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Nouvelles

Menace de destitution du maire de Banikoara: Vive protestation d’une frange de la population hier
[caption id="attachment_30297" align="alignnone" width="1024"]Le maire Bio Sarako Tamou[/caption]

Depuis quelques jours, 22 des 29 conseillers de Banikoara ont signé une motion de destitution du maire Bio Sarako Tamou. Cette initiative n’est pas du goût des partisans du maire. En témoigne le mouvement de protestation qu’ils ont organisé, ce mercredi 8 août.

Sortis nombreux, des habitants de Banikoara étaient dans les rues, ce mercredi 8 août, pour une marche de protestation contre la manœuvre de destitution du maire en cours. Banderoles rouges autour de leur tête et branchages en main, puis scandant : San wouré ! (littéralement « Nous avons refusé ! », ils désavouent la motion de destitution du maire Bio Sarako Tamou signée par vingt-deux conseillers. Venus de tous les arrondissements de la commune, les manifestants avaient pris le départ du grand carrefour central au niveau du monument du paysan pour marcher sur l’hôtel de ville. 

Au nom des populations, Dine Sidi a exhorté les conseillers à aller à la table du dialogue pour négocier. « Nous sommes convaincus qu’ils sauront le faire, car dans la bataille qu’ils s’apprêtent à engager, nul ne sortira vainqueur », a-t-il laissé entendre.
Fortement représentées, les femmes ont également donné de la voix à travers leur porte-parole, Rachidatou Oro Toura. Elle a dénoncé l’attitude des conseillers dissidents, la jugeant de « peu élégante ». « Depuis sa prise de fonction, le maire Bio Sarako Tamou fait parler de sa commune, rien qu’en bien », a indiqué dans la déclaration, Rachidatou Oro Toura. « C’est pourquoi, nous appelons tous les conseillers signataires à rebrousser chemin », a-t-elle poursuivi.
Accueillant les manifestants, le premier adjoint au maire, Zimé Bio Agbinga, a reçu leurs messages de protestation et a promis de rendre compte à qui de droit.
Par ailleurs, le Cercle de réflexions et d’actions des ressortissants de Banikoara à Parakou n’est également pas resté indifférent par rapport à la situation. Dans un communiqué de presse, il a appelé les protagonistes au calme. En cette veille du renouvellement des instances de décisions à la base, il les a exhortés à ne pas se détourner des questions de développement et de bien-être des populations de la commune.

Société 09 août 2018


Projet appui à la justice: Un appel à propositions pour les Osc et structures de l’État autonomes
[caption id="attachment_30296" align="alignnone" width="1024"]Le ministre Séverin Quenum (au micro) procédant au lancement de l’appel à propositions des Osc et des structures de l’État[/caption]

Un appel à propositions au profit des Organisations de la société civile (Osc) et des structures de l’État ayant une autonomie financière et de gestion prévue dans le cadre de la mise en œuvre des activités inscrit au Projet d’appui à la justice (Paj) est lancé, ce mercredi 8 août à Cotonou, par le Garde des sceaux, ministre de la Justice et de la Législation, en présence des représentants de l’Union européenne qui en est le bailleur.

Dans le cadre du projet d’appui à la justice (Paj), il a été lancé, ce mercredi 8 août à Cotonou, un appel à propositions au profit des Organisations de la société civile (Osc) et structures de l’État ayant une autonomie financière et de gestion. Cet appel entre dans le cadre des lignes directrices pour l’appui aux initiatives de la société civile pour une justice accessible, de qualité et pour l’amélioration des services pénitentiaires des établissements pénitenciers et les centres de sauvegarde de l’enfance et de l’adolescence. 

