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Nouvelles

Mise en œuvre du Pag: Les cadres de la Vallée de l’Ouémé encouragent Patrice Talon
[caption id="attachment_30409" align="alignnone" width="1024"]Les jeunes et cadres de la Vallée de l’Ouémé[/caption]

Les jeunes et cadres de la Vallée de l’Ouémé se disent déterminés pour la réussite du Programme d’action du gouvernement. Ils ont exprimé cet engagement à la faveur d’une rencontre tenue, samedi 18 août dernier à la Maison des jeunes de Dangbo, à l’initiative de Bienvenu Koudjo, directeur de cabinet du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.

Les jeunes et cadres de la Vallée de l’Ouémé s’engagent à œuvrer pour la mise en œuvre efficiente du Programme d’action du gouvernement (Pag) en général et des différents projets de développement de leur région en particulier. Ils ont tenu une rencontre à cet effet, samedi 18 août dernier à la Maison des jeunes de Dangbo, au cours de laquelle ils ont affirmé leur détermination à accompagner le président de la République dans les chantiers et réformes engagés. 

La manifestation a été initiée par le directeur de cabinet du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, natif de la région. Bienvenu Koudjo dit avoir été sidéré par l’ambition du chef de l’Etat, Patrice Talon, visant à remettre notre pays sur orbite. Il a noté en lui un homme de vision qui voit plus loin et veut entrer dans l’histoire du Bénin, et qui est toujours soucieux du mieux-être de la population et surtout des couches les plus déshéritées. Cette ambition du président de la République a été clairement déclinée en projets dans le Pag visant à hisser le Bénin au rang des pays développés. Ce programme prend en compte la région de la Vallée de l’Ouémé qui bénéficie de plusieurs projets de développement, salue Bienvenu Koudjo. Il cite, entre autres, les projets d’électrification rurale avec l’énergie solaire, d’adduction d’eau potable, le retour des cantines scolaires dans les écoles maternelles et primaires pour faire de l’éducation pour tous une réalité, l’autonomisation des femmes de la Vallée à travers le Projet commune du millénaire (Pcm) à Bonou et le chantier d’aménagement et de bitumage en double voie de l’axe Porto-Novo - Akpro-Missérété en cours de réalisation et devant permettre de rallier facilement les cinq communes de la Vallée de l’Ouémé.
Bienvenu Koudjo félicite le chef de l’Etat, Patrice Talon pour toutes ses actions, et lance un appel aux maires des cinq communes de la Vallée à saisir l’occasion pour sortir les autres projets de développement qu’ils ont à leur niveau afin que les cadres puissent les accompagner et les faire porter au niveau du gouvernement pour étude et exécution. Il souhaite la réalisation d’un projet de désenclavement des zones déshéritées de la basse-vallée de l’Ouémé par le raccourci de la route Dangbo - Akassato (commune d’Abomey-Calavi).

Patrice Talon à encourager

Pour le directeur de cabinet du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Scientifique, un tel président de la République qui se bat au quotidien pour le mieux-être de sa population mérite d’être encouragé. Patrice Talon doit être accompagné et soutenu par tous afin d’aller encore plus loin. C’est pourquoi, Bienvenu Koudjo dit avoir initié cette rencontre de toutes les filles et fils de la région Wémè.
Selon lui, le chef de l’Etat a fait preuve de bonne gouvernance en décidant, dans son message du 31 juillet dernier, à la veille du 58e anniversaire de l’indépendance du Bénin, de ne pas organiser le référendum induit par la prise en compte de la proposition d’amendement constitutionnel par les trois quarts des députés lors de leur vote du 5 juillet dernier, dans le souci de faire économie au pays. Il a rejeté l’organisation du vote référendaire afin de consacrer la dizaine de milliards F Cfa que devrait coûter le scrutin, à la satisfaction des besoins vitaux des populations du Bénin. L’aboutissement de la réforme de modification de la loi fondamentale du Bénin permettra au chef de l’Etat d’avoir les coudées franches pour concrétiser ses nobles ambitions pour le développement du Bénin traduites dans le Pag.
Le directeur de cabinet du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, a été appuyé, dans son intervention, par plusieurs personnalités de la Vallée de l’Ouémé dont le ministre de l’Industrie et du Commerce, Serge Ahissou ; les députés Paulin Gbénou et Justin Agbodjété et le maire de Dangbo, Mathias Kouwanou.

Actualités 20 août 2018


Développement des filières agricoles au Bénin: Gaston Dossouhoui expose la vision du gouvernement
[caption id="attachment_30407" align="alignnone" width="1024"]Le ministre Gaston Dossouhoui échangeant avec les riziculteurs de Gouka[/caption]

Le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Gaston Dossouhoui, était dans la vallée Zankoumando, à Gouka commune de Bantè, mercredi 15 août dernier, où il a pu constater de visu les efforts des producteurs de riz et de soja. Il en a profité pour expliquer à ces derniers les ambitions du gouvernement dans le domaine agricole.

