La Nation Bénin...
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L’évaluation des normaliens diplômés des Ecoles normales d’instituteurs (Eni) et des Etablissements privés de formation d’instituteurs (Epfi) se déroulera les 24 et 25 août prochains dans les différentes circonscriptions scolaires.
Le gouvernement a décidé d’évaluer les normaliens diplômés des Ecoles normales d’instituteurs (Eni) et des Etablissements privés de formation d’instituteurs (Epfi), à la suite des enseignants des différentes écoles du Bénin. Les vendredi 24 et samedi 25 août prochains, les normaliens en instance de recrutement vont plancher dans quatre différentes épreuves prévues à cet effet. Les mathématiques et le français se dérouleront respectivement de 8 h à 10 h et de 11 h à 13 h, le vendredi 24 août. Les sujets de mathématiques et de français varient en fonction des diplômes professionnels du Ceap et du Cap.
Au cours de la journée du samedi 25 août, les inscrits titulaires du Ceap option enseignement maternel seront évalués de 8 h à 10 h en psychologie et santé de l’enfant puis de 11 h à 13 h dans un sujet d’étude de cas en pédagogie appliquée. Au cours de la même journée, les titulaires du Ceap option enseignement primaire seront face de 8 h à 10 h à un sujet de dissertation en pédagogie générale puis de 11 h à 13 h, ils seront face à un sujet d’étude de cas en pédagogie appliquée. Les inscrits, titulaires du Cap, vont composer en dissertation de pédagogie générale de 8 h à 11 h puis en étude de cas en pédagogie appliquée de 12 h à 14 heures.
Cette évaluation, selon le ministre des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou, dans une note de service n°1839/MEMP/DC/SGM/INFRE/SP du 17 août 2018, adressée aux directeurs départementaux des enseignements maternel et primaire, s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’amélioration de la qualité de l’éducation dans le sous-secteur des enseignements maternel et primaire. Les candidats seront répartis à raison de trente par salle soit une personne par table. Le ministre Salimane Karimou a instruit les cadres de son département ministériel à l’effet d’une organisation sans faille.
En décidant d’évaluer ces enseignants sortis des écoles qui n’attendent que leur recrutement, le gouvernement entend jauger leur niveau afin d’en puiser pour combler le vide des classes sans enseignant au cours de la prochaine rentrée scolaire.
Le Haut commandement de la Police Républicaine[/caption]Le Haut commandement de la Police républicaine s’engage à donner une forte et inoubliable récompense à celui ou celle qui donnera des informations crédibles devant permettre d’interpeller les auteurs, co-auteurs, complices ou éventuels commanditaires du braquage sanglant perpétré, jeudi 16 août dernier, sur une motocycliste sur la voie principale Porto-Novo - Akpro-Missérété à hauteur du marché de Ouando.
Forte récompense garantie à tout informateur qui fournira des renseignements concordants aux services de sécurité devant permettre à la Police républicaine de mettre la main sur les braqueurs d’une dame, jeudi 16 août dernier, à Ouando à Porto-Novo. Cette promesse a été faite dimanche 19 août dernier, par le directeur général de la Police républicaine, Nazaire Hounnonkpè, au cours d’une séance de travail que tout le haut commandement policier a eue avec les responsables des unités de sécurité sous sa tutelle au niveau du département de l’Ouémé. Il est convaincu que ces malfrats sont cachés quelque part à Porto-Novo, dans le département de l’Ouémé et sur le territoire national.
Le général Nazaire Hounnonkpè se dit très satisfait de l’avis d’appel public de recherche lancé par le directeur départemental de la Police républicaine de l’Ouémé, Gaudens Sègbo. Lequel avis invite tout citoyen disposant des informations concordantes sur les auteurs, co-auteurs, complices ou éventuels commanditaires de ce braquage sanglant à se rapprocher des services des unités de la police. Le directeur général de la Police républicaine garantit la sécurité et l’anonymat à l’informateur qui fera ce travail citoyen. « Les malfrats ne peuvent jamais défier la Police républicaine », martèle le général Nazaire Hounnonkpè. Il rappelle aux populations leurs mission, celle d’accompagner la Police en lui fournissant des informations fiables sur les comportements suspects et autre actes criminels dans leurs localités. « La Police républicaine a pour attribution d’assurer la protection des personnes et des biens, mais elle ne peut pas faire efficacement son travail sans le concours de tous », insiste-t-il.
