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Nouvelles

Place Idi de Bohicon : Tous les éloges et mercis pour Allah !

Les musulmans de Bohicon se sont rassemblés à la place Idi de Zakpo, ce matin du mardi 21 août pour commémorer la fête de l’Aid-el-Kébir ou fête du mouton.

 

Déjà à 9h30 mn, la Place Idi de Bohicon était noire de fidèles musulmans venant de tous les quartiers de la commune et d’ailleurs pour sacrifier à la tradition. Comme à l’accoutumée, ont rappelé les prédicateurs à cette occasion, les fidèles musulmans ont eu droit au  "Koutouba", une séance de sermon, et de rappel des comportements que doit avoir un bon musulman pour bénéficier des grâces de la fête. Entre autres, tous les musulmans doivent être en joie, et partager cette joie avec leurs frères, car « c’est une fête de partage ». Ils ont aussi eu droit à un rappel de l’histoire de la fête. En effet, la fête tient ses origines du temps du prophète Abraham à qui Allah a demandé en songe de sacrifier son fils bien-aimé. Le prophète obéit donc et s’apprêtait à immoler son fils quand Dieu lui envoya un bélier qu’il a sacrifié en lieu et place.

A 10h10 mn démarre la séance de prière comme le prescrit le Saint Coran. Elle est dirigée par El Hadj Béchir Boukari, intérimaire de l’imam de la Mosquée centrale de Bohicon en pèlerinage à la Mecque. Prière au cours de laquelle il rend toute gloire à Allah, le plus grand et miséricordieux. Occasion pour le prédicateur de rappeler, en langue arabe, qu’il n'y a aucun dieu excepté Allah. Il est le plus grand. Tous les éloges et mercis sont pour lui. « Musulmans, craignez Allah le très haut car la piété est la marchandise la plus lucrative. Allah évoque dans l’une des Sourates : Ö les croyants ! Craignez Allah comme il doit être craint. Et ne mourez qu’en pleine soumission ».

Après ces quelques instants de prières avec les fidèles, l’Imam intérimaire devait procéder à l’immolation du bélier blanc choisi à cet effet. C’est l’instant tant attendu par les fidèles pour rentrer chez eux pour y répéter le même geste.

Après ce rituel, les fidèles musulmans présents se sont donc séparés dans une ambiance festive pour continuer la fête de la tabaski ou du mouton chez eux. 

Actualités 21 août 2018


Coupe d’Afrique de basketball 3×3 Fiba 2018: Le Bénin qualifié chez les hommes et les dames
[caption id="attachment_30425" align="alignnone" width="1024"]Romario Akpachi et ses coéquipiers ont fait du beau match[/caption]

Les éliminatoires de la Coupe d’Afrique de basketball 3X3 Fiba Zone 3 se sont achevées, vendredi 16 août dernier sur l’esplanade du stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou de Cotonou. Chez les hommes comme chez les dames, le Bénin a obtenu son billet pour la compétition qui se tiendra au Togo en novembre prochain.

Les sélections nationales de basketball du Bénin, chez les hommes et chez les dames, se sont qualifiées pour la deuxième édition de la Coupe d’Afrique des nations 3X3 Fiba 2018, au terme des éliminatoires qui ont connu leur verdict, vendredi dernier à Cotonou. Les hommes de Mohamed Lanian Elemeze ont réussi à aligner une série de victoires respectivement contre le Niger (21-13), le Burkina Faso (17-08) et le Cap-Vert (12-11) avant de courber l’échine devant le Nigeria (16-19). Avec ce résultat, le Bénin arrache l’une des trois premières places du groupe B. Ainsi, chez les hommes, la Côte d'Ivoire, le Mali, la Mauritanie, le Nigeria, le Bénin, le Cap-Vert et le Burkina Faso, rejoignent l'Egypte, Madagascar, la République démocratique du Congo et l’Ouganda déjà qualifiés pour cette phase continentale.
Chez les dames, en dépit de leurs deux défaites face à la Côte d’Ivoire (16-21) et au Mali (09-17), les Béninoises se sont qualifiées en arrachant une victoire face aux Ghanéennes (14-07). Les sélections du Nigeria, du Bénin, de la Côte d'Ivoire, du Ghana, du Mali, du Cap-Vert, du Niger et du Burkina Faso sont qualifiées. Elles retrouvent l'Egypte, la République démocratique du Congo et l'Ouganda qui avaient obtenu leur billet à Madagascar.
Au terme d’une confrontation entre les quatrièmes des deux groupes, le Burkina Faso s’est débarrassé (18-10) de la Gambie pour arracher la septième place qualificative.
Les sélections béninoises seront donc présentes du 9 au 11 novembre prochain à Lomé pour rivaliser avec les autres nations de basketball du continent.
Le président de la Fédération béninoise de basket-ball, Ismahinl Onifadé, se dit heureux non seulement de la qualification des deux équipes béninoises mais aussi d’avoir réussi l’organisation de ce tournoi qui a accueilli dix autres nations à Cotonou? Résultats de la 2e journée
Chez les dames
Mali 15-13 Côte d'Ivoire
Gambie 08-09 Cap-Vert
Bénin 09-17 Mali
Cap-Vert 09-10 Burkina Faso
Niger 00-19 Nigeria
Ghana 07-14 Bénin
Burkina Faso 18-08 Niger
Nigeria 19-02 Gambie
Chez les hommes
Côte d'Ivoire 13-06 Mali
Bénin 12-11 Cap-Vert
Ghana 18-09 Côte-d'Ivoire
Mauritanie 13-11 Gambie
Gambie 12-16 Mali
Mauritanie 21-19 Ghana
Nigeria 19-16 Bénin
Burkina Faso 18-10 Gambie (match de la septième place)

