La Nation Bénin...
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Les éléments de la Police républicaine ont réussi à mettre le grappin sur deux des présumés malfrats ayant braqué, jeudi 16 août dernier, une motocycliste sur la voie principale Porto-Novo - Akpro-Missérété à hauteur du marché de Ouando. Les deux braqueurs sont actuellement gardés en lieu sûr en attendant que la main soit mise sur les autres membres de la bande, informent des sources concordantes proches du dossier. La Police républicaine aurait bénéficié, dans le cadre de cette enquête, d’une franche collaboration de la population qui n’a pas hésité et de façon désintéressée, à mettre la puce à l’oreille aux agents de police en donnant des informations utiles.
Selon les mêmes sources, les deux personnes arrêtées auraient avoué les faits. Malgré l’arrestation de ces deux présumés malfrats, la Police n’entend pas crier victoire et s’en arrêter là. Elle s’est lancée sur les traces des autres membres du gang qui continuent de courir dans la nature.
Cette arrestation intervient moins d’une semaine après que le Haut commandement de la Police républicaine a mis à prix les têtes de ces malfrats, promettant une forte et inoubliable récompense à celui ou celle qui donnera des informations crédibles devant permettre d’interpeller les auteurs, co-auteurs, complices ou éventuels commanditaires de ce braquage. Lequel braquage a coûté la vie à la caissière d’une Ong exerçant à Adjohoun et qui revenait de la banque après un retrait de fonds. Elle a été attaquée par les malfrats qui ont réussi à s’emparer du sac qu’elle détenait et qui contiendrait de l’argent. La victime grièvement atteinte a succombé par la suite au Centre hospitalier universitaire départemental de l’Ouémé/Plateau à Porto-Novo où elle a été transportée pour des soins d’urgence.
Les malfrats, quant à eux, s’étaient volatilisés dans la nature après leur forfait.
Société 24 août 2018
Quelques robots exposés avant la démonstration devant les invités à l’ambassade des Etats-Unis près le Bénin[/caption]L’ambassade des Etats-Unis d’Amérique près le Bénin a servi de cadre, ce jeudi 23 août, à une séance de démonstration de robots au profit des élèves de plusieurs collèges d’enseignement général de Cotonou. Une initiative de Femcodors pour familiariser ces jeunes apprenants avec les nouvelles technologies.
Femcodors, à travers son projet ‘’Girls focused robotics training programme’’ a outillé environ quatre cents élèves des lycées et collèges de Cotonou, sur les montages et la programmation des robots. Ces élèves ont été formés dans trois catégories à savoir Vex Edr Robot, Vex IQ Robot et Benin Bot officiel.
Ce jeudi, ces élèves venus des collèges d’enseignement général Suru-Léré, Houéyiho, Zogbo, Fiyégnon et du Lycée Coulibaly, dont 70 % de filles, ont démontré ce qu’ils ont appris à l’assistance composée aussi bien des parents, amis que d’agents de l’ambassade des Etats-Unis près le Bénin.
Des robots de tout genre montés et programmés sur diverses tâches ont été exposés avant une séance de démonstration appréciée de l’assistance. Des robots programmés pour exécuter l’hymne national du Bénin ou encore pour chanter une berceuse, transporter un patient pour l’hôpital ; d’autres encore ont réussi à sortir d’un labyrinthe après avoir évité chaque fois les obstacles sur leur chemin…
Selon les témoignages du directeur des Affaires publiques de l’ambassade des Etats-Unis près le Bénin, Kanishka Gangopadhyay, ces enfants n’avaient aucune expérience au départ. Mais grâce au programme de formation, souligne-t-il, ils peuvent utiliser des techniques modernes, pour régler des problèmes modernes. Le rôle principal de l’ambassade des Etats-Unis a été de soutenir l’équipe de Rachael Orumor, manager des projets, à former et à initier les enfants à l’informatique et à la robotique, a informé le directeur des Affaires publiques. Après Cotonou, ce sera au tour de Parakou de bénéficier également de ce projet d’intérêt pour le Bénin, déterminant d’après lui.