La rencontre qui s’est déroulée à l’ex-Ecole de la Gendarmerie nationale à Porto-Novo a permis au haut commandement de la Police républicaine de faire une analyse approfondie de la situation, de réévaluer tout le dispositif sécuritaire en place dans le département pour résolument prendre en main le contrôle de la sécurité. « Nous sommes engagés à procurer quoi qu’il en coûte la paix et la sécurité à nos populations même si c’est au prix de nos vies », assure le général Nazaire Hounnonkpè, dans son mot introductif lors de la séance qui s’est poursuivie à huis clos après le retrait de la presse. Pour lui, la hiérarchie policière ne saurait rester les bras croisés face à ce crime crapuleux ayant coûté la vie à une compatriote. C’est pourquoi, tout le haut commandement de la Police républicaine s’est porté sur le terrain, pour s’entretenir avec tous les responsables en charge de la sécurité dans le département de l’Ouémé.
Le général Nazaire Hounnonkpè assure aux populations la disponibilité des unités de sécurité à accompagner les opérateurs économiques dans le cadre de toutes transactions financières nécessitant un appui sécuritaire. « Les criminels sont aux aguets. Ils observent à chaque instant les failles et les comportements négligeant qu’affiche chaque citoyen et à les exploiter », alerte Nazaire Hounnonkpè pour insister que chacun soit premier artisan de sa propre sécurité en évitant les comportements à risque surtout le transport de forte somme d’argent.
Pour rappel, les malfrats ont attaqué aux environs de 15 h, jeudi 16 août dernier à Porto-Novo, à l’aide d’un pistolet, une motocycliste à hauteur du marché de Ouando. Ils ont réussi à s’emparer du sac que détenait la victime et qui contiendrait de l’argent que celle-ci a retiré dans l’une des banques de la place à Porto-Novo. Les malfrats se sont ensuite volatilisés dans la nature et n’ont pas été arrêtés jusqu’ici. La victime qui serait caissière dans une Ong à Adjohoun a succombé aux balles au Centre hospitalier universitaire départemental de l’Ouémé/Plateau à Porto-Novo où elle a été transportée d’urgence pour des soins adéquats.

La cour d’assises de la cour d’appel de Cotonou a entamé, ce mardi 21 août, l’examen du trente-deuxième dossier inscrit à son rôle et qui porte sur l’affaire dite Dangnivo, du nom de Urbain Pierre Dangnivo, cadre du ministère de l’Economie et des Finances disparu en août 2010. Les résultats du test d’Adn exigé lors de l’examen de l’affaire en 2015 sont disponibles et après les préliminaires hier, les débats proprement dits commencent ce matin.
Sur insistance de Me Théodore Zinflou, avocat de la défense, hier matin, la cour a fait ouvrir l’enveloppe contenant les résultats du test d’Adn sur le corps présumé de Pierre Urbain Dangnivo, un examen requis par la défense en 2015 et qui avait fondé le renvoi à la présente session.
A l’appel hier du dossier, Me Théodore Zinflou commis d’office pour la défense des intérêts de l’accusé Codjo Alofa, a demandé la parole pour s’assurer de la disponibilité et exiger que les résultats du test d’Adn ordonné lors du renvoi de l’examen de l’affaire lui soient communiqués. Car, insiste-t-il, il ne lui serait plus possible de faire certaines observations dès lors que le jury du jugement serait constitué. Après les observations du ministère public requis à cette fin, le pli officiel desdits résultats fut publiquement ouvert. Personne en dehors des parties et des membres de la cour n’en connaît la quintessence.
Selon le ministère public, il a été convenu que parallèlement au test aux frais de l’Etat, la famille Dangnivo commandite elle-même contradictoirement, le même test, à ses frais pour évacuer la suspicion généralisée qu’elle éprouvait. Les échanges sur la question qui s’étaient déroulés en présence des avocats de la partie civile, a rapporté l’avocat général, ont duré près de trois heures. Ensuite, poursuit-il, les parents se sont prêtés au prélèvement aux dates et heures convenues. Le rapport disponible, selon lui, a été gardé sous pli fermé.
Les parents qui apparemment n’étaient pas visibles hier dans la salle, n’ont pas apporté la preuve de l’entente convenue avec la partie poursuivante pour un test d’Adn contradictoire commandité par leurs soins. Toutefois, Me Olga Anassidé de la partie civile prenant la parole pour leur compte, a laissé entendre comment l’expert pressenti et approché a finalement décliné l’offre. Surtout lorsqu’il lui a été dévoilé l’identité de la personne pour qui le test d’Adn avait été sollicité.
Après plusieurs suspensions, le jury a été constitué. « A cette étape, nous allons suspendre l’audience et la reprendre demain » a lancé le premier président de la cour ordonnant le renvoi pour ce matin aux débats proprement dits.
Rappelons que la défense dans cette affaire est assurée par Mes Théodore Zinflou et Magloire Yansunnu. Tandis que les intérêts de la famille Dangnivo sont assurés par Mes Olga Anassidé, Nicolin Assogba et Quenum Spéro.
