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Nouvelles

Nomination du nouvel ambassadeur du Bénin près Cuba: Le médiateur de la République salue le choix de Cyr Koty
[caption id="attachment_30317" align="alignnone" width="1024"]Le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun [/caption]

Le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun a échangé, ce jeudi 9 août, avec le nouvel ambassadeur du Bénin près la République de Cuba. Comme ce fut le cas avec les autres présidents d’institutions de la République, Cyr Koty, à la veille de son départ pour La Havane, est allé recevoir les conseils du médiateur de la République pour la réussite de cette mission à lui confiée par le chef de l’Etat en le nommant à ce poste. 

Une nomination que salue le médiateur de la République qui estime que le président Patrice Talon a fait un bon choix. Selon Joseph Gnonlonfoun, Cyr Koty est pétri d’expériences. Il est bien averti non seulement des questions de développement mais aussi de coopération internationale pour avoir servi à l’extérieur. Le médiateur de la République reste confiant que le nouvel ambassadeur du Bénin près Cuba, même s’il n’est pas diplomate de carrière, réussira sa mission à La Havane. Il en veut pour preuve le parcours de Cyr Koty qui forcerait l’admiration. Le médiateur de la République conseille au nouveau diplomate de dynamiser les relations entre le Bénin et Cuba, lesquelles relations datent de la période révolutionnaire et privilégient les secteurs de la santé, l’éducation, la culture, le tourisme, le sport et la formation du capital humain.
Cyr Koty dit avoir pris bonne note de tous ces conseils et entend les prendre en compte pour relancer la coopération entre les deux pays. Il s’engage à explorer tous les centres d’intérêt de la coopération, actualiser les accords existants et les renforcer pour qu’ils soient davantage utiles pour le Bénin et la population. Cyr Koty promet par ailleurs de s’employer à voir les possibilités de partenariat entre le médiateur de la République et son homologue cubain pour un partage d’expérience institutionnel.
Il faut préciser qu’avant le médiateur de la République, Cyr Koty était en audience chez le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko pour le même exercice.

Société 10 août 2018


Association de malfaiteurs et vol à main armée (21e dossier): Quatre braqueurs condamnés à de lourdes peines

C’est d’une affaire d’association de malfaiteurs et vol à main armée que la cour d’assises de la cour d’appel de Cotonou a connu, ce jeudi 9 août, pour le compte du vingt-et-unième dossier au rôle de sa session supplémentaire au titre de 2018. Les accusés Frédéric Kam Toké (Ivoirien), Evariste Oumar Tessigué (Malien), Amadou Mahama (Nigérien) et Ahmed Fofana (Guinéen) - les deux derniers prévenus condamnés à la perpétuité dans un procès la veille pour les mêmes crimes - ont été reconnus coupables. Frédéric Kam Toké, Amadou Mahama et Ahmed Fofana écopent de 20 ans de travaux forcés et Evariste Oumar Tessigué, 12 ans.

Vingt ans de travaux forcés  pour Frédéric Kam Toké, Amadou Mahama et Ahmed Fofana et 12 pour Evariste Oumar Tessigué. C’est le verdict qui a sanctionné l’examen du 21e dossier de la session supplémentaire de la première session de la cour d’assises de la cour d’appel de Cotonou pour des faits d’association de malfaiteurs et vol à main armée .
Sur les quatre accusés Frédéric Kam Toké (Ivoirien), Evariste Oumar Tessigué (Malien), Amadou Mahama (Nigérien) et Ahmed Fofana (Guinéen) poursuivis pour association de malfaiteurs et vol à main armée, seuls le premier et le deuxième ont reconnu les faits même s’il faut signaler qu’ils ont varié quelque peu par rapport à leurs déclarations antérieures et se contredisent entre eux à la barre. Mais Evariste Oumar (Malien) a précisé qu’il a quitté la Côte d’Ivoire pour le Bénin pour une opportunité d’affaires dont Frédéric Kam Toké (Ivoirien) lui aurait parlé. En lieu et place de cette opportunité, il se serait aperçu que ce dernier et ses amis font des braquages. C’est ainsi qu’il a été embarqué dans l’attaque de l’agence de voyage Cbm à Cotonou sans savoir auparavant de quoi il s’agissait. Selon lui, il était resté sur une moto devant l’agence et après l’opération, il a reçu la somme de 110 000 F Cfa. Il a reconnu aussi que le groupe détient quatre armes à feu avec munitions. Ces armes, dit-il, lui sont remises par Frédéric Kam Toké. Difficilement, il a avoué savoir ce à quoi servent les armes.
Pour sa part, Frédéric Kam Toké s’inscrit en faux contre ces allégations d’Evariste. Il ne reconnaît pas lui avoir remis le sac contenant les armes. Selon lui, les armes et les munitions appartiennent à un certain Ayouba. Précisant le rôle qu’il joue dans la bande, il a révélé qu’il allait dans les agences demander le prix du billet d’avion au niveau des agences et ainsi les autres membres interviennent pour opérer.
Mais les deux sont unanimes pour affirmer qu’avant leur présentation au juge d’instruction, les deux autres accusés leur ont demandé de les disculper et qu’à leur sortie, ils les aideraient à sortir à leur tour. Ce que les intéressés ont réfuté.
Ahmed Fofana alias Frappeur qui a fini par révéler son vrai nom à la barre (Naïny Kaba) n’a jamais reconnu les faits. A toutes les questions de la cour pour savoir la vérité sur sa participation dans les braquages, il a répondu par la négative. Même système de défense chez Amadou Mahama.

