La Nation Bénin...
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Le ministre des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou[/caption]Le ministre des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou, a procédé, vendredi 24 août dernier, au lancement des épreuves d’évaluation des enseignants formés dans les Ecoles normales d’instituteurs (Eni) et des Etablissements privés de formation des instituteurs (Epfi) qui pourraient être recrutés par l’Etat.
Jauger les programmes de formation dispensés dans les Ecoles normales des instituteurs (Eni) et des Etablissements privés de formation des instituteurs (Epfi) d’une part, et disposer d’un fichier fiable de la liste des enseignants formés dans les Eni et Epfi et non encore recrutés par l’Etat d’autre part. Tels sont les objectifs visés à travers l’évaluation diagnostique lancée, vendredi 24 août dernier, par le ministre des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou.
Au total, 17 640 diplômés des Eni et des Efpi, toutes catégories confondues, ont pris part à ladite évaluation après une inscription volontaire dans les régions pédagogiques. On y dénombre 5 477 diplômés de Certificat d’aptitude pédagogique option Enseignement primaire (Cap/Ep), 10 443 nantis du Certificat élémentaire d’aptitudes pédagogiques option Enseignement primaire (Ceap/Ep) et 1720 diplômés du Certificat élémentaire d’aptitudes pédagogiques option Enseignement maternel (Ceap/Em). Les 17 640 instituteurs diplômés, mais sans emploi, sont répartis dans 85 centres de composition et 650 salles sur toute l’étendue du territoire national. Ils ont été évalués, les vendredi 24 et samedi 25 août derniers, selon les catégories, à travers des sujets de dissertation en pédagogique appliquée, dissertation en pédagogie générale, études de cas en pédagogie appliquée, mathématiques et en français.
Pour le ministre Salimane Karimou, cette évaluation diagnostique s’inscrit dans le cadre du Programme d’amélioration de la qualité de l’éducation dans le sous-secteur des enseignements maternel et primaire. Lequel programme a démarré avec le diagnostic physique dans les écoles maternelles et primaires publiques suivi de l’évaluation intellectuelle et professionnelle des enseignants de la maternelle et du primaire, y compris une partie du privé, précise le ministre. Salimane Karimou estime logique l’extension de l’évaluation diagnostique également à tous ceux qui ont été formés dans les différents établissements de formation d’instituteurs qu’ils soient publics ou privés. « Tout cela vise à mettre en place un Plan de renforcement de capacités au profit de tous ceux qui interviennent dans les écoles maternelles et primaires comme enseignants en vue d’apporter de l’amélioration à la qualité de ce qui se fait aujourd’hui dans les écoles», souligne le ministre des Enseignements maternel et primaire.
Selon lui, le constat révèle que le système éducatif béninois a de la peine à vraiment promouvoir l’excellence. « Il faut aider l’école béninoise à décoller. L’école a des difficultés. Elle est déficitaire et il faut trouver des remèdes », insiste Salimane Karimou. Il reste convaincu de ce qu’il ne faut pas espérer avoir de bons résultats au niveau du supérieur si l’enseignement de base est malade. C’est tout le sens des efforts du gouvernement qui a fait l’option de s’intéresser beaucoup plus à tout ce qui se passe au niveau du sous-secteur de l’enseignement maternel et primaire, explique-t-il. « Le gouvernement met le paquet là pour que les produits qui sortiront soient des produits de qualité que le secondaire pourrait aider à aller de l’avant jusqu’au niveau du supérieur », détaille l’autorité ministérielle qui était vendredi dernier, dans les Collèges d’enseignement général 2 de Ouidah et d’Ekpè dans la commune de Sèmè-Podji pour le lancement des épreuves de cette évaluation diagnostique.
L’ambassadeur de la Chine près le Bénin, Peng Jingtao[/caption]L’ambassadeur de la Chine près le Bénin, Peng Jingtao, était l’invité du club de presse hebdomadaire ‘’Café médias plus’’, vendredi 24 août dernier à la Maison des médias Thomas Mègnassan à Cotonou. Le diplomate a présenté les enjeux du troisième sommet sino-africain prévu pour le début du mois de septembre à Beijing, ainsi que les avantages que le continent africain pourrait en tirer.
