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Théophile Yarou à propos du parti La Nouvelle Alliance : « Nous n’avons aucune aversion vis-à-vis du pouvoir, ni de l’opposition »
Un nouveau parti politique, La Nouvelle Alliance, va enrichir l’arène politique sous peu. L’un des leaders de ce parti en gestation, l’ancien ministre Théophile Yarou, dissident Fcbe, évoque dans cet entretien exclusif, la vision et la posture de ce parti qui s’inscrit dans « le social-libéralisme ». La Nation : Quels sont les objectifs que vous poursuivez à travers l’initiative de la création d’un nouveau parti politique ? Théophile Yarou : La conquête et l’exercice du pouvoir, c’est le seul objectif visé quand on prend l’initiative de la création d’un parti politique. C’est le même à notre niveau, et ceci dans le cadre légal tracé. Les élections législatives se tiendront en 2023. Est-ce dans cette perspective que le parti La Nouvelle Alliance verra le jour ? Notre objectif ne se limite pas fondamentalement à ce rendez-vous électoral. Mais je reconnais que des objectifs à moyen ou à court terme, nous avons les élections législatives de 2023. Nous voulons y prendre part afin d’apporter notre petite pierre à l’édification de notre pays, de notre démocratie. En termes de fief, votre parti politique partagera la même aire géographique que certaines formations existantes ayant déjà fait leur preuve. Ne craignez-vous pas une bataille perdue d’avance ? Notre parti est étendu à l’ensemble du territoire national. Ce n’est pas parce que je suis d’une région donnée que le parti se limite à cette région. Nous n’avons pas de chasse gardée mais nous allons à la conquête de toutes les chasses gardées. Il y a des gens qui pensent qu’ils ont des chasses gardées, que c’est peut-être leur fief. Mais nous, nous allons à la conquête de toutes les régions du Bénin. Et je ne suis pas le seul à être à l’origine de cette initiative. Nous sommes un certain nombre. Je puis vous dire que ce sont des gens de grande valeur, de grande capacité, qui peuvent valablement mobiliser des militants chez eux. Personnellement, je peux mobiliser dans l’Atlantique. Je vis à Abomey-Calavi depuis plus de 20 ans. Je peux être candidat et valablement me faire élire à Abomey-Calavi. C’est-à-dire que je peux être candidat dans n’importe quelle région. Il suffit que politiquement je m’y mette et que je puisse faire passer le message. Ce qui est important ici, c’est le projet de société que nous proposons à la population. Vous étiez dans le parti Force cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), qui est un parti d’opposition, garderez-vous la même ligne politique ? Dans le parti en création, La Nouvelle Alliance, nous sommes tous d’un même courant politique. Je pense que, plus que par le passé, nous avons une homogénéité aujourd’hui. Nous nous sommes retrouvés entre des gens d’une même conviction politique. Alors qu’au sein des Fcbe, il y avait certains qui sont communistes, d’autres de l’ex Parti social démocratique (Psd). On avait des gens de toutes sortes de tendances et de courants. Peut-être, à quelque chose malheur est bon. Aujourd’hui, je trouve que cette mutation que nous avons connue, nous a permis d’avoir une homogénéité dans la pensée politique de notre parti. Ça va mieux fonctionner que par le passé. Une homogénéité, et peut-on en déduire, toujours, une opposition au régime en place ? Nous avons transcendé les clivages, carcans et stéréotypes, dans lesquels les gens nous ont mis. Nous voulons créer un parti d’idéologie. Cette idéologie a des valeurs qu’elle promeut. Nous optons pour le libéralisme politique c’est-à-dire la reconnaissance des droits fondamentaux attachés à l’individu, le pluralisme, la limitation de l’Etat et du pouvoir. Nous avons choisi le libéralisme culturel qui reconnait les droits aux minorités ethnique, sexuelle, à l’égalité homme femme, et puis le libéralisme économique qui intègre les vertus du marché à savoir, la liberté d’entreprendre, la concurrence et la légalité des chances. Nous entendons promouvoir ces valeurs-là. Dans tous les cas, nous ne sommes dans aucune position en fonction des intérêts du moment. C’est-à-dire qu’aujourd’hui, on crée un parti politique pour aller