Pour sa part, Rachael Orumor, manager des projets, a indiqué que l’idée est partie du travail qu’elle fait à l’extérieur du pays. « Il y a beaucoup d’enfants qu’on initie à la science robotique ; c’est l’avenir, c’est là où nous allons », a-t-elle affirmé. Elle a soutenu qu’il est important aujourd’hui de doter les enfants de cette connaissance. Autrement, il sera difficile pour l’Afrique d’atteindre un niveau de développement satisfaisant, elle qui est en arrière de 50 ou 60 ans selon les estimations. Cette formation au niveau des écoles secondaires vient à point nommé, selon elle, pour permettre que les enfants béninois disposent des mêmes compétences que les enfants du monde.
« Nous avons compris que l’informatique et la science robotique remplacent l’homme dans les différentes tâches aujourd’hui au point où il y a le problème de chômage dont une grande partie est due au fait que les tâches sont exécutées par les ordinateurs plutôt que par des hommes. Et si cela continue, d’ici quelques années, on ne pourra plus continuer à travailler en Afrique parce qu’on n’a pas les compétences qu’il faut dans ce domaine », estime Rachael Orumor. Elle estime que si l’Afrique se place comme un continent qui fabrique ses équipements futurs dans le domaine des nouvelles technologies, la filière robotique peut être développée sur le continent, pour réduire le chômage des jeunes.
Hébath Tidjani, encadreuse en robotique au lycée Coulibaly, a souligné pour sa part que la formation était très intéressante. Au démarrage, fait-elle savoir, les enfants ont montré un grand intérêt pour la science et la technologie regrettant de n’avoir pas eu la chance de faire des choses pratiques dans la technologie. Femcodors leur a ainsi donné une belle opportunité pour toucher du doigt ce que la science pouvait permettre de nos jours.
Se familiariser avec le cycle budgétaire et les fenêtres d’opportunités[/caption]Unicef-Bénin et Social Watch organisent une formation sur le processus budgétaire, la participation citoyenne et la redevabilité citoyenne ainsi que la budgétisation sensible aux enfants, au profit des hommes des médias et des organisations de la société civile. L’atelier ouvert, ce jeudi 23 août à Cotonou, vise à outiller les participants sur ces différentes thématiques en vue de favoriser leur regard critique.
La problématique de la budgétisation sensible aux enfants et de redevabilité citoyenne préoccupe les acteurs à divers niveaux. C’est dans ce cadre que s’inscrit la formation sur les finances publiques au profit des médias et des Osc ouverte hier à Cotonou. C’est une initiative conjointe de l’Unicef et de Social Watch-Bénin. Les deux institutions entendent approfondir la collaboration dans les domaines des budgets sensibles aux enfants, de la redevabilité et de la participation des communautés au processus de développement.
La finalité est de renforcer les capacités des Osc et des médias en matière de finances publiques en concourant notamment à l’amélioration de la qualité de leur contribution au processus budgétaire avec un accent particulier sur les enfants.
A l’ère des grandes réformes dans le domaine des finances publiques, il est important que les différents acteurs de la société civile et des médias soient outillés pour mieux assurer leur mission de veille et d’information des citoyens sur l’utilisation des ressources publiques, souligne la représentante de la présidente de Social Watch Bénin, Pascaline Gbaguidi Fagninou.
L’atelier permettra aux participants « de se familiariser avec le cycle budgétaire et les fenêtres d’opportunités, mais également d’être mieux outillés pour apprécier les options de politique budgétaire du gouvernement en vue de faciliter le suivi et le plaidoyer pour de meilleures allocations dans les secteurs sociaux sensibles aux enfants », indique le représentant résident adjoint de l’Unicef au Bénin, François Kampundu.
Selon lui, les questions budgétaires sont au centre de la problématique des droits des enfants. « Les budgets sociaux affectent la vie des enfants et des familles directement. Ils fournissent des services de santé, d’éducation, de protection sociale, d’assainissement et d’eau potable », développe-t-il. Il poursuit : « Ces budgets sont encore plus importants pour les groupes vulnérables comme les personnes âgées, les enfants, les pauvres et les populations des régions rurales et par conséquent des réductions dans ces budgets les affectent fortement ».
Impératif
Le renforcement des capacités des organisations de la société civile impliquées dans le suivi budgétaire devient plutôt un impératif en vue d’un accompagnement qualitatif de l’action publique », soutient le directeur de cabinet du ministre de l’Economie et des Finances, Servais Adjovi.
La formation vise à favoriser un meilleur suivi et une bonne analyse du budget, de même que la veille sur la transparence dans la gestion des finances publiques et la prise en compte des besoins des enfants dans les budgets.