Sports 20 août 2018


64e édition du pèlerinage marial de Dassa-Zoumè: Sous le signe de « Marie, Mère de l’Eglise »
[caption id="attachment_30420" align="alignnone" width="1024"]Le chrétiens catholiques du Bénin, d'Afrique et du monde ont encore honoré la Vierge Marie[/caption]

Ils sont des milliers de pèlerins catholiques à s'être rendus, les 17, 18 et 19 août derniers à Dassa-Zoumè pour célébrer la Vierge Marie. La soixante-quatrième édition du pèlerinage à Notre-Dame d’Arigbo avec pour thème « Tous les âges me diront bienheureuse» a été clôturée, ce dimanche 19 août, par une messe finale célébrée par Mgr Denis Grondin, archevêque de Rimouski au Canada, invité spécial de cette édition.

Durant trois jours, le pèlerinage de Dassa a mobilisé des milliers de fidèles de l’Eglise catholique venus de par le monde pour prendre part à ce rendez-vous religieux sur le site de la grotte Arigbo de Dassa-Zoumè. Un moment de communion entre chrétiens pour louer Dieu et honorer la Vierge Marie. La messe de clôture a été célébrée par Mgr Denis Grondin, archevêque de Rimouski au Canada, accompagné de Mgr Gaétan Proulx, évêque de Gaspé au Canada, au milieu des évêques du Bénin. Cette célébration eucharistique de clôture a connu la participation de plusieurs personnalités politico-administratives à divers niveaux et de nombreux pèlerins venus de partout. 

Suivis en procession par les responsables épiscopaux du Bénin et ceux des autres pays africains, les évêques invités sur l’autel pour la célébration de l'Eucharistie étaient tous habillés en couleurs blanche et jaune qui symbolisent la solennité pour l’Eglise. La célébration a été placée sous le signe de "Marie, mère de l’Eglise", elle qui intercède pour chacun auprès de son fils Jésus et qui avait déjà prédit : « Tous les âges me diront bienheureuse ».
Au cours de son homélie, Mgr Denis Grondin a salué la coopération missionnaire entre l’Eglise du Bénin et celle du Canada qui se caractérise depuis quelque temps par l’appui des prêtres béninois en mission au Canada. La preuve, s’il en était encore besoin, que l’Afrique est une véritable terre d'accueil pour Jésus donc pour le chrétien ; une terre de joie et de chaleur humaine, témoigne le célébrant. « Ce continent est béni pour la reconstruction du bonheur humain», selon le prélat qui exprime sa gratitude pour la chrétienté qui caractérise le Bénin et l’Afrique entière. C’est aussi un signe des temps, estime-t-il, quand on sait qu’au commencement, c’est l’Afrique qui a reçu les missionnaires blancs pour lui révéler la parole de Dieu. Il en profite pour exhorter les chrétiens de partout à toujours rester à l’écoute de la parole de Dieu.
Il insiste sur « l’esprit missionnaire et l’intelligence du cœur » qui doit toujours caractériser les chrétiens. Le célébrant invite les fidèles, face aux défis, à trouver les solutions à la manière de Dieu.
Par ailleurs, le prélat a invité l’assistance à sauvegarder le bonheur humain, à ne pas abandonner les valeurs humaines que sont la joie de vivre, la solidarité, l'hospitalité. Il donne en exemple cette scène vécue par "la Vierge Marie qui se dirige vers sa cousine Elisabeth pour proclamer les merveilles de Dieu", avant d'exhorter les fidèles pèlerins à s’accrocher au « pain de la vie éternelle qu’est Jésus Christ » afin de découvrir le vrai visage de Dieu.
A l’issue de cette célébration, le clergé a rendu un vibrant hommage au premier prêtre béninois qu’est Père Thomas Mouléro Djogbénou, ordonné, il y a 90 ans. Un symbole qui indique que la vie sacerdotale béninoise a ainsi 90 ans. « Un bel âge ! Pas trop jeune, pas trop vieux, non plus», dira un concélébrant de cette messe de clôture de la soixante-quatrième édition du pèlerinage marial de Dassa.