Résumé des faits
Dans la nuit du mardi 17 août 2010, Urbain Pierre Dangnivo n’est pas rentré chez lui à Tankpè, après avoir quitté la résidence de sa deuxième épouse, Anne Cakpo à la cité Houéyiho aux environs de 21 h à bord de la voiture Audi 80 de couleur blanche, immatriculée AC 2223 RB. Carmen Dangnivo, fille d’Urbain Pierre Dangnivo, a été la dernière à joindre téléphoniquement son père aux environs de minuit et a été rassurée par ce dernier de sa rentrée tardive. Après une longue et vaine attente qui a duré toute la nuit du 17 au 18 août 2010, la famille Dangnivo a commencé par s’inquiéter de la disparition de son fils et c’est alors qu’Anne Cakpo a saisi la Police aux fins d’une enquête régulière.
Les investigations menées par la commission spéciale d’enquête mise en place ont permis d’interpeller une dizaine de personnes dont Codjo Kossi Alofa et Donatien Amoussou.
Inculpé d’association de malfaiteurs, assassinat, et séquestration puis renvoyé devant la cour d’assises, pour crime d’assassinat, Codjo Kossi Alofa a reconnu les faits à toutes les étapes de la procédure.
Quant à Donatien Amoussou, inculpé d’association de malfaiteurs, assassinat, et séquestration puis renvoyé devant la cour d’assises, pour complicité d’assassinat, il n’a reconnu les faits à aucune des étapes de la procédure.
Les bulletins n°l des casiers judiciaires des accusés Codjo Kossi Alofa et Donatien Amoussou ne portent mention d’aucune condamnation antérieure.
L’enquête de moralité leur est favorable.
Les rapports d’expertise médico-psychologique et psychiatrique des accusés révèlent qu’ils disposent de toutes leurs facultés mentales et intellectuelles au moment des faits.
Composition de la cour
Président : Hubert Arsène Dadjo
Assesseurs : Christophe Atinmakan
Victor Fatindé
Jurés : Sidonie Dégila Gbédji
Sosthène Jean Noël
Prosper Coffi Gbèdandé
Assiba Denise Aïzannon
Andréa Bachioumba (suppléante)
Ministère public : Emmanuel Opita
Greffier : Christophe Francklin Chéou
Société 22 août 2018

La session supplémentaire de la cour d’assises de la cour d’appel de Cotonou a connu, lundi 20 août dernier, du trente-et-unième dossier inscrit à son rôle. A cette occasion, Zoulcanine Yakoubou qui était sur le banc des accusés a écopé de 15 ans de travaux forcés, après avoir été reconnu coupable d’homicide volontaire sur la personne de Mohamed Moumouni.
Quinze ans de travaux forcés, c’est la sentence retenue au terme de l’examen du trente-et-unième dossier enrôlé pour le compte de la session supplémentaire de la cour d’assises de la cour d’appel de Cotonou.
Zoulcanine Yakoubou a usé de «dénégation constante », selon la cour. Le président de la cour, le ministère public et même l’avocat de la défense n’ont pu lui faire changer d’avis, du moins lui faire reconnaître un tantinet soit peu son aveu face aux officiers de police judiciaire.
A la barre lundi dernier, il déclare que c’est le chef chantier du nom de Djima Mohamed qui aurait tué le sieur Mohamed Moumouni. Pourtant quelques instants plus tôt, lors de l’instruction à la barre, il a confié s’être bagarré avec la victime puis mort s’en est suivie. Il a même laissé entendre que c’est à l’aide d’un bâton qu’il a commis le crim. Puis le ministère public lui rafraîchit la mémoire en lui lisant ce qu’il a déclaré devant le juge d’instruction. Mais devant l’expert psychologique et face à la cour, il impute le crime aux bandits.
Quand le président de la cour lui montre la pièce à conviction que constitue le bâton, l’arme du crime, il rétorque que ce n’est pas le bâton qu’il avait montré aux gendarmes à l’époque des faits.
L’avocat lui explique que tout le monde ne peut pas être contre lui et l’exhorte à dire la vérité pour que le dossier avance. « Votre attitude est insensée ; vous êtes déjà dedans ; qu’est-ce qui vous empêche de dire la vérité ? », interroge la défense. Le conseil a haussé le ton en menaçant d’abandonner l’accusé si celui-ci ne dit pas la vérité ; rien n’y fit.
Deux témoins ont déposé lundi dernier pour éclairer la lanterne de la cour. Le premier, Sylvain Codjo Hessouh, est ingénieur en génie civil. Il déclare que l’accusé est un manœuvre à son service et qu’il paie. Il ne doute pas qu’il ait commis le crime qu’on lui reproche, mais émet des réserves sur l’accusation portée contre le chef chantier qui se trouve être le second témoin.