À travers cette subvention accordée par l’Union européenne, explique le chef projet-régisseur, Rodrigue Adohinzin, les structures et les Osc retenues auront la charge de contribuer à l’atteinte des objectifs fixés par le projet. Ainsi, l’appel à propositions, selon Séverin Quenum, Garde des sceaux, ministre de la Justice et de la Législation, participe à la construction de l’État de droit. Il se réjouit que le Paj vise à « contribuer à l’État de droit et à la promotion de la démocratie, à travers l’amélioration de la gouvernance, la lutte contre la corruption et le respect des droits humains ».
Un montant global de 580 957 000 francs Cfa est mobilisé pour la réalisation de projets retenus au terme de la soumission par toutes les Osc et structures étatiques éligibles. Le ministre de la Justice saisit cette occasion pour inviter les structures visées à participer massivement à cet appel à propositions en vue de l’octroi de subventions à leur profit.
Les projets devront être novateurs, a souligné Septime Azonnoudo, coordonnateur de la cellule technique du Fonds européen de développement. Il s’agira, a-t-il souligné, de donner aux bénéficiaires le gage d’une justice de qualité et d’apporter une amélioration significative au quotidien des détenus, des enfants et des adolescents en situation délicate. Pour lui, l’action publique est en marche au profit des préoccupations vitales pour l’avancement du Bénin.
Véronique Janssen, chef de section politique, presse et information à la délégation de l’Union européenne dira, pour sa part, que si l’Union a décidé de soutenir le secteur de la justice au Bénin, c’est parce qu’elle considère qu’un pouvoir judiciaire indépendant, impartial et intègre est essentiel pour asseoir un véritable État de droit, instaurer une confiance des justiciables dans la justice et créer un climat des affaires favorable aux investisseurs. Elle affirme alors que les organisations de la société civile peuvent aider à détecter et signaler les inefficiences ainsi qu’à coopérer avec les autorités afin d’assurer le plein respect des droits de l’Homme dans les poursuites judiciaires ainsi que dans le milieu carcéral.
L’appel à propositions s’articule autour de deux lots. Le premier concerne l’accès des justiciables à une justice de qualité à travers l’amélioration des services des cours et tribunaux. Le second lot vise l’amélioration des services pénitentiaires des établissements pénitenciers et des centres de sauvegarde de l’enfant et de l’adolescent. Le dossier de l’appel à propositions est disponible en ligne, notamment sur le site de la maison de la société civile entre autres, depuis le 3 août dernier.

Société 09 août 2018


Association de malfaiteurs, vol à main armée (20e dossier): La perpétuité pour Mahama Amadou, Naïny Kaba et Mamoudou Kondé

La cour d’assises de la cour d’appel de Cotonou en sa première session supplémentaire de 2018 a connu de son vingtième dossier, ce mercredi 8 août. Poursuivis pour association de malfaiteurs et vol à main armée, les accusés Mahama Amadou alias Halillou Hamadou Mohamed, Naïny Kaba alias Fofana Ahmed et Mamoudou Kondé ont été reconnus coupables et condamnés à la peine de travaux forcés à perpétuité.

La sentence des travaux forcés à perpétuité a été accueillie avec beaucoup de peine par les trois accusés Mahama Amadou alias Halillou Hamadou Mohamed, Naïny Kaba alias Fofana Ahmed et Mamoudou Kondé. Même sentiment pour leurs conseils respectifs Me Lionel Agbo, Me Jean-Claude Gbogblénou et Me Pacôme Koundé. Les accusés ont été reconnus coupables d’association de malfaiteurs et de vol à main armée perpétrés en avril, juin, août, septembre et octobre 2013 à Cotonou et Godomey.

Au cours de l’instruction à la barre, chacun des trois accusés s’est expliqué sur son degré d’implication dans les faits qui leur sont reprochés. Ils ont tous reconnu les faits pour lesquels ils sont poursuivis. Mais sur les sept cas de braquages, Mahama Amadou alias Halillou Hamadou Mohamed, Naïny Kaba alias Fofana Ahmed ont reconnu n’avoir participé qu’à deux braquages (Godomey et Akpakpa) contrairement à Mamoudou Kondé qui, lui, n’a reconnu que celui d’Akpakpa.
Cette version servie par les accusés n’a pas eu l’assentiment de la cour ni du ministère public. Aussi, ont-ils sondé grâce aux multiples questions administrées au sujet du nombre de braquages signés, l’existence de leur groupe et sur le mode opératoire. Leurs réponses sont constantes : deux pour Mahama Amadou alias Halillou Hamadou Mohamed, Naïny Kaba alias Fofana Ahmed et un pour Mamoudou Kondé. Alors le ministère public oppose à Naïny Kaba un extrait de ses déclarations lors de l’enquête préliminaire où il a reconnu avoir pris part à trois différents braquages. Pour établir l’infraction d’association de malfaiteurs, la cour a cherché à comprendre comment ils se sont connus. A cette question, Naïny répond que c’est en prison. Et Kondé de répondre que c’est Naïny Kaba qui lui a présenté Mahama Amadou alias Halillou Hamadou Mohamed.
Appelé à la barre, Marius Hountondji, gérant de la société Ammalis Group décrit la scène du braquage dont il a été victime le 28 août 2013 aux environs de 10 heures. A l’occasion, raconte-t-il, il a été dépouillé de tous ses articles qu’il pourrait évaluer à 5 millions de F Cfa. Selon lui, ils étaient venus en groupe. Certains au dehors et deux à l’intérieur dont Mahama Amadou alias Halillou Hamadou Mohamed à l’entrée de la boutique. Ce dernier aurait porté une d’arme comme son second. Ils se sont présentés comme des clients et ont choisi d’acheter une console de jeu. Au moment de leur établir la facture, ils auraient pointé les armes sur lui et sa caissière pour les confiner dans les toilettes, le temps pour eux de vider la boutique. En dehors de Mahama Amadou alias Halillou Hamadou Mohamed, la victime reconnaît Sawadogo en cavale dont le portrait physique qu’il dresse correspond à la description faite par Mahama Amadou alias Halillou Hamadou Mohamed. Mais la cour trouve curieux que cet accusé avance qu’il n’a pas opéré chez Marius Hountondji.

