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Nouvelles

Prise en charge gratuite des victimes d’accidents de la circulation : le FGA-BENIN, le soutien qu’il vous fallait
Aujourd’hui, la vision du Fga-Bénin est d’impacter positive-ment les populations en jouant pleinement le rôle à lui assigné par l’Etat à travers la prise en charge rapide et efficiente des victimes éligibles à son régime sur toute l’étendue du territoire national. Le Fga-Bénin a décidé de s’ouvrir aux populations pour lesquelles il travaille afin de mieux les servir. C’est d’ailleurs pour cette raison que plusieurs séances de sensibilisation ont été organisées sur toute l’étendue du territoire national à l’endroit des acteurs de différentes catégories socio-professionnelles intervenant dans la prise en charge des accidentés de la route (Police républicaine, Justice, Transports, Santé). Cette opération a permis à plus d’un de découvrir un tant soit peu l’institution. Pour jouer pleinement son rôle et impacter la majorité des victimes, le Fga-Bénin a fait l’option de nouer progressivement des partenariats avec des formations sanitaires et pharmacies dans tous les départements du pays. Depuis quelques années, le Fga-Bénin a mis en place deux bureaux de déclaration de sinistre : un bureau au Cnhu-Hkm de Cotonou et l’autre au Chd Zou/Collines à Abomey. Ces bureaux facilitent la prise en charge rapide et gratuite des victimes éligibles à son régime d’indemnisation. A travers lesdits bureaux, les victimes des véhicules assurés admises dans ces hôpitaux bénéficient également de prise en charge pour les premiers soins, grâce à un accord signé entre le Fga-Bénin et les entreprises d’assurance opérant dans la branche automobile. Dans la même dynamique, des partenariats sont noués avec d’autres formations sanitaires et pharmacies telles que l’hôpital de zone de Mènontin, le Centre de santé à vocation humanitaire Saint Luc de Cotonou, le Chud Ouémé/Plateau, le Chd Zou/Collines, le Chd Mono/Couffo, le Chud Borgou/Alibori, l’hôpital de zone de Tanguiéta, l’hôpital de zone d’Allada-Toffo-Zè, le Centre de santé humanitaire 'Les Merveilles", les pharmacies Camp-Guézo, Sainte Famille, La Madone, Togoudo, Saint Luc de Djimè à Abomey, Midokpo à Bohicon ainsi que la pharmacie du Cnhu-Hkm. Comment obtenir un bulletin de prise en charge au niveau des formations sanitaires partenaires du Fga-Bénin? Une fiche de déclaration de sinistre est remise aux parents de la victime par le bureau de déclaration installé dans l’hôpital ou le point focal de l’hôpital qui a la garde des fiches. L’unité de police ayant procédé au constat de l’accident remplit et signe la fiche. La fiche remplie et signée, accompagnée de la fiche de constat d’accident ou du message-porté, sont retournées au bureau de déclaration ou au service de l’hôpital ayant remis ladite fiche. Les pièces sont transmises à la Direction générale du Fga-Bénin, pour délivrance d’un bulletin de prise en charge. Si la prise en charge médicale constitue le 1er volet de la mission du Fga-Bénin, le second volet concerne l’indemnisation qui intervient après la consolidation des lésions subies par la victime, mais aussi lorsque la victime décède à la suite du sinistre. Société 27 oct. 2021