« Troisième sommet sino-africain : Quels intérêts pour l’Afrique et pour le Bénin ?». C’est le thème de la deuxième causerie de Café média plus du vendredi 24 août dernier sur laquelle Peng Jingtao, ambassadeur plénipotentiaire de la République populaire de Chine près le Bénin, a entretenu les professionnels des médias à la Maison des médias Thomas Mègnassan de Cotonou.
Selon l’ambassadeur, l’année 2018 est une année importante dans les relations sino-africaines vieilles de plus de quarante ans. Ce sommet sera l’occasion pour la Chine et l’Afrique de travailler ensemble autour du thème « La Chine et l’Afrique : Construire une communauté de destins encore plus solide par la coopération gagnant-gagnant», a-t-il indiqué. Le sommet de Beijing, poursuit-il, donnera une nouvelle impulsion à la coopération entre la Chine et le continent africain et tout en mettant l’accent sur l’orientation stratégique, va accroître la convergence et unir les efforts en construisant effectivement une communauté de destins plus solide. Deux importantes déclarations sortiront du sommet, annonce Peng Jingtao. D’une part, il y aura la déclaration de Beijing qui présentera la position commune des deux parties sur les problèmes les plus importants tels que la relation internationale, la perfection des stratégies de développement des deux parties, le soutien d’un côté aux efforts déployés par l’autre, la lutte contre les changements climatiques, la sécurité régionale. D’autre part, il y aura un plan d’action de Beijing 2018-2021 qui couvrira tous les domaines de coopération à savoir politique, économique, culturelle, sociale, internationale, coopération en matière de paix et de sécurité, échange humain…
Au cours du sommet, se tiendra la treizième réunion de hauts fonctionnaires des deux parties et la seizième conférence ministérielle qui réunit les ministres des Affaires étrangères et de la Coopération, qui aura lieu le 2 septembre suivi du dialogue de haut niveau entre les dirigeants chinois du monde industriel et commercial. « C’est la sixième conférence des entrepreneurs chinois et africains », indique Peng Jingtao. Il annonce que le discours du président chinois à la cérémonie d’ouverture, le 3 septembre prochain, portera sur les nouvelles orientations et propositions ainsi que les nouvelles mesures de la Chine pour renforcer la coopération entre l’Afrique, en fixant les priorités dans le développement industriel, infrastructurel, l’investissement et l’exploitation des ressources humaines, l’éducation, la protection de l’environnement.
Ces nouvelles mesures vont porter certainement sur des sujets importants au développement, notamment la transformation économique de l’Afrique mais aussi les nouvelles impulsions au partenariat global de coopération stratégique sino-africaine, a fait savoir l’ambassadeur chinois près le Bénin. La conférence et table ronde des chefs d’Etat seront une occasion d’échanges sur les questions prioritaires pour le développement.
Quant au Bénin, le chef d’Etat, Patrice Talon, a accepté l’invitation de son homologue chinois, a indiqué l’ambassadeur pour une visite de travail au cours du sommet. Ce sera la première occasion pour les deux chefs d’Etat, renseigne-t-il, de partager leur vision pour la coopération entre la Chine et l’Afrique en général et la Chine et le Bénin en particulier.
Photo de famille des femmes de l’Union fait la nation participant à l'atelier de formation, avec leurs invités[/caption]La Ligue des femmes de l’Union fait la nation (Lf-Un) a organisé, samedi 25 août dernier à Cotonou, une formation à l’intention des femmes cadres du parti. Cette initiative vise à les informer sur les différentes réformes en cours et à renforcer leur capacité au militantisme.
Les femmes cadres de l’Union fait la nation ne veulent pas rester en marge des différentes réformes engagées par le régime du Nouveau départ. Elles ont décidé de s’y impliquer et de jouer leur partition en initiant une journée de formation pour s’informer et mieux s’engager.
Deux communications ont été développées à l’occasion et dont la première a porté sur le mécanisme d’amélioration de la représentativité des femmes dans les instances de prise de décisions; et la seconde, sur la réforme du système partisan, la charte des partis politiques et la proposition de loi portant code électoral.
