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Nouvelles

Wamma awards 2021: Nana Tepa lauréate dans la catégorie « Meilleur clip vidéo »
Du 16 au 18 septembre dernier, s’est tenue au palais des congrès de la capitale nigérienne, la 7e édition des Wamma awards (West african music and movie awards). Au terme de la compétition, le trophée de ‘’Meilleure vidéo autochtone’’ est revenu à la chanteuse béninoise Nana Tepa. Le Bénin est à nouveau honoré sur la scène musicale africaine. C’est à travers Irma Yontoun Tepa connue sous le nom de Nana Tepa. Elle a remporté le trophée de ‘’Meilleure vidéo autochtone’’ au palais des Congrès de la capitale nigérienne à l’issue de la 7e édition des Wamma awards (West african music and movie awards). Inscrite en ligne avec son morceau ‘’Pan’tori’’ à la suite d’un appel à projet lancé par le promoteur dudit festival Tchayé Okoudjou, elle a été nominée dans deux catégories à savoir : ‘’Meilleure musique autochtone et meilleure vidéo autochtone’’. C’est dans la deuxième catégorie qu’elle a reçu le trophée. Elle a exprimé sa joie pour cette distinction et souligne que ce trophée est une motivation pour elle d’aller encore plus de l’avant. « Je rends grâce à Dieu. Je remercie tout mon staff pour le travail abattu. Un sincère merci à l’endroit de tous ceux qui me soutiennent y compris la presse béninoise », a-t-elle laissé entendre. Digne fille de Natitingou, Nana Tepa chante surtout en ‘’Waama’’, l’une des langues les plus parlées dans l’Atacora. Son morceau ‘’Pan’tori ” est entièrement chanté en Waama dans un rythme assez particulier ‘’le Yobou’’. Ce trophée vient une fois de plus confirmer le talent de la chanteuse qui fait la promotion de la localité à travers sa musique. Il est à rappeler que des 32 Béninois, toutes catégories confondues, à être nominés pour ces trophées, seuls quatre ont pu tirer leur épingle du jeu. Culture 28 sept. 2021


Théâtre avec la compagnie Agbo-N’Koko: Ousmane Alédji redonne vie à la reine Tassi Hangbé
« Tassi Hangbé, la reine interdite» de l’auteur béninois Florent Couao-Zotti est mise en scène par le dramaturge Ousmane Alédji à travers une création intitulée « Tassi Hangbé, la reine amazone ». Une pièce de grande facture que conduit la compagnie Agbo-N’Koko pour des représentations dans les semaines et mois à venir. La compagnie Agbo-N’Koko et son légendaire metteur en scène Ousmane Alédji annoncent leur retour sur les planches avec une production de grande facture qui rend hommage à un personnage et pas des moindres. La pièce est intitulée «Tassi Hangbé, la reine amazone». Inspirée de l’ouvrage « Tassi Hangbé, la reine interdite» de l’auteur béninois Florent Couao-Zotti, elle s’attelle à faire œuvre d’histoire et de mémoire et à restituer l’épopée tragique d’une figure emblématique du royaume de Danxomè. Cette reine est considérée en effet, comme la première et unique femme de la dynastie royale d’Abomey. On lui attribue la création du premier régiment des amazones, appelées les «Agodjié», redoutables guerrières qui ont durablement marqué les imaginaires. Cette mise en scène est annoncée comme une œuvre de grande facture. L’intérêt du public qui attend avec impatience cette pièce se justifie aussi bien par la qualité de la mise en scène que par les comédiens et l’histoire qu’ils y relatent. Le metteur en scène de la pièce indique que l’écriture de Florent Couao-Zotti lui a inspiré deux approches. D’une part, le creusement des ambiguïtés et la désacralisation de l’érotisme féminin. « Il ne livre pas à ses lecteurs des scènes détaillées et ficelées d’un bout à l’autre, il ouvre des parenthèses et nous laisse les remplir. Et c’est justement là que l’imaginaire du metteur en scène vient féconder celui de l’auteur», indique Ousmane Alédji. Il faut dire que l’œuvre de Florent Couao-Zotti est avant tout « la traduction d’une histoire vraie, le récit d’un héritage renié, ensuite le témoignage d’une révolte contenue, d’un combat existentiel, puis, enfin, une leçon politique ». Comment restituer à l’histoire du royaume de Danxomê l’une de ses plus illustres guerrières effacée de la dynastie officielle des douze rois masculins de la monarchie, dans une démarche artistique résolument contemporaine sans déconstruire une légende ou alimenter une mythologie ? C’est là le challenge que s’impose le théâtre Agbo-N’Koko avec sa nouvelle création. Théâtre-opéra contemporain africain A Danxômè, Hangbé, la sœur jumelle de Akaba hérite du trône laissé vacant par ce dernier, décédé dans des circonstances non élucidées. Elle réalise qu’elle fait vite l’objet des commérages et intrigues de quelques notables influents de la cour dont son frère cadet, Gnansounou. Elle crée une unité d’élite composée que de jeunes femmes féroces et en fait sa garde rapprochée, les ‘’Agodjié’’, mais, cela suffira-t-il ? En tout cas, 75 minutes suffiront aux comédiens pour susciter encore plus d’interrogations et peut-être moins de réponses. Les rôles sont assurés par Rachelle Agbossou, danseuse, chorégraphe et professeure de danse, fondatrice et directrice de la Compagnie de danse « Walô », Carine Ahissou et sa sœur Tatiana Ahissou, plus connues sous le nom d’artistes, les Teriba, toutes deux chanteuses, auteures-compositrices, interprètes et percussionnistes. On y retrouve aussi Nathalie