Société 20 août 2018


Mono: Les deux morgues publiques en état de délabrement

Le département du Mono dispose de trois établissements pour la conservation des cadavres. Aux deux relevant du secteur public construits dans les hôpitaux de référence des communes de Comé et de Lokossa s’ajoute une troisième morgue installée par un opérateur privé à Manonkpon, dans la commune de Houéyogbé.

Du contrôle de leurs installations et du respect des normes de conservation effectué par des délégations des ministères en charge de la Santé et du Cadre de vie, il ressort que des trois morgues, seule celle de Manonkpon est irréprochable. La qualité du travail de conservation des cadavres là-bas a été saluée, mardi 14 août dernier, par le directeur départemental en charge du Cadre de vie, Gabin Accrombessi, qui a déploré par contre la situation dans laquelle végètent les deux morgues du secteur public.
Le cas de la morgue de l’hôpital de Comé était déjà au cœur d’une controverse nourrie par des dénonciations des riverains portant sur diverses nuisances et la pléthore de cadavres dans les placards. Le fait nouveau, c’est la situation de délabrement avancé de la morgue de l’hôpital départemental de Lokossa. Selon directeur départemental Gabin Accrombessi qui y a effectué le constat, « Les murs de la morgue sont fissurés à plusieurs endroits ».
Face à cette situation, le préfet du Mono, Komlan Zinsou, appelle à désengorger les morgues de service public. Le directeur départemental du Cadre de vie, quant à lui, invite à parer au plus pressé à Comé, en procédant au curage des caniveaux drainant les eaux usées de l’entité. En l’absence de toute diligence, prévient-il, une éventuelle inondation pourrait aggraver la situation de la morgue de la cité des Watchi. Du reste, le préfet et le directeur départemental ont appelé à la réhabilitation totale sinon à la construction de nouvelles morgues sur les cendres des actuelles infrastructures.

 

Société 20 août 2018


Parakou: La vente de viande grillée soumise à des mesures d’hygiène
[caption id="attachment_30418" align="alignnone" width="1024"]Les vendeurs de viande grillée [/caption]

A Parakou, le maire Charles Toko et les membres de son Conseil municipal sont décidés à faire adopter de nouvelles habitudes aux vendeurs de viande grillée communément appelée ‘’Tchatchanga’’. En attendant la phase répressive, des descentes inopinées sur le terrain sont prévues à partir de ce lundi 20 août, pour s’assurer du respect des mesures d’hygiène prises.

Les Maïnama ou vendeurs de viande grillée ‘’Tchatchanga’’ exerçant à Parakou sont désormais appelés à adopter de nouveaux comportements en matière d’hygiène alimentaire. 

Selon le maire Charles Toko, les conditions d’hygiène dans lesquelles ces vendeurs travaillent laissent à désirer. « Les agents de santé nous ont confié qu’à Parakou, la viande grillée est à l’origine de nombreuses maladies », a-t-il insisté, pour justifier la réforme introduite par son administration dans ce secteur d’activité. « Ces vendeurs portent parfois des vêtements crasseux. Il y en a qui font du mouton mort. Certains toussent sans arrêts devant leur étalage, alors qu’ils sont en train de vous couper la viande », déplore le maire. « Il y en a qui font la diarrhée et lorsqu’ils reviennent des toilettes, c’est pour se mettre à servir le client, sans même se laver les mains », a-t-il poursuivi. « Désormais, on va s’assurer qu’ils ont régulièrement fait la visite médicale et que les vétérinaires ont procédé au contrôle de leurs viandes », insiste Charles Toko.
L’objectif visé, à travers cette mesure, est de protéger la santé de la population.
Il s’agit également, en imposant cette réforme dans le secteur de ces vendeurs, de les amener à payer des taxes journalières à la mairie. Le montant de la taxe à verser est fonction de la nature de la viande proposée. Pour la viande de mouton ou de cabri, il est de 200 F Cfa. S’agissant du poulet ou de la pintade, il s’élève à 300 F Cfa. Ce sera leur contribution dans le cadre de la mobilisation des ressources pour le développement socioéconomique de la cité.
Grâce à la base de données établie avec l’association des vendeurs, la municipalité a procédé, samedi 18 août dernier, à la remise d’une carte professionnelle et d’un tablier à son effigie, à chacun d’eux. Ce qui leur donne désormais le droit d’exercer leurs activités à Parakou.
Ce lundi 20 août, démarrent les descentes sur le terrain pour vérifier s’ils ont commencé à se conformer aux nouvelles dispositions entrées en vigueur. La phase de la répression, préviennent les autorités de la municipalité, est pour bientôt. « Nos services compétents procéderont au contrôle périodique et aléatoire des vendeurs agréés. Ceux qui ne se conformeront pas subiront la rigueur de la loi et se verront interdits d’exercice de l’activité dans la ville de Parakou », a averti le maire.
Après les transporteurs des véhicules de transport en commun, les conducteurs de taxi-moto, les boulangers et les distributeurs de pain dans la cité des Koborou, les vendeurs de viande grillée également n’ont pas été épargnés. La mairie vient de les embarquer à bord du train des réformes qu’elle a mis en œuvre.