Ce qui leur permettra de mieux cerner les enjeux pour se les approprier et les défendre valablement au moment opportun. La représentante des femmes de l’Un, Sèdami Mèdégan Fagla, a expliqué que cette formation apportera une compréhension poussée aux femmes. Le défi de la représentativité des femmes dans les instances de prise de décisions est d’autant plus préoccupant pour tous que les femmes elles-mêmes ne doivent pas rester en retrait. « Ce sera l’occasion de voir les dispositions à prendre pour qu’en dépit de l’échec de mesures exceptionnelles en faveur des femmes, elles soient plus présentes et plus visibles dans les instances de prise de décisions du parti », a-t-elle souhaité.
Le député Louis Vlavonou représentant le président de l’Un a félicité les femmes pour l’initiative qui vient à point nommé pour aguerrir les femmes de ce regroupement de partis politiques mis sur pied depuis 2008. Il a rappelé la nécessité pour les députés d’initier ces différentes lois d’amendement constitutionnel et les circonstances dans lesquelles celles contenant les mesures exceptionnelles à l’endroit des femmes a échoué. Il s’agit d’importantes réformes qui vont impulser une nouvelle dynamique à l’animation de la vie politique au Bénin. Mais certaines personnes, pour des intérêts égoïstes, font feu de tout bois pour les faire échouer, a-t-il déploré. Toutefois, le député dit être convaincu qu’avec cet engagement des femmes cadres du parti, les fruits tiendront sans doute la promesse des fleurs pour que beaucoup de choses puissent changer à l’avenir.
Le ministre Bintou Chabi Adam Taro, femme militante de l’Un, se dit prête à soutenir les femmes cadres dans cette initiative dont le Bénin a besoin. « Si les femmes étaient mieux représentées à l’Assemblée nationale, je ne pense pas que la loi portant mesures exceptionnelles à leur endroit puisse connaître ce sort», a-t-elle confié. Les recommandations sorties des échanges seront adressées aux députés et à qui de droit pour une meilleure exploitation.
Pascal Hessou, président du Crdc (au micro), entouré de quelques présidents de mouvements, lors de la déclaration d’adhésion à Alternative citoyenne[/caption]Le parti Alternative citoyenne a enregistré, samedi 25 août dernier, l’adhésion de plusieurs mouvements et associations politiques dont celui dirigé par le maire de la commune de Comè, Pascal Hessou.
L’Union des jeunes dynamiques pour un idéal commun (Ujdic), le mouvement Union des jeunes et des femmes pour le développement du Bénin (Ujefd), le Rassemblement des artisans pour une nation épanouie (Rane), la Quinzième citoyenne, le Cercle de réflexion pour le développement de Comè (Crdc) et le mouvement des démocrates pour la liberté (Mdl) font désormais partie d’Alternative citoyenne. À la faveur d’une déclaration individuelle et commune, ils ont marqué leur adhésion au parti, samedi 25 août dernier à Cotonou.
Selon Pascal Hessou, président du Crdc et porte-parole des adhérents, par ailleurs maire du Comè, le ralliement de ses sept mouvements et associations est la conséquence de l’assurance que la Rupture pour un Nouveau départ n’est pas une rhétorique. Pour lui, c’est sans doute « le remède choisi par le peuple contre la poursuite effrénée de l’effondrement des valeurs et des repères ».
Le porte-parole des mouvements politiques, note que depuis le 6 avril 2016, il est observé une révolution silencieuse en cours au Bénin. Il parle des réformes que conduit « courageusement» le président Patrice Talon et affirme que c’est une ère nouvelle qui s’ouvre sur le Bénin. Pour lui, la gouvernance par l’exemple caractérise désormais les actions pour construire le pays et reconstruire le citoyen.
Pascal Hessou note que la détermination du président de la République et de son gouvernement est totale et sans équivoque. En témoigne, signale-t-il, « les audacieuses réformes engagées », signe de sa responsabilité politique et de la place de son patriotisme dans cette marche historique du Bénin vers le développement durable et solidaire.