Hounvo Yèkpè, comédienne et metteur en scène au théâtre ainsi qu’au cinéma, ancienne étudiante de l’Ecole internationale de théâtre du Bénin (Eitb) où elle a étudié le jeu d’acteur et la mise en scène. Fidèle Gbègnon vient fermer la case féminine de la mise en scène. Elle est interprète de théâtre et de cinéma et styliste de formation. Depuis 1995, elle a abandonné ce métier pour se consacrer uniquement au théâtre et au cinéma. Elle a déjà eu la chance de travailler avec les plus grands metteurs en scène du pays. Parlant de metteurs en scène, on en retrouve deux sur cette création. Nicolas Houénou de Dravo est l’assistant du metteur en scène sur cette production. Cela n’a rien de nouveau. Les deux hommes ont souvent partagé une complicité et une complémentarité sur la plupart des créations de la compagnie. Enfin, Raphaël Hounto qui, depuis 1979, écume les scènes d’ici et d’ailleurs avec passion et professionnalisme. Les décors et la scénographie sont assurés par le plasticien de renom Dominique Zinkpè et le metteur en scène. Les costumes portent la griffe de Pamela Samè Houénoudé. Le metteur en scène est si connu du monde culturel et littéraire du Bénin et d’ailleurs. Ousmane Alédji à qui l’on doit le théâtre Agbo-N’Koko créé en 1993, est auteur de plusieurs textes de poèmes, de nouvelles et de théâtre. Il est le fondateur du centre culturel Artisttik Afrika. Expert pour l’Afrique de l’Ouest de la Commission internationale de théâtre francophone pendant huit ans, il a aussi dirigé le Festival international de théâtre du Bénin (Fitheb). Ousmane Alédji est récipiendaire de plusieurs prix et distinctions notamment, en 1995, le Premier prix de la Francophonie, en 2001 le Grand prix du théâtre du Burkina Faso, en 2000, le 1er Prix de la radio France Culture et de nombreux autres aussi bien au Bénin qu’ailleurs en Afrique. « J’ai écrit dans l’écriture de Florent et j’ai recréé les personnages de sa pièce pour les rendre actuels, dans une transposition contemporaine. Le corps de l’amazone est mis à nu, symboliquement et formellement. Le chant aide le corps à dévoiler toute sa puissance, à se livrer mais aussi à terrifier, l’art vocal endosse une fonction dramaturgique et évocatrice », explique-t-il. Le «Tassi Hangbé, la reine amazone que je propose en un théâtre-opéra contemporain africain, met en scène une femme puissante à la sensualité émancipée, une reine engagée dans l’adversité, et enfin, une amazone, une «Agodjié», jusque dans la mort», soutient Ousmane Alédji. Culture 28 sept. 2021


Indice des prix à la consommation du mois d’août 2021: Le Bénin enregistre une baisse de 1,8 %
L’Indice harmonisé des prix à la consommation du mois d’août 2021 a enregistré une baisse de 1,8 % par rapport à celui du mois de juillet pour ressortir à 106,3. C’est ce que révèle dans son bulletin, l’Institut national de la statistique et de la démographie. Les prix à la consommation ont connu une baisse de 1,8 % au mois d’août 2021 au Bénin. Dans son bulletin rendu public, l’Institut national de la statistique et de la démographie indique que ce repli de l’indice est imputable essentiellement à la diminution des prix des biens des fonctions «Produits alimentaires et boissons non alcoolisées » (-4,3 %). Les groupes de biens dont les prix ont essentiellement contribué à cette baisse sont les légumes frais en fruits ou racines (-38,0 %), en raison de la disponibilité de la tomate fraîche locale dans les marchés, les agrumes (-11,5 %), à cause de la saison de l’orange et du citron ainsi que le sel et les épices (-4,1 %), en lien avec la saison du piment. La tendance baissière de l’Ihpc est toutefois modérée par la hausse des prix des groupes de produits tels que céréales non transformées (+2,1 %), en raison de la hausse des prix du maïs séché et du mil en grain liée à la saison, Légumes secs et oléagineux (+7,5 %), à cause de la rareté du haricot blanc et du cassoulet. En glissement annuel par rapport à août 2020, la variation de l’Ihpc est de +1,4 %, contre +2,7 % un mois plus tôt. Par rapport à la nature des produits en variation mensuelle, les prix des produits frais et ceux des produits énergétiques ont baissé respectivement de 4,5 % et de 0,4 %. En glissement annuel, les prix des produits frais ont crû de 5,2 %, tandis que ceux des produits énergétiques ont diminué de 1,5 %. L’Institut national de la statistique et de la démographie précise aussi que le taux d’inflation au niveau national au titre du mois d’août 2021, suivant la définition adoptée dans l’espace Uemoa, est ressorti à +1,7 %, soit une baisse de 0,3 point par rapport au mois de juillet. Actualités 28 sept. 2021


Mise à jour automatique de la comptabilité des entreprises : trois jeunes béninois proposent la plateforme Iwo.bj