Tribunal de Commerce de Cotonou Des mesures novatrices liées à la digitalisation
Le Tribunal de Commerce de Cotonou s’est engagé dans la digitalisation des procédures. L’ordonnance en date du 20 octobre 2021 définit de nouvelles dispositions à prendre via la plateforme.
Dans la maison Justice, la digitalisation s’impose dans les procédures. Les usagers du Tribunal de Commerce de Cotonou (Tcc) sont invités à en tenir compte avec les mesures relatives à l’enrôlement en ligne indiquées par l’ordonnance du 20 octobre 2021, signée du président du Tcc, William Kodjoh-Kpakpassou. L’enrôlement en ligne sur la plateforme Digit-Tcc concerne les actes suivants : assignation ;
avenir d’audience ; requête introductive d’instance ; formulaire normalisé en matière de petites créances ; cahier des charges de la saisie immobilière.
« En raison du volume de certaines pièces ou documents, il peut être annexé seulement un extrait à l’acte introductif d’instance à l’occasion de l’enrôlement en ligne ; la pièce ou le document entier, préalablement communiqué au défenseur avec l’acte introductif d’instance, sera déposé au dossier judiciaire à l’audience ou déposé au greffe selon les cas », précise l’ordonnance.
En effet, depuis le 8 mars 2021, les acteurs du monde des affaires n’ont plus besoin de se déplacer au Greffe du Tcc pour faire enrôler un dossier d’assignation, de requête, de cahier des charges auprès de la juridiction. Aux fonctionnalités du site www.tribunalcommercecotonou.bj, a été adossée une plateforme qui offre la possibilité aux huissiers et aux avocats de faire les procédures en ligne. Elle permet même la production automatisée des rôles d’audience; le suivi des dossiers par les justiciables par Sms. Les nouvelles directives portées par l’ordonnance du 20 octobre 2021 concernent aussi les avocats.
« Les avocats constitués dans les procédures judiciaires, de quelque nature que ce soit, peuvent obtenir, avant la première audience, la communication électronique des actes introductifs d’instances, pièces et tous autres actes des dossiers judiciaires, en faisant parvenir leur constitution au greffier en chef du tribunal. Ce faisant, ils seront immédiatement liés au dossier créé électroniquement par le demandeur », précise, entre autres, le président William Kodjoh-Kpakpassou.
C’est un pas de plus pour la simplification des procédures et la réduction des délais.
Actualités 27 oct. 2021


Bonne gestion des 26 trésors royaux : 60 médiateurs culturels formés à Abomey, Ouidah et Porto-Novo   
Une première vague de formations au profit de 60 médiateurs culturels initiée par le gouvernement dans le cadre de la préparation des ressources humaines en prélude à la restitution des biens culturels par la France s’est achevée, vendredi 22 octobre dernier. La cérémonie officielle de clôture a eu lieu à l’Ecole du patrimoine africain (Epa) à Porto-Novo.
Le Bénin met actuellement les petits plats dans les grands pour bien accueillir et gérer ses biens culturels en instance de restitution par la France. C’est dans cette optique que le gouvernement a organisé une première vague de formations en faveur des médiateurs culturels. Ils sont au total 60 professionnels béninois en médiation culturelle à avoir renforcé leurs capacités du 13 septembre au 22 octobre dernier, à Abomey, Ouidah et Porto-Novo, à raison de 20 spécialistes par site. La formation a été assurée avec l’appui financier de la France à travers le Fonds de solidarité pour les projets innovants (Fspi) et l’Ecole du patrimoine africain (Epa).
Le directeur de cabinet du ministre en charge de la Culture, Eric Totah, clôturant officiellement les travaux, a dit toute la satisfaction du ministère pour cette session de formation. Car, cela permettra de disposer d’un vivier de professionnels capables de prendre en charge la médiation culturelle sur les différents sites patrimoniaux. «Le gouvernement voudrait désormais compter sur vous (participants, ndlr). Vous avez été choisis parmi tant d’autres pour bénéficier de cette formation qui ne fait que commencer. Tâchez donc de jouer votre partition en conjuguant professionnalisme, rigueur et disponibilité »,  a indiqué le directeur de cabinet du ministre en charge de la Culture. Le représentant du ministre a remercié l’ambassadeur de France près le Bénin, Marc Vizy, pour son dynamisme et la qualité de son leadership qui a permis le financement rapide de cette formation.
Il rappelle que la culture et le tourisme constituent un levier majeur du développement du Bénin auquel le gouvernement accorde une grande priorité. C’est dans ce cadre, précise-t-il, que le président Patrice Talon a lancé une vaste campagne d’identification et de mise en valeur du patrimoine culturel national. Cette vision a conduit à la formulation en août 2016, de la demande de restitution des biens culturels béninois se retrouvant illicitement sur le sol français. Il loue l’accueil favorable réservé à la demande par le président français Emmanuel Macron en permettant la restitution en cours de 26 œuvres du trésor royal de Béhanzin. Ce processus s’accompagne du projet d’aménagement d’importantes infrastructures muséales et patrimoniales avec le soutien de la France, informe le directeur de cabinet du ministre en charge de la Culture.
Le dynamisme du directeur de l’Epa, Franck Ogou, a été aussi salué par les uns et les autres. Surtout pour le rôle important que ce dernier a joué dans la mise en œuvre de ce programme. Toutes choses qui viennent rehausser la notoriété, la richesse et la qualité des programmes de cette école de référence au Bénin.
Actualités 27 oct. 2021


