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Nouvelles

FMI: L'allègement de la dette prolongé à 24 pays dont le Bénin
Le Conseil d'administration du Fonds monétaire international (Fmi) a approuvé le 6 octobre 2021 une 4e tranche d'allégement du service de la dette pour 24 pays dont la dette éligible arrive à échéance au cours de la période jusqu'au 10 janvier 2022. Bonne nouvelle pour le Bénin.
Le pays fait partie des 24 pays autorisés à bénéficier de l’allégement de la dette, pour la période du 16 octobre 2021 au 10 janvier 2022. « Le Bénin a un service de la dette de 2,122 millions de DTS venant à échéance au cours de l'intervalle du 16 octobre 2021 au 10 janvier 2022, durée maximale couverte par la 4e tranche de dette allègement de service en vertu du CCRT. Le service de la dette venant à échéance, la période restante sera couverte par la suite sous réserve de la disponibilité des ressources », lit-on dans l’annexe du document à la page 31. Le Conseil d'administration a également approuvé l'inclusion de la République kirghize et du Lesotho parmi les pays bénéficiaires, permettant à ces membres de bénéficier d'un allégement du service de leur dette due au Fonds jusqu'au 10 janvier 2022. En effet, l'approbation de la quatrième tranche, d'un montant total d'environ 87,9 millions de DTS (124 millions de dollars américains), fait suite à trois tranches précédentes approuvées le 13 avril 2020, le 2 octobre 2020 et le 1er avril 2021. Selon le Fmi, cet allégement du service de la dette permet de libérer des ressources financières limitées pour un soutien sanitaire, social et économique vital afin d'atténuer l'impact de la pandémie de Covid-19. Sous réserve de la disponibilité de ressources suffisantes, un allégement du service de la dette pour tous les pays bénéficiaires pourrait être accordé pour la période restante du 11 janvier au 13 avril 2022, pour un montant d'environ 82,1 millions de DTS et un allégement cumulé du service de la dette d'environ 690 DTS, millions de dollars (973 millions de dollars) pour l'ensemble de la période de deux ans. La liste des pays est publiée à la page 14 du document.   Télécharger le document du FMI sur les pays concernés en cliquant ici   Actualités 08 oct. 2021


Après la signature de contrat par les parties : la cité administrative prête en 2023
Dans deux ans, Abomey-Calavi va disposer d’une cité administrative. Lors de la signature du contrat pour sa construction, ce 7 octobre 2021, le ministre José Tonato a insisté sur le respect des délais et la qualité des ouvrages. Paraphe et échange de documents. Ces formalités remplies, les regards sont aussitôt tournés vers octobre 2023. A cette date, la construction de la cité administrative devra déjà prendre fin à Abomey-Calavi. Le compte à rebours a commencé. « Nous signons le contrat aujourd’hui. Les prochains jours, l’’ordre de démarrage sera émis pour lancer le compteur. Nous espérons que dans ces conditions, toutes choses égales par ailleurs, la cité administrative sera livrée en octobre 2023 », a fait savoir Moïse Achille Houssou, directeur général de la Société immobilière et d'aménagement urbain (Simau). En effet, le projet sera mis en œuvre sur un domaine de 40 ha à Ahossougbéta dans la commune d’Abomey-Calavi. La cité qui sera d’ailleurs assez verte comprend 16 bâtiments administratifs de type R+3 avec des bureaux et locaux techniques qui totalisent 60 080m² de surface de plancher. Il est aussi prévu des parkings, un restaurant, des salles de conférences, un centre médical, des ouvrages divers, sans oublier des équipements modernes de communication. Les mobiliers seront livrés en même temps que le bâtiment. Le coût du projet est évalué à 73,695 milliards Fcfa. Selon Moïse Achille Houssou, les diligences sont faites pour un démarrage imminent. « Le site est déclaré d’utilité publique. Les personnes affectées par le projet sont recensées et une bonne partie a été déjà payée. Avec l’appui de la mairie et du préfet, les prochains jours, nous allons procéder à la libération entière du site pour faciliter le démarrage des travaux », a-t-il précisé. La concrétisation du projet sera un pas majeur en matière d’aménagement urbain, en dehors de l’opportunité de créer de meilleures conditions de travail pour les cadres béninois. Cependant, Abomey-Calavi a beaucoup à y gagner, déjà au lancement des travaux de construction, au regard des emplois générés. Raison pour laquelle Angelo Ahouandjinou ne se fait pas prier pour oeuvrer à la réussite du projet. « Nous allons contribuer à la libération rapide et effective de ce domaine pour que le projet prenne corps les jours à venir », a-t-il promis. En réalité, avec les projets d’aménagement qui y sont en cours, Abomey-Calavi a toutes les chances d’avoir les attributs d’une commune à statut