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Nouvelles

Vote de la loi sur le droit d’asile et les réfugiés: la société civile mobilisée pour un plaidoyer
Sous l’égide d’Amnesty international, des acteurs de la Société civile se sont retrouvés à Cotonou, ce vendredi 15 octobre, pour réfléchir sur la stratégie de plaidoyer à mettre en place pour le vote de la loi sur le droit d’asile et les réfugiés. Trouver le mécanisme efficace et efficient pour conduire un plaidoyer auprès des députés à l’Assemblée nationale pour le vote rapide de la loi sur le droit d’asile et les réfugiés. C’est l’objectif de la rencontre tenue, vendredi dernier à Cotonou, par des organisations de la société civile sous le leadership d’Amnesty international. Au cours des assises, les participants ont été édifiés sur les grands axes du projet de loi actuellement sur la table des députés, l’évolution du contexte juridique et le système d’asile au Bénin. Selon Mélanie Yèkpè, chargée de protection à la Commission nationale des réfugiés, le droit d’asile et la protection des réfugiés sont régis par l’ordonnance de 1975 portant statut des réfugiés et le décret 2018 – 295 du 11 juillet 2018. Sur cette base légale, 1612 réfugiés et 577 demandeurs d’asile séjournent actuellement au Bénin. Ils sont des Centrafricains, Burkinabé, Ivoiriens, etc. Elle énumère également les bonnes pratiques asilaires telles que l’institution de la clinique légale, la mise en œuvre des solutions durables, la sensibilisation périodique des agents de police et des élus locaux au niveau des frontières, la mise en place du bureau central des réfugiés pour une gestion inclusive et participative des réfugiés, … Mélanie Yèkpè relève aussi quelques insuffisances que le vote de la loi devrait permettre de corriger. Entre autres, il y a le principe du non refoulement, l’afflux massif, la protection des enfants non accompagnés et séparés puis autres personnes à besoins spécifiques, la perte de statut, l’expulsion de réfugiés, la naturalisation. Pour sa part, Dieudonné Dagbéto, directeur d’Amnesty international s’est réjoui de la tenue de cette rencontre qui permettra de conjuguer les efforts pour un mieux-être des réfugiés et demandeurs d’asile. Pour un mieux-être Le vote de la loi sur le droit d’asile et les réfugiés s’impose. Il y va de l’intérêt de ces personnes contraintes de quitter leurs pays pour le sol béninois. C’est aussi important pour l’image du Bénin. A travers ses 72 articles répartis en 7 chapitres, le projet de loi situe sur le statut des réfugiés, leurs droits et obligations, les conditions de perte du statut de réfugiés, etc. Si elle est votée et promulguée, la loi permettra une mise en conformité avec les normes et standards internationaux. Elle contribuera également à assurer la protection des réfugiés et de l’enfance, la prise en charge des personnes à besoins spécifiques et à connaître l’éventail de sanctions contre les réfugiés en cas de besoin. Selon les responsables d’Amnesty international, cette étape franchie, des démarches seront menées vers la représentation nationale afin qu’elle comprenne l’urgence et l’importance du vote de cette loi? Actualités 20 oct. 2021


Attractivité de Cotonou: La place du Souvenir fait sa mue
Encore quelques mois de travaux pour que la place du Souvenir soit pittoresque. L’objectif affiché est de mieux valoriser ce site mémorial pour rehausser l’attractivité de la ville de Cotonou. De loin, la clôture en feuilles de tôle bleue érigée autour du monument de la place du Souvenir témoigne de la transformation en cours. A l’intérieur de cette clôture de fortune, une vingtaine d’ouvriers béninois et asiatiques tous vêtus de gilets, chaussures, casques et lunettes de protection, sont à l’œuvre au pied des trois statues totalement empaquetées. Burins et marteaux en main, un groupe d’ouvriers refait le plancher, les escaliers et balustrades en béton tandis qu’un autre groupe ramasse les gravats. La place du Souvenir autrefois appelée place des Martyrs est en pleine rénovation. L’idée de réfectionner ce site