Pascal Hessou admet que ces réformes puissent générer des heurts et des gènes, de douleurs. Il justifie ces sentiments au regard de « notre séculaire familiarité étroite avec les facilités, les basses flatteries et les multiples tricheries ». Il pense que la population devrait accepter ces réformes et fait comprendre qu’aucun sacrifice ne serait de trop pour apporter sa pierre au relèvement des défis.
C’est fort de ces considérations, dit Pascal Hessou, que les militants, personnalités et notabilités des mouvements et associations ont pris l’engagement d’appartenir au parti Alternative citoyenne. Ils promettent d’y militer à travers leurs structures de base dans le respect des statuts et règlement intérieur pour l’atteinte des nobles objectifs fixés.
Le président du parti, Rock Gnanhoui David, déclarera à sa suite que c’est un jour spéciale. Pour lui, le Bénin révélé deviendra le pays élevé, puis mutera en nation célébrée. Il rassure que les actions sont engagées sur la bonne voie. Ce qui appelle, poursuit-il à l’union.
Tout en affirmant respecter le choix de ceux qui cherchent un isolement, Rock Gnanhoui David, affirme que l’isolement ne serait pas la solution pour créer la grande famille politique qui permettra de gagner les élections. Il rassure les nouveaux adhérents au parti Alternative citoyenne qu’ils ne se sont pas trompés. « Vous avez vu juste, vous avez vu grand, vous avez vu judicieux, vous avez vu intelligent et logique», assure-t-il.

Les députés entament, ce lundi 27 août à Porto-Novo, quinze jours d’activités pour le compte de la troisième session extraordinaire de l’année 2018. Douze dossiers sont inscrits à l’ordre du jour dont l’examen du Code électoral et des demandes de poursuites de cinq anciens ministres devant la Haute cour de Justice.
Le palais des Gouverneurs à Porto-Novo s’éveille à nouveau, ce lundi 27 août. Les députés reprennent les activités parlementaires après quelques semaines de vacances. Une nouvelle session extraordinaire, la troisième au titre de cette année 2018, s’ouvre sur la demande de cinquante-deux députés. Elle porte sur l’examen de douze dossiers concernant la proposition de loi portant Code électoral en République du Bénin, les demandes d’autorisation de poursuites devant la Haute cour de Justice des anciens ministres du régime passé: Komi Koutché, Valentin Djènontin Agossou, Fatouma Amadou Djibril, Aboubacar Yaya et Simplice Codjo, sollicitées par le procureur général près la Cour d’appel de Cotonou.
En plus de ces dossiers qui s’analysent comme étant les grands enjeux de cette session extraordinaire, il faut ajouter la proposition de loi modifiant et complétant la loi n°2001-09 du 21 juin 2002 portant exercice du droit de grève en République du Bénin et la proposition de loi abrogatoire de la loi portant statut de la magistrature en République du Bénin. Les députés signataires de la demande de session extraordinaire sollicitent également l’examen du projet de loi portant autorisation de ratification de la convention de crédit signée à Paris le 5 mars 2018 entre la République du Bénin et l’Agence française de développement (Afd) dans le cadre du financement du Programme d’appui des villes au changement climatique (Pavicc), du projet de loi portant autorisation de ratification de la Convention de crédit signée à Cotonou, le 14 juin 2018, entre la République du Bénin et l’Association internationale de développement (Aid), dans le cadre du programme Aqua-Vie. A cela, s’ajoutera l’examen du projet de loi portant création de la Caisse des dépôts et consignations (Cdc), de la proposition de loi modifiant et complétant la loi n°2015-18 du 1er septembre 2017 portant statut général de la Fonction publique en République du Bénin, du projet de loi portant autorisation de ratification de l’accord de financement signé par échange de courrier, le 25 juin 2018 entre la République du Bénin et la Banque ouest-africaine de développement (Boad) dans le cadre du financement partiel et de la tranche d’urgence du programme d’assainissement pluvial de la ville de Cotonou, objet de décret n° 2018-359 du 31 juillet 2018.