particulier. Pour le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, le Programme d’action du gouvernement a sérieusement préparé cet projet avec les infrastructures de dimension nationale, voire sous régionale. « Quand on regarde le marché de gros, c’est une infrastructure qui va rayonner dans la sous-région ouest-africaine, et même au-delà », a déclaré José Tonato. Le ministre n’a pas manqué de saluer le rôle précieux que joue la Simau dans la concrétisation des projets. Et pour le cas de la cité administrative, le gouvernement attend des infrastructures de qualité. L’entreprise Shanxi Construction en est consciente. « Aucune compétence humaine ni technique ne sera de trop pour mener à bien ce projet qui s’inscrit dans la construction d’un Bénin nouveau et prospère», a rassuré son représentant. Dans tous les cas, la Simau entend veiller au strict respect du contrat, en sa qualité de Maître d’ouvrage délégué (Mod). « Nous serons toujours à vos côtés pour nous assurer que le travail se fasse dans une collaboration étroite, au quotidien, pour que tous les aspects du projet puissent se réaliser dans les conditions optimales », a laissé entendre Rizwan Haider, président du Conseil d’administration de Simau? Actualités 08 oct. 2021


Célébration de la journée mondiale du coton : une standing ovation pour l’or blanc béninois
La Journée mondiale du coton, 3e édition a été célébrée, hier jeudi 7 octobre. Occasion pour louer les performances inédites que réalise la filière au Bénin depuis quelques années. Tous les honneurs lui sont rendus à travers le monde en ce jour 7 octobre, où il est célébré. Plus encore au Bénin où il tient la chandelle de l’économie, le coton a été particulièrement honoré. Panel animé par deux ministres du gouvernement, exposition des produits issus de la graine et de la fibre du coton… Ce sont autant d’activités qui ont marqué cette 3e édition de la Journée mondiale de l’or blanc qui s’est déroulée au plan national à la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin à Cotonou. Par une heureuse coïncidence, cette célébration intervient au mois d’octobre, période consacrée au « Consommons local », a d’abord rappelé la ministre de l’Industrie et du Commerce. « Le coton mérite d’être célébré », a insisté Sadhya Alimatou Assouman. C’est donc logiquement qu’à plusieurs reprises et sur plusieurs plans, l’or blanc a été exalté au cours des manifestations. Selon les présentations, le coton est la culture qui a placé depuis deux ans le Bénin sur le toit de l’Afrique. Pour la dernière campagne agricole, une performance de 713 000 tonnes a été réalisée. Et les ambitions restent grandes. Pour la campagne en cours, « nous espérons atteindre les 800 000 tonnes… Puis dans deux ans, obtenir un million de tonnes », conjecture Gaston Dossouhoui, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche. En attendant, les impacts de la production cotonnière sur les populations sont positifs. Au cours de la campagne écoulée, plus de 103 milliards Fcfa ont été injectés dans le milieu paysan dont 101,5 milliards F Cfa distribués aux producteurs, 552 millions Fcfa aux organisations paysannes, etc. « Le coton a également permis de développer des infrastructures sociocommunautaires », ajoute le ministre Gaston Dossouhoui. Un mécanisme huilé Avec assurance, le ministre de l’Agriculture certifie que «le coton grandit et grandira toujours. Le Bénin également grandira grâce au coton qui est la culture locomotive des autres ». Selon lui, « quand le coton marche, les autres spéculations marchent ». C’est pourquoi, explique-t-il, de profondes réformes ont été opérées par le gouvernement. Les chiffres obtenus dans la production de l’or blanc ne sont pas le fait du hasard. Dans ses explications, Gaston Dossouhoui fait comprendre que ces records successifs sont la conséquence logique du mécanisme institutionnel mis en place. D’abord, l’accession du président Patrice Talon à la magistrature suprême « a redonné confiance aux producteurs de coton », a-t-il indiqué. Ayant connu par le passé son attachement au coton et son pragmatisme, dit-il, ils ont massivement renoué avec la culture de l’or blanc. Deuxième facteur de la hausse vertigineuse de la production cotonnière, le ministre évoque la restructuration de la filière. Désormais, informe Gaston Dossouhoui, il y a seulement deux familles. D’un côté, on retrouve la famille des producteurs qui a une organisation interne. De l’autre, il y a les égreneurs constitués des promoteurs des 19 usines d’égrenage qui, en dehors de leurs anciennes compétences, interviennent désormais dans la recherche. D’ailleurs, grâce à leurs œuvres, le rendement est actuellement de 1,2 tonne par hectare. Les expériences en cours font espérer une montée à 1,3 tonne par hectare. L’autre action menée, c’est que la fourniture des intrants de coton est intrinsèquement liée à celle des intrants du vivrier. Conséquence : les cotonculteurs ne délaissent pas les cultures vivrières. Sans oublier que de nombreuses facilités sont accordées aux investisseurs qui désirent s’installer au Bénin pour renforcer la transformation du coton. Actualités 08 oct. 2021


