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Nouvelles

Département du Mono: La rentrée scolaire à deux vitesses
Plusieurs établissements scolaires touchés par le débordement du fleuve Mono n’ont pas pu effectuer la rentrée, lundi 20 septembre. Les apprenants des zones inondées contraints de prolonger leurs vacances ne seront pas pénalisés au moment des évaluations. En leur faveur, le préfet s’est engagé pour la mise en place d’un programme scolaire spécial. Dans le Mono, la rentrée scolaire 2021-2022 est à double vitesse. Si certains établissements ont ouvert leurs portes, d’autres en revanche sont restés fermés pour cause d’inondation. Du Collège d’enseignement général Lokossa à celui d’Athiémé en passant par le collège catholique de Lokossa et l’Ecole primaire publique centre de la même ville, la matinée du lundi dernier a été rythmée par diverses activités qui tranchent d’avec le silence ayant régné pendant les vacances. Entre autres, l’inscription des nouveaux apprenants, la mise à disposition des emplois du temps et le démarrage des cours par endroits sont les activités menées, ce lundi 20 septembre, jour de la rentrée, par les équipes dirigeantes des établissements scolaires, les apprenants ainsi que leurs parents. Pour en arriver à ce résultat, « Les dispositions pratiques étaient au point depuis plus d’une semaine. Et sur le tableau du censeur, les emplois du temps sont établis y compris ceux des aspirants au métier de l’enseignement », explique Blaise Montcho, responsable du Ceg1 Lokossa où se trouvent 55 groupes pédagogiques. Au préfet Bienvenu Milohin en visite de constat de l’effectivité de la rentrée scolaire, M. Montcho et ses collaborateurs ont également exposé ce qui se fait par rapport au respect des gestes barrières: « Quant aux mesures contre le coronavirus, indique-t-il, le nettoyage de l’établissement est une réalité et les dispositifs de lavage des mains à l’eau et au savon sont placés devant chacune des salles ». L’établissement scolaire a été aidé sur ce volet par des organisations de la Société civile. L’une d’elles vient de rajouter une vingtaine de dispositifs de lavage des mains à ceux reçus l’année dernière. Au Ceg1 Lokossa, retient le chef de l’établissement, « Tout le monde sait qu’on ne peut pas venir ici sans son masque ». Des doléances A la suite de ces explications suivies de quelques doléances portant sur l'insuffisance de mobilier, la délégation préfectorale rallie le collège catholique St Pierre Claver de Lokossa. Au dire du directeur pédagogique, Eusèbe Amoussou, l’établissement est composé de 25 groupes pédagogiques autorisés pour deux ordres d’enseignement à savoir l’Enseignement primaire et l’Enseignement secondaire. Aucune entrave à la reprise des cours n’ayant été notée, le préfet et sa suite ont félicité les responsables pour la partition qu’ils jouent dans l’ambition du département du Mono de rester un pôle d’excellence en matière de l’éducation. La délégation les a priés de faire en sorte qu’en fin d’année, le département trône à la tête du classement aux examens nationaux. La même exhortation a été faite aux responsables du Ceg d’Athiémé où environ 1 320 apprenants sont répartis dans 36 groupes pédagogiques. Ici, le maire Saturnin Dansou a rejoint la délégation pour le même constat. Les explications ainsi que les activités en cours dénotent que la rentrée s'est bien déroulée. Le maire et sa délégation revenaient de la visite de plusieurs autres écoles de ses arrondissements où il a profité pour apprécier la situation actuelle des zones inondées. Dans le sous-secteur de l’Enseignement primaire, c’est au niveau de l’Epp Centre de Lokossa que le préfet et sa délégation ont fait le constat de la reprise effective des classes. Trois groupes pédagogiques y ont ouvert leurs classes pour accueillir environ trois mille apprenants. Les activités ont démarré dans certaines classes dans le respect des mesures barrières à la propagation de la Covid-19. Outre le port des masques faciaux tant par les enseignants que par les apprenants, plusieurs dispositifs de lavage des mains sont installés dans la cour de récréation. Elaborer un emploi du temps spécial D’une localité à une autre, la réalité n’est pas la même. Notamment dans plusieurs arrondissements d’Athiémé où le débordement du fleuve Mono a submergé plusieurs infrastructures communautaires. Entre autres, on dénombre au moins six écoles sinistrées dans l’arrondissement d’Atchannou et trois autres dans l’arrondissement d'Adohoun. Elles n’ont pas pu ouvrir lundi leurs portes. Saturnin Dansou, maire de la commune d’Athiémé, précise que ces établissements sont recensés dans les sous-secteurs des enseignements primaire et secondaire. Dans d’autres communes du département