Elle se veut un cadre d’échanges et de collaboration pour des actions futures entre la société civile et les médias pour le renforcement de la transparence, de la participation citoyenne et de mise en débat de la situation des enfants au Bénin en vue d’une budgétisation sensible à leurs besoins dans les secteurs sociaux.
Le Bénin mesure l’enjeu de la budgétisation sensible aux enfants. Il a fait l’option d’améliorer de façon substantielle sa position en matière de transparence budgétaire, explique le directeur de cabinet du ministre de l’Economie et des Finances. Le pays entend poursuivre et renforcer les réformes déjà entreprises. Ces réformes concernent la poursuite de la publication régulière des documents budgétaires de référence, le renforcement de la participation des citoyens dans le processus budgétaire et le renforcement de la transparence et contrôle citoyen, détaille Servais Adjovi.
Le challenge pour le pays est d’aller au-delà des résultats actuels en adoptant une approche productive qui permet d’atteindre les standards internationaux en matière de transparence budgétaire, de participation citoyenne et de redevabilité.

Contre toute attente, le procès relatif à la disparition d’Urbain Pierre Dangnivo a été renvoyé, ce jeudi 23 août, à une session ultérieure pour complément d’informations. Une nouvelle suspension, après le renvoi sollicité début 2016 pour mesures d’instructions complémentaires.
Les débats relatifs à l’affaire disparition en août 2010 d’Urbain Pierre Dangnivo, cadre du ministère de l’Economie et des Finances, devraient se poursuivre ce jeudi, vu la volonté des acteurs de la justice de concourir à la manifestation de la vérité. Mais le ministère public a fait des observations à la suite d’une lettre du ministre de tutelle, le Garde des Sceaux, Séverin Quenum. Ladite correspondance dévoile en objet instructions. En effet, la hiérarchie ordonnait au Parquet général de requérir un supplément d’informations, car de façon constante, l’accusé principal a fait des déclarations mettant en cause certaines personnalités. Ce que le Parquet général a fait sur la base, relève-t-il, des dispositions de l’article 34 du Code de procédure pénale et en vertu du principe de subordination hiérarchique. Cet article prévoit que le ministre de la Justice peut dénoncer au Procureur général des infractions dont il a connaissance.
Il a alors requis de suspendre les débats en cours et de les renvoyer à une autre session aux fins desdites instructions.
Le ministère public n’a pas souhaité prendre des réquisitions suite aux réactions de certaines parties au procès relatives aux instructions.
Me Théodore Zinflou de la défense a ensuite dénoncé ce qu’il a appelé subornation de partie à procès. Selon lui, l’accusé Codjo Kossi Alofa a reçu un appel mercredi dernier à son retour en prison après les débats de cette journée. Etant seul dans l’économie du contenu dudit appel téléphonique qu’il a suggéré au président de dévoiler, il a relevé qu’aucune autorité, fût-elle politique, religieuse ou même judiciaire, n’avait le droit de s’entretenir avec son client sans son avis.
Par rapport aux instructions, Me Théodore Zinflou déclare son opposition à la subordination hiérarchique du ministère public. Il a relevé que « la plume est serve mais la parole est libre ». Ensuite, il a insisté pour dire que les accusés n’ont pas commis les faits qui leur sont reprochés. « Ceux qui sont devant vous n’ont pas tué Dangnivo », a martelé la défense qui demande la libération sous caution des accusés. Car, pour lui, la détention est l’exception et la liberté la règle.
Le ministère public s’est opposé à cette demande de libération des accusés en appelant la cour à la vigilance. Il fonde sa position sur la base de l’article 147 du Code de procédure pénale qui ne permettrait pas la libération de celui qui aurait commis un crime de sang. Il requiert de rejeter ladite demande et de renvoyer le dossier aux fins de l’accomplissement des mesures d’instructions.
La défense objecte en citant les trois derniers paragraphes du même article qui l’autorisaient à faire une pareille demande. Il a ensuite dénoncé les grossièretés du dossier et promis d’apporter des éléments contraires pour confondre l’accusation. Pour lui, le corps présenté n’était pas celui d’Urbain Pierre Dangnivo.