Subir la rigueur de la loi

Dans ses réquisitions, le ministère public, après avoir rappelé les faits, soutient que les accusés sont auteurs de plusieurs braquages d’avril à octobre 2013 et semaient la terreur à Cotonou dont les populations vivaient dans la psychose.
L’avocat général définit l’infraction d’association de malfaiteurs comme une entente entre deux ou plusieurs personnes dans une intention malveillante, à savoir attenter aux biens d’autrui ou aux personnes. Selon lui, ce crime est constitué à l’encontre des accusés. Il s’agit d’un crime prévu et puni par les articles 265 à 267 du Code pénal, précise-t-il.
Quant au vol à main armée, il le retient aussi contre les prévenus. Il le définit comme la soustraction frauduleuse des biens d’autrui avec cette circonstance d’avoir fait usage d’une arme. Dans le cas d’espèce, dit-il, il s’agit de deux pistolets. Cette infraction est constituée et est prévue et punie par l’article 381 du Code pénal. Attirant l’attention de la cour sur la dangerosité de cette bande, le ministère public a fait savoir que ce jeudi 9 août, deux d’entre eux comparaîtront pour les mêmes chefs d’accusation. Il requiert de les déclarer coupables du crime d’association de malfaiteurs et de les condamner aux travaux forcés à perpétuité.
Pour le compte de Mamadou Kondé, Me Pacôme Koundé relève que l’association de malfaiteurs n’est pas constituée à l’encontre de son client. Selon lui, Kondé a été sollicité ponctuellement. Mieux, poursuit-il, il ne saurait être retenu dans les liens du vol à main armée. « Kondé n’était pas sur les lieux du braquage de Godomey », rappelle l’avocat. Il relève aussi la non comparution des victimes et indique que rien au dossier ne prouve que les sociétés citées sont vraiment victimes. Alors, il plaide l’acquittement de son client pour l’association de malfaiteurs. Et pour le vol à main armée, il demande à la cour de tenir compte de son degré d’implication limitée pour faire preuve de clémence envers lui.
Me Jean-Claude Gbogblénou agissant pour les intérêts de Naïny Kaba alias Fofana Ahmed, indique que son client n’a pas reconnu le braquage de Godomey. « On ne peut pas l’impliquer dans ce qu’il n’a pas fait », suggère-t-il. Se référant à l’enquête de moralité, il note qu’il n’est pas alcoolique, ne fréquente pas des milieux douteux. « Il regrette ses actes et demande pardon à la justice », insiste-t-il.
Pour sa part, Me Lionel Agbo officiant pour le compte de Mahama Amadou alias Halillou Hamadou Mohamed, invite la cour à considérer le contexte générateur des faits de la cause. Comme ses confrères, il dira que l’on ne peut pas imputer à son protégé les faits dont il n’est pas responsable. « Il n’a reconnu que deux cas », souligne Me Agbo. Réagissant par rapport au crime d’association de malfaiteurs, il note qu’il ne retient que la structuration. Or, observe-t-il, la structuration fait défaut dans le cas d’espèce. Selon lui, les prévenus ont révélé que Sawadogo est celui qui les sollicite et décide. « Ils ne se sont pas réunis pour décider », argumente Me Agbo.
Dans son arrêt, la cour a reconnu les nommés Mahama Amadou alias Halillou Hamadou Mohamed, Naïny Kaba alias Fofana Ahmed et Mamoudou Kondé coupables d’association de malfaiteurs et de vol à main armée et les condamne aux travaux forcés à perpétuité.
Statuant sur les intérêts civils de la victime présente (Marius Hountondji), qui demande le remboursement de ses biens volés pour un montant de 4,5 millions F Cfa, la cour après en avoir délibéré, renvoie la cause pour une session ultérieure pour défaut de preuves.

Composition de la cour
Président : Ali Aboudou Ramanou
Assesseurs : Martial Boko et Jean da Silva
Jurés : Bouraïma Kochégbé ; Andréa Bahcioumba ; Pierre Magloire Nagnonhou et Adolphe Dadaglo
Ministère public : Christian Atayi
Greffier : Edouard Zavonou

Société 09 août 2018


Viol, usurpation d’identité, complicité et tentative de viol (19e dossier): Elysée Agbo et Urbain d’Almeida condamnés, Joseph Kèkè acquitté

La dix-neuvième affaire de la session supplémentaire de la première session de la cour d’assises de Cotonou au titre de 2018 porte sur des faits de viol, usurpation d’identité, complicité et tentative de viol. Au terme de l’audience qui a eu lieu, ce mercredi 8 août, l’accusé Elysée Agbo alias Marius Noudofinin a été condamné à 7 ans de travaux forcés pour viol et usurpation d’identité ; Urbain d’Almeida à 5 ans de travaux forcés alors que Joseph Kèkè est acquitté au bénéfice du doute.