telles que Grand-Popo, Houéyogbé et Lokossa, dans une moindre mesure, plusieurs écoles ont également reporté leur rentrée. Un état de choses qui indique une reprise des classes à deux vitesses. Sensible au sort que dame nature impose aux apprenants des zones inondées de son département, le préfet Milohin s’est engagé pour la recherche de solutions avantageuses. Cette démarche, selon lui, doit commencer par le recensement exhaustif des écoles afin d’élaborer un emploi du temps spécial à soumettre aux ministres en charge des sous-ordres des Enseignements primaire et secondaire. « Ceci, pour éviter aux apprenants sinistrés, insiste le préfet, de subir les conséquences de ces inondations au moment des évaluations finales»? Education 22 sept. 2021


Deuxième session ordinaire de la Haac: L’attribution de nouvelles fréquences de radios en examen
Durant quatre mois, la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) se penchera sur divers sujets relatifs à la vie des médias au Bénin. Le président de l’institution, Rémi Prosper Moretti, a ouvert, ce mardi 21 septembre à Cotonou, les travaux de la deuxième session ordinaire de l’année 2021. Les travaux de la deuxième session ordinaire de l’année 2021 de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) ont démarré, ce mardi 21 septembre. Plusieurs dossiers sont inscrits à l'ordre du jour de ces assises qui dureront quatre mois. Il s’agit notamment de l’attribution de nouvelles fréquences pour l’installation des radiodiffusions privées, de l’examen des bulletins n°2 des casiers judiciaires et enquêtes de moralité obtenus des juridictions dans le cadre de l’attribution des autorisations aux requérants à l’exploitation de sites internet, et fournissant des services de communication audiovisuelle et de presse écrite destinés au public. Au cours de cette même session, le dossier des demandes d’agrément ou d’homologation des décodeurs Tnt et autres équipements terminaux sera évoqué. Selon le président Rémi Prosper Moretti, la Haac revisitera ses décisions relatives à la liste des journaux et écrits périodiques ayant une existence légale en République du Bénin, en revoyant surtout leur périodicité de parution. Il sera aussi question du temps à mettre en œuvre pour la délivrance de la carte de presse aux journalistes en attendant l’effectivité du projet d’automatisation de la carte de presse. Dispositions contre le coronavirus A l’ouverture des travaux de la deuxième session ordinaire, ce mardi 21 septembre, au siège de l’institution à Cotonou, le président Rémi Prosper Moretti a mis un accent particulier sur la nécessité de s’armer contre la pandémie du coronavirus. « Il importe que nous nous vaccinions pour nous protéger et protéger nos collègues et collaborateurs. Désormais, la participation à nos travaux, réunions, commissions permanentes ou temporaires, et aux missions est subordonnée à la présentation d’un carnet de vaccination contre la Covid-19 », a déclaré Rémi Prosper Moretti avant d’ajouter : « Nous voulons une presse au service de la nation. Nous voulons des professionnels des médias vaccinés, qui tiennent debout, qui vivent, qui invitent la population à travers des émissions citoyennes à se faire vacciner ». A en croire Rémi Prosper Moretti, cette deuxième session répond à une double exigence à savoir le respect du règlement intérieur de l’institution en son article 83, et la nécessaire évaluation de la session antérieure afin d’en relever les insuffisances et se projeter dans l’avenir en vue d’un plus grand rayonnement de l’institution. « Le secteur des médias connaît aujourd’hui de profondes mutations. Et c’est le lieu de vous dire ma profonde reconnaissance pour la disponibilité permanente et la collaboration sincère dont vous faites montre et qui ont permis de lancer d’importants chantiers pour offrir à l’espace médiatique, l’environnement adéquat en vue de son affirmation, son élévation et sa révélation », a souligné le président de la Haac, pour qui, la régulation rime désormais avec la coopération et non avec le bâillonnement. Actualités 22 sept. 2021


Planification spatiale à Kandi: Le comité de suivi de mise en œuvre du Sdac installé