La riziculture augure de beaux jours à Bantè. Les efforts du groupement Arikogbon dans l’arrondissement de Gouka en donnent l’assurance. Sur un périmètre de plus de cinq hectares, des ‘’femmes leaders’’ déploient toute leur énergie pour contribuer à la sécurité alimentaire au Bénin. Elles n’ont pas attendu de grands moyens avant de faire des merveilles en termes de production rizicole. 

« C’est un effort colossal qui est fait par ces braves femmes pour maîtriser l’environnement et arriver à se confectionner de petits casiers de riz à des niveaux divers d’aménagement », apprécie le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Gaston Dossouhoui. Il ajoute : « Même si le riz est semé presqu’à la même date, les capacités financières individuelles ont démontré sur le périmètre les variations que nous avons observées en termes d’entretien, de fumure, et les chances d’avoir de bonnes récoltes ».
Ici, le dynamisme des producteurs est perceptible, mais la commune manque d’équipements techniques pour révéler tout son potentiel agricole. Yvette Agbalohoun, porte-parole des femmes leaders, énumère les besoins du groupement : « Nous manquons de tracteurs, de fourrage, d’aires de séchage, de bottes, de décortiqueuses, d’engrais… ».
La capitalisation agricole reste encore faible à Bantè. L’accès aux équipements agricoles, et les facilitations d’accès aux facteurs de production sont des demandes constantes. La visite du ministre vient à point nommé.
« En venant sur ce bas-fonds, je voudrais aussi donner la preuve que le gouvernement a choisi de faire une diversification agricole réelle et de donner à chaque commune son potentiel agricole nécessaire en vue d’un maximum de rendements et couvrir les besoins nationaux », soutient-il. Evoquant les capacités agricoles de la commune, il indique : « Bantè n’est pas fait pour produire du coton, mais la commune peut exceller dans la production du cajou, de l’igname, du riz, du maïs, etc. ».
Il explique la méthode du gouvernement pour accompagner les producteurs. « En choisissant la date du 15 août, jour de la montée de la Vierge Marie au ciel pour visiter les femmes leaders de Gouka, je voudrais prendre date avec elles », indique le ministre.
Ces assurances peuvent désormais apaiser ceux qui estiment que le chef de l’Etat porte peu de considération à Bantè. Fernand Gbaguidi, homme politique, en est convaincu. « Le chef de l’Etat n’a jamais considéré un coin de son pays comme une ligne rouge. Il ne fait pas des promesses non réalisables ; bientôt, votre champ de riz va changer ; il ne nous reste qu’à croire en son programme d’action et à nous mobiliser pour le soutenir », exhorte-t-il.

Engagement

Le passage du Maep à Gouka, quoique bref, annonce déjà de bons signaux. « Vous aurez de mes nouvelles bientôt. Ainsi vous saurez que le gouvernement ne fait pas de promesses dans le vide », rassure le ministre qui en profite pour expliquer les programmes en cours et la vision du gouvernement au profit de Bantè. « Nous allons vous accompagner selon nos moyens ; ne vous fiez pas aux rumeurs », insiste-t-il.
Gaston Dossouhoui donne quelques conseils pratiques aux producteurs pour améliorer leurs rendements. « Le tout ne suffit pas d’attendre le gouvernement. Vous devez mettre en place une bonne organisation pour la production et l’écoulement de vos stocks. Si le gouvernement doit aménager votre périmètre rizicole et le rendre davantage viable, tout dépendra de votre organisation », exhorte-t-il.
L’essentiel des aménagements que prévoit le gouvernement dans les Collines sont concentrés sur Bantè. Si la commune présente un bon profil pour la production du cajou et du riz, elle s’illustre également dans la production du soja. L’étendue du champ d’Edmond Affognon, situé à Tchambala à 8 km de Bantè, en est un témoignage éloquent. Il s’agit d’un périmètre de quatre hectares de productions diversifiées avec comme culture principale, le soja. Encore huit semaines et il pourra récolter. L’effort de ce producteur, la quarantaine, est salué par le ministre de l’Agriculture, Gaston Dossouhoui. « Je suis venu t’encourager pour les productions que tu développes. C’est dans l’effort que les producteurs pourront bénéficier de la subvention de l’Etat », dit-il au producteur.
Sur place, le ministre lui a donné quelques orientations techniques pouvant l’aider à améliorer sa productivité. « Produisez selon vos capacités afin d’obtenir de très bons rendements. Mon soutien ne vous fera pas défaut  », a-t-il promis.
Les producteurs doivent saisir cette perche pour battre le record. « Quand nous aurons installé de grandes unités pour l’aliment de bétail en 2019, nous aurons besoin du soja pour la croissance des bovins, des lapins, des bœufs… », annonce le ministre.
Le ministre vante les bienfaits du soja. « Le soja, c’est de la viande gratuite. Ça soigne les enfants et améliore leur faculté à réfléchir. Il faut produire pour vendre. Et le marché béninois est un grand demandeur », insiste-t-il.
Gaston Dossouhoui en a profité pour expliquer les ambitions agricoles du gouvernement aux producteurs. « Le président de la République dirige le Bénin avec un programme cohérent. Il a pris du recul pour penser le développement du pays, région par région. Il a une attention particulière pour l’agriculture », explique-t-il.
De quoi dissiper les inquiétudes des uns et des autres. Le maire de la localité, Innocent Akobi, exprime son soulagement. « J’étais jaloux que le chef de l’Etat soit en train d’injecter des milliards dans le grand Nokoué sans penser à Bantè. La descente du ministre de l’Agriculture chez nous ; augure de bonnes perspectives et j’en suis heureux », laisse-t-il entendre.
Sur le volume des superficies agricoles à aménager dans les Collines, la commune de Bantè seule a plus des deux tiers. Les aménagements annoncés pourront doubler, voire tripler sa capacité de production agricole.