Abdoul Razak Hachimou et Saleem Gadjè, deux ingénieurs télécoms béninois et leur compatriote Akonédjro Agbognon, comptable, ont présenté, hier lundi 27 septembre, la plateforme Iwo.bj à Cotonou. C’est un outil conçu pour répondre aux besoins de suivi journalier et de mise à jour automatique de la comptabilité des micro, petites et moyennes entreprises. Il est disponible en version web et mobile (Android). Mise en ligne depuis juin 2021 par la start-up du trio composé d’Abdoul Razak Hachimou et Saleem Gadjè, deux ingénieurs télécoms béninois et leur compatriote Akonédjro Agbognon, comptable, la plateforme Iwo.bj a été présentée hier, lundi 27 septembre à Cotonou. Selon Saleem Gadjè, ingénieur Télécoms et spécialiste en transformation digitale, elle apparaît comme un outil de gestion de la comptabilité et a pour vocation d’accompagner les micro, petites et moyennes entreprises de l’espace du Système comptable ouest-africain (Syscohada). Pour l’ingénieur télécoms, Iwo.bj est un agent comptable intelligent qui répond aux besoins de suivi journalier et de mise à jour automatique de la comptabilité des micro, petites et moyennes entreprises. « Notre objectif est de faire de telle sorte que la comptabilité soit suivie de façon quotidienne sur 365 jours jusqu’à l’obtention de l’état financier qui est un document utile pour les déclarations des impôts», a-t-il confié. La plateforme Iwo.bj permet aux entreprises de se conformer aux réformes au plan national et sous régional, selon Akonédjro Agbognon. Disponible en version web et mobile (Android), cette plateforme fait déjà le bonheur d’une dizaine d’entreprises au plan national. « Nous avons déjà une dizaine d’utilisateurs et nous invitons les Pme à utiliser Iwo.bj pour améliorer leur productivité économique », a-t-il ajouté. Pour l’unique comptable du trio, tous ceux qui sont dans le domaine de la comptabilité peuvent utiliser facilement cette plateforme qui vient combler un vide dans le domaine de la comptabilité. «Cette plateforme est essentielle et à moindre coût dans un contexte où près de 80 % d’entreprises meurent parce qu’elles n’arrivent pas à tenir correctement leur comptabilité », a-t-il confié. Les fonctionnalités de la plateforme Iwo correspondent aux besoins des entreprises. « Nous avons les principes de base de la comptabilité sur le plan Syscohada, les journaux, les grands livres, la balance, impression des états financiers accessibles aux utilisateurs», explique-t-il. A l’en croire, tout est automatisé et l’on a la possibilité de pouvoir suivre la comptabilité de loin. Selon Abdoul Razak Hachimou, la dématérialisation des process est le cœur de métier de la start-up Iwo. La vision majeure de ce groupe de jeunes est d’accompagner également la démarche de digitalisation et d’optimisation des procédures. Avec sa plateforme, cette start-up veut se positionner non seulement sur le marché local mais aussi sur le marché sous régional. Abdoul Razak Hachimou souhaite qu’Iwo soit un outil de premier choix en termes de gestion de la comptabilité au Bénin et sur le continent. « Iwo est développé par les Béninois et pour les Béninois ainsi que pour la sous-région pour faciliter la gestion de la comptabilité au niveau des entreprises », a-t-il indiqué. Société 28 sept. 2021


Analyse des comptes nationaux par l’Assemblée nationale: Les capacités du personnel d’appui des députés renforcées
Du 27 septembre au 1er octobre prochain se tient à Lokossa, au profit du personnel de l’Assemblée nationale chargé d’appuyer les députés en matière d’analyse du budget de l’Etat, un atelier organisé par le ministère de l’Economie et des Finances. « L’analyse des comptes économiques et l’interrelation entre les comptes », c’est le thème de l’atelier qui réunit à Lokossa dans le département du Mono, des cadres spécialistes des questions relatives aux finances publiques et à l’économie de l’Unité d’analyse, de contrôle et d’évaluation du budget de l’Etat (Unaceb), un organe de l’Assemblée nationale. Les enseignements ainsi que les exercices pratiques prévus pour le compte de cet atelier se déroulent sous la houlette de l’Unité de gestion des réformes des finances publiques qui en a pris l’initiative au nom du ministère de l’Economie et des Finances. Durant les cinq jours d’activités allant du 27 septembre au 1er octobre prochain, il sera question d’outiller les participants sur l’analyse de certains paramètres importants qui entrent en ligne de compte dans l’élaboration du budget. Il s’agit des comptes nationaux mais aussi du commerce extérieur et de la monnaie. L’attention sera également portée, en cette veille de l’ouverture de la session budgétaire au Parlement, sur les techniques de prévision macroéconomique et l’interrelation entre les différents comptes. Représentant le ministre de l’Economie et des Finances à l’ouverture de l’atelier de formation, le secrétaire général du ministère, Alban Bessan, explique que cette initiative vise à contribuer de façon qualitative à l’efficacité des cadres de l’Assemblée nationale dans leur mission d’accompagnement des députés d’une part, et à répondre au mieux aux attentes des parlementaires en matière d’analyse économique du budget de l’Etat d’autre part. La connaissance des comptes nationaux est indispensable aux spécialistes de l’analyse économique dans la mesure où ils fournissent un certain nombre de renseignements, précise Alban Bessan, qui fait savoir qu’entre autres enseignements, il y a le « cadre de système de comptabilité nationale cohérent qui permet de mesurer les variables économiques clés d’une nation ». L’importance des comptes nationaux Relativement à l’importance des comptes nationaux, le représentant du président de l’Assemblée nationale, Mariano Ogoutolou, souligne que ces comptes fournissent une évaluation de l’ensemble des activités économiques qui se sont déroulées dans