Les accusés du dix-neuvième dossier de la session supplémentaire de la première session de la cour d’assises de Cotonou au titre de 2018 sont fixés sur leur sort. Reconnu coupable de viol et usurpation d’identité, Elysée Agbo alias Marius Noudofinin a été condamné à 7 ans de travaux forcés. Coupable de tentative de viol, Urbain d’Almeida a écopé de 5 ans de travaux forcés tandis que Joseph Kèkè est acquitté au bénéfice du doute. 

Selon le résumé des faits, il convient de signaler que le 31 octobre 2011, aux environs de 14 h, alors qu’elle vendait au marché Dantokpa, la nommée A. N., âgée de 14 ans a été appelée par Serge Allagbé et Elysée Agbo sous prétexte de lui acheter des verres à boire. Arrivée auprès d’eux, les deux individus l’ont fait entrer dans une boutique, l’ont bâillonnée et ont abusé d’elle.
Surpris par un gardien, Serge Allagbé et Elysée Agbo furent confiés par ce dernier à Joseph Kèkè pour qu’il les conduise au commissariat.
Mais Joseph Kèkè laisse Serge Allagbé et Elysée Agbo puis demande à Urbain d’Almeida d’abuser à son tour de la fillette A. N. Celle-ci s’y est opposée et Urbain d’Almeida s’est mis à exercer des violences sur elle quand les usagers du marché qui passaient l’ont secourue.
Inculpé pour viol et usurpation d’identité, Elysée Agbo qui, une fois interpellé, s’est fait passer pour Marius Noudofinin, a reconnu les faits à l’enquête préliminaire avant de se rétracter devant le juge d’instruction.
Il en est de même d’Urbain d’Almeida et de Joseph Kèkè respectivement inculpés pour tentative de viol et complicité de viol. Quant à Serge Allagbé, il n’a pas été appréhendé.
Ce sont là les faits de la cause. Mais vu la sensibilité du dossier, c’est le huis clos qui est requis.
Dans son délibéré, la cour a procédé au cas par cas. Elysée Agbo alias Marius Noudofinin a été reconnu coupable de viol et usurpation d’identité et condamné à 7 ans de travaux forcés ; Urbain d’Almeida coupable de tentative de viol et condamné à 5 ans de travaux forcés. Quant à Joseph Kèkè poursuivi pour complicité de viol, il a été acquitté au bénéfice du doute.
Mis sous mandat de dépôt le 3 novembre 2011, Elysée Agbo alias Marius Noudofinin retourne en prison pour un peu moins de trois mois alors qu’Urbain d’Almeida recouvre la liberté.
Constituée partie civile, la tutrice d’A. N. a été déboutée par la cour au motif qu’elle n’a pas de lien direct avec la victime qui a pour conseil Me Alexandrine Saïzonou Bèdiè. Quant aux accusés, ils ont été défendus : Elysée Agbo alias Marius Noudofinin par Me Paul Kato Atita ; Urbain d’Almeida par Me Arthur Balley et Joseph Kèkè par Me Expédit Cakpo-Assogba.

Composition de la cour

Président : Marie Soudé Godonou
Assesseurs : Olivia Hungbo-Koloca et Angelo Fiogbé
Ministère public : Mario Cécil Métonou
Greffier : Théogène Zounchékon

Société 09 août 2018


Mohamed M. Rahimy-Titus à propos de la dialyse du Cnhu-Hkm: « Il n’y a pas péril en la demeure »

Des alertes lancées, il y a quelques jours, au sujet de la situation supposée « critique » des dialysés Cnhu-Hkm de Cotonou, par défaut du néo-recormon, un produit nécessaire à leur traitement, ne sont pas fondées. C’est une fausse alerte, selon le président du Conseil national des dialysés et insuffisants rénaux du Bénin (Conadir-Bénin), Mohamed M. Rahimy-Titus, qui indique que non seulement ce produit existe déjà dans les stocks des produits de soins aux dialysés.

« Il n’y a pas péril en la demeure en ce qui concerne la situation des dialysés du Cnhu-Hkm », a confié Mohamed M. Rahimy-Titus, président du Conseil national des dialysés et insuffisants rénaux du Bénin (Conadir-Bénin). « Même si l’arrivée de la commande a connu un retard, le Cnhu n’aurait pas enregistré des décès dans les rangs des dialysés », a-t-il affirmé. 