Actualités 20 août 2018


Coupe du Bénin de Taekwondo: La ligue Atlantique-Littoral en tête avec 22 médailles
[caption id="attachment_30405" align="alignnone" width="1024"]Le podium félicité par un responsable de la fédération de Taekwondo[/caption]

Organisée par la Fédération béninoise de taekwondo, au centre Saint Ambroise de Djougou, l’édition 2018 de la Coupe du Bénin se conjugue au passé avec des fortunes diverses pour les ligues. Ainsi, c’est la ligue Atlantique-Littoral qui s’est adjugé le plus grand nombre de médailles. Avec 44 athlètes présents, elle a remporté 5 médailles d’or, 8 en argent et 9 en bronze en totalisant 102 points.

La ligue Ouémé-Plateau est arrivée à la deuxième place avec 11 médailles dont 6 en or, 4 en argent, et une en bronze avec un total de 65 points. Les taekwondokas venus des départements du Borgou et de l’Alibori se sont contentés de la troisième place avec un total de 8 médailles dont 2 en or, 3 en argent et autant en bronze.
La Ligue Zou-Collines occupe la quatrième place avec 5 médailles et 29 points tandis que les athlètes de l’Atacora-Donga avec seulement 3 médailles, passent devant ceux du Mono et du Couffo qui sont repartis avec une seule médaille de bronze.
Au terme des combats, le président de la Fédération béninoise de taekwondo, François Kouyami, s’est réjoui du niveau de la compétition. Il a invité les responsables de ligues à poursuivre le travail à leur niveau afin que cet art martial puisse révéler des athlètes qui pourront défendre valablement le Bénin lors des prochaines joutes continentales et internationales.

Sports 17 août 2018


Eliminatoires Coupe d’Afrique de basketball 3×3 Fiba 2018: Belle entame pour le Bénin chez les hommes
[caption id="attachment_30403" align="alignnone" width="1024"]Romario Akpachi et ses coéquipiers ont résisté face aux burkinabé[/caption]

Les éliminatoires de la Coupe d’Afrique de basketball 3X3 Fiba Zone 3 ont démarré, ce jeudi 16 août sur l’esplanade du stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou de Cotonou. Chez les hommes, le Bénin a remporté ses deux premières sorties respectivement face au Niger (21-13) et au Burkina-Faso (17-08) tandis que les dames ont été battues (16-21) par la Côte d’Ivoire.

La sélection nationale de basketball du Bénin, chez les hommes, s’est illustrée de fort belle manière, ce jeudi 16 août, en remportant ses deux premières sorties des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations 3X3 Fiba 2018. Le capitaine Romario Akpachi et ses coéquipiers ont battu en match d’ouverture le Niger (21-13) avant de prendre le dessus sur le Burkina-Faso (17-08) au terme d’une deuxième rencontre difficile. Les poulains de Mohamed Lanian Elemeze viennent de prendre une sérieuse option pour la qualification dans le groupe B composé de la Guinée, du Nigeria, du Cap-Vert, du Niger et du Burkina Faso. Ils prennent ainsi la tête de cette poule avec le Cap-Vert tombeur du Nigeria (17-15) et du Burkina Faso (10-12). Le Nigeria partage la troisième place avec le Burkina Faso. Les deux équipes ont eu leur victoire face au Niger qui a enregistré trois défaites. Les trois premières sélections de chaque poule étant qualifiées directement pour la Fiba 3×3 Africa Cup 2018, le Bénin est attendu, chez les hommes, ce jour pour confirmer son hégémonie dans ce groupe respectivement face à la Guinée, au Cap-Vert et face au Nigeria. C’est la condition pour éviter le match barrage face au quatrième du groupe A composé de la Mauritanie, de la Côte d’Ivoire, du Mali, du Ghana et de la Gambie.
Chez les dames, la sélection nationale n’a pas pu tirer son épingle du jeu. Aïshatou Kondoh et ses coéquipières ont été battues par la Côte d’Ivoire (16-21). Après cette contreperformance, elles doivent se relancer, ce vendredi, dans la poule B où elles devront jouer le Mali, le Ghana et la Guinée.
Après leur victoire sur le Bénin, les Ivoiriennes ont battu la sélection ghanéenne (14-04) pour s’assurer l’une des deux places disponibles dans cette poule chez les dames. Signalons que la compétition va connaître son épilogue ce vendredi?
Résultats
-Hommes
Bénin - Niger : 21-13
Cap-Vert – Nigeria: 17-15
Bénin - Burkina Faso : 10-12
Côte d’Ivoire – Mauritanie : 18-13
Mali-Ghana : 18-11
Nigeria-Niger : 20-13
Ghana - Gambie : 16-19
Burkina Faso - Niger : 19-16
Côte d’Ivoire – Gambie 12-7
Nigeria - Burkina Faso 21-09

