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Nouvelles

Agriculture durable au Bénin : un miracle appelé mucuna
Au Bénin, les producteurs ont de plus en plus recours aux légumineuses pour faire face à la dégradation et à l’appauvrissement des sols. Le mucuna est une des solutions prisées pour ses multiples atouts. A première vue, et pour qui ne connaît pas sa valeur, le mucuna n’est qu’une mauvaise herbe. Mais, c’est une dépréciation qu’Agondo Houelonon ne tolère plus dans son exploitation agricole. La quarantaine, cette productrice de Kpataba, dans la commune de Savalou, à plus de 230 km de Cotonou, accorde du prix à cette légumineuse qui lui couvre les pieds. « Il ne faut plus dire ça! C’est une richesse », recadre-t-elle, avant de poursuivre : « Nos aïeux ont eu la chance de trouver de bonnes terres. Aujourd’hui, nous n’avons hérité en grande partie que de terres dégradées. On y produit sans pourtant rentabiliser ». C’est le cas de cet espace où la présence de chiendents montre déjà que c’est une terre appauvrie. C’est face à cette situation qu’on m’a recommandé le mucuna, cette plante qui me soulage. » Forte de ses deux décennies d’expériences agricoles, Agondo Houelonon ne tarit pas d’éloges à l’endroit de cette légumineuse. Elle y place ses espoirs pour la prochaine saison. « Voyez-vous, les chiendents (Imperata cylindrica, ndlr) ont été dominés. Il ne reste que quelques uns que j’arrache à la main. A la prochaine saison, je ne vais plus labourer ni sarcler. Le sol sera toujours humide. Il me suffira de semer du maïs à la première pluie et d’attendre un bon rendement, malgré les poches de sécheresse éventuelles », dit-elle. Et si cette productrice est si confiante, c’est bien parce qu’elle en a déjà fait l’expérience et que ça lui a marché. « A la dernière saison, les pluies ont été absentes pendant un mois après que j’ai mis les semis. Les voisins se plaignaient parce qu’ayant perdu leurs semis. Pendant ce temps, du fait de l’humidité conservée par le mucuna, j’étais soulagée», précise-t-elle. Une recette séculaire ! Agondo Houelonon n’est pas la seule productrice dans cette localité, au cœur des Collines, à en utiliser. Plusieurs autres producteurs, dont Benoit Hodonou y ont recours. « Avec les variabilités climatiques, la rareté des pluies, cette plante nous aide beaucoup», témoigne-t-il. Cependant, l’utilisation du mucuna dans l’agriculture béninoise n’est pas si récente. Selon une publication de septembre 1997 du Bulletin de recherche agronomique, cette légumineuse a été introduite au Bénin en 1986 par des chercheurs de l’Institut international d’agriculture tropicale (Iita) dans le cadre des approches de solutions aux problèmes de la baisse de fertilité des sols et de la lutte contre l’imperata. Elle est cultivée, souligne l’article scientifique, pour améliorer la fertilité et/ou la structure physique des sols, apporter l’azote nécessaire à la production des céréales, diminuer la population des chiendents à un seuil facilement contrôlable par le producteur, et pour lutter contre l’érosion du sol. « Les producteurs l’utilisent pour les cultures à venir. Le mucuna capte l’azote atmosphérique pour l’incorporer au sol. Ensuite, du fait qu’elle est rampante, cette légumineuse a une valeur ajoutée de plus. Lorsqu’on vous l’a planté, elle couvre la surface du sol. En grandissant, elle étale ses lianes. Les feuilles mortes riches en carbone attirent les micro-organismes, favorisant la restauration du sol. Juste après la culture de cette espèce, il est surtout conseillé de mettre des graminées, c’est-à-dire le maïs, le sorgho, etc. », renseigne Hubert Glin, spécialiste en fertilisation des sols. Une alternative à vulgariser En réalité, la dégradation des terres au Bénin se manifeste par une forte expansion des terres agricoles de l’ordre de 5 % depuis 1975, pour compenser la baisse de la productivité par l’accroissement des superficies emblavées de l’ordre de 50 000 ha environ par an. Les producteurs se plaignent dans certaines régions de la dégradation des sols et de la baisse des rendements. Les légumineuses sont alors prisées. « Le mucuna permet de restaurer presque la totalité de la fertilité du sol. Pour sa culture, généralement, cette plante est associée à d’autres cultures. On peut l’utiliser pour la jachère. Les feuillages, en couvrant le sol, favorisent l’humidité. Nous la recommandons dans nos campagnes aux producteurs afin de les aider à améliorer les rendements agricoles », déclare Judicael Bakambamou, agronome, chargé de programme à la start-up Tic-Agro business. Cette plante a bien d’autres vertus au-delà de l’agriculture. Environnement 29 sept. 2021


