dans leur corps et donc de participer activement au développement de notre chère commune Natitingou, de notre pays le Bénin », a-t-il indiqué, rappelant que ce geste s’inscrit dans le cadre du jumelage entre Natitingou et la ville de Huy en Belgique. 

Pour Jacob Namboni, directeur départemental de la Santé de l’Atacora, ce partenariat inter-hospitalier est novateur et le don qui le matérialise est d’un type nouveau d’autant que le matériel offert tient strictement compte des besoins exprimés par les structures sanitaires bénéficiaires et ne sont pas usagés. « Ils ne tomberont donc pas en désuétude immédiatement et ne viendront pas encombrer les couloirs des structures », note-t-il. Il a également ajouté que les frais liés au fret, à la douane puis au transport jusqu’aux différents sites sont entièrement pris en charge par la partie donatrice, soit un montant de 9 millions de francs Cfa.
Au total, douze tonnes de matériel qui viennent compléter, selon le directeur départemental, la liste des multiples efforts consentis ces dernières années par le gouvernement et les autorités du ministère de la Santé pour offrir des prestations de soins de qualité aux populations par la mise en œuvre de réformes et la rénovation du plateau technique des structures de santé.
Christophe Leveaux, directeur du centre hospitalier régional de Huy, a souligné que les cinq centres bénéficiaires dudit don ont reçu à travers ces équipements environ 80 % de leurs demandes matérielles exprimées lors de la mission d’évaluation diligentée en novembre 2017. Leurs différents plateaux techniques s’en trouveront donc fortement rééquipés, à ses dires. Réaffirmant la volonté des donateurs à voir les équipes soignantes des institutions hospitalières de la commune de Natitingou s’autonomiser, il a indiqué que le partenariat inter-hospitalier entre les deux villes s’inscrit dans la durée et en a appelé à la motivation de chacun des acteurs.
Acteur majeur dans la concrétisation de cette initiative, Dr Benoît Akando, consul honoraire du Bénin en Wallonie, s’est engagé à revenir dans la commune les bras encore chargés de matériel pour faciliter la vie à ses compatriotes qui peinent à disposer de soins adéquats dans des centres de santé en proie à d’énormes difficultés.
Des difficultés sur lesquelles Déré Lydie Chabi Nah, préfet de l’Atacora, a mis un accent particulier, louant au passage la magnanimité des donateurs et tout l’intérêt du partenariat entre les deux villes. Le manque de matériel figure en bonne place des difficultés auxquelles sont confrontées les institutions hospitalières, admet-elle, tout en condamnant les cas de décès enregistrés dans les salles d’accouchement, d’opération, de réanimation pour insuffisance de plateau technique?

Société 30 août 2018


Prévention de l’insécurité alimentaire: Le Bénin dynamise son système d’alerte précoce
[caption id="attachment_30564" align="alignnone" width="1024"]Innocent Togla, Sga-Maep (au micro), soulignant l'importance du système d'alerte précoce[/caption]

Le Bénin, sous la houlette des experts du Comité inter-États de lutte contre la sécheresse au Sahel (Cilss) se penche sur le renforcement de son système d’alerte précoce (Sap). C’est à travers un atelier national qui se déroule du 29 au 31 août à Cotonou, au profit des cadres du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Maep).

Venus de la sous-région, les experts du Comité inter-Etats de lutte contre la sécheresse au Sahel (Cilss) participent activement aux travaux de l’atelier national du renforcement du système d’alerte précoce du Bénin. Du 29 au 31 août, il est question pour les participants d’opérationnaliser le Système d’alerte précoce du Bénin afin qu’il soit capable de fournir des informations utiles à temps pour une meilleure prise de décision. Spécifiquement, les participants vont faire le diagnostic complet de la situation des dispositifs d’information existants sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Bénin incluant les projets d’alerte précoce sectoriels et nouvelles initiatives en liens, établir la cartographie des besoins en information et exploiter des pistes de solutions nouvelles pour le financement de la collecte des informations pour le Système d’alerte précoce. Aussi ils s’attellent à dresser l’état de mise en œuvre de la feuille de route sur l’opérationnalisation de Sap Bénin et sa réactualisation, élaborer un plan d’action biennal 2018-2019 avec un chronogramme annuel, proposer un plan de renforcement de capacités des acteurs du dispositif d’alerte. 

