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L’examen de la trente-troisième affaire de la session supplémentaire de la cour d’assises de la cour d’appel de Cotonou en examen, mardi 21 août dernier, s’est soldé par la condamnation de Clément Oloroungbédji à 6 ans de travaux forcés pour le meurtre commis sur son propre frère. Ayant déjà passé plus de six ans en détention préventive, il est désormais libre suite au prononcé du verdict.
Six ans de travaux forcés, c’est le verdict rendu, ce mardi 21 août, jour de la Tabaski, lors de l’examen du trente-troisième dossier par la cour d’assises de la cour d’appel de Cotonou. Pour avoir tué son propre frère, Boniface Oloroungbédji à Igbo-Iroko, Clément
Oloroungbédji écope de 6 ans de travaux forcés. Mais comme il a vécu plus de six ans en détention préventive, il retourne chez lui.
A la barre ce mardi, Clément Oloroungbédji a reconnu les faits mais n’a pas pu expliquer le mobile de son acte. Car, explique-t-il, ils se sont disputés mais il ne voulait pas tuer son frère.
Il s’est révélé que l’intéressé fait usage de chanvre indien et d’alcool. Rentré dans sa chambre, il s’est saisi d’un fusil de traite et a tiré dans l’abdomen de son frère qui en est décédé.
Le ministère public pense que l’homme est fait pour vivre en famille. La qualité de la vie, développe-t-il, dépend de la qualité des relations en famille. Chaque membre de la famille sait qu’il pourra bénéficier de l’aide de l’autre quand il sera dans le besoin. Cependant, nuance le ministère public, certaines familles sont ennuyeuses et froides. Avec des menaces pour la sécurité, de sorte que la criminalité de sang est repliée sur la famille, ajoute-t-il.
Clément et Boniface, atteste-t-il, sont des frères germains qui menaient une vie mouvementée et souvent semée de disputes. L’incident, déplore le ministère public, est survenu le 6 avril 2012. Ces faits, selon lui, tombent sous le coup des articles 295 et 304 alinéa 3 du Code pénal. En ce qui concerne l’élément matériel, le ministère public évoque la destruction de la vie d’un homme par un acte d’homicide, un homme qui était vivant avant que Clément ne décharge un fusil de chasse sur lui, ajoute-t-il. L’élément matériel, développe-t-il, est caractérisé par le lien entre l’acte et le résultat qui en est issu.
Le meurtre, poursuit l’avocat général, est une infraction intentionnelle ; l’adverbe volontairement illustre l’intention criminelle de l’auteur dans la mesure où l’accusé a reconnu le caractère dangereux de l’acte qu’il a commis, de l’arme utilisée et de la partie visée. Une infraction qui est punie par les travaux forcés à perpétuité. L’intention de donner la mort est établie. L’accusé, selon l’avocat général, mérite une juste et pédagogique application de la loi. Il met à la charge de l’accusé sa volonté d’en découdre avec tous ceux qui auraient participé à son arrestation. Une sanction exemplaire, insiste-t-il, avant de préciser : une condamnation à des travaux forcés à perpétuité.
Réserve
Des réquisitions que le bâtonnier, Me Yvon Détchénou, accueille avec réserves. Pour lui, le ministère public pense que tout est acquis et retient qu’il faut envoyer vivre en prison à perpétuité. Les rivalités humaines existent et on peut les comprendre : la cupidité, la jalousie et l’envie, pour ne citer que celles-là. Il est également des circonstances dans lesquelles il y a des drames issus de rivalités, fait observer la défense qui y voit des malheurs. C’est le sort que la vie lui a réservé, développe la défense, le sort de porter la marque de donner la mort à son frère. Ce qu’on cherche dans la loi, appuie la défense, n’est pas de remplir les prisons. Sa croix a commencé le jour où il a pris le fusil pour tirer sur son frère, ajoute Me Yvon Détchénou, qui retient que rien ne les opposait. La défense n’aurait pas voulu que la cour rende une justice aveugle, mais humaine, qui a du cœur. Car, l’intention spécifique de donner la mort n’est pas établie et est discutable pour ne pas dire équivoque.
Des répliques et contre-répliques ont tendu à confirmer les positions du ministère public et du conseil de l’accusé.
La cour se retire et dans ses délibérations déclare Clément Oloroungbédji coupable du crime d’homicide volontaire et le condamne à 6 ans de travaux forcés. L’intéressé est désormais libre pour avoir déjà passé plus de 6 ans en détention préventive.
Les faits
Le vendredi 6 avril 2012, dans l’après-midi à Igbo-Iroko (commune d’Adja-Ouèrè), les frères Clément et Boniface
Oloroungbédji se sont disputés sur la cour de la maison familiale. Subitement, Clément Oloroungbédji s’est introduit dans sa case où il s’est emparé d’un fusil de traite, puis a tiré à bout portant dans le ventre de Boniface Oloroungbédji. Ce dernier est mort en cours de route lors de son transport à l’hôpital.
Interpellé et inculpé de meurtre, Clément Oloroungbédji a reconnu les faits tant à l’enquête préliminaire que devant le magistrat instructeur?
Composition de la cour
Président : Eliane Noutaïs-Ghézo
Assesseurs : Zacharie Dah Sèkpo
Hubert M. Kodjo
Jurés : Pierre Magloire
Nagnonhou
Marie-Marguerite B.