Assemblée nationale : la 3e session extraordinaire ouverte sur huit dossiers
L’Assemblée nationale a ouvert, ce jeudi 7 octobre, les travaux de sa troisième session extraordinaire de l’année 2021. L'ordre du jour passe désormais de six à huit dossiers tant du président de la République, Patrice Talon que des députés. C'est parti depuis ce jeudi pour quinze jours de travaux à l’Assemblée nationale. Les députés auront à se pencher sur huit dossiers pour le compte de cette troisième session extraordinaire de l’année 2021 demandée d’une part, par le président de la République, Patrice Talon et d’autre part par 48 députés. L’ordre du jour concerne le projet de loi portant Code de l’administration territoriale en République du Bénin ; le projet de loi portant Répression des infractions commises à raison du sexe et de protection de la femme en République du Bénin ; le projet de loi modifiant et complétant le code des personnes et de la famille ; le projet de loi portant modification de la loi n° 2003-04 du 03 mars 2003 relative à la santé sexuelle et la reproduction ; la proposition de résolution portant Code d’éthique et de déontologie des députés béninois et le remembrement du bureau de l’Assemblée nationale. L’examen des quatre premiers dossiers a été demandé par le président de la République. Et les deux derniers ont été une initiative de 48 députés. Mais cet ordre du jour s’est élargi ce jeudi au Parlement pour aller de six à huit points. Un groupe de 62 députés a sollicité encore l’ouverture d’une session extraordinaire sur deux nouveaux dossiers. Il s’agit du projet de loi portant loi de finances rectificative 2021 et du projet de loi portant protection du patrimoine culturel national. Cette demande de convocation d’une session extraordinaire a été jointe aux deux autres pour en faire une. Pour le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, le Parlement n’a plus matériellement le temps d’ouvrir une quatrième session après la troisième. Puisque l’ouverture des travaux de la seconde session ordinaire encore appelée session budgétaire est programmée pour le 26 octobre prochain. Or, les sessions extraordinaires durent quinze jours. Louis Vlavonou a expliqué que le Parlement n’a autre choix que de joindre la dernière demande de convocation d’une nouvelle session extraordinaire à celles sollicitées à la fois par le président de la République et 48 députés. La troisième session extraordinaire de l’année 2021 a donc été ouverte hier et prend en compte les trois demandes exprimées. L’issue de chacun des huit dossiers sera connue au terme des quinze jours de travaux? Actualités 08 oct. 2021


Bénin : Les pharmacies invitées à dégager de leurs stocks des lots de médicaments impropres à la consommation
Des lots de paracétamol, d'ibuprofène, d'amoxicilline et des produits artéméther/luméfantrine acquis par des établissements pharmaceutiques et structures sanitaires ne sont pas conformes aux normes requises. Ces derniers ont été invités à retourner les produits indexés aux sociétés de grossistes-répartiteurs pour les dispositions qui s’imposent. Il s'agit d'un lot de paracétamol comprimé, de trois lots d'ibuprofène comprimé, de cinq lots d'amoxicilline 500mg et de onze lots pour des produits artéméther/luméfantrine comprimé. Selon les explications fournies par le directeur de l'Agence béninoise de régulation pharmaceutique (Abrp), Dr Yossounon Chabi, dans des correspondances adressées à tous les regroupements des professionnels, structures de formation ou de soins en santé, de même qu'aux autorités sanitaires, aux fabricants eux-mêmes et aux associations de consommateurs, l'Agence a effectué des prélèvements dans certaines officines de pharmacie, sur l'ensemble du territoire national, dans le cadre de la surveillance du marché au Bénin. Malheureusement, les résultats issus des analyses de ces produits dans un laboratoire préqualifié par l’Organisation mondiale de la Santé (Oms), ne sont pas concluants. Autrement dit, les lots de paracétamol comprimé, d'ibuprofène comprimé, d'amoxicilline 500mg et des produits artéméther/luméfantrine en question ne sont pas conformes aux normes en la matière, et donc impropres à la consommation. Dans ses correspondances, Dr Yossounon Chabi a pris le soin de lister tous les noms et lots des médicaments concernés ainsi que les noms de leurs fabricants. Compte tenu des risques encourus, la première autorité de l'Abrp exige aux pharmacies de sortir tous les lots des produits en cause de leurs stocks, et de les retourner, sans plus attendre, aux sociétés de grossistes-répartiteurs pour les dispositions qui s’imposent. Actualités 08 oct. 2021