Société 20 août 2018


Préparatifs de la fête de Tabaski 2018: Forte spéculation autour du prix du mouton à Sèmè-Podji
[caption id="attachment_30415" align="alignnone" width="1024"]Arouna Moumouni, président des importateurs et vendeurs de moutons[/caption]

Les moutons coûtent plus cher par rapport à l’an dernier sur le site du nouveau marché de bétail de Tohouè à Sèmè-Podji où se sont installés les vendeurs déguerpis de Djeffa dans la même commune. Mais cette hausse sur fond de spéculation est loin d’émousser les ardeurs des musulmans tenant à honorer Allah en immolant un mouton pour la Tabaski qui a lieu demain.

« J’ai prévu 100 000 francs Cfa, comme d’ailleurs à chaque Tabaski depuis trois ans, pour acheter deux moutons, un gros et un moyen pour la fête demain. Mais je n’ai pu prendre, après un long tour dans le marché, qu’une seule bête. Tout simplement parce les moutons coûtent trop cher cette année », se désole Bastou L., un jeune fonctionnaire en service à Akpro-Missérété. Il ressort tout déçu du nouveau marché de bétail de Tohouè dans la commune de Sèmè-Podji dans l’après-midi du samedi 18 août dernier. Il devra se contenter pour la fête du seul mouton qu’il a pris à 80 000 F Cfa et qui demeure très insignifiant par rapport à ses objectifs de trouver de la viande pour sa petite famille, ses parents et quelques amis du quartier. « Je suis obligé de faire avec. Je ne peux pas faire autrement », poursuit Bastou L. qui a attaché le seul mouton derrière sa moto dame. 

La même déception est partagée par dame Karamatou Bello, vendeuse du riz qui dit avoir écumé mais en vain les stands du marché de bétail avec une enveloppe de 30 000 F Cfa dans l’espoir d’acheter un mouton pour la fête. Elle avait encore en main la corde qu’elle avait prévue pour attacher la bête. Le coût de tous les moutons trouvés dépasse sa bourse. Le plus bas prix, selon elle, est à 55 000 F Cfa. Mais Karamatou Bello ne désespère pas pour autant. Elle pense chercher du côté des éleveurs de cabri de son quartier à Porto-Novo. Car, elle tient à immoler coûte que coûte une bête, conformément à la tradition musulmane pour l’aïd el-Kébir à laquelle elle sacrifie depuis sept ans.
Comme Bastou L. et Karamatou Bello, les clients approchés sont unanimes sur la cherté du prix des bêtes par rapport à l’année dernière sur le nouveau marché de bétail Tohouè où se sont installés les vendeurs déguerpis de leur ancien site de Djeffa situé au bord de la route Cotonou - Porto-Novo.

Ruée vers le marché sénégalais !