Nouhoumon
Mariette Ahouansou
Makia Michel Lètchécon
Ministère public : Virgile
Kpomalégni
Greffier : Toussaint Kilanyossi.

Les débats relatifs à l’affaire portant sur la disparition d’Urbain Pierre Dangnivo, un ancien cadre du ministère des Finances, ont effectivement commencé, ce mercredi 22 août, avec les dépositions de l’accusé Codjo Kossi Alofa. Il nie avoir assassiné ou participé à un acte du genre, comme en 2015 lors de l’examen du dossier.
« Je ne reconnais pas les faits », a répondu hier à la barre Codjo Kossi Alofa lorsque le président de la cour lui demande de se prononcer sur les faits d’assassinat pour lesquels il était poursuivi, faits prévus et punis par les articles 295 à 298 du Code pénal. Son co-accusé Donatien Amoussou poursuivi, quant à lui, pour complicité d’assassinat rétorque pour sa part : « Jamais ».
Les débats proprement dits ont été enclenchés après trois heures de tractations et de conciliabules entre la partie civile, la défense, le ministère public et la cour.
Le président rappelle à l’accusé Codjo Kossi Alofa qu’il avait pourtant reconnu les mêmes faits à toutes les autres étapes de la procédure. Il rebondit pour dire qu’il jouait un théâtre qu’on lui avait prescrit. La cour lui demande alors de fournir des détails sur ladite mise en scène.
Puis dans ses explications, Codjo Kossi Alofa relate qu’il était allé commettre un vol d’engin en compagnie d’Eric Polo. Pour lui, c’est lorsqu’ils rentraient après avoir opéré ledit vol que l’engin dont il s’est servi pour opérer avec son acolyte a eu une panne d’essence. Il aurait été retenu par la clameur publique qui a favorisé, dit-il, son arrestation. Il dit avoir été ensuite gardé à vue au commissariat de police de Godomey.
Par rapport aux commanditaires dudit théâtre, il cite Lucien Dègbo, Prince Alédji et Séverin Koumasségbo, tous des hommes en uniforme. L’accusé Codjo Kossi Alofa déclare qu’il faisait la navette dans la position de garde-à-vue pendant deux semaines entre Kpondéhou et Godomey, avant d’être transféré d’abord à la brigade de recherche, puis à la brigade territoriale.
Après avoir accepté leur proposition, l’accusé déclare avoir été présenté au ministre de la Justice à l’époque des faits, Grégoire Akoffodji, et au général Lègba Kokou Sèmègan.
Entre temps, relate-t-il, Donatien Amoussou lui aurait été présenté afin qu’il reconnaisse avoir reçu de lui les médicaments qui auraient servi à tuer la victime Urbain Pierre Dangnivo. Il lui avait été également imposé d’accepter de lui avoir remis le véhicule du de cujus. A cette étape du scénario, il déclare avoir été transféré à la prison civile de Missérété.
Il confie que le régisseur de ladite prison l’a fait appeler un jour pour lui signifier qu’il l’envoie travailler avec les flics. C’est, relève l’accusé, ce jour que Prince Alédji l’informe que Dangnivo a voyagé et l’interroge sur la somme et les biens qu’il aurait laissés avant de partir. Il s’est alors demandé comment un illettré peut collaborer avec des agents en uniforme. C’est en ce moment qu’il lui avait été demandé de collaborer dans cette affaire, pour que non seulement le délit de vol dont il s’est rendu coupable soit effacé et qu’on lui donne une somme de 25 millions de francs Cfa.
Longue attente
Puis un matin, après deux ans et huit mois d’attente, il a été réveillé à 4 h, pour dit-il, être conduit au Parquet par des éléments du Gign. La route du Parquet lui a semblé ce jour très longue de Missérété à Cotonou. Il lui a été demandé si on devait le libérer sur quelle destination porterait son choix. Il a choisi Lomé où il a été débarqué quelques instants après. Apprenant sur les ondes à son lieu de retrait qu’il avait fui, il avait décidé d’aller se présenter à une brigade de gendarmerie de proximité qui l’a finalement référé à une brigade de Lomé.
Puis il confie qu’après des formalités, il a été ramené au Bénin sous escorte.
Le ministère public lisant ses déclarations devant le juge d’instruction lui a demandé de les confirmer ou de les infirmer. Ce que l’accusé a fait en confirmant tout ce qu’il avait affirmé à quelques nuances près.
La partie civile représentée par Me Aboubakar Baparapé lui a également posé des questions auxquelles il a répondu.
La défense par la voix de Me Théodore Zinflou a fait donner acte des mentions sur la longue déposition de l’accusé face aux questions du ministère public.
L’audience a été suspendue hier vers 18 h et les débats se poursuivent ce matin.
Les faits se sont déroulés en 2010. En effet, dans la nuit du mardi 17 août 2010, Urbain Pierre Dangnivo était porté disparu, après avoir quitté la résidence de sa deuxième épouse, Anne Cakpo à la cité Houéyiho aux environs de 21h à bord de la voiture Audi 80 de couleur blanche, immatriculée AC 2223 RB. La fille du disparu, Carmen Dangnivo, a été la dernière à joindre par téléphone son père aux environs de minuit et a été rassurée par ce dernier de sa rentrée tardive. Après une longue et vaine attente qui a duré toute la nuit du 17 au 18 août 2010, la famille Dangnivo a commencé par s’inquiéter de la disparition de son fils et c’est alors qu’Anne Cakpo a saisi la Police aux fins d’une enquête régulière.