La partie civile s’associe aux instructions
En ce qui concerne la partie civile, elle s’est associée aux mesures d’instructions ordonnées. Me Nicolin Assogba s’est réjoui que la lucidité soit enfin revenue. « La vérité, souligne-t-il, c’est ce que nous cherchons et poursuivons. » Pour lui, le combat pour la vérité a révélé qu’en 2015 de graves lacunes de l’instruction ont été constatées. Il a rappelé à ce sujet, entre autres, que l’arrêt de renvoi du 27 janvier avait ordonné la comparaison du cadavre présumé de Dangnivo avec l’Adn de ses frères et fils et l’accomplissement de tous autres actes nécessaires à la charge du président de la chambre d’accusation. Pour lui, depuis cette date, il n’y a pas eu un seul acte du président de cette chambre.
Il relève par ailleurs qu’il a vu un accusé constant dans ses déclarations, rappelant les faits avec force détails. L’accusé, rappelle-t-il encore, a cité plus de 65 fois le nom de Lucien Dègbo dit Dhl, mais également un certain nombre de fois ceux de Prince Alédji et de Séverin Koumasségbo. Il pense que ces personnes dont les noms ont été cités devraient changer de statut pour être retenus par l’accusation dans les liens de la prévention. Ce sont, selon lui, des personnes contre qui pèseraient de graves charges. Il demande que le complément d’informations s’étende à ces personnes.
Me Olga Anassidé et Me Spéro Quenum, également de la partie civile, se sont associées aux mêmes observations et ont martelé que le complément d’informations s’imposait.
La cour se retire et, sans le concours des jurés, a rejeté la demande de liberté au motif que les accusés ne présentaient de suffisantes garanties de représentations et a ordonné le complément d’informations.
Vue partielle des membres de la diaspora venus pour la célébration à Ouidah[/caption]Le Bénin a célébré, ce jeudi 23 août à Ouidah, la Journée internationale de souvenir de la traite négrière et de son abolition (Jistna 2018). Cette commémoration vise à impliquer tous les pays victimes de ce « honteux trafic » pour réclamer au monde leurs droits.
Emotions et consternations se lisaient sur tous les visages de ces Africains descendants d’esclaves déportés pour les Amériques, ce jeudi à la plage de Ouidah, lieu sacré de la traite négrière. Ils sont nombreux venus d’Haïti, de Nantes, de Prichard, des Etats-Unis, pour commémorer la mémoire de leurs ancêtres. Cette affluence qui caractérise la célébration de cette année témoigne de l’implication de toutes les personnes descendante d’esclaves pour rompre le silence, s’unir et contribuer au développement de la terre de leurs aïeux.
Il est question, dira Emmanuel Gordien, membre du Comité national pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage, de « briser le silence sur la traite négrière et de l’esclavage dans les différentes régions du monde ».
Pour sa part, Ange-Marie Thébaud, représentant de Mme Petrus-Barry, expert des Nations Unies pour le droit des personnes d’ascendance africaine et les droits de l’Homme, indique qu’il était question de disposer d’un lieu de mémoire et le choix a été porté sur Ouidah. Ainsi, des personnes d’ascendance africaine connaîtront les standards internationaux qui leur permettront de réclamer, de promouvoir et de jouir de leurs droits de mémoire, de reconnaissance, de justice, de réparation et de développement. Elle précise que tous les pays ayant participé à la traite transatlantique, pratiqué l’esclavage, organisé le commerce d’êtres humains auront pris des mesures juridiques pour éradiquer le racisme, la discrimination raciale, la stigmatisation et l’intolérance qui y sont associés. L’Union africaine aussi aura reconnu et intégré la diaspora africaine de manière concrète et opérationnelle. Elle aura ratifié une convention demandant à tous les pays d’Afrique de reconnaître la diaspora africaine et de les intégrer en leur octroyant la citoyenneté si ces derniers la leur demandent dans le respect des cadres juridiques nationaux et continentaux. Une convention internationale des Nations Unies, complète-t-elle, aura été ratifiée et sera mise en œuvre par ces Etats membres. Cette convention s’attachera à des mesures pour la promotion, la protection, la réalisation des droits des personnes d’ascendance africaine. Ces dernières connaîtront leur histoire et développeront des lieux de mémoire communs et pourront utiliser les références scientifiques et académiques africaines connues et publiées pour se référer à l’histoire de l’Afrique.
S’enrichir des différences
Où qu’elles se trouvent dans le monde, les personnes d’ascendance africaine auront des possibilités de communiquer, de créer des liens avec leur terre première afin de partager leurs identités communes et d’exploiter leurs différences pour s’enrichir mutuellement.