à la mouvance pour jouir du pouvoir, ou on va à l’opposition parce qu’on ne trouve pas son compte de l’autre côté. Il faut changer cette approche, cette manière d’organiser la vie politique chez nous. Le parti La Nouvelle Alliance pourra travailler avec n’importe quel courant, une fois que la ligne politique est en adéquation avec ce que nous faisons. Mais à l’heure actuelle, nous gardons la même ligne. C’est-à-dire que nous ne nous retrouvons pas dans la gouvernance que ce soit politique, culturelle ou économique du régime en place. C’est ce qui nous différencie. Ce n’est pas une opposition haineuse, ou sur fond de méchanceté. Nous sommes prêts à être demain avec le pouvoir en place. Pour l’instant, nous ne nous retrouvons pas dans ce qui se passe. Mais c’est leur manière de penser la gestion du pays, leur stratégie pour l’atteinte des objectifs qu’ils se sont fixés. Nous n’avons pas à juger de ce qu’ils font, mais nous pouvons critiquer les insuffisances liées à leur ligne de conduite. Il revient à la population, aux électeurs, d’apprécier entre ce que nous proposons et ce qui est en cours. C’est cette liberté que nous gardons comme ligne. Le parti est en gestation mais pour d’aucuns, sa survie sera problématique au regard des dispositions législatives en vigueur. Qu’en dites-vous ? (Rires). Nous sommes déjà à une vingtaine de partis politiques. Pourquoi les gens pensent que c’est notre parti qui ne pourra pas tirer son épingle du jeu ? Il y a derrière ces commentaires, une méchanceté gratuite. Nous ne nous occupons pas de cela. Nous allons nous rencontrer sur le terrain et on verra qui est qui. Je pense que nous donnons une opportunité au chef de l’Etat de mesurer la capacité de certains de ses partenaires politiques sur le terrain. C’est pourquoi notre parti reste ouvert, c’est-à-dire que nous ne sommes pas d’accord avec la gouvernance actuelle mais si cela change, on pourra bel et bien travailler avec ceux qui sont là. Le pouvoir fait des efforts sur le plan de la décrispation du climat politique. Dans ce cadre, si le parti La Nouvelle Alliance arrivait à prendre part aux élections législatives en 2023, on appréciera la force de chacun. Je ne comprends pas toutes ces agitations autour de la création de notre parti. Il y en a qui disent qu’il faut que le président arrête la création des partis politiques. Ça nous amuse, c’est la peur. Nous, nous sommes capables de soutenir les réformes du pouvoir en place, lorsque ces réformes vont dans le sens du développement de notre pays. Mais nous ne sommes pas de leur ligne politique. C’est peut-être cela qui fait certainement peur à ceux à qui on a fait une place à l’ombre, et qui mangent. Je pense que le président Patrice Talon est le président de tous les Béninois. Ce qui nous différencie, c’est notre manière de voir les choses. Ceux qui parlent de la survie du parti n’ont-ils pas raison quand on sait que les membres sont pour la plupart des dissidents Fcbe ? Nous ne pouvons pas créer un parti politique et nous limiter seulement aux dissidents du parti Fcbe. Ça va au-delà. Mais quand vous êtes dans une maison et ça ne va pas, vous changez de maison. Pourquoi les gens s’offusquent qu’on aille créer un autre parti politique ? Nous sommes des citoyens avec nos droits et la création de notre parti devrait les réjouir. Et s’ils sont forts, ils devraient dire, attendons-les sur le terrain et on verra comment ils vont émerger. De toutes façons, nous, nous sommes prêts à les accueillir. Votre mot pour conclure J’aimerais dire aux Béninois que notre parti veut proposer un modèle de gouvernance qui est fondé sur une idéologie. C’est ce que nous défendons. Nous ne sommes pas ennemis ou adversaires ni de l’opposition dite radicale, ni de la mouvance, mais nous avons une autre manière de penser. C’est notre droit le plus absolu. Donc, nous n’avons aucune aversion vis-à-vis du pouvoir, ni de l’opposition modérée ou radicale. Mais qu’on nous donne notre liberté philosophique, de proposer autre chose à notre pays. Et nous pensons que le peuple va apprécier le modèle de société que nous lui miroitons. Si elle l’adopte, elle votera pour des députés qui, du point de vue politique, psychique, seront autonomes, capables de dire