Cette hausse du prix est confirmée par Arouna Moumouni, président de l’Association des importateurs et vendeurs de moutons du Burkina Faso, du Niger, du Mali, de Guinée et du Nigeria. Selon lui, jamais le mouton n’a coûté aussi cher depuis seize ans qu’il opère dans le domaine de l’importation et de la vente du bétail au Bénin. Cette situation est surtout due, à l’en croire, aux problèmes qui prévalent actuellement dans la filière où ils sont sommés de rejoindre le site de Zè après des formalités administratives. La polémique a découragé le grand nombre d’importateurs surtout burkinabè qui convoient le gros lot de moutons au Bénin à la veille de chaque fête de Tabaski. « Cette année à peine nous avons enregistré 40 camions de moutons provenant du Burkina Faso alors qu’on était à 150 à la même période en 2017. Les importateurs burkinabè ont préféré aller vers le Sénégal à cause de la situation de déguerpissement du marché de bétail de Djeffa », renseigne Arouna Moumouni. Il trouve normal que, face à la situation, les quelques vendeurs qui ont pris le risque d’importer vers le Bénin fassent de la spéculation autour du prix du mouton. C’est la loi du marché : quand la demande dépasse l’offre, les prix augmentent sur le marché, explique Arouna Moumouni.
Selon lui, un mouton vendu à 30 000 francs Cfa en 2017 est cédé cette année à plus de 50 000 F Cfa. Le client peut aussi trouver dans le marché de Tohouè des bêtes bien en chair vendues à plus de 600 000 F Cfa. Malgré la hausse des prix, le président de l’Association des importateurs et vendeurs de moutons du Burkina Faso, du Niger, du Mali, de Guinée et du Nigeria se réjouit de l’affluence des clients. Arouna Moumouni constate avec satisfaction qu’en dépit du repli sur le nouveau site dans la brousse à Tohoué où l'on ne peut plus leur reprocher de salir l’image du pays, les clients ne se font pas prier pour venir jusqu’à eux. Il était très difficile de se frayer le chemin cet après-midi du samedi 18 août dernier. Le marché de bétail grouillait de monde même si les clients en ressortaient avec diverses fortunes. Pour cela, Arouna Moumouni implore l’indulgence des autorités préfectorales et gouvernementales qu’elles leur permettent de rester sur le site de Tohouè que leur a trouvé la mairie de Sèmè-Podji et de ne pas les chasser vers Zè. Car, les histoires de casse et de va-et-vient n’arrangent pas du tout le marché où les bêtes reviendront plus chères aux clients, plaide-t-il.

Société 20 août 2018


Colloque sur le pays Wémè: Une initiative pour révéler la Vallée de l’Ouémé
[caption id="attachment_30414" align="alignnone" width="1024"]Adrien Huannou[/caption]

L’Institut de mathématiques et de sciences physiques de Dangbo accueille, du 21 au 23 août, un colloque sur le pays Wémè. C’est une initiative du directeur du Centre international de recherches et d’études francophones (Ciref), Adrien Huannou, qui vise à faire la lumière sur le passé et le présent de la Vallée de l’Ouémé et esquisser les grandes lignes de son développement.

Faire mieux connaître l’histoire, le patrimoine culturel ainsi que les potentialités touristiques et économiques de la vallée de l’Ouémé ; examiner les voies et moyens de mettre ces potentialités au service du développement de la région ; publier un ouvrage de référence qui sera un outil incontournable pour toute personne s’intéressant à n’importe quel aspect du pays Wémè. Tels sont les objectifs du colloque sur le pays Wémè qui s’ouvre demain à Dangbo. 

Pour Adrien Huannou, directeur du Ciref et initiateur de ces assises, il faut entendre par «pays Wémè», le terroir socioculturel communément appelé «la Vallée de l’Ouémé», en l’occurrence les quatre communes que sont Dangbo, Adjohoun, Bonou et Aguégués. Le colloque portera sur le thème : « Le pays Wémè d’hier à demain : Histoire, culture et développement ».
Il sera question, précise-t-il, de révéler l’histoire du pays Wémè, de donner l’explication du terme «Wémènou», d’aborder la question du peuplement du pays Wémè, d’évoquer le présent de cette région, de révéler les us et coutumes, de parler le «Wémègbé» méconnu de nombreux Wémènou qui ont quitté la vallée.
Ce colloque sera décliné en trois volets. Le volet intellectuel prend en compte diverses communications sur différentes disciplines notamment l’histoire et la sociologie, les langues, arts et cultures, l’économie et le développement.
Le volet touristique consistera en la visite de lieux historiques dont des musées et cours royales, des sites touristiques, des sites à caractère économique à l’instar des sources d’eau minérale et thermale.
Le volet exposition sera consacré au vernissage des travaux réalisés sur le «pays Wémè» dans toutes les disciplines scientifiques, qu’ils soient publiés ou inédits. Sont attendus à ces assises, des chercheurs et étudiants de toutes les disciplines scientifiques, des autorités politiques et administratives et bien d’autres épris du développement du pays Wémè.

Société 20 août 2018


Mise en œuvre du Pag: L’Amdb favorable à la poursuite des réformes et projets

Le Bureau exécutif national de l’Association des mouvements pour le développement du Bénin (Amdb) a organisé, samedi 18 août dernier, une journée de réflexion portant sur la mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement (Pag). C’était au complexe scolaire de Toviklin, dans le département du Couffo, où les militants ont réitéré l’engagement à soutenir le président Patrice Talon.

