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Les résultats des examens nationaux pré-universitaires, ces trois dernières années, évoluent en dents de scie. Ils ont été particulièrement mauvais cette année. A l’analyse, il y a lieu de remettre en cause le système éducatif, notamment le niveau des apprenants et des enseignants d’une part et d’autre part les troubles sociaux en l’occurrence les grèves.
Pluie de pleurs et grincements de dents ont jailli en 2016 à l’annonce des résultats des examens nationaux. Le certificat d’études primaires (Cep) avait donné 39,26 % contre 89,61% en 2015 ; le Brevet d’études du premier cycle (Bepc) 16 % contre 30% en 2015 et le taux de réussite au Baccalauréat était de 30,14 % contre 34 % en 2015. La clameur publique avait alors imputé ces résultats au nouveau régime en place. « C’est le gouvernement du Nouveau départ », « Ils ont serré les notes », « C’est le vrai visage du niveau des apprenants »… Autant de raisons avancées pour expliquer la dégringolade observée dans les taux de réussite aux examens.
Nolens volens, le régime de la Rupture venait ainsi de rompre avec la largesse et la magnanimité dans les corrections d’examens pour révéler au Bénin, le réel niveau des apprenants. L’année qui a suivi, en 2017, semble avoir été plus clémente avec une hausse significative des taux d’admission : 65,15 % pour le Cep ; 50,56 % pour le Bepc et 41 % pour le Baccalauréat. Ces résultats ont suscité de grandes interrogations. Les candidats auraient-ils en un an relevé leur niveau ? Les enseignants se seraient-ils mieux appliqués pour donner une meilleure image de leur compétence ? Ou le gouvernement aurait-il mis de l’eau dans son vin face aux pressions sociales d’antan ? Des énigmes que la session 2018 allait peut-être aider à résoudre. Mais cette année 2018, les résultats se sont révélés avec de nouvelles contre-performances. Le Cep a légèrement régressé (64,44 %) ; le Bepc quasi catastrophique est passé de 50,56 % à 28,63 % et le taux d’admissibilité au baccalauréat (33,43 %) a connu une baisse de plus de 7 %.
Des résultats qui ont donc évolué en dents de scie pendant ces trois dernières années. Les raisons sont nombreuses.
Haro sur les grèves !
Les mouvements de débrayage en milieu scolaire constituent l’un des plus gros ennemis du système éducatif béninois. Une année sans grève au Bénin est un exploit. Ces trois dernières années, les mouvements d’humeur sont allés crescendo, perturbant l’année scolaire. Leur incidence sur les résultats scolaires n’est plus à démontrer. Au regard de la légère régression des résultats du Cep session 2018, le directeur des Examens et Concours (Dec) du ministère de l’Enseignement maternel et primaire, Victor Adohinzin, reconnaît sans ambages : « L’année scolaire n’a pas été apaisée avec des grèves perlées. C’est la seule explication que je donne pour le moment », a-t-il déclaré lors de la délibération du Cep, vendredi 27 juillet dernier. C’est ce que confirme son homologue, le Dec du ministère de l’Enseignement secondaire, technique et de la Formation professionnelle, Roger Koudoadinou, suite à la proclamation des résultats du Bepc. « Dans beaucoup de départements, des candidats, du fait de la grève, ont suspendu leur scolarité ; d’autres sont allés en aventure... Lorsque la grève a pris fin, de nombreux candidats n’ont pas repris les cours et se sont présentés ainsi à l’examen Ils ont donc raté beaucoup de cours et, du coup, n’étaient pas à jour dans les connaissances avant de prendre part aux compositions », a-t-il expliqué.
Les grèves phénoménales de cette année scolaire ont certainement atteint psychologiquement de nombreux candidats. La longue pause imposée et la forte probabilité d’une année blanche ont édulcoré l’entrain des apprenants et émoussé l’ardeur de plus d’un. Même au niveau des parents, il y a eu un relâchement dans l’encadrement, selon Roger Koudoadinou. Ce n’est qu’à quelques jours des compositions que les grèves ont été interrompues, laissant peu de temps aux candidats des écoles publiques pour se mettre à jour. Ont-ils pu rattraper en un mois ce qu’ils ont raté en trois mois ? Parmi les candidats malheureux, il est certain que la majorité ressort des écoles publiques. Il faudra alors espérer une franche et paisible collaboration entre les dirigeants et les acteurs du milieu scolaire pour éviter ces perturbations devenues fréquentes qui jouent sur le rendement des candidats.