Protection de la couche d’ozone : la touche particulière du Bénin
La couche d’ozone est en voie de reconstitution grâce au protocole de Montréal mis en place par les Etats. Le Bénin signataire de ce protocole a entrepris plusieurs actions s’inscrivant dans ce sens afin de lutter contre les substances qui appauvrissent la couche d’ozone. Le protocole de Montréal est un mécanisme visant à protéger et à restaurer la couche d’ozone. Il a prouvé son efficacité au fil des trente dernières années. Dans son message, à l’occasion de la 34e journée mondiale de la préservation de la couche d’ozone, Antonio Guterres, secrétaire général des Nations Unies, a reconnu que la couche d’ozone est en voie de reconstitution. Le protocole de Montréal est, à l’en croire, plus qu’un simple exemple de la façon dont le multilatéralisme doit fonctionner. C’est un outil actif qui aide l’homme à réaliser sa vision du développement durable à l’échelle mondiale. En vertu de l’amendement de Kigali au protocole, poursuit-il, les pays se sont engagés pour éliminer progressivement les hydrofluorocarbones. « S’il est pleinement mis en œuvre, l’amendement de Kigali pourra empêcher un réchauffement de la planète de 0,4°C pendant ce siècle. De plus, les préparatifs du sommet sur les systèmes alimentaires, ce mois-ci, nous rappellent que l’amendement de Kigali peut également nous aider à accroitre la sécurité alimentaire», explique-t-il. Antonio Guterres indique que la réduction des hydrofluorocarbones, l’augmentation de l’efficacité énergétique et la création de technologies plus respectueuses de la couche d’ozone et du climat au titre de l’amendement de Kigali peuvent permettre à des millions de personnes d’accéder à des services durables de refroidissement essentiel. Ces services permettraient, selon lui, de réduire les pertes de nourriture dans les pays en développement où les aliments pourrissent souvent avant d’atteindre les marchés. « L’acheminement des produits agricoles là où ils sont nécessaires contribuerait à réduire la faim, la pauvreté et les incidences du secteur agricole sur l’environnement », note-t-il. Un autre avantage important de l’élargissement des moyens de refroidissement est, appuie-t-il, le stockage des médicaments et des vaccins comme ceux qui sont nécessaires pour mettre fin à la pandémie de Covid-19. Actions au Bénin Le Bénin mène plusieurs actions afin de réduire le trou observé au niveau de la couche d’ozone. Martin Pépin Aïna, directeur de l’Environnement et du Climat, relève que le Bénin a fait des pas de géant après la ratification du protocole de Montréal en juillet 1993. Premièrement, le Bénin a toujours participé aux différentes conférences de parties et pris part aux décisions prises au niveau international. Ceci lui a permis de mobiliser des ressources pour renforcer les capacités des artisans de froid, de climatisation, des techniciens, des ingénieurs et même des professeurs des universités. En dehors de ce renforcement de capacités, précise-t-il, le ministère du Cadre de vie et du Développement durable met des équipements à disposition de ces derniers pour leur permettre non seulement de détecter les faux fluides frigorigènes mais aussi de se mettre au pas au niveau des nouvelles technologies dans le domaine du froid et de la climatisation. Le directeur de l’Environnement et du Climat fait savoir que le Bénin œuvre aussi pour que les apprenants qui sortent des lycées techniques soient mieux équipés, mieux formés. « Ce qui nous a permis de faire une réduction des incidents que nous constatons par rapport à la manipulation des faux fluides frigorigènes. Il s’agit d’une réduction de pratiquement 85 %. Aujourd’hui, ces artisans et jeunes qui arrivent de nos villages et contrées ne sont plus brûlés parce qu’ils sont en train de remplir des bouteilles de gaz», se félicite-t-il. L’autre élément, selon Martin Pépin Aïna, c’est que le Bénin arrive à conserver les produits alimentaires, les vaccins ainsi que les produits pharmaceutiques. Ces actions participent énormément, à l’en croire, à la réduction de l’insécurité alimentaire et permettent aux populations de consommer des produits sains. Environnement 29 sept. 2021


Prestation de serment à la tête des institutions de l’Etat: Irénée Agossa propose une nouvelle formule