Autorisation de l’avortement  : Vlavonou révèle des pressions
Le président de l’Assemblée nationale n’est pas resté indifférent aux réactions suscitées par le vote de la loi modifiant et complétant la loi n° 2003-04 du 03 mars 2003 relative à la santé sexuelle et à la reproduction. A l’ouverture solennelle de la deuxième session ordinaire de l'année 2021, Louis Vlavonou a dévoilé des pressions reçues et appelle à la réconciliation.  Lire ci-dessous sa déclaration à ce sujet.

Extrait de la déclaration

« En ce qui concerne les lois réorganisant la famille béninoise, la vitalité de notre démocratie au sein de notre temple qu’est l’Hémicycle a failli le diviser. La virulence des débats au cours du vote de la loi n° 2021-13 votée le 20 octobre 2021 modifiant et complétant la loi n° 2003-04 du 03 mars 2003 relative à la santé sexuelle et à la reproduction a fait trembler l’Hémicycle et la bipolarisation qui s’observait a failli mettre à mal son unité.  
Le plus dur était une vidéo dans laquelle un Imam disait que nous irions en enfer si nous votions cette loi … sans oublier la déclaration de l’Association des femmes catholiques qui nous a envoyé ce message : « Le sang de ces âmes innocentes qui seront assassinées criera vengeance... »
L'hémicycle a souffert des passions déchaînées entre pro et contre. Mais nous avons su puiser dans notre génie créateur et notre expérience pour ramener le consensus après une suspension inspirée afin de respecter l'engagement pris par nos partis politiques respectifs à accompagner le chef de l'Etat dans ses réformes. Ce n'était pas gagné d'avance au regard de la sensibilisation qui avait eu lieu auparavant sur les réseaux ou par ailleurs. Le plus dur était une vidéo dans laquelle un Imam disait que nous irions en enfer si nous votions cette loi … sans oublier la déclaration de l’Association des femmes catholiques qui nous a envoyé ce message : « Le sang de ces âmes innocentes qui seront assassinées criera vengeance... » sur les députés de la 8è Législature. Face à ces propos, comment respecter la parole donnée ? Sommes-nous en présence de cas de force majeure ? Contrainte morale ? Exercice de la liberté ? Choix entre la légalité et la loyauté ? Bref, l’heure n’est pas aux réponses, passons ! Maintenant, place à la réconciliation. Pour que le désir de réconciliation soit plus fort que tout ce qui en nous la refuse, il faut que la réconciliation soit un gain, non pas en tant qu'elle restaurerait le passé, mais en tant qu'elle le réparerait en lui ouvrant un avenir. Nous sommes limités de toutes parts, en nous et autour de nous. Ces limites qui nous font avoir peur des autres et les rejeter peuvent nous faire sombrer dans la haine, le désespoir et les divers replis sécuritaires et solitaires.
Nous sommes limités de toutes parts, en nous et autour de nous.
Voir l'autre comme autre et non comme une extension de nous-même ou comme un ennemi n'est pas spontané. Il faut l'apprendre et le réapprendre sans cesse jusqu'au point où, si nous y arrivons un jour, il ne sera plus éprouvé comme celui qui empêche ma vie. Pour nous réconcilier, il nous faut croire que ce qui nous lie est plus fort que ce qui nous sépare. Ce qui nous lie n'est pas derrière nous, mais en avant de nous. La réconciliation passe donc par le pardon et le dépasse… elle est acceptation des blessures. Elle est un processus, un changement de regard sur l'autre et dans sa propre identité, un passage par une mort… non pas comme une résignation à une condition humaine, mais comme un appel à ne pas s'arrêter. C'est pourquoi, elle n'est pas un moment du temps, mais une façon de vivre.
Actualités 26 oct. 2021