L’épineuse question du niveau !
Quoique relatifs parfois aléatoires, les résultats d’un examen ne révèlent que le niveau des candidats. Lequel reflète la qualité de l’enseignement reçu. Il va donc sans dire que résultats, niveau de l’apprenant et qualification de l’enseignant sont intimement liés. Il n’y a pas de miracle en la matière. L’enseignant ne peut communiquer à l’élève que ce qu’il connaît. L’enseignant est comme la source à laquelle boit l’apprenant et dont il puise l’essentiel de ses ressources intellectuelles. Si cette source n’est pas fiable et qualifiée, l’on ne saurait attendre grand-chose d’un candidat à moins qu’il soit un génie. Or, il n’est pas donné à tout le monde d’être surdoué. La performance de l’élève moyen dépend en grande partie de l’enseignement qu’il reçoit. Si les résultats des différents examens nationaux sont déplorables, c’est que le système éducatif l’est tout aussi et mérite de profondes réformes.
Insatisfaits des résultats des différents examens, les ministres en charge de l’Enseignement secondaire, Mahougnon Kakpo, et de l’Enseignement supérieur, Marie-Odile Attanasso, l’attestent. « Nous devons nous poser beaucoup de questions par rapport au système éducatif », a affirmé le ministre Mahougnon Kakpo lors de la délibération du Bac, vendredi 10 août dernier. Il n’est pas rare de retrouver sur des épreuves de composition des aberrations et imperfections grammaticales, ou d’entendre que d’une école à une autre, des élèves de la même classe s’affrontent sur des connaissances dispensées par l’enseignant. Il y a alors de quoi s’inquiéter quant aux résultats des examens ! « Le profil des enseignants dans certains départements pose problème dans certaines matières », certifie le directeur des Examens et concours Roger Koudoadinou.
Par ailleurs, l’orientation de l’apprenant au second cycle est un facteur déterminant dans sa réussite. On remarque de plus en plus que les élèves accourent vers la série D. Conséquence, c’est une marée humaine qui échoue chaque année dans cette série alors que ces candidats auraient pu réussir dans des séries qui s’adaptent mieux à leurs compétences. Cette année, la série D a été la moins performante avec un taux de 24,76 %. Sur les 38 928 candidats qui ont composé, 9638 ont été déclarés admissibles, soit plus de 29 000 ont échoué. Les apprenants doivent être mieux orientés. La responsabilité des parents est aussi engagée !

A l’instar de leurs homologues des autres départements du Bénin, les candidats déclarés admissibles à l’examen du Baccalauréat, session de juillet 2018, du Borgou et de l’Alibori, sont attendus dans les différents centres, ce lundi 13 août. C’est pour les épreuves sportives, orales et facultatives.
Par rapport aux taux enregistrés, dans l’Alibori, il y a eu 590 candidats admissibles, soit 21,92 %. Trois centres de composition étaient ouverts dans ce département. Il s’agit des centres de Malanville, de Kandi et de Banikoara.
Dans le Borgou où il y avait 13 centres de composition, 3 242 candidats ont été déclarés admissibles. Ce qui fait un pourcentage de 29,66 % et relègue ce département à la 6e place sur 12. Pendant ce temps, l’Alibori se retrouve à au 11e et avant-dernier rang du classement sur le plan national.
Education 13 août 2018

Le paysage littéraire s’est enrichi d’une nouvelle œuvre titrée Jeunes, Osez ! C’est le moment favorable et signée du père Rodrigue Gbédjinou. L’ouvrage sonne comme une interpellation des jeunes pour attirer leur attention sur l’impérieux devoir de prendre position dans le temps, de ne pas se laisser entraîner par les flots torrentiels des événements.
La jeunesse doit agir contre les événements et non les vivre stoïquement. C’est l’exhortation qui ressort de l’œuvre commise par le père Rodrigue Gbédjinou portant le titre à tonalité interpellative ou impérative: Jeunes, Osez ! C’est le moment favorable. Publié aux éditions IdS, le livre comporte 142 pages et est réparti en neuf chapitres encadrés par une introduction et une conclusion.