Les investigations menées par la commission spéciale d’enquête mise en place ont permis d’interpeller une dizaine de personnes dont Codjo Kossi Alofa et Donatien Amoussou.
Inculpé d’association de malfaiteurs, assassinat, et séquestration puis renvoyé devant la cour d’assises, pour crime d’assassinat, Codjo Kossi Alofa a reconnu les faits à toutes les étapes de la procédure.
Quant à Donatien Amoussou, inculpé d’association de malfaiteurs, assassinat, et séquestration puis renvoyé devant la cour d’assises, pour complicité d’assassinat, il n’a reconnu les faits à aucune des étapes de la procédure.
Les bulletins n°1 des casiers judiciaires des accusés Codjo Kossi Alofa et Donatien
Amoussou ne portent mention d’aucune condamnation antérieure.
L’enquête de moralité leur est favorable.
Les rapports d’expertise médico-psychologique et psychiatrique des accusés révèlent qu’ils disposaient de toutes leurs facultés mentales et intellectuelles au moment des faits.
Composition de la cour
Président : Hubert Arsène Dadjo
Assesseurs : Christophe Atinmakan
Victor Fatindé
Jurés : Sidonie Dégila Gbédji
Sosthène Jean Noël
Prosper Coffi Gbèdandé
Assiba Denise Aïzannon
Andréa Bachioumba (suppléante)
Ministère public: Emmanuel Opita
Greffier : Christophe Francklin Chéou

Les députés devront une fois encore écourter leurs vacances pour se retrouver en session extraordinaire dès lundi 27 août prochain pour examiner onze points dont les dossiers relatifs à l’examen du Code électoral, de la loi sur le droit de grève et aux demandes de poursuites devant la Haute cour de justice des anciens ministres Komi Koutché, Aboubakar Yaya, Valentin Djènontin, Fatouma Amadou Djibril et Simplice Dossou.
Une nouvelle session extraordinaire s’ouvre lundi 20 août prochain à l’Assemblée nationale. Elle est demandée par 52 députés et porte plusieurs points à son ordre du jour dont l’examen de la proposition de loi portant Code électoral en République du Bénin, des demandes d’autorisation de ratification d’accords de financement et des dossiers de poursuites d’anciens ministres devant la Haute cour de justice introduits par le parquet général près la Cour d’appel de Cotonou par le truchement du ministre chargé de la Justice.
Le bureau de l’Assemblée nationale s’est réuni et a statué, ce mercredi 22 août sur cette demande de session extraordinaire et les points inscrits à l’ordre du jour et initiée par une majorité des députés. Il a donné une suite favorable à l’ouverture des travaux de cette troisième session extraordinaire. Cet avis favorable a été entériné par la Conférence des présidents de l’institution parlementaire qui s’est tenue, ce même mercredi 22 août, sous l’égide du président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji.
Outre le dossier sur le Code électoral qui fera l’objet de toutes les attentions, celui relatif aux poursuites de quatre ministres de l’ex-président de la République, Boni Yayi, intéresse également plus d’un. Il s’agit des anciens ministres Aboubacar Yaya chargé la Fonction publique, Komi Koutché de l’Economie et des Finances ; Fatoumata Amadou Djibril de l’Agriculture et Valentin Djènontin Agossou de la Justice aujourd’hui député et dont l’immunité parlementaire a été levée en juillet dernier par l’Assemblée nationale. Les quatre dossiers étaient en instance d’examen au Parlement depuis plusieurs mois.
Les différents dossiers seront examinés par la plénière au cas par cas à la faveur de la prochaine session extraordinaire. La suite de la procédure dépendra de la décision de l’Assemblée nationale par rapport à chaque demande de poursuite devant la Haute cour de justice sollicitée par la justice. Ce vote requiert la majorité des 2/3 des membres composant l’Assemblée nationale, soit 56 députés pour l’autorisation de la poursuite de chaque ministre mis en cause. L’ancien ministre Boubacar Yaya est cité pour l’affaire de concours frauduleux organisés au ministère de l’Economie et des Finances sous le régime passé, lesquels ont été annulés à l’avènement du Nouveau départ. Les trois autres sont cités dans une même procédure relative à la gestion de la filière coton des campagnes cotonnières de 2014 à 2016?

Le Conseil des ministres s'est réuni, ce mercredi 22 août 2018, sous la présidence de monsieur Patrice Talon, président de la République, chef de l'Etat, chef du gouvernement. Les décisions ci-après ont été prises.
I. Au titre des mesures normatives.
I-1. Transmission à l'Assemblée nationale, pour autorisation de
ratification, de la Convention n°102 de l'Organisation Internationale du Travail concernant la Sécurité sociale (norme minimum).
En engageant le processus de ratification de cette Convention, le
gouvernement permet à notre pays :
-de renforcer son régime de sécurité sociale ;
-d'offrir plus d'opportunités à la Caisse nationale de Sécurité sociale
et à la Caisse mutuelle de Prévoyance sociale pour le renforcement de leurs capacités ;
- de faire partie des Etats membres de l'Oit soucieux d'une plus
grande protection sociale des travailleurs.
Ladite Convention définit neuf branches de sécurité sociale dont six sont
actuellement couvertes par le régime béninois de sécurité sociale, alors que la prise en compte de trois branches suffit pour procéder à sa ratification.