Pour la représentante de l’Unesco au Bénin, Adélaïde Allagbada, cette implication va permettre d’offrir une occasion pour communier afin de comprendre qu’ils sont tous fils de ce terroir qui est l’Afrique. Ainsi, à chaque retour, ils pourront retrouver leurs parents et ensemble à nouveau dire non à l’esclavage et oui à la renaissance des Noirs et des pays avec les Amériques.
Le conseiller municipal de Nantes, Gildas Salaün, souligne : « Leur courage nous impose des devoirs ».
Des siècles passent mais la douleur est toujours vivace dans les esprits, a souligné le maire de la commune de Ouidah, Célestine Adjanohoun, appuyé par le préfet de l’Atlantique, Jean-Claude
Codjia. Ils ont rappelé comment des milliers de Béninois et d’Africains ont subi la barbare traite des Noirs pour les Amériques avec des souffrances et morts atroces.
Dans la nuit du 22 au 23 août 1791, a rappelé le président du comité d’organisation de cette célébration, Christophe
Chodaton, des hommes et des femmes arrachés à l’Afrique et mis en esclavage se sont insurgés contre le système esclavagiste pour obtenir la liberté et l’indépendance d’Haïti en 1804. Il a lancé un appel au gouvernement pour sensibiliser tous les Béninois sur l’importance de la tragédie de la traite négrière et de l’esclavage et d’enseigner aux jeunes pour les faire réfléchir sur les conditions du mieux vivre ensemble. Le gouvernement doit pouvoir institutionnaliser cette mémoire par tous les moyens.
Une cérémonie de libations et de bénédictions dirigée par Daagbo Hounnon Tomadjlèhounkpon II a précédé cette célébration.
La délégation de la Plateforme électorale des Osc pour des élections législatives pacifiques en 2019[/caption]La Plateforme électorale de la Société civile pour les élections au Bénin dit ne pas se retrouver dans la proposition de loi portant Code électoral en circulation et déjà adopté par la Commission chargée des Lois de l’Assemblée nationale. Une délégation de ce consortium des Organisations de la Société civile conduite par sa présidente, Fatoumatou Batoko Zossou, était, ce jeudi 23 août, en audience chez le président de la Cour suprême à Porto-Novo. Celle-ci est allée partager avec Ousmane Batoko les appréhensions de toute la Plateforme pour les élections par rapport à certaines dispositions de la proposition de loi en attente d’être examinée par la plénière des députés.
Selon Fatoumatou Batoko Zossou, porte-parole de la délégation au sortir de l’entretien avec le président de la Cour suprême, le texte en circulation comporte plusieurs articles à polémique. Lesquels sont étrangers, à l’en croire, à la Société civile et en déphasage avec les conclusions de l’atelier organisé par l’Assemblée nationale le 14 juin dernier pour recueillir l’amendement du texte et auquel elle a pris part. La Plateforme électorale des Osc dont la mission première est de faire en sorte qu’aucune loi ne soit perçue comme un texte d’exclusion dit se sentir interpellée.
La Société civile regrette que le Bénin n’ait pas définitivement tourné la page par rapport à certaines anciennes mauvaises pratiques consistant à amender le Code électoral à la veille des élections. Or, avertit Fatoumatou Batoko Zossou, cette manipulation des textes électoraux est souvent source de conflits en Afrique.
La démarche de la Plateforme électorale de la Société civile vise donc à éviter que les conflits électoraux ou post-électoraux qui se produisent ailleurs n'arrivent pas au Bénin. C’est pour cela qu'elle dit juger utile d’aller vers certaines personnalités et présidents d’institutions de la République pour solliciter aussi leur implication afin que le Code électoral qui sera adopté soit un texte inclusif, une loi dans laquelle tout le monde va se retrouver pour des élections pacifiques, transparentes et paisibles. La présidente de la Plateforme électorale de la Société civile pour les élections promet de poursuivre, après la Cour suprême, son périple auprès d’autres personnalités et présidents d’institutions de la République identifiés pour les associer aussi à l’initiative d’avoir une loi électorale inclusive et non d’exclusion.
Actualités 24 août 2018
Janvier Yahouédéou, président du Cos-Lépi (au micro), prononçant son discours d’ouverture[/caption]Le Conseil d’orientation et de supervision chargé de l’actualisation de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi) a lancé ses travaux, ce jeudi 23 août à Agoué (Grand-Popo) par un atelier de deux jours d’appropriation et d’imprégnation des documents techniques.