Avec l’adhésion d’autres organisations, l’Association des mouvements pour le développement de Dogbo créée en octobre 2015, a désormais une envergure nationale en devenant Association des mouvements pour le développement du Bénin (Amdb). Une trentaine de mois après l’accession au pouvoir du président Patrice Talon dont ils avaient suscité la candidature à la dernière présidentielle, les militants de l’Amdb ont marqué une pause, samedi dernier à Toviklin, pour réfléchir sur la mise en œuvre du Pag 2016 - 2021. 

Les travaux de réflexion ont été menés au sein de trois différents ateliers thématiques. Le premier atelier s’est penché sur « Le niveau de compréhension du Pag, par la jeunesse du Couffo », le deuxième s’est occupé de « La perception de la politique du président Talon axée sur la rupture et le nouveau départ » et le troisième et dernier atelier, sur « Les propositions de méthodes pour accompagner la politique du chef de l’Etat ».
Un rapport général a été produit au terme des travaux et sera déposé sur la table du gouvernement. « Par ce genre d’initiative, le gouvernement peut se faire une idée de ce que pensent les populations de sa vision de développement du pays », a retenu Aziz Sossou, président de l’Amdb. C’était à l’ouverture des travaux marquée par la présence de plusieurs personnalités dont le maire de Toviklin, Rigobert Tozo. Le comité d’organisation de la journée de réflexion a été présidé par Achille Komaclo.
Saluant le bilan de ce qui se fait dans le cadre de la mise en œuvre du Pag, les militants de l’Amdb ont retenu que « S’il faisait déjà bon vivre au Bénin, il y fait aujourd’hui mieux vivre ». Les éléments de cette appréciation, selon eux, sont la lutte contre la corruption, les réformes et les nouvelles cartes administrative et sécuritaire, la fin du délestage et les chantiers pour l’autonomisation du Bénin en énergie électrique. Aussi ont-ils évoqué l’assainissement en cours des secteurs pharmaceutique et de la santé ainsi que le démarrage du projet Asphaltage et les chantiers des actions sociales. Le maire de Toviklin ajoutera à cette liste, les travaux routiers en cours et le vaste projet de fourniture d’eau à tous potable. A la suite de ce bilan, le maire et le président de l’Amdb ont appelé tous à leur emboîter le pas en soutenant le Pag. « Soutenir ce programme, c’est soutenir nos vies », souligne le maire Rigobert Tozo.
« A l’Amdb nous décernons au gouvernement et à son chef un immense carton blanc pour tous leurs efforts et un vaste carton vert pour la poursuite du vaste chantier de développement auquel il s’attelle depuis Avril 2016 », a laissé entendre à son tour Aziz Sossou, président de l’Amdb sous les applaudissements des participants à la journée de réflexion. Mais, l’Amdb est allée plus loin en réitérant non seulement « son soutien indéfectible » à son leader, le président Patrice Talon, et à l’équipe gouvernementale, mais aussi en gageant que « la jeunesse du Couffo est prête à aller aux cotisations pour aider à la réalisation du Pag ».

Actualités 20 août 2018


Mise en œuvre du Pag: Les cadres de la Vallée de l’Ouémé encouragent Patrice Talon
[caption id="attachment_30409" align="alignnone" width="1024"]Les jeunes et cadres de la Vallée de l’Ouémé[/caption]

Les jeunes et cadres de la Vallée de l’Ouémé se disent déterminés pour la réussite du Programme d’action du gouvernement. Ils ont exprimé cet engagement à la faveur d’une rencontre tenue, samedi 18 août dernier à la Maison des jeunes de Dangbo, à l’initiative de Bienvenu Koudjo, directeur de cabinet du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.

Les jeunes et cadres de la Vallée de l’Ouémé s’engagent à œuvrer pour la mise en œuvre efficiente du Programme d’action du gouvernement (Pag) en général et des différents projets de développement de leur région en particulier. Ils ont tenu une rencontre à cet effet, samedi 18 août dernier à la Maison des jeunes de Dangbo, au cours de laquelle ils ont affirmé leur détermination à accompagner le président de la République dans les chantiers et réformes engagés. 