I-2. Projet de loi portant création de la Caisse des dépôts et consignations (Cdc)
La Caisse des dépôts et consignations est un outil de développement et de gestion sécurisée de l'épargne au niveau national. En tant que tel, elle soutient les politiques de gestion conjoncturelle de trésorerie et de mobilisation de ressources intérieures. Elle agit comme un investisseur de long terme dans les secteurs clés de l'économie et vient en appui aux activités du système bancaire classique.
La Caisse s'inscrit donc dans le cadre du schéma global de financement du développement et sera, entre autres, chargée de :
- contribuer à l'impulsion du développement économique et social ; sécuriser et gérer les fonds sous protection, actuellement gardés par devers eux par les officiers ministériels, les administrateurs et autres mandataires judiciaires ;
- canaliser et orienter l'épargne nationale vers des investissements directs en tant que facilitateur d'opérations à effet de levier ;
- financer le développement par l'inclusion financière des secteurs non pris en compte par le secteur bancaire classique.
Convaincu de l'importance d'un tel outil, dont la réactivation avait été envisagée il y a quelques années, le Conseil a décidé de soumettre le projet de loi y relatif à l'Assemblée nationale, pour adoption.
Le ministre de l'Economie et des Finances est instruit d'engager les diligences nécessaires à l'opérationnalisation de la Caisse, dès que cette étape sera franchie.
1-3. Déroulement de la campagne de commercialisation 2018-2019 des amandes de karité
Cette campagne se déroulera du 06 septembre 2018 au 31 mai 2019. Conformément à la volonté des acteurs de la filière, le Conseil a décidé de maintenir à 100FCFA/Kg, comme lors de la précédente campagne, le prix plancher d'achat de l'amande.
Le gouvernement encourage les collecteurs à continuer d'observer les meilleures conditions de traitement et de stockage des amandes afin d'améliorer sensiblement la qualité des produits.
Dans le but de préserver au mieux les intérêts des collecteurs et d'assurer la transparence dans les transactions, le ministre de l'Industrie et du Commerce veillera, via l'Agence nationale de la Métrologie, au contrôle et à la certification des instruments de mesure avant le lancement de la campagne.
Enfin, en dehors de la Taxe de développement local, les communes sont invitées à cesser les prélèvements illégaux de taxes, effectués lors de la commercialisation des amandes de karité.
1-4. Promotion des Associations sportives communales, et institution des Classes sportives et des Classes culturelles
Les Associations sportives communales sont un cadre de regroupement de jeunes, pour le développement de la pratique du sport. Le gouvernement a décidé de mettre en place un programme pour leur promotion. Par ce programme, chacune de nos communes disposera d'une équipe dans les disciplines sportives telles que l'athlétisme, le basketball, le football et le handball, et dans les catégories d'âge, notamment des moins de 17 ans et des moins de 20 ans.
L'appui de l'Etat à ces Associations sportives communales a pour objectif la détection et la formation des talents en milieu extrascolaire. Il sera basé sur un accord de partenariat signé entre le ministère chargé des Sports et les mairies de nos communes.
En sus de ces Associations sportives communales, les classes sportives, dont l'expérimentation a commencé au cours de l'année scolaire écoulée, favoriseront la détection et la formation des talents en milieu scolaire dans les disciplines sportives comme l'athlétisme, le basketball, le football, le handball et les arts martiaux.
Quant aux Classes culturelles, obéissant au même principe de détection et de formation des talents, elles portent, dans leur phase initiale, sur les disciplines comme la musique, la danse, le théâtre et les arts plastiques.
Ces Classes sportives et les Classes culturelles regroupent les apprenants de sixième en terminale, des établissements secondaires publics et privés.
La promotion de ces Associations sportives communales et l'institution de ces classes sportives et culturelles, favoriseront la mise en œuvre d'une démarche structurelle qui permettra à notre pays, à terme, de réaliser durablement des prouesses et performances sportives et culturelles.
C'est pourquoi le Conseil a adopté le décret portant cadre de promotion des Associations sportives communales en République du Bénin, ainsi que les décrets instituant les Classes sportives et les Classes culturelles.
Les ministres concernés par leur mise en œuvre sont instruits d'accomplir toutes les diligences nécessaires à cette fin.
En dehors des mesures normatives sus évoquées, le Conseil a adopté les décrets de nomination des membres des Conseils d'Administration :
- du Fonds des Arts et de la Culture (FAC) ;
- de l'Agence nationale des événements culturels et sportifs et des manifestations officielles (Anecsmo) ; et du Centre national de production des manuels scolaires.
Enfin, le décret portant modification des Statuts de l'Office national d'Imprimerie et de Presse (ONIP) a été également adopté.
II- Au titre des communications
Les dossiers ci-après ont été approuvés :
II.1-Elaboration et/ou actualisation des manuels de procédure des structures des ministères
La mise en œuvre de l'administration intelligente (Smart Gouv), engagée par le gouvernement, nécessite l'allègement, l'harmonisation, l'informatisation et la dématérialisation des procédures, ainsi que l'archivage numérique des données.
Mais l'état des lieux révèle une diversité de pratiques administratives et une pluralité de manuels de procédures. Une telle situation ne permet pas de standardiser les pratiques, ni de favoriser l'apprentissage institutionnel et le développement de la culture administrative.