Confondus par les victimes

Des victimes Aristide F. Akpo (fonctionnaire de police), Flora P. Délou et sa collègue Pauline Agodomè de l’agence Cbm voyage ont reconnu Frédéric Kam Toké comme faisant partie des braqueurs le 17 mai 2010 à Kouhounou. Le gérant de l’auberge « La Cachette », Bienvenu Akodjètin, l’a aussi reconnu comme ayant pris chambre dans son établissement et ayant amené trois autres amis à lui.
Dans son réquisitoire, le ministère public a fait observer que la voie socialement admise pour tutoyer la richesse est le travail. Et selon lui, c’est ce que Dieu a dit : « Tu mangeras ton pain à la sueur de ton front ». Mais certains choisissent d’aller contre cette prescription divine en usant de tous les moyens non recommandables. C’est le cas des membres de cette bande qui a jeté, poursuit-il, son dévolu sur le braquage des agences de voyage. Leur mode opératoire, indique-t-il, consiste à envoyer Frédéric Kam Toké demander le prix du billet d’avion et par la suite à braquer les agents pour voler des numéraires, portables, ordinateurs et autres.
Pour le ministère public, les crimes d’association de malfaiteurs est constitué. Il le définit comme une organisation structurée, hiérarchisée dont l’objectif est de porter préjudice aux personnes et à leurs biens. (Articles 265, 266 et 267 du Code pénal). Au sujet du vol à main armée, il démontre qu’il est aussi constitué. Il consiste à soutirer frauduleusement les biens d’autrui avec cette circonstance que les auteurs font usage d’arme apparente ou cachée. Dans le cas d’espèce, il tire moyen des armes retrouvées sur eux (les quatre pistolets automatiques) et dont ils font usage lors de braquages. (Article 381 alinéa 1 du code pénal).
Sur la base de ces moyens, il requiert que la cour les retienne dans les liens des deux infractions et de les condamner à la réclusion criminelle à perpétuité.

Des conseils plaident en vain !

Cette réquisition n’est pas du goût des avocats de la défense. Tour à tour, Me Narcisse C. Atoun pour le compte de Naïny Kaba, Pacôme Koundé pour Amadou Mahama, Me Friggens Adjavon pour Frédéric Kam Toké et Me Magloire Gnansounou pour Evariste Oumar Tessigué sont intervenus pour faire des observations et plaider. De façon globale, ils demandent à la cour de faire la part des choses quand elle entrera en condamnation.
« Ne mettez pas tout le monde dans le même panier », exhorte Me Narcisse C. Atoun. Selon lui, il y a doute sur la participation de son client Naïny Kaba (Fofana). Ce dernier, soutient-il, n’a pas varié depuis l’enquête préliminaire jusqu’à la barre. Même sa condamnation aux travaux forcés à perpétuité pour des infractions similaires, la veille (mercredi 8 août 2018) ne signifie pas qu’il soit impliqué dans ce cas. Mieux, insiste-t-il, aucun témoin ne l’a reconnu. Alors, il plaide son acquittement au bénéfice du doute.
De même, Me Pacôme Koundé indique que son client Amadou Mahama (condamné aussi la veille) « ne fait pas partie de ce gang ». Comme son confrère, il demande de l’acquitter au bénéfice du doute.
Pour sa part, Me Friggens Adjavon demande à la cour de tenir compte de la personnalité de son client Frédéric Kam Toké qui a reconnu les faits tout en précisant son degré d’implication dans la commission des infractions. Il plaide donc coupable et demande à la cour de prendre en compte sa constance, sa coopération depuis le début de la procédure. Pour lui, « la réclusion criminelle à perpétuité n’est que la peine de mort voilée ». « Soyez miséricordieux en le condamnant au temps déjà passé en détention », implore-t-il.
A son tour, me Magloire Gansounou fait observer que « Mieux vaut mille coupables en liberté qu’un innocent en prison ». Son client est, soutient-il, innocent. Selon lui, la bande voulait initier Evariste Oumar Tessigué qui ne savait rien de ses activités. « Les autres font les opérations sans lui. Ils le laissent à la porte », explique-t-il. Dès lors, il plaide son acquittement pur et simple.
Après en avoir délibéré, la cour les déclare tous coupables d’association de malfaiteurs et de vol à main armée. Elle condamne Ahmed Fofana alias Frappeur (de son vrai nom Naïny Kaba) et Amadou Mahama (Nigérien) et Frédéric Kam Toké à 20 ans de travaux forcés ; et Evariste Oumar Tessigué à 12 ans de travaux forcés.
En civil, la cour condamne les accusés à payer 250 000 F Cfa à Aristide F. Akpo pour son portable ; 140 000 à Flora P. Délou pour ses portables et 50 000 F Cfa à Pauline Agodomè?