L’auteur fait le constat que la jeunesse fait l’objet non seulement de flatterie mais aussi de manipulation sur fond d’instrumentalisation. Sur le plan politique, elle est réduite à un âge d'indigence et de manque et sert surtout à des fins électorales de quelques vieillards véreux qui les exploitent pour remplir les gradins aux heures de manifestations politiques. Dans cette situation, elle est perçue, voire pensée comme la masse fatalement désespérée jugée incapable de construire la cité où elle vit. L’auteur désigne le phénomène comme l’instauration d’une gérontocratie impitoyable. En réalité, il s’agit d’une injustice insoupçonnable. Car les jeunes représentent 70 % de la population béninoise et si l’on croise les statistiques sur le plan continental, on ne s’éloignerait pas de ce chiffre : 70 % des Africains sont jeunes.
Selon l’auteur, ce sont autant d’humains écartés ou qui s’écartent de la vraie existence pour survivre dans les bas-côtés de la vie, se contentant d’un quotidien sans éclat ni grandeur et de jours sans réels bonheurs. C’est donc à cette jeunesse instrumentalisée paradoxalement dans la vigueur de l’âge et qui subit les aspérités de son temps, que le père Rodrigue Gbédjinou invite à l’urgence de l’action.
Dans une approche comparative et pédagogique, l’auteur attire l’attention de la jeunesse sur une évidence partout ailleurs et en Afrique : ce sont les jeunes qui font le monde actuel, tant sur le plan politique qu’économique. Il part de l’exemple de l’actuel président français à celui de la maire de Rome en passant par le Premier ministre luxembourgeois, pour montrer comment des jeunes ont pu prendre ailleurs le destin de leur peuple en main. Cela suppose qu’on ait d’abord assumé son propre destin.
Autant qu’un impératif absolu, le verbe "oser" qui est une invite à une action immédiate, est aussi un appel à la réflexion?

A l’occasion de sa session supplémentaire 2018, la cour d’assises de la cour d’appel de Cotonou a connu du vingt-troisième dossier inscrit à son rôle, vendredi 10 août dernier. Il a porté sur le meurtre commis par Koffi Zingli sur Alexis Zoungbénou. Après délibérations, l’accusé Koffi Zingli a été condamné à 12 ans de travaux forcés. Il retourne en prison pour deux ans encore.
Douze ans de travaux forcés, c’est la sentence qui a été retenue à l’encontre de Koffi Zingli, reconnu coupable de meurtre commis sur la personne d’Alexis Zoungbénou.
A la barre, vendredi 10 août dernier, l’accusé n’a pas nié les faits pour lesquels il était poursuivi. Prié de décrire les circonstances dans lesquelles le crime est intervenu, il s’est expliqué tentant de voiler certains détails. Détails que la finesse et le professionnalisme de la cour auront permis de dévoiler. Puis la lecture de certaines pièces a permis aux membres de la cour d’établir définitivement, peut-on avancer, leur religion sur le crime ainsi commis.
L’avocat général n’a pas tardé à retenir la culpabilité de Koffi Zingli. Pour lui, les éléments constitutifs du crime de meurtre sont réunis : les éléments légal, matériel et intentionnel.
S’agissant de l’élément légal, le ministère public prend appui sur les articles 295 et 304 du Code pénal. Il ne fait l’objet d’aucun doute que tout le corps du délit est constitué, selon lui.
En ce qui concerne l’élément matériel, l’accusé a poignardé la victime qui s’est effondrée dans une mare de sang. Il l’a reconnu à la barre, indique l’avocat général.
Par rapport à l’élément intentionnel, il se déduit de l’élément matériel. Dès lors, conclut l’avocat général, l’accusé est accessible à la sanction pénale, parce qu’il est pénalement responsable. Il ne souffre d’aune altération de ses facultés mentales, relève le ministère public. Il requiert donc de condamner Koffi Zingli à 20 ans de travaux forcés.