Au cours d’une rencontre avec des têtes couronnées, Irénée Agossa a suggéré que les cérémonies de prestation de serment soient désormais organisées dans des lieux sacrés. Nationaliste jusqu’au bout mais aussi traditionnaliste. Le président de Restaurer la confiance (Rlc), parti en attente de son récépissé provisoire d’enregistrement au niveau du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, propose une réforme des cérémonies de prestation à la tête des différentes institutions. Pour Irénée Agossa, « il est nécessaire que les cérémonies de prestation de serment ne se déroulent plus en des endroits où tout se fait. Elles doivent être organisées dans des lieux sacrés ». L’ancien candidat à la dernière élection présidentielle propose cette formule afin de contraindre les élus à respecter leurs engagements. « Il faut que les promesses faites lors des prestations de serment soient tenues pour donner réellement satisfaction aux besoins des populations. Toute personne qui ne respectera pas ses engagements en subira les conséquences », estime-t-il. C’est donc la force contraignante des milieux sacrés qu’invoque le président de Rlc en faisant cette proposition pour le moins paradoxale dans un pays où la Constitution impose la laïcité de l’Etat. Selon l’article 2 de la loi 2019 – 40 du 07 novembre 2019 portant révision de la loi n°90 – 32 du 11 décembre 1990 portant Constitution de la république du Bénin, «la République du Bénin est une et indivisible, laïque et démocratique». Expliquant mieux son option, Irénée Agossa soutient que «nous sommes le seul pays au monde à connaître des coups d’Etat sans effusion de sang. Nous sommes le seul pays à passer de la période de dictature à la démocratie sans effusion de sang. Et nous serons un pays qui aura un développement harmonieux sans effusion de sang. Mais pour y arriver, il faut un ancrage dans nos valeurs traditionnelles ». Mieux encore, le président de Rlc martèle qu’il faut « utiliser les traditions pour consolider les institutions ». Une proposition pour laquelle il va certainement mobiliser ses partenaires politiques et éventuels futurs élus au parlement. Premier challenge: les élections législatives de 2023. Société 29 sept. 2021


Ouverture de la 2e session ordinaire du Ces : l’examen du budget de l’Etat et d’autres dossiers au menu
Augustin Tabé Gbian, président du Conseil économique et social (Ces), a procédé, ce mardi 28 septembre, à l’ouverture de la 2e session ordinaire de l’institution. En dehors de la loi de finances 2022, plusieurs dossiers seront étudiés par les conseillers. C’est une tradition au Conseil économique et social (Ces), la deuxième session ordinaire est en grande partie consacrée à l’étude du budget général de l’Etat. Ainsi, la session ouverte hier, et ce pour trente jours, permettra aux conseillers d’examiner la loi de finances 2022 et de formuler d’éventuelles suggestions pour améliorer le document. Le président de l’institution, Augustin Tabé Gbian, rappelle la démarche à suivre pour aboutir à cette fin. « Dans cette perspective, des travaux seront organisés aussi bien en commissions qu’en assemblée plénière aux fins d’appropriation tant des orientations budgétaires de 2022 que du contenu du projet de budget lui-même. Ensuite, suivra un débat préliminaire sur le contenu du projet avant sa présentation aux conseillers par le ministre d’Etat en charge de l’Economie et des Finances, comme le prescrit la loi organique sur le Conseil économique et social », explique-t-il. Comme à l’accoutumée, l’exposé de l’argentier national permettra aux membres du Ces de mieux appréhender les nouvelles mesures budgétaires du gouvernement en vue de propositions qui tiennent compte de l’intérêt général et du mieux-être de la population. Après les éclaircissements du ministre, les conseillers feront une étude approfondie des documents budgétaires en commissions. Ce qui aboutira à un projet de rapport et d’avis qui sera ensuite examiné puis adopté en séance plénière. A cet égard, Augustin Tabé Gbian invite ses collègues à ne pas perdre de vue la conjoncture économique mondiale induite par la pandémie de Covid-19, et à prendre en compte les facteurs économiques et les grandes orientations du gouvernement en la matière, contenues dans son Programme d’action et dans le Programme national de développement (Pnd 2018-2025). Outre le budget de l’Etat gestion 2022, les conseillers vont poursuivre, durant la session, l’étude (en commissions) de plusieurs sujets d’autosaisine sur trois thématiques, à savoir, « la production de noix de karité au Bénin : enjeux et perspectives ; la problématique des changements climatiques: quelles