Les faits

Les 17 mai 2010, 21 décembre 2011 et 9 janvier 2012, des groupes d’individus munis d’armes à feu ont fait irruption respectivement dans les agences de voyages Cbm Voyage, Shivam Travels et Patop Voyage à Cotonou. Suivant un mode opératoire identique consistant à tenir en respect les agents et toutes les personnes présentes par des armes et à les immobiliser avec des bandes adhésives, ces individus ont réussi, à chacun des coups perpétrés en pleine journée, à emporter des numéraires et divers objets précieux.
Le 27 janvier 2012, sur la foi des informations faisant état de ce qu’un groupe de malfaiteurs serait logé à l’hôtel « Le Gîte et Couvert », détiendrait de munitions et d’armes à feu et s’apprêterait à attaquer des institutions financières de la place, la police y a fait une descente et a interpellé Oumar Evariste Tessigué. La fouille opérée dans sa chambre d’hôtel a permis de découvrir quatre pistolets automatiques, cinquante-neuf cartouches de calibre 9 millimètres, des talismans, un rouleau de bande adhésive entamé, des téléphones portables et d’autres effets.
Sur les indications d’Oumar Evariste Tessigué, l’équipe de la police s’est rendue à l’hôtel « La cachette » où Frédéric Kam Toké, Adrien Appe et Amadou Mahama ont été appréhendés. D’autres investigations ont permis d’atteindre Ahmed Fofana alias Frappeur, Falilatou Issa et Sandrine Bakaban.
Frédéric Kam Toké, Oumar Evariste Tessigué, Adrien Appe et Amadou Mahama, Ahmed Fofana alias frappeur, Falilatou Issa et Sandrine Bakaban ont été alors tous inculpés pour des crimes d’association de malfaiteurs et vol à main armée.
Mais Adrien Appe, Falilatou Issa et Sandrine Bakaban ont bénéficié de non-lieu.
Les bulletins n°1 des casiers judiciaires des accusés ne portent mention d’aucune condamnation antérieure. L’enquête de moralité leur est favorable.
Il ressort des rapports d’expertise médico-psychologique que les facultés mentales et intellectuelles des accusés ne sont pas altérées.


Composition de la cour

Président : Georges Toumatou
Assesseurs : Marie Soudé Godonou et Hamzath Gauthé
Jurés : Proper Coffi Gbèdandé ; Pélagie Lokossou ; Andréa Bachioumba et Marie-Marguerite Nouhoumon
Ministère public : Florentin Gbodou
Greffier : Théogène Zounchékon

Société 10 août 2018


Réalisation d’infrastructures routières à Zogbodomey: Le maire Zinsou Towêdjè et son conseil rendent compte aux populations

Le maire de la commune de Zogbodomey et son conseil ont fait, ce jeudi 9 août, le bilan de leur gestion en matière de réalisation d’infrastructures routières depuis leur installation en 2015. Une séance publique qui s’est déroulée à l’hôtel de ville, en présence de membres de la société civile, des sages et notables.

Une séance publique de reddition de comptes est un cadre institué par les textes qui régissent la décentralisation et à travers lequel les populations sont informées des réalisations de la mairie à leur profit. Une action ou une mission régalienne suivie par la Cellule de participation citoyenne (Cpc) qui permet à la commune de continuer par bénéficier du soutien aussi bien de l’Etat central que des autres partenaires au développement.
Hier à Zogbodomey, une séance de restitution des réalisations faites au titre de plusieurs années d’exercice a été suivie de près par la Giz. C’était donc un devoir impérieux pour le conseil qui est aussi appuyé dans ce cadre par la Coopération allemande, représentée par Miriam Scharwz. Occasion donc pour les autorités locales, le maire David Zinsou Towêdjè et son adjoint Edouard Lokossou de porter à l’attention de leurs mandants, les réalisations d’infrastructures routières amorcées ou achevées sous leur mandat depuis 2015 dans toute la commune.
A travers un exposé détaillé, chiffres à l’appui, l’autorité communale a rappelé aux populations les réalisations faites dans la commune en matière d’infrastructures routières. A coups de millions, des kilomètres de pistes ont été réalisés et traversent les localités de Domè-Assikpota-Tchihéigon, Hon-Hlanto et Dèmè – Hlanto, Towé-Kinta, Ayogo-Hinzounmè, Akiza-Dénou - Lissèzin; Akiza-kinta ; Sèmè- Gomè; Ouassa-Ouagblégon-Towé ; Zado Gagbé-Avlamey; Massi-Hon ; dénou-Guème (Koto); Ayougon-Atchia-Zoungbo ; Gbangnamè-Zoungbo Bogon et bien d’autres agglomérations ont aussi été couvertes par ces projets routiers dans les arrondissements de Massi, Zoukou, Zogbodomey centre, Avlamè, Tanwé-Hessou.
Selon le maire, les infrastructures routières de transport dans la commune de Zogbodomey prennent en compte à la fois le désenclavement, facteur de continuité territoriale, et l’accès au foncier et à ses ressources. Ces enjeux constitueraient des leviers pour le développement socioéconomique.
Evoquant les difficultés, l’autorité communale estime que le conseil en a identifié cinq différentes dans le secteur des transports. Il pointe du doigt les gros engins comme premier facteur de dégradation des pistes. Et, il rappelle qu’il est pourtant déconseillé aux gros engins d’emprunter les pistes en raison de la méthode par laquelle elles sont aménagées. Mais Zogbodomey étant une commune agricole et forestière, les gros engins sont fréquents sur les pistes pour le transport des cultures vivrières et du bois. Ce qui crée une dégradation précoce des pistes, déplore le maire Zinsou Towêdjè qui a alors invité les uns et les autres à travailler en symbiose pour assurer un bon entretien de l’existant.
Le public présent a, à son tour, posé des questions de compréhension et fait des suggestions afin que les populations soient effectivement impactées par les réalisations annoncées. Les intervenants ont apprécié ces réalisations faites sur le plan infrastructurel avec les ouvertures des pistes de desserte rurale et autres constructions d’infrastructures socio communautaires.