Des réquisitions qui ne rencontrent pas l’assentiment de Me Louis Fidégnon, commis pour défendre Koffi Zingli. La défense réclame une justice humaine, car il s’agit du procès de la pauvreté, apprécie Me Louis Fidégnon. Son client, selon lui, a déjà accompli dix ans de détention préventive. La victime, relève la défense, devrait réclamer sa dette par voie légale. Au lieu de s’en prendre physiquement à son vis-à-vis. L’accusé, justifie-t-il, n’avait aucune envie de tuer. Il sollicite alors que la cour requalifie le meurtre en coups mortels qui tombent sous le coup de l’article 309 alinéa 4 du Code pénal. Me Louis Fidégnon embraie sur l’excuse de provocation et demande alors de condamner son client au temps déjà passé en prison.
La cour s’est retirée et après délibérations a condamné Koffi
Zingli à 12 ans de travaux forcés.
Pour les intérêts civils, le frère aîné de la victime, Valentin Zoungbénou s’est constitué partie civile et a réclamé 10 millions de francs Cfa à titre de dommages-intérêts pour s’occuper des orphelins et de leur mère. Des prétentions révisées à la baisse par la cour à 5 millions de francs Cfa que Koffi Zingli devra payer au frère aîné de la victime.
Résumé des faits
Courant 2008, le nommé Alexis Zoungbénou a sollicité l’intervention de Koffi Zingli pour l’aider à prendre en mariage sa jeune sœur
Véronique Zingli. En contrepartie pour ce travail, il a reçu de l’argent de la part d’Alexis Zoungbénou. Mais Véronique Zingli aurait refusé ce mariage arrangé en choisissant son mari de qui elle serait tombée enceinte.
Mécontent, Alexis Zoungbénou a commencé par exiger de Koffi Zingli le remboursement de son argent. C’est dans cette situation que les deux protagonistes se sont rencontrés fortuitement sur la route de Soyo dans la commune d’Allada dans la soirée du 29 avril 2008. Une altercation est survenue entre les deux et Koffi Zingli a poignardé Alexis Zoungbénou qui rendit l’âme sur le champ dans une mare de sang.
Interpellé et poursuivi pour meurtre, Koffi Zingli a reconnu les faits à toutes les étapes de la procédure?
Composition de la cour
Président : Wulfran Gbaguidi
Assesseurs : Martial Boko
Serge Tchina
Jurés : Bouraïma Kotchégbé
Hélène Dagba
Sosthène d’Almeida
Pélagie Lokossou
Ministère public : Marc Robert Dadaglo
Greffier : Félicien Fatondji
Vincent Ahéhéhinnou[/caption]Ils ne sont plus que trois membres fondateurs de l’orchestre Tout-Puissant Poly Rythmo de Cotonou : Gustave Bentho, Pierre Loko et Vincent Ahéhéhinnou. Ce dernier est le porte-parole du groupe qui fête ses 50 ans sur la scène cette année. Pour marquer cet anniversaire, un concert hommage a été organisé, 1er août dernier, jour de célébration des 58 ans de l’indépendance du Bénin. Au sortir de ce concert hommage, Vincent Ahéhéhinnou nous a confié ses sentiments.
La Nation : Quelles sont vos impressions après ce concert d’hommage du 1er août dernier ?
Vincent Ahéhéhinnou : Mes impressions sont très bonnes. Parce que le peuple béninois a compris que 50 ans d’un orchestre au Bénin, c’est important. Et, ils ont sacrifié à la tradition ; ils ont assisté nombreux au concert ; ils nous ont adulés, ils nous ont applaudis, ils ont chanté avec nous… C’était l’apothéose.
Que direz-vous à l’endroit de ce public qui vous a accompagnés sur scène le 1er août dernier ?
Je dis à tous : merci de nous avoir accompagnés. J’ai annoncé un concert gratuit pour nous avoir aimés, pour nous avoir aidés, pour avoir participé à notre émancipation. Je leur promets un beau concert gratuit.
Un mot à l’endroit de tous ces artistes qui vous ont accompagnés.
C’est une reconnaissance, que des valeurs musicales de mon pays viennent chanter nos morceaux, viennent nous soutenir, viennent nous souhaiter bon anniversaire. C’est une réelle fierté et je leur dis merci et à très bientôt.
Comment vous sentez-vous dans votre peau après 50 ans de carrière dans l’orchestre ?
Mais, très bien ! Cette soirée me donne l’espoir que je peux faire 50 ans encore. Nous sommes fiers d’avoir été utiles à notre peuple. La fierté d’avoir contribué à l’éducation des enfants. La fierté d’avoir donné des conseils aux adultes. La fierté de pouvoir continuer à exercer ce métier, jusqu’à la fin de mes jours.