Plusieurs autres dossiers de demandes d’autorisation sont également programmés. Au nombre de ceux-ci, il y a le projet de loi portant autorisation de ratification des accords-cadres de pré-mise en œuvre et de mise en œuvre, signés le 3 avril 2018 entre la République du Bénin et la Banque islamique de développement (Bid) dans le cadre du financement partiel du Projet de réhabilitation du corridor Cotonou - Niamey : section Béroubouay - Malanville (169,4 km). Les députés se pencheront également sur le projet de loi portant autorisation de l’accord de financement, signé à Cotonou, le 11 juin 2018, entre la République du Bénin et l’Association internationale de développement (Aid), dans le cadre du Projet régional d’amélioration des systèmes de surveillance des maladies en Afrique de l’Ouest (Redisse III) et le projet de loi portant autorisation de ratification du protocole facultatif à la convention sur l’élimination de toutes les formes de discriminations à l’égard des femmes, adopté à New-York, le 2 octobre 1999.
Le sort de chacun des douze dossiers inscrits sera connu à l’issue des travaux de cette session qui dure au plus quinze jours. L’agenda s’annonce visiblement bien chargé pour les députés.
Une composante essentielle de la nation, la chefferie traditionnelle compte beaucoup pour le chef de l'Etat[/caption]Le président Patrice Talon a eu, samedi 25 août dernier, une rencontre d'échange avec l’ensemble des rois et têtes couronnées. Cette concertation avec les deux associations faîtières de ces hauts dignitaires, gardiens des valeurs traditionnelles, a permis de faire l’état des lieux de la chefferie traditionnelle et d’entrevoir des réformes pour une meilleure organisation.
Les garants de la tradition, des cultes, us et coutumes attendaient cette occasion et l’ont réitéré récemment au cours d’une assemblée générale. Le président Patrice Talon a accédé à leur requête, en tenant, samedi 25 août dernier, une séance d’échanges avec l’ensemble des rois et têtes couronnées du Bénin. Ces derniers se disent honorés de cette démarche du chef de l’Etat, laquelle a permis de faire un état des lieux de la chefferie traditionnelle au Bénin.
« Les chefs traditionnels, à travers leurs différents messages, ont exprimé le vœu de voir leur cadre assaini et mieux organisé pour plus de crédibilité et de légitimité. Nous avons donc, ensemble, saisi cette opportunité pour lancer les jalons des propositions de réformes, dans le but de redorer le blason de la chefferie traditionnelle », peut-on lire dans un message au terme de la rencontre sur la page Facebook du chef de l’Etat. « Cette communion avec les garants de nos us et coutumes a été également pour moi, l'occasion de réitérer mon attachement à nos valeurs endogènes et mon engagement à œuvrer pour la reconnaissance de la chefferie traditionnelle au titre de composante essentielle de notre pays », poursuit-il.
Il a été également discuté au cours de la séance, de l’organisation interne des royaumes et palais ainsi que de l’apport attendu de la part de l’Etat. A toutes ces préoccupations, le président Patrice Talon a apporté des réponses sur ce que pourrait faire l’Etat pour solutionner les difficultés auxquelles sont confrontés les rois et chefs traditionnels.
Les dignitaires ont saisi l’occasion pour apprécier le Programme d’action du gouvernement, un programme qu’ils trouvent ambitieux et porteur de développement pour le Bénin. Ils y donnent leurs bénédictions, promettant que leur soutien ne fera pas défaut à l’œuvre de révélation du Bénin engagée par le président Patrice Talon depuis son accession à la magistrature suprême.

« Comme le Bénin qui se révèle à lui-même et au monde entier, le Bountou, jeu de divertissement traditionnel, a pris un nouveau départ depuis quelques années, et s’impose petitement mais sûrement comme une discipline sportive à part entière. C’est heureux, car c’est un patrimoine immatériel de notre pays, qu’il était judicieux de sauvegarder. » Tels sont les mots forts de Monique Dougbadji, présidente de l’Association Bountou Sport (ABS), lors de la cérémonie d’ouverture des Olympiades Bountou, le championnat national de la discipline qui sanctionne les tournois départementaux ayant consacré les meilleurs de chaque département du Bénin.