un pays au cours d’une période donnée (généralement une année). Ils sont censés, soutient-il, apporter une réponse à certaines questions fondamentales relatives au rythme de création de la richesse de l’économie et à la contribution des différents secteurs d’activité au calcul du Produit intérieur brut (Pib) et sa répartition entre les différents secteurs de l’économie. Au regard de son importance, se convainc Mariano Ogoutolou, les comptes nationaux doivent être bien maîtrisés par les cadres parlementaires chargés de l’analyse économique. Pour lui, au terme de la formation, les participants doivent avoir une meilleure connaissance du calcul général de l’analyse des comptes et une parfaite compréhension des indicateurs et du contrôle de cohérence. Egalement, il est attendu des participants une maîtrise de l’interrelation entre les différents comptes macroéconomiques et des agrégats temporels. En plus, ils devront être dotés des différentes techniques d’analyse des comptes économiques et s’imprégner au mieux des techniques de prévision utilisées par l’administration financière. Au dire de M. Ogoutolou, l’atelier est appelé, par ailleurs, à formuler des recommandations devant améliorer, entre autres, « le vote de la loi de finances et le contrôle des politiques publiques en vue d’une meilleure gouvernance des ressources de l’Etat ». Actualités 28 sept. 2021


Acte 2 de la décentralisation au Bénin: Le gouvernement annonce une réforme pertinente et innovante
Le Président de la République a présenté ce 21 septembre 2021 au Palais des Congrès, le volet décentralisation de son projet de réforme de l’administration territoriale aux élus communaux et municipaux du pays pour recueillir leurs observations et adhésion. Globalement, il convient de retenir de cette réforme structurelle bien accueillie par les acteurs, que : (i) le maire sera confiné dans son rôle politique et sera chargé de la supervision de l’administration communale et (ii) l’administration sera gérée de main de maître par le secrétaire exécutif, ordonnateur du budget communal. Une nouvelle typologie des communes est donc proposée de même que l’assouplissement de la tutelle et la création d’un Fonds d’investissement communal à la place du célèbre FADeC ; une manière pour le gouvernement d’endiguer, une fois pour de bon, les maux qui minent la décentralisation béninoise. Après un détour sur la constitutionnalité de la réforme, il convient de plaider pour un assouplissement des relations entre le maire et le secrétaire exécutif. Par Franck S. KINNINVO L’objectif du gouvernement à travers cette réforme est que « les collectivités locales deviennent effectivement des espaces de vitalisation du territoire et d’épanouissement du citoyen, qui favorisent l’expression du génie de ce dernier et lui assurent l’accès à tous les services sociaux de base ». Un enjeu qui s’apparente à la promotion du développement et de la démocratie à la base. La démocratie locale, socle de la démocratie nationale vise à impliquer les populations dans les prises de décision et la reddition de comptes afin d’en faire des citoyens modèles, responsables et utiles à la gestion du pays. C’est donc dans un contexte de démocratie locale que les collectivités territoriales promeuvent le développement à la base. La constitutionnalité et la légalité de la réforme Pour analyser la constitutionnalité des réformes annoncées par le gouvernement dans le secteur de la décentralisation, il faut la confronter aux principes de « la libre administration des collectivités territoriales » et de « l’autonomie locale ». L’article 151 nouveau de la Constitution béninoise dispose : « les collectivités s'administrent librement par des conseils élus pour un mandat de cinq (05) ans dans les conditions prévues par la loi ». Cette libre administration s’étend au pouvoir réglementaire dont disposent les maires pour l’exercice des compétences de leur commune. La libre administration est un principe de protection des collectivités territoriales contre les immixtions et les injonctions de l’Etat central. Elle est renforcée par l'autonomie locale qui se définit comme le droit et la capacité effective pour les collectivités locales de réglementer et de gérer, dans le cadre de la loi, sous leur propre responsabilité, les compétences et les attributions de leurs organes. En analysant le contenu de la réforme, on peut se réjouir de son caractère législatif et de l’absence de l’immixtion de l’Etat dans le fonctionnement de la commune, à quelques exceptions près. La réforme tant attendue est donc constitutionnelle et ne donne pas un droit d’immixtion à une structure autre que les organes de la commune. Le retrait de la fonction d’ordonnateur du budget communal au maire au profit du secrétaire exécutif n’entrave en rien l’autonomie locale. La loi peut retirer au maire la fonction exécutive dont découle l’ordonnancement du budget, sans pour autant entamer la libre administration des collectivités territoriales. La vie des collectivités territoriales au Bénin est d’abord et avant tout organisée par la loi. La Constitution en énonce quelques principes de base. Les lois sur la décentralisation actuellement en vigueur ont conféré aux maires la compétence d’ordonnateur du budget. Parallélisme des formes oblige, la loi peut la transférer