Après cette soirée, quel est l’agenda du groupe ?
Nous avons un concert privé à donner. Nous avons une tournée nationale dans les douze départements et nous avons également une tournée sous-régionale pour partager avec ces peuples qui nous ont soutenus depuis que le groupe avait à peine 5 ans. Nous voulons partager avec eux les 50 ans que nous célébrons, parce que, souvenez-vous, nous sommes le seul orchestre africain à avoir 50 ans en activité. C’est important.
Au moment où l’orchestre naissait, vous êtiez un certain nombre. Aujourd’hui, vous n’êtes que trois. Quels sentiments vous ont animés lorsque vous êtes montés sur scène 50 ans après ?
C’est vrai, aujourd’hui, déjà, on a demandé une messe à l’intention de tous ceux qui nous ont quittés dans l’espoir qu’ils continuent de nous soutenir dans le monde où ils se trouvent. Nous sommes désespérés ! On aurait aimé qu’ils soient encore là, pour partager cette ferveur avec nous. Mais, Dieu en a décidé autrement, et je lui rends grâce.
Pensez-vous que, la musique béninoise aujourd’hui a de l’espoir ?
Sur le terrain, il y a beaucoup de jeunes qui font de la bonne musique. Il y a beaucoup de jeunes sur qui on peut compter pour espérer que la musique béninoise ait un lendemain meilleur.
58 ans d’indépendance, un message à l’endroit de la population béninoise.
Quel que soit ce que nous disons, nous sommes indépendants. Et cette indépendance nous vaut la liberté que nous avons aujourd’hui. Œuvrons à une indépendance totale. Cela dépend de nous-mêmes. Nous pouvons nous libérer, mais il nous faut des connaissances. Et nous allons y parvenir et développer notre continent.
Culture 13 août 2018
Les représentants des différentes lignées accomplissant les rites funéraires[/caption]Samedi 11 août dernier, a été rendue officielle l’information de la disparition du roi Dédjalagni Agoli Agbo de Danxomè qui a tiré sa révérence, le 2 juillet dernier à 87 ans. Aussitôt ont démarré les obsèques officielles du défunt roi dans son palais privé Gbindo à Abomey, qui durent trois mois.
Tôt ce samedi 11 août, Gbindo, le palais privé de dada Dédjalagni Agoli-Agbo grouillait de monde. Ambiance inhabituelle chez le souverain de Danxomè. Têtes couronnées, notables, hommes politiques, responsables politico-administratifs, amis et parents ont massivement fait le déplacement.
La ‘’fièvre’’ annoncée depuis quelques semaines sur le palais Gbindo a fini par le ‘’crépuscule’’. Un crépuscule qui a plongé le palais dans l’obscurité. La nuit est tombée sur le palais de Gbindo. Mille et une tournures pour annoncer le départ du roi qui a répondu à l’appel des ancêtres.
Après plus de quarante jours, l’annonce en a été faite publiquement, samedi dernier à 8 h 45 par le Mito daho, ministre du roi, Dah Gansè, en présence de la cour royale et des invités. Ainsi, démarrent les obsèques du roi par la cérémonie dite "Assikplata" faite de recueillements par les différentes lignées royales, chants et danses traditionnels, selon les us et coutumes du Danxomè,
Ici, chacun se fait distinguer dans sa catégorie et dans son rang par ses accoutrements : cardinaux, princes, princesses, gardiens des temples, adeptes et autres acteurs non négligeables de la cour. Des hommes avec les pagnes ceignant la taille et des femmes avec des pagnes noués à la poitrine parée des attributs des grands jours font d’interminables va-et-vient. On en croise encore qui ont le torse nu ou qui sont drapés de grands boubous. Chaque catégorie est dans son couloir et sait ce qu’elles a à faire. Les invités et amis sont aussi vêtus de diverses tenues locales. Tout indique ici que l’événement est d’importance : les obsèques d’un digne descendant du roi Houégbadja.
Des délégations mobilisées
Sur l’esplanade du palais Gbindo qui accueille les obsèques, se sont déployés des groupes d’animation qui prononcent des litanies propres aux distingués de la cour, font des libations et autres rituels.