Entretien avec Gilles Guerard, ex-Dg Caa : « Deux secteurs portent essentiellement l’économie béninoise… »
L’économie béninoise, dans un contexte de pandémie de Covid-19, a affiché une résilience contrairement à la tendance dans la sous-région. Dans cette interview, l’ex-directeur général de la Caisse autonome d’amortissement (Caa), Gilles Guerard évoque les raisons, et parle des secteurs qui méritent un investissement accru pour maintenir le cap. La Nation : Quels sont les secteurs qui portent aujourd’hui l’économie béninoise ? Gilles Guerard : Il y a deux secteurs, essentiellement. Le premier, c’est le secteur agricole, qui depuis 3, voire 4 ans, affiche une production croissante quels que soient les différents produits agricoles. En dehors du coton, il y a le maïs, la noix de cajou, l’ananas, les céréales qui, au cours des trois dernières années, ont eu des croissances entre 15 et 30 % par an. Ceci a un impact direct sur la population. Cette production est aussi soutenue par une augmentation des prix, et les populations sont davantage motivées, chaque année, à investir et à étendre leur production. Ce qui leur permet en retour cette augmentation de revenu, et elles arrivent à augmenter leurs dépenses dans les biens matériels, la santé, etc. Le secteur agricole est donc le premier moteur qui soutient la croissance économique. Une croissance très peu affectée par les éléments extérieurs parce que la production n’est pas dépendante du marché mondial. Le coton est toujours en demande croissante, le maïs aussi. Au niveau de la noix de cajou, on avait une faible production dont l’augmentation a eu un impact très significatif sur l’économie. De nouvelles cultures se sont aussi développées à savoir le soja, le riz. Et les statistiques sur la production agricole au cours des dix dernières années montrent véritablement l’impact de ce secteur sur la croissance économique. En 2015-2016, la production d’ananas était de 47 tonnes contre 63 tonnes en 2019-2020, soit une augmentation de 34 % sur 4 ans. La noix de cajou est passée de 91,16 à 130,3 tonnes, soit une augmentation de 42 %. Les cultures maraichères 11 % d’augmentation et 165 % pour le coton, soit 269 000 à 706 000 tonnes en 4 ans. Le soja est passé de 139 000 à 257 000 tonnes, soit 84 % d’augmentation. Le riz de 204 000 à 407 000 tonnes, soit 99 % d’augmentation. Quant à la production animalière, elle est passée de 196 000 à 218 000, soit 11 %, car le Bénin n’est pas un grand producteur animalier. Et l’aquaculture de 40 000 à 80 000 tonnes, soit 119 %. Qu'est-ce qui sous-tend, selon vous, cette progression? Cette progression, sur ces quatre dernières années, n’a pas pu se faire sans un minimum de réformes et d’investissements. En termes de réformes, le cadre institutionnel a été revu. Les Centres d’action régionale pour le développement rural (Carder) ont été liquidés, avec la création de 11 territoires agricoles, suivant chaque spécialité en termes de culture. Les producteurs ont reçu, suivant le type de production agricole, les semences sélectionnées adaptées et des intrants plus sélectifs et plus adaptés à la région. Le nouveau cadre institutionnel a permis aussi la mise en place de l’exonération fiscale pour la production agricole et la mécanisation, l’institution du Fonds national de développement agricole, et des efforts notés au niveau des microfinances pour soutenir les producteurs. Il y a eu également la construction de barrages pour l’irrigation. C’est un ensemble de réformes qui ont été faites pour rendre ce secteur attractif. Beaucoup de liquidités sont injectées dans le secteur. 21 milliards pour l’ananas, notamment dans la sélection des semences afin d’améliorer les rendements, la construction d’un laboratoire pour l’analyse et la validation du label de l’ananas du Bénin, la construction de la chaine de froid. Quand vous ouvrez le marché à l’exportation, il faut stimuler la production. 