Société 10 août 2018


Audiences à la Cour suprême: Ibrahim Salami présente l’Ascap à Ousmane Batoko
[caption id="attachment_30309" align="alignnone" width="1024"]Le président de la Cour suprême, Ousmane Bataoko (à l’extrême gauche) s’entretenant avec la délégation de l’Ascap[/caption]

 Le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko, a reçu en audience à son cabinet, ce jeudi 9 août, plusieurs invités dont la délégation de l’Académie des sciences constitutionnelles, administratives et politiques (Ascap Bénin) conduite par son président, le professeur Ibrahim Salami.

L’Académie des sciences constitutionnelles, administratives et politiques (Ascap Bénin) est une société savante nouvellement créée par un groupe de professeurs de droit et de sciences politiques de la Faculté de droit et de sciences politiques (Fadesp) de l’Université d‘Abomey-Calavi. Elle vise à promouvoir la recherche et l’expertise en matières constitutionnelle, administrative et politique. A ce titre, l’Ascap entend faire le pont entre le monde scientifique et celui des praticiens en élaborant des théories novatrices et en apportant éclairages et conseils sur les aspects du droit public interne et de la science politique qui puissent servir à la fois la science et le développement des Etats d’Afrique et du monde. 

Les responsables de cette académie étaient, ce jeudi 9 août, à la Cour suprême où ils ont été reçus en audience par le maître des lieux, le président Ousmane Batoko. Conduite par le président de l’Ascap-Bénin, le professeur Ibrahim Salami, la délégation a présenté l’académie et les objectifs de sa création.
Selon le secrétaire permanent de l’Ascap, le professeur agrégé en sciences politiques et vice-doyen de la Fadesp, Emmanuel Mensah Ahlinvi, outre la présentation de la structure, la délégation a saisi l’occasion de l’audience pour recevoir des conseils avisés du président de la Cour suprême pour l’atteinte des objectifs de l’académie.
Ousmane Batoko aurait surtout conseillé le professeur Ibrahim Salami et sa suite d’avoir de l’audace. Il faut que l’académie s’intéresse non seulement aux problématiques et enjeux locaux mais aussi à beaucoup d’autres sujets sur les plans régional et international, confie le porte-parole de la délégation, Emmanuel Mensah Ahlinvi.
A la suite des membres de l’Ascap, le président Ousmane Batoko s’est entretenu hier avec une délégation du comité d’organisation du colloque international de Porto-Novo sur la réparation des séquelles de l’esclavage. Selon Bernard Dossou Dossa, coordonnateur de ce colloque, l’audience a permis à sa délégation de faire au président de la Cour suprême le point des préparatifs de cette rencontre internationale de haut niveau et à laquelle prendront part plusieurs hôtes étrangers, notamment d’Europe, d’Asie, d’Amérique et d’Afrique préoccupés par la question de réparation des préjudices causés à l’Afrique par la Traite négrière. Cet aréopage de délégations étrangères va s’ajouter aux participants nationaux composés notamment d’universitaires et autres chercheurs dans le domaine de l’esclavage. Bernard Dossou Dossa dit avoir reçu l'assurance du président de la Cour suprême qui aurait donné la garantie de la participation d’une délégation de magistrats et des membres de son cabinet à ces assises prévues pour se dérouler à Porto-Novo, du 19 au 21 septembre prochain.

Actualités 10 août 2018


Développement durable: La contribution des volontaires en réflexion

Le directeur de cabinet du ministère des petites et moyennes Entreprises, Jean-Marie Nicolas Dandoga, a procédé, ce jeudi 9 août à Cotonou, à l’ouverture d’un séminaire de réflexion sur la contribution des échanges de jeunes et du volontariat au développement durable à l’horizon 2030. L’atelier dure trois jours et s’inscrit dans le cadre de l’Initiative germano-africaine de la jeunesse (Agyi).

L’apport des volontaires au développement durable international est au cœur d’un atelier à Cotonou. La rencontre répond à l’Initiative Germano-africaine pour la jeunesse (Agyi), un projet allemand lancé en juin 2016 en partenariat avec l’Union africaine et qui vise la promotion des échanges de réciprocité entre l’Allemagne et les Etats africains.