Or, en prélude à l'informatisation intégrée des ministères, il est nécessaire que toutes leurs structures fonctionnelles disposent de manuels de procédures adaptés, avec une architecture homogène, destinés à fournir aux acteurs les informations essentielles sur les normes de gestion du service public.
Pour ce faire, des lots de manuels de procédures seront élaborés. Ils prendront en compte toutes les structures techniques ou spécialisées des ministères et pourraient servir aux institutions.
Le Conseil a autorisé le ministre du Travail et de la Fonction publique à recourir à un cabinet spécialisé pour réaliser cette réforme majeure.
II.2. Mise en place du Comité de consultants de l'offre touristique du Bénin (Ccot).
En vue de renforcer la contribution du secteur du tourisme au Produit intérieur brut, le gouvernement a lancé la réalisation de projets de grande envergure. Cette politique volontariste permettra de faire du tourisme béninois une filière de développement économique, créatrice de richesses et d'emplois et un outil de rayonnement du Bénin à l'international.
L'Agence nationale de promotion des patrimoines et de développement du Tourisme (Anpt) s'emploie à concrétiser cette vision du gouvernement. A cet effet, elle a confié à un partenaire de grande réputation, l'élaboration d'une stratégie de promotion de la destination Bénin à l'horizon 2021.
L'opérationnalisation de cette stratégie nécessite la mise en place d'un Comité d'experts internationaux spécialisés aux fins de proposer des offres touristiques appropriées. Ce Comité, composé de spécialistes de divers marchés du secteur, aura pour mission d'assister VANPT à:
- définir la « destination Bénin » ;
- préparer les expériences distinctives à offrir aux différents publics cibles à travers le développement d'attractions ; et
- assurer l'adéquation des produits touristiques avec les exigences des marchés cibles.
Le Conseil a marqué son accord pour la mise en place de ce Comité et instruit le ministre du Tourisme, de la Culture et des Sports de prendre toutes les dispositions nécessaires à cette fin.
II-3. Transfert des étudiants d'Odontostomatologie de la Faculté des Sciences de la Santé de l'Université d'Abomey-Calavi, dans des écoles de la sous-région
La Faculté des Sciences de la Santé de l'Université d'Abomey-Calavi s'est dotée, en 2011, d'une Unité de Formation et de Recherche en Odontostomatologie qui a la charge de la formation et de la recherche en chirurgie dentaire.
Mais à la pratique, de nombreuses difficultés ont empêché le bon déroulement du cursus universitaire et trois promotions d'étudiants se trouvent actuellement dans une situation très préoccupante quant à la poursuite de leur formation.
En effet, non seulement l'Unité a été ouverte au mépris des textes devant l'organiser, mais en plus, de graves insuffisances ont émaillé le cursus des apprenants. Elles ont noms :
- inexistence sur le territoire national d'enseignants de rang magistral dans le domaine ;
- sous-équipement criard du seul laboratoire qui du reste est non fonctionnel, et inexistence d'autres laboratoires devant servir de cadre pour les travaux pratiques ;
- inexistence d'une Clinique universitaire en Odontostomatologie pour les stages hospitaliers, d'où la mauvaise qualité de la formation pratique ;
- absence de coordination des activités académiques ;
- inadéquation des stages cliniques.
Pour sauver la formation et l'avenir des étudiants concernés, dont certains sont déjà en sixième année mais n'en ont pas, en réalité, le niveau, il urge de prendre des mesures conséquentes. Ce, pour aider aussi à renforcer le vivier national de spécialistes dans le domaine.
C'est pourquoi le Conseil a décidé de leur transfert dans les écoles spécialisées de la sous-région, aux frais de l'Etat.
Conséquemment, le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et le ministre de la Santé sont instruits d'engager les études pour une redéfinition des conditions et normes de réouverture de cette spécialité à la Faculté des Sciences de la Santé de Cotonou.
II-4. Acquisition d'équipements de raccordement des postes frontaliers à la plateforme E-visa
La plateforme E-visa a été instituée en avril 2018 pour dématérialiser et faciliter les procédures d'obtention de visa d'entrée au Bénin, et pour améliorer les méthodes de traitement afin de disposer d'une archive numérique durable et sécurisée.
Depuis lors, les demandes et les délivrances de visa sont en constante augmentation, signe de la pertinence de la mesure. Mais en dehors de l'acquisition et de l'installation de la plateforme, le projet a prévu aussi l'acquisition d'équipements et le raccordement à ladite plateforme des postes frontaliers de Porga, Malanville, Kraké, Hillacondji, Aéroport et Port de Cotonou.
Ces équipements de raccordement serviront à vérifier l'authenticité, à ces postes frontaliers, du visa électronique présenté par les voyageurs.
III. Rencontres et manifestations internationales
Le Conseil a autorisé :
- la célébration au Bénin, le 05 octobre 2018, de la 25ème Journée mondiale des Enseignants ;
- l'organisation, en septembre 2018, du Salon national du sous-secteur de l'Enseignement et de Formation techniques et professionnelle (ETFP) ;
- la participation du Bénin à la 9e conférence du cadre de concertation des ministres en charge de l'Emploi et de la Formation professionnelle de l'espace UEMOA, à Ouagadougou au Burkina Faso, le 07 septembre 2018.
IV -Mesures individuelles.