- Dames
Bénin-Côte d’Ivoire : 16-21
Gambie – Niger : 7-8
Ghana-Mali : 7-20
Nigeria-Burkina-Faso : 8-7
Gambie-Burkina-Faso : 5-9
Niger-Cap-Vert : 13-10
Cap-Vert – Nigeria : 9-21
Côte d’Ivoire –Ghana : 14-04

Sports 17 août 2018


Cérémonie d’annonce officielle du décès du roi de Danxômè: Le président du comité d’organisation satisfait
[caption id="attachment_30401" align="alignnone" width="1024"]Dah Akpaniankou[/caption]

Après la cérémonie «Assikplata» qui a annoncé le «crépuscule sur le royaume de Danxômè» (décès du roi) qui s’est déroulée, samedi 11 août dernier à Abomey, le président du comité d’organisation des obsèques du roi Dédjalagni Agoli-Agbo, Dah Akpaniankou Gbémablêkpô Glèlè revient sur l’organisation et donne des détails sur la suite des cérémonies à organiser, prouvant que Abomey demeure le berceau du Vodoun et reste attaché à ses valeurs.

La Nation : Dah Akpaniankou Gbémablêkpô Glèlè, que comprendre de la cérémonie «Assikplata», est-ce déjà les obsèques du Roi Dédjlangni ?

Dah Akpaniankou Gbémablêkpô Glèlè : Le «Assikplata», c’est la cérémonie qui annonce que «le crépuscule est tombé sur le royaume» (décès du roi). Et s’il faut le dire dans les termes consacrés par la tradition, depuis un moment, il a été annoncé qu’il y a une «forte fièvre» qui s’est emparée du Danxômè, pour dire que le roi est indisposé. Alors ce jour-là, ceux qui sont mandatés et qui ont reçu le ‘’Tabla’’ comme on le dit, c’est-à-dire le titre pour le faire, vont et constatent ce qui se passe. Est-ce que la fièvre a eu raison du roi ou pas ? Si c’est le cas, il revient à celui-là qu’on appelle le ‘’Tavi’’ d’aller effectivement constater que le roi n’est plus là et rendre compte à celui qui est chargé de renseigner d’une telle situation : le ‘’Migan’’. C’est à ce dernier de passer l’information.
Il y a des codes pour annoncer la nouvelle. La récade est emballée et remise. À la vue de ce signe, cela donne déjà l’information que «le crépuscule est tombé sur le royaume». C’est ce qui a été fait le jour-là. Quand c’est dit, on aligne quarante-et-un Zinli et tout le monde entonne un cri, et on met les mains sur la tête en signe de détresse comme pour dire ‘’Oh ! Qu’est-ce qui s’est passé ?’’ Et, au même moment et de façon uniforme, les quarante-et-un Zinli résonnent pour annoncer le deuil. C’est ce qui s’est passé.

Après l’annonce du samedi 11 août dernier, est-ce à dire que les cérémonies sont terminées ?

Non, le crépuscule est tombé, il fait nuit comme on le dit, le roi n’est plus là. C’est tout un rituel. Ce qui s’est passé, ce sont des rituels, ça a tout l’air d’un spectacle, mais ce sont des rituels. Comme vous l’avez constaté, le Tavi est rentré constater le décès, donné le message ; le Migan l’a annoncé au peuple, un peuple très éploré qui a crié à la détresse et les Zinli ont annoncé le deuil. Donc, nous sommes en deuil.
Quand le roi part, c’est tout un processus jusqu’à la désignation d’un autre roi et c’est cela qui a commencé. Nous avons fini avec cela. Ce qui suit, les amis viendront maintenant témoigner leur compassion à tout le peuple et surtout à la descendance du roi. C’est ce qu’on appelle ‘’Honton go dido’’, c’est cela qui va commencer et ainsi de suite.

On en a pour combien de temps encore ?