Djima Mohamed, technicien en génie civil, le second témoin, a déposé sous serment. Il a expliqué qu’il est venu le jour du drame en passant par la Sbee et la Soneb pour régler des factures reçues ; le vendredi précédent le crime, contrairement à ses habitudes. C’est suite au cri de Zoulcanine Yakoubou qu’il déclare s’être porté dans le deuxième immeuble où le corps de la victime était étendu. Suite à cela, il a appelé les autorités policières qui étaient venues, accompagnées d’un médecin légiste. Lorsque le président l’informe qu’il ressort du dossier qu’il aurait tué et avait négocié un arrangement (sa mise hors de cause) contre une somme de 200 000 francs, le témoin dit qu’il n’en est rien.
Libre arbitre
Dans ses réquisitions, le ministère public rappelle que le dossier en examen interpelle les juges et jurés sur la question de la liberté et du libre arbitre. Pour lui, le libre arbitre est le pouvoir qui est donné de faire ou de ne pas faire quelque chose. Il s’interroge sur la possibilité d’un acte gratuit par rapport à la mort de la victime. Pour lui, tout est déterminé par la volonté d’accomplissement. Toutefois, il rappelle que la liberté de tout citoyen passe par l’obéissance aux lois. L’interdiction de tuer est vivement recommandée par les textes religieux. « Il vous revient de donner une réponse légale à la violation du libre arbitre. Le ministère public jouera sa partition pour vous permettre de juger», insiste-t-il.
Après avoir rappelé les faits, l’avocat général retient que l’accusé a reconnu les faits aussi bien à l’enquête préliminaire qu’à l’interrogatoire de première comparution. Mais qu’il s’est rétracté devant le juge d’instruction puis devant la cour, mais qu’il n’empêche qu’il soit reconnu coupable du meurtre prévu par les articles 295 et 304 alinéa 3 du Code pénal. Ainsi, l’élément légal montré, il pense que l’élément matériel est également présent, car l’accusé a reconnu les faits à l’étape de l’enquête préliminaire et à celle de l’interrogatoire de première comparution. « Dans la colère de la veille, je me suis saisi d’un bâton pour le frapper à la tête », rappelle l’avocat général, citant les propos de l’accusé devant les officiers de police judiciaire (Opj). Il pense que la victime est morte des suites d’une hémorragie de l’occipitale.
S’agissant de l’élément intentionnel, il retient qu’il est réalisé lorsque l’auteur prêt à agir volontairement s’est rendu coupable personnellement du crime qui lui est reproché. Le ministère public pense, au regard de l’état mental de l’accusé, qu’il est accessible à la sanction pénale. Il a requis une peine de condamnation aux travaux forcés à perpétuité.
La défense représentée par Me Rufin Tchiakpè a affirmé que Dieu ne veut pas la mort du pécheur mais sa repentance. Il a relevé avec quelle peine le président a conduit le dossier. Il déclare être embarrassé et ne plaider ni l’acquittement ni le doute dans ce dossier qui renferme de prétendues évidences. Tellement de faits accablent l’accusé, relève la défense, dans la mesure où, poursuit-elle, les Opj ont clôturé le dossier sur la base de ses aveux. Il s’interroge sur sa culpabilité prenant en compte les contrevérités et variations liées au dossier. Face à cela, la défense s’interroge s’il est vraiment coupable et sollicite la clémence du président de la cour. Et pour s’être retrouvé en prison à 24 ans, Me Rufin Tchiakpè prie la cour de lui faire une douce application de la loi, car il est «réadaptable ». Il propose qu’on ne le condamne pas définitivement ou à la perpétuité. Pour Me Rufin Tchiakpè, l’accusé serait peut-être un malade qui s’ignore. Il déclare être convaincu qu’il est coupable pendant qu’il dénie. Il sollicite l’indulgence du président de la cour et lui demande pardon afin de sauver deux personnes, l’accusé et son fils.
Après délibérations, la cour l’a déclaré coupable d’homicide commis volontairement sur
Mohamed Moumouni, l’a condamné à 15 ans de travaux forcés et a ordonné la destruction de l’arme du crime, le bâton mis sous scellé. Il retourne en prison pour six ans encore?
Résumé des faits
Le 13 septembre 2009 à Akassato, dans la commune d’Abomey-Calavi, Mohamed Moumouni aurait surpris Zoulkanine Yakoubou en train de voler des barres d’aluminium au préjudice de leur patron et aurait menacé de le dénoncer. Le lendemain matin, c’est-à-dire le 14 septembre 2009, son cadavre a été découvert dans le garage du chantier où il travaillait en qualité d’agent de sécurité. Les investigations ont permis d’interpeller Zoulcanine Yakoubou qui a cité Abdou Hama, revendeur de ferraille.