Sur proposition du ministre d'Etat chargé du Plan et du Développement,
Monsieur Laurent M. Hounsa est nommé directeur général de l'Institut national de la Statistique et de l'Analyse économique (INSAE).
Fait à Cotonou, le 22 août 2018.
Le secrétaire général du
gouvernement
Édouard OUIN-OURO.-
Le pont de womey[/caption]Les travaux de construction du pont de Womey dans la commune d’Abomey-Calavi avancent à un rythme satisfaisant. Cet ouvrage dont les travaux ont été lancés à plusieurs reprises et à grand renfort médiatique par le passé, est enfin une réalité.
« Notre rêve depuis des décennies est devenu une réalité, grâce au président Patrice Talon dont nous saluons le pragmatisme. C’est celui qu’il nous a fallu pour enfin voir l’érection du pont de Womey ». Ce sont les mots de Maman Ruth, habitante de Womey, pour témoigner sa gratitude au régime du Nouveau départ. Les riverains ont pendant longtemps souffert de l’absence d’un tel ouvrage aussi important pour rallier Cotonou via Cocotomey. Ils arrivaient certes à le faire mais à l’aide d’un pont de fortune qui revenait à 100 F Cfa par passage et exposait à toutes sortes de désagréments, surtout la nuit.
Le pont en construction devrait en réalité voir le jour depuis près de cinq ans. Mais le financement n’aurait pas été bouclé quand il a été procédé à la pose de première pierre et au lancement des travaux de ce même pont à trois reprises, notamment à la veille des élections législatives d’avril 2015, des élections communales et locales de juin 2015 et de la présidentielle d’avril 2016. Les tracteurs et camions bennes d’une certaine société de construction de routes étaient mis à contribution pour la circonstance. Et chaque fois, les élections terminées, et tracteurs et camions bennes disparaissent des lieux sans crier gare. Avec le pragmatisme du président Patrice Talon, cet ouvrage sort de terre au grand bonheur des populations riveraines. « Ce pont sera ouvert au public d’ici à six mois », informe un responsable de l’entreprise en charge des travaux.
Barthélemy Akossou, un des responsables de collecte de fonds au niveau du pont de fortune de la localité, se réjouit de la construction de l’ouvrage. Désormais, les élèves n’auront plus de difficultés comme par le passé à rallier le collège de Cocotomey, situé à moins d’un kilomètre. Les usagers n’auront donc plus à faire face aux humeurs et aux rackets. « Parfois, c’est des menaces et tu risques d’être tabassé si tu n’as pas d’argent à donner », a confié Parfait Coco, usager de la voie. Les actes ignobles commis très souvent sur les usagers du tronçon dans l’obscurité qui y régnait relèveront aussi du passés.
Amande de Karité [/caption]Le Conseil des ministres de ce mercredi 22 août a adopté les modalités de déroulement de la campagne 2018-2019 de commercialisation des amandes de karité. Il a décidé d’accorder une attention toute particulière aux intérêts des acteurs de cette filière.
La campagne de commercialisation des amandes de karité se déroulera du 6 septembre 2018 au 31 mai 2019. Le prix plancher d’achat de l’amande est fixé, comme l’année dernière, à 100 F Cfa/Kg. « Ce prix plancher est conforme à la volonté des acteurs de la filière et le gouvernement encourage les collecteurs à continuer d’observer les meilleures conditions de traitement et de stockage des amandes afin d’améliorer sensiblement la qualité des produits », mentionne le relevé du Conseil des ministres.
Pour une meilleure transparence dans les transactions, et afin de préserver au mieux les intérêts des collecteurs, le ministre de l’Industrie et du Commerce a été instruit pour veiller, à travers l’Agence nationale de la métrologie, au contrôle et à la certification des instruments de mesure avant le lancement de la campagne, indiquera le ministre Oswald Homeky présentant le compte rendu de la réunion hebdomadaire du gouvernement.
Toujours pour la réussite de cette campagne, il est interdit aux communes de procéder à des prélèvements de taxes, en dehors de la Taxe de développement local, effectués lors de la commercialisation des amandes de karité.
Cette anticipation du gouvernement à faire prévaloir la volonté des acteurs est tout de même à saluer et témoigne de la transparence qu’il souhaite voir imposer à tous les niveaux. Toutes choses qui, comme on peut le constater, sont gagés de sécurisation et de préservation des intérêts des acteurs de cette filière, notamment des collecteurs et des producteurs.
Le plan de développement agricole du Pôle 5 validé[/caption]Un atelier de validation du Plan de développement agricole du Pôle 5 (Zou-Couffo) s’est tenu, ce mercredi 22 août à Bohicon. Cette rencontre a réuni les maires du Zou et du Couffo et différents acteurs intervenant dans ce secteur.
Le Pôle agricole 5 que constituent le Zou et le Couffo se dote d’un plan de développement agricole, un document qui servira de boussole pour les actions qui y seront menées dans les mois et années à venir.