Le service technique intercommunal de l’Association pour la promotion de l’intercommunalité dans le département de l’Alibori (Apida) était à Kandi, vendredi 17 septembre dernier, dans le cadre de l’aménagement du territoire de cette commune. Il a, à cette occasion, procédé à l’installation du comité de suivi de mise en œuvre de son schéma directeur d’aménagement. L’Association pour la promotion de l’intercommunalité dans le département de l’Alibori (Apida) a conscience de l’importance du Schéma directeur d’aménagement communal (Sdac). Elle était à Kandi, vendredi 17 septembre dernier, pour procéder à l’installation des membres du comité de suivi de sa mise en œuvre. En effet, de novembre 2018 à août 2020, l’Apida s’est assigné comme mission d’accompagner ses communes membres dans le processus de réalisation ou d’élaboration de leur Schémas directeur d’aménagement communal (Sdac). Lesdits documents ont fait l’objet d’approbation par la préfecture en août 2020, après leur adoption au sein des différents conseils communaux. Le Schéma directeur d’aménagement communal (Sdac) est un document de planification spatiale de référence. Il fixe les orientations fondamentales à réaliser à long terme, par rapport à l’aménagement de l’espace communal. Selon la loi N°97-029 du 15 janvier 1999, portant organisation des communes en République du Bénin en son article 84, c’est aux communes qu’incombe le financement de son élaboration. Mais l’Apida a su inscrire cette activité dans le cadre du programme ASGoL3 financé par la Coopération suisse au Bénin. Après les communes de Ségbana, Malanville et Gogounou, il y a quelques semaines, c’est sur celle de Kandi que le service technique intercommunal de l’association conduite par le secrétaire exécutif, Zourkaneïni Adamou Baparapé, a mis le cap. C’était au cours d’une cérémonie organisée en présence d’une délégation de l’Agence nationale d’aménagement des territoires et des deux adjoints au maire de la commune. Le même exercice est prévu dans les prochains jours à Banikoara et Karimama. A terme, c’est la planification spatiale de tout le département de l’Alibori qui deviendra réalité. Société 22 sept. 2021


Extrémisme violent et terrorisme: Pèrèrè appelée à rester sur ses gardes
Les élus communaux et locaux de Pèrèrè et des cadres du Secrétariat permanent de la Commission nationale de lutte contre la radicalisation de l’extrémisme violent et du terrorisme ont tenu, hier, mardi 21 septembre, une séance de travail. L’accent a été mis sur les différents comportements à adopter pour sauvegarder la paix et la stabilité au sein de la communauté. La dynamique sécuritaire et politique au niveau de certaines de ses communes frontalières à des localités nigérianes, nigériennes et burkinabè souvent en proie à des perturbations terroristes et à l’extrémisme violent, indique que le Bénin n’est pas à l’abri d’éventuelles menaces susceptibles de mettre sa stabilité à l’épreuve. Il a donc intérêt à savoir anticiper sur les évènements, le malheur ayant l’habitude de frapper, lorsqu’on s’y attend le moins. La séance de travail tenue hier, mardi 21 septembre à Pèrèrè, entre les cadres du Secrétariat permanent de la Commission nationale de lutte contre la radicalisation de l’extrémisme violent et du terrorisme et les élus de ladite commune dont plusieurs localités sont frontalières au Nigeria, s’inscrit dans ce cadre. Elle a été élargie aux élus locaux, aux leaders d’opinion, puis aux dignitaires et autres responsables religieux de la commune. En effet, les risques d’expansion des activités des groupes terroristes et extrémistes vers les pays du golfe de Guinée dont le Bénin ne sont pas à écarter. Au nombre des mesures prises pour parer à toutes les éventualités, il y a la sensibilisation des élus locaux et des populations à la base au niveau des communes frontalières. Selon le commissaire de police en service au Secrétariat permanent de la Commission nationale de lutte contre la radicalisation de l’extrémisme violent et du terrorisme, Jacques Singbo, c’est sur les instructions du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique que cette rencontre a été initiée. « Il voudrait qu’on reste non seulement en haut, mais que nous descendions également vers les populations à la base pour les sensibiliser au vu d’un certain nombre de faits », a-t-il indiqué. «Lorsqu’on regarde également la situation géographique du Bénin par rapport au Nigeria, au Burkina Faso et au Niger, parlant des actes extrémistes, des accrochages entre les terroristes avec les rangers, puis des mouvements et autres immixtions des terroristes sur notre territoire, il va falloir prendre les mesures indiquées», a insisté le commissaire de police. Coproduire la sécurité L’objectif, au cours de cette séance de sensibilisation à Pèrèrè, a-t-il poursuivi, c’est d’échanger avec les participants sur les facteurs de l’extrémisme violent, ses risques et ses conséquences. Pour le prévenir, les comportements citoyens qu’ils doivent adopter, n’ont également pas été occultés. «Il s’agit d’attirer l’attention de nos populations à la base sur la menace terroriste qui est réellement à nos portes», a rappelé Jacques Singbo. « Il va falloir que chacun de nous se considère comme un maillon de la chaîne de sécurité et coproduit la sécurité. Informer ceux qui ne sont pas présents que nous devons désormais changer de comportements et que nous devons collaborer, puis matérialiser à partir d’aujourd’hui un environnement de vivre ensemble, en travaillant de jour comme de nuit avec les forces de défense et de sécurité publique et leur dénoncer tout comportement et tout étranger suspects. Nous devons également nous rapprocher des chefs villages, chefs quartiers et de tout autre élu, pour leur dénoncer tout mouvement suspect. Il faut éviter que les extrémistes viennent s’installer sur notre territoire », a-t-il averti. Société 22 sept. 2021