Avant, cela durait jusqu’à trois mois, mais tout est prévu au Danxômè donc les circonstances des fois obligent à comprimer. Le monde a évolué, il y a trop de contraintes aujourd’hui, donc on a comprimé jusqu’à quarante-cinq jours les cérémonies. Côté traditionnel, la cérémonie va durer quarante-cinq jours et sera clôturée par une messe d’action de grâce. Vous savez bien le syncrétisme religieux est le propre du Danxômè. Depuis le règne du roi Kpingla, ils ont accepté les musulmans, et puis après, au temps du roi Guézo, ils ont accepté les chrétiens qui se sont installés. Donc, bien entendu l’exemple nous a été donné par le roi Guézo. Aurait-il été baptisé ? Le roi aussi avant d’être intronisé était baptisé, donc tout va se clôturer par une messe de l’Église catholique.

On a vu un début de manifestation du retour du roi à ses ancêtres. On a vu une manifestation très bien organisée. Cela paraît comme une première dans la ville d’Abomey. Qu’est-ce qui peut expliquer cela ?

C’est inédit. Il faut le reconnaître. On a vu par le passé d’autres rois qui nous ont quittés. Ce n’est pas la première fois que le crépuscule est tombé sur Danxômè. Donc, cela n’a pas eu la même ampleur, simplement parce que les cadres et autorités politico-administratives originaires d’Abomey, très préoccupés par le respect de nos chefs traditionnels ont demandé qu’un comité soit mis en place pour coordonner et gérer de façon à ce que nous puissions offrir au roi une cérémonie digne, que tout se passe dans la paix et la beauté. Nous avons lancé des souscriptions et tout le monde a donné pour nous permettre d’organiser la cérémonie. On ne peut rien faire sans le nerf de la guerre et ils nous ont vraiment allégé la tâche.

L’État béninois n’a-t-il pas contribué à l’organisation de la cérémonie ?

Pas du tout. L’État n’a pas donné un copeck. C’est le lieu de le dire. C’est pourquoi j’ai dit tout à l’heure que les fils d’Abomey qui sont concernés ont contribué aux obsèques du roi. C’est normal que ça se passe ainsi puisque après tout, ils sont d’Abomey et ils ne peuvent pas le renier. Mais je dis et je répète, leur attachement à nos valeurs traditionnelles a facilité cet engouement.
Pourtant, les rumeurs font état d’une supposée participation de l’Etat !

Je vous le dis et je le confirme encore que l’État béninois n’y a encore rien mis. D’ailleurs, jusqu’à présent, le Conseil des ministres n’a même pas encore présenté les condoléances du gouvernement au royaume de Danxômè ni à la famille éplorée. Comment est-ce qu’on peut ordonner le décaissement ? C’est maintenant, après l’annonce du décès du roi. Donc, il faut partir de là. Vous voyez jusqu’où nous sommes attachés à nos traditions. C’est cela ! Le Conseil des ministres peut maintenant en parler, puisque nos traditions ont prévu le mécanisme qui annonce officiellement le départ du roi, le Conseil s’en est abstenu jusqu’à présent.
C’est maintenant que nous pouvons, au niveau du comité d’organisation, introduire une lettre au Conseil des ministres pour annoncer qu’effectivement, «le crépuscule s’est abattu sur le royaume». Ce n’est qu’à partir de ce moment que le gouvernement peut envoyer officiellement une délégation et décider maintenant si oui ou non, il va prendre une part ou ordonner un décaissement ou un appui.
Suivant la logique des choses, l’argent de l’État ne sort pas sur un coup de tête ! Ce n’est pas possible. C’est forcément le Conseil des ministres qui peut décider d’une telle initiative. Le Conseil n’a même pas encore parlé du décès. Donc, je dis et je réaffirme sans gêne que des cadres et responsables politico-administratifs, en tant que fils d’Abomey, ont participé à titre personnel financièrement et moralement, en nous conseillant pour que les cérémonies soient dignes et se déroulent dans la paix, dans l’honneur. C’est extraordinaire !
S’ils ne sont pas concernés, ils n’auraient pas senti la nécessité de le faire. Franchement, pour moi, c’est l’occasion pour moi en tant que président du comité d’organisation et toute l’équipe d’ailleurs, de remercier du fond du cœur au nom de tout le Danxômè, tous ces cadres et responsables politico-administratifs pour ce qu’ils ont pu faire pour nous.

Comme les manifestations se poursuivent, est-ce que vous avez un appel à lancer à nos compatriotes et aux natifs d’Abomey, maintenant qu’officiellement, on sait que le crépuscule est tombé sur Danxomè ?

Je crois que les choses vont continuer. Comme nous savons maintenant que nous sommes en deuil, c’est l’occasion pour les autorités de passer présenter leurs condoléances à la famille et écrire dans le livre de condoléances ouvert à cet effet.
Aussi, je vais dire à toutes les filles et à tous les fils du Danxomè, aux amis, aux sympathisants, qu’ils peuvent maintenant manifester leur compassion à la famille et à toutes les familles éplorées. C’est aussi l’occasion de les inviter à continuer toujours à gérer les cérémonies dans la paix, dans la beauté, comme cela a commencé, jusqu’à ce que nous ayons le successeur. Nous avons toujours désigné le roi mais parfois ce n’est pas facile. Mais je voudrais que cette fois-ci, cela se passe dans la paix, dans la quiétude, parce que forcément, il faut que la cérémonie se termine par la désignation du successeur. Donc, c’est l’occasion pour moi de lancer cet appel à la paix, à la sagesse, à toutes les filles et à tous les fils du royaume de Danxômè.