Hier, a eu lieu l’atelier de validation dudit plan à Bohicon. A l’ouverture des travaux, le préfet du Couffo, Christophe Mègbédji, a indiqué que cette rencontre doit analyser la cohérence des choix opérés dans le Plan de développement agricole du Pôle 5 (Pdap) avec le Plan stratégique de développement du secteur agricole (Psdsa), le Plan national d’investissement agricole et de sécurité alimentaire et nutritionnelle (Pniasan) et notamment le Programme d’action du gouvernement (Pag). Les participants à cette rencontre se sont assuré que la vision, les axes stratégiques, les composantes et les actions proposées par le comité technique d’élaboration répondent aux attentes et pourraient efficacement contribuer à développer le territoire des quatorze communes des deux départements réunis dans le pôle 5 que sont Abomey, Agbangnizoun, Aplahoué, Bohicon, Covè,
Djakotomey Dogbo, Klouékanmey, Lalo, Ouinhi, Toviklin, Za-Kpota, Zagnanado, Zogbodomey.
Cet atelier s’inscrit dans le processus d’amélioration et d’adaptation du projet de Pdap 2018-2021 du Zou-Couffo afin qu’il puisse servir vraiment de boussole pour le développement des filières de ce pôle et surtout du territoire.
La directrice générale de l’Agence territoriale de développement agricole (Atda 5), Gladys Tossou Lokossou et le directeur de cabinet du ministère en charge de l’Agriculture, Bonaventure Kouakanou, ont, tour à tour, mis l’accent sur l’importance de cette étape de validation de ce document qui sera le bréviaire pour les diverses interventions à faire dans le secteur agricole.
L’élaboration du Plan de développement agricole du Pôle, explique Bonaventure Kouakanou, est en effet une étape très importante pour la série de réformes entreprises par le gouvernement du président Patrice Talon qui a pour ambition de faire de l’agriculture béninoise à l’horizon 2025 «un secteur agricole dynamique, compétitif, attractif, résilient aux changements climatiques et créateur de richesses, répondant de façon équitable aux besoins de sécurité alimentaire et nutritionnelle de la population béninoise et aux besoins de développement économique et social de toutes les couches de la population du pays ».
Ce document, tout en visant la promotion des filières agricoles locomotives et de diversification dans le pôle 5, s’aligne sur le Psdsa et le Pniasan, tient compte des orientations nationales pour la réalisation de la politique agricole du pays, poursuit le directeur de cabinet.
Présentant l’état des lieux des filières agricoles dans le pôle 5, le document dégage les problèmes majeurs, les défis, des actions à mener par axe prioritaire pour les relever. Une estimation financière du coût du Pdap aura permis d’évaluer les besoins en ressources financières pour sa mise en œuvre à environ 51 milliards de F Cfa.
Des réformes du gouvernement visent à faire du secteur agricole le principal levier de développement économique, de création de richesses et d’emplois sont désormais en cours. Pour ce faire, le gouvernement a mis sur pied sept pôles régionaux de développement agricole pour promouvoir le développement des filières à haute valeur ajoutée. Au nombre de ces pôles, il y a le pôle 5 qui vient de valider son plan de développement agricole.

Les membres de l’Associative sportive Tonnerre de Bohicon ont procédé au renouvellement du bureau directeur de leur club, dimanche 19 août dernier, sur l’initiative du maire de la commune Luc Atrokpo.
Au terme des travaux, César Agbossaga a été plébiscité à la tête du bureau directeur du club composé de 23 membres pour les cinq prochaines années. Il a exprimé sa volonté de conduire cette association à bon port. Selon lui, plusieurs défis sont à relever : doter le club d’infrastructures pour son bon fonctionnement, œuvrer à la mobilisation des ressources, la construction du siège et l'acquisition de moyens roulants pour le club. Aussi, faut-il recruter un directeur sportif et renforcer les relations entre les anciens et nouveaux membres du bureau.
Au poste de premier vice-président, Jules Johnson-Wankpo a été élu tandis que le journaliste Elysée Hounkpatin est le secrétaire à la communication.
En qualité de président du comité ayant conduit les opérations, le premier adjoint au maire, Mama Sanni, a rappelé l’engagement du maire Luc Atrokpo de faire de l’AS Tonnerre une équipe digne de cette grande ville. En marge de cette assemblée générale, les textes de l’Association sportive Tonnerre de Bohicon ont été révisés et le bureau directeur est passé de 21 membres à 23. Aussi, l’As Tonnere s’est disposé de la création du bureau des membres fondateurs. Ces assises vont relancer les activités au niveau du club menacé par une descente en deuxième division.
Sports 22 août 2018
Les meilleurs clubs ont reçu leur prix des mains des autorités sportives[/caption]Les championnats nationaux cadet/junior (Filles/Garçons) de handball se sont achevés, le week-end dernier au Lycée technique de Bohicon. Cette compétition a permis aux jeunes handballeurs d’exhiber leurs talents.
Terminus ! L’édition 2018 des championnats nationaux dans les catégories des cadets et juniors a connu son épilogue, dimanche 19 août dernier dans la ville de Bohicon avec des fortunes diverses pour les équipes participantes. Chez les cadets, Espoir de Parakou (10 pts +11) est monté sur la première marche du podium en réussissant un parcours sans faute tout au long du tournoi. L’Assec de Djougou (7 points +20) s’est offert la deuxième place tandis qu’Aso Modèle de Porto-Novo (7 points+15) s’est contentée de la troisième marche du podium.
Chez les garçons, l’Assec de Djougou a engrangé (10 points +41) avec cinq victoires en autant de matches tandis qu’Aso Baobab de Lokossa (7pts +31) et Synergie (6 pts +24) ont occupé respectivement les deuxième et troisième places.