Assemblée nationale : la session budgétaire s’ouvre ce mardi
Les députés de la 8e législature démarrent ce mardi 26 octobre, au palais des gouverneurs à Porto-Novo, la seconde session ordinaire de l’année 2021 encore appelée session budgétaire. Les députés à l’Assemblée nationale effectuent, ce mardi, leur rentrée au titre de la seconde session ordinaire de l’année 2021 encore appelée session budgétaire. Ils renouent avec le chemin de l’hémicycle après trois mois de repos ponctué de trois sessions extraordinaires dont la dernière a été close, jeudi 21 octobre dernier. La session budgétaire qui s’ouvre ce jour est une exigence des articles 87 de la Constitution béninoise et 4 du Règlement intérieur du Parlement. Lesquels prescrivent que : « L’Assemblée se réunit de plein droit en deux sessions ordinaires. La première session s’ouvre dans le cours de la première quinzaine du mois d’avril. La deuxième session s’ouvre dans le cours de la seconde quinzaine du mois d’octobre. Chacune des sessions ne peut excéder trois mois ». Ainsi, comme son nom l’indique, cette session sera prioritairement consacrée à l’examen du projet de loi de finances, gestion 2022. Le volumineux document est déjà transmis à l’Assemblée nationale par le président de la République, Patrice Talon, depuis mercredi 29 septembre dernier. Le projet de budget de l’Etat, gestion 2022, s’équilibre en ressources et en charges à la somme de 2 541,203 milliards F Cfa contre 2985,046 milliards F Cfa pour le budget de l’Etat remanié, gestion 2021 adopté, mardi 19 octobre dernier, par l’Assemblée nationale. Les regards seront désormais tournés vers le Parlement après l’ouverture de la session. Il s’agira pour les députés de décortiquer le dossier dont l’étude pourrait leur prendre, comme de coutume, plusieurs semaines. Seulement, il faut attendre d’ici décembre 2021 pour connaître le sort de ce projet de loi de finances. Sera-t-il adopté ou rejeté ? Mais a priori, ce premier projet de budget de l’Etat pour le compte du second quinquennat du président Patrice Talon devrait passer aussi comme une lettre à la poste, à l’instar des cinq autres de son mandat écoulé. Ils avaient été, chacun, adoptés haut les mains par les députés avec félicitations et encouragements au gouvernement pour la qualité du document budgétaire soumis à leur appréciation. Actualités 26 oct. 2021