émane du gouvernement. La décision a été prise en Conseil des ministres le 5 mai 2021. En effet, ces travaux « s’inscrivent dans le cadre du programme global des aménagements urbains. Ils sont destinés à rehausser l’attractivité de la ville de Cotonou tout en valorisant l’identité historique de même que l’histoire culturelle et politique de notre pays », précise le Conseil. D’ici quelques mois donc, le chantier en cours devrait laisser place à une structure magnifique qui confère véritablement à la ville de Cotonou, son surnom de « vitrine du Bénin ». Il était une fois… La place du Souvenir a été réalisée par l’Etat béninois avec l’appui de la République démocratique de Corée, en mémoire des vaillants citoyens tombés les armes à la main lors de l’invasion militaire du 16 janvier 1977. Elle a été inaugurée le 16 janvier 1979 par le président Mathieu Kérékou, à l’occasion du 2e anniversaire de cette agression militaire perpétrée contre son régime. « Désormais donc, et pour compter de ce jour, mardi 16 janvier 1979, toutes les militantes et tous les militants de la révolution béninoise, des générations présente* et futures viendront s’incliner respectueusement au pied de cet imposant monument… », a déclaré Mathieu Kérékou à l’époque. Ainsi, la place du Souvenir symbolise à la fois l’hommage de la République à ses sept vaillants fils tombés sous les munitions des mercenaires alors qu’ils défendaient leur patrie, et la victoire du régime révolutionnaire face à l’impérialisme international. Capitaine Mathieu M. Tossou, Lieutenant Kassim Alassan, lieutenant Yessoufou Lassissi, lieutenant Paulin Thotho, Lieutenant Pascal N’po Dabapa, Abiodum Bambotche et Sylvain Comlan, électricien, sont les sept citoyens béninois qui ont perdu la vie au cours de cette bataille dont le seul but était de mettre fin au régime militaro-marxiste du Général Mathieu Kérékou. Comme l’a souligné le Conseil des ministres du 15 mai 2021, rénover la place du Souvenir est aussi une façon de rendre un bel hommage aux militaires et civils morts pour la République, et de mieux valoriser ce pan de l’histoire politique du Bénin. Actualités 20 oct. 2021


Assemblée nationale : La loi de finances rectificative 2021 adoptée à l’unanimité
Les députés de la 8e législature ont donné, ce mardi 19 octobre,  leur quitus au gouvernement représenté par le ministre d'État en charge de l'Économie et des Finances, Romuald Wadagni et deux de ses collègues pour la hausse du Budget général de l'Etat, gestion 2021. A cette occasion, la Commission des finances et des échanges a présenté le rapport sur le projet de collectif budgétaire gestion 2021. Il ressort que le projet de loi de finances rectificative pour la gestion 2021 s'équilibre en ressources et en charges à la somme de 2985,046 milliards de F Cfa.  Ce budget connait donc une augmentation de 21,7 % par rapport à la loi de finances initiale.   Actualités 19 oct. 2021


Impôts et développement à la base : Ebauche de réformes sur la fiscalité locale
Le colloque scientifique international sur les impôts et le développement local qui s’est déroulé, les 14 et 15 octobre derniers à Cotonou, a exploré des pistes d’amélioration de la fiscalité locale au profit des collectivités territoriales. Si des avancées et des bonnes pratiques sont à mettre à l’actif de la décentralisation au Bénin, les communes éprouvent des difficultés à mobiliser des ressources notamment fiscales. Les impôts locaux collectés font moins de 30 % des recettes des collectivités territoriales. De fait, les communes dépendent encore fortement des transferts de ressources de l’Etat pour couvrir leurs charges et réaliser leurs investissements, malgré la reconnaissance d’une certaine autonomie et du pouvoir de décision prévus par les textes. Prégnante après deux décennies de décentralisation au Bénin, cette problématique de la fiscalité locale était au cœur d’un colloque scientifique international, tenu les 14 et 15 octobre derniers à Cotonou sur le thème « Impôts locaux et développement local ». Fruit de la coopération entre la Direction