C’est alors que ces derniers ont été inculpés d’assassinat. Mais Abdou Hama a bénéficié d’un non-lieu tandis que Zoulcanine Yakoubou est accusé de meurtre.
Le bulletin n°1 du casier judiciaire de Zoulcanine Yakoubou ne porte mention d’aucune condamnation antérieure.
L’enquête de moralité lui est favorable. Le rapport de l’expertise médico-psychologique indique que l’accusé dispose de toutes ses facultés mentales et psychologiques au moment des faits.
Composition de la cour
Président : Georges Toumatou
Assesseurs : Ismaïl Sanoussi
Olivia Hungbo-Kploca
Jurés: Louis Comlan
Houndonougbo
Bouraïma Kotchégbé
Prosper Coffi Gbèdandé
Makia Michel Moïse Lètchécon
Ministère public : Gilbert Ulrich Togbonon
Greffier : Christophe Francklin Chéou

Au titre du trentième dossier de sa session supplémentaire, la cour d'assises de la cour d'appel de Cotonou a connu d'une affaire de meurtre. Ayant constaté, lors de l'audience du lundi 20 août dernier, l'inconstance de l'accusé Gauthier Djikpadé, la cour a renvoyé le dossier à une session ultérieure.
Les faits de meurtre reprochés au nommé Gauthier Djikpadé sur Mathias Gandonou n'ont pu être élucidés lundi dernier à l'audience traitant du trentième dossier de la session supplémentaire de la cour d'assises de la cour d'appel de Cotonou. Au regard du comportement de l'accusé et de ses déclarations ambiguës, la cour a ordonné le renvoi du dossier et le transfert de l'accusé au centre psychiatrique Jacquot pour un suivi rigoureux.
En effet, le nommé Gauthier Djikpadé est poursuivi pour avoir tué son oncle maternel sous le prétexte que sa mère aurait été privée de l'héritage domanial familial. A la barre, l'accusé Gauthier Djikpadé n'a pas pu répondre de façon cohérente aux questions de la cour lors des débats. Ce qui au début de l'audience ressemblait à une manque de lucidité est devenu quelques minutes plus tard une inconstance totale. L'accusé divaguait allant du coq à l'âne.
Citant l'article 292 du Code de procédure pénale, le ministère public a requis que la cour prenne acte de l'état mental de l'accusé et ordonne son transfert à un centre psychiatrique pour lui permettre de retrouver toutes ses facultés avant de l'entendre. Selon l'avocat général, l'état actuel de l'accusé n'est pas de nature à favoriser un procès équitable et pourrait avoir des incidences sur l'intime conviction de la cour.
Le conseil de l'accusé, Paul Kato Atita, a approuvé les réquisitions du ministère public en sollicitant aussi le renvoi du dossier pour que son client soit pris en charge dans un centre psychiatrique. Il a saisi l'occasion pour solliciter du ministère public le contrôle de l'état mental des accusés avant leur comparution pour éviter de pareilles situations à la barre.
Prenant acte et après en avoir délibéré, la cour a renvoyé le dossier à une session ultérieure et ordonné le transfert de l'accusé au centre psychiatrique Jacquot pour des soins adéquats?
Les faits
Dans le mois d'août 2014, à Koundokpoé Wédjamè dans la commune de Zè, le nommé Gauthier Djikpadé, sous le prétexte que sa mère aurait été écartée de l'héritage domanial, a fait irruption dans le domicile de son oncle maternel Mathias Fassinou qu'il a surpris dans sa chambre. Il l'a tué au moyen d'une machette et en lui serrant les cols jusqu'à épuisement.
Après putréfaction du corps de la victime et ne pouvant continuer de dissimuler les faits, le nommé Gauthier Djikpadé s'est rendu chez le chef du village pour l'en informer.
Poursuivi et inculpé pour crime de meurtre, le mis en cause a reconnu les faits à toutes les étapes de la procédure.
L'extrait du bulletin n°1 du casier judiciaire de l'accusé ne porte trace d'aucune condamnation pénale antérieure. Toutefois, l'enquête de moralité ne lui est pas très favorable.
Composition de la cour
Président : Christophe Atinmakan
Assesseurs : Sosthène Agbowaï et Amzath Gauthe
Jurés :
Hélène Dagba
Pierre Magloire Nagnonhou
Sidonie Degila
Mariette Ahouansou
Ministère public : Célestin Kponnon
Greffier : Théogène Zountchékon

Le verdict du procès relatif à l’exploitation d’une digue à Womey (commune d’Abomey-Calavi) a été prononcé, lundi 20 août dernier au tribunal de première instance d’Abomey-Calavi. Certains prévenus ont été relaxés au bénéfice du doute, alors que d’autres (le plus grand nombre) dont l’ancien chef d’arrondissement de Godomey, Germain Cadja-Dodo, ont été condamnés à une peine allant de 3 mois à 48 mois avec ou sans sursis.