Affaire bradage de 39 ha à Abomey-Calavi: Georges Bada et 13 autres condamnés, 15 personnes relaxées
La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), après six audiences publiques et contradictoires, a condamné ce mardi 21 septembre, 14 prévenus dont l’ex-maire Georges Bada et relaxé 15 personnes dans l’affaire de bradage de réserves administratives évaluées à 39 hectares à Abomey-Calavi. L’ancien maire d’Abomey-Calavi, Georges Bada, écope de six ans de prison ferme et cinq millions F Cfa d’amende dans l’affaire de bradage de réserves administratives estimées à 39 hectares à Abomey-Calavi. Il a été en effet déclaré coupable par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) des faits d’abus de fonction dans ce dossier. Georges Bada a été condamné à la même peine que les prévenus Julien Honfo, Appolinaire Toundonou Hounguè, Sébastien Kissinclounon et Théodore Kpossou. L’ex-chef d’arrondissement d’Abomey-Calavi, Bernard Hounsou, le cerveau de l’opération de morcellement du domaine querellé, quant à lui, obtient la plus lourde peine. Il a été condamné à 10 ans d’emprisonnement ferme et à cinq millions F Cfa d’amende au même titre que le sieur Désiré Hounmavo, un membre de la famille de Georges Bada et détenteur de plusieurs parcelles du domaine. L’ex-premier adjoint au maire d’Abomey-Calavi, Victor Adimi et Alimantou Kpohinto-Zossou sont aussi condamnés à 5 ans d’emprisonnement ferme et à 5 millions F Cfa d’amende. Cette dernière n’est rien d’autre que la plaignante de l’affaire. En effet, dame Alimatou Kpohinto-Zossou a fait éclater l’affaire parce qu’elle s’estimait grugée par la mairie après l’opération de lotissement des 39 hectares dont elle se réclamait propriétaire. Alimantou Kpohinto-Zossou a été déclarée coupable par la cour des faits de recel d’abus de fonction tout comme les prévenus Désiré Hounmavo, Théodore Soudé Kpossou et Basilia Didavi, une proche de l’ex-ministre en charge de la Décentralisation, Barnabé Dassigli. Il a été retrouvé par les policiers enquêteurs chez cette dernière, quatre conventions de parcelles. Dame Basilia Didavi a déclaré ce mardi à la barre que celles-ci lui ont été confiées par l’ex-autorité ministérielle. Elle a été condamnée à cinq ans d’emprisonnement dont deux ans ferme et à un million F Cfa d’amende. Cette même peine a été retenue contre les prévenus Noël Toffoun, Victor Avocè, Patrice Hounyèva et Léon Kpobli, actuel chef d’arrondissement de Godomey. La cour a décerné un mandat de dépôt contre Victor Avocè qui était jusque-là sous convocation et comparaissait libre. Un mandat d’arrêt a été émis contre les prévenus Noël Toffoun et Léon Kpobli, absents à la barre hier. Les deux sont activement recherchés par la police. Les sieurs Etienne Kpossou, Emmanuel Koï, Christophe Ayissi, Thomas Tape, Alfred Vieyra, Simon Kohinto, Briac Kossougbéto, Fatiou Zannou, Roger Kissinclounon, Bernard Zanmènou et Zachée Zounfa Hounsou s’en sont sortis à cœur joie. Ils ont été lavés de tout soupçon. La cour les a relaxés purement et simplement des fins de la poursuite. Quant aux accusés Gélase Hounguè, Ferdinand Dossou-Yovo, Sébastien Kouassi Dohou et Daniel Lantokpodé, ils ont été relaxés au bénéfice du doute. La cour a reçu la constitution en partie civile de l’Association pour le développement d’Abomey-Calavi et l’Observatoire pour la gestion transparente d’Abomey-Calavi. Elle a ordonné la remise en l’état de toutes les réserves administratives situées dans les périmètres de la Zoca et de la Zopah dans la superficie intégrale avant leur affectation au dédommagement de la prévenue Alimantou Kpohinto-Zossou. La cour a ordonné en conséquence la rétrocession dans le patrimoine immobilier de la commune d’Abomey-Calavi de toutes les 325 parcelles loties attribuées à la plaignante aujourd’hui également condamnée et de toutes celles déclarées disponibles et issues du morcellement desdites réserves administratives et attribuées par le maire d’Abomey-Calavi au personnel de la mairie et autres personnes. Un expert-géomètre a été désigné pour procéder à l’opération de remise en l’état de tout le domaine concerné au profit de la mairie d’Abomey-Calavi.