à un autre organe, pour peu qu’il soit de la commune et sous la responsabilité du maire ou du conseil communal. Mais avant d’aborder les points susceptibles d’être améliorés, il convient de parcourir les grandes lignes de la réforme. Le contenu de la réforme La réforme envisagée par le gouvernement est innovante et pertinente. Elle permettra d’avoir des communes dynamiques et capables d’impulser le développement à la base. La réforme ne change pas les compétences des communes. Les communes conservent la plupart des compétences héritées de la loi n° 97-029 du 15 janvier 1999 portant organisation des communes en République du Bénin. Toutefois, avec la nouvelle typologie des communes, on s’attend à une redistribution des compétences et un dimensionnement des services communaux selon les statuts. Les communes à statut particulier ayant la totalité des compétences. Dans un récent plaidoyer, l’Association nationale des communes du Bénin (Ancb) a également souhaité que la charge «de la réalisation et de l’entretien des réseaux d’éclairage public » inscrite dans l’article 88 de la loi n° 97-029 soit retirée aux communes, même si dans l’exercice de la police administrative, le maire peut décider d’y investir. La pertinence de cette requête de l’Ancb suggère sa prise en compte dans la réforme actuelle du Code de l’administration territoriale au Bénin. La séparation des fonctions politiques d’avec les fonctions techniques, un point central de la réforme Le maire cesse désormais d’être à la fois président de l’organe délibérant et organe exécutif de la commune. Le maire est donc dessaisi des fonctions exécutives et désormais renforcé dans ses fonctions politiques et dans la supervision de l’administration communale. L’idée qui sous-tend ce rééquilibrage des pouvoirs est de soustraire le maire à l’impact négatif (politique) de la gestion du budget de la commune. Quatre organes politiques pour la nouvelle commune Les organes délibérants de la commune sont le Conseil communal et le Conseil de supervision que préside le maire, auxquels on ajoute le maire et le Chef d’arrondissement comme des organes non délibérants. Le Chef d’arrondissement est une autorité subordonnée au maire qui le représente dans l’arrondissement. - Le Conseil communal reste compétent pour les questions de planification, les grands projets départementaux et intercommunaux, la validation du budget adopté par le conseil de supervision, la création et les taux des redevances locales ainsi que les taux des impôts et taxes dans les limites fixées par la loi de finances. Le Conseil communal reste également compétent pour les projets de coopération avec des institutions nationales ou étrangères. Il reçoit les rapports trimestriels d’activités du maire et délibère sur toute question d’importance qui ne relève pas des attributions d’autres organes de la commune. Les propositions de fusion, de scission et de modification des limites du territoire départemental ou communal et les modalités de règlement des conflits territoriaux avec d’autres communes relèvent également de l’organe délibérant par excellence. Le Conseil communal intervient dans la procédure disciplinaire contre les chefs d’arrondissement. - Le Conseil de supervision est en réalité un organe de supervision du secrétaire exécutif. Il est compétent pour (i) approuver le règlement intérieur de la mairie et le Plan de travail annuel proposés par le secrétaire exécutif, la grille de rémunération du personnel de la mairie, si elle n’est autrement fixée par des dispositions légales et réglementaires ; (ii) adopter le budget primitif et remanié de la commune, l’organigramme et les procédures de la mairie avant validation par le conseil communal. Le Conseil de supervision que préside le maire (i) assure également le contrôle de la gestion du secrétaire exécutif, (ii) autorise les conventions d’importance significative, (iii) délibère sur les projets d’actes de gestion des propriétés foncières et des domaines de la commune et (iv) examine les rapports d'activités du secrétaire exécutif ainsi que les rapports annuels de performance. Le Conseil de supervision est consulté par le maire et le conseil communal pour toute question liée à l’exercice des pouvoirs propres conférés au secrétaire exécutif. - Le maire reste et demeure la première autorité politico-administrative de la commune. Officier d’état civil, officier de police judiciaire, il représente la commune devant les autorités centrales et départementales et dans le cadre de la coopération décentralisée. Le maire est toujours chargé de la police administrative, de la protection civile et exerce le pouvoir réglementaire dans les domaines de compétences de la commune. Le maire veille à la préparation du budget de la commune par le secrétaire exécutif, sur la base des orientations du conseil de supervision et des documents de planification de la commune. Il veille à la bonne gestion de l’administration de la commune par le secrétaire exécutif. Un organe exécutif autonome et surprotégé Le secrétaire exécutif « est le premier responsable de l’administration communale ». Ordonnateur du budget, il assure l’organisation de tous les services communaux et l’exécution du service. Il assure la gestion des ressources humaines, la délivrance des permis et autres autorisations