oui, nous sommes d’accord, ou non, mais si vous modifiez, ça ira. C’est de cette liberté que nous avons besoin. Notre pays a besoin de paix, de créer un environnement politique sain, où chacun peut librement exprimer sa philosophie politique, défendre son projet de société et permettre à notre peuple de choisir ses dirigeants. Ce n’est pas la violence qui va régler les problèmes de notre pays, c’est le dialogue. C’est pour cela que nous voulons nous mettre dans une position de dialogue, avec toutes les couches sociales de notre pays, avec la mouvance et l’opposition, parce que nous sommes tous des Béninois. Voilà ce que nous voulons introduire dans la façon de faire la politique dans notre pays. Actualités 14 oct. 2021


Débordement d’une décharge d’ordures à Parakou: Des tricycles saisis par les populations révoltées
Dans la mi-journée d’hier mercredi 13 octobre à Parakou, les populations des quartiers Kpérou Guéra, Camp Adagbé et Alaga ont fait passer des moments difficiles aux Ong de pré-collecte des ordures ménagères au niveau de la ville. Elles ont, sans hésiter, saisi leurs tricycles pour protester contre les désagréments que leur cause le débordement du site de décharge primaire d’ordures installé dans la zone de l’aérodrome. A Kpérou Guéra, Camp Adagbè et Alaga, trois quartiers de Parakou, l’ambiance était très tendue dans la matinée d’hier mercredi 13 octobre. Excédées par la situation qui règne sur le site de la décharge primaire d’ordures installé dans la zone de l’aérodrome de la ville, avec le déversement anarchique des ordures ménagères, les populations de ces trois quartiers de la ville ont décidé de crier leur ras-le-bol. Ce sont les Ong chargées de la pré-collecte desdites ordures qui, malheureusement, ont fait les frais de leur révolte. En effet, après avoir contenu pendant longtemps leur colère, elles ont tout simplement confisqué les tricycles qui leur permettent d’assurer le transport des ordures vers la décharge qui a débordé. Elles demandent à la mairie de chercher un autre site afin de délocaliser le dépotoir incriminé. « A plusieurs reprises, nous nous sommes plaints auprès de notre chef quartier. Mais sans avoir eu satisfaction. Ces ordures nous pourrissent la vie. Tout ce que vous voyez ici atterrit finalement dans nos puits », s’insurge Bertin Alowanou, un des riverains. Selon lui, cette fois-ci, les populations concernées par la situation ne comptent pas démordre. Elles sont décidées à aller jusqu’au bout. Informé de ce qui se passe, le chef du quartier Alaga, Claude Dohou, est rapidement descendu sur les lieux pour les exhorter à la patience. Mais vaines ont été toutes ses tentatives d’appel au calme. Selon lui, consciente de la situation, la hiérarchie était déjà à pied d’œuvre pour régler le problème. Entre temps, une délégation de la municipalité est arrivée sur le terrain pour également constater la colère des populations. Faisant partie de l’équipe, le directeur du service en charge du foncier, Mickaïla Sidi Mama, a promis de rendre compte à l’autorité pour les dispositions urgentes à prendre en vue de la délocalisation de ce site qui, aujourd’hui, se retrouve au centre d’une agglomération? Société 14 oct. 2021


Recrudescence des cas de vol dans le Mono : la résidence du préfet n’est pas épargnée
Alors que les lampes étaient allumées jusqu’à leur coucher, le préfet du département du Mono et les siens ont été contraints de passer le reste de la soirée du mardi 12 au mercredi 13 octobre dernier dans le noir. La faute incombe à des individus non encore identifiés venus soustraire frauduleusement le compteur des installations électriques de la résidence de l’autorité. Ce vol plutôt insolite pose avec acuité la problématique relative à la sécurisation des installations électriques des domaines publics. Notamment, le cas des lampadaires dont certains sont hors de service parce que privés soit de leur batterie, soit d’autres organes. Toutes choses facilitant les agissements des hors-la-loi?   Société 14 oct. 2021


Conditions d’âge au Cep : ce que dit l’arrêté ministériel