Encadré

Barnabé Dassigli menacé de poursuites devant la Haute cour de Justice L’ancien ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, Barnabé Dassigli, pourrait être le premier client de la Haute cour de Justice. Le procureur près la Criet, Mario Mètonou, a exprimé le vœu ce mardi, dans ses réquisitions complémentaires dans le dossier de bradage de 39 ha hectares de réserves administratives à Abomey-Calavi, de saisir le ministre de la Justice et de la Législation, Séverin Quenum, aux fins d’engager contre cette personnalité les poursuites devant la Haute cour de Justice. Ceci, au regard des faits qui pèsent sur l’ancien ministre Barnabé Dassigli. Mario Mètonou souhaite que Barnabé Dassigli qui a été entendu dans ce dossier par la Criet en tant que sachant puisse être auditionné par la Haute cour de Justice en qualité d’accusé. Puisqu’aux termes de la Constitution béninoise, la Haute cour de Justice est la seule juridiction compétente pour juger les infractions commises par les ministres au cours ou à l’occasion de l’exercice de leurs fonctions. L’ex-maire d’Abomey-Calavi a clairement déclaré avoir agi en 2017 sur instruction de son supérieur hiérarchique, son ministre de tutelle, notamment Barnabé Dassigli. Ce dernier a donné sa version des faits mais en tant que sachant. Les dépositions ce mardi de dame Basilia Didavi, une proche de l’ex-ministre, chez qui ont été retrouvées quatre conventions de parcelles issues du domaine querellé qu’elle a déclaré appartenir à Barnabé Dassigli semblent forger la religion du procureur spécial de la Criet qui estime nécessaire que toute la lumière soit faite sur le rôle qu’a joué cette personnalité dans ce dossier. Seulement, la seule lettre du procureur spécial près la Criet ne suffit pas. Il revient au ministre de la Justice de saisir l’Assemblée nationale pour demander la poursuite de Barnabé Dassigli devant la Haute cour de Justice. La décision de poursuite est votée à la majorité des 2/3 des députés composant l’Assemblée nationale. L’ex-ministre sera écouté en qualité d’accusé si le Parlement décide de cette poursuite. Le rapport de l’instruction du dossier sera à nouveau envoyé à l’Assemblée nationale qui se prononcera sur la nécessité, toujours par un vote des 2/3 des députés, de le mettre en accusation ou pas. Ce n’est qu’après cette seconde étape favorable au Parlement que la Haute cour de Justice pourra véritablement juger Barnabé Dassigli. Il pourrait être le tout premier client de la haute juridiction qui n’a encore jugé personne jusqu’ici depuis sa création.  