Propos recueillis par Sabin LOUMEDJINON

Société 17 août 2018


Réforme au niveau de l’Office du baccalauréat: Les primes des correcteurs payées par virement bancaire
[caption id="attachment_30400" align="alignnone" width="1024"]Office du Baccalauréat [/caption]

Chaque année, l’Office du baccalauréat affine sa méthode d’organisation de l’examen. Cette année 2018, c’est la réforme au niveau du paiement des primes de correction par virement bancaire en un temps record qui retient l’attention.

A compter de cette année, les primes de correction de l’examen du baccalauréat sont payées par virement bancaire aux correcteurs. La direction de l’Office du baccalauréat a pris cette mesure pour se conformer à la note de service du ministère des Finances.

En effet, par une note de service du 10 février 2017, le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni, a interdit le paiement à vue des différentes primes et indemnités. Par la même directive ministérielle, il est autorisé le virement dans les comptes bancaires des agents publics et autres prestataires les différentes primes et indemnités. Une décision que les structures d’examens nationaux ayant de gros effectifs ont du mal à appliquer. Mais cette année, l’Office du baccalauréat a trouvé la solution pour mettre en œuvre cette mesure. Ainsi, trois jours après la fin des travaux de correction du bac, les enseignants dont les comptes sont domiciliés dans la banque partenaire de l’Office ont reçu leurs primes de correction. Au bout d’une semaine, tous les 5060 correcteurs, 1353 contrôleurs et 125 présidents de commissions ont touché leurs primes. « Au départ, les partenaires sociaux ont redouté l’efficacité du partenaire technique dans la mise en œuvre de la mesure ministérielle. Mais nous avons mis en place, grâce aux diligences de l’agent comptable de l’Office, un système de contrôle et de vérification des relevés d’identités bancaires pour faciliter les opérations au niveau de toutes les banques. Nous avons pris les mesures exceptionnelles avec notre partenaire technique pour faire observer à la lettre la décision de notre ministre de tutelle Mme Odile Marie Attanasso d’une part et satisfaire à nos engagements vis-à-vis de nos partenaires sociaux d’autre part. Je remercie M. Arnaud Houndji, l’agent comptable de l’office et son équipe pour avoir fait diligence », a laissé entendre Dr Alphonse da Silva.
Pour atteindre les derniers enseignants correcteurs du baccalauréat résidant dans les villages reculés où il n’y pas de banque, l’Office a fait recours aux structures d’épargne comme la Clcam pour positionner les primes. L’Office se réjouit d’avoir positionné les primes à bonne date. Cette expérience peut être étendue aux autres acteurs du baccalauréat d’ici la prochaine session unique, assure le directeur de l’Office du baccalauréat.

Société 17 août 2018


Grande nuit des contes de l’association Mémoire d’Afrique: Une aubaine pour préserver la tradition orale africaine
[caption id="attachment_30396" align="alignnone" width="1024"]Mémoire d'Afrique s'emploie à faire revivre les contes[/caption]

L’association Mémoire d’Afrique a réédité, mardi 14 août, l’organisation de la « Nuit des contes » dans vingt-neuf communes. A Cotonou, le carrefour Sainte Cécile a abrité les manifestations. 

Des histoires à dormir debout, des contes et légendes africains et européens… Le menu de l’édition 2018 de la « Nuit des contes » organisée par l’association « Mémoires d’Afrique » était diversifié. Conteurs professionnels et amateurs, face à un public composé en majeure partie de jeunes gens ont, pendant des heures, raconté des histoires dont la finalité est de faire renaître dans les cœurs et les esprits le goût des contes à l’africaine tels que racontés jadis à la tombée de la nuit autour des personnes âgées.
« Les leçons de morale, les enseignements pour la bonne conduite et autres enseignements essentiels qu’on tirait de ces contes tendent à disparaître », diagnostique Raoul Atchaka, représentant national de l’association. Le combat de l’association, rappelle-t-il, c’est de faire en sorte que la tradition de l’oralité longtemps conservée par l’Afrique, vecteur de transmission de savoirs et de sagesses puissent retrouver sa place de choix.
Pour cette nuit de contes au carrefour Sainte Cécile à Cotonou, les élèves et étudiants ont effectué massivement le déplacement. Pour la plupart d’entre eux, c’est la première qu’ils se tiennent face à un conteur pour s’entendre dire des récits. Et cerise sur le gâteau, des conteurs togolais, canadiens et français ont agrémenté cette soirée inédite qui a eu lieu simultanément dans vingt-neuf communes sur l’ensemble du territoire national. La treizième édition de la « Nuit des contes » sera jumelée à la neuvième édition de la Journée du patrimoine immatériel.