Le chef d’arrondissement de Godomey, Germain Cadja-Dodo écope pour le motif de détournement de biens publics d’une peine de 48 mois dont 42 mois avec sursis et 6 mois de prison ferme. Il est également condamné à verser une amende de 4 millions francs Cfa au Trésor public.
Un conseiller communal est condamné à une peine de 12 mois avec sursis et à une amende de 1 million de francs Cfa. Une élue communale écope d’une peine de 36 mois dont 33 avec sursis et trois de prison ferme assortie d’une amende de 1 million de francs Cfa à verser au Trésor public.
Un membre de l’association de conducteurs de taxi-moto, écope d’une peine de 12 mois de prison dont six assortis de sursis avec une amende de 1 million de francs cfa.
Une prévenue a été condamnée à 3 mois de prison avec sursis et à verser une amende de 50 000 francs Cfa. Une somme de 14 900 000 francs Cfa confisquée sera versée au Trésor public.
Quatre prévenus inculpés pour recel ont été relaxés.
Tous les prévenus ont été acquittés du chef d’accusation de l’enrichissement illicite au bénéfice du doute, a rapporté Me Arthur Ballè, un des avocats de la défense.
Il a ajouté que parmi la douzaine de personnes poursuivies, figurent ceux qui le sont en raison de leur fonction d’élus locaux, le groupe des membres de l’association à l’origine de la plainte et qui a amené leur poursuite eux aussi et enfin le groupe de ceux qui ont bénéficié des retombées de l’exploitation de la digue.
Il a souligné que, suivant chaque groupe, il y a des infractions au regard de la loi sur la corruption et infractions connexes, notamment des infractions relatives à l’abus de fonction, au détournement de deniers publics, à l’enrichissement illicite.
Des avocats de la défense projettent d’aller en appel si ces condamnations doivent affecter la candidature et l’avenir politique de leurs clients, notamment les élus locaux.
Selon les témoignages, les faits remontent à l’année 2007, période à laquelle a débuté l’exploitation du bas-fond de Womey par une association de conducteurs de taxi-moto. La même source rapporte qu’il y a de cela quatre mois, la marraine de l’association s’est rapprochée de l’ex-chef d’arrondissement de Godomey pour demander l’implication des autorités locales dans la gestion de l’exploitation du bas-fond. La commission de gestion de l’exploitation du bas-fond mise en place par l’ex-chef d’arrondissement a fait une recette de
17 100 000 F Cfa. Les membres de l’association qui n’ont pas été élus lors du renouvellement du bureau de l’association ont porté plainte contre la commission à la Brigade économique et financière (Bef), dénonçant que les ressources prélevées dans l’exploitation du bas-fond ne sont pas versées dans les caisses de l’arrondissement. Ce qui serait à l’origine d’éclatement de cette affaire.

Les musulmans de la commune d’Abomey-Calavi se sont rassemblés, ce mardi 21 août, à l’école primaire publique de Zogbadjè pour la prière de l’Aid el-Kébir. Dans son sermon, l’Imam de la mosquée centrale Médine II d’Agori Plateau à Abomey-Calavi, El hadj Moutawakil Boukari Malik a imploré la bénédiction et la clémence de Dieu sur toute la nation béninoise.
Selon l’imam El Hadj Malik Moutawakil Boukari, la célébration de la Tabaski témoigne de la foi d’Ibrahim qui a eu pour projet de sacrifier son fils à Dieu. « Le but de ce sacrifice est de solliciter la grâce d’Allah qui dit : prie ton Seigneur et sacrifie », a-t-il déclaré.
Il invite les fidèles musulmans à un esprit de partage et d’aumône. En ce qui concerne la bête sacrifiée, il leur a recommandé, comme le stipule de Saint Coran, d’en partager la viande en trois parties : un tiers pour la famille, un tiers pour les voisins et les amis et le dernier tiers à distribuer en aumône aux indigents. « Frères et sœurs en Islam, avoir le sens du partage le jour de l’Aïd et les trois jours de tach’rik, c’est la preuve de la charité », a-t-il précisé. L’imam a imploré la grâce d’Allah pour toute la communauté musulmane, toute la nation béninoise et le chef de l’Etat Patrice Talon et son gouvernement. Il a invité tous les Béninois au respect strict du bien public et au travail bien fait, seul gage du développement durable et d’une nation béninoise toujours prospère. En outre, il a également invité les dirigeants du pays à être humbles et rassembleurs comme le recommande le Coran. Car, en islam le gouvernement exerce avec justice, indique-t-il.