Les filles d’Aso Modèle de Porto-Novo sont championnes du Bénin au niveau de la catégorie junior. Elles ont battu en finale, Espoir Hbc de Parakou sur un score de (23-12). Aso Baobab de Lokossa s’est imposée (23-21) face à l’Assec de Djougou en finale chez les garçons au niveau des juniors.
Au terme de la randonnée, Antoine Bonou, président de la Fédération béninoise de handball, a exprimé son satisfécit par rapport au niveau de jeu et de la remarquable performance de certains jeunes handballeurs. Selon lui, ce tournoi a permis de détecter des talents qui pourront jouer dans les différentes équipes nationales pour les compétitions à venir.
Le président du Comité national olympique et sportif béninois, Julien Minavoa, se dit comblé par le jeu produit par les différentes formations constituées en partie de jeunes joueurs. Il a salué cette volonté de la Fédération béninoise de handball d’accorder du prix à la promotion de la relève.
Aïshatou Kondoh[/caption]Meilleure marqueuse et meilleure performance de la saison dernière en championnat pré-national français de basketball, l’internationale béninoise, Aïshatou Kondoh, 1 m 74, 24 ans, évolue en France au Firminy Chazeau Fayol depuis septembre 2017. Arrivée à Cotonou dans le cadre des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations 3x3, l’ancienne joueuse de l’Association sportive du Port autonome de Cotonou, nous parle de son parcours, de son expérience française et invite les autorités à s’intéresser davantage à la promotion du basketball au Bénin.
La Nation : Après votre départ du Bénin, comment s'est passée votre intégration en France?
Aïshatou Kondoh : C’était une expérience difficile au début surtout à cause des conditions climatiques. Ce n’est pas facile de changer d’environnement. J’ai dû m’adapter à l’hiver, à la neige et à toutes les difficultés. Au niveau du club, tout s’est bien passé. Les dirigeants et mes coéquipiers ont été très accueillants et m’ont aidée à m’acclimater.
Comment se passe votre carrière de basketteuse en France?
J’ai commencé ma saison en France en septembre 2017 en pré-nationale ou excellence régionale où j’ai fini avec trois trophées dont la Mvp (meilleure joueuse), meilleure marqueuse et meilleure performance de la saison. La saison prochaine, je serai avec Carmaux basketball club, une équipe évoluant en national 2, un championnat, deux fois plus élevé que la pré-nationale.
Quel a été votre secret pour parvenir à ce niveau ?
Je dirais que mon secret reste le soutien de mes parents. Car, ils sont mes premiers motivateurs. Ils sont toujours présents quand j’ai besoin d’eux. Ce sont eux qui me conseillent et m’aident à aller de l’avant. Je pense que je n’aurais rien réussi sans eux.
Le parcours de votre compatriote et devancière Isabelle Yacoubou en France a-t-il été pour quelque chose dans votre intégration ?
Oui, le parcours d’Isabelle Yacoubou a beaucoup contribué à mon intégration en France. Car elle est très aimée par les Français. Pour avoir été non seulement joueuse exceptionnelle et un modèle en France, elle est surtout une grande sœur et une amie que tout le monde aurait voulu comme référence.
Rappelez-nous brièvement votre parcours avant l’expérience française !
J’ai commencé le basketball à 11 ans à Natitingou. Dans ma treizième année, j’ai eu la chance d’être détectée pour jouer avec l’équipe nationale cadette. Le reste a suivi. J’ai été après surclassée junior puis j’ai intégré la sélection senior. J’ai évolué dans plusieurs clubs comme Aspac au Bénin, First Bank au Nigeria puis aux Seychelles avant de partir en France.
Avec votre expérience en France, comment appréciez-vous le niveau du basket-ball béninois?
Je peux dire que le basketball béninois a encore du chemin à faire si je me réfère à mon expérience personnelle en France. Toutefois, on n’est pas les moins lotis dans le monde. J’estime que nous sommes sur une bonne voie. Car, contrairement aux années antérieures, de nos jours, il y a l’organisation des camps de basketball pour initier les jeunes et aussi des camps de perfectionnement pour les basketteurs en activité. Il va falloir continuer sur cette lancée pour relever le niveau de la discipline d’ici quelques années.
Quels sont vos rapports avec la Fédération béninoise de basketball?
J’entretiens de bonnes relations avec la Fédération béninoise de basketball. Il ne peut y avoir des problèmes entre nous. Ils m’ont souvent fait appel pour venir défendre les couleurs nationales chaque fois que le besoin se fait sentir. Je suis actuellement ici pour défendre les couleurs nationales dans le cadre des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations 3x3 Fiba.
Quelles sont vos actions de soutien en faveur de votre club à Parakou ?
Une fois en France, j’ai parlé de mes projets pour l’évolution du basket béninois et ils m’ont donné quelques équipements, à savoir des maillots et des survêtements pour aider les joueurs de mon club à Parakou.
Quels conseils pouvez-vous donner aux filles qui veulent vous emboîter les pas ?
Je ne peux que leur demander de persévérer, de se donner des objectifs et de ne jamais abandonner leur rêve. Je les invite à travailler, car seul le travail paie.
Un plaidoyer à l'endroit des autorités béninoises ?
J’implore les autorités béninoises à s’intéresser davantage à la promotion du basketball en soutenant les camps de basketball organisés de nos jours. Car, ces initiatives permettront de découvrir les talents cachés. C’est l’un des moyens pour préparer la relève du basket béninois?
Sports 22 août 2018