Le gouvernement a été représenté par le ministre en charge de la Culture, Oswald Homeky, qui a réaffirmé l’engagement du gouvernement à jouer sa partition afin que l’unité et la paix règnent au sein des familles royales durant cette période transitoire.
Comme en de pareilles occasions, les rites relatifs aux obsèques d’un roi ne se déroulent pas en public mais dans la stricte intimité familiale. Et ceux du roi qui a rejoint les prairies éternelles n’ont pas non plus dérogé à la règle.
Le samedi dernier, jour du démarrage des obsèques et des cérémonies traditionnelles en son honneur, le public n’a droit qu’aux rites mortuaires dits "Assikplata". Ils sont consacrés aux lamentations, pleurs des sujets de la cour royale pour exprimer leur douleur à devoir subir le départ de leur roi pour l’au-delà. Les louanges sont faites pour saluer aussi le parcours exceptionnel du défunt. Un autre rite a consisté à sortir tous les tam-tams pour exécuter le rythme Zinli produit par 61 groupes. Cela consiste à pleurer l’illustre disparu, à lui rendre les hommages bien mérités et dus à son rang.
Les témoignages ne manquent pas sur la qualité d’homme rassembleur et de paix qu’a été le roi Dédjalagni. Ces obsèques dureront trois mois. Période au cours de laquelle sera désigné un nouveau roi qui devra officiellement clore ces obsèques qui viennent de démarrer.
Les avocats pourront prendre en compte certaines préoccupations de la Cnss[/caption]Dans le cadre de la vulgarisation des textes sur la sécurité sociale au Bénin, la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss) a échangé, samedi 11 août dernier, avec l’Ordre des avocats du Bénin. La séance ayant porté sur le thème : « L’avocat et la sécurité sociale pour tous », vise à faire connaître la Cnss à travers sa mission ainsi que ses prestations.
La Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss) entre en contact avec l’Ordre des avocats du Bénin. C’est à travers une journée d’échange où la caisse entend faire connaître les textes régissant ses prestations.
Dramane Diatéma, directeur général de la Cnss, a précisé que sa structure est chargée de recouvrer les cotisations et de servir les prestations de sécurité sociale. C’est, selon lui, cette mission que vise à faire découvrir davantage sa structure à travers la journée d’échange, sans oublier les activités qu’elle mène. Et pour la promotion de la sécurité sociale, poursuit-il, la rencontre est prévue pour obtenir le concours de cette corporation de la famille judiciaire. C’est à cet effet que le thème «L’avocat et la sécurité sociale pour tous » a été retenu, laisse entendre le directeur général de la Cnss. En dehors du thème central, les échanges ont porté aussi sur diverses thématiques telles que « Les principes fondamentaux du régime général de sécurité sociale » ; « Les prestations du régime général de sécurité sociale » ; « Le financement du régime général de sécurité sociale » ; « Les infractions et sanctions en matière de sécurité sociale » et « Le cabinet d’avocat et la sécurité sociale ».
Dramane Diatéma nourrit l’espoir que de nouvelles idées et de nouvelles propositions jailliront des échanges pour atteindre « l’idéal de la sécurité sociale pour tous ».
Intervenant au nom de ses confrères, Me Yvon Détchénou, bâtonnier de l’Ordre des avocats du Bénin, plaide déjà pour que les défenseurs de la veuve et de l’orphelin soient pris en compte en matière de prévoyance sociale. « L’avocat béninois n’a pas de protection sociale. Il n’a pas de retraite », se désole-t-il en envisageant une prévoyance sociale pour ce corps de métier. A ce sujet, il invite le directeur général de la Cnss à faire diligence pour qu’au 31 décembre prochain soit finalisé le dossier de sécurité sociale au profit des avocats béninois. La rencontre aura permis de faire un tour d’horizon de la prévoyance sociale au Bénin. Notamment, les avocats pourront prendre en compte certaines préoccupations de la Cnss et inversement, la Cnss recueillera les difficultés liées aux exigences de l’exercice du métier d’avocat.

Le Bénin a célébré la neuvième édition de la Journée africaine de la décentralisation et du développement local, le vendredi 10 août dernier. Les manifestations prévues à cet effet ont eu pour cadre la salle de conférences de la mairie de Cotonou, en présence des acteurs de la société civile, des élus locaux et communaux ainsi que des autorités du ministère de la Décentralisation et de la Gouvernance locale. Une occasion d’échanges sur les mécanismes de lutte contre la corruption au niveau local.