La manifestation a été initiée par le directeur de cabinet du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, natif de la région. Bienvenu Koudjo dit avoir été sidéré par l’ambition du chef de l’Etat, Patrice Talon, visant à remettre notre pays sur orbite. Il a noté en lui un homme de vision qui voit plus loin et veut entrer dans l’histoire du Bénin, et qui est toujours soucieux du mieux-être de la population et surtout des couches les plus déshéritées. Cette ambition du président de la République a été clairement déclinée en projets dans le Pag visant à hisser le Bénin au rang des pays développés. Ce programme prend en compte la région de la Vallée de l’Ouémé qui bénéficie de plusieurs projets de développement, salue Bienvenu Koudjo. Il cite, entre autres, les projets d’électrification rurale avec l’énergie solaire, d’adduction d’eau potable, le retour des cantines scolaires dans les écoles maternelles et primaires pour faire de l’éducation pour tous une réalité, l’autonomisation des femmes de la Vallée à travers le Projet commune du millénaire (Pcm) à Bonou et le chantier d’aménagement et de bitumage en double voie de l’axe Porto-Novo - Akpro-Missérété en cours de réalisation et devant permettre de rallier facilement les cinq communes de la Vallée de l’Ouémé.
Bienvenu Koudjo félicite le chef de l’Etat, Patrice Talon pour toutes ses actions, et lance un appel aux maires des cinq communes de la Vallée à saisir l’occasion pour sortir les autres projets de développement qu’ils ont à leur niveau afin que les cadres puissent les accompagner et les faire porter au niveau du gouvernement pour étude et exécution. Il souhaite la réalisation d’un projet de désenclavement des zones déshéritées de la basse-vallée de l’Ouémé par le raccourci de la route Dangbo - Akassato (commune d’Abomey-Calavi).

Patrice Talon à encourager

Pour le directeur de cabinet du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Scientifique, un tel président de la République qui se bat au quotidien pour le mieux-être de sa population mérite d’être encouragé. Patrice Talon doit être accompagné et soutenu par tous afin d’aller encore plus loin. C’est pourquoi, Bienvenu Koudjo dit avoir initié cette rencontre de toutes les filles et fils de la région Wémè.
Selon lui, le chef de l’Etat a fait preuve de bonne gouvernance en décidant, dans son message du 31 juillet dernier, à la veille du 58e anniversaire de l’indépendance du Bénin, de ne pas organiser le référendum induit par la prise en compte de la proposition d’amendement constitutionnel par les trois quarts des députés lors de leur vote du 5 juillet dernier, dans le souci de faire économie au pays. Il a rejeté l’organisation du vote référendaire afin de consacrer la dizaine de milliards F Cfa que devrait coûter le scrutin, à la satisfaction des besoins vitaux des populations du Bénin. L’aboutissement de la réforme de modification de la loi fondamentale du Bénin permettra au chef de l’Etat d’avoir les coudées franches pour concrétiser ses nobles ambitions pour le développement du Bénin traduites dans le Pag.
Le directeur de cabinet du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, a été appuyé, dans son intervention, par plusieurs personnalités de la Vallée de l’Ouémé dont le ministre de l’Industrie et du Commerce, Serge Ahissou ; les députés Paulin Gbénou et Justin Agbodjété et le maire de Dangbo, Mathias Kouwanou.

Actualités 20 août 2018


Développement des filières agricoles au Bénin: Gaston Dossouhoui expose la vision du gouvernement
[caption id="attachment_30407" align="alignnone" width="1024"]Le ministre Gaston Dossouhoui échangeant avec les riziculteurs de Gouka[/caption]

Le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Gaston Dossouhoui, était dans la vallée Zankoumando, à Gouka commune de Bantè, mercredi 15 août dernier, où il a pu constater de visu les efforts des producteurs de riz et de soja. Il en a profité pour expliquer à ces derniers les ambitions du gouvernement dans le domaine agricole.

La riziculture augure de beaux jours à Bantè. Les efforts du groupement Arikogbon dans l’arrondissement de Gouka en donnent l’assurance. Sur un périmètre de plus de cinq hectares, des ‘’femmes leaders’’ déploient toute leur énergie pour contribuer à la sécurité alimentaire au Bénin. Elles n’ont pas attendu de grands moyens avant de faire des merveilles en termes de production rizicole. 