Et soulignera-t-elle, « Sport d’entretien physique, de relaxation, de fitness, mais aussi discipline de compétition, pratiquée ici au Bénin, dans quelques pays d’Afrique, d’Europe et même d’Amérique », le Bountou « ne laisse plus personne indifférent aujourd’hui ; ni les jeunes, ni les adultes qui y voient un intérêt certain pour leur épanouissement ludique et leur bien-être physique.» Les Olympiades Bountou, tenus du 25 au 26 août à l’UNAFRICA de Cotonou, ont consacré l’équipe Les Kapa Girls du Borgou qui a triomphé au terme d’une finale âprement disputée, levant la coupe qui a été remis aux vainqueurs, radieuses, par Julien Minanvoa, président du Comité National Olympique et Sportif (CNOS).
A en croire Monique Dougbadji, « le cercle de ceux qui adoptent le Bountou comme discipline sportive, s’élargit de plus en plus, sur l’ensemble du territoire national, au point de faire du Bénin un client incontournable au sein de l’instance continentale du Nzango-Bountou ». Aussi, outre du soutien de nombreuses structures et personnalités, la 3ème édition des Olympiades Bountou a-t-elle été placée sous le Haut parrainage de Me Adrien Houngbédji, président de l’Assemblée Nationale qui, dira la présidente de l’Association Bountou Sport marque ainsi une fois encore son grand intérêt pour l’épanouissement de la jeunesse.
Sports 26 août 2018

L’Assemblée générale du renouvellement du comité exécutif de la Fédération béninoise de football (Fbf) aura lieu, ce samedi 25 août à Porto-Novo. Les 75 délégués venus des ligues et associations affiliées à ce regroupement sont appelés à plébisciter ou non l’unique liste en lice « Bénin Football Nouveau départ » conduite par Mathurin de Chacus.
Le congrès électif de la Fédération béninoise de football se tient demain au siège de la Fédération béninoise de football à Porto-Novo. Les soixante-quinze délégués venus des ligues et des associations affiliées à cette fédération devront décider des prochains responsables devant siéger au comité exécutif de l’association. Sauf cataclysme, le président des Dragons de l’Ouémé, Mathurin de Chacus et ses alliés à savoir Francis Gbian, Magloire Oké, Pamphile Zomahoun, Guy-Marie d’Almeida, Pédro Ayéma, Firmin Akplogan,William Fangbédji,Valère Glèlè, Radji Soumanou, Imorou Bouraïma, Wahab Adam Chabi, Innocent Attindéhou, Laurent Gnassounou, Adrien Hounadjinou, Saka Oussou, Bako Abdoulaye, Bocovè Marcellin et Floriane Afoutou, devront être plébiscités au terme des assises.
De sources proches de la commission électorale de la Fbf dirigée par Casimir Kanakin, toutes les dispositions ont été prises pour que les assises se déroulent dans de meilleures conditions. Les travaux vont se dérouler sous la supervision de Sita Sangaré, président de la Fédération burkinabè de football en qualité de représentant de la Confédération africaine de football.
Cette assemblée générale élective à laquelle seule la liste « Bénin Football Nouveau départ » est en compétition s’annonce comme une étape cruciale dans la relance du football après une décennie de conflits de leadership au sommet de l’association. Car, elle mettra fin à la phase transitoire née de la médiation du chef de l’Etat, Patrice Talon le 23 décembre 2016 à la Présidence de la République. Les délégués sont conviés à opter pour le consensus prôné par le gouvernement du président Patrice Talon qui souhaite régler définitivement la crise au sein du football béninois. Ce serait également la fin d’une époque, lorsqu’on sait que certains cadors de cette fédération comme Anjorin Moucharaf, président sortant, Augustin Ahouanvoébla, ancien président et les frères Bruno et Quentin Didavi sont forclos.
A quarante-huit heures du congrès, Mathurin de Chacus a invité les délégués à venir massivement participer aux assises pour lui accorder leurs suffrages. Il a convié la famille du football à l’union et à la paix. Les regards du public sportif sont tournés vers Porto-Novo pour voir l’issue de ce congrès.

Trois jours d’échanges et de partage de connaissances pour amener les acteurs impliqués dans la gestion foncière à actualiser leurs connaissances et mieux faire face aux exigences de protection et de sécurité des immeubles. Un atelier s’y penche depuis ce jeudi 23 août à Allada.