Les réflexions au cours de l’édition 2018 de la Journée africaine de la décentralisation et du développement local ont porté sur le thème « La lutte contre la corruption au niveau local, une voie durable pour transformer l’Afrique à partir de ses territoires». Ce thème a été adopté par le Comité technique spécialisé n°8 de l’Union africaine qui a aussi retenu deux sous thèmes à savoir « Corruption et conflits d’intérêt dans la gestion des affaires locales : un frein à la fourniture des services de base aux populations locales, à la justice et la paix sociale » et « Bonne gouvernance locale et promotion du rôle de la société civile et des médias : gage de succès pour la lutte contre la corruption dans les territoires ».
En évoquant l’intérêt de ce thème, le directeur général de la collectivité locale, Abasse
Olossoumaré a affirmé que : «Les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine, soucieux du handicap que constitue la corruption pour le développement du continent, ont décidé d’organiser une croisade contre ce fléau et de placer l’année 2018 sous le signe de la lutte contre la corruption ». D’après lui, non seulement la corruption est un phénomène social, politique, économique complexe qui touche tous les pays, mais également elle sape toutes les institutions démocratiques, ralentit le développement économique et contribue à l’instabilité gouvernementale. Les acteurs politiques sont conscients que près de 60 % des objectifs de développement durable doivent être mis en œuvre au niveau local, a informé le directeur général de la Collectivité locale. Mais ce niveau de gouvernance en Afrique n’est ni épargné, ni à l’abri du phénomène de la corruption avec ses méfaits, a-t-il souligné.
L’objectif de cette journée n’est pas de faire le procès de la mal gouvernance au niveau des collectivités territoriales, mais c'est un moment de sensibilisation et de conscientisation de tous les acteurs des territoires sur leurs obligations de reddition de compte dans l’exercice et ou à l’occasion de l’exercice de leur fonction.
Transparence dans la gestion locale
Travailler à mettre en œuvre au niveau des collectivités territoriales africaines, les différents instruments et engagements pris, tant au niveau mondial qu’au niveau africain concernant la prévention et la lutte contre la corruption ainsi que la promotion de la transparence et de l’intégralité dans la gouvernance des territoires. C’est une option faite par le comité, en tant que plateforme intergouvernementale en Afrique de la décentralisation, du service public et du développement urbain. Au Bénin, informe le directeur de cabinet du ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, Noël
Ayitchékpo Gankpé, il est impératif de veiller à la promotion de la gouvernance transparente et à l’éthique au niveau des collectivités territoriales. « La qualité de la gouvernance locale peut contribuer à relever les défis de développement si le respect des procédures est observé dans les actes de gestion des collectivités territoriales avec un renforcement des contrôles assortis des mesures de sanctions », a-t-il affirmé. Présent aux travaux, le président de l’Autorité nationale de lutte contre la corruption (Anlc), Jean-Baptiste Elias, s’est désolé de la propension du conflit d’intérêts qui gangrène l’administration locale, avec à la clé la création d’entreprises par certains élus qui s’arrogent tous les marchés publics.
Le directeur de cabinet du ministre a souligné que le gouvernement est respectueux de ses engagements internationaux en inscrivant la lutte contre la corruption au cœur de ses politiques et programmes de développement. Aussi, a-t-il mis à la charge des élus locaux l’obligation d’une gestion transparente des collectivités territoriales ainsi que des mécanismes nécessaires de leur bonne gestion.
Le président de la Cour constitutionnelle, Joseph Djogbénou[/caption]Le président de la Cour constitutionnelle, Joseph Djogbénou, a reçu, vendredi 10 août dernier, plusieurs délégations à son cabinet. Des membres du bureau de l’Eglise protestante méthodiste du Bénin (Epmb) au groupement professionnel de l’industrie du pétrole en passant par les lauréats des prix d’excellence aux olympiades universitaires du Cames et le préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy, accompagné du maire de Porto-Novo, tous sont repartis satisfaits des échanges avec ce dernier.