Les membres du Conseil d’orientation et de supervision (Cos) chargés de l’actualisation de la Liste électorale permanente informatisée (Lépi), leurs assistants et chargés de mission ainsi que les membres de l’Agence nationale de traitement (Ant) s’imprègnent des documents techniques relatifs au Fichier électoral national (Fen). C’est à travers un atelier de deux jours qui se tient à Agoué (Grand-Popo).
Pour Janvier Yahouédéou, président du Cos-Lépi, l’organisation de cet atelier témoigne de l’engagement de tous les membres du Cos à œuvrer pour l’actualisation de la Lépi. L’objectif de cet atelier, a-t-il précisé, est de mettre en commun les connaissances et les expériences. Au cours des deux jours d’échanges, les participants revisitent les textes législatifs et les principaux documents de mise en opération de l’actualisation du Fen.
Il s’agit, précise Janvier Yahouédéou, « d’affiner la stratégie et le mode opératoire de l’actualisation du fichier électoral ». Pour ce faire, l’atelier examine tous les projets de documents et s’assure de leur adéquation avec les standards en la matière et avec les lois qui régissent l’actualisation du fichier électoral.
La mission à court terme, souligne-t-il, est d’élaborer une version actualisée de la Lépi à utiliser pour les élections législatives prochaines. La correction et l’actualisation du fichier électoral national entrent dans un cadre juridique qui suppose, selon Janvier Yahouédéou, la confection de nombreux documents techniques de mise en œuvre et d’élaboration d’une méthodologie consensuelle plus adaptée aux objectifs.
Pour une bonne imprégnation
Plusieurs communications permettent aux participants de revisiter le dispositif légal devant conduire à une actualisation réussie de la liste électorale. La première a porté sur le dispositif juridique encadrant les opérations d’actualisation du Fichier électoral national (Fen) suivi de débat. Animée par Serge Prince Agbodjan, juriste et activiste de la société civile, cette communication a rappelé que l’élément qui permet de reconnaître la fiabilité des élections reste la Liste électorale nationale. Il a rappelé les caractéristiques du contenu des dispositions réglementaires avant de mettre l’accent sur les exigences qu’il faut pour établir une bonne Lépi. Ce qui, souligne-t-il, engage à atteindre le maximum de gens tout en prenant des précautions pour éviter des fraudes. Pour lui, ces précautions passent par la mise en place d’instruments permettant aux citoyens de témoigner de la transparence du Fen.
Le communicateur a saisi l’occasion pour avertir que certaines réformes annoncées dans le prochain Code électoral porteraient des germes de restriction du cadre électoral. Il a sensibilisé les députés présents à l’atelier à veiller à élargir ce cadre au lieu de le restreindre.
Serge Prince Agbodjan est revenu longuement sur les dispositions du Code qui sécurisent les élections, à travers la cartographie électorale, les centres de vote dont la modification relève exclusivement de la compétence du législateur. Il souligne que c’est obligatoire pour les citoyens ciblés de figurer sur la Liste électorale. Seul l’électeur dont le nom figure sur la liste du centre de vote et qui détient sa carte d’électeur, peut voter à l’exception des cas de dérogation, insiste-t-il.
Mettant le Cos-Lépi et l’Agence nationale de traitement (Ant) face à leurs responsabilités, il indique que du travail qu’ils feront découleront la paix ou les turbulences politiques à l’issue des élections législatives prochaines.
Les autres communications ont porté sur le mode opératoire de l’actualisation de la Lépi, le dispositif organisationnel et humain, le dispositif technique pour réussir l’opération?
Une phase de jeux de basketball entre Aspac et Renaissance[/caption]La phase finale du championnat national de basketball senior a été lancée, ce mercredi 22 août au Hall des arts, loisirs et sports de Cotonou. L’Association sportive du Port autonome de Cotonou a réussi un coup double en remportant ses premiers matchs chez les hommes et chez les dames.
Organisé par le Fédération béninoise de basketball, le championnat national de basketball a démarré, ce mercredi 22 août au Hall des arts, loisirs et sports de Cotonou.
Pour les matchs de la première journée de la compétition, chez les hommes, l’Association sportive du Port autonome de Cotonou (Aspac) a battu le champion en titre, Renaissance basketball club (42-57) dans une rencontre âprement disputée. Les poulains de Christian Quenum qui avaient à cœur de défendre leur titre ont été surpris par les Portuaires qui ont pris l’avantage de la partie dans la moitié du premier quart-temps. L’Aspac remporte le premier quart-temps (19-27). Au deuxième quart-temps, les joueurs de Renaissance vont sombrer totalement. Moins efficaces, ils ne marqueront que 6 points contre 15 points pour l’Aspac. A 25-42, les arbitres vont renvoyer les deux équipes aux vestiaires.