Il s’agira, au cours des travaux, de voir comment améliorer l’expérience d’échange, les services que les jeunes volontaires doivent offrir pour obtenir le meilleur gain du volontariat à l’étranger et réciproquement, dans quelle mesure augmenter les opportunités en leur faveur.
L’atelier évalue le chemin parcouru après deux ans du lancement de l’Agyi et fait des projections. Le séminaire de Cotonou vise à clarifier les attentes, les rôles et responsabilités autour de l’opérationnalisation en vue d’une bonne exécution de l’initiative Agyi au Bénin et en Afrique de l’Ouest.
Selon le directeur de l’Office béninois des services de volontariat des jeunes (Obsvj), Jean-Luc Lawson, point n’est besoin de souligner l’importance du volontariat au service des peuples. «Depuis près d’une décennie, le volontariat apparaît de plus en plus comme un moyen efficace pour engager les hommes à s’attaquer aux défis de développement et pour soutenir les efforts d’assistance humanitaire. Il transforme le rythme et la nature du développement et profite à la fois à l’ensemble de la société et au volontaire en renforçant la confiance, la solidarité et la réciprocité parmi les citoyens et en créant délibérément des opportunités de participation », souligne-t-il.
L’initiative germano-africaine pour la jeunesse est salvatrice aux yeux de l’Union africaine, en ce sens que le bénévolat aide à boucher les trous du sous-développement. « Les volontaires sont un pont pour réduire l’écart dans le manque de ressources humaines que ce soit des enseignants, du personnel médical, des administrateurs dans nos pays », indique le directeur des Ressources humaines, Sciences et Technologies de l’Union africaine, Mahama Ouédraogo.
Selon lui, la participation de la jeunesse dans les aspects socio-économiques définit l’avenir du continent. « Les jeunes volontaires sont et demeureront les agents principaux de changement social et de la croissance économique dans tous les aspects de la société africaine. Ils sont les collaborateurs pour un développement durable de l’Afrique par l’énergie, la motivation et l’idéalisme intrinsèque à la jeunesse », apprécie-t-il. Mahama Ouédraogo se focalise sur les expériences des volontaires avec les réponses à la crise d’Ebola en Afrique de l’Ouest et dans les conflits au Soudan et en Somalie.

Opportunité pour les Odd

L’ambassadeur de l’Allemagne près le Bénin, Achim Tröster, souligne la pertinence de l’Agyi. « Les programmes d’échanges de jeunes et le volontariat permettent aux jeunes de nos différents pays d’ouvrir leurs horizons personnels, d’acquérir les compétences de vie et de participer à des processus de développement durable », estime-t-il.
Il met l’accent sur la rigueur qui caractérise le projet. « L’initiative veille à ce que les partenaires internationaux et les jeunes africains jouent un rôle égal dans la conception des programmes d’échanges et de volontariat », explique-t-il.
La rencontre de Cotonou intervient à un moment où le Bénin a été choisi comme modèle dans la mise en œuvre des Odd. L’engagement des acteurs est indéniable. « L’Initiative germano-africaine ouvre l’opportunité pour travailler ensemble en vue de l’atteinte des Odd. Ce séminaire est l’expression de l’Odd 17 pour nouer les partenariats efficaces et inclusifs afin d’atteindre les dits objectifs à l’échéance 2030», soutient-il.
Le Bénin fait partie des précurseurs dans la mise en œuvre de ce projet, au même titre que l’Afrique du Sud et la Tanzanie. Il est conscient du défi pour la planète d’aller vers une citoyenneté mondiale. « L’Agyi constitue pour le gouvernement béninois une occasion pour renforcer davantage son engagement dans la promotion du volontariat international et de réciprocité pour une grande mobilité des jeunes, en vue de promouvoir des échanges de réciprocité entre l’Afrique et l’Allemagne », indique le directeur de cabinet du ministère des petites et moyennes Entreprises, Jean-Marie Nicolas Dandoga. En tant que pays pilote, le pays mettra tout en œuvre pour faciliter la mise en œuvre de l’initiative pour la jeunesse des pays concernés, assure-t-il?

Actualités 10 août 2018


Reddition de comptes à Zogbodomey

Ce jeudi 9 août, le maire de la ville de Zogbodomey a fait le bilan de la  gestion en matière de réalisation d’infrastructures routières depuis 2015. Une séance qui s’est déroulée à la mairie de Zogbodomey en présence d’un public impressionnant.

 

Cette séance de reddition de comptes a été l’occasion pour le maire David Zinsou Towêdjè et son adjoint Edouard Lokossou de porter à la connaissance de leurs mandants, les réalisations d’infrastructures routières amorcées ou achevées sous leur mandat depuis 2015 dans la commune de Zogbodomey

 

Durant plusieurs heures, chiffres à l’appui, l’autorité communale a présenté les nombreuses réalisations faites dans la commune en matière d’infrastructures routières. Elles se chiffrent à des millions Fcfa, ces pistes qui s’étendent sur des kilomètres de pistes ont été réalisées et traversent les localités de Domè-Assikpota-Tchihéigon, Hon-Hlanto et Dèmè – Hlanto, Towé-Kinta, Ayogo-Hinzounmè, Akiza-Dénou-Lissèzin ; Akiza-kinta ; Sèmè-Gomè ; Ouassa-Ouagblégon-Towé ; ZadoGagbé-Avlamey ; Massi-Hon ; dénou-Guème (Koto) ; Ayougon-Atchia-Zoungbo ; Gbangnamè-ZoungboBogon et bien d’autres agglomérations ont aussi été couvertes par ces projets routiers dans les arrondissements de Massi, Zoukou, Zogbodomey centre, Avlamè, Tanwé-Hessou.