End Poverty Day 2021 : Les propositions des jeunes pour la résilience post-Covid
Dans le cadre de la célébration de la Journée internationale de lutte contre la pauvreté, le Club des jeunes béninois acteurs du changement a organisé, mercredi 20 octobre dernier à Cotonou, une discussion sur la réponse passée et en cours contre la Covid-19 et le renforcement de la résilience. Ces jeunes ont aussi fait un plaidoyer pour leur écoute et implication dans les prises de décision. Les jeunes béninois ont l’impression d’être peu ou pas impliqués dans la réponse contre la Covid-19. C’est ce qui ressort de la discussion qu’ils ont eue, mercredi 20 octobre dernier, lors de la célébration de la Journée internationale de lutte contre la pauvreté. Devant une délégation de la Banque mondiale conviée à cette conversation ouverte, ils ont partagé leurs expériences pendant la période critique de Covid-19, leur engagement pendant la crise et leur perception sur les réponses du gouvernement et des partenaires pour enrayer la pandémie. Bien qu’ils reconnaissent les efforts déployés par le gouvernement pour atténuer les effets négatifs de la crise sur les populations vulnérables, ils estiment que l’action publique aurait pu avoir plus d’impact si les jeunes étaient fortement impliqués dans la campagne de communication et d’engagement citoyen contre la Covid-19, et pour la vaccination. « Nous voulons qu’on nous considère comme une force de propositions et d’actions. Nous avons des idées à partager, des solutions à proposer pour contribuer à l’efficacité de l’action publique », soutient un participant qui confie que les jeunes ont été fortement impactés par les mesures restrictives touchant l’éducation, le sport, la culture. Pour un autre intervenant, « la Covid-19 a accentué les discriminations en matière d’accès à l’internet et au numérique, et à l’e-learning. La limitation de l’interaction entre les jeunes a également affecté notre bien-être psychologique ». « La crise a été une opportunité pour faire les choses différemment et il y a eu de nouveaux business qui se sont développés », soutient un autre participant. Pour les jeunes, la construction de la résilience passera par les leçons tirées des faiblesses révélées par la Covid-19, en termes d’accès à l’internet haut débit, à l’éducation, à la formation et à l’emploi. Ils souhaitent être davantage associés aux discussions et décisions. La discussion a été l’occasion pour la délégation de la Banque mondiale de partager avec les jeunes le soutien que la Banque mondiale apporte au gouvernement du Bénin dans la réponse sanitaire et économique à la Covid-19. « Cette crise nous a appris à tous à être humbles. Nous avons besoin de vous écouter davantage, recueillir vos points de vue et vos perspectives pour affiner nos interventions », indique Atou Seck, responsable des Opérations de la Banque mondiale à le Bénin. Célébrée tous les 17 octobre, la Journée internationale de lutte contre la pauvreté offre l’occasion à la Banque mondiale de plaider en faveur des actions nécessaires pour éradiquer l’extrême pauvreté et stimuler la prospérité partagée. Elle sert également de créneau pour montrer les bonnes pratiques et les résultats concrets, et aussi mobiliser et inspirer les divers acteurs du développement. L’édition 2021 a eu pour thème : ‘’Aider les pays à réaliser une reprise verte, résiliente et inclusive et à se préparer aux crises futures’’ Actualités 26 oct. 2021


Russie : Le nouvel ambassadeur béninois présente ses copies figurées
L'ambassadeur du Bénin près la Fédération de Russie, André Okounlola, vient de présenter les copiées figurées de ses lettres de créance à l'autorité russe compétente. Comme l’exige la tradition diplomatique, André Okounlola a transmis les copies figurées de ses lettres de créances à Mikhaïl Bogdanov, vice-ministre russe des Affaires étrangères, représentant spécial du président de la Fédération de Russie pour le Moyen-Orient et les pays d'Afrique. Au cours de leurs échanges, les deux personnalités ont abordé les questions relatives au développement des relations traditionnellement amicales entre leurs deux pays, notamment l'intensification du dialogue politique et l'élargissement de la coopération mutuellement bénéfique dans les domaines commercial, économique, humanitaire et autres. L’ancien député de la 10e circonscription électorale a été promu ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Bénin près la Fédération de Russie, à la faveur du Conseil des ministres du mercredi 8 septembre dernier. Actualités 25 oct. 2021