« C’est un effort colossal qui est fait par ces braves femmes pour maîtriser l’environnement et arriver à se confectionner de petits casiers de riz à des niveaux divers d’aménagement », apprécie le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Gaston Dossouhoui. Il ajoute : « Même si le riz est semé presqu’à la même date, les capacités financières individuelles ont démontré sur le périmètre les variations que nous avons observées en termes d’entretien, de fumure, et les chances d’avoir de bonnes récoltes ».
Ici, le dynamisme des producteurs est perceptible, mais la commune manque d’équipements techniques pour révéler tout son potentiel agricole. Yvette Agbalohoun, porte-parole des femmes leaders, énumère les besoins du groupement : « Nous manquons de tracteurs, de fourrage, d’aires de séchage, de bottes, de décortiqueuses, d’engrais… ».
La capitalisation agricole reste encore faible à Bantè. L’accès aux équipements agricoles, et les facilitations d’accès aux facteurs de production sont des demandes constantes. La visite du ministre vient à point nommé.
« En venant sur ce bas-fonds, je voudrais aussi donner la preuve que le gouvernement a choisi de faire une diversification agricole réelle et de donner à chaque commune son potentiel agricole nécessaire en vue d’un maximum de rendements et couvrir les besoins nationaux », soutient-il. Evoquant les capacités agricoles de la commune, il indique : « Bantè n’est pas fait pour produire du coton, mais la commune peut exceller dans la production du cajou, de l’igname, du riz, du maïs, etc. ».
Il explique la méthode du gouvernement pour accompagner les producteurs. « En choisissant la date du 15 août, jour de la montée de la Vierge Marie au ciel pour visiter les femmes leaders de Gouka, je voudrais prendre date avec elles », indique le ministre.
Ces assurances peuvent désormais apaiser ceux qui estiment que le chef de l’Etat porte peu de considération à Bantè. Fernand Gbaguidi, homme politique, en est convaincu. « Le chef de l’Etat n’a jamais considéré un coin de son pays comme une ligne rouge. Il ne fait pas des promesses non réalisables ; bientôt, votre champ de riz va changer ; il ne nous reste qu’à croire en son programme d’action et à nous mobiliser pour le soutenir », exhorte-t-il.

Engagement

Le passage du Maep à Gouka, quoique bref, annonce déjà de bons signaux. « Vous aurez de mes nouvelles bientôt. Ainsi vous saurez que le gouvernement ne fait pas de promesses dans le vide », rassure le ministre qui en profite pour expliquer les programmes en cours et la vision du gouvernement au profit de Bantè. « Nous allons vous accompagner selon nos moyens ; ne vous fiez pas aux rumeurs », insiste-t-il.
Gaston Dossouhoui donne quelques conseils pratiques aux producteurs pour améliorer leurs rendements. « Le tout ne suffit pas d’attendre le gouvernement. Vous devez mettre en place une bonne organisation pour la production et l’écoulement de vos stocks. Si le gouvernement doit aménager votre périmètre rizicole et le rendre davantage viable, tout dépendra de votre organisation », exhorte-t-il.
L’essentiel des aménagements que prévoit le gouvernement dans les Collines sont concentrés sur Bantè. Si la commune présente un bon profil pour la production du cajou et du riz, elle s’illustre également dans la production du soja. L’étendue du champ d’Edmond Affognon, situé à Tchambala à 8 km de Bantè, en est un témoignage éloquent. Il s’agit d’un périmètre de quatre hectares de productions diversifiées avec comme culture principale, le soja. Encore huit semaines et il pourra récolter. L’effort de ce producteur, la quarantaine, est salué par le ministre de l’Agriculture, Gaston Dossouhoui. « Je suis venu t’encourager pour les productions que tu développes. C’est dans l’effort que les producteurs pourront bénéficier de la subvention de l’Etat », dit-il au producteur.
Sur place, le ministre lui a donné quelques orientations techniques pouvant l’aider à améliorer sa productivité. « Produisez selon vos capacités afin d’obtenir de très bons rendements. Mon soutien ne vous fera pas défaut  », a-t-il promis.
Les producteurs doivent saisir cette perche pour battre le record. « Quand nous aurons installé de grandes unités pour l’aliment de bétail en 2019, nous aurons besoin du soja pour la croissance des bovins, des lapins, des bœufs… », annonce le ministre.
Le ministre vante les bienfaits du soja. « Le soja, c’est de la viande gratuite. Ça soigne les enfants et améliore leur faculté à réfléchir. Il faut produire pour vendre. Et le marché béninois est un grand demandeur », insiste-t-il.
Gaston Dossouhoui en a profité pour expliquer les ambitions agricoles du gouvernement aux producteurs. « Le président de la République dirige le Bénin avec un programme cohérent. Il a pris du recul pour penser le développement du pays, région par région. Il a une attention particulière pour l’agriculture », explique-t-il.
De quoi dissiper les inquiétudes des uns et des autres. Le maire de la localité, Innocent Akobi, exprime son soulagement. « J’étais jaloux que le chef de l’Etat soit en train d’injecter des milliards dans le grand Nokoué sans penser à Bantè. La descente du ministre de l’Agriculture chez nous ; augure de bonnes perspectives et j’en suis heureux », laisse-t-il entendre.
Sur le volume des superficies agricoles à aménager dans les Collines, la commune de Bantè seule a plus des deux tiers. Les aménagements annoncés pourront doubler, voire tripler sa capacité de production agricole.

Actualités 20 août 2018


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