35 milliards sont investis dans la noix de cajou, à travers la sélection des pépinières. De nouvelles variétés sont sélectionnées et les rendements sont plus élevés. Il y a aussi le nettoyage des champs existants, l’encadrement des producteurs. On peut multiplier les exemples. Que peut-on retenir du deuxième secteur ? Le deuxième secteur qui porte l’économie est le Btp (les bâtiments et travaux publics), c’est-à-dire les infrastructures: routes et constructions. Vous avez les usines de cimenterie, l’importation du fer à béton et des matériaux de construction qui tournent à plein régime. La croissance dans le Btp est soutenue par l’investissement public. Il y a plus de 1700 km de routes bitumées réalisées, ces cinq dernières années, sur tout le territoire, y compris l’asphaltage. En termes de coût, ça dépasse les 2 000, voire 3 000 milliards de francs Cfa. Mais tout cet argent n’entre pas dans l’économie béninoise, parce que les engins, le bitume et certains intrants sont importés. On peut globalement estimer qu’à peu près 20 à 30 % de ces investissements impactent directement l’économie béninoise du fait des emplois, des consommables et de la recette budgétaire. En dehors des routes, donc de l’investissement public, vous avez les constructions. Avec une croissance soutenue de 4, voire 5 %, la première chose c’est l’investissement dans la pierre. Au Bénin, chacun veut avoir sa parcelle et construire. Au niveau des importateurs des matériaux de construction, le chiffre d’affaires augmente à près de 30 % chaque année. Ça montre à quel point la demande est soutenue. Mais cette croissance des activités n’a pas généré d’inflation. Ce qui permet de soutenir l’économie. Cela nous a évité de ralentir à cause de la Covid-19. En Afrique, il n’y a que deux pays qui n’ont pas eu de croissance négative du fait de la Covid, le Bénin et le Lesotho. Notre croissance est passée à 1,2 %, mais que ce soit en Europe ou en Afrique, les pays ont eu des croissances négatives. Qu’en est-il du commerce notamment avec le géant de l’Est ? Le commerce est une activité qui a toujours été surestimée au Bénin, l’import-export avec réexportation sur le Nigéria. Cela représente environ 20 % du Pib. Mais la dépendance par rapport au Nigeria a toujours été surestimée. Les dernières analyses de l’Insae montrent le contraire par rapport aux produits importés. Par exemple, le riz qu’on importe, soit plus d’un million de tonnes, 80 % de ce produit est réexporté sur le Nigeria. Et la population qui dépend de cette activité est limitée. Il y a quelques gros importateurs, et cela a un impact sur les recettes budgétaires mais en termes de création de valeur, elle est quasi nulle parce qu’il n’y a aucune transformation. Son impact sur l’économie est surestimé. Aussi, quand on dit que le Nigeria dépend du Bénin pour son riz, c’est une exagération. Ce pays consomme 13 millions de tonnes de riz par an et en produit 7 à 8 millions de tonnes. Il importe 3 à 4 millions, et le Bénin ne représente que moins de 10 % sinon 7 à 8 % de sa consommation. C’est également le cas des produits surgelés. Depuis quelques années, l’importation a fortement baissé parce que les gros acteurs ont cessé leurs activités. Pourtant, cela n’a pas affecté le Nigeria qui continue à importer par d’autres canaux. Les véhicules d’occasion, une activité phare, qui avait peu de valeur ajoutée, a chuté de plus de 50 % et cela n’a pas eu d’impact sur notre Pib. Par contre, certaines activités se sont développées, notamment le secteur des services. Là, les télécoms se sont toujours bien maintenues. Et il y a le secteur de l’éducation. Plusieurs écoles privées d’enseignement qui évoluaient plus ou moins dans l’informel sont ramenées dans le secteur formel, et elles contribuent à la richesse parce que quand vous formez des jeunes, vous créez de la valeur, de la valeur intellectuelle. Un jeune formé arrive sur le marché de l’emploi ou crée son entreprise, et c’est de la valeur ajoutée. Quant au niveau du secteur de l’énergie, on forme des électromécaniciens à Lokossa pour piloter les centrales électriques, c’est de la valeur. Pour la relance économique post Covid-19, quels sont les secteurs prioritaires ? Le premier secteur, c’est l’énergie. Nous sommes à 50 % de satisfaction des besoins, mais l’objectif pour tout pays, c’est d’être en mesure de satisfaire la totalité de ses besoins. Il faut donc continuer à investir dans ce secteur, améliorer le réseau qui est vétuste, augmenter la production et baisser le coût. Nous avons un taux de perte de 24 % dans le secteur et tant que le réseau ne sera pas amélioré, l’énergie coûtera toujours cher. Le second secteur, c’est la production agricole. Aucun pays ne peut se développer sans un secteur agricole prépondérant. Que ce soit aux Etats-Unis, en Afrique, en Asie ou en Europe, c’est d’abord le secteur agricole. La Côte d’Ivoire est un exemple, la France aussi. Le Bénin est devenu premier producteur céréalier de la sous-région. Nous ne sommes qu’au début. Il faut continuer à augmenter la production du soja, du maïs…, développer la production animale, la pisciculture, faire plus pour la noix de cajou en allant à la transformation. Qu’en est-il du secteur industriel ? Je disais que la base, c’est l’agriculture mais ensuite, pour le développement c’est l’industrie. Le problème pour développer l’industrie, c’est l’énergie et les intrants. Nous n’avons pas suffisamment de matières premières et l’énergie coûte cher. Donc, il est