que prévoient les lois et règlements dans les domaines de compétence de la commune. Le secrétaire exécutif assure la gestion des ressources financières et matérielles de la commune, la gestion de l’information et de la communication de la commune, la publication des règlements et représente la commune dans la vie civile. Le secrétaire exécutif est nommé par le maire après tirage au sort dans un fichier national d’aptitude. Le profil est de cadre A1 avec 6 ans d’ancienneté ou de niveau Bac+5 avec 10 ans d’expériences. Le secrétaire exécutif dispose d’un mandat de six ans, ne peut être suspendu, mais révocable en cas de faute lourde constatée par le maire ou le préfet. Son répondant au niveau des arrondissements est le secrétaire exécutif d’arrondissement. Le secrétaire exécutif nomme aux autres fonctions et emplois de l’administration communale. Pour certains directeurs, il doit choisir dans un fichier national d’aptitude. Le fichier national d’aptitude des directeurs concerne la personne responsable des marchés publics, le responsable chargé des affaires financières, le responsable chargé des services techniques, le responsable chargé de la planification et du développement local, le responsable des systèmes d’information et le responsable des affaires domaniales. Les évolutions au niveau des intercommunalités Il est prévu, au niveau des intercommunalités, la création d’un conseil de supervision composé du président du conseil de communauté, des deux vice-présidents et des maires des communes membres et la création d’une fonction de secrétaire permanent, l’équivalent de celle de secrétaire exécutif dans les communes, en remplacement de la fonction de directeur des services intercommunaux. Le redistribution des pouvoirs et les régimes de responsabilité entre ces organes seront inspirés du modèle de communes. Des relations entre le maire et le secrétaire exécutif Les relations entre le maire et le secrétaire exécutif sont essentiellement fonctionnelles. Le maire ne peut pas l’instruire sauf dans les cas rares de l’exercice de la police administrative et de la protection civile. Le maire peut également le réquisitionner pour suppléer au dysfonctionnement du service public. Une tutelle allégée L’une des fonctions de la tutelle la plus redoutée par les maires est le pouvoir d’annulation. La réforme du gouvernement améliore la tutelle subséquemment à l’amélioration de l’administration communale. Ce qui ouvre la voie au déféré préfectoral. Ainsi le juge administratif pourra enrichir le droit de la décentralisation qui, relevant du droit administratif est prétorien. On peut donc espérer un développement du droit de la décentralisation au Bénin. La création d’un Fonds d’investissement communal en lieu et place du Fonds d’Appui au Développement Communal Il sera mis en place, un Fonds d’Investissement communal, en remplacement du FADeC, abondé principalement par l’Etat pour financer les investissements des communes. L’étude sur le Fonds et les modalités de financement est presque achevée mais non disponible. On ne peut donc pas avoir des précisions sur les modalités. Ce fonds permettra aux communes d’avoir des ressources additionnelles sur le marché financier international. Orienté vers l’investissement communal, le Fic devra inclure le volet fonctionnement dans ses appuis car, certaines communes n’arrivent toujours pas à assurer la totalité de leur fonctionnement sur fonds propres. Mais la grande question demeure la représentation des élus communaux dans l’organe décisionnel du fonds et l’étendue de ses attributions. Quelques propositions d’amélioration Lorsqu’on aborde la vie des collectivités territoriales, il est de jurisprudence constante que l’autorité locale et son exercice relèvent d’abord des élus dont le maire est le premier d’entre eux. C’est pourquoi, les pouvoirs et l’autonomie de gestion conférés au secrétaire exécutif ne doivent pas dépasser le strict minimum pour éviter leur politisation. La séparation des fonctions politiques d’avec celles techniques, une exigence dictée par les réalités béninoises, ne saurait soustraire le détenteur du pouvoir exécutif communal aux contrôle et instructions du maire et des organes délibérants. De ce point de vue, il importe de plaider auprès des réformateurs pour un assouplissement de l’autonomie accordée au secrétaire exécutif de la commune. La loi peut faire obligation au maire de choisir le secrétaire exécutif dans un fichier national. C’est le rôle de l’Etat et sa contribution, eu égard aux expériences malheureuses connues par les communes du fait des recrutements fantaisistes observés depuis 2003. Si le principe de tirage au sort devait être maintenu, il faudrait alors permettre au maire d’opérer son choix après le tirage au sort de trois noms. Ainsi, à la suite d’un entretien organisé par le Conseil de supervision, le maire pourra prendre la décision de nommer parmi les trois celui sur qui son choix se portera. Le secrétaire exécutif, une fois nommé, propose à la nomination du maire les directeurs techniques, après tirage au sort dans le fichier national approprié pour ceux qui en relèvent. Il en devrait être de même pour les secrétaires administratifs des arrondissements dont la nomination doit être en dernier ressort faite par le maire. Aussi, l’exercice du