Société 22 sept. 2021


Diplomatie : deux ambassadeurs au cabinet du ministre Aurélien Agbénonci
Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération a reçu simultanément en audience, hier lundi 20 septembre, les ambassadeurs d’Allemagne et de la France. Inviter le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération à des activités qui se dérouleront en marge de la 76e session de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York aux Etats-Unis d’Amérique. C’est le motif principal de la visite des ambassadeurs d’Allemagne et de la France près le Bénin, hier lundi 20 septembre. Selon Michael Derus, ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne près le Bénin, au sortir de l’audience, les discussions avec Aurélien Agbénonci ont tourné autour du Sommet de l’Alliance sur le multilatéralisme. Cette initiative germano-française oeuvre à restaurer l’engagement mondial en faveur d’une stabilisation de l’ordre international fondé sur des règles, le respect de ses principes et de certains ajustements lorsqu’ils sont nécessaires. « Nous sommes venus solliciter l’appui du ministre des Affaires étrangères et il nous l’a garanti. D’ailleurs, ce n’est pas la première fois qu’il le fait », a fait savoir le diplomate allemand. Au cours de ces assises, informe-t-il, plusieurs débats seront menés sur les Droits humains, l’égalité des sexes, les impacts du changement climatique, etc. Pour sa part, Marc Vizy, ambassadeur de la France près le Bénin, reçu au même moment que son collègue allemand, a indiqué que le ministre Aurélien Agbénonci sera aussi invité pour une intervention au cours du Sommet pour l’information et la démocratie qui se tient toujours à New York le 24 septembre prochain. « Avec le développement des réseaux, la démocratie peut être menacée par une mauvaise circulation de l’information ou la diffusion erronée ou malveillante d’information dans le but de faire mal aux institutions », explique l’ambassadeur. Il évoque ainsi le récurrent problème de l’infodémie et des fake news qui peuvent, si on n’y prend garde, porter atteinte à la démocratie dans les pays. Selon Marc Vizy, 43 pays dont quatre africains sont engagés dans cette initiative. En tant que pays plus ou moins en avance sur la régulation des nouveaux médias avec notamment une loi sur le numérique et sa démocratie qui s’enracine au fil des années, le Bénin sera certainement présenté comme un exemple lors de ces rencontres. Le ministre Aurélien Agbénonci partagera avec ses homologues des 42 autres pays les actions phares menées par le Bénin pour que les fausses informations ne nuisent à la démocratie. Actualités 21 sept. 2021


Conseil économique et Social : André Okounlola reçoit des orientations de Tabé Gbian
Augustin Tabé Gbian, président du Conseil économique et social (Ces), a reçu en audience hier lundi 20 septembre, le nouvel ambassadeur du Bénin près la Russie, André Okounlola. Cette visite de civilité a été l’occasion pour l’ancien député de recevoir des orientations afin de mener à bien sa nouvelle mission. Après le président de la Cour constitutionnelle, c’est autour de celui du Conseil économique et social de recevoir en audience André Okounlola, nouvel ambassadeur du Bénin près la Russie. Il en a profité pour recevoir des orientations avisées en vue d’une consolidation des relations bilatérales entre le Bénin et la Russie. « Le président du Conseil économique et social m’a reçu chaleureusement, avec des conseils pour que ma mission soit pleinement accomplie. J’ai reçu de lui des missions spécifiques par rapport à l’institution qu’il dirige. Il m’est donc revenu la mission de faire bouger les lignes afin que le Conseil économique et social du Bénin et celui de la République fédérale de la Russie puissent coopérer », a précisé l’ambassadeur André Okounlola à sa sortie d’audience. Il s’engage à être en symbiose avec l’institution pour mieux redynamiser le secteur en vue d’une réussite certaine de la mission à lui confiée par le chef de l’Etat. «Dès que je rentrerai à Moscou, je prendrai contact avec mon homologue russe et chercherai à dérouler par une feuille de route les orientations données», a-t-il ajouté. Pour rappel, l’ambassadeur André Okounlola a été nommé, mercredi 8 septembre dernier, en Conseil des ministres par le chef de l’Etat. Il a été précédemment député à l’Assemblée nationale 8e mandature et est membre du Bloc républicain. Il a déposé sa lettre de démission au parlement après sa nomination le 15 septembre dernier.   Par Ulrich AKPOVO Actualités 21 sept. 2021


Financement: La Biic innove avec des crédits agricoles à taux bonifié