Protection de la femme au Bénin : Retour sur les réformes opérées
La marginalisation dont faisait l’objet la gent féminine n’a plus droit de cité en République du Bénin. Son image est désormais  restaurée grâce aux nombreuses réformes opérées ces derniers jours. Après la mise en place de l’Institut national de la femme, plusieurs autres réformes ont été opérées ces derniers jours afin de redonner à la gent féminine la place qui lui revient dans la société. Ces réformes ont permis la prise de plusieurs textes de lois. Il s’agit, certes de lois révolutionnaires mais destinées uniquement à améliorer les pratiques sociétales, surtout à l’égard de la femme. Il est normal que ces lois soulèvent des passions et des incompréhensions de la part des conservateurs mais il est indiqué d’aller au-delà des humeurs pour faire comprendre le bien-fondé de ces réformes qui ne visent nullement à déstructurer la société béninoise. Bien au contraire, elles tendent à consolider les bases en tenant compte des évolutions sociétales observées. En premier lieu, le parlement a procédé au vote de la loi modifiant et complétant la loi n° 2003-04 du mars 2003 relative à la santé sexuelle et à la reproduction. Ainsi, la santé sexuelle et reproductive est un levier social de première importance à prendre en compte pour la réduction de la mortalité maternelle et infantile. Au regard des données récentes sur le sujet, il s’est avéré important de procéder à une révision du dispositif législatif actuellement en vigueur. En effet, les enquêtes démographiques et de santé révèlent qu’il s’observe de plus en plus une précocité des rapports sexuels chez les jeunes femmes. Entre 2017 et 2018, la proportion des  femmes ayant eu leurs premiers rapports sexuels avant l’âge de 18 ans est de 59 %. Une telle situation, associée à l’absence ou à l’irrégularité de l’utilisation des méthodes contraceptives expliquent les grossesses précoces et non désirées qui conduisent souvent à des avortements clandestins, la plupart du temps dans des conditions sanitaires inadéquates et non sécurisées. Ces pratiques font que les adolescentes représentent 20 % des décès maternels enregistrés dans notre pays. Pour remédier à cette situation déplorable, la nouvelle loi modifiant la loi n°2003-04 du 3 mars 2003 relative à la santé sexuelle et à la reproduction est plus explicite en ce qui concerne l’interruption volontaire de grossesse. Elle prévoit les cas exceptionnels dans lesquels l’avortement peut être autorisé et les conditions requises pour les interventions y relatives, afin de réduire substantiellement les risques de décès. La responsabilité du médecin pratiquant est également encadrée et un agrément sera requis pour les formations sanitaires susceptibles d’intervenir à cette fin. Ainsi, après le vote et la promulgation de ce texte, l’Interruption volontaire de grossesse sera autorisée sur prescription médicale ou à la demande de la femme, dans les conditions prévues par la loi. Ceci ne pourra, par exemple, jamais intervenir après la douzième semaine d’aménorrhée. Toutefois, lorsque la femme enceinte est âgée de moins de 18 ans, l’interruption volontaire de grossesse ne peut être pratiquée que sur autorisation de ses parents ou de son tuteur. Par ailleurs, aux termes du projet de loi, en cas de choix d’une méthode contraceptive irréversible, les époux se doivent des informations préalables. Renforcer la protection de la femme La modification de la loi 2002-07 du 24 août 2004 portant Code des personnes et de la famille en République du Bénin entre dans le cadre de la volonté du gouvernement d’assurer une plus grande protection de la femme au Bénin. Elle vise notamment à mettre en  conformité le droit positif béninois avec la Constitution ainsi qu’avec les engagements internationaux pris en matière de promotion de l’égalité entre l’homme et la femme. Elle vise aussi à favoriser une évolution du code par la suppression de toutes formes de discriminations basées sur le genre. Il s’agira de renforcer l’égalité entre les hommes et les femmes dans l’exercice de l’autorité parentale, de réduire l’hégémonie de l’homme en matière de transmission de nom de famille, des fiançailles et du mariage, de clarifier le régime juridique de ces fiançailles ainsi que les effets du divorce et du remariage. Concernant le vote de la loi portant répression des infractions commises à raison du sexe, il est souligné qu’elle délimite le champ et les caractéristiques de certaines infractions et organise leur meilleure répression au Bénin. Ainsi, le harcèlement, le viol, les mutilations génitales féminines, le mariage précoce et le mariage forcé sont visés. Pour rappel, cette loi vise à renforcer l’arsenal juridique destiné à promouvoir et protéger la femme contre les violences à raison de son sexe. Elle se justifie par la persistance, voire la prolifération de situations de violences physiques et morales intolérables. Le nouveau texte de loi prévoit donc des réponses juridiques et judiciaires appropriées. Il définit les mécanismes de prévention, de détection et de répression des infractions visées. Ces réformes visent particulièrement l’introduction dans ces textes de dispositions favorables à l’écoute judiciaire des victimes, à leur prise en charge et leur protection.  Elles instaurent, par ailleurs, la mise en place d’un fichier national des personnes condamnées pour des infractions commises à raison du sexe. Ces nouvelles dispositions sont également destinées, en vue de répression efficace, à rendre ces infractions passibles de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme et à y créer une chambre de jugement desdites infractions. Société 25 oct. 2021