générale des Impôts (Dgi) et le Centre d’études et de recherches sur l’administration et les finances (Ceraf) de l’université d’Abomey-Calavi, le colloque a servi de cadre de réflexions entre praticiens et théoriciens sur les stratégies à mettre en place, les réformes nécessaires à opérer sur la fiscalité locale. Il est question de réduire l’écart entre le potentiel fiscal et les recettes mobilisées par les collectivités territoriales afin d’amorcer le développement local, indique le professeur Nicaise Mèdé, directeur du Ceraf. La rencontre a mobilisé quelque 200 participants dont des administrateurs des impôts, du trésor, des finances, des avocats, des économistes, des experts-comptables, des diplomates, ainsi que des universitaires. Ils proviennent de huit pays : Bénin, Togo, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Sénégal, République démocratique du Congo, France, Belgique et Suisse. Vingt-trois communications scientifiques ont meublé les travaux qui se sont déroulés en présentiel et en visioconférence, précise le professeur Magloire Lanha, rapporteur général du colloque. Elles sont regroupées en quatre panels intitulés : état des lieux de la fiscalité locale au Bénin, les défis de mobilisation des recettes fiscales locales, les outils d’administration de l’impôt au niveau local et la gouvernance fiscale au niveau local. Difficultés et solutions Insuffisance d’évaluation des normes fiscales, multiplicité des régimes d’imposition ainsi que des taxes locales pouvant être synthétisées, retard ou défaut dans l’édition et l’émission des avis d’imposition, non-respect des protocoles d’accord ou conventions entre les communes et la Dgi, subjectivité dans l’évaluation de la valeur locative des propriétés foncières, insuffisance des ressources humaines dédiées à la tâche…Ce sont autant de problèmes identifiés par les acteurs comme freins à la mobilisation des ressources fiscales par les communes. Pour y remédier, les communicateurs insistent sur la définition d’une politique fiscale transparente et crédible, le renforcement de l’autonomie et la libre administration des collectivités territoriales, la mise en place des approches d’évaluation des normes fiscales, rapporte Magloire Lanha. Ils préconisent aussi le renforcement de la télé-déclaration et du télépaiement des impôts, l’élargissement de l’assiette fiscale de la Taxe professionnelle synthétique (Tps), l’accélération de la mise en place du cadastre et de l’adressage, le renforcement de la transparence fiscale et de la reddition de comptes des élus locaux vis-à-vis des contribuables. Des suggestions appréciées par Nicolas Yènoussi, directeur général des Impôts, qui espère que les prochains projets sur la mobilisation des ressources au profit des collectivités locales rencontreront l’adhésion totale des acteurs. Pour ce faire, il souhaite que les outils mis à la disposition des participants fassent l’objet de restitution au sein de leurs structures respectives de façon à enrichir la réflexion. Les actes du colloque seront édités et publiés en janvier 2022. Actualités 19 oct. 2021


Relogement des populations de Xwlacodji : Promesse tenue par le gouvernement
La remise de chèques et parcelles aux citoyens déplacés de Xwlacodji est effective. Une centaine de personnes ont ouvert le bal, vendredi 15 octobre dernier, à Sèmè-Podji, lors du lancement officiel de l’opération d’indemnisation. Non loin de la mer à Sèmè-Podji, une vaste étendue de terre est fraichement désherbée par des bulldozers encore visibles sur place. Comme l’indique une pancarte à l’entrée du site, c’est sur ce domaine de 16 hectares situé à Djeffa plage, que les populations déplacées de Xwlacodji vont tenter de reconstruire leur vie. Albert Coffi Bessanvi alias Gbéssi Zolawadji est l’une des premières personnes à recevoir, un chèque de cinq millions F Cfa plus une parcelle de 200 m2 avec titre foncier, à l’occasion du lancement officiel de l’opération de remise de chèques et parcelles aux citoyens affectés par le projet de rénovation et de modernisation du centre administratif