« Beaucoup considèrent la dialyse comme étant une maladie qui tue. Mais la dialyse n’est pas synonyme de mort. Lorsque vous êtes détecté et que vous venez en dialyse, vous êtes capable de vivre 40 à 50 ans en plus », laisse-t-il entendre. « C’est quand on ne détecte pas la maladie qu’elle tue, surtout si le dialysé ne respecte pas les conseils diététiques élémentaires», ajoute-t-il.
Aujourd’hui, il y a plus de 30 personnes hospitalisées à la néphrologie et c’est souvent des gens qui ont déjà pris par les guérisseurs ou les tradi-praticiens et arrivent tout fatigués à l’hôpital. Pour lui, on ne saurait les appeler des dialysés qui meurent. Car, ils ne sont pas encore en traitement de dialyse. Lorsque les patients sont financièrement épuisés, ils courent au ministère de la Santé pour une prise en charge automatique. Encore que ceux dont on parle ne sont pas morts par faute de néo-recormon ou de kit, assure le président du Conadir-Bénin qui estime que ces alertes sont du fait de ceux-là qui empochaient les sous de l’Etat sans pouvoir véritablement honorer leurs engagements. Il dénonce la politisation à outrance qui vise à dramatiser les faits sans avoir les preuves des allégations.

Certes des problèmes existent

Mohamed M. Rahimy-Titus ne nie pas l’existence des problèmes au Cnhu ou plus précisément à l’unité du centre de dialyse, en matière de soins ou du personnel suffisant. A la date du 30 juin dernier, précise-t-il, l’Etat doit au Cnhu, environ 3 712 248 852 F Cfa pour la dialyse alors qu’il faut lancer la commande de néo-recormon et les kits de dialyse des mois à l’avance. C’est pourquoi, l’unité du centre des dialysés fonctionne sur les ressources propres du Cnhu. Un fonctionnement qui épuise les appareils qui doivent travailler 24 h / 24. En outre, le fonds des dialysés logé au ministère de la Santé en 2018 est insuffisant pour soigner les 257 dialysés du Cnhu. Alors qu’il faut 30 dialysés par médecin, soit 120 dialysés pour les quatre médecins disponibles. Ceux dont les dossiers ne sont pas encore à jour sont aussi servis dans les stocks existants.
Mohamed M. Rahimy-Titus propose que l’Etat revoie les systèmes de fonctionnement de la néphrologie et la dialyse au Bénin. Il faut qu’on encourage beaucoup de gens à être spécialistes en néphrologie ; que si l’Etat évacue quelqu’un au Cnhu, que sa subvention arrive à temps pour éviter le greffage des nouveaux sur les anciens, préconise-t-il. Il va falloir également une extension des centres de dialyse dans les autres départements pour éviter que tous les malades s’agglutinent au Cnhu de Cotonou, poursuit-il. L’Etat doit aussi payer ses redevances à temps et trouver une ligne budgétaire aux dialysés et en même temps, le nombre de malades transférés doit être en adéquation avec l’argent disponible. Car, seul l’argent permet de lancer les commandes chez les fournisseurs de kits. La preuve est qu’il a été commandé à Frezenus 20 machines et à B-Brand 10 avec un contrat de cinq ans. Ces fournisseurs n’ayant pas été payés, traînent à livrer les matériels.

Conseils diététiques élémentaires aux patients en hémodialyse

Boire un demi-litre d’eau par jour. N’exagérez pas !
Evitez la consommation d’alcool, du tabac ou autres drogues, de potions et de mixtures traditionnelles.
Evitez les fruits secs (haricots de toutes sortes, dattes, raisins secs, chips, fruit noir, poire noire (fon), arachides et dérivés, le néré, l’acajou.
Vous pouvez en manger en début de dialyse.
Les fruits ci-après sont trop riches en potassium : banane, avocat, goyave, carottes, poire, papaye, corossol, mangue, kola, la pomme sauvage ;
Les sauces et autres aliments à consommer avec modération en respectant le mode de cuisson particulier : le gombo, le crin-crin, la noix de pomme sauvage, les légumes, l’igname, la patate, la moutarde, le manioc, le taro, le maïs, le cacao, le café, la sapotille, la pomme cannelle,
Mangez de moins en moins salé, le sel entretient l’hypertension artérielle.
Evitez autant que possible les huiles, les graisses animales et le sucre.
Consommez à volonté de la viande, du poisson et autres crustacés, l’escargot pour leurs protéines.
Vous avez droit à 200 g de fruit par jour. Nous vous conseillons une tranche d’ananas, une pomme, deux oranges, de la pastèque, une grenadine, deux mandarines.
En règle générale, faites attention à tout ce que vous portez à votre bouche. Les intoxications alimentaires, les diarrhées, les dysenteries doivent être traitées avec rigueur. Tout état fébrile doit vous faire penser à un paludisme ou à une infection microbienne. Consultez votre néphrologue qui seul connaît la conduite à tenir. Ne prenez pas de conseils médicaux pirates. Vous êtes unique. Une médication peut soulager votre ami mais peut être toxique pour vous. Attention à l’automédication. Soyez sobre dans le principe et faites violences sur vous-même pour ne pas lâcher prise.