difficile d’attirer les entreprises pour satisfaire le marché local, régional et international. La première difficulté, ce sont les ressources humaines. Il y a un déficit de formation professionnelle. Il faut former dans les métiers professionnels. Mais quand on parle de la transformation du coton, c’est compliqué. Le produit fini doit être compétitif sur le marché international et il faut atteindre des tailles critiques au niveau des usines pour baisser le coût de revient. Si vous voulez fabriquer un jeans au Bénin, il faut pouvoir être compétitif comme un jeans fabriqué en Turquie ou en Chine. Mais en Chine, l’usine va fabriquer trois millions de pièces. Pour le faire au Bénin, il faut avoir du coton pour trois millions, et tout notre coton ne suffirait pas. Ça veut dire que cela prendra du temps, et il faut y aller par étapes. Si un industriel doit s’installer au Bénin, il ne peut pas uniquement servir le marché local. Nous avons également des efforts à faire au niveau des réformes fiscales et douanières pour que les entreprises soient compétitives. Les zones industrielle et économique spéciales sont en train de régler une partie de ce problème. Mais il faudra beaucoup d’années d’investissements? Actualités 08 oct. 2021


3e journée des éliminatoires du mondial Qatar 2022 : hold-up parfait des Ecureuils à Dar es Salam
Les Ecureuils du Bénin ont fait le plus dur en allant s’imposer hier, jeudi 7 octobre, aux Taifa Stars de la Tanzanie par le score de 0-1 au Benjamin Mkapa Stadium de Dar es Salam. Avec cette victoire obtenue grâce à un but de Steve Mounié à la 71e minute, le Bénin prend la tête du groupe J avec 7 points. La manche retour est prévue pour dimanche 10 octobre prochain à Cotonou. Le Bénin a réussi un hold-up parfait lors de la 3e journée des éliminatoires du mondial Qatar 2022 en allant battre la Tanzanie par le score de 0-1 au Benjamin Mkapa stadium de Dar es Salam. Avec comme objectif de revenir au bercail avec un résultat positif, les poulains de Michel Dussuyer ont usé de leur collectif pour déstabiliser la machine tanzanienne. C’est d’ailleurs eux qui vont s’offrir la première occasion de la partie à la 9e minute. Suite à un coup franc de Jodel Dossou, Steve Mounié d’un coup de tête tente de surprendre le gardien adverse présent sur sa ligne. Les Tanzaniens vont alors vite s’organiser derrière pour empêcher les Ecureuils de faire leur jeu. A la 22e minute, n’eût été le regroupement défensif autour du vétéran Khaled Adénon, Saturnin Allagbé aurait encaissé le premier but du match. Khaled Adénon sort la balle sur la ligne de but alors que Saturnin Allagbé avait déjà été battu. Présents à leurs postes, Cédric Hountondji, Olivier Verdon, David Kiki et Youssouf Assogba vont enrayer toutes les velléités offensives des locaux. En témoigne l’action offensive conduite par le capitaine tanzanien, Mbwana Ally Samatta à la 27e minute. A la 32e minute, Youssouf Assogba a dû sortir le grand jeu pour empêcher l’élan de Novatus Dismas. Avec les individualités, les Béninois vont tenter d’imposer leur rythme à la formation tanzanienne grâce aux réactions de Jodel Dossou, Mattéo Ahlinvi et Steve Mounié en attaque. Dans ce scénario action-réaction, les deux équipes vont rejoindre les vestiaires avec un score de 0-0. A la reprise, les Taifa Stars vont maintenir leur rythme en contraignant les Ecureuils à rester dans leur moitié de terrain. Une grosse frayeur dans le camp béninois à la 58e minute avec Feisal Salum mais le dernier rempart du Bénin, Saturnin Allagbé parvient à repousser le danger. Le rideau défensif béninois et la présence du gardien Saturnin Allagbé sur sa ligne vont permettre au Bénin de résister jusqu’à trouver la faille dans le camp adverse à la 71e minute. Bien servi par Mattéo Ahlinvi, Steve Mounié profite d’une bonne balle à la lisière de la surface de réparation des Taifa Stars et bat le gardien tanzanien d’une frappe lourde. A 0-1, les Béninois vont défendre leur avance. Entré en cours de jeu, Abdul Hamisi Suleiman va voir à la 89e minute, sa frappe détournée par le gardien béninois. Par manque de réalisme, les Taifa Stars ne réussiront pas à égaliser. Comme en 2003, les Ecureuils du Bénin réalisent l’exploit en engrangeant les trois points de la partie à Dar es Salam. Ils reprennent la tête du groupe J avec 7 points devant la République démocratique du Congo avant le match retour prévu pour dimanche 10 octobre à Cotonou. -------------------- Classement Groupe J ------------------------- 1- Bénin 7 pts +2 2- Rdc 5 pts +2 3- Tanzanie 4 pts +0 4- Madagascar 0 pt -4 ------------------- Programme des rencontres ----------------- Vendredi 8 octobre 13 h : Malawi – Côte d’Ivoire (Groupe D), à Johannesburg (Afrique du Sud) 16 h : Cameroun – Mozambique (Groupe D), à Douala Angola – Gabon (Groupe F), à