Pour le maire de Zogbodomey, de 2015 à ce jour, les enjeux en matière de réalisation d’infrastructures routières de transports dans la commune de Zogbodomey ont bien pris  en compte à la fois le désenclavement, facteur de continuité territoriale, et l’accès au foncier et à ses ressources. Ces enjeux constitueraient, à ses yeux, des leviers pour le développement socio-économique de sa commune.

Société 09 août 2018


Médaillée d’or aux championnats d’Afrique d’athlétisme: Le talent d’Odile Ahouanwanou salué par les acteurs sportifs
[caption id="attachment_30306" align="alignnone" width="1024"]Odile Ahouanwano[/caption]

La performance de l’athlète Odile Ahouanwanou en heptathlon lors des 21es championnats d’Afrique d’athlétisme a suscité des félicitations et des encouragements dans le milieu sportif béninois. Des responsables de fédérations au ministre en charge des Sports, Oswald Homéky, en passant par les fans et journalistes, nul n’est resté en marge de ce succès.

La brillante prestation de l’athlète béninoise, Odile Ahouanwanou, aux 21es championnats d’Afrique d’athlétisme, dimanche 5 août dernier à Asaba au Nigeria, continue de susciter des encouragements et des félicitations de la part des acteurs sportifs. Première athlète à remporter une médaille d’or pour le Bénin dans une compétition de cette envergure, son talent est salué par tous. La dernière en date est celle du ministre en charge des Sports, Oswald Homéky, et de la star du football Samuel Eto’o. C’est à travers une vidéo publiée sur Facebook que les deux hommes ont tenu à saluer le talent de l’athlète. « Je voudrais te dire à quel point je suis fier de toi. Je voudrais te dire félicitations et te remercier pour cet honneur que tu as fait à notre patrie en décrochant cette médaille d’or. Tu as permis au Bénin de monter sur le toit de l’Afrique pour une première fois en athlétisme », a-t-il déclaré. L’international camerounais Samuel Eto’o qui était à ses côtés, a également félicité l’athlète pour cette performance. « Félicitations, championne, je t’encourage à continuer ainsi même au-delà de l’Afrique », a-t-il déclaré, tout en promettant un geste de générosité à son endroit.
Avant ces deux, Odile Ahouanwanou avait reçu les félicitations de plusieurs autres acteurs du mouvement sportif national. Le président du Comité national olympique et sportif béninois, Julien Minavoa, au lendemain de cet exploit, a remercié l’athlète pour son courage, sa détermination et son abnégation.
A sa suite, Christelle Houndonougbo, ancienne conseillère technique au sport du ministre en charge des Sports, n’a pas manqué de faire ses vœux à l’athlète : « Félicitations, ma championne ! Je souhaite encore d’autres victoires pour toi et pour le pays », a-t-elle laissé lire sur la toile.
Le président de la Fédération béninoise de volleyball, Ali Yaro n’a pas hésité à adresser une lettre de félicitations à la fédération sœur d’athlétisme, à la famille sportive béninoise et à l’athlète pour ce succès qui, selon lui, est une consécration.

Sports 09 août 2018


Dr Omédine Koukoui, enseignante, chercheur, membre de la Ligue des femmes de l’UN: « Inciter les femmes à mieux s’organiser et à revendiquer plus »
[caption id="attachment_30304" align="alignnone" width="1024"]Dr Omédine Kokoui[/caption]

Le refus du chef de l’Etat d’aller au référendum pour amender la Constitution est bien apprécié par des femmes politiques. Beaucoup trouvent en cette décision une opportunité qui permettra aux femmes de reculer pour mieux sauter. C’est l’avis d’Omédine Koukoui, maître de conférences Cames, enseignante chercheur à l’Université des Sciences, Technologies, Ingénieries et Mathématiques d’Abomey et membre de la Ligue des femmes de l’Union fait la Nation (Lfun). Dans cette interview, elle évalue le parcours de la femme, après 58 ans d’indépendance au Bénin.

La Nation : Dans son message à la nation à la veille du 58e anniversaire de l’indépendance, le chef de l’Etat a annoncé le report sine die du projet de la révision de la Constitution. Que vous inspire cette décision ?

Dr Omédine Koukoui : Je trouve que le report de la révision de la Constitution par le chef de l’Etat est une décision sage. Il est vrai que les amendements à faire sont très importants et positifs mais d’un autre côté, cela ne représente pas une priorité face aux défis du moment. Le chef de l’Etat l’a dit et je suis d’avis que les Béninois sont plutôt préoccupés par l’amélioration de leurs conditions de vie.

Les femmes étaient pourtant bien loties dans ce projet. Etes-vous déçue ?

L’un des quatre amendements de la Constitution prévoit une amélioration de la représentativité des femmes au Parlement amenant à 17 % au moins le nombre de femmes députées à l’Assemblée nationale. Je ne pense pas que les femmes soient suffisamment loties par cette loi parce que je considère que les femmes méritent mieux. Je ne suis donc pas déçue parce que je pense que ce report de la révision de la Constitution permettra d’ouvrir un vrai débat sur la représentativité des femmes dans les sphères politiques et va inciter les femmes à mieux s’organiser et revendiquer plus.

Combien de temps encore la Loi fondamentale résistera-t-ell aux assauts politiques, selon vous ?