Le Cilss œuvre au renforcement du dispositif régional de veille sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Sahel et en Afrique de l’Ouest depuis des décennies et appuie la mise en place des Systèmes d’alerte précoce (Sap) dans l’espace Cilss/Cedeao/Uemoa. Dans les pays où ils existent, tout porte à croire, à quelques exceptions près, que ces systèmes ont prouvé leur efficacité en alertant les gouvernements et leurs partenaires, les bailleurs de fonds inclus, de l’imminence de crises alimentaires et nutritionnelles, les aidant à atténuer les impacts négatifs sur les populations, a constaté Evariste Gounou, secrétaire permanent du Conacilss Bénin.
Ces systèmes d’alerte, note pour sa part, Innocent Togla, secrétaire général adjoint du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, ont permis plus particulièrement de prévenir les crises alimentaires graves, voire des famines dans la région. En ce qui concerne le Bénin, Innocent Togla souligne que le processus de renforcement et de dynamisation du Sap a été amorcé par l’Organisation pour l'alimentation et l'agriculture (Fao) depuis une dizaine d’années à travers l’Office national d’appui à la sécurité alimentaire (Onasa) qui l’abritait jadis, de même que le Système d’information sur les marchés (Sim). « Mais force est de noter que le système peine à décoller. Mais cette rencontre est prévue pour dynamiser ce système d’alerte précoce », a rassuré le secrétaire général adjoint du Maep. Le dispositif d’alerte national est resté peu fonctionnel depuis des années à cause des difficultés auxquelles il est confronté. Celles-ci se traduisent par la faible capacité d’analyse des services techniques qui le composent, l’absence de la production régulière de bulletins d’information pour alerter les décideurs, le manque de données de qualité et fiable et le manque de financement durable pour assurer son fonctionnement.
Le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche portera une grande attention aux résultats des travaux, car le Bénin a choisi la voie de la modernisation de son agriculture dans le cadre de la réforme dans le secteur. « Cet atelier vient en appui aux efforts du gouvernement », se réjouit-il. Abdou Kéita, représentant le secrétaire exécutif du Cilss, fait constater que le Sap est une problématique majeure pour la sous-région. Mieux, tous les pays ne sont pas logés à la même enseigne.

Société 30 août 2018


Décret régissant l’exercice des professions médicales: Les praticiens de santé de l’Atacora s’imprègnent du contenu

Les réformes dans le secteur sanitaire ont fait l’objet d’une séance de travail à la direction départementale de la Santé de l’Atacora, à Natitingou, mardi 28 août dernier. Les médecins coordonnateurs des trois zones sanitaires du département, les directeurs des hôpitaux de zone et leurs chefs services ainsi que les médecins chefs de communes et chefs services de la direction ont été entretenus sur les diverses implications de ces réformes visant à assainir le secteur de la santé.

Le décret portant suspension de délivrance d’autorisation et révocation d’autorisation pour l’exercice en clientèle privée des professions médicales ou paramédicales par un agent public fonctionnaire ou contractuel et celui portant dérogation spéciale pour les agents publics de la spécialité anesthésie-réanimation à la suspension de délivrance d’autorisation pour l’exercice en clientèle privée des professions médicales ou paramédicales ont été au cœur des échanges entre le directeur départemental de la Santé de l’Atacora, Jacob Namboni, et tous les responsables relevant de sa structure. 

Médecins coordonnateurs des trois zones sanitaires du département, directeurs des hôpitaux de zone, médecins chefs de communes et différents chefs services de la direction départementale de la Santé de l’Atacora ont pris part à la séance de travail initiée par Jacob Namboni sur les réformes en cours dans le secteur sanitaire.
Il n’est pas allé par quatre chemins pour signifier à ses vis-à-vis qu’il est impossible pour un agent médical ou paramédical d’exercer dans le secteur privé cumulativement à ses fonctions dans une formation sanitaire publique. Agent permanent de l’Etat ou contractuel de l’Etat, il ne peut en aucun cas intervenir dans une clinique privée. Il les informe qu’à partir du 1er septembre prochain, ceux d’entre eux qui ne se conformeraient pas aux présentes dispositions s’exposeront à des risques de perdre leur emploi dans la Fonction publique. Pis, ils ne pourront même plus servir dans une clinique privée s’ils venaient à être épinglés par les missions de contrôle, ajoute-t-il.
Exercer dans une clinique privée outre que dans une formation sanitaire publique relèverait désormais d’une infraction punissable, a-t-il martelé. Une opération kamikaze, soutient-il, sera enclenchée dans les tout prochains jours pour traquer les indélicats.
Tout en égrenant le lot de charges qui pèserait sur les réfractaires aux réformes, il a toutefois noté que diverses mesures d’accompagnement seront prises par le gouvernement pour ne pas frustrer les praticiens du secteur de la santé. Il justifie la mesure par la désertion des centres hospitaliers publics par les agents médicaux et paramédicaux régulièrement recrutés par l’Etat au profit des cliniques privées, laissant dans la détresse des patients.
Ces réformes, admet-il, visent à assurer la disponibilité des agents à leur poste pour la satisfaction des malades, la qualité des services de soins et l’équité en ce qui concerne l’accès des populations aux soins.
Face aux diverses préoccupations des participants à la séance, il s’est montré assez conciliant en relevant que les réformes ne sont guère dirigées contre les praticiens de santé, mais à rendre plus performant le système sanitaire béninois en proie à divers maux.
Il n’a pas manqué de souligner que la mutualisation des ressources humaines est par contre autorisée dans le secteur public?