Source : Conadir-Bénin

Actualités 09 août 2018


Mouvement d’humeur de Zem de Bohicon

 

Plusieurs taxi-motos dits zemidjans ont été saisis par la Police républicaine ce mercredi 8 août dans la ville de Bohicon suite à un contrôle de droit-taxi. Une situation qui a mis face à face les éléments de la police et les conducteurs de Zemidjans.

 

 

A la suite de cette opération, des conducteurs de moto de la ville carrefour se sont organisés en bande pour tenter de perturber l’ordre public. Ainsi, des groupes de Zémidjan se sont retrouvés en face du commissariat central de la ville obstruant  la circulation à l’entrée de la ville. Visiblement déterminés à récupérer leurs motos saisies, ils étaient prêts à tout pour affronter les éléments de la police qui se sont vus obligés de prendre position tout autour, arme au poing et prêt à tirer. Une position qui a fini par dissuader les manifestants qui sont restés impuissants.

 

Contacté au téléphone, Georges Sodonon, président de l’Union des conducteurs de taxi-motos (Ucotamo-Bohicon) déclare être dans sa ferme, donc loin des manifestants de la ville. Mais, il reconnait que c’est avec la mairie de Bohicon qu’ils ont pris la décision de procéder ce mercredi, avec l’appui de la police, au contrôle du droit-taxi auprès des conducteurs de moto.  Mais, force est de constater que les gens ne payent pas cette taxe qui est seulement de 2.500 Fcfa l’an. Pourtant, ajoute-t-il, c’est une taxe qui devra permettre à la mairie de faire des réalisations à travers la ville.

De sources proches de la mairie de Bohicon, le maire Luc Atrokpo qui avait pourtant ordonné l’opération a demandé dans le courant de la journée sa suspension à la suite d’un échange avec un groupe de conducteurs de Zem concernés.

Société 08 août 2018


21es Championnats d’Afrique d’athlétisme: La délégation béninoise de retour au bercail

Le Bénin a participé du 1er au 5 août dernier à Asaba, au Nigeria, à la 21e édition des championnats d'Afrique d'athlétisme, auréolé d’une médaille d’or remportée par Odile Ahouanwanou en heptathlon. La délégation béninoise de onze membres dont sept athlètes, conduite par le président de la Fédération béninoise d’athlétisme, Vérin Dégon, est rentrée ce mardi 7 août au bercail. 

Le Bénin a fini la compétition à la 12e place, une première dans les annales de cette compétition. L’athlète Odile Ahouanwanou qui a remporté l’or en heptathlon va représenter l’Afrique à la Coupe intercontinentale à Ostrava les 8 et 9 septembre prochains. Elle se dit prête à défendre de nouveau les couleurs nationales à ce meeting.

Sports 08 août 2018


Plan de contingence et réduction des risques de catastrophes: Les documents de base au cœur d’un atelier à Grand-Popo

L’Agence nationale de la protection civile (Anpc) organise du 7 au 10 août à Grand-Popo, avec le soutien du Système des Nations-Unies, un atelier portant sur l’actualisation du Plan de contingence national (Pcn) et l’élaboration de l’avant-projet de la stratégie nationale de réduction des risques de catastrophes (Snrrc). Cette rencontre a été ouverte, ce mardi 7 août, par le représentant du ministre en charge de la Sécurité publique, Ouorou Baro Mora.

L’actualisation du plan national de contingence et l’élaboration de l’avant-projet de la stratégie nationale de réduction des risques de catastrophes sont au cœur d’un atelier ouvert hier à Grand-Popo dans le département du Mono, sous l’égide de l’Agence nationale de la protection civile (Anpc). 

L’actualisation du plan national de contingence, document programmatique d’actions dont le Bénin s’est doté depuis 2009, est un chantier annuel. Actualisé chaque année, aux dires du représentant du ministre en charge du secteur, le présent atelier vise également à le mettre à jour au regard, entre autres, de la récurrence des aléas attribués, en grande partie aux changements climatiques.
Quant à l’élaboration de l’avant-projet de la stratégie nationale de réduction des risques de catastrophes, Ouorou Baro Mora poursuit que ce chantier traduit la volonté du Bénin d’honorer ses engagements par rapport au cadre d’action de Sendaï accord signé en 2015 au Japon, à l’issue de la troisième Conférence mondiale sur la réduction des risques de catastrophes.
Le lien entre les deux chantiers, justifie le commissaire divisionnaire de la Police, Aristide Dagou, directeur général de l’Anpc, est que l’un découle de l’autre. Puisque la stratégie nationale de réduction des risques de catastrophes, souligne-t-il, n’est rien d’autre que l’application au niveau national du cadre d’action de Sendaï, notamment en ce qui concerne la dernière de ses quatre priorités. Laquelle priorité porte sur le renforcement de la préparation en vue d’intervenir beaucoup plus rapidement en cas de sinistre. « Lorsqu’on actualise le Plan national de contingence, on fait de la préparation afin de réduire de façon significative les dégâts des catastrophes que nous pourrions être amené à connaître au cours de 2018 ou en 2019 », clarifie le directeur général de l’Anpc. L’intérêt de mener de front ces deux activités vise, par ailleurs, selon le directeur général de l’Anpc, à créer un environnement plus sécurisé, facteur d’un développement durable de l’ensemble du territoire national.
A rappeler que la mise en œuvre des actions contenues dans le Pnc, confiée à l’Anpc, bénéficie de l’appui de la Coopération allemande, la Giz. Grâce à cet accompagnement, le plan national a été déjà décliné en des plans communaux de contingence dans 45 communes sur les 77 au Bénin.
A l’actif de ce partenariat, le secrétaire général de la mairie de Grand-Popo, Mensah Amah, a reconnu que le plan de contingence dont sa commune a été dotée est « bel et bien opérationnel et régulièrement simulé ». Les communes de Grand-Popo et d’Athiémé .constituent les territoires les plus touchés par des inondations dans le Mono.