pistes d’actions pour une transition climatique au profit des citoyens béninois et enfin les politiques sociales au Bénin: quelles stratégies pour un impact plus remarquable sur les populations». Au dire du président du Ces, il s’agira pour l’essentiel, de rédiger des projets de rapports et de recommandations sur ces différents thèmes. Paix à l’âme de feu Nestor Wadagni La deuxième session ordinaire du Ces s’ouvre sur fond de deuil avec la disparition brutale du vice-président de l’institution, Nestor Wadagni. La douleur était encore palpable dans la salle des plénières où a eu lieu, ce mardi, l’ouverture de ladite session. D’une voix lourde et chargée d’émotions, Augustin Tabé Gbian entame son allocution du jour par cet événement tragique. Tout triste, il confirme que la douleur reste encore vivace dans les cœurs et l’institution portera encore le deuil, pendant longtemps. La session budgétaire du Ces est aussi marquée par la réforme dans le secteur de la décentralisation. Le président du Ces rappelle cette actualité, et souhaite que l’ambition du réel développement à la base, qui sous-tend la réforme, puisse se concrétiser. Il rassure que le Conseil économique et social saura apporter sa contribution pour accompagner cette nouvelle dynamique. La récente rencontre entre le chef de l’Etat, Patrice Talon, et son prédécesseur, Boni Yayi, retient également les attentions au Ces. Le président Tabé Gbian salue l’initiative des deux personnalités, et « souhaite que les acteurs politiques accompagnent cette démarche qui vise à renforcer la paix et la concorde » dans le pays. Actualités 29 sept. 2021


Finance climatique au Bénin: Les défis du Fnec, selon le ministre Tonato
Au nouveau Conseil d’administration du Fonds national pour l’Environnement et le Climat (Fnec) installé, ce 28 septembre, le ministre José Tonato a rappelé les nouvelles orientations. Du Fonds national pour l’Environnement et le Climat (Fnec), le gouvernement attend beaucoup pour la mobilisation des ressources en la matière. Le nouveau Conseil d’administration nommé par décret 2021-446 du 8 septembre 2021 en est conscient. Le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José Tonato, a tenu à le rappeler à ses membres lors de l’installation ce 28 septembre 2021 de l’organe. « Le Fnec doit impérativement modifier l’échelle de sa vision, élargir la dimension de son ambition, sortir du confort de l’administration qui fonctionne tout court, pour relever rapidement de plus grands défis, tant aux plans national qu’international, en mobilisant des ressources financières de plus en plus importantes auprès des institutions et mécanismes dédiés, ceci pour faire définitivement la preuve de sa capacité technique effective à transformer l’essai et se mettre à la hauteur des ambitions du Pag », a-t-il souligné. En effet, l’institution a vu sa stratégie et ses interventions orientées dans le sens non seulement de leur alignement avec les Objectifs de développement durable, de l’Agenda 2063 de l’Union africaine, sur la base de nos Contributions déterminées au niveau national, mais aussi, dans l’accompagnement efficace de la mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement. La mobilisation des ressources, une nécessité L’appui du Fnec est attendu pour le développement économique et social équilibré du territoire national et le bien-être des populations, dans un cadre de vie de plus en plus résilient au climat. Ainsi, sur le chantier qui est dévolu désormais au Fnec, la mobilisation des ressources de la finance climatique parait plus que jamais une nécessité pour assurer un développement durable responsable, sobre en carbone et résilient au changement climatique. Mais les ressources nationales essentiellement constituées des écotaxes restent nettement insuffisantes face aux besoins exprimés dans de nombreuses soumissions aux appels à propositions et les requêtes de financement direct par les acteurs divers. De même, malgré l’effort consenti chaque année par l’Etat pour conduire par exemple le concours « Villes durables », tout en portant des projets de plus en plus consistants, allant de 20 à 200 millions francs Cfa, les attentes semblent encore loin des possibilités actuelles. « Je voudrais compter sur chacun de vous, individuellement et surtout collectivement, dans une synergie assumée en toute responsabilité, pour donner un véritable coup d’accélérateur aux capacités du Fnec », a martelé José Tonato. Composé de huit membres, le Conseil d’administration installé est présidé par Prof Constant Houndénou. Il aura durant trois ans à faire le suivi des activités du Fonds et son accompagnement dans la mobilisation des ressources financières nationales et internationales, pour l’amélioration du cadre de vie des populations béninoises, par la promotion des initiatives concrètes et réalistes d’atténuation et d’adaptation aux changements climatiques, dans nos contextes locaux et national. Déjà, le défi imminent est l’aboutissement des processus qui sont en cours auprès du gouvernement allemand, du Fonds vert pour le climat et du Fonds d’adaptation. Société 29 sept. 2021