pouvoir règlementaire du maire devrait-il également lui conférer l’exclusivité de la signature des permis et autres autorisations que prévoient les lois et règlements dans les domaines de compétence de la commune. L’organisation et les services de gestion de ces permis et autorisations relèvent d’office de l’organe exécutif qu’est le secrétaire exécutif. En outre, en vertu de l’autonomie locale, le préfet ne peut pas siéger en session conjointe avec le conseil de supervision pour décider de la révocation ou non du secrétaire exécutif. Il sera alors juge et partie étant donné qu’en sa qualité d’autorité de tutelle, il devra vérifier la légalité de cette décision plus tard. Il serait souhaitable que la procédure de révocation du secrétaire exécutif initiée par le maire soit exclusivement conduite par les organes de la mairie et soumise au contrôle du préfet. En l’absence des modalités de fonctionnement du Fonds d’investissement communal, c’est le statut renforcé du secrétaire exécutif qui interpelle dans le projet de réforme du gouvernement. Il est donc important d’établir une bonne collaboration entre le maire et le secrétaire exécutif. Cette bonne collaboration doit également s’étendre au conseil communal qui pourrait aussi recevoir le compte rendu du secrétaire exécutif. Or, dans la réforme, il semble que le secrétaire exécutif est totalement isolé du conseil communal dont il assure le secrétariat. L’organe délibérant par excellence doit conserver un droit de regard sur la gestion administrative de la commune. Il est également souhaitable que le maire, à l’issue des évaluations du secrétaire exécutif, puisse avoir la possibilité de mettre fin à son mandat, en cas d’insuffisance de résultats, à partir de sa deuxième année d’exercice. Dans la plupart des expériences de mobilisation des ressources réussies, les élus communaux ont toujours joué un rôle important. La célèbre « opération marbre » initiée par l’ancien maire de Klouékanmé en est une illustration. Il est donc souhaitable d’envisager, dans quelles mesures, le maire et les élus peuvent intervenir dans ce domaine. Le maire, autorité politico-administrative doit également disposer d’un service de communication. La communication au développement semble bien correspondre aux nouvelles attributions du maire sans oublier celle politique. Autres points non moins importants Les faiblesses occultées ou qui ne transparaissent pas dans le document de réforme partagé aux maires concernent essentiellement les ressources humaines, les modalités de promotion de la démocratie et de la participation citoyenne et l’amélioration des mécanismes de reddition de comptes. Ainsi, le sort du personnel des communes aux profils inadaptés pour la commune reste une préoccupation majeure. Il serait intéressant de créer une passerelle entre la fonction publique territoriale et la fonction publique nationale, facilitant l’absorption par la deuxième du personnel inadapté du premier qui peut être utile à l’Etat. Certains recrutements de l’Etat peuvent céder la place à des transferts de personnel depuis les communes afin d’alléger les charges salariales de la commune. Aussi, convient-il de noter que la promotion de la démocratie est aujourd’hui reconnue comme un service public local qui relève du maire et du conseil communal. Il serait pertinent d’insérer ce service dans l’administration communale comme c’est déjà le cas dans beaucoup de pays. Société 28 sept. 2021


Match Côte d’Ivoire # Malawi : Voici pourquoi Patrice Beaumelle préfère Cotonou à Marrakech
Les autorités ivoiriennes ont préféré jouer leur prochain match dans la capitale économique béninoise pour deux raisons selon  l’entraîneur des Eléphants de Côte d’Ivoire Patrice Beaumelle. Il s’agit de la qualité de la pelouse du stade de l’Amitié Général Mathieu Kérékou de Cotonou et de la proximité entre le Bénin et la Côte d’Ivoire. « Nous avons choisi le Bénin parce que les installations à Cotonou me paraissent idéales pour notre équipe, en plus ce n’est pas très loin. J’espère qu’on pourra avoir des Ivoiriens au stade pour se sentir un peu comme à la maison », a-t-il justifié sur Rti Sports.   Sports 28 sept. 2021


2e tour des éliminatoires du mondial U-20 Costa Rica 2022: Les Ecureuils dames surprises à domicile
La sélection U20 dames du Bénin a perdu par le score de 1-2 hier, dimanche 26 septembre, face à son homologue du Maroc au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo à la faveur de la manche aller du 2e tour des éliminatoires du mondial U 20 Costa Rica 2022. Les Lionnes de l’Atlas ont ouvert le score à la 29e minute par l’intermédiaire de Sofia Bouftini. Menées au score, les protégées de Ouzérou Abdoulaye vont subir la pression des visiteurs jusqu’à encaisser le deuxième but à la 37e minute. Cette réalisation marocaine est l’œuvre de Jawad Nassiara. Face à la forte pluie qui s’est invitée dans la partie, l’arbitre a interrompu cette rencontre à la 48e minute. Le match s’est poursuivi dimanche 26 septembre avec les 42 minutes restantes. A la reprise de la partie, les Lionnes de l’Atlas vont se montrer très menaçantes. Mais, elles se verront contrer par une équipe béninoise plus présente derrière. Toutes choses qui vont contraindre la buteuse marocaine, Sofia Bouftini a écoper d’un second carton jaune synonyme de carton rouge. Une situation qui va profiter aux Béninoises qui vont réduire le score par le biais de Titilola Milhad Sadikou à la 61e minute. Cette dernière bat la gardienne marocaine d’une lourde frappe. 1-2, les Ecureuils Dames tenteront de revenir au score sans succès. Les deux équipes se donnent rendez-vous à Rabat le 9 octobre prochain pour la manche retour. Sports 27 sept. 2021