et commercial de Ganhi. Au total, 368 familles sont concernées par cette opération. Chacune d’elles recevra la même indemnisation. C’est en effet le 15 septembre dernier que le Conseil des ministres a pris l’engagement de reloger et d’apporter un appui social aux anciens occupants des sites à aménager au quartier Xwlacodji, à Cotonou. Le gouvernement joint ainsi l’acte à la parole. Le geste surprend agréablement le roi du Agbadja. « A vrai dire, je n’ai pensé une seule fois que ce projet sera réalisé. Aujourd’hui, c’est une surprise pour moi que les chèques et parcelles nous soient offerts par l’Etat…», avoue l’artiste musicien dans la salle principale de la Maison des jeunes de la ville de Sèmè-Podji où il a reçu son chèque avant de se rendre à Djeffa plage pour obtenir sa parcelle. Il ne manque pas d’exprimer sa gratitude au gouvernement pour cet accompagnement hautement social qui fait désormais de lui et des autres familles concernées, des citoyens à part entière de Sèmè-Podji. Assurances Après avoir souhaité la bienvenue à ses nouveaux administrés, le maire de Sèmè-Podji Jonas Gbènameto, confirme que le domaine leur est définitivement attribué. « Vous serez là pour l’éternité… », lance-t-il. Jonas Gbènameto ajoute que l’hôtel de ville va œuvrer dans la mesure de ses moyens pour leur « intégration réelle ». Mais l’une des choses que le maire ne souhaite pas, c’est que ce site soit transformé en « un ghetto ». C’est pourquoi il invite ces nouveaux citoyens de la commune, à s’installer dignement et à se servir des fonds qui leur ont été alloués pour la construction de nouvelles maisons. Ce qui est sûr et certain, c’est que toutes les ressources nécessaires sont disponibles et aucune des familles concernées, remplissant les conditions requises, ne sera laissée sur le carreau, rassure Victorien Kougblénou, directeur général de l’Agence nationale du domaine et du foncier (Andf). Cette opération « est l’aboutissement heureux qui prouve que le bien-être social de tous est au cœur de la gouvernance actuelle», se réjouit la préfète du département de l’Ouémé, Marie Akpotrossou. Tout comme elle, Alain Orounla, préfet du département du Littoral, remercie le gouvernement pour le geste, et rappelle que la cérémonie du jour, la première d’une longue série, témoigne du pragmatisme de l’Exécutif béninois et de la bonne marche du Programme d’action du gouvernement. Il salue, par ailleurs, le sens de patriotisme et l’esprit de sacrifice des personnes relogées, et les invite à faire bon usage des ressources mises à leur disposition. Actualités 19 oct. 2021


Congrès électif de la Fédération béninoise de Judo : Anicet Glitho reste aux commandes pour 4 ans
Anicet Glitho, président sortant, a été reconduit à la tête du comité exécutif de la Fédération béninoise de Judo au terme de l’Assemblée générale élective de l’organisation tenue ce dimanche 17 octobre à Cotonou. Candidat à sa propre succession, il a bénéficié de la confiance de 27 des 30 délégués présents à ces assises. Nouveau bureau Président : Anicet Glitho Vice-Présidente : Céline Atchèhoun Secrétaire général : Eric Olafa Secrétaire général adjoint : Aristide Ayelesso Trésorier général : Wilfried Jocoué Trésorier général adjoint : Bernard Hounmènou Responsable à l'organisation : Auguste Anani Coffi 1er Responsable à l'organisation : Sylvestre Houndjenoukon 2e Responsable à l'organisation : Chantal Akogbéto Représentant des Arbitres : Désiré Mivègbo Représentant des Femmes : Natatcha Gnanhoué     Actualités 17 oct. 2021


Football Bénin : Jodel Dossou met en garde ses détracteurs