Médecin-colonel Ibrahim Mama Cissé: « Dans le Borgou, aucun décès n’a encore été déploré parmi les personnes vaccinées »
Commencée depuis 1er avril dernier, la vaccination contre le coronavirus se poursuit dans le Borgou comme les autres départements du Bénin. Le médecin-colonel et directeur départemental de la Santé, Ibrahim Mama Cissé, se réjouit de la forte affluence des populations constatée au niveau des centres de santé. N’empêche qu’il soit revenu sur les dispositions à prendre pour avoir un répit. Avec à la clé, quelques cas graves à déplorer, la Covid-19 continue de sévir dans le Borgou. Réticentes au départ, les populations du département affichent désormais un certain engouement pour se faire vacciner. En témoigne leur affluence dans les centres de vaccination. « Nous sommes maintenant dans la phase active de la vaccination», fait observer le médecin-colonel et directeur départemental de la Santé du Borgou, Ibrahim Mama Cissé. «Au niveau des centres de santé des communes, petit à petit, la vaccination s’est étendue aux centres de santé des arrondissements. Elle a lieu 7 jours sur 7 dans toutes les 8 communes du département du Borgou et dans les centres de santé d’arrondissement », précise-t-il. « Tous les centres qui faisaient les vaccinations de routine ont actuellement été dotés de vaccins contre la Covid au profit des populations. Ce qui fait qu’à Parakou, nous avons le Centre de santé de la commune, le Centre de santé de Kpébié et celui de Madina. La vaccination s’effectue tous les jours. Concernant les militaires, c’est au centre de santé de la garnison de la ville», détaille-t-il. Les populations ont compris, selon le médecin-colonel, que la vaccination est bénéfique pour elles. « Elle protège contre les formes graves, puis évite les décès », poursuit-il, tout en insistant sur le respect des gestes barrières afin de limiter la propagation de la maladie, et en déconseillant la fréquentation des lieux de grands rassemblements. « Malheureusement, la troisième vague est là avec des souches delta plus contagieuses. Malgré cette menace, il y a un relâchement total du respect desdites mesures. J’en appelle à la responsabilité des uns et des autres, puis au leadership des élus locaux pour persuader les populations », a insisté Ibrahim Mama Cissé. « Pour le moment, la Covid-19 sévit sans répit, avec des cas de plus en plus graves et mortels parmi les sujets non vaccinés », met-il en garde. «Jusqu’à ce jour, nous n’avons pas encore observé dans le Borgou, un cas de décès parmi les personnes vaccinées », a-t-il informé. « Tous les cas graves et les cas décédés se retrouvent dans les rangs des sujets qui ne se sont pas encore fait vacciner », a également relevé le médecin-colonel. Société 29 sept. 2021


4e Forum pour la résilience en Afrique : sécurité, investissement et croissance au menu
Du 28 au 30 septembre, se tient la quatrième édition du Forum pour la résilience en Afrique (Arf 2021). Organisé par le Groupe de la Banque africaine de développement (Bad), le forum se déroulera en mode virtuel et portera sur le thème : « Covid-19 et au-delà : travailler ensemble pour un continent résilient ». L’Arf 2021 rassemblera les principaux acteurs autour des politiques menées et de la création des solutions pour financer le développement durable. Les travaux seront meublés de plusieurs tables rondes portant sur une dizaine de thématiques. La session introductive sera animée sur « Le nexus sécurité, croissance économique et investissement : des solutions pour atténuer la vulnérabilité et la fragilité ». La session sur le sous-thème « Accélérer l’adaptabilité au changement climatique dans les États en transition » permettra de planter le décor. Les participants se pencheront ensuite sur la stimulation de la fabrication et de l’industrialisation des produits pharmaceutiques, l’investissement dans les femmes entrepreneures, la création d’emplois au profit des jeunes. La réduction de