La Constitution est prise en otage par les politiciens. Nous avons une loi, vieille de 28 ans qu’on ne peut pas toucher sans qu’il y ait soupçon de piège même quand tout semble bien évident. C’est vraiment dommage que le Bénin soit encore à ce stade. Je déplore que les gens ne pensent qu’à leurs propres intérêts au détriment de l’intérêt de toute la nation. La révision de la Constitution est devenue une guerre entre camps où il faut faire échouer l’autre juste pour lui montrer qu’on est plus fort. C’est dommage ! Nous faisons du sur place depuis plusieurs années parce que la politique politicienne a pris toute la place. Il faudra à un moment donné, penser au développement du pays et des lois pouvant l’accompagner dans ce sens. Personnellement, je suis pessimiste à l’idée d’un consensus et je pense qu’on finira par aller à un référendum pour que le peuple tranche.

Le Bénin vient de célébrer ses 58 ans d’indépendance. Quelles appréciations faites-vous du rôle et de la place de la femme après ce parcours ?

Je peux affirmer globalement qu’il y a une amélioration par rapport au rôle et à la place de la femme dans la société. Beaucoup de femmes ont pu se scolariser et ont obtenu de grands diplômes. Les femmes sont présentes dans toutes les catégories professionnelles et nous ne pouvons que nous en réjouir. Mais cela ne suffit pas. Des efforts restent à faire par rapport à la scolarisation des filles et l’autonomisation de la femme.
Il faut souligner que la question de la représentativité des femmes reste entière. Nous avons toujours déploré leur faible pourcentage dans les sphères de décisions et cela depuis des années sans qu’il y ait d’aucune amélioration. La barre de 10% de femmes élues n’est pas encore atteinte, que ce soit pour les élections législatives, que pour les communales alors que les femmes représentent plus de 50% de la population. Les femmes peuvent et doivent être mieux représentées parce qu’elles sont plus à l’écoute de la jeunesse et des couches vulnérables de la société.

Est-ce à dire qu’après 58 ans d’indépendance, l’on ne peut vanter aucun mérite dans leurs rangs ?

Je loue la bravoure et la ténacité de celles qui ont pu émerger et se faire entendre, malgré le poids de la tradition et la perception de la femme au Bénin. Il s’agit, entre autres, de Mme Marina Massougbodji, Mme Rose-Marie Vieyra Soglo, Me Marie-Elise Gbèdo, Mme Célestine Zanou et feues Rafiatou Karimou, Conceptia Ouinsou, Grâce d’Almeida Adamon, sans oublier toutes celles qui luttent dans les associations en faveur de l’amélioration des conditions de la femme.
Mais je préfère surtout m’attarder sur les faiblesses. Elles tiennent au manque de confiance et de solidarité féminine. Le manque de confiance s’observe à plusieurs niveaux. D’abord des hommes qui entrevoient la femme comme un être inférieur très utile pour les tâches ménagères mais incapable de prendre des décisions importantes.
Cela s’observe également dans le rang des femmes elles-mêmes qui n’ont pas assez confiance en elles-mêmes et ne se sentent pas capables d’assumer certaines responsabilités puisque la femme est toujours confinée dans les seconds rôles. Du coup, elles n’ont pas confiance en une autre femme qui sort du lot et qui a l’audace de se présenter pour occuper des postes de responsabilité. Celles qui arrivent à émerger sont malheureusement considérées à tort comme des insoumises, des rebelles, des infidèles. Le manque de solidarité féminine est un fait que nous déplorons beaucoup. Les femmes ne se soutiennent pas. C’est une grande faiblesse qu’elles doivent corriger. Voyez comment les candidates aux élections sont traitées par leurs sœurs. Les femmes doivent prendre conscience de ces paramètres et vite les corriger pour leur propre bonheur.

Le souhait de voir plus de femmes dans les sphères décisionnelles ne semble pas pouvoir se concrétiser de si tôt. A quel niveau situer les responsabilités ?

Les femmes sont représentées dans toutes les catégories socio-professionnelles. Cependant, elles continuent de subir le poids de la tradition qui les oblige à répondre aux obligations familiales au détriment de leurs contraintes professionnelles, sans aucune aide de leurs époux que la plupart des communautés considèrent comme les chefs de famille et qu’elles doivent servir plus que tout. De ce fait, elles ne sont plus disponibles pour la politique. Au nom de cette même tradition, la femme est perçue comme inférieure à l’homme qui ne lui laisse que les seconds rôles. La plupart des hommes dans notre société supportent mal recevoir des ordres d’une femme. Autant de considérations qui expliquent la très faible représentativité des femmes dans les sphères décisionnelles.

Que faire pour corriger cette situation ?

Je pense qu’il faudra instaurer une discrimination positive par rapport à la représentativité des femmes. Sans cela, il y aura toujours moins de femmes inscrites sur les listes électorales. Plusieurs pays dont le Rwanda, le Sénégal ont dû imposer un quota de femmes sur les listes électorales en vue de l’amélioration de la représentativité des femmes. Le Bénin gagnerait à aller à leur école.
Il est fondamental que les femmes cultivent la confiance en soi et comprennent qu’elles sont capables de diriger. C’est en cela que des formations sur le leadership féminin sont indispensables. Il faut aussi et surtout susciter la solidarité féminine. Les femmes doivent soutenir la candidature de leurs sœurs, pour permettre à nos enfants d’avoir des modèles de femmes leaders. Cela contribuera à changer la perception de la femme et de la société. Nous avons besoin d’évoluer et de laisser derrière nous cette tradition qui limite les femmes. Elles ont tant à donner pour le développement de la nation.