L'attaquant  de Clermont Foot Jodel Dossou ne voit pas d'un bon œil les messages de certains internautes sur les réseaux sociaux depuis son exclusion de l'équipe nationale. A travers ce message publié sur sa page Facebook, l'international béninois déclaré persona non gratta à la veille du match Bénin-Tanzanie,  met en garde ses détracteurs: "Depuis quelques temps, j’ai le regret de constater la croissance de commentaires et propos insultants, inacceptables et menaçants sur mes réseaux sociaux et d’autres canaux par des individus malintentionnés. En tant que sportif professionnel au service de mon club et de mon pays, essuyer des critiques fait partie du métier. J’en suis conscient et j’assume car aucune œuvre humaine n’est parfaite. Mais, ce n’est pas une raison pour balancer des propos déplacés à mon égard ou vis à vis de ma famille. Ce sont des comportements que personne n’accepterait. Avant d’être footballeur je suis également un simple humain avec ces droits et qui mérite d’être traité avec un minimum de respect tout comme ma famille. J’avoue avoir été affecté, profondément par certains mots tout comme mes proches. Je ne saurai rester insensible aux écarts envers ma personne ni mon cercle proche. Je ne pourrai rester sans réaction légitime. Les autorités compétentes sont déjà alertées à cet effet. Chacun a le droit d’avoir son avis mais pas rabaisser ou salir son prochain".   Actualités 17 oct. 2021


Assemblée nationale : la loi sur la protection du patrimoine culturel adoptée
L’Assemblée nationale a adopté, ce jeudi 14 octobre, la loi n°2021-09 portant protection du patrimoine culturel. A travers ce texte, le Bénin vient ainsi de se doter d’un cadre juridique et institutionnel pour la protection holistique et efficace de son patrimoine culturel national. Le Bénin balise totalement le chemin pour la gestion efficace de son patrimoine culturel national notamment de ses œuvres culturelles attendues de la France. Une nouvelle loi a été adoptée ce jeudi au Parlement pour régir dorénavant le secteur. Il s’agit de la loi n°2021-09 portant protection du patrimoine culturel. Le texte vient abroger les dispositions de la loi n°2007-20 du 23 août 2007 portant protection du patrimoine culturel et patrimoine naturel à caractère culturel. Composé de 164 articles subdivisés en huit titres ; il traite des questions notamment de la protection du patrimoine culturel national ; de la protection des biens culturels en cas de conflits armés ; de la sauvegarde des habitats d’architecture traditionnelle ; des fouilles archéologiques et découvertes ; des institutions de conservation et de valorisation du patrimoine culturel ; des procédures et sanctions et autres. Le texte vient renforcer, comparativement à la loi 2007-20, la protection avec une accentuation des sanctions au regard de l’enjeu de la loi contre le trafic illite des œuvres et dans le sens d’entretenir une culture de sauvegarde du patrimoine culturel. Autrement dit, le texte vise une amélioration du fonctionnement du cadre institutionnel de la protection du patrimoine culturel en raison de la volonté politique d’élever le niveau technique des infrastructures et équipements aux standards internationaux et d’assurer la préparation technique des ressources humaines pour la prise en charge des œuvres en réserve, en atelier et en exposition. Les députés ont soulevé quelques inquiétudes lors du début général qui a précédé l’examen au fond du projet de loi. Ils ont voulu savoir si le Bénin a les moyens nécessaires pour accueillir et gérer efficacement ses œuvres culturelles en voie de rapatriement. Sans ambages, ils ont été rassurés par le ministre en charge de la Culture, Jean Michel Abimbola. Ce dernier a expliqué que point d’inquiétudes à ce niveau. Le Bénin dispose de toutes les ressources matérielles et humaines de qualité pour abriter les 26 œuvres culturelles que la France se prépare à restituer. Le ministre informe que Ouidah et Abomey sont les deux villes concernées pour accueillir les œuvres. Selon lui, ces biens culturels seront dans un premier temps exposés à la Maison du Gouverneur sise au Fort portugais de Ouidah précisément au Musée international de la mémoire et de l’esclavage (Mime) dont les travaux de construction s’achèvent en novembre prochain. Les œuvres y seront exposées temporairement, en attendant la construction d’ici 2025 du Musée de l’épopée des amazones et des rois du Danxomè (Merad), destination finale des biens culturels. 