Les membres du bureau de l’Eglise protestante méthodiste du Bénin (Epmb), le préfet du département de l’Ouémé Joachim Apithy et le maire de Porto-Novo, les lauréats des prix d’excellence aux olympiades universitaires du Cames et une délégation du groupement professionnel de l’industrie du pétrole, ont été successivement reçus en audience, vendredi 10 août dernier, au cabinet du président de la Cour constitutionnelle.
Conduits par leur président, le révérend pasteur Amos Kponjesu Hounsa, les membres du bureau de l’Epmb sont allés féliciter le président Joseph Djogbénou pour son élection à la tête de la haute juridiction. Selon lui, il était de bon ton d’aller prier pour le président et lui témoigner le soutien de l’Epmb afin qu’il réussisse sa mission à la tête de cette institution de notre pays.
Le président de la Cour constitutionnelle, Joseph Djogbénou, a remercié la délégation pour son déplacement.
Le préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy, et le maire de la ville capitale, Emmanuel Zossou, ont échangé avec le président Joseph Djogbénou sur les problèmes qui minent le développement de la ville de Porto-Novo. Le président Joseph Djogbénou a mené plusieurs actions en faveur du département de l’Ouémé quand il occupait le poste de ministre de la Justice. On lui doit la délocalisation de ce ministère vers la ville capitale, cite-t-il en exemple. Il se dit également heureux des conseils du président Joseph Djogbénou en ce qui concerne les activités à mener pour le rayonnement du département en général et de la ville de Porto-Novo en particulier.
Fidèle Dèlidji, lauréat du deuxième prix d’excellence en économie dans le cadre des 50 ans du Cames et ses pairs, constituent la troisième délégation reçue par le président de la Cour constitutionnelle. Ils ont été encouragés par ce dernier pour avoir porté haut l’étendard du Bénin dans le domaine de la recherche dans nos universités.
Enfin, les membres du groupement professionnel de l’industrie du pétrole avec leur président, Luc Kolimèdjè en tête, sont allés féliciter le président pour son élection et toutes les actions menées pour le vote du nouveau Code pénal qui prend en compte l’interdiction de la vente de l’essence de la contrebande au Bénin. Selon lui, il a été question lors de leurs échanges de la réorganisation du secteur pétrolier afin que les grandes firmes ne soient plus pénalisées. Pour lui, il faut ramener l’ordre dans le secteur pour que la concurrence du secteur informel ne fragilise les investisseurs. « Après le départ de Shell, Texaco et autres, il faut travailler à ramener tous les vendeurs du kpayo au même niveau que ceux du secteur formel », a-t-il expliqué.

Dada Dédjalagni Agoli-Agbo était le roi de Danxomè. Il a tiré sa révérence le 2 juillet dernier à 87 ans. Selon les us et coutumes du Danxomè, c’est ce samedi 11 août que l’information est rendue officielle. Et démarrent les obsèques officiels du défunt roi dans son palais privé Gbindo à Abomey.
Par Valentin SOVIDE, AR/Zou-Collines
Après la fièvre annoncée sur le palais Gbindo, c’est le crépuscule qui est tombé. Il a fait nuit au palais de Danxomè. Sa majesté le roi a enfin répondu à l’appel des ancêtres. L’annonce en a été faite solennellement ce samedi à 8h45 par le Mito daho, ministre du roi, Dah Gansè en présence de la cour royale et des invités. Ainsi, suivront les recueillements par les différentes lignées royales, chants et danses traditionnelles.
Une cérémonie qui a mobilisé autorités, dignitaires, notables, parents et amis de cette cour royale. Des obsèques auxquelles ont pris part plusieurs délégations de la classe politique. Le gouvernement a été représenté par le ministre en charge de la Culture, Oswald Homeky.
Il faut noter qu’après son inhumation, ses obsèques et cérémonies traditionnelles ont ainsi démarré ce samedi 11 août dernier à Gbindo, son palais privé à Abomey, selon les us et coutumes de la famille. Une cérémonie dite "Assikplata" qui se manifeste par des chants et danses de la cité royale rythmés par le Zinli joué au moins sur 41 gourdes. Pour ce défunt roi, ce sont 61 gourdes de Zinli qui sont mobilisées.
Ces obsèques dureront trois mois. Période au cours de laquelle sera désigné un nouveau roi qui devra officiellement clôturer ces obsèques qui viennent de démarrer.
Culture 11 août 2018