Les promoteurs agricoles n’ont plus de soucis à se faire pour le financement de leurs activités. La Banque internationale pour l’industrie et le commerce (Biic) se positionne comme un partenaire fiable et de premier choix pour les aider et leur apporter les ressources indispensables à l’essor de leurs entreprises. Les internautes et les acteurs du monde agricole ont été émerveillés d’apprendre, vendredi 17 septembre dernier à travers un facebook live animé par Désiré Ategbo, chef service Pme de la Biic, que cette banque s’est positionnée en faveur du financement du secteur agricole et de ses activités. Celui-ci avait notamment expliqué que l'accès au crédit des promoteurs agricoles est une réalité à la Biic. «Vous êtes une Pme ou une Pmi agricole, une coopérative de producteurs ou de transformateurs, un exploitant agricole disposant d'un Ifu et vous avez besoin d'accompagnement pour l'acquisition d'équipements, de moyens de production, de transformation, de stockage, de conservation et de transport ou distribution, l'acquisition d'intrants agricoles spécifiques, le renforcement de fonds de roulement… votre vrai partenaire financier vous accompagne dans le développement de vos activités agricoles à travers la mise en place d'un crédit à taux bonifié ». En effet, la Biic finance le secteur du coton, de l’anacarde, du maïs, du soja et du karité. Le financement de ces produits répond à des critères bien définis. « L’expertise que nous avons de financer les promoteurs agricoles tient de notre histoire et des objectifs que nous nous sommes fixés. Nous avons acquis une bonne connaissance du secteur par la maîtrise des différents cycles de chaque produit, depuis la récolte jusqu’à la commercialisation », a expliqué le chef service Pme de la Biic. Selon ses propos, la banque a beaucoup de clients historiques qu’elle finance sur tout le territoire national et qui sont très actifs lors des différentes campagnes agricoles. Elle a aussi ramené beaucoup de clients qui étaient dans l’informel dans le système formel. L’offre de financement des promoteurs agricoles se présente sous diverses formes tenant compte des besoins de financement. Il s’agit des crédits à court terme (moins de deux ans) pour les besoins en fonds de roulement pour permettre aux promoteurs de faire face efficacement à la campagne, des crédits à moyen terme (deux à sept ans) pour les équipements. « Tout ceci peut passer par l’ouverture de lettre de crédit pour les importations, la mise en place d’un crédit relai pour soutenir la lettre de crédit au cas où elle n’est pas provisionnée à 100 %, le financement de l’exploitation, etc. Conditions d'accès facilitées « Il est mis en place au profit des entreprises agricoles, un fonds pour la prise en charge des intérêts sur les financements accordés au secteur agricole pour l’atténuation des effets socio-économiques de la pandémie de la Covid-19, géré par le Fonds national pour le développement agricole (Fnda), a-t-il également soutenu. Ce fonds permet d’avoir un taux de sortie de 2 % l’an au profit des bénéficiaires. De manière spécifique, pour l’année 2021, ce taux est fixé à zéro pour cent (0%) au profit de ceux qui opèrent dans le maillon de la transformation agroalimentaire. Pour être éligibles au fonds de bonification, les requérants doivent être des exploitants agricoles de type familial ou une entreprise agricole évoluant dans la production végétale, animale ou halieutique ou réalisant des opérations d’achat d’équipements agricoles et de fournitures d’intrants ou bien être une entreprise opérant dans la transformation agroalimentaire. Ils doivent avoir exercé leurs activités pendant au moins les deux dernières années, disposer d’un Ifu, exercer une activité sur l’un des maillons, notamment de la production à la commercialisation des chaînes de valeur des filières promues au niveau des pôles de développement agricole. Plusieurs clients de la Biic ont déjà bénéficié de ce type de facilité. Désiré Ategbo rappelle aussi qu’en dehors d’une garantie fiable et suffisante prise en affectation hypothécaire, un mécanisme de garantie est mis en place pour faciliter l’accès au crédit des promoteurs et entrepreneurs agricoles. La Biic rassure par ailleurs tous les acteurs du secteur agricole qui ont des projets, qu'ils disposent des possibilités de financement, soutenues par l'État et mises en œuvre au niveau de toutes ses agences où les dossiers seront reçus, étudiés et traités avec professionnalisme et diligence. « Il faudra saisir cette opportunité de financement du secteur agricole qui est l’une des priorités de la Biic », plaide-t-il. La Biic est une banque universelle au capital de 82 514 000 000 F Cfa, née de la fusion de l’ex-Baic et de l’ex-Bibe. Elle offre des services aux grandes entreprises et institutions, à la clientèle élite, Pme/Pmi et particuliers. Son premier souci, la satisfaction de sa clientèle. Son réseau d’agences est disséminé partout sur le territoire béninois. Elle est une banque à capitaux 100 % béninois. La Biic, plus qu’une banque, reste et demeure un vrai partenaire financier? Société 21 sept. 2021