Culture 17 août 2018


Festival ‘’Cala Wokoli’’ à Abomey-Calavi: La septième édition a vécu
[caption id="attachment_30395" align="alignnone" width="1024"]Le ministre Barnabé Dassigli (à l'extrême droite) a rehaussé, par sa présence, l'éclat de la 7e édition du festival [/caption]

L’école primaire publique centre d’Abomey-Calavi a servi de cadre, mercredi 15 août dernier, aux manifestations entrant dans le cadre de la septième édition du festival ‘’Cala Wokoli’’ dédié à la pâte de maïs recyclée. Un moment de retrouvailles soutenu par des autorités à divers niveaux et visant le développement de la commune d’Abomey-Calavi.

La septième édition du festival ‘’Cala Wokoli’’ a été un moment de retrouvailles des ressortissants de la commune d’Abomey- Calavi, mercredi 15 août dernier. L’événement s’est déroulé dans l’enceinte de l’Ecole primaire publique centre de la commune, en présence des autorités à divers niveaux.
Cala Wokoli se veut une fête identitaire d’Abomey-Calavi et prône l’union des ressortissants, selon les organisateurs. Pour le comité d’organisation, la fête sonne aussi la mobilisation et permet à chaque ressortissant d’apporter sa contribution pour la construction de la commune d’Abomey-Calavi.
Le chef d’arrondissement de Calavi-centre, Bernard Hounsou, a exprimé sa joie de prendre part à cette initiative qui se déroule au même moment que la fête de l’igname dans la commune de Savalou. « Comme dans d’autres départements du Bénin où il y a la fête de l’igname, ici à Calavi, il y a la fête du maïs », fait-il savoir.
Evoquant les enjeux de développement du Bénin, il laisse entendre que sa commune prend une part active dans la mise en oeuvre du Programme d’action du gouvernement. Son souhait est de pérenniser cette fête qui mobilise toute l’ethnie Ayizo.
La présence du ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale Barnabé Dassigli, a donné un éclat à la fête. « A chacun sa tradition », dira le ministre qui se dit heureux d’être parmi les siens pour célébrer l’union et la fraternité. Il a souligné que c’est dans l’union que les paysans mangent cet aliment si solide pour tenir lors des travaux champêtres. Barnabé Dassigli a indiqué que Wokoli signifie tout, se mange partout et traduit l’unité des populations d’Abomey-Calavi, Sô-Ava, Ouidah, Kpomassè…
Les festivités se sont poursuivies dans les ménages, toute la soirée du mercredi dernier.

Culture 17 août 2018


Développement du transport aérien: La Turquie inaugure le plus grand aéroport le 29 octobre
[caption id="attachment_30393" align="alignnone" width="1024"]La politique aérienne de la Turquie expliquée ici par Askin Cantimur, vice-président Afrique subsaharienne de Turkish Airlines[/caption]

Le transport aérien est en pleine expansion en Turquie où, en plus de l’aéroport d’Atatürk qui faisait déjà sa fierté, il est projeté pour la fin du mois d’octobre prochain, l’inauguration d’un nouvel aéroport à Istanbul avec à terme une capacité d’accueil de 200 millions de passagers. De quoi apporter de la clientèle à sa compagnie Turkish Airlines et donner un coup de pouce au tourisme considéré comme l’un des piliers de son développement.

Le 29 octobre prochain marquera l’histoire de l’aviation moderne en Turquie et dans le monde. Le pays de Recep Tayyip Erdoga projette pour cette date l’inauguration de son nouvel aéroport dans la périphérie d’Istanbul. Un joyau annoncé comme l’un des plus grands au monde. Sa construction se fait en quatre phases. La première phase qui sera achevée avant l’ouverture prévoit une capacité d’accueil 90 millions de passagers. A terme, l’aéroport passera à un chiffre de 200 millions de passagers avec 500 check-points et un Duty free d’une superficie de 52 500 m², jugée supérieure à beaucoup d’aéroports dans le monde. 

« Ce ne sera pas seulement le premier aéroport au monde en nombre de passagers, mais également le plus grand en nombre de cargos transportés avec le plus grand et plus moderne centre de maintenance d’aviation », indique à des journalistes béninois en séjour à Istanbul, Askin Cantimur, vice-président Afrique subsaharienne de la compagnie Turkish Airlines. Le nouvel aéroport sera sept fois plus grand que l’aéroport d’Atatürk pourtant considéré comme le premier aéroport au monde en termes de connexion. Une situation favorisée, selon lui, par la situation géographique de la ville d’Istanbul qui s’offre comme un hub naturel et lui permet de desservir plusieurs régions du monde, soit 40 % du trafic mondial avec des appareils moyens.
Si le pays a mis la barre aussi haute, c’est en raison du développement exponentiel qu’a connu son transport aérien au cours des dernières décennies. Entre 2003 et 2018, le nombre d’avions dont dispose la Turquie a été multiplié par 3,2. Le nombre de passagers a été multiplié par 4,6 ; le nombre d’aéroports par 2,1 et les recettes multipliées par 23.
En 2003, le pays disposait de 162 appareils contre 517 en 2017. Sur la même période, le nombre de ses passagers est passé de 30 millions à 138 millions en 2017. Pour ce qui est des recettes, entre 2003 et 2017, elles ont grimpé de 3,1 milliards à 70 milliards. Conclusion d’Askin Cantimur : « Le développement du secteur en Turquie est beaucoup plus rapide que le développement mondial et partout ailleurs dans le monde ». Avec le nombre actuel de ses passagers, la Turquie est logée au 14e rang mondial mais projette déjà d’atteindre la dixième place d’ici 2035. Pourtant en 2003, il était au 29e rang mondial. Ces chiffres, précisera-t-il, sont ceux de l’Association internationale du transport aérien (Iata).