la fracture numérique pour la croissance et l’égalité, le développement des solutions innovantes pour renforcer la résilience en Afrique, l’exploitation de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), sont également au menu des discussions. La tenue de ces assises revêt une importance capitale dans le contexte actuel où la pandémie du coronavirus continue de tester les mécanismes de résilience des communautés et des institutions avec des risques d’accroître les écarts socio-économiques entre les pays et à l'intérieur des pays. La rencontre servira de plateforme de partage d’expériences et de leçons apprises, et permettra d’explorer les innovations basées sur les tendances mondiales et régionales pour lutter contre la fragilité et renforcer la résilience durable sur le continent africain. En fait, la crise économique et sanitaire, souligne la Bad, a réduit les moyens de subsistance et fait payer un lourd tribut aux économies et aux sociétés africaines, en particulier dans des contextes de fragilité. La pauvreté, les conflits prolongés, l'instabilité politique, les crises humanitaires, associés aux violences sexistes, la dégradation de l’environnement et le changement climatique, continuent d’affaiblir le développement et d’empêcher de nombreux pays d’Afrique de sortir de la fragilité, fait remarquer l’institution. En marge de cet événement, se tiendra jeudi prochain le Forum d’Assouan (Aswan) pour la paix et le développement durables? Société 28 sept. 2021


Obligation de délivrance de factures normalisées : les écoles privées du Borgou demandent un moratoire de deux ans
Invités à délivrer désormais des factures normalisées aux parents de leurs apprenants, les établissements scolaires privés, laïcs et confessionnels du Borgou, à travers leurs structures faîtières, demandent un moratoire de deux ans au gouvernement. A travers ce plaidoyer, ils espèrent disposer du temps nécessaire pour se conformer à cette obligation. Obligation est faite, depuis quelques mois, de délivrer des factures normalisées à l’occasion des transactions commerciales ou de toutes prestations de service. Dans le Borgou, les établissements scolaires du privé, laïcs et confessionnels éprouvent des difficultés à mettre en application la mesure. Leurs faîtières demandent même au gouvernement un moratoire de deux ans afin de leur permettre de s'y conformer. « Cette année, le gouvernement est allé vers les promoteurs d’établissements privés ou les gestionnaires d’écoles privées, laïques ou confessionnelles pour que désormais, ils puissent également faire délivrer des factures normalisées aux parents d’élèves. Mais comme nous venons d’être informés et qu’il nous faut acquérir les machines devant servir à cet effet, les structures faîtières au niveau de l’église protestante et celle catholique ainsi que des écoles laïques ont décidé de porter à l’attention de l’Etat béninois, à travers le directeur général des Impôts, leur souhait de le voir leur accorder un moratoire de deux ans », a informé le coordonnateur départemental du patronat des écoles privées du Borgou, Claude Tikou. Pour pouvoir se conformer à cette nouvelle mesure, il estime que ces établissements scolaires concernés n’ont suffisamment pas été avertis. « Dans le monde scolaire privé, nous n’arrivons pas déjà à surmonter les charges qui sont liées à nos activités. Nous faisons également du social. Contrairement aux autres entreprises qui sont mercantiles, nous faisons beaucoup plus du social », a-t-il expliqué. Dans ce cadre, confie-t-il, des dossiers ont été déposés sur la table du directeur général des Impôts. « Je crois que d’ici à là, nous allons nous conformer. Nous ne sommes pas contre cette mesure prise par l’Etat. C’est un plaidoyer afin qu’on puisse mieux nous accompagner», poursuivra Claude Tikou. Plus loin, il confie que les factures normalisées n’ont en réalité aucun impact sur les frais de scolarité. « Les établissements scolaires privés ne paient pas la Tva. Il n’y a pas de Tva sur les frais d’écolage », précise-t-il. Toutefois, il reconnait qu’au nombre des avantages qu’elle offre, cette facture devrait permettre à ces établissements de procéder à un meilleur suivi, par rapport à leur gestion. Aux dernières nouvelles, les établissements scolaires privés, laïcs et confessionnels du Borgou ne sont pas les seuls à avoir pris cette initiative en direction du gouvernement. Société 28 sept. 2021


Célébration de l’excellence dans l’éducation à Pèrèrè : des lettres de félicitations à une trentaine de chefs d’établissements