Au nom des autorités politico-administratives présentes, le professeur Soumanou Toléba a invoqué la paix d’Allah sur le chef de l’Etat, Patrice Talon, les membres de son gouvernement et le parlement. Pour lui, cette prière a été l’occasion pour tous les musulmans de se purifier et de demander pardon à Dieu pour tous leurs péchés?

Le vaste programme de construction des routes élaboré par le gouvernement permettra d’assurer la fluidité du transport des personnes et des biens. Le gouvernement y travaille et est même en passe d’atteindre plus tôt les objectifs fixés, assure le ministre en charge du secteur dans un documentaire diffusé sur la Télévision nationale, lundi 20 août dernier.
Le gouvernement travaille dans la perspective de la concrétisation sous peu de plusieurs projets de route tels que l’extension et la modernisation du port de Cotonou ; la construction du tronçon Boulevard Marina hôtel - ancien Pont de Cotonou, de l’autoroute du contournement nord de Cotonou, de l’aéroport Glo Djigbé, de la Route des pêches (phase 2), de l’autoroute Sèmè-Porto-Novo ; l’équipement conséquent des postes de péage-pesage pour améliorer le contrôle des charges et lutter contre les surcharges, la construction d’une boucle ferroviaire d’environ 3164 milliards F Cfa…
Dans un documentaire intitulé « Pag infrastructures, carnet de route 2018 » diffusé sur la Télévision nationale, pour faire le point des chantiers d’infrastructures routières en cours d’exécution, plusieurs responsables d’entreprises en charge des travaux ainsi que des techniciens des bureaux de contrôles et autres autorités du ministère de tutelle se sont prononcés sur lesdits travaux.
Dans le secteur de la construction des routes pour le compte du programme d’action du gouvernement, il y a au total 47 projets d’un coût global de 2263 milliards de F Cfa. Au nombre de ces projets, il y a 21 projets phares d’un coût de 1838 milliards Francs Cfa et 26 projets prioritaires d’un coût de 424 milliards Francs Cfa. Sur les 21 projets phares, 7 ont déjà connu un début d’exécution et sur les 26 projets prioritaires; 20 ont déjà connu un début d’exécution.
Zoom sur quelques grands chantiers
Le ministre Alassane Séidou intervenant dans ce documentaire a déclaré que les projets sont à la phase de « concrétisation ». Pour lui, seuls les faits parleront dès lors. « Nous sommes sûrs de pouvoir réaliser le Pag. Nous sommes en train d’évoluer par rapport à l’exécution de ces projets. Il y a des projets qui sont à la phase d’étude, des projets qui sont à la phase de mobilisation des ressources et des projets qui sont déjà à la phase d’exécution physique (…). Ces projets stimulent l’emploi au Bénin et dans les régions impactées… », laisse-t-il entendre plein d’espoir.
Sur la voie Natitingou –
Boukoumbé - Korontière, l’entreprise Sogea Satom fait l’expérience de la fondation avec les matériaux granitiques locaux afin de donner un soubassement solide à la voie. Cette façon de faire donnera plus de durabilité à la voie. Une mission de contrôle surveille le chantier tout comme les structures de contrôle interne du ministère.
Sur l’axe Djougou-Péhunco, il y a la construction d’un ouvrage de franchissement dont les travaux sont à 80 % de réalisation. Le tronçon Kandi-Ségbana déjà est finalisé et permet aux populations de se déplacer plus facilement. S’agissant de la traversée urbaine de Parakou dont les travaux sont à environ 99 % d’exécution, ils doivent prendre impérativement se terminer à la fin du mois d’août.
La route Dassa – Savalou – Bantè – Bassila - Djougou, à fort trafic de gros porteurs en partance ou en provenance des pays de l’hinterland et longue de 257 kilomètres, sera réalisée par l’entreprise Ebomaf qui s’est installée et a déjà réalisé les études sur environ 175 kilomètres. Les travaux ont démarré depuis le 3 novembre 2017. L’avancement physique des travaux est d’environ 13 %. Il faut noter que l’entreprise dispose de 36 mois pour finir les travaux.
Pour ce qui est de la voie Porto-Novo – Akpro-Missérété, d’une longueur de 12,6 kilomètres, les travaux sont en cours.

Les musulmans de Bohicon se sont rassemblés à la place Idi de Zakpo, ce matin du mardi 21 août pour commémorer la fête de l’Aid-el-Kébir ou fête du mouton.
Déjà à 9h30 mn, la Place Idi de Bohicon était noire de fidèles musulmans venant de tous les quartiers de la commune et d’ailleurs pour sacrifier à la tradition. Comme à l’accoutumée, ont rappelé les prédicateurs à cette occasion, les fidèles musulmans ont eu droit au "Koutouba", une séance de sermon, et de rappel des comportements que doit avoir un bon musulman pour bénéficier des grâces de la fête. Entre autres, tous les musulmans doivent être en joie, et partager cette joie avec leurs frères, car « c’est une fête de partage ». Ils ont aussi eu droit à un rappel de l’histoire de la fête. En effet, la fête tient ses origines du temps du prophète Abraham à qui Allah a demandé en songe de sacrifier son fils bien-aimé. Le prophète obéit donc et s’apprêtait à immoler son fils quand Dieu lui envoya un bélier qu’il a sacrifié en lieu et place.