 

Société 17 août 2018


Visite des chantiers d’adduction d’eau potable dans le septentrion: Les populations invitées à la patience
[caption id="attachment_30388" align="alignnone" width="1024"]La délégation sur le chantier de construction d'un réservoir d'eau à Bohicon[/caption]

Les désagréments causés par les travaux entrant dans le cadre de la construction d’infrastructures d’adduction d’eau potable dans les grandes villes et les milieux ruraux ne sont pas du goût des populations du Zou et de l’Atlantique. Le ministre de l’Eau et des Mines, Samou Séidou Adambi, les a invitées à la patience et à un sens de civisme.

« On ne peut faire d’omelette sans casser des œufs », a rappelé, mercredi 15 août dernier, le ministre délégué auprès du président de la République chargé de la Défense nationale, Fortunet Alain Nouatin, lors de la visite du chantier de construction de château d’eau à Abomey en compagnie du ministre de l’Eau et des Mines. Face aux désagréments causés aux populations, le ministre Samou Seidou Adambi a invité les populations à la patience et à un sens de civisme.

A Bohicon et à Abomey, les travaux d’adduction d’eau potable contraignent les riverains à des contournements inhabituels. Les populations de Bohicon se plaignent des difficultés qu’elles endurent chaque fois qu’elles doivent contourner des matériels des travaux publics, des trous profonds creusés par des engins lourds ou des tuyaux de pompage d’eau. Ces difficultés font même l’objet de grogne sur les antennes des radios et sur des chaînes de télévision.
Isidore Gbèffè dit être obligé de contourner des tuyaux sur des kilomètres avant de regagner son domicile. « Avant, avec une vingtaine de minutes, je rentre à la maison. Aujourd’hui, arrivé au carrefour d’Ashomey (une localité de Bohicon), je dois aller prendre par les rails avant de rejoindre mon domicile », raconte-il. Ce qui l’oblige parfois à dépenser plus de carburant.
L’importance de l’eau n’est plus à démontrer. Le maire d’Abomey, Blaise Ahanhanzo-Glèlè, après avoir salué les efforts du gouvernement, a invité ses populations à plus de patience. Ces travaux, indique-t-il, ne peuvent durer que quelques mois, alors que l’eau sera disponible pendant plus de cinquante ans. Aussi, précise-t-il, tous ces travaux seront terminés avant le mois de décembre prochain et les abonnés pourront disposer d’eau potable pour les fêtes de fin d’année.
Ces désagréments causés par les travaux devant conduire à l’accès de tous à l’eau potable d’ici 2021 n’ont pas émoussé les ardeurs des entrepreneurs ni le ministre de l’Eau et des Mines, Samou Séidou Adambi. « Il vaut mieux avoir de l’eau pour vivre que de ne pas avoir et en mourir. Car il s’agit d’un gros défi », a-t-il souligné.
A Zinvié dans la commune d’Abomey-Calavi, à part les problèmes de contournement, les populations sont confrontées à un autre problème, celui du foncier. Il s’agit notamment du déplacement de celles-ci pour se réinstaller ailleurs. Ce problème est l’une des raisons du retard de six mois enregistré dans l’exécution des travaux d’adduction d’eau potable dans la localité. Toutefois, les forages ont été déjà réalisés.
A cet effet, Samou Séidou Adambi a invité les communautés de cette grosse cité au civisme et au patriotisme afin que le développement amorcé par le gouvernement ne souffre d’aucune peine.
A cet effet, le préfet de l’Atlantique, Jean-Claude Codjia a rassuré le ministre « qu’enfin des solutions sont déjà trouvées et les problèmes fonciers sont en voie de règlement en collaboration avec la mairie d’Abomey-Calavi. « Ce règlement ne doit pas souffrir d’acte afin d’éviter après des ennuis », a averti, Samou Adambi. Le préfet a pris l’engagement de confectionner un nouveau planning afin que les choses entrent dans l’ordre. Une sensibilisation pourra amener les populations à comprendre le bien-fondé de ces travaux. Car, elles seront les vraies bénéficiaires.

 

Actualités 17 août 2018


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