Propos recueillis par
Maryse ASSOGBADJO

Santé 09 août 2018


Partenariat Université et mairie de Parakou: Une initiative pour impulser le développement local
[caption id="attachment_30303" align="alignnone" width="1024"]L’Université et la mairie de Parakou scellent un partenariat orienté vers le développement local[/caption]

La ville de Parakou est appelée à mériter son statut de ville universitaire. Mais encore faudrait-il que son université contribue à son développement. D’où l’établissement, ce mercredi 8 août, à travers l’organisation d’une journée de la coopération, de la passerelle qui aurait pu la relier depuis des années à la ville dans laquelle elle est implantée.

L’Université de Parakou vibre depuis ce mercredi 8 août au rythme de la journée de la coopération portes-ouvertes. Placé sous le thème « Contribution de l’université au développement de la commune de Parakou », l’événement initié conjointement par l’université et la municipalité de la ville est à sa première édition. Il vise à permettre aux différents acteurs de Parakou et ses environs, de mieux connaître ce haut lieu du savoir et ses capacités contributives au développement local.
Appréciant le partenariat naissant entre cette université et sa municipalité, le maire Charles Toko y voit un mariage avec communauté de biens entre deux entités qui, jusqu’ici, ont vécu séparément, alors qu’elles avaient tout à gagner en restant ensemble. Selon lui, les deux auraient pu se tenir la main dans l’approche des questions de développement de la ville de Parakou et ses environs. Il a souhaité que cette journée consacre la rupture avec le passé et qu’elle marque d’un nouveau départ, celui de la création d’un véritable cadre de coopération entre leurs deux institutions. « Il est temps que la ville puisse profiter des opportunités certaines qu’offre ce haut lieu du savoir. Après dix-sept ans d’existence de l’Université de Parakou, la commune est en droit d’exiger d’elle plus de disponibilité, plus de solutions, plus d’innovations et plus d’alternatives », a insisté Charles Toko.
En effet, depuis sa création en 2001, a expliqué le président du Comité d’organisation de l’évènement et troisième vice-
recteur chargé de la coopération, Ansèque Gomez Koami, plusieurs activités et innovations ont été faites par l’université. Malheureusement, elles n’ont pas été utilement mutualisées, diminuant ainsi la visibilité de l’université et par ricochet, son impact sur le développement de la ville qui l’abrite.
Comme le troisième vice-recteur, le recteur Prosper Gandaho appréhende aussi à sa juste valeur, le rôle et l’importance d’une université dans le développement local. Il a pris l’engagement de tout mettre en œuvre pour que son université apporte cette valeur ajoutée locale nécessaire au développement de la ville de Parakou.
A sa suite, le secrétaire général de la préfecture de Parakou, Sanni Bio Bayé, a loué également l’initiative de la journée qui n’est que la première étape du partenariat.
L’enseignement et la recherche, missions dévolues à toute université, font aujourd’hui l’objet de pression constante de la part des gouvernements. Jusqu’à un passé récent, il s’agissait d’élever le niveau général d’instruction de la population et d’accroître la production scientifique. Désormais, comme celle de Parakou, elle doit participer au développement de la communauté.

Société 09 août 2018


Lutte contre les faux médicaments: Les vendeurs illégaux sommés de déposer leurs stocks

Le procureur de la République somme les vendeurs illégaux de produits pharmaceutiques à se débarrasser de leurs stocks avant le 30 août 2018. Un délai au-delà duquel, tous les contrevenants subiront la rigueur de la loi.

Les vendeurs illégaux de médicaments doivent aller déposer leurs stocks dans un arrondissement de leur choix et sans délai, instruit le procureur de la République, Gilbert Ulrich Togbonon, à travers le communiqué de presse n°0010/CAB/PR/02018. Il souligne également que les vendeurs illégaux de produits pharmaceutiques ont le choix de l’anonymat pour se débarrasser de ces produits prohibés. « Le parquet de Cotonou, près le Tribunal de première instance de ladite juridiction par la présente invite tous les citoyens exerçant de façon illégale la profession de vendeur de produits pharmaceutiques de procéder sans délai au dépôt de tout leurs stocks vers un arrondissement de leur choix et sous anonymat », précise le communiqué. « Au demeurant, poursuit-t-il, le Parquet de Cotonou tient par la présente à rappeler qu’au-delà du 30 août 2018, tout contrevenant subira avec rigueur les sanctions prévues à cet effet. ». Parlant des sanctions, le communiqué évoque la loi 2007-21 du 16 octobre 2007 portant protection du consommateur en République du Bénin qui dispose que tout contrevenant s’expose à des peines allant jusqu’à cinq ans d’emprisonnement assortie d’une amende allant de 500 000 à 100 millions de francs Cfa.
Cette exhortation s’inscrit dans le cadre de la lutte contre les faux médicaments renforcée ces derniers mois, avec à la clé le démantèlement des réseaux de vente du célèbre marché d’Adjégounlè à Dantokpa et l’arrestation et la condamnation de certains grossistes et détaillants inculpés pour trafic de faux médicaments.

 

Société 09 août 2018


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