Luanda 19 h : Algérie – Niger (Groupe A), à Blida Djibouti – Burkina Faso (Groupe A), à Marrakech (Maroc) Egypte – Libye (Groupe F), à Alexandrie Samedi 9 octobre 13 h : Ethiopie – Afrique du Sud (Groupe G), à Bahir Dar Guinée – Soudan (Groupe I), à Agadir (Maroc) (4e journée) 16 h : Ghana – Zimbabwe (Groupe G), à Cape Coast Togo – Congo (Groupe H), à Lomé 19 h : Sénégal – Namibie (Groupe H), à Thiès Guinée-Bissau – Maroc (Groupe I), à Casablanca (Maroc) (4e journée) Dimanche 10 octobre (4e journée) Bénin – Tanzanie (Groupe J), à Cotonou Centrafrique – Nigeria (Groupe C), à Douala (Cameroun) Ouganda – Rwanda (Groupe E), à Kitende Kenya – Mali (Groupe E), à Nairobi Zambie – Guinée équatoriale (Groupe B), à Lusaka Cap-Vert – Liberia (Groupe C), à Mindelo Madagascar – RD Congo (Groupe J), à Mahamasina Mauritanie – Tunisie (Groupe B), à Nouakchott Lundi 11 octobre (4e journée) Mozambique – Cameroun (Groupe D), à Tanger (Maroc) Gabon – Angola (Groupe F), à Franceville Burkina Faso – Djibouti (Groupe A), à Marrakech (Maroc) Côte d’Ivoire – Malawi (Groupe D), à Cotonou (Bénin) Libye – Égypte (Groupe F), à Benghazi Mardi 12 octobre (4e journée) Namibie – Sénégal (Groupe H), à Soweto (Afrique du Sud) Zimbabwe – Ghana (Groupe G), à Harare Congo – Togo (Groupe H), à Brazzaville Niger – Algérie (Groupe A), à Niamey Afrique du Sud – Éthiopie (Groupe G), à Johannesburg Guinée – Maroc (Groupe I), à Rabat (Maroc) * match en retard de la 2e journée Sports 08 oct. 2021


Développement des usages du numérique : Huawei s’engage à installer un centre de formation à l’Uac
La société chinoise Huawei installera un centre de formation aux Tic à l’Université d’Abomey-Calavi (Uac). Un mémorandum d’accord a été signé à cet effet, ce lundi 4 octobre à Cotonou, entre le recteur de l’Uac et le directeur général de Huawei Technologies Bénin. L’Institut de formation et de recherche en informatique (Ifri) de l’université d’Abomey-Calavi bénéficie d’un soutien de taille pour remplir sa mission, celle de former des apprenants capables de devenir des acteurs de solution informatique aux différents problèmes de société. Il obtient l’accord de la société chinoise Huawei Technologie pour la mise en place d’un centre de formation pratique en Technologies de l’information et de la communication (Tic). La signature d’un mémorandum est intervenue à cet effet ce lundi 4 octobre à Cotonou, entre Maxime da Cruz, recteur de l’Uac, et Patrick Wang Jun, directeur général de Huawei Technologie Bénin. C’était en présence de Josué Koladé Azandégbey, directeur adjoint de cabinet du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, et de Wei Hou, vice-président région Afrique du Nord de Huawei Technologies. En prélude à la signature de ce mémorandum, rappelle Maxime da Cruz, l’Ifri est déjà inscrit sur la plateforme Huawei Ict Academy, un programme éducatif à but non lucratif de la société chinoise visant à travailler avec les universités pour combler les lacunes en matière de compétences en Tic. A l’en croire, de nombreux projets sont en perspective pour impacter non seulement l’Ifri mais également l’Ecole polytechnique d’Abomey-Calavi (Epac) et l’Ecole nationale d’Economie appliquée et de management (Eneam) puis tous les secteurs des Tic de l’Uac, dira le recteur Maxime da Cruz. En se réjouissant de ce partenariat qui augure d’un bond en matière de professionnalisation et de formation aux métiers du numérique, le directeur adjoint de cabinet du ministre de l’Enseignement supérieur indique que ce partenariat s’inscrit dans la vision du gouvernement de positionner le Bénin comme le hub numérique de l’Afrique de l'Ouest et de faire des Tic un levier majeur de son développement socio-économique. Il a insisté sur la nécessité de faire bénéficier effectivement des infrastructures qui seront implantées aux étudiants des autres campus universitaires. Wei Hou, vice-président région Afrique du Nord de Huawei Technologies, a réitéré la volonté de son groupe de contribuer à fournir des équipements de dernière génération et des talents en Tic en Afrique en général et au Bénin en particulier. Pour lui, il est question de préparer les étudiants pour le marché de l’emploi de plus en plus exigeant en compétences dans les télécommunications, de renforcer les capacités des professionnels à répondre aux besoins du secteur en termes de services de qualité. Il faut souligner que Huawei compte plus de 100 bureaux de représentation, ainsi que des dizaines de centres de développement et de formation en Afrique et dans le monde. Société 07 oct. 2021


Match Tanzanie # Bénin : Les Écureuils à la traditionnelle séance de reconnaissance de la pelouse
Arrivés à Dar es Salam, mardi soir, les Écureuils du Bénin ont effectué la traditionnelle séance de reconnaissance de la pelouse, cet après-midi.