Société 08 août 2018


Promotion de la gouvernance participative dans les collectivités locales au Bénin: Des équipes du Programme PartiCiP 2 échangent avec les maires

Une douzaine d’équipes de facilitateurs du budget participatif parcourt, du 6 au 16 août, les soixante-deux (62) communes des départements de l’Atlantique, l’Atacora-Donga, Ouémé-Plateau, Mono-Couffo et Zou-Collines, pour plaider auprès des élus locaux pour l’adoption du budget participatif dans les communes du Bénin. Elles ont été déployées par l’Ong Alcrer et Social Watch Bénin dans le cadre de la mise en œuvre du Programme PartiCiP 2.

Amener les autorités communales à adhérer aux principes et à la mise en œuvre du Budget participatif (BP) dans leur commune. C’est l’objectif que poursuit le Programme PartiCiP 2 en déployant dans ses communes d’intervention une douzaine d’équipes de facilitateurs du budget participatif du 6 au 16 août prochain. A en croire le coordonnateur national du Programme de participation citoyenne aux politiques publiques au Bénin (PartiCiP, phase 2),  il s’agit à travers des échanges d’« éclairer les autorités communales aux fins de délibérer sur le budget participatif en vue de son expérimentation dans l’élaboration du prochain budget communal ». Pour Koami Gouton, coordonnateur du Programme Particip2, ces plaidoyers prépareront la phase pilote du budget participatif dans cinq communes qui se seraient engagées à mettre en œuvre ce processus de démocratie directe et représentative par lequel les populations décident de l’affectation de tout ou d’une partie des ressources publiques disponibles pour la réalisation des services de base. Ainsi, les facilitateurs déployés dans les communes par le Programme PartiCiP 2 échangeront avec le maire et ses collaborateurs sur la démarche et les avantages du budget participatif ainsi que les attentes et le rôle des différentes parties prenantes. 

L’intérêt de l’Ong Alcrer et Social Watch Bénin pour l’adoption de cette approche résulte, à ses yeux, des avantages pour le développement des communes. « Il permet une meilleure gestion des affaires locales à travers la réduction des coûts de mise en œuvre de projet par la participation communautaire et renforce la transparence et la performance des collectivités locales et peut conduire à une amélioration du niveau de recouvrement des impôts, taxes locales et des recettes locales en général », explique Koami Gouton.
A l’issue de cette mission, l’adhésion des élus locaux au BP sera manifestée par une affirmation de la volonté politique matérialisée par une délibération favorable du conseil communal.

 Source : ALCRER

Société 08 août 2018


Impacts des fonds Muskoka sur la santé maternelle et néonatale: Moins de violences sur les femmes dans le Couffo

Avec le concours du Fonds français Muskoka, le Fonds des Nations Unies pour la Population (Fnuap) œuvre depuis 2015 à l’amélioration des indicateurs de la santé maternelle et néonatale dans certains départements du Bénin. Grâce à ce programme, les populations du Couffo en l’occurrence celles des communes d’Aplahoué, de Djakotomey et de Dogbo enregistrent moins de violences basées sur le genre et de cas de malnutrition chronique.

Les populations des communes d’Aplahoué, de Djakotomey et de Dogbo sont bien renseignées sur les thématiques liées à la santé nutritionnelle des enfants par une alimentation saine complète et équilibrée, aux violences et abus fondés sur le genre. La mise en œuvre des Plans de travail annuels du Fonds français Muskoka par le Fnuap, a permis de renforcer les capacités des femmes dans la conservation des preuves pour le dépôt de plainte, la libre expression devant les autorités judiciaires, le mécanisme de défense au tribunal. Tout ceci est rendu possible grâce aux sensibilisations de 150 femmes relais communautaires formées pour la circonstance, à la contribution des forces de l’ordre et des agents de la justice dans la procédure de dénonciation... 