Vaccination contre la poliomyélite dans le Mono et le Couffo: Le ratissage impacte six communes
Le vaccin contre la poliomyélite est en train d’être administré, depuis mercredi 22 septembre dernier, aux enfants de 0 à 5 ans qui avaient échappé à la campagne de vaccination de mai dernier. Cette phase de ratissage touche six communes sur 12 dans les départements du Mono et du Couffo. L’objectif de 95 pour cent de taux de couverture n’est pas atteint, dans plusieurs localités, à l’issue de la campagne de mai dernier pour la vaccination contre la poliomyélite. Sur la liste des localités concernées, on retrouve six communes des départements du Couffo et du Mono. Klouékanmè, Lalo et Dogbo sont les communes qui doivent redoubler d’effort dans le département du Couffo pour atteindre le taux de vaccination visé. Dr Jean Yaovi Daho, directeur départemental de la Santé, précise que c’est la localité d’Adjahonmè qui mérite l'attention dans la commune de Klouékanmè. Relativement à la situation dans le département du Mono, Lokossa, Athiémé et Comé sont les communes à faibles taux. La contreperformance en matière de couverture vaccinale varie d’une commune à l’autre. Pour le compte de Lokossa, il est seulement question des villages de l’arrondissement d’Agamè alors qu’à Athiémé, les agents vaccinateurs sont déployés dans deux arrondissements à savoir Athiémé centre et Adohoun. Par contre à Comé, ce sont tous les villages de la commune qui bénéficient des opérations de ratissage. Les raisons de cet état de choses sont diverses. Entre autres, « Il y a des cas d'absence, des gens qui ont peur des effets secondaires ou sous-informés et enfin, ceux qui refusent le vaccin pour des considérations religieuses », détaille Yacoubou Naïmatou au nom du Service départemental de la Santé publique et de la médecine traditionnelle du Mono. Ces motifs ainsi que le phénomène de résistance au vaccin n’étant pas inédits, les autorités sanitaires du Bénin ont décidé de procéder au ratissage en ciblant les zones concernées et ce, durant trois jours allant du mercredi 22 au vendredi 24 septembre. Dans les départements du Mono et du Couffo qui ne sont pas du reste, les agents vaccinateurs ont administré le vaccin contre la poliomyélite aux enfants de 0 à 5 ans quel que soit leur état de santé. « Le cas d’enfant malade n'est pas une contre-indication pour recevoir le vaccin contre la poliomyélite», appuie Mme Naïmatou. Elle a tenu à rassurer, par ailleurs, que les opérations de ratissage se déroulent dans le respect des mesures barrières à la propagation de la Covid-19. La stratégie de porte-à-porte imposée aux vaccinateurs ainsi que l’obligation du port de masque facial et l’usage du gel hydroalcoolique pour se désinfecter les mains dans les endroits où l’eau n’est pas facilement accessible sont quelques-unes des mesures barrières sur lesquelles comptent les responsables sanitaires pour ne pas faire de la campagne de ratissage un vecteur d’expansion de la pandémie de Covid-19. Société 27 sept. 2021


Animation de la vie politique à Pèrèrè: Trois conseillers communaux Fcbe adhèrent au Bloc républicain
Elus sur la liste Forces Cauris pour un Bénin Emergent (Fcbe), trois conseillers communaux de Pèrèrè ont, dans une déclaration qu’ils ont faite, samedi 25 septembre dernier à Parakou, décidé de rejoindre le Bloc républicain. Du coup, le Conseil communal de Pèrèrè enregistre un profond bouleversement au niveau de ses rapports de forces politiques. A Pèrèrè, le parti du cheval blanc cabré dans un Bénin vert, Bloc républicain (Br) a vu le cercle de ses membres s’agrandir, samedi 25 septembre dernier à Parakou. Cette formation politique de la Mouvance présidentielle a enregistré l’entrée de trois conseillers de ladite commune, dans ses rangs. Il s’agit de Ali Ali, de Akim Allagbé et de Bio Nari Orou Vincent. Leur déclaration d’adhésion, c’est au cours d’une rencontre organisée à Parakou, qu’ils l’ont lue. Elus conseillers communaux de la 4e mandature, ils ont décidé de couper définitivement les amarres avec le parti des cauris, pour travailler désormais sous la bannière du parti Br. Leur choix, se défendent-ils, c’est pour un véritable développement de la commune de Pèrèrè. Selon eux, il est indispensable de soutenir les actions du président de la République, Patrice Talon. C’est devant le responsable départemental du siège Br Borgou Abdoulaye Monra, le coordonnateur communal Br de Pèrèrè, Chabi Adam Bouko et de l'ancien maire de Pèrèrè et membre fondateur du Br, Mariétou Tamba, qu’ils ont fait leur déclaration. Leurs militants et autres sympathisants étaient également présents à la cérémonie. L'adhésion de ces trois conseillers au Br ne sera pas sans conséquence sur le fonctionnement du Conseil communal de Pèrèrè. Et ce, avec les rapports de forces politiques qui vont être profondément bouleversés. Société 27 sept. 2021


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