Benjamin Hounkpatin, ministre de la Santé : « L’avortement restera toujours comme un dernier recours »
La loi n°2021-12 modifiant et complétant la loi n°2003-04 du 03 mars 2003 relative à la santé sexuelle et la reproduction, adoptée par les députés, à leur unanimité, dans la nuit du mercredi 20 au jeudi 21 octobre dernier, n’encourage nullement les avortements. Lesquels restent, bien au contraire, comme l’ultime recours, surtout lorsque la grossesse est susceptible d’aggraver ou d’occasionner une situation de détresse matérielle, éducationnelle, professionnelle ou morale incompatible avec l’intérêt de la femme et/ou de l’enfant à naître. Le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, qui accueille à cœur joie l’adoption de ce texte, a fait cette clarification à la faveur d’un point de presse qu’il a donné juste à l’issue de la séance plénière au palais des gouverneurs à Porto-Novo. Il a dit tout le bien-fondé de ce texte qui vient soulager les peines de nombreuses femmes qui, face à la détresse d’une grossesse non désirée, se trouvent obligées de mettre leur vie en jeu par des pratiques d’interruption de grossesse dans des conditions non sécurisées. « L’acte que la Représentation nationale vient de poser sera à coup sûr très bien accueilli par l’ensemble du personnel médical qui, au quotidien, est confronté à la prise en charge des complications d’avortements qui aboutissent souvent à des mutilations ou des pertes en vie humaine. Et ces pertes en vie humaine concernent souvent des femmes qui sont encore dans la fleur de l’âge », indique Benjamin Hounkpatin. Pour lui, le texte modifié doit être perçu comme une mesure de santé publique dont l’unique objectif est de sauver la santé et la vie de la gent féminine qui perd près de 200 d’entre elles au Bénin chaque année des suites des complications liées à l’avortement. Le ministre précise qu’avec le vote de cette loi, le recours à l’avortement peut se faire à la demande de la gestante dans des conditions bien précises. «L’interruption volontaire de grossesse restera comme un dernier recours », insiste le conférencier. Il rassure que le gouvernement s’attèlera à poursuivre le travail sur le renforcement de la prévention des grossesses non désirées à travers les ressorts tels que l’éducation de base, les efforts de communication sur la sexualité, la disponibilité et la promotion des services de contraception, la promotion de l’éducation sexuelle intégrée dans les collèges et les universités et les efforts pour une parentalité responsable. Mieux, des actions de communication sont programmées dans le but de vulgariser la loi afin que chacun puisse jouir pleinement de ces droits. Le gouvernement poursuivra également l’assainissement du secteur de la santé à travers la promotion des soins de qualité et la mise en place d’un arsenal juridique innovant qui répond efficacement aux défis du secteur, souligne Benjamin Hounkpatin qui informe que son département travaille déjà sur les décrets d’application de la loi adoptée. Le ministre de la Santé avait à ses côtés sa collègue en charge des Affaires sociales, Véronique Tognifodé. Actualités 25 oct. 2021


Circuit Itf des 18 ans et moins de l’Afrique de l’Ouest et du Centre : les hostilités lancées demain
Une soixantaine de tennismen des deux catégories, filles et garçons, de l’Afrique de l’Ouest et du Centre vont prendre part du 26 au 31 octobre prochain au Tennis club de l’Amitié de Cotonou au Circuit Itf des U18. Il s’agit pour les athlètes de glaner des points afin d’améliorer leur classement mondial (ranking mondial). Éliminé en quart de finale, après un match âprement disputé contre le Français Dominique Rolland, tête de série n°2 à Lomé, le numéro n° 1 junior béninois, Prince Gandonou promet de prendre sa revanche à Cotonou. Signalons que cette compétition se déroulera à huis clos avec le pass sanitaire. Sports 25 oct. 2021


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