Des informations relayées, ces jours-ci, sur les réseaux sociaux font état des conditions d’âge au Certificat d’études primaires (Cep 2022). Lesdits critères d’âge ne sont pas nouveaux et sont définis par un arrêté qui date de 2019. Pas de nouvelles conditions d’âge pour le Certificat d’études primaires (Cep) au Bénin. « Il n’en est rien », martèle une autorité du ministère des Enseignements maternel et primaire. À l’en croire, on ne saurait définir de nouvelles conditions sans modifier l’arrêté portant organisation du Cep. «Il faut toute une procédure pour en arriver là. On ne peut pas changer du jour au lendemain les conditions d’âge», précise-t-elle. D’autres sources contactées sont allées dans le même sens. Pour ces dernières, la note qui circule était destinée aux chefs d’établissements du Plateau et permet de préciser les bornes conformément aux dispositions de l’arrêté. En effet, l’arrêté portant organisation du Cep en date du 25 mars 2003 précise en son article 5 que: « Tout candidat au Cep doit être âgé d’au moins 10 ans au 31 décembre de l’année de l’examen. Tout candidat à l’entrée en sixième doit être âgé de 14 ans au plus pour les garçons et de 15 ans pour les filles. Toutefois, une dispense inférieure ou supérieure d’un an au plus est accordée par le directeur des Examens et concours sur production d’un acte de naissance ou d’un jugement supplétif ». Cette dispense ne peut d’ailleurs excéder un an que dans des cas exceptionnels, notamment pour raison de santé dûment constatée par le médecin-chef du centre de santé de la commune où réside le candidat. L’annexe de la correspondance en question est en phase avec l’arrêté. Pour avoir 10 ans en 2022, il faut être né en 2012. Ceux qui sont nés en 2013 auront neuf ans et devront faire une dispense d’âge d’un an. De même, selon l’arrêté, aucune limite d’âge supérieure n’est fixée aux candidats libres et aux candidats à besoins spécifiques à l’examen du Cep. À partir de 17 ans, les candidats ne peuvent plus être portés par une école. Actualités 14 oct. 2021


Foncier à Abomey-Calavi: Les propriétaires sommés de poser une plaque sur leur parcelle
A travers le circulaire N° 981/C-Ac/C-Cab/Sg/Dag-Au/ Srfu/Sac, Angelo Ahouandjinou, maire de la commune d’Abomey-Calavi, invite expressément les propriétaires ou présumés propriétaires de parcelles non bâties ou bâties à  poser une plaque signalétique portant leurs identités sur toutes les propriétés foncières situées dans ladite commune au plus tard le 31 décembre. Cette opération s’inscrit dans le cadre de l’assainissement et de l’actualisation de la base de données foncières dans la localité. Une campagne de proximité sera menée conjointement par les services de la Direction des affaires foncières et de l’aménagement urbain (Dafau) en liaison avec les chefs d’arrondissement, les chefs quartier, les élus locaux et toutes autres structures impliquées dans les opérations foncières dans la commune. [pdf-embedder url="https://info.lanation.bj/wp-content/uploads/2021/10/CIRCULAIRE_PLAQUE_122951.pdf"] Société 13 oct. 2021


Construction d'habitations : Les tôles ondulées galvanisées laquées ou non interdites

La production, l’importation, la commercialisation et l’utilisation des tôles ondulées galvanisées laquées ou non en République du Bénin, est interdite. Un décret a été pris dans ce sens par le Conseil des ministres de ce jour. Lequel décret donne un ultimatum aux producteurs et distributeurs pour commercialiser leurs stocks actuels.

« Le présent décret vient confirmer celui du 22 mai 2019 et étendre le champ de son objet. L’interdiction qu’il a établie concernait particulièrement les tôles galvanisées non laquées. Mais il a été observé, depuis lors, une fraude organisée sur les tôles laquées dont la qualité est altérée, exposant ainsi les populations aux mêmes risques sanitaires que les tôles non laquées, d’où la nécessité de prendre d’autres dispositions pour y mettre fin », explique le Conseil des ministres. Par conséquent, et pour compter de l’entrée en vigueur de la décision, un délai d'un an a été donné aux producteurs et distributeurs exerçant sur le territoire national, pour écouler leurs stocks. Le Conseil a instruit les ministres du Cadre de vie, de l’Industrie et du Commerce, de l’Economie et de la Justice pour la prise des mesures subséquentes en vue de l’application effective de cette interdiction.