Société 30 août 2018


Don de matériels de sauvetage au Gnsp: Les pompiers béninois appuyés par les Américains
[caption id="attachment_30562" align="alignnone" width="1024"]Un appui pour mieux lutter contre diverses catastrophes[/caption]

Le Groupement national des sapeurs-pompiers (Gnsp) a reçu, ce mercredi 29 août, du matériel de secours et de sécurité offert par la Garde nationale de l’Etat américain du Dakota du Nord. En présence du directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, le chef d’état-major de l’Armée de terre a réceptionné le don de la chargée d’affaires de l’ambassade américaine à Cotonou, puis l’a transféré à qui de droit.

Ce mercredi 29 août, deux conteneurs de 40 pieds de matériels de secours et de sécurité, dons de la Garde nationale du Dakota du Nord, ont été réceptionnés à la base du Groupement national des sapeurs-pompiers (Gnsp). Étaient témoins de l’événement, la chargée d’affaires à l’ambassade des États-Unis d’Amérique, Laura Hruby, et le chef d’état-major de l’Armée de terre (Cemat), colonel Fructueux Gbaguidi.

Gildas N’dah Sékou, commandant du Gnsp, a souligné l’importance que revêtent ces matériels mis à la disposition de son groupement. Il a assuré que les équipements seront répartis dès la semaine prochaine sur l’ensemble des dix-huit centres de secours que compte le pays.
Le lieutenant-colonel Gildas N’dah Sékou a aussi manifesté sa reconnaissance à l’endroit des donateurs, du ministre de l’Intérieur et du Cemat qui, souligne-t-il, portent un intérêt aux problèmes de cet important maillon de la chaîne des secours. Pour lui, tant qu’il n’est pas capable de prédire le risque, il est possible de s’y préparer.
Le Gnsp est une unité spécialisée dans les interventions de secours d’urgence. Service d’urgence pré-hospitalier le plus important, le Gnsp manque souvent de moyens de secours.
Ces matériels ont été offerts dans le cadre de la coopération en matière de préparation à la gestion des catastrophes, par la Garde nationale du Dakota du Nord, par l’intermédiaire de l’ambassade des Etats-Unis près le Bénin.
Ces dons, explique Laura Hruby, font suite à une demande formulée par le Bénin, sollicitant l’assistance d’Africom et de la Garde nationale de l’État du Dakota du Nord pour des appuis dans le cadre du programme "Excess property". Un programme du département américain de la défense, qui offre et distribue du matériel considéré comme en excédent dans ses stocks, en vue d’aider à prévenir les crises humanitaires, explique-t-elle.
Le don est composé, indique Laura Hruby, des pantalons et des vestons de feu, dont certains en aluminium, des casques, des bottes et des gants de feu, etc. Elle espère que ces équipements et matériels seront d’un grand soutien au Gnsp, dans ses efforts de préservation de la vie des populations et dans la préservation et de la lutte contre diverses catastrophes.
Pour Ourou Baro Mora, directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, ce geste redonnera certainement du souffle au Gnsp. Il ajoute qu'il pourra aussi contribuer à améliorer la qualité de leurs prestations. Il n’a pas manqué de saluer le dynamisme et le patriotisme du lieutenant-colonel commandant le Gnsp et de son équipe qui, souligne-t-il, savent toujours aller au contact, développer les coopérations utiles pour améliorer les conditions de travail de la troupe.
Ourou Baro Mora n’a pas manqué de conseiller de prendre grand soin du matériel qui, espère-t-il, renforcera le maillage du territoire national en matière d’intervention. Le commandant du Gnsp, Gildas N’dah Sékou, promet un bon et efficient usage des équipements reçus.

Société 30 août 2018


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