Des titres fonciers qui couvraient des villages entiers en faveur d’un individu, d’une famille ou d’une collectivité, plusieurs permis d’habiter délivrés par des autorités sur les mêmes parcelles, des morcellements anarchiques des domaines publics ou privés de l’Etat ou des collectivités locales, des parcelles régulièrement cédées par des parents et revendues par les enfants… Les pratiques de la mafia foncière au Bénin sont multiples et multiformes. « La faim inextinguible du Béninois de disposer de sa propre portion de terre, quelles que soient les conditions, a laissé place à une série d’anomalies qui appellent l’arbitrage de l’Etat en vue de limiter les dégâts ou tout au moins les contenir. En cela, la loi 2013-01 du 14 août 2013 portant Code foncier et domanial en République du Bénin, vue comme un moyen de freiner la mafia foncière, peine à régler le problème. « Ses dispositions complexes et compliquées » sont encore à la base des plaintes des citoyens devant certaines institutions comme le Médiateur de la République. C’est elle qui, avec le soutien du ministère en charge de la Justice par le truchement du Projet d’appui à l’amélioration de l’accès à la justice et de la reddition des comptes (Paaajrc), organise à Allada, du 23 au 25 août, un atelier d’échanges à l’endroit des acteurs du foncier des départements de l’Atlantique et du Littoral.
Une initiative applaudie par le maire de la commune d’Allada, Michel Acléhinto qui y voit un souci de protection « des immeubles souvent cédés pour assouvir en un laps de temps des besoins qui reviennent au galop dès que l’argent est terminé ».
Jean-Claude Codjia, préfet de l’Atlantique, a, lui aussi, la dent dure contre les acteurs qui opèrent dans le bradage des immeubles. Il pointe particulièrement du doigt les cadres de l’Administration pour leur complaisance, leur cupidité, leur irresponsabilité et la corruption dont ils font montre dans la gestion des immeubles.
Sécurisation des immeubles
Le mal est donc endémique et, reconnu par tous et nécessite des actions diligentes. Et c’est ce à quoi se consacre l’atelier de formation et d’échanges sur la sécurisation des immeubles conformément à la loi modifiant le Code foncier et domanial des immeubles en République du Bénin démarré depuis hier à Allada. « La terre constitue le principal moyen de subsistance et le principal vecteur d’investissement, d’accumulation de richesses et de transmission entre les générations au Bénin. Elle est l’une des pierres angulaires de la lutte contre la pauvreté. Le foncier est donc une clé de développement économique des filières de production agricole », reconnaît Flavien Akouété, Sossou, directeur national du Paaajrc, pour justifier la pertinence d’une telle rencontre, déjà organisée au profit des mêmes acteurs pour le compte d’autres départements. C’est le moment, note-t-il, de réfléchir et de pallier les innombrables problèmes qui gangrènent le foncier au Bénin en apportant des réponses précises par des processus nationaux de dialogue sur les politiques associant tous les acteurs.
Mais la solution ne viendra ni des plaintes, encore moins des procès faits aux cadres de l’Administration. L’antidote que propose le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun, c’est la formation, l’appel aux experts et autres spécialités afin qu’ils apportent les éclaircissements à ceux qui, au niveau central et décentralisé, sont amenés à se pencher sur les questions liées à la terre. « Leur mission n’est pas de faire absorber les 539 articles du Code foncier », mais d’échanger avec des gens de terrain pour qu’ils enrichissent leurs connaissances et corrigent leurs erreurs, nuance le médiateur.
L’atelier est soutenu par l’Agence nationale du domaine et du foncier (Andf) et appuyé par le Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud).
Jean Francis Tchèkpo, Dg/Aberme (à gauche), et Gabriel Dégbègni, coordonateur Mca-Bénin II, apposant leurs signatures sur les documents[/caption]Dans le cadre de la mise en œuvre du deuxième compact du Millennium Challenge Account au Bénin, un accord est intervenu entre le programme et l’Agence béninoise d’électrification rurale et de maîtrise d’énergie (Aberme). La cérémonie de signature a eu lieu, ce jeudi 23 août, au ministère de l’Energie, sous la présidence du ministre Dona Jean-Claude Houssou.