Actualités 13 oct. 2021


Manipulation des notes scolaires dans le Borgou : le sort des enseignants épinglés confié à l’autorité
Soupçonnés d’avoir manipulé les notes de certains de leurs apprenants, des enseignants intervenant dans des collèges et lycées du Borgou ont été écoutés, la semaine dernière, par une commission départementale mise sur pied à cet effet. L’autorité prendra des sanctions à leur encontre, en fonction de la gravité de la faute qu’ils auront commise. Dans certains établissements scolaires d’enseignement secondaire du Borgou, la manipulation des notes scolaires est une pratique qui continue d’avoir court. Sur le plan départemental, une commission de vérification de notes a été chargée d’apprécier l’ampleur de la situation. C’est à la fin de l’année 2020-2021 que le directeur départemental de l’Enseignement secondaire, technique et de la Formation professionnelle du Borgou l’a mise en place. Au cours de leurs travaux, les membres de la commission ont relevé plusieurs irrégularités. De nombreuses notes ont été falsifiées. Elles ont, soit été gonflées, soit exagérément attribuées, a laissé entendre Honorat Dabli, l’un des membres de cette commission. Afin que les responsabilités soient situées, les enseignants soupçonnés d’en être les auteurs ont été invités la semaine dernière, pour être auditionnés. Tous, à en croire Honorat Dabli, n’ont pas encore été écoutés. En effet, toute erreur qui exigeait des corrections à effectuer au niveau d’une note doit être portée à l’attention du censeur. Ce qui protège l’enseignant. Dans le cas contraire, il aura à s’expliquer. Selon Honorat Dabli, il revient à l’autorité de prendre des sanctions à l’endroit des enseignants épinglés dans ces pratiques. C’est à lui d’apprécier la gravité des fautes qu’ils ont commises en fonction de leur degré d’implication dans les manipulations de notes constatées. En attendant, il invite ces enseignants à prendre conscience des faits qui leur sont reprochés. Education 13 oct. 2021


Défaite du Bénin face à la Tanzanie : polémique autour des tactiques mises en place
Le public sportif béninois a mal vécu, le week-end dernier, la défaite de sa sélection nationale à domicile, battue par les Taifas Stars de la Tanzanie. Des signaux alertaient pourtant depuis l’élimination inattendue contre la Sierra Léone lors des qualificatifs de la Can Cameroun 2021. Les Ecureuils du Bénin ont été incapables de confirmer leurs prestations contre les Taifas Stars de la Tanzanie comme lors des éliminatoires de la Can 2004. Ils ont été battus, dimanche 10 octobre dernier, par une modeste formation tanzanienne, en quête d’un sursaut après sa défaite à domicile quatre jours plus tôt. Bien des observateurs du sport-roi se demandent ce qui a fait flancher cette sélection béninoise, quart de finaliste à la Can Egypte 2019. Victorieux à Antananarivo et à Dar es Salam, nul n’imaginait une telle contre-performance des Béninois sur leurs installations lors de la 4e journée des éliminatoires du mondial Qatar 2022. Une surprise désagréable sans doute qui renvoie à plusieurs interrogations. Qu’est-ce qui n’a pas marché ? ?C’est peu ou prou la question que se posent bon nombre d’analystes depuis dimanche dernier au terme d’un match marqué par les contre-performances en attaque avec Charbel Gomez, Mounié Steeve et Michael Poté et en milieu de terrain avec Jordan Adéotie, corroborées par le manque de réussite devant les buts adverses. En réponse à cette interrogation, certains ont vite fait de lier cette défaite à l’exclusion de Jodel Dossou, écarté à 24 heures de cette sortie importante à domicile. « Jodel Dossou a été exclu du groupe hier soir. Il a commis une faute grave qui implique une sanction immédiate », avait annoncé le technicien français à la veille de la rencontre. Deux positions se dégageaient à l’annonce de cette décision de l’entraîneur. L’une optimiste : son exclusion est la bienvenue car son absence sur le front de l’attaque à Madagascar n’a pas empêché l’équipe de gagner. L’autre pessimiste?: cette décision va perturber la belle harmonie, l’union sacrée de l’équipe. Bonjour les polémiques ! Ces deux conceptions continuent d’ailleurs de défrayer la chronique. Bien des frustrations entre joueurs, sélectionneur et dirigeants ont affaibli le moral d’un groupe dont l’atout majeur à la Can 2019 a été le collectif. Mais, avec le recul, en analysant la performance des Ecureuils face aux Taifa Stars, on s’aperçoit que