26 œuvres pour une valeur de huit milliards F Cfa Jean-Michel Abimbola assure que pour le retour des œuvres, un programme de formation et d’accompagnement de l’ensemble des acteurs de la chaîne de valeur est en cours d’exécution afin de permettre à ces derniers de se conformer aux standards internationaux en ce qui concerne la protection du patrimoine national culturel et matériel. Le ministre est revenu par ailleurs sur l’historique de la demande de restitution de ses biens cultuels formulée courant 2018 par le gouvernement béninois auprès de son homologue français. Selon lui, les deux pays ont travaillé de concert et ont signé au Bénin en décembre 2019 un document appelé Programme de travail commun. Jean-Michel Abimbola a précisé aux députés que le Bénin n’a pas opté pour une démarche de revendication et de conflit avec la France s’agissant de la restitution de ces biens. Il a penché plutôt, détaille-t-il, pour une démarche de coopération bilatérale avec la partie française afin de se donner toutes les garanties de succès. Le ministre se réjouit du succès relatif de l’option du Bénin. Laquelle a abouti actuellement à la restitution d’une portion congrue de ses œuvres culturelles qu’il estime à plus de huit milliards FCfa. Plusieurs autres pays africains comme le Sénégal, la Côte d’Ivoire, et le Nigeria, à en croire le ministre, ont emboité le pas au Bénin. Même l’Unesco fait aussi de cette dynamique une préoccupation, souligne-t-il pour montrer la justesse de la démarche du gouvernement béninois. Ainsi, l’avènement de la loi adoptée ce jeudi par le Parlement permettra au Bénin de se doter d’un cadre juridique et institutionnel propice à une protection holistique et efficiente du patrimoine culturel national notamment des 26 œuvres attendues. A ce titre, la loi prévoit une meilleure organisation de la mobilité et de la circulation des biens culturels; une internationalisation des normes et conventions internationales dans le cadre de la circulation des œuvres et une modernisation du système de gouvernance dans un contexte marqué par la digitalisation des services et le renforcement des outils de protection avec une responsabilisation accrue des forces de sécurité et de défense. Actualités 15 oct. 2021


Maternité de l'arrondissement de Lobogo : manque crucial de personnel
A Lobogo dans le département du Mono, les récentes statistiques au niveau de la direction départementale de la Santé font état de ce que 75 à 100 accouchements sont enregistrés par mois dans le centre de santé de l’arrondissement. Mais cette fécondité à l’échelle d’un seul arrondissement n’est pas ce qui taraude les populations. Ces dernières plaident plutôt pour le renforcement du plateau technique de leur formation sanitaire. Notamment le recrutement d’autres agents qualifiés au niveau du service de la Maternité où intervient actuellement une seule sage-femme. Elle accouche plus que toutes ses consœurs de la commune de Bopa réunies, soutient un élu communal pour insister sur la nécessité d’atténuer la pression sur la seule sage-femme en service au centre de santé de Lobogo. L’élu a été soutenu par le maire et quelques représentants de la Société civile. C’était lors des échanges organisés, ce jeudi 14 octobre à l’hôtel de ville de Bopa, pour le compte de la deuxième journée de la tournée statutaire du préfet du Mono, Bienvenu Milohin.   Société 15 oct. 2021


Accès aux vaccins et relance durable post-Covid : Un agenda politique mondial décliné
Le Fmi propose un agenda politique mondial pour surmonter les obstacles liés à l’accès aux vaccins en vue de la reprise économique durable. Le programme se concentre sur trois priorités : « Vacciner, calibrer, accélérer». La croissance mondiale devrait ressortir à 5,9 % pour cette année, soit une baisse de 0,1 % par rapport aux dernières prévisions du Fonds monétaire international (Fmi). Pour l’année prochaine, la projection est maintenue à un taux de 4,9 %, dans l’espoir que les vaccins seront déployés convenablement et que d’autres variants du nouveau coronavirus ne viennent perturber davantage l’activité économique. « Le chemin à parcourir reste plus difficile », admet Kristalina Georgieva, directrice générale du Fmi, face à la presse, mercredi dernier, en marge des Assemblées annuelles du Fonds et de la Banque mondiale qui se tiennent du 11 au 17 octobre. Alors que les économies émergentes sont déjà à un taux de vaccination de 60 %, l’Afrique est encore à la traîne avec seulement 4 % en raison du faible accès aux vaccins, de l’espace budgétaire limité, du niveau d’endettement accru, mais aussi de l’insécurité et des conflits dans certains pays. En plus, des incertitudes planent quant aux perspectives d’inflation et de production. « Nous estimons qu’en 2024, près de 160 économies seront toujours confrontées à des pertes de production par rapport aux tendances pré-pandémiques ; ces pays n'auront toujours pas rattrapé leur retard en 2019 », laisse entendre Mme Georgieva. Pour surmonter les obstacles et inverser la tendance, un Agenda politique mondial est élaboré et se concentre sur trois priorités à savoir « vacciner, calibrer, accélérer ». Dans un premier temps, il est question d’intensifier les efforts de vaccination partout, notamment dans les pays en développement, et supprimer les contraintes commerciales et financières pour que les vaccinations y accélèrent. « Si nous le faisons, nous pourrons toujours atteindre l'objectif que nous nous sommes fixé de vacciner au moins 40 % des personnes dans chaque pays d'ici la fin de cette année et 70 % d’ici mi‑2022 », estime la Dg/Fmi. A l’en croire, la Banque mondiale, l'Organisation mondiale de la Santé (Oms) et l’Organisation mondiale du commerce (Omc) s’y sont engagées, afin d’éviter 5300 milliards de pertes de produit intérieur brut mondial (Pib) mondial que pourrait entraîner la crise sanitaire au cours des cinq prochaines années. Inflation, climat et dette  Pour la seconde priorité, les politiques devront être calibrées en fonction des circonstances très différentes dans les pays. « Nous nous attendons à ce que les pressions sur les prix s'atténuent dans la plupart des pays d’ici le milieu de l’année prochaine, et nous savons que les banques centrales peuvent généralement faire face aux pressions inflationnistes transitoires, mais elles ne peuvent pas baisser la garde », espère la directrice du Fmi. Pour ce faire, préconise-t-elle, les Etats doivent être prêts à agir rapidement si les risques de hausse des anticipations d'inflation deviennent tangibles, alors que les pressions sur les prix sont déjà plus persistantes dans certaines économies. La troisième priorité porte sur l’accélération des réformes fondamentales pour renforcer la durabilité et la résilience. En cela, l’action climatique est absolument essentielle tout comme l’investissement numérique, souligne Kristalina Georgieva. « Le bon ensemble de politiques vertes pour chaque nation : un prix élevé du carbone, une augmentation substantielle des investissements verts, peuvent créer 30 millions de nouveaux emplois au cours de cette décennie », indique-t-elle. Le Fmi envisage d’amplifier l’impact de l’allocation des droits de tirage spéciaux (Dts) en faisant appel aux pays les plus riches pour prêter volontairement aux pays qui en ont le plus besoin. Pour rappel, le Fonds monétaire international, pendant cette crise, a fourni 118 milliards de dollars à 87 pays et un allégement du service de la dette à ses membres les plus pauvres. Suite au Sommet sur le financement des économies africaines en mai à Paris, il a émis l’équivalent de 650 milliards de dollars de Dts dont 275 milliards pour les économies émergentes et en développement qui voient leurs réserves officielles augmenter. Certaines envisagent l'utilisation des Dts pour des besoins prioritaires, comme les importations de vaccins et autres dépenses vitales. Selon les dernières Perspectives de l'économie mondiale du Fmi, l'Afrique a besoin d'environ 245 milliards de dollars d'investissements au cours des cinq prochaines années pour être en mesure de surmonter la crise économique induite par la pandémie de Covid-19 Santé 15 oct. 2021


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