A la reprise, les joueurs de l’Aspac vont conserver leur avantage (27-48). Au quatrième quart-temps, il y aura un réveil tardif des champions en titre qui vont tenter d’engranger quelques points. Ils marqueront 15 points lors de cette dernière partie contre 11 points pour l’Aspac qui a gardé son hégémonie sur l’ensemble de la partie (42-57).
Renaissance basketball club rate son entrée en compétition et devra attendre sa prochaine sortie contre Elan basketball club, ce jeudi, pour se relancer dans le tournoi.
Les Portuaires, quant à eux, joueront les Lions battus (44-72) par Bosco Star de Parakou, pour confirmer leur suprématie dans la compétition.
Chez les dames, l’Aspac s’est débarrassée (66-14) de l’Aso-Modèle. Elle a dominé de bout en bout ce match en menant au marquoir respectivement 02-24, 06-31, 12-44 et 14-66 durant les quatre quart-temps. Elles sont attendues vendredi face à Bosco-Star qui affronte Energie ce jeudi.
Place à la relève ce week-end
A la suite du championnat national senior, les jeunes basketteurs des clubs de la ligue Atlantique-Littoral seront en compétition dès ce dimanche. Il est prévu du 26 août 2018 au 8 septembre prochain, le championnat de basket-ball des catégories U-12, Passerelles chez les garçons, Cadets filles et garçons, Juniors filles et garçons, Jeunes garçons au niveau de la ligue Atlantique-Littoral. A cet effet, les équipes à savoir Galaxie et Ebs en catégorie U-12, Renaissance BBC et Elites en catégories Cadets garçons sont attendues dès ce dimanche 26 août, respectivement sur le terrain d’Energie et celui de l’Unafrica à Cotonou?
Programme
Jeudi 23 août
8 h : Aspac - Lions (H)
10 h : Bosco Star - Energie (D)
12h : Elan -Rbbc (H)
Ces postes téléviseurs ne doivent plus être importés au Bénin[/caption]Après plusieurs rendez-vous manqués, le Bénin prend enfin sa marque pour le passage de l’analogique au numérique. En attendant l’entrée en vigueur de la Télévision numérique terrestre (Tnt), il est interdit d’importer sur le territoire national, des postes téléviseurs désuets ou hors norme.
Plus de postes téléviseurs désuets ou hors norme sur le territoire national. Les opérateurs économiques sont sommés de mettre fin à l’importation de ces types de téléviseurs qui ne répondent pas aux exigences de la Télévision numérique terrestre (Tnt). Par le communiqué n°0727/MIC/DC/SGMDGC/DPCI/SA en date du 13 août 2018, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Serge Mahouwèdo Ahissou, réglemente l’importation de postes téléviseurs au Bénin. « En attendant l’entrée en vigueur de la Télévision numérique terrestre (Tnt), j’invite les opérateurs économiques à arrêter toute importation de matériels qui seront technologiquement désuets dans les prochains jours », précise-t-il dans le communiqué.
En prélude à l’entrée en vigueur de la Télévision numérique terrestre (Tnt), explique le ministre dans son communiqué, le Bénin s’est doté d’un cadre juridique conforme aux normes de la Tnt. Dans ce cadre, le Conseil des ministres en date du 4 juillet 2018 a adopté le décret portant interdiction d’importation et de commercialisation des postes téléviseurs non conformes aux normes en vigueur pour la Télévision numérique terrestre en République du Bénin. « En tout état de cause, les dispositions sont prises au niveau de mes services compétents pour veiller au respect scrupuleux de l’application de ce texte», fait-il savoir. Les cadres du ministère du Commerce et d’Industrie ainsi que ceux des ministères sectoriels travaillent sur le décret relatif à l’importation des matériels numériques dans le cadre de la Tnt.