Congrès électif de la Fédération béninoise de Basket-ball : Ismahinl Onifadé réélu pour un mandat de quatre ans
Au terme du congrès électif de la Fédération béninoise de Basket-ball tenu, samedi 18 septembre dernier à Porto-Novo, Ismahinl Onifadé a été reconduit à la tête de cette institution. Candidat à sa propre succession, il a battu son challenger Alex Paraïso par 59 voix contre 13. La majorité des délégués présents à l’Assemblée générale élective de la Fédération béninoise de Basket-ball (Fbbb), samedi 18 septembre dernier à Porto-Novo, ont renouvelé leur confiance à Ismahinl Onifadé. Ce dernier s’est imposé à son challenger Alex Paraïso, ancien président de la Fbbb par 59 voix contre 13. Auréolé par le bilan de son premier mandat, Ismahinl Onifadé devra poursuivre sur la même lancée au cours des quatre prochaines années. Les travaux se sont déroulés conformément aux dispositions des articles 38-1 des statuts et 29-1 du règlement intérieur de la Fédération béninoise de Basket-ball en présence de Judith Aïkpé Ahounou, représentant le Comité national olympique et sportif béninois (Cnos-Ben) et Joe Apu, secrétaire général Fiba Afrique Zone 3. Avant l’élection du nouveau comité exécutif, les différents rapports (d’activités et financier) ont été adoptés à l’unanimité par les délégués présents. Pour preuve, les rapports d’activités du secrétaire général sortant, Martin Djogui et financier du trésorier général sortant, Isaïe Zekpa, ont été validés par l’Assemblée générale par 71 voix pour, 00 contre, une abstention et un non inscrit. Au terme de cette assemblée générale, les meilleures équipes de la Ligue professionnelle chez les Hommes et chez les Dames sont reparties avec des trophées et enveloppes financières. Les membres du nouveau Comité exécutif de la Fbbb Président : Ismahinl Onifadé : 59 voix / 73 1er Vice-président : Arnaud Rodrigue Dègla Enagnon 60 voix / 73 2e Vice-président : Alassane Toungouh Zoulkifouli 50 voix / 72 Secrétaire général : Épiphane Soudonou 58 voix / 72 Secrétaire général adjoint : Dassi Sessi Priscille Auriole Mehou 58 voix / 71 Trésorier général : François-Marie Djivoh 58 voix / 69 Trésorier général adjoint : Abdou-Rahamane 48 voix / 62 Responsable à l’Organisation : Foriti Christian Atin 33 voix / 65 Responsable adjoint à l’Organisation : Moudawakirou Yarou 38 voix / 61 Sports 21 sept. 2021


Connexion internet à haut débit: FIRSTNET équipe l’espace culturel Bamboo Numérik
Le fournisseur d’accès internet, de transmission de données, des services à valeurs ajoutées FIRSTNET vient de faire œuvre utile. Grâce à ses équipements modernes et de dernière génération, Bamboo Numérik a désormais son espace culturel entièrement connecté au wifi. C’est fait ! Le leader incontournable FIRSTNET vient de fournir la connexion internet à l’espace culturel et digital béninois Bamboo Numérik. Cet espace est désormais connecté au wifi grâce à FIRSTNET. Pour Hippolyte GBEZO, directeur général de FIRSTNET, vulgariser l'usage d'internet aux plus jeunes est aussi un gage d'une formation réussie et maîtrisée. Ainsi, grâce à cet acte mémorable, les jeunes apprenants et usagers de l’espace culturel Bamboo Numérik auront l'accès à des informations avec une connexion Internet de qualité. Ils pourront ainsi avoir une ouverture culturelle sur le monde entier. A travers ce partenariat, FirstNet en tant que fournisseur d'accès internet, affirme sa responsabilité sociétale. L’objectif de l’opérateur FIRSTNET est de doter tous les espaces culturels béninois afin d'en faire des places de co working modernes au Bénin ainsi que les grandes villes du pays de connexion à internet sûre et sécurisée. Il faut préciser que l'espace Bamboo Numérik n’est qu’un choix parmi tant d’autres. Plusieurs partenariats vont naître très bientôt et toutes les communes et villes béninoise y sont éligibles. Il faut souligner que Onur Özçeri, ambassadeur de la Turquie près le Bénin, était également présent. Source : Le Nouveau Manager Société 21 sept. 2021


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