C'est l'occasion pour Michel Dussuyer de faire les derniers réglages et d'asseoir son dispositif avant la rencontre de demain.
Le coup d'envoi de la confrontation Tanzanie - Bénin sera donné demain, jeudi 7 Octobre à partir de 13h GMT.
Sports 06 oct. 2021


Journée mondiale de l’habitat: des centaines de plants mis en terre à la cité Ouèdo
Le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José Tonato et ses collaborateurs, ainsi que des acteurs de la Société civile ont mis en terre, lundi 4 octobre, des plants à Ouèdo, commune d’Abomey-Calavi, en vue de marquer la célébration de la 36e édition de la Journée mondiale de l’habitat. « Accélérer l’action urbaine vers un monde sans carbone, c’est transformer l’habitat en un espace où on promeut le développement durable. L’éco-cité, la ville écologique. C’est pourquoi nous sommes venus à Ouèdo pour planter des arbres. Ça va être une ville totalement verte…», a déclaré, lundi 4 octobre à Ouèdo, le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José Tonato. C’était à l’occasion de la 36e édition de la Journée mondiale de l’habitat qui se commémore tous les premiers lundis du mois d’octobre. C’est donc à Ouèdo, une cité en construction pour abriter des milliers de logements sociaux dans la commune d’Abomey-Calavi que le ministre du Cadre de vie a donné le top des manifestations entrant dans le cadre de la célébration de ladite journée au Bénin. Au total, 676 plants dont 300 Terminalia Superba, 100 Cordia Grandifolia et 276 fruitiers constitués d’orangers, de pamplemoussiers et des mandariniers, seront mis en terre dans cette localité. Pour le compte du 4 octobre, 327 plants de Terminalia Superba et Cordia Grandifolia sont mis en terre le long de l’axe central des logements sociaux de la cité Ouèdo. « Pour un monde sans carbone, nous devons nous donner la mission majeure de la plantation des arbres, de la protection et de la restauration de nos forêts. Il s’agit de prendre conscience de notre responsabilité envers les générations futures et de considérer l’environnement comme un patrimoine commun à protéger », a déclaré Rolande Houedanou, secrétaire générale de l’Ong donatrice des plants. A en croire le ministre du Cadre de vie, après le secteur des transports, c’est celui de la construction qui arrive au 2e rang des sources d’émission de gaz à effet de serre. Il y a donc un effort à faire depuis la construction du logement jusqu’à la vie dans les bâtiments, afin de réduire de façon constante et progressive les émissions de gaz à effet de serre, l’empreinte carbone. « Ici, c’est la démonstration que le gouvernement n’a pas attendu qu’on choisisse un thème pour réduire l’empreinte carbone, pour mettre en place une éco-cité qui va fonctionner selon les règles de développement durable. Ça va être une ville verte, agréable à vivre », explique le ministre José Tonato. Après la mise en terre symbolique des plants, la direction des Eaux, Forêts et Chasse et l’Ong Chaque enfant a droit à la vie (Cedv), la donatrice, vont poursuivre l’opération. L’arrosage, le suivi et les autres types d’entretiens sont à la charge du maître d’ouvrage délégué, la Société immobilière et d’aménagement urbain (Simau). « La cité Ouèdo se sent très heureuse de recevoir les plants pour l’implémentation réelle de la cité verte que nous voulons. C’est un programme qui est totalement vert et nous sommes à 40 % de taux de verdissement. Je prends l’engagement que les plants qui seront mis en terre aujourd’hui pour lancer le programme d’aménagement paysager de cette cité seront bien entretenus et nous poursuivrons au-delà de ce 4 octobre les autres artères, au fur et à mesure que le chantier évoluera. Un monde sans carbone, une cité Ouèdo sans carbone c’est ce à quoi nous aspirons », a déclaré le directeur général de Simau, Moïse Achille Houssou? Environnement 06 oct. 2021


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