A 10h10 mn démarre la séance de prière comme le prescrit le Saint Coran. Elle est dirigée par El Hadj Béchir Boukari, intérimaire de l’imam de la Mosquée centrale de Bohicon en pèlerinage à la Mecque. Prière au cours de laquelle il rend toute gloire à Allah, le plus grand et miséricordieux. Occasion pour le prédicateur de rappeler, en langue arabe, qu’il n'y a aucun dieu excepté Allah. Il est le plus grand. Tous les éloges et mercis sont pour lui. « Musulmans, craignez Allah le très haut car la piété est la marchandise la plus lucrative. Allah évoque dans l’une des Sourates : Ö les croyants ! Craignez Allah comme il doit être craint. Et ne mourez qu’en pleine soumission ».
Après ces quelques instants de prières avec les fidèles, l’Imam intérimaire devait procéder à l’immolation du bélier blanc choisi à cet effet. C’est l’instant tant attendu par les fidèles pour rentrer chez eux pour y répéter le même geste.
Après ce rituel, les fidèles musulmans présents se sont donc séparés dans une ambiance festive pour continuer la fête de la tabaski ou du mouton chez eux.
Actualités 21 août 2018
Romario Akpachi et ses coéquipiers ont fait du beau match[/caption]Les éliminatoires de la Coupe d’Afrique de basketball 3X3 Fiba Zone 3 se sont achevées, vendredi 16 août dernier sur l’esplanade du stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou de Cotonou. Chez les hommes comme chez les dames, le Bénin a obtenu son billet pour la compétition qui se tiendra au Togo en novembre prochain.
Les sélections nationales de basketball du Bénin, chez les hommes et chez les dames, se sont qualifiées pour la deuxième édition de la Coupe d’Afrique des nations 3X3 Fiba 2018, au terme des éliminatoires qui ont connu leur verdict, vendredi dernier à Cotonou. Les hommes de Mohamed Lanian Elemeze ont réussi à aligner une série de victoires respectivement contre le Niger (21-13), le Burkina Faso (17-08) et le Cap-Vert (12-11) avant de courber l’échine devant le Nigeria (16-19). Avec ce résultat, le Bénin arrache l’une des trois premières places du groupe B. Ainsi, chez les hommes, la Côte d'Ivoire, le Mali, la Mauritanie, le Nigeria, le Bénin, le Cap-Vert et le Burkina Faso, rejoignent l'Egypte, Madagascar, la République démocratique du Congo et l’Ouganda déjà qualifiés pour cette phase continentale.
Chez les dames, en dépit de leurs deux défaites face à la Côte d’Ivoire (16-21) et au Mali (09-17), les Béninoises se sont qualifiées en arrachant une victoire face aux Ghanéennes (14-07). Les sélections du Nigeria, du Bénin, de la Côte d'Ivoire, du Ghana, du Mali, du Cap-Vert, du Niger et du Burkina Faso sont qualifiées. Elles retrouvent l'Egypte, la République démocratique du Congo et l'Ouganda qui avaient obtenu leur billet à Madagascar.
Au terme d’une confrontation entre les quatrièmes des deux groupes, le Burkina Faso s’est débarrassé (18-10) de la Gambie pour arracher la septième place qualificative.
Les sélections béninoises seront donc présentes du 9 au 11 novembre prochain à Lomé pour rivaliser avec les autres nations de basketball du continent.
Le président de la Fédération béninoise de basket-ball, Ismahinl Onifadé, se dit heureux non seulement de la qualification des deux équipes béninoises mais aussi d’avoir réussi l’organisation de ce tournoi qui a accueilli dix autres nations à Cotonou? Résultats de la 2e journée
Chez les dames
Mali 15-13 Côte d'Ivoire
Gambie 08-09 Cap-Vert
Bénin 09-17 Mali
Cap-Vert 09-10 Burkina Faso
Niger 00-19 Nigeria
Ghana 07-14 Bénin
Burkina Faso 18-08 Niger
Nigeria 19-02 Gambie
Chez les hommes
Côte d'Ivoire 13-06 Mali
Bénin 12-11 Cap-Vert
Ghana 18-09 Côte-d'Ivoire
Mauritanie 13-11 Gambie
Gambie 12-16 Mali
Mauritanie 21-19 Ghana
Nigeria 19-16 Bénin
Burkina Faso 18-10 Gambie (match de la septième place)