A la direction de la Promotion du Commerce intérieur (Dpci), l’on renseigne que les textes sont adoptés pour le passage de l’analogique au numérique. Selon le Dpci, Marius Konsago, dès lors qu’on va basculer dans le numérique, les téléviseurs analogiques ne pourront rien capter. En ce moment, poursuit-il, si un opérateur économique a le stock de téléviseurs analogiques, il risque de perdre assez de ressources. C’est dans le souci d’éviter que cette situation fâcheuse intervienne que le ministère de l’Industrie et du Commerce a pris soin de prendre cette mesure, afin de réglementer l’importation des postes téléviseurs sur le territoire national.
Grande avancée
La loi n°2014-22 du 12 août 2014 relative à la radiodiffusion numérique en République du Bénin balise le chemin à l’avènement de la Télévision numérique terrestre, fixant ainsi les conditions d’exploitation de la télévision et de la radio dans le cadre du numérique. Selon les dispositions de cette loi, la diffusion en mode numérique, en particulier la Télévision numérique terrestre (Tnt) et la Radio numérique terrestre (Rnt), est déclarée service universel en République du Bénin.
Le gouvernement, au cours du Conseil des ministres du mercredi 4 juillet dernier, a pris aussi des décrets d’application y relatifs. Entre autres, celui fixant les normes et spécifications techniques relatives à la Tnt. De même que le décret portant régime d’agrément ou d’homologation des équipements, terminaux et des équipements ou installations d’accès aux services de communication audiovisuelle en République du Bénin ; le décret portant condition d’exercice des activités d’édition, de diffusion et de distribution de service de communication audiovisuelle par le privé en République du Bénin ; le décret portant modalités et clé de répartition de dividende numérique en République du Bénin et le décret portant interdiction d’importation et de commercialisation des postes téléviseurs non conformes aux normes en vigueur pour la Tnt.
Il est également prévu la création de la Société de radiodiffusion dénommée Bénin Diffusion d’une part et la société de patrimoine dénommée Société nationale des infrastructures de la radiodiffusion numérique. Avec tout cet arsenal, le Bénin fait une belle enjambée vers la Télévision numérique terrestre.
Le présidium lors du lancement de la Semaine du jeune avocat[/caption]L’Union des jeunes avocats du Bénin (Ujab) organise, depuis ce lundi 20 août, la deuxième édition de la Semaine du jeune avocat sur le thème « Regard pratique sur les juridictions béninoises : Cas du tribunal de commerce ». La cérémonie de lancement officiel de l’événement s’est déroulée, ce mercredi 22 août, au tribunal de Cotonou.
Les activités de la deuxième édition de la Semaine du jeune avocat ont été officiellement lancées, ce mercredi 22 août au tribunal de Cotonou. C’est l’occasion pour le président de l'Ujab, Me Raoul Placide Houngbédji, de présenter le bien-fondé de ce rendez-vous annuel de partage d'expériences sur des thèmes juridiques.
Dans la dynamique d’apporter sa pierre à l’édification d’une justice de qualité, l’Ujab a décidé de focaliser les attentions, cette année, sur le tribunal de commerce. Ce choix est motivé par le fait qu’il est une juridiction particulière créée nouvellement pour les animateurs du monde des affaires, justifie Me Raoul Placide Houngbédji. Les jeunes avocats du Bénin ont placé cette juridiction au cœur des réflexions en vue d’apprécier son fonctionnement, les décisions rendues, les fondements légaux aux fins de déterminer ce qui pourrait être amélioré ou supprimé pour plus d’efficacité et une justice commerciale de qualité au service des populations, ajoute-t-il.
Pour William Kodjoh-Kpakpassou, président du tribunal de commerce de Cotonou, c’est une opportunité pour échanger sur les grandes tendances de la jurisprudence du tribunal du commerce, le droit du commerce général en matière de procédures collectives et sûretés et les voies d'exécution. Il félicite l’Ujab pour avoir initié cette série de communications suivies de débats sur le tribunal commerce.
Le bâtonnier Yvon Détchénou a salué l’attachement de l’Ujab à la réflexion juridique et au partage d’expériences. Il encourage cette association de jeunes avocats à continuer sur cette lancée.
Une défense gratuite est offerte, ce jeudi, aux prévenus devant les chambres de flagrant délit des Tpi de Porto Novo et Ouidah.
L’évènement va connaître son épilogue demain par une consultation juridique gratuite au Tpi de Cotonou et la phase finale du concours de plaidoirie sur le thème « Dieu existe-t-il ? » A cet effet, les trois candidats en lice à savoir Me Pierre Mèhoué, Me Mary-José Gnonhouégnon et Me Jacques Codjo seront départagés et le prix sera remis au meilleur.