Le sort des populations des zones isolées du réseau conventionnel d’électricité préoccupe les autorités. Pour leur ouvrir l’accès à l’électricité, le gouvernement à travers l’Agence béninoise d’électrification rurale et de maîtrise d’énergie (Aberme), a signé avec le deuxième programme Millennium challenge account Bénin (Mca-Bénin II) un accord pour la mise en œuvre de l’électricité hors-réseau au profit des zones démunies.
A l’occasion, Dona Jean-Claude Houssou, ministre de l’Energie, indique que dans le cadre de cet accord, seront mis en œuvre le projet « Réforme des politiques et renforcement institutionnel » et le projet « Accès à l’électricité hors-réseau » du programme Mca-Bénin II. « Le défi que veut relever ce partenariat est d’apporter un service d’électricité hors-réseau de qualité aux populations des zones isolées en augmentant le taux d’accès », précise-t-il, ajoutant que cela implique de façon accrue le secteur privé. Il ne manque pas de rappeler que le programme Mca-Bénin II ambitionne de construire d’importantes infrastructures électriques pour améliorer l’offre de l’énergie électrique en quantité et en qualité et d’accroître l’accès à l’électricité pour les populations des zones reculées ou isolées où l’expansion du réseau conventionnel est probable à court et moyen termes. De même, poursuit-il, il est aussi prévu d’engager des réformes novatrices et courageuses de bonne gouvernance pour assurer l’assainissement, l’amélioration des performances et la durabilité du sous-secteur de l’énergie électrique.
Pour sa part, Jean Francis Tchèkpo, directeur général de l’Agence béninoise d’électrification rurale et de maîtrise d’énergie (Aberme), indique que la signature d’accord répond à deux préoccupations. D’une part, il est question de poursuivre, à une vaste échelle, la facilitation de l’accès des populations les plus vulnérables du Bénin au service énergétique. D’autre part, il s’agit de saisir l’opportunité qu’offrent les énergies renouvelables pour électrifier les localités rurales situées hors de portée du réseau conventionnel.
Energies renouvelables
Faisant l’état des lieux, Jean Francis Tchèkpo note que malgré les efforts en matière d’électrification rurale, les coûts des ouvrages de production et de distribution d’électricité réduisent les efforts d’électrification aux seuls centres urbains et péri-urbains. Selon lui, c’est pour pallier cette difficulté que le gouvernement a mis en place un programme d’électrification pour les localités rurales en mettant l’accent sur l’électrification des infrastructures sociocommunautaires à partir les énergies renouvelables dont l’énergie solaire. Vu l’ampleur des tâches à accomplir, les actions menées par l’Aberme se révèlent insuffisantes. Aussi, apprécie-t-il la signature d’accord entre sa structure et Mca-Bénin II. Déjà, il assure une franche collaboration de l’agence et de ses services techniques pour l’atteinte des objectifs.
Christopher Broughton, directeur résident de Millennium Challenge Corporation (Mcc), précise que l’accord permettra à l’Aberme de suivre la mise en œuvre et l’élaboration des projets qui seront financés par Mca-Bénin II dans le cadre de la facilité de l’énergie. Il s’agira aussi pour l’agence d’assister Mca-Bénin II dans l’autorisation relative aux travaux de construction des mini-réseaux prévus dans le cadre règlementaire. L’Aberme devra aussi contribuer à l’amélioration de l’accès à l’électricité dans les régions démunies et éloignées du réseau conventionnel.
Pour Gabriel Dégbègni, coordonnateur national de Mca-Bénin II, la signature d’accord avec l’Aberme est la formalisation du partenariat entre les deux structures. Car déjà, signale-t-il, l'Aberme participe aux activités du deuxième programme Mca. Le présent accord est un contrat de partenariat, éclaire-t-il. A l’en croire, ce contrat définit expressément les axes de collaboration et les obligations de chaque partie sur les questions relatives à l’électrification rurale notamment l’électrification hors-réseau et l’efficacité énergétique. L’implication des deux structures dans la mise en œuvre du programme Mca permettra de renforcer non seulement leurs capacités dans les différents domaines d’intervention mais aussi d’assurer la pérennité des acquis des projets, relève Gabriel Dégbègni.