l’équipe a été victime non seulement des polémiques qui ont pourri l’ambiance dans la tanière des rongeurs mais aussi du schéma tactique de l’entraîneur Michel Dussuyer. Si le technicien français a pris la meilleure décision en sortant un élément indiscipliné du groupe, il n’a pas su mettre en place un schéma tactique adéquat, surtout en l’absence de Cèbio Soukou, présent lors du déplacement d’Antananarivo. Dispositif tactique aléatoire ! En démarrant cette rencontre à domicile avec cinq joueurs à vocation défensive dont trois défenseurs axiaux Olivier Verdon, Cédric Hountondji, Khaled Adénon, le technicien français a presque préféré le même schéma qu’au match aller sur le terrain. Il n’a pas fait l’option d’une animation offensive pouvant contraindre les visiteurs à jouer bas. Et, les conséquences sont là. Les locaux encaissent dès la 5e minute. Une fois menée, l’équipe va perdre la bataille du milieu de terrain avec Jordan Adéotie qui n’aura pas été à la hauteur dans cette partie. Ce dernier a perdu la majorité de ses duels face à l’adversaire mais l’entraîneur n’a pas jugé utile de le faire remplacer. Appelé à saisir sa chance aux côtés du vétéran Michael Poté en attaque en l’absence de Jodel Dossou, Charbel Gomez n’a été que l’ombre de lui-même durant le match. Esseulé par la défense tanzanienne, Steeve Mounié ne bénéficie d’aucune bonne balle ni de David Kiki, ni de Melvyne Doremus. Malheureusement, l’ardent partisan du système défensif va rester muet face aux assauts de l’équipe adverse durant près d’une heure. C’est finalement à la 55e minute qu’il va opérer ses premiers changements qui vont améliorer l’animation offensive au niveau des Ecureuils avec notamment l’entrée du joueur de Ayéma Fc, Junior Olaitan en milieu de terrain. Comme à ses habitudes, l’entraîneur restera conservateur. Il va attendre encore une trentaine de minutes plus tard pour changer ce dispositif. Il remplace Charbel Gomez en manque d’inspiration et de force physique depuis le premier quart d’heure du match par Anaane Tidjani. Entré dans le jeu à la 85e minute, ce dernier n’aura finalement que droit à 5 minutes de jeu dans le temps règlementaire. Michel Dussuyer n’a donc pas tiré leçons de ses choix qui ont valu l’élimination du pays face à la Sierra Léone au terme d’une campagne où le Bénin n’a marqué que trois buts en six sorties contre quatre encaissés (deux victoires, un nul et trois défaites). Le bilan à cette étape des qualificatifs n’augure aucunement de la volonté de ce dernier d’améliorer son dispositif. En quatre rencontres, le Bénin a marqué trois buts et en a encaissé deux. Il va falloir que Michel Dussuyer et son staff technique tirent les leçons qui s’imposent afin de revoir le dispositif tactique avant les deux prochaines sorties contre la République démocratique du Congo et Madagascar. Sports 13 oct. 2021


Edition 2021 de la Gaani à Nikki : Les manifestations réduites aux simples rituels
Prévues pour les 19 et 20 octobre prochains à Nikki, les manifestations de l’édition 2021 de la Gaani seront limitées aux simples rituels de l'Empereur et de certains privilégiés de sa cour. Telle est la décision conjointe prise au cours d’une séance, lundi 11 octobre dernier au palais du Sinadounwirou, par les autorités communales et celles de la cour impériale. Comme la Gaani de l’année dernière, la Covid-19 a également eu raison de celle de l’édition 2021 prévue pour les 19 et 20 octobre prochains à Nikki. En l’absence des manifestations festives qui l’ont souvent caractérisée, la célébration sera réduite à sa simple expression. Elle sera consacrée à un simple rituel exécuté par l’empereur Sabi Naïna III et ses plus proches. Ainsi en ont décidé les autorités communales et celles de la cour impériale. Cette décision fait suite à celle du gouvernement, relative à l’interdiction des grands rassemblements de foules sur toute l’étendue du territoire national, par ces temps de pandémie du coronavirus. « La fête de la Gaani, c’est un évènement traditionnel, culturel et cultuel des Baatombu et Boo. Depuis le 25 août dernier, le gouvernement a interdit les manifestations sur toute l’étendue du territoire national. La commune de Nikki ne peut pas rester indifférente par rapport à cette décision », a expliqué le maire, Joseph Gounou Roland Lafia. « Soucieuse de la santé des populations, la cour impériale a accepté de se conformer à la décision gouvernementale. Elle informe les membres de l’aire culturelle Baatombu