Dans la commune de Pèrèrè, hier lundi 27 septembre, à la salle de délibération de la mairie, plus d’une trentaine de chefs d’établissements scolaires du primaire et du secondaire ont reçu des lettres de félicitations. Cette initiative de la mairie vise à reconnaître et encourager les efforts qu’ils ont consentis au cours de l’année scolaire 2020-2021. L’année scolaire 2020-2021, la commune de Pèrèrè s’est illustrée grâce aux résultats qu’elle a obtenus aux examens du Certificat d’études primaires (Cep) et du Brevet d’études du premier cycle (Bepc). Pour célébrer ces performances, la mairie a procédé, hier lundi 27 septembre à sa salle de délibération, à la remise de lettres de félicitations à une trentaine de responsables d’établissements scolaires. « Nous ne pouvons pas vous payer le prix du sacrifice que vous consentez. Tout ce que nous pouvons faire, c’est de vous témoigner notre reconnaissance et vous demander de continuer afin que notre commune puisse sortir de l’ornière », a indiqué le maire Abdoulaye Alassane Nouhoum, en s’adressant à ces responsables d’établissements. Il a exhorté leurs autres collègues à leur emboîter le pas pour que cette année scolaire, la commune puisse enregistrer des résultats encore meilleurs. La journée d’hier lundi 27 septembre a donc été consacrée à la célébration de l’excellence dans le secteur de l’éducation à Pèrèrè. A l’occasion, la mairie a également procédé à la remise de tables et bancs à certains établissements scolaires. Fruit des efforts des contribuables de la commune, le maire a invité les bénéficiaires à en faire un bon usage. Education 28 sept. 2021


Mobilisation sociale contre l’apatridie : des journalistes sensibilisés au droit à la nationalité
Dans le cadre d’un plaidoyer et d’une mobilisation sociale pour la réduction de l’apatridie au Bénin, des professionnels des médias ont été éclairés sur la thématique, jeudi 23 septembre à Cotonou. Lutte contre l’apatridie au Bénin. C’est autour de cette question que les professionnels des médias ont été mobilisés, dans la matinée du jeudi 23 septembre par leurs faitières, en collaboration avec Amnesty international Bénin et Mayro Magazine. Il s’est agi à travers diverses communications de clarifier le concept, ses manifestations, causes et conséquences et de revisiter le droit positif béninois sur la question de la nationalité. Selon la convention de New York du 28 septembre 1954, est considérée comme apatride « toute personne qu’aucun Etat ne reconnait comme son ressortissant par application de sa législation ». Ainsi, cette personne est dépourvue de nationalité et ne bénéficie de la protection d’aucun Etat. En réalité, la nationalité confère un lien juridique ayant à sa base un fait social de rattachement, une solidarité effective d’existence d’intérêts, de sentiments, joint à une réciprocité de droits et de devoirs. Et le droit à la nationalité est un droit consacré par la Déclaration universelle des droits de l’Homme en son article 15, et le pacte international relatif aux droits civils et politiques. Mais pour plusieurs raisons, une personne peut se retrouver en situation d’apatridie et pour prévenir le mal, il faudrait, entre autres, veiller à ce qu’aucun enfant ne naisse apatride, donc sans un acte de naissance, supprimer la discrimination fondée sur le genre dans les lois sur la nationalité, prévenir le refus, la perte ou la privation de nationalité pour des raisons discriminatoires. Certes, de nombreux Etats tels que le Bénin, le Burkina Faso, la Guinée, la Guinée-Bissau et le Mali ont officiellement adopté des plans d’action nationaux pour l’éradication de l’apatridie, mais les situations relatives au mal persistent. En ce qui concerne spécifiquement le Bénin, le citoyen lambda n’éprouve aucune contrainte à se faire établir un acte de naissance pour lui-même, encore moins pour sa progéniture. Mais dans certaines régions frontalières en proie à l’extrémisme violent, le phénomène s’accentue. L’atelier de formation à l’endroit des professionnels des médias vise à attirer l’attention sur l’urgence de corriger le tir. Car, l’apatridie a un impact dévastateur sur l’individu et peut être source d’insécurité et de conflits. Elle favorise au plan sous-régional les migrations, les trafics de toutes sortes. Le Bénin est appelé à intensifier sa politique d’identification et d’enregistrement des personnes, mais aussi à aller à des mesures coercitives pour vaincre l’apatridie. Société 28 sept. 2021


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