Lors d’une séance de sensibilisation tenue lundi 6 août dernier au Centre de promotion sociale d’Aplahoué, elles ont été renseignées par le capitaine Séraphin Tossou en charge du commissariat de Klouékanmè, et le juge des mineures du tribunal de première instance de Ouidah, Samuel Noutohou, sur le traitement des cas d’abus, les types de violences sur la femme, les peines prévues contre leurs auteurs, la procédure d’instruction et les mécanismes prévus par la loi pour la protection de la victime.
« Au parquet d’Aplahoué, j’ai constaté que depuis que ce projet a commencé et que les femmes sont informées de leurs droits et que les hommes sont avisés des dangers qu’ils courent en exerçant des violences sur la femme, les choses ont évolué. Des dénonciations ont été faites, il y a eu des cas de viol, incitation de mineures à la débauche, maltraitance des épouses, abandon des enfants..., des procédures ont été ouvertes, des hommes ont été condamnés ; certains ont renoncé aux violences faites sur la femme... », a témoigné le juge Samuel Noutohou précédemment 1er substitut du procureur près le parquet d’Aplahoué. Se confiant à la presse, il a encouragé toutes les organisations et institutions qui sont intervenues en faveur de ces femmes qui ont fait un remarquable travail de vulgarisation des textes sur les violences faites aux femmes. Que ce soit des violences d’ordre physique, psychologique ou économique...

Alimentation équilibrée

En outre, les populations sont sensibilisées, grâce au projet, sur la composition et les nutriments indispensables pour une alimentation équilibrée ainsi que le soin dont il faut faire preuve pour une alimentation saine... Toutes choses dont la finalité est d’induire la régression du taux de malnutrition. Selon le secrétaire du groupement Milédjou de Dogbo, Rock Aballo, ce projet a permis le changement de comportement au sein des populations de Dogbo. « Nous ne connaissions pas la valeur des protides et les bienfaits des fruits avant le repas, ni l’incidence d’une bonne alimentation sur la croissance et les capacités intellectuelles des enfants. Nous l’avons su grâce au projet. Aujourd’hui les droits des femmes, leur dignité et leur autonomie sont de plus en plus respectés », fait-il savoir. En effet, les femmes bénéficient d’un appui financier et technique du projet pour leur autonomisation. Il s’agit d’une aide qui leur est fournie dans la mise en place d’activités génératrices de revenus, en l’occurrence l’élevage des caprins et bovins. Cette mesure vise à garantir une certaine indépendance financière de ces femmes afin qu’elles veillent mieux à l’éducation de leurs enfants et à leur suivi scolaire. C’est ce qu’a confirmé la responsable du groupement des femmes d’Aplahoué, Oboubé Bokokpè. Au nombre des forces du projet, elle cite la sensibilisation sur les bonnes pratiques et la valeur nutritionnelle des produits alimentaires locaux pour la bonne alimentation des enfants. « Au début c’était difficile, il y avait quelques résistances du côté des hommes. Nous avons demandé aux porteurs du projet d’associer nos maris. C’est ce qui a été fait et depuis lors, nous travaillons ensemble dans la lutte contre les violences faites à la femme, les mariages forcés, la responsabilisation, le droit à l’héritage et l’autonomisation des femmes », rapporte-t-elle.

Quand les hommes s’engagent !

« Les hommes s’engagent », c’est le nom donné au comité des hommes qui accompagne le projet et aide à la sensibilisation de leurs pairs pour la lutte contre les violences faites aux femmes. Ils sont tout aussi sensibilisés sur les bonnes pratiques nutritionnelles, l’utilisation du moringa et ses valeurs nutritionnelles, les droits de leurs épouses à l’héritage et à l’autonomisation. « Tout est parti des résistances opposées par certains hommes qui écartaient les 150 femmes qui ont été formées en tant que relais communautaires pour la sensibilisation contre les violences faites aux femmes. Elles ont demandé à ce que leurs maris soient associés pour la bonne marche du projet et c’est ce que nous avons fait », a expliqué le point focal Famille du projet, Sylvie Fanou Gbaguidi.
L’association des hommes à la cause semble avoir été fructueuse. « Les parents ont pris conscience aujourd’hui et désormais ils savent qu’ils doivent préserver les droits de leurs filles et de leurs femmes. Les gens nous appellent pour signaler les cas. Désormais ces cas sont réprimés. Les gens ne sont plus dans l’inconscience totale », témoigne le secrétaire général de l’association « Les hommes s’engagent » de Dogbo, Claude Kitcho. « Nous avons décidé de nous engager parce que nous avons compris le mal que nous faisions aux femmes. Nous pensons aussi à nos enfants qui pourraient subir ses violences si nous ne mettons pas fin à ces pratiques très tôt », a ajouté le président de l’association, Gabriel Djossou.

A.P.A.

Santé 08 août 2018


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