et Boo que la fête de la Gaani n’aura pas lieu», poursuit-il. « Mais, le rituel sera exécuté par l’empereur Sabi Naïna III et sa suite, son collège très rapproché. Contrairement aux années passées, il y aura sept passages devant les tambours sacrés par l’empereur lui-même, la reine mère et les représentants des cinq dynasties qui seront désignés. C’est ce qui va consacrer la fin des rituels. Ensuite, les tambours sacrés seront rangés», détaille le maire. L’empereur et les membres de sa cour, rapporte un peu plus loin Joseph Gounou Roland Lafia, n’ont pas cessé de prier afin que les années à venir, la crise sanitaire liée à la Covid-19 soit un souvenir et que reprennent les manifestations festives de la Gaani. Par ailleurs, les populations ont été exhortées au respect des mesures barrières. Elles ont été invitées à ne pas se rendre à la cour impériale. « Les bénédictions de l’empereur les atteindront dans leurs maisons et foyers », a rassuré le maire. Ce dernier a également saisi l’occasion pour lancer un vibrant appel à toute la communauté Baatombu et Boo soucieuse de son bien-être, de respecter la décision prise et d’éviter de venir grossir les rangs des curieux, car la Covid-19 est une maladie contagieuse. Il a rappelé que l’Empereur Sabi Naïna III tient à ce qu’il n’y ait pas d’attroupements, mardi 19 octobre prochain. Actualités 13 oct. 2021


Affaire complot contre la sûreté de l’Etat et autres: Joël Aïvo devant la commission de l’instruction de la Criet
Le professeur titulaire de droit constitutionnel, Joël Aïvo, poursuivi pour de présumés faits de complot contre la sûreté de l’Etat et de blanchiment de capitaux, a comparu ce lundi 11 octobre, devant la commission de l’instruction de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). C’est sa toute première comparution pour l’interrogatoire au fond depuis le renvoi du dossier devant cette commission par la Criet statuant en matière de flagrant délit, le 5 août dernier. Laquelle cour s’est déclarée incompétente pour connaître de l’affaire et a décidé de son renvoi devant la commission de l’instruction de la Criet pour l’instruction préparatoire. Jöël Aivo était vêtu hier d’une tenue bazin de couleur blanche et portait le gilet de la prison civile par-dessus. L’ex-candidat recalé à la présidentielle du 11 avril dernier avait également un petit sac en main qu’il a l’habitude de tenir lors de ses différentes auditions à la Criet. Il était visiblement en forme et avait l’air serein et décontracté. Mais Joël Aivo a été écouté seul hier. Il n’y avait pas ses trois autres co-accusés incarcérés dans le même dossier que lui. Certainement que la présence de ces derniers n’était pas encore nécessaire à cette étape de l’instruction préparatoire. Des audiences d’interrogatoire au fond et des confrontations entre lui et les autres inculpés pourraient avoir lieu si la commission de l’instruction en juge utiles. L’ancien doyen de la Faculté de droit et de sciences politiques (Fadesp) de l’Université d’Abomey-Calavi a été assisté ce lundi d’une demi-douzaine d’avocats du barreau du Bénin. Mais rien n’a filtré de l’audience. D’autant que l’instruction judiciaire est secrète. Les travaux de la commission de l’instruction sont à huis clos et ne sont pas ouverts au public. L’audience qui a commencé un peu après 10 h s’est achevée autour de 16 h. Joël Aïvo est retourné en prison d’où il y avait été extrait le matin. Le procureur spécial près la Criet, Mario Mètonou, avait requis, lors de l’audience du 15 juillet dernier qui a précédé le délibéré du 5 août dernier, que le maintien en détention des prévenus était indispensable en ce sens que les faits à eux reprochés constituent un crime et non un délit. Mieux, soutient-il, il y a deux prévenus cités dans le dossier actuellement en fuite et dont la présence est nécessaire pour la manifestation de la vérité dans le dossier. Le sort de Joël Aïvo et consorts est désormais dans les mains de la commission de l’instruction de la Criet. Celle-ci peut, aux termes de son instruction préparatoire, conclure à un non-lieu et ordonner dans ce cas la libération d’office des mis en cause. La commission de l’instruction de la Criet peut tout aussi relever, à l’issue de ses travaux, qu’il y a suffisamment de preuves qui accablent les inculpés et décider de renvoyer dans ce cas le